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Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:00Alors le chaudron, c'est également quand les responsables politiques donnent leur avis sur tout, y compris sur des affaires
00:07judiciaires.
00:08Moi j'ai toujours compris, Alain Bauer, que c'est le système judiciaire, et c'est le seul système judiciaire
00:16qui décide de l'incrimination et du caractère à retenir.
00:18C'est le cas d'ailleurs.
00:19Là c'est le cas. C'est clairement raciste, clairement anti-musulman dans l'attentat.
00:24C'est désormais prémédité.
00:25Et prémédité, donc très organisé.
00:27Et c'est donc un assassinat.
00:28Planifié, effectivement, il y a eu une mise en examen.
00:32Que les politiques aillent parfois, quel que soit le bord politique, mais plus vite que la musique sur des attentats
00:38et des affaires et des moments aussi sensibles.
00:41C'est le drame du moment.
00:43D'abord, on s'exprime beaucoup sur les réseaux avant de s'exprimer sur les plateaux, et beaucoup trop vite
00:47sur les plateaux avant d'écouter le procureur.
00:49D'un côté, ou le magistrat, l'instructeur, le procureur vous donne un état des lieux.
00:54C'est le magistrat qui a décidé de l'incrimination de la mise en examen.
00:58De la détention.
00:59Vous avez un débat psychiatrique qui a été posé au moment des interrogatoires et qui, maintenant, va se reposer au
01:06moment de la possibilité de savoir s'il y avait abolition ou altération.
01:10Maintenant, on sait qu'il sera jugé.
01:12Peut-être.
01:13Il peut y avoir des contre-expertises.
01:14On ne sait rien de tout ça.
01:16On sait qu'il a été mis en examen et que pour assassinat avec ce qui a intitulé la préméditation,
01:22et d'ailleurs, c'est votre chaîne qui l'a révélé, je crois, une première agression.
01:26Mais explique-moi, quand il y a une préméditation, est-ce que ça n'annile pas le fait qu'il
01:30va l'attard ?
01:30On peut être un fou, même si ce mot ne veut absolument rien dire.
01:35Pardon à mes collègues psychiatres.
01:37Un fou n'est pas obligatoirement agité, en train de hurler.
01:40Il n'a pas le syndrome de Tourette.
01:42On peut être un fou très rationnel, un sociopathe totalement froid.
01:46On peut avoir une maladie mentale en sens large, qui peut amener une préméditation très carrée, très méthodique,
01:54et par exemple, décider qu'on va tuer tous les enfants d'une maternelle.
01:58On est donc en capacité d'avoir une maladie psychiatrique qui vous empêcherait éventuellement d'être condamné après un débat
02:06entre des experts de la maladie mentale.
02:09C'est insupportable, je le conçois, mais c'est comme ça que ça marche partout.
02:14Donc la question, elle est, il a été reconnu apte à répondre aux questions.
02:19Avis psychiatrique.
02:20Il a été mis en examen, et maintenant, sa défense, et les magistrats instructeurs, je ne sais pas comment ça
02:28va se passer,
02:29vont décider de savoir qui, pourquoi, comment, avec une enquête beaucoup plus approfondie,
02:34qui va montrer un acte préparatoire lors d'une agression dans une station-service,
02:39mais là, à main nue, je crois, suivi de la découverte de ce qu'il y avait chez lui, mais
02:46pas dans sa voiture,
02:47et puis, dans un troisième moment, une décision de savoir s'il est apte à aller devant un procès.
02:54Sur ce qui a été découvert chez lui en termes d'armes et des outils en nombre,
02:59je voudrais qu'on écoute le procureur à ce sujet et que vous nous expliquiez comment se mit en examen,
03:06cet individu peut avoir ce type d'armes chez lui qui, manifestement, ne vient pas des narcotrafiques ou autres dans
03:14notre pays.
03:14Ce ne sont pas des kalachnikovs. Écoutons le procureur.
03:20Les investigations ont été également en évidence la très grande préparation de l'action criminelle menée le 23 octobre 2026,
03:27dont l'acquisition dès le 3 septembre 2026, puis au cours de ce même mois,
03:31de plusieurs éléments d'armes de nature à renforcer l'efficacité tactique du pistolet-mitrailleur Sten,
03:37d'un brassard police et de menottes.
03:40La mise en état de ses affaires personnelles par Kevin T, notamment le remboursement de ses dettes familiales,
03:45la suppression le 21 octobre, soit deux jours avant les faits, de l'ensemble de ses comptes de réseaux sociaux
03:51et la revente de son ordinateur portable, la dissimulation de son téléphone portable.
03:57Et puis, un chargeur, deux points américains, une baïonnette en acier et un silencieux.
04:03Oui, il s'était préparé à une randonnée meurtrière, un périple meurtrier,
04:08qu'il a exécuté, heureusement avec plus de difficultés,
04:13puisqu'il aurait pu faire beaucoup plus de victimes au cours de ses six ou huit arrêts.
04:22Une arme qui est d'une mauvaise qualité, donc qui s'est enrayée.
04:25Alors, je ne sais pas si c'est à cause de l'arme.
04:26Ce sont des armes anciennes qu'ils arrivent à se procurer,
04:27parce que les propriétaires ne sont pas très regardants.
04:30Non, on les vole en général.
04:32Vous savez qu'il y a eu un hacking à la Fédération française de tir.
04:34Il y a eu beaucoup de vols d'armes anciennes et modernes.
04:36Les données personnelles qui ont fuité aussi.
04:38Qui ont fuité, donc les données personnelles permettant d'aller voler,
04:41puisqu'on sait où sont les armes, ou en tout cas les possesseurs ou les propriétaires.
04:46Donc, non, il y a beaucoup d'armes anciennes dont on sait qu'elles tirent plus ou moins bien en
04:51fonction.
04:52Alors, j'ai été rappelé par un spécialiste des armes,
04:55disant non, non, ces armes peuvent tirer très bien,
04:58mais il faut qu'elles soient très bien entretenues.
05:00Et que l'opérateur en soit très expérimenté.
05:04Donc, je précise ce que j'ai dit préalablement.
05:07Ce n'est pas que ça tire mal, etc.
05:09C'est qu'en général, c'est mal entretenu.
05:10Et que l'opérateur ne sait pas très bien s'en sévère.
05:12Donc, que ça tire mal.
05:14Mais là, il aurait pu faire beaucoup, beaucoup plus de dégâts.
05:17Déjà, je pense à la petite fille qui a pris 8 balles, je crois.
05:21Oui, tout à fait.
05:23Mais il aurait pu tuer beaucoup plus de monde.
05:25Il a été retrouvé, non pas des tracts du RN,
05:28mais des autocollants qu'il a lui-même fabriqués,
05:31marqués, effectivement, chez lui, vive la France, vive le RN.
05:34Vous avez vu la teneur du débat politique.
05:36Est-ce que vous pensez, Alain Bauer, qu'il sera encore possible
05:38d'avoir un débat serein, sur la sécurité d'ailleurs,
05:42sur les religions, par ailleurs sur l'immigration et d'autres thèmes,
05:46ou alors que nous vivons un moment paroxystique
05:49et que ça va se passer d'une manière assez inédite
05:53pendant les 5 mois et demi qui nous séparent de la présidentielle,
05:56jusqu'à la présidence ?
05:56Déjà, ce n'est pas inédit.
05:57Moi, je me rappelle, les municipales de 1983 à Marseille,
06:00où la question d'immigration et d'insécurité
06:01avaient mis en balotage Gaston Deferge.
06:03Je suis allé, donc je fais un souvenir.
06:05Et où la campagne était d'une brutalité dans les mots,
06:09qui en général amène une certaine forme de brutalité dans les actes.
06:13Vous pensez que la violence des mots précède la violence des actes ?
06:16Toujours.
06:17Il les justifie, il crée, en plus avec les algorithmes des réseaux sociaux,
06:22qui ne sont pas les réseaux sociaux,
06:23c'est-à-dire l'enfermement dans une voie de circulation
06:26où il n'y a plus de doutes, plus de discussions,
06:28et où le système ne vous met que des avis qui sont le même que le vôtre
06:31et qui le renforcent et qui l'enracinent
06:34et qui vous interdisent la discussion et le dialogue avec les autres.
06:38Oui, je ne suis pas très optimiste sur la question des débats.
06:43sur des sujets aussi difficiles que immigration et insécurité,
06:48alors qu'en 83, en 89, les mêmes questions s'étaient posées,
06:53en 95, en 2002, en 2007, ce sont des longs moments,
06:58mais chaque fois, la population avait réussi à trancher
07:02parce que la réponse de l'État était soit claire, soit cohérente.
07:07Là, elle ne l'est plus.
07:08Mais que disent les renseignements, c'est important,
07:09sur ce qui pourrait advenir de ces mois avant une élection présidentielle
07:14et peut-être même du troisième tour électoral.
07:17Est-ce qu'il y a vraiment des craintes qu'il y ait une forme de délégitimation du scrutin ?
07:21Oui, parce que le scrutin est délégitimé partout désormais,
07:24avant même que le scrutin ait lieu.
07:25Il est délégitimé aux États-Unis avant que les élections de midterme aient lieu.
07:28Il était délégitimé quand le président Trump a perdu contre le président Biden.
07:33Vous avez eu ce débat à Stop the Steal.
07:36On pourrait revivre la même chose en France.
07:37En cours de délégitimation en Israël, on vous explique que les 20% de la population arabe
07:42qui ont voté pour des partis arabes, en fait, ils ont truqué le scrutin.
07:47Alors, c'est très proportionnel.
07:48Ils auraient eu 40% des voix.
07:49On pourrait dire qu'effectivement, on a une surprise.
07:51Mais que pour la première fois, la plupart des citoyens arabes d'Israël
07:55qui boycottaient l'élection au Parlement israélien
07:57ont décidé d'aller voter pour se débarrasser de Benjamin Netanyahou.
08:00C'est juste un problème pour Benjamin Netanyahou.
08:03Ce n'est pas un problème pour empêcher les citoyens arabes d'Israël
08:06qui sont donc des citoyens arabes d'Israël de voter pour qui ils veulent.
08:09Donc, la question centrale, elle est que...
08:12Mais on était avec Antoine Oberdorf il y a quelques semaines.
08:15On a échangé et on disait, oui, mais attention, il se passe un truc.
08:18C'est que le troisième tour est en train d'avoir lieu avant le premier.
08:21Tout le monde s'attendait à un troisième tour social.
08:24Nous sommes en train de le vivre.
08:25Attendez, le troisième tour, c'est un troisième tour électoral en réalité ?
08:29C'est-à-dire que ce qui se joue...
08:30Un mouvement social, il a toujours un débouché politique.
08:33Donc, bien avant l'heure de l'élection.
08:34Qui peut aller dans une manifestation aujourd'hui ?
08:37Vous voulez dire de la classe politique ?
08:39Oui, les élus de la France insoumise.
08:41Oui.
08:42Pas les autres.
08:43Ben, évidemment, ils ont du mal.
08:44Alors, voici à Orléans, il y a une sorte de réunification de la gauche.
08:49Donc, vous pensez que le débouché politique...
08:50Beaucoup des candidats, ils vous expliquent tous un truc assez fascinant.
08:55Toutes les revendications sont légitimes.
08:57Vous noterez que pas un de vos invités, quelle que soit sa position...
09:00Difficile de la remettre en cause, oui.
09:01Oui, mais de l'ultra-ultra-droite à l'ultra-ultra-gauche, vous direz, ah non, mais tout est légitime.
09:06Bon.
09:07Et pourtant, ils ne sont pas en situation de discuter avec un mouvement dont ils sont les premiers à dire
09:12que c'est légitime.
09:12Moi, quand je dis qu'un mouvement est légitime et que je vais manifester, ça ne m'arrive pas.
09:15Mais imaginons que ça m'arrive, ce qui pourrait, avec les étudiants et les lycéens.
09:19Je pense que je ne vais pas me faire expulser du truc dans trois minutes, ni me faire cracher la
09:24figure.
09:24Pourtant, pour des raisons extrêmement curieuses, il y a une sorte de rejet d'une partie de la classe politique,
09:31alors même qu'elle ne dit pas non, rien, zéro.
09:35Il y a un truc qui est en train de se passer.
09:37Quand Le Monde a fait son enquête 13 000, très intéressante enquête,
09:42qui montre la vision que chaque groupe politique a des autres groupes politiques.
09:46Alors, ils se détestent tous.
09:47Mais ce qui était fascinant, c'est qu'ils détestent tous les abstentionnistes,
09:51dont le principe fondateur, c'est qu'ils ne sont pas partisans, puisqu'ils sont abstentionnistes.
09:57Et bien, même les abstentionnistes qui n'ont donc pas d'avis, qui ne s'expriment pas,
10:00et même si c'est une part importante de la population française,
10:03sont détestés par tous les groupes politiques.
10:05Alors que d'habitude, on va plutôt les chercher que les rejeter.
10:09C'est-à-dire le niveau de conflictualité, de radicalisation du débat politique.
10:14Chez les Français, pas seulement chez les responsables politiques.
10:16Et pour conclure, à votre livre, évidemment, Alain Bauer, pour sauver nos enfants,
10:22et là d'un péril ô combien important, dévastateur, la pédocriminalité.
10:27Le Sénat a voté le fait de rendre imprescriptibles les crimes sexuels contre les enfants.
10:34Moi, symboliquement, ça marque que c'est insupportable, que ça ne s'effacera pas.
10:41C'est important ?
10:42D'abord, ça ne s'efface pas chez les victimes, donc c'est un problème de reconnaissance.
10:46C'est évident, mais dans la société aussi.
10:46Ensuite, l'imprescriptibilité, c'est un sujet intéressant, mais un peu tard,
10:49puisque c'est après, quand on comprend que, vous savez,
10:535,5 millions de victimes d'une agression sexuelle pour les adultes vivants en France,
10:58160 000 nouveaux par an.
11:00Une étude du ministère de l'Education nationale qui vient de paraître,
11:03qui montre que dans le CE2, en CE2, cours élémentaire deuxième année,
11:0840 % des élèves sur un questionnaire indiquent avoir été victimes d'une agression sexuelle de diverses natures.
11:15C'est-à-dire, trois fois plus que ce que nous estimions qu'il y était d'être de 10
11:19%.
11:19L'ampleur du sujet n'est traitée par à peu près aucun candidat à la présidentielle,
11:25sauf une.
11:28Une curiosité.
11:30Et je ne comprends pas pourquoi...
11:32Une. Qui est-ce ?
11:33Une candidate.
11:34Et qui est-ce ?
11:34Madame Le Pen.
11:35Elle a fait une heure sur le sujet.
11:37C'est pas que...
11:38Non, non, c'est un constat, c'est un fait que vous...
11:40Où sont les autres ?
11:41Où sont les autres ?
11:42Sur un tel sujet, c'est majeur.
11:44Parce que quand vous parlez à 5,5 millions de victimes,
11:49aux parents qui ont peur du périscolaire, de l'aide sociale à l'enfance,
11:53des sports, enfin qui ont peur d'à peu près tout désormais,
11:56et que des parlementaires, eux, courageux, essayent de reprendre les choses en main,
11:59et que premier amendement à l'Assemblée, c'est on ne va pas faire l'entretien scolaire
12:04parce qu'on n'a pas les moyens...
12:05Non, c'est terrible, c'est dévastateur.
12:07Oui, peut-être en 2032, alors facile, 2032, 27, 28, 29, 30, 31, 32,
12:13ça fait 6 fois 160 000, ça fait un million de victimes de plus
12:16en attendant que quelqu'un se décide à adopter des textes.
12:21L'imprescriptivité est un élément symbolique.
12:23Moi, j'attends les éléments pratiques,
12:24et c'est ce que j'ai voulu faire dans ce livre, qui est mon livre.
12:27Aux éditions First.
12:28Oui, c'est-à-dire créer une mobilisation pour que ce sujet devienne un sujet de la présidentielle,
12:32et pas un truc dont on parle quand quelque chose...
12:35Et on le fait notamment ce soir.
12:36Oui, je vous en remercie, et puis je serai votre attachement à ce sujet
12:39depuis bien plus longtemps que l'apparition de ce livre.
12:42Je vous remercie.
12:43Merci à vous.
12:43Merci à vous.
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