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  • il y a 4 minutes
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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Transcription
00:00Il faut arrêter que chacun vende sa marchandise dans une campagne présidentielle.
00:04Il faut dire la vérité, Jean.
00:05Il faut dire alors, allez dire à tous ceux qui manifestent le samedi à l'hôpital,
00:08on ne pourra pas, on n'a plus d'argent dans les caisses, on n'a pas, je ne suis
00:11pas trouvée.
00:11Vous croyez qu'on va rentrer chez eux ?
00:13Ah, monsieur, vous nous avez dit la vérité, merci, monsieur.
00:15Madame Avoc, la première fois où vous m'avez invité dans cette émission,
00:18et vous étiez la première,
00:19c'est parce que j'avais fait un tweet qui disait un certain nombre de réalités
00:22et qui a fait 4,5 millions de vues et je ne m'y attendais pas.
00:25Il faut se faire une réunion.
00:27L'autre aspect, monsieur Aubert,
00:29c'est que je crois que justement, ce qui fait la force de ce qu'on peut se dire ce
00:32soir,
00:32c'est que ni vous ni moi ne sommes candidats à l'élection.
00:34Moi, je n'ai rien à vendre.
00:35Je ne suis pas venu dire aux Français un certain nombre,
00:38je ne suis même pas à leur donner un sentiment de vote.
00:41Je leur dis simplement aujourd'hui, le sujet,
00:43il est la défense républicaine collective.
00:46Nous sommes les plus nombreux, nous sommes majoritaires.
00:48Arrêtons de nous faire marcher dessus
00:50par des minorités qui sont à la fois des minorités radicalisées
00:53et des minorités violentes.
00:55Les plus forts, c'est nous.
00:57Il faut quand même serrier les problèmes.
00:59Ce que vous dites est réel sur les manifestants.
01:02Il y a, je dirais, un manque de réponse politique
01:04par rapport à la question sociale.
01:06Après, il y a le sujet des pilleurs,
01:08qui sont des jeunes, qui sont capitalistes en fait.
01:10Ils viennent simplement, au lieu de payer, ils viennent piller.
01:13Mais eux, ils ne contestent pas le système capitaliste.
01:15Et après, vous avez le problème de l'ultra-gauche
01:17qui est dans une approche révolutionnaire.
01:19Moi, ce que je vous dis,
01:20c'est que vous pourriez avoir un discours lucide, honnête.
01:23Ces gens d'ultra-gauche, ces anarchistes,
01:25continueraient à s'attaquer aux institutions.
01:27Et donc, ce que je vous dis, c'est qu'à un moment donné,
01:28vous les traitez comme tels.
01:30Ce sont des terroristes.
01:31Vous montez une juridiction spécialisée
01:32avec des juges pénaux, des procédures accélérées.
01:34Ce n'est pas une forme d'impuissance que de dire ça.
01:36À chaque fois, on vous montre...
01:37Non, non, non.
01:38Non, c'est une question d'efficacité.
01:40Moi, je tiens à la conclusion que,
01:42par la juridiction commune,
01:43on risque de ne pas traiter le problème.
01:46Je réalise que, dans le pays,
01:47j'ai des gens qui fomentent une révolution.
01:49Et par conséquent, je donne les moyens de protéger les gens.
01:52Ce qui n'empêche pas, un, d'avoir une réflexion sociale
01:55parce qu'on a un problème de système économique.
01:58Oui, bien sûr.
01:59La réponse politique, mais bon.
02:00Et ensuite, il y a le sujet de l'assimilation
02:02et des ghettos et des banlieues
02:04qui est un autre sujet sur lequel, également,
02:06on a besoin d'une autre réponse politique.
02:08Oui, mais c'est vrai qu'on demande tout aux policiers.
02:11On demande de maintenir l'ordre.
02:13On demande d'arrêter les gens, ceux qui troublent.
02:16Et puis, on demande aussi de les arrêter
02:17avec suffisamment d'éléments
02:18pour qu'ensuite, la justice les condamne.
02:20Alors, c'est Didier Lallement,
02:21l'homme que vous allez recevoir bientôt, Sonia,
02:24qui a justement donné aux policiers
02:26les capacités, en manifestation et en maintien de l'ordre,
02:31d'interpeller et d'interpeller avec des éléments...
02:34Et pas seulement de disperser les manifestations.
02:36C'est d'interpeller avec suffisamment d'éléments
02:38pour que, 48 heures après,
02:39la justice puisse avoir des éléments
02:41pour apprécier et juger.
02:42On déconne, c'est-à-dire qu'on ne leur demande pas
02:43le maintien de l'ordre.
02:44On leur demande le travail de la preuve, en réalité.
02:47Oui, parce que la justice,
02:49elle doit condamner sur les preuves.
02:51Fort heureusement.
02:52Maître Liénard, en un mot,
02:55samedi 5 novembre,
02:56peut-être même 6 mois jusqu'à la présidentielle,
02:59« On s'inquiète tous d'un climat politique délétère,
03:02d'un contexte social explosif,
03:03d'une fatigue des commerçants, des policiers,
03:06mais aussi de certains habitants auxquels on dit
03:08« Qu'elles feutrez-vous ? Protégez-vous ! »
03:10Comment vous définiriez le climat, en un mot ?
03:14Une poudrière, je l'ai dit,
03:16c'est une poudrière,
03:17il faut une petite étincelle pour que ça s'enflamme,
03:19et que ça s'enflamme dans des proportions
03:22que nous ne connaissons pas encore.
03:24Parce que nous vivons quand même,
03:26nous tous, dans une société qui est apaisée,
03:28et qui pourrait bien ne plus l'être assez vite.
03:31Il suffirait d'un incident,
03:33il suffirait véritablement d'une étincelle.
03:36Et moi, ça m'inquiète.
03:37Oui, ça m'inquiète.
03:38Et mes clients sont inquiets aussi,
03:40parce que l'étincelle, ça pourrait être eux,
03:42ça pourrait être eux qui en payent le prix,
03:44soit parce qu'ils donnent la mort,
03:46soit parce qu'ils reçoivent la mort,
03:47puisqu'on en est là aujourd'hui.
03:49Ce qu'on recherche, c'est véritablement la mort de l'homme,
03:52ce qui est profondément détestable et profondément inquiétant.
03:58Merci Maître, merci pour votre témoignage.
04:00On vous retrouve bientôt et souvent dans cette émission,
04:03donc je vous remercie pour votre analyse.
04:06En un mot pour conclure,
04:07Anne-Saura Dubois, les prochains rendez-vous,
04:08ils sont tellement nombreux, comme l'a dit Laurent,
04:10qu'on a du mal à s'y retrouver.
04:12Entre blocus, manifestation et grève générale,
04:15qu'est-ce qui nous attend ?
04:16Demain, les lycéens appellent à de nouveaux blocus.
04:20L'Union nationale des étudiants de France
04:22appelle elle aussi à une journée noire à bloquer,
04:24je cite massivement, les universités.
04:26D'ailleurs, la manifestation Interfac
04:28qui devait se produire devant le Panthéon
04:30a été interdite par la préfecture de police de Paris.
04:33Il y a un recours qui est déjà en cours.
04:36Mercredi, question au gouvernement,
04:37Conseil des ministres,
04:39probablement c'est possible,
04:40nouveau Conseil de défense
04:41autour de la situation sécuritaire dans le pays.
04:42Conseil de défense, le mot de défense,
04:45mais bon, maintenant c'est devenu normal.
04:46Journée de grève générale interprofessionnelle
04:49et c'est aussi le jour où la partie 1 du budget,
04:52au rythme où vont l'examen des amendements,
04:54pourrait être rejetée par l'Assemblée nationale.
04:56Et vendredi et samedi,
04:57nouvel appel à manifestation.
04:59La seule bonne nouvelle dans tout ça,
05:01c'est qu'on va se retrouver quand même pour en parler.
05:03C'est toujours le plaisir de vous retrouver
05:05autour de la terre.
05:06Et le 5 novembre, c'est une date symbolique.
05:08N'oubliez pas que sur le 17 octobre,
05:09c'était une date symbolique.
05:10Oui, c'est le Parlement qui a pris feu
05:13en Grande-Bretagne avec Guy Fawkes.
05:15V pour vendetta, c'est le symbole des anarchistes.
05:18Et donc, il faut faire très attention,
05:20je dirais, au symbole.
05:21Vous croyez qu'on allait chercher
05:23les syndicats ?
05:24Non, pas les syndicats.
05:28Je pense que les gens qui ont mis le feu à Limoges
05:30ont un projet politique
05:31et qu'ils jouent avec les symboles
05:33et le font exprès.
05:33Je crois que nous avons besoin sincèrement
05:35d'un gouvernement de défense républicaine
05:37comme au temps de Valdez-Crousseau.
05:38Quand les choses vont mal,
05:40il faut que les gens intelligents
05:41travaillent ensemble
05:42et parlent à l'intelligence des Français
05:43et pas aux instincts ou aux émotions.
05:45Je préférais un conseil national de la résistance,
05:47mais c'est une affaire de référence.
05:48Jean Moulin était très proche de ma famille.
05:50J'ai d'accord sur le principe.
05:51Il y a un film exceptionnel d'ailleurs à voir en ce moment.
05:55Sur le principe, à défaut,
05:56d'être d'accord sur le programme.
05:57Se rappeler de l'essentiel.
05:58Je pense que c'est déjà...
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