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00:00Le 23 octobre 2026, aux alentours de 10 heures, un individu ultérieurement identifié comme étant Kevin T ouvrait le feu
00:08à l'aide d'un pistolet mitrailleur en 8 lieux,
00:10dans le cadre d'un périple de 12 km, sur les communes de Trappes et La Verrière, avant d'être
00:16interpellé à Coignères, toute commune située dans le département des Yvelines.
00:21La première scène de crime se déroulait au niveau de l'avenue Hector Berlioz à Trappes, où il visait, depuis
00:27son véhicule, une autre voiture, sans faire de blessés.
00:30La deuxième scène de crime intervenait au niveau de la Maison de la Santé, également avenue Hector Berlioz, où il
00:36tirait en direction d'un homme sans l'atteindre.
00:39La troisième scène de crime avait lieu au niveau du square Louis Pergot à Trappes, où il assassinait M. Pengo
00:45Bossio Vangui.
00:47La quatrième scène de crime se déroulait au niveau de l'intersection Maurice Ravel-Clément Adair à Trappes, où il
00:53tirait depuis son véhicule, en direction d'un autre véhicule, occupé par une personne, sans la blessée.
00:59La cinquième scène de crime intervenait au niveau de l'avenue Henri Barbuse à Trappes, où il tirait depuis son
01:04propre véhicule, sur celui d'une autre personne, sans la blessée.
01:08La sixième scène de crime se déroulait au niveau de la station essence Esso, située boulevard Martin Luther King à
01:13Trappes, où, après être sorti de son véhicule, il tirait sur un autre véhicule, ainsi que sur des personnes aux
01:19abords de la station essence, et en blessait gravement une à l'entrée de la boutique.
01:23La septième scène de crime avait lieu au niveau de la pharmacie Bois de l'étang, située à Laverrière, où
01:28il tirait et blessait gravement deux personnes, après être sorti de son véhicule.
01:33Enfin, la huitième scène de crime se déroulait toujours à Laverrière, où il tirait à de nombreuses reprises et blessait
01:39gravement une enfant de 11 ans.
01:42Kevin T, s'il ne conteste pas la matérialité des faits, conteste le caractère raciste de ses crimes.
01:49Le mis en cause est âgé de 39 ans et d'une autorité française. Il était interpellé à 10h20 par
01:55les effectifs de la BAC de Saint-Quentin-en-Yvelines, quelques minutes après les faits, alors qu'il circulait à
02:00bord de son véhicule Renault Clio.
02:02Il ne posait aucune résistance lors de son interpellation.
02:06Son cagé judiciaire porte mention de quatre condamnations de droit commun, toutes réhabilitées de plein droit, du fait de la
02:13loi au regard de leur ancienneté.
02:15Cette réhabilitation m'interdit aujourd'hui d'en faire état de façon plus spécifique. La dernière date de 2012.
02:24Kevin T était par ailleurs inconnu des services de renseignement.
02:28Les analystes toxicologiques réalisaient le concernant mettant en évidence la présence de THC et de cocaïne dans son sang.
02:36Bonsoir à tous et bienvenue à vous. C'est donc une prise de parole qui était très attendue, celle du
02:41procureur de la République antiterroriste.
02:44Suite à l'attentat de Trappes, vous venez d'entendre les principales informations extrêmement factuelles données par le procureur.
02:51Tout d'abord une pensée évidemment aux familles de victimes, c'est le plus important, puisqu'on peut dire ce
02:56soir que ce suspect sera jugé.
02:59L'une des informations majeures, c'est qu'il n'a pas de signe pathologique clinique. On va détailler tout
03:04cela.
03:05Parce que le suspect conteste également l'acte raciste, dit-il, et qu'aucun tract politique n'a été retrouvé
03:13dans sa voiture.
03:14Pensez aux familles ce soir parce qu'on a appris que Kevin T a véritablement imaginé un périple meurtrier, avec
03:24huit lieux différents, où il s'en est pris à différentes personnes.
03:28On va en parler ce soir. Le tout également dans un climat politique délétère, où depuis plusieurs jours, les uns
03:34et les autres se renvoient à la responsabilité d'un tel acte horrible.
03:38Jusqu'où peut aller un tel climat ? L'aspect politique, l'aspect évidemment très factuel de cette enquête, et
03:44puis l'aspect de l'émotion quand on sait qu'une petite fille a également été blessée.
03:49Pensez évidemment à toutes ces familles. Merci d'être avec nous Arthur Berdard. Bonsoir. Vous êtes éditorialiste politique BFM TV
03:55Le Figaro.
03:56Nicolas Domenac nous accompagne. Bonsoir. Je vous remercie. Détitaliste politique à Challange.
04:00Monsieur le préfet, ancien préfet ici, Michel Aubouin, merci de votre présence. Bonsoir à vous.
04:05Et notre journaliste Maxime Brenstetter. Maxime, il y a de très nombreuses informations. Il y a une principale information. Il
04:13y en a trois en réalité, mais une principale parce que c'est celle qui intéresse évidemment aussi les familles
04:17de victimes.
04:18Il n'y a pas de signe pathologique clinique. Autrement dit, cet individu, ce suspect, sera jugé.
04:25Il le sera sous réserve. Alors pour le moment, à l'instant où on se parle, on s'oriente effectivement
04:29vers le fait qu'il soit jugé un jour.
04:31Après, il n'est pas exclu qu'il y ait d'autres expertises psychiatriques. Mais c'était tout l'enjeu
04:35de cette garde à vue suspendue qui en fait a reprise cet après-midi à 14h46 exactement, dit le procureur.
04:42Ce qui veut dire qu'on juge que son état est compatible avec la garde à vue et donc qu
04:46'il est susceptible de répondre aux questions et un jour d'être jugé.
04:49On a eu le détail de ce doute qui a habité les enquêteurs. Visiblement, lorsqu'il a été placé en
04:54garde à vue vendredi, il a vu un médecin, comme toutes les personnes placées en garde à vue, le médecin
04:58qui a dit
04:58« Vous êtes tout à fait compatible avec la garde à vue, on peut vous entendre ». Ensuite, il a
05:03eu, nous dit le procureur, des propos incohérents, des actes auto-agressifs.
05:07On comprend qu'il s'en est pris à lui-même. Ses proches ont dit qu'il avait un état
05:11psychique fragile. Tout ça a conduit à le mettre 48 heures en observatoire à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture
05:16de police de Paris.
05:16Et ces 48 heures ont fini cet après-midi. L'expertique a dit « Non, non, il est compatible avec
05:21la garde à vue ». La garde à vue a repris.
05:22Et vous avez raison, prudence, parce qu'il peut y avoir toujours des contre-expertises. Mais pour le moment, on
05:27se dirige en tous les cas vers un jugement.
05:30Deuxième élément, et nous serons rejoints tout à l'heure par des responsables politiques, notamment Priska Thévenot et Julien Oudoul,
05:36c'est que lui-même, le suspect, conteste le caractère raciste.
05:41Précisons que c'est lui qui le conteste. Donc évidemment, l'enquête se poursuit pour bien identifier les motivations.
05:47Mais là encore, et j'élargis notre débat, Arthur Berda, c'est un aspect qui, évidemment, dans le débat politique,
05:53va avoir une importance majeure.
05:55Sachant, j'ajoute à cela ce qu'a dit le procureur de manière très factuelle, c'est qu'aucun tract
05:59politique n'a été retrouvé dans sa voiture.
06:02Absolument, c'est un grand continent national qui avait évoqué l'idée d'un tract d'URN qui aurait été
06:07retrouvé dans sa voiture.
06:08Ça n'est pas le cas. Aucun tract politique, ni d'URN, ni d'aucun autre parti. Et c'est
06:13important de le souligner aujourd'hui.
06:15Vous avez raison, l'enquête se poursuit notamment pour la motivation raciste.
06:19En revanche, ces changements de pied que nous apprend le procureur, à la fois sur son état psychiatrique,
06:24mais également sur l'aspect raciste ou non de ce crime, il pose la question de cette précipitation qu'il
06:31y a eue
06:32dès vendredi soir dernier de la part de certains élus, de la part, y compris, pardon, le PNAT avait ouvert
06:37une enquête.
06:38Précisons que le côté raciste est aujourd'hui contesté par l'accusé, mais dans le même temps, le procureur, il
06:44a rappelé que l'enquête se poursuivait
06:45pour les mêmes chefs. Donc aujourd'hui, le parquet national antithéoriste retient toujours la circonstance agréable de racisme.
06:50Eux, ils n'ont pas varié.
06:51Absolument, je parle des politiques plutôt qui, eux, se sont précipités pour en tirer des enseignements et des conclusions
06:56qui, manifestement, aujourd'hui, obligent tout un chacun, nous et d'autres, à de la prudence.
07:01Je crois que vous l'avez parfaitement dit tout à l'heure, Maxime, il faut avoir de la prudence, il
07:04faut raison garder dans ce type d'affaires.
07:06Et ce qui, moi, m'a étonné en tant qu'observateur politique, puisque c'est là-dessus, moi, mon terrain
07:10d'expertise,
07:11c'est que les mêmes qui appellent à la prudence, à juste raison, à mon sens, dans la plupart des
07:16actes terroristes ou assimilés comme tels,
07:19cette fois, au contraire, se sont précipités pour une raison qui m'échappe un petit peu,
07:22mais qui, en tout cas, se sont précipités pour en tirer des enseignements, des conclusions qu'aujourd'hui, en tout
07:28cas, nous devons questionner.
07:30Et on va rester vraiment factuel, effectivement, pour ce qui est dit de manière très définitive par le procureur,
07:36c'est qu'aucun tract politique n'a été retrouvé dans sa voiture.
07:39Monsieur le Préfet, il est vrai que là, on voit un périple meurtrier planifié, organisé,
07:45et d'ailleurs qui tranchait avec les premières expertises d'un déséquilibre schizophrénique fort.
07:52Là, on voit quelque chose qui est très froid, mécanique, glaçant, quand on voit malheureusement les images de ce périple,
07:59puisqu'on en a eu quelques extraits. Et donc là, est-ce que, on verra que donneront les contre-expertises,
08:05mais le fait qu'un tel individu, avec un acte aussi horrible, soit jugé, c'est aussi, j'allais dire,
08:10c'est un soulagement, le mot est faible, vous voyez ce que je veux dire,
08:12c'est vraiment, ça répond à toutes les colères, les angoisses et les émotions ressenties.
08:17Oui, c'est mieux qu'il soit jugé, effectivement, ça permettra aussi de comprendre exactement ce qui s'est passé.
08:27Mais je suis assez d'accord avec le fait que les politiques se sont un peu précipitées,
08:31à la fois sur l'incrimination du terrorisme, qui est quand même, ce n'est pas une vraie incrimination,
08:36c'est quand même une notion juridique qu'il faut manier avec des précautions,
08:40surtout quand il s'agit d'un seul individu.
08:42Et puis, par ailleurs, le racisme, qui n'était pas fondé sans avoir les expertises qui sont en train d
08:48'apparaître,
08:48mais qu'on n'avait pas à l'origine.
08:50Je trouve ça un peu étonnant, mais c'est ainsi, ça participe du climat dont vous parliez tout à l
08:55'heure,
08:56qui n'est pas très sain quand il s'agit quand même de représentants de la nation
09:01qui s'expriment en période préélectorale.
09:04Bon, alors, ceci dit, tant mieux si on peut maintenant avoir un procès.
09:09On ne peut pas préjuger, d'ailleurs, de ce procès,
09:12parce que je suppose que les avocats vont eux-mêmes harguer du fait qu'il n'était pas,
09:18ou je n'en sais rien, dans une mouvance, dans une organisation, etc.
09:22Est-ce que c'est un acte intentionnel individuel ?
09:25Est-ce que c'est un acte qui correspond à une organisation collective ?
09:32Nous n'en savons rien actuellement.
09:34J'ajoute que le procès permettra, justement, de déterminer ou non le caractère raciste de ce crime.
09:39Et moi, je pense ce soir à un précédent qui me fait un peu penser à cette affaire,
09:43qui est celui de Kobili Traoré, dans le meurtre de Myrick Noll,
09:45dont l'irresponsabilité pénale avait été retenue,
09:47et ce qui avait été très mal vécu par la famille, en l'occurrence de la victime,
09:54puisque précisément la question du caractère antisémite de ce crime ou pas
09:58avait été, d'une certaine façon, occultée par cette irresponsabilité pénale.
10:02– Il y avait eu une évolution législative.
10:03– Expertise contre expertise, absolument, prise de parole.
10:05– Et l'individu était également sous l'emprise de drogue, tout comme ce suspect.
10:10On accueille également Julien Audoul, merci d'être là, et bonsoir à vous.
10:14Député Rassemblement National de Lyon, je vous donne la parole tout de suite.
10:17Je poursuis le tour de table Nicolas Domenac.
10:19On a dit d'abord, pensez aux familles des victimes,
10:21parce qu'il y a encore des personnes qui se battent, évidemment, pour leur vie,
10:25d'autres qui sont à l'hôpital, une personne décédée, quatre gravement blessés,
10:31trois toujours hospitalisés, périple meurtrier, oui, lieu, vous imaginez, véritablement.
10:36Donc une forme d'organisation, en tous les cas, Nicolas Domenac.
10:40Et puis, pas de tracts politiques également retrouvés.
10:43Il est vrai que l'information avait circulé, selon laquelle des tracts d'un parti politique en particulier
10:51avaient été retrouvés dans sa voiture.
10:52Alors, avec une pensée toute particulière, effectivement, pour les victimes,
10:56pour celui qui est mort, mais aussi pour cet enfant,
10:59parce que je pense à tous les parents, mais à elles-mêmes, d'ailleurs,
11:01parce que vous ne pouvez pas rester tranquille,
11:04là où vous vivez, vous vous sentez menacé fortement.
11:08Enfant dont la famille a ouvert une cagnotte, je le précise, si jamais vous voulez les souhaiter.
11:12Oui, alors, moi, je me réjouis aussi, en tout cas,
11:15que le côté pathologique n'ait pas pour l'instant été retenu,
11:19parce que, mais vous savez ça mieux que moi,
11:20il y a eu plusieurs affaires où on s'est senti mal à l'aise
11:23parce qu'il avait été décrété, ceux qui en étaient les coupables,
11:27enfin, oui, il avait été décrété,
11:30ne pouvant pas être jugé.
11:33Ceci-là...
11:34C'est la justice.
11:35Oui.
11:35On ne condamne pas les coups.
11:37Ça n'enlève rien, qu'on peut dire que c'est terrible pour les familles,
11:40et que là, oui, oui, tout à fait.
11:41Mais sur le point que vous avez soulevé, ne pas se précipiter,
11:46je ne sais plus ce qu'il faut faire.
11:47C'est un peu un désarroi que je vous confierais, je veux dire,
11:50parce que les politiques, à chaque fois, on leur dit,
11:53attendez, soyez prudents, restez calmes,
11:56même si on vous interroge, même si on vous pousse,
11:58résistez, et il lâche tout.
12:00Il lâche tout.
12:01Réaction peut-être de Julien Oudoul, qui nous a rejoint,
12:04et Prisca Thévenoud nous rejoint également dans quelques instants.
12:07Il y a deux drames, en fait, dans cet attentat ignoble.
12:10C'est évidemment cette tuerie abominable.
12:14On est en France, ça fait bien longtemps que,
12:18malheureusement, notre pays n'est plus sûr,
12:20et que des familles françaises sont dévastées
12:23par des tueries au bord de la route,
12:28sans mobile apparent,
12:30et c'est effroyable pour les familles et les proches.
12:33Et puis, vous avez cette récupération abjecte,
12:36abjecte, dans les quelques secondes.
12:39En fait, les quelques secondes après l'annonce de cet attentat,
12:44vous avez eu le déluge de commentaires de la gauche et de l'extrême-gauche
12:48qui ont fait toutes les interprétations
12:50avant même que l'enquête commence.
12:52On nous a dit que c'était un acte islamophobe,
12:54un attentat contre les musulmans.
12:55On apprend que la victime est chrétienne.
12:58On nous dit...
12:59Non, mais attendez, c'est important.
13:01Je vais juste dire ce qui ne change rien,
13:02si l'individu a agi en fonction de la couleur de peau.
13:06On ne peut pas préjuger...
13:08Ça change quelque chose,
13:09puisque ça sert l'agenda politique de certains partis.
13:14Et là, aujourd'hui, excusez-moi,
13:16on a eu affaire à un article du Monde à midi
13:19qui nous dit que des tracts du RN ont été trouvés dans la voiture,
13:24selon les sources du monde,
13:25repris par tous les députés de la France insoumise,
13:28repris par Olivier Faure, par Marine Tondelier,
13:31où les militants du RN se font insulter, calomnier,
13:35menacer de mort,
13:37parce que les conséquences de ça, c'est évidemment tout ce qu'on reçoit.
13:40Et ce soir, on a la vérité qui est dite et prononcée
13:46par le procureur du parquet national.
13:47Oui, sur ce fait-là, aucun tract politique n'a été découvert.
13:49C'est très très important, parce que c'est d'une gravité extrême.
13:52Je l'ai précisé.
13:53Et on aimerait que le journal Le Monde,
13:55qui quelquefois s'apparente beaucoup à l'immonde,
13:58que le journal Le Monde présente des excuses,
14:00que le journal Le Monde présente aussi,
14:02ne serait-ce qu'une petite brève, une notification.
14:05Vous savez, ces notifications push sur nos smartphones
14:08qui défilent avec toutes les actualités.
14:11Combien de Français ont reçu ces notifications
14:13faisant le lien entre le RN et ce terroriste arominable ?
14:20Très clairement, ça mériterait un petit peu de prudence
14:23et d'autre part des excuses des gens qui ont relié ces causes et formations.
14:26La prudence doit rester de mise.
14:27Oui, aucun tract politique n'a été découvert.
14:29Mais doit-on rappeler la religion de quelqu'un
14:32pour dire qu'il n'aurait pas été visé pour sa couleur de peau ?
14:35Est-ce qu'on en est là dans le débat politique aussi,
14:37quels que soient les deux côtés ?
14:40Non, la religion a été avancée par les gens de gauche
14:45qui nous ont dit tout de suite que c'est un acte islamophobe.
14:48Pourquoi ils ont dit ça ?
14:49Parce que l'accusation en islamophobie,
14:52qui est le carburant de la gauche et surtout de l'extrême gauche,
14:56qui permet d'éviter de lutter contre l'islamisme,
14:59qui permet d'éviter de condamner l'avancée de l'islamisme,
15:03et qui permet surtout de museler le Rassemblement national,
15:07qui est le seul dans ce pays à lutter ouvertement contre l'islamisme ?
15:12Appliquiez à vous-même cette prudence que vous recommandez maintenant.
15:15C'est la première fois que je l'entends aussi fermement énoncer de votre côté.
15:21Mais tant mieux, ça prouve peut-être que dans l'avenir,
15:24vous ferez attention à des réactions trop rapides.
15:27– Vous avez l'air si sûr de vous, donnez-moi quelques exemples.
15:31– Non, je ne suis pas sûr de moi.
15:32Je sais qu'à chaque fois qu'il se produit un drame, une tragédie,
15:35on l'est exploité par un camp ou par un autre.
15:39Cette fois-ci, c'est la gauche qui l'a exploité.
15:41Les fois d'avant, il vous est arrivé d'être…
15:43– Donnez-moi un exemple de désinformation sur un acte aussi grave
15:48où le Rassemblement national aurait communiqué,
15:52visé, ciblé des gens sur de fausses informations.
15:54Donnez-moi un exemple. Il n'y en a pas.
15:56– Moi, je vais rappeler que la circonstance aggravante de racisme,
16:00pour l'instant, reste retenue, que c'est le suspect qui a contesté
16:05que son acte soit raciste.
16:07Est-ce que ça veut dire, Maxime, que les premières paroles rapportées,
16:11puisqu'on va être très prudent, ça a été ainsi rapporté,
16:15selon certains médias, paroles de ce suspect à des primo-intervenants policiers,
16:20donc aujourd'hui ne sont plus consignées dans des PV en réalité,
16:24ou peut-être ne l'ont-elles jamais été ?
16:27– Elles peuvent être consignées.
16:28Ce qui a été déclaré aux primo-intervenants peut être consigné,
16:31mais ce qui est déclaré aux primo-intervenants ne fait jamais foi jusqu'à la fin.
16:34Vous pouvez tout à fait le contredire en garde à vue.
16:36Et même ce qui est dit en garde à vue ne fait pas foi.
16:39Un criminel peut dire, non, non, je n'ai pas fait ça,
16:41ce n'est pas pour ça que la justice ne va pas le croire.
16:43On a tendance à penser, mais là je m'avance,
16:46que si le parquet national antiterroriste maintient cette circonstance aggravante,
16:49c'est sans doute qu'il s'appuie sur d'autres éléments que ces simples paroles et que cela.
16:54Je voulais juste rajouter sur les tracts du Rassemblement National,
16:57parce qu'en réalité le Monde a déjà mis à jour son article à 14h55 aujourd'hui,
17:01il l'avait précisé.
17:02Une source proche de l'enquête avait affirmé lundi matin au Monde
17:05que des tracts au Rassemblement National avaient été découverts dans sa voiture.
17:09Une seconde source a ensuite précisé lundi en début d'après-midi
17:12que ces documents avaient été retrouvés dans un autre lieu que son véhicule
17:15et qu'il ne s'agissait pas à proprement parler de tracts
17:17sans préciser la nature des documents en question
17:20ni contester qu'ils étaient liés au RN.
17:21Pourquoi ils n'ont pas changé le titre de l'article ?
17:24Il faut poser la question.
17:25Maxime Brasseter n'est pas journaliste au Monde.
17:27Là, il vous présente les faits.
17:29Il n'a pas changé le titre de l'article.
17:31Mais je vous invite à leur poser la question, monsieur Oudoulnou.
17:34On aura déjà tout à fait qu'ils ne répondent pas.
17:36Mais sur ce média-là, on présente les faits.
17:39Monsieur, nous avons un préfet ici
17:41aux prises avec la situation sur le terrain
17:44et aussi le climat politique.
17:46Est-ce que, monsieur le préfet Oudoulou,
17:47vous avez déjà vu un tel climat ?
17:50Là, je parle vraiment politique délétère
17:52autour d'un acte sur lequel nous tous,
17:55enfin tout le monde, considère qu'il est horrible.
17:59Est-ce que vous avez déjà vu ça ?
18:00Est-ce que vous êtes inquiet sur une situation
18:01à six mois d'une élection présidentielle ?
18:04Je pense que c'est tout le climat politique
18:06qui, aujourd'hui, est extrêmement tendu,
18:09sans doute, comme il rarement était,
18:12et pas uniquement à cause des présidentielles,
18:13parce qu'on a vécu les municipales,
18:15et vous demanderez à tous ceux qui ont participé,
18:17ça a été très tendu aussi.
18:19Donc aujourd'hui, on a, comment dire,
18:22une répartition des forces politiques dans le pays
18:24qui fait que, et pas beaucoup d'équilibre peut-être,
18:28entre les uns et les autres,
18:30qui fait que la situation est très tendue.
18:32– Mais qui va jusqu'à ce que certains affirment
18:34qu'il faudrait restreindre les prises de parole d'autres
18:37dans les médias ?
18:39– Non, on est quand même sous le régime
18:41de la liberté d'expression.
18:43Donc, toutes les…
18:44Non, on est dans le régime de la liberté d'expression,
18:47y compris dans les médias.
18:50Cette liberté d'expression n'est pas totale,
18:53puisqu'il y a quand même des règles
18:55issues de la loi de 1880 qui l'encadrent,
18:57parce qu'il y a des opinions qui sont quand même interdites.
18:59– Oui, j'entends, mais je vous pose la question tous directement.
19:01Est-ce que la violence des paroles procède de la violence des actes ?
19:07C'est-à-dire, est-ce que la violence de certaines paroles
19:08arme idéologiquement certains actes ?
19:10– Si la violence des paroles était génératrice d'actes violents eux-mêmes,
19:18on serait en garde civile aujourd'hui.
19:20Ce n'est pas le cas quand même.
19:21On a un acte extrêmement grave qui vient de se produire,
19:24on en aura peut-être d'autres,
19:26mais on n'est quand même pas le pays à feu à sang
19:30entre les partis différents.
19:31– C'est quand même pas loin.
19:33Moi, je peux vous dire que j'étais aujourd'hui à Marseille
19:34avec le président de la République.
19:35J'ai visité notamment le hall de l'Amérique
19:37qui a été saccagé le 17 octobre.
19:39Je peux vous dire que le climat sur place…
19:41Alors, ce n'est pas celui d'une guerre civile,
19:42je me garde bien de ce genre de mots, bien sûr.
19:44En revanche, ce n'est pas tout à fait le climat d'un pays apaisé.
19:47– Sous-titrage ST' 501

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