00:00Je vous présente nos invités. Entrez, entrez, M. Jernel.
00:04Tout se fait en direct. Etienne Jernel est avec nous. Bonsoir à vous.
00:07Merci d'être là. Dominique Rizet, bonsoir.
00:10Bonsoir, Sonia.
00:10Merci d'être présente. Nous sommes également avec France-Olivier Gisbert. Bonsoir.
00:14Bonsoir, Sonia.
00:15Nous sommes accompagnés de Priska Thévenot. Madame la députée, bonsoir.
00:18Bonsoir à tous.
00:19Députée Renaissance des Hauts-de-Seine.
00:21Alors, on est tous d'accord sur un constat.
00:23Personne ne veut revivre le samedi 17 octobre.
00:27Et personne ne veut revivre les mêmes scènes ce samedi 24 octobre.
00:31D'ailleurs, le gouvernement promet un maillage sécuritaire massif.
00:35Et depuis l'étranger, Emmanuel Macron dit que les désordres seront empêchés.
00:38Je vous propose d'écouter une réaction ce matin, une formule, cet après-midi plutôt.
00:42Une formule, une question qui a été adressée au gouvernement
00:45et formulée par un candidat et ancien ministre de l'Intérieur, Bruno Rotaillot.
00:51Vous connaissez très certainement cette phrase définitive du général de Gaulle
00:55sur le dernier président de la Troisième République.
00:59Comme chef d'État, au fond, deux choses lui manquaient.
01:02Qu'il fût un chef et qu'il y eut un État.
01:06Samedi, le 17 octobre dernier, la France a connu une sorte de débâcle.
01:11Tous posent une seule question.
01:13Y a-t-il encore un chef ? Y a-t-il encore un État ?
01:18J'ai pensé à vous, qui aimait l'histoire, qui aimait les citations, évidemment.
01:22Oui, j'allais la faire, d'ailleurs.
01:23Je connais par cœur, elle est formidable, cette citation, parce qu'elle est tellement juste.
01:26Au fond, comme chef d'État, deux choses lui avaient manquées,
01:28qu'il fût un chef et qu'il eut un État.
01:30Je suis désolé de le dire, elle s'applique très bien, Emmanuel Macron.
01:33Depuis longtemps, déjà.
01:34Parce que, d'ailleurs, je l'ai même citée dans un éditorial du Point, déjà, il y a plusieurs années.
01:38Parce qu'en fait, bon, la France était encore un État, elle est encore un État.
01:43Mais enfin, il y a eu quand même un affaissement au cours des dernières années.
01:47Je dirais les dix dernières années.
01:48Ça fait très longtemps que ça se casse la gueule, la France, ou pas non plus dire.
01:51C'est nouveau, tout ça, c'est la faute à Macron.
01:53Mais je veux dire, il a fini, d'une certaine manière, le travail pendant ces dix années.
01:56Et notamment, les cinq dernières années, le dernier quinquennat, qui était tout simplement une horreur.
02:01Où il n'a rien fait du tout.
02:02D'ailleurs, regardez le bilan, il n'y a rien.
02:04Il y avait la réforme des retraites.
02:05C'est fini, la réforme des retraites.
02:07Vous vous rendez compte, c'est vertigineux, les questions qu'on pose ?
02:10Y a-t-il un chef ? Y a-t-il un État ?
02:12La vérité, c'est cela.
02:14Après, heureusement, il y a une élection présidentielle en 2027, le 2 mai,
02:19qui fera qu'on aura un nouveau président, ou une nouvelle présidente.
02:22Et j'espère qu'à ce moment-là, les choses repartiront.
02:24Mais là, vous voyez très bien que tout est à l'arrêt.
02:26Tout est à l'arrêt.
02:27Les choses vont repartir d'un coup de baguette magique, pardonnez-moi.
02:30Excusez-moi, il y a quelque chose qui est beaucoup plus grave que tout le reste.
02:33Parce que, vous savez, un pays, c'est comme une...
02:35Comment dire ?
02:36C'est comme un Lego, des briques comme ça, qu'on ajuste.
02:40Et puis, il y a un sous-bassement.
02:41Le sous-bassement, c'est l'économie.
02:42Vous avez vu quand même que les taux d'intérêt, maintenant...
02:44Non, mais non, je t'ai plus.
02:45Là, vous assombré un tableau déjà noir.
02:47Ils sont passés aujourd'hui à 5%.
02:49Ça veut dire la récession.
02:51C'est horrible, absolument.
02:54On a l'impression qu'ils s'en fout.
02:56Voilà, c'est effrayant.
02:57Moi, j'ai trouvé que le spectacle de ce personnage
03:01qui est regarder Céline Dio la veille,
03:04qui, après, s'en va en avion,
03:06faire la tournée des popotes dans les Ibérages.
03:09Vous êtes un peu caricaturale, quand même.
03:11Non, mais je ne suis pas caricaturale.
03:12Je sais bien que c'est votre rôle de le dire,
03:13mais vous savez très bien que vous le pensez,
03:14que tout le monde le pense.
03:15Et même Mme Thévenot.
03:17J'ai même plus besoin de parler, c'est génial.
03:19Même Mme Thévenot le pense, je suis sûr.
03:21Alors, on va t'en dire que le contraire,
03:22mais c'est votre boulot de dire le contraire.
03:23En tous les cas, Emmanuel Macron,
03:25il a fait une déclaration d'amour.
03:28C'est bien, c'est la première fois qu'il le fait.
03:30À son pays.
03:31Écoutez-le, écoutez-le, écoutez-le.
03:34Tous les gens qui parlent mal de notre pays en ce moment,
03:37ce sont des gens qui n'aiment pas notre pays.
03:38Donc, ces gens m'indisposent.
03:42Moi, j'aime mon pays.
03:43Donc, on va corriger ce qui s'est passé.
03:45Mais il y a beaucoup de gens qui ont voulu.
03:47Il y a des gens qui font campagne sur le dos de la France.
03:49Quand je vois des dirigeants
03:49qui sont dans des situations de campagne
03:51dans la région ou de l'autre côté de l'Atlantique,
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