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Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.
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00:00Bonsoir Robert Ménard.
00:01Bonsoir Sonia Mabrouk.
00:02J'interrogerai également tout à l'heure, Robert Ménard, votre casquette,
00:05celle que vous avez portée pendant plus de 20 ans,
00:08de reporter sans frontières qui défend les journalistes à l'extérieur,
00:12mais aussi en France. On va en parler dans un tel climat.
00:15Mais tout d'abord, le chaos tant redouté n'a pas eu lieu, fort heureusement.
00:19Même s'il y a eu quelques pillages, malheureusement, et de commerçants toujours très éprouvés.
00:23Hier, le dispositif sécuritaire n'avait rien à voir.
00:26Avec samedi dernier, plus de 20% de forces de l'ordre.
00:30Et puis, il faut bien le dire, des villes parfois transformées en blocus et même en villes mortes.
00:35Est-ce qu'on va pouvoir tenir comme ça, Robert Ménard, quasiment chaque samedi ?
00:39Et à quel prix, si j'ose dire ?
00:41J'espère bien que non.
00:43D'abord, vous l'avez dit, ça a été quand même plus calme.
00:45Ça veut dire que quand on se donne les moyens, quand il y a plus de policiers,
00:50quand ces policiers ont le matériel nécessaire,
00:52quand il y a la gendarmerie, quand il y a les groupes de sentinelles,
00:57les militaires de sentinelles, ça calme les ardeurs belliqueuses d'un certain nombre.
01:02Mais en même temps, moi, je vois chez moi, et c'est partout pareil.
01:05Vous vous rendez compte, pour les commerçants, par exemple,
01:07le désastre de la journée de samedi ?
01:09Ils étaient fermés à Béziers comme ailleurs ?
01:11La moitié était fermée, c'est partout pareil.
01:13Et quant aux clients, parce que quand il y a des commerces,
01:16s'il est ouvert et qu'il n'y a pas de clients, ça ne sert à rien,
01:18ce n'est pas possible que ça dure comme ça.
01:19Mais ça, c'est la faute au gouvernement ou la faute aux manifestants ?
01:23Non, attendez, tout le monde a le droit de manifester en France,
01:26Dieu merci, mais vous n'avez pas le droit de casser en France.
01:29Vous n'avez pas le droit, ni d'ailleurs.
01:31Le problème, c'est ça.
01:32Moi, je n'ai rien contre les manifestants.
01:34Je suis encore allé les saluer et tout.
01:36Tout le monde peut manifester, mais en respectant ta ville,
01:40en respectant ton pays.
01:42C'est aussi simple que ça.
01:43Le problème, c'est que vous avez une minorité de gens
01:47qui te pourrissent les choses, au point...
01:50Moi, j'ai passé à 6h du matin, j'étais avec la police nationale,
01:54la police municipale, la préfète et tout,
01:56sur qu'est-ce qu'on pouvait faire ou pas faire.
01:58Quand je me suis levé et quand je commençais à aller dans la ville,
02:01je suppose qu'il y a plein de maires qui ont eu la même chose que moi,
02:03ou pas des maires, ou des vous comme vous, n'importe.
02:06N'importe qui.
02:07J'avais l'impression que ça m'a rappelé le Covid.
02:09Il n'y avait personne.
02:11Vous avez compris ?
02:12Confinement sécuritaire.
02:13Mais oui, on vivait ça.
02:15Vous n'avez pas remarqué ?
02:16Vous pouviez traverser une ville.
02:18Ça, les embouteillages, il n'y en avait plus beaucoup.
02:20Mais alors, pardonnez-moi, est-ce que la liberté de manifester,
02:23paradoxalement, est sanctuarisée avec un tel dispositif sécuritaire,
02:26ou est-ce qu'elle est menacée, comme le disent certains ?
02:28La liberté de manifester...
02:29Enfin, il ne faut pas rigoler.
02:30Tout le monde a pu manifester.
02:32Je veux dire, simplement...
02:33C'est quand même un truc dingue.
02:35Parce que, alors, quand on ne prend pas les mesures de sécurité,
02:40les manifestants vous disent, si ça a été le bordel,
02:43s'il y a eu des affrontements, c'est parce qu'il n'y avait pas assez de flics.
02:45Je le fais, en gros.
02:46Et quand il y a beaucoup de flics,
02:48ah oui, mais ça nous empêche de manifester.
02:50Coco, il faut savoir ce que tu veux faire.
02:53Moi, je vous le dis, comme citoyen, comme maire,
02:56je suppose comme vous, pour ma tranquillité,
02:58j'étais content qu'il n'y ait pas les heures qu'il y a eu.
03:01Mais ça ne peut pas durer comme ça.
03:02On ne va pas vivre... On est en espèce d'apnée.
03:04Vous savez, toute la semaine, on pense à ce qui va se passer samedi.
03:08Et on va en parler, parce que sans doute que les mobilisations vont repartir.
03:12Enfin, il y a eu quand même, malgré tout, quelques pillages.
03:14Des commerces attaqués, en particulier à Marseille.
03:17Vous l'avez dit, Robert Ménard, ils sont perdants, dans tous les cas, les commerçants.
03:21Et puis, il y a eu cette semaine quelque chose d'ahurissant.
03:23Même s'il faut reconnaître que la préfecture de police de Paris a rectifié et reconnu une maladresse.
03:28Quand les commerçants ont été appelés à s'organiser et à recruter, en réalité, des agents de sécurité.
03:35Vous vous rendez compte ?
03:36Est-ce que c'est une lucidité ?
03:38Est-ce que la préfecture de police de Paris a bien fait de dire les choses ?
03:40Ou est-ce que c'est une démission, quelque part ?
03:42Quel aveu d'impuissance !
03:44Enfin, attendez, moi, comme maire, on m'explique que la police municipale,
03:49comme toutes les polices municipales de France et de Navarre,
03:51elles sont palades pour faire, pour organiser, pour protéger l'ordre public.
03:57Que c'est la police nationale sur le boulot.
03:59Alors là, non seulement aujourd'hui, alors que tout le monde était contre les polices,
04:03rappelez-vous, la gauche, mais aussi la droite.
04:05Maintenant, heureusement qu'on est là pour donner un coup de main à la police municipale,
04:08aux polices nationales.
04:09Mais en plus, on dit aux gens, allez chercher, en gros, des gardes du corps
04:14pour vous assurer des vigiles, pour assurer la sécurité de vos commerces.
04:20En plus, petit détail, vous croyez que tous les petits commerçants,
04:24ils ont les moyens, enfin madame, vous avez des commerces, je suppose,
04:27dans les rues autour de vous, vous allez faire vos courses.
04:30Je vous propose d'aller demander au boulanger ou à l'épicier du coin
04:34s'il a les moyens de payer quelqu'un, un vigile.
04:37Mais c'est se moquer du monde.
04:39C'est un aveu incroyable.
04:40Oui, mais écoutez, on a fait des choix dans ce pays pendant longtemps.
04:45Encore une fois, je suis maire, on m'a expliqué que non, non, non,
04:47la sécurité, c'était l'affaire du pouvoir.
04:50Vous savez, les responsabilités régaliennes.
04:53C'est la mission première, Robert-Henor, effectivement.
04:56On a délégué cette mission, et c'est pour ça que, fort heureusement,
05:00il ne doit pas y avoir normalement d'autodéfense.
05:03Puisque c'est l'État, c'est à l'État de nous protéger, nous et nos biens.
05:05Madame, quand l'État ne protège plus, moi j'ai vu tout un tas de gens me dire,
05:11pas que des commerçants, je précise tout de suite,
05:14me dire, ah mais nous, on est allés s'armer.
05:15Moi, on est allés voir l'armurier de la ville, qu'est-ce que vous auriez fait ?
05:19Il m'a dit, ah oui, ça, les affaires, on n'en a jamais fait autant.
05:21Dieu merci, ce n'est pas des armes.
05:23Pour l'instant, vous savez, c'est des bombes.
05:25De protection, plutôt que d'attaque.
05:27Oui, mais attendez, madame, si ça continue, vous êtes prêts, vous, à parier,
05:31vous mettez votre main à couper, que demain, les gens exaspérés
05:34n'arriveront pas à des choses qu'il faut dénoncer.
05:36Mais tu peux dénoncer l'autodéfense, tu peux dire, ce n'est pas bien,
05:41mais quand tu es capable d'assurer la sécurité, sinon quoi ?
05:44Tu vas montrer des gens du doigt, tu vas leur faire une leçon de morale.
05:47Moi, je veux bien faire des leçons de morale aux gens,
05:49quand d'abord, tu as dit, moi, je suis là,
05:52et oui, il n'y aura pas de problème dans votre ville,
05:55il n'y aura pas de problème dans votre rue.
05:58Le reste, après, ça ne coûte rien de dire aux gens,
06:01ne fais pas ceci, cela, tu n'as qu'à acheter,
06:02tu n'as qu'à payer des vigiles pour te protéger.
06:05Mais c'est ce foutre du monde, honnête.
06:06Mais il y a eu dans certaines rues, dans certaines villes,
06:09des confrontations entre ultra-droites,
06:12c'est ce qu'a dit d'ailleurs le gouvernement,
06:14le ministère de l'Intérieur,
06:15et donc les groupuscules d'ultra-gauche.
06:18Mais vers quoi va-t-on dans nos rues ?
06:20Mais vous, ce n'est pas que dans les rues, c'est partout.
06:22Vous avez vu la teneur que prend le débat public ?
06:26On va en parler en détail.
06:27Vous avez vu les insultes échangées ?
06:29Vous avez vu la violence ?
06:31La violence !
06:32Ça ne vous fait pas peur, vous ?
06:33Attendez, je ne sais pas, vous vous promenez avec vos enfants,
06:36vous vous dites quoi ?
06:37Aujourd'hui, je peux aller dans la grande surface du coin
06:42ou le commerce du coin,
06:43et tu ne sais pas comment ça peut finir.
06:45Moi, j'ai fait le tour des commerçants.
06:47Ils sont terrorisés de cette idée-là.
06:49Attendez, ça veut dire, si je vous comprends bien,
06:52à Robert Ménard,
06:52que hier, l'ordre a été à peu près maintenu,
06:55mais qu'il n'est pas rétabli pour autant dans notre pays.
06:57Parce que vous croyez que les abrutis,
07:00qui, là, ça ne dit pas celui-là, ça ne dit avant,
07:03ont fait ce qu'ils ont fait, ils se sont calmés.
07:05Ils se sont calmés parce qu'ils ont peur.
07:07Parce que quand tu vois plein de gens,
07:10d'hommes en bleu pour aller vite en besoins,
07:12en uniforme, ça calme quand même les ardeurs d'un certain nombre d'abrutis.
07:15Mais attendez, les abrutis en question, ils n'ont pas changé.
07:18Il y a tout un tas de gens qui parient aujourd'hui sur le bordel,
07:23la bordélisation, sur l'affrontement,
07:26en disant qu'ils tireront leur épingle du jeu
07:28et qu'ils sont pour le chaos dans ce pays.
07:31– Est-ce qu'au-delà de l'aspect sécuritaire,
07:33l'issue, la seule ici, n'est-elle pas politique ?
07:36Demain, le Premier ministre rencontre des organisations lycéennes.
07:41Est-ce qu'il faut une issue politique pour qu'on se dise
07:45qu'on ne va pas aller de manifestation, de rassemblement,
07:47de cortège en cortège jusqu'à l'élection présidentielle quand même ?
07:50– Attendez, quelle issue politique ?
07:51Le gouvernement, il est en état de faire quoi ?
07:54– C'est fini, en pleine règne, c'est fini.
07:57– Attendez, madame Abouk, le Parlement, d'un coup, par miracle,
08:00hop, tiens, on va réfléchir, on va se mettre d'accord
08:03pour des mesures de bon sens.
08:04Mais ils sont prêts à dire que ce stylo n'est pas blanc,
08:07certains, parce qu'ils ne sont pas du même avis que moi.
08:10Qu'est-ce que vous voulez les entendre
08:11pour faire un certain nombre de choses ?
08:13– Mais qui peut imaginer qu'il n'y ait pas d'issue politique
08:15à la hauteur des mobilisations ?
08:17– Mais l'issue politique, c'est l'élection présidentielle,
08:18c'est pour ça que je pense qu'il ne faut pas attendre six mois.
08:23Si le chef de l'État était responsable,
08:25qu'est-ce qu'il attend ?
08:26Je ne vais pas vous dire des chiffres, des bêtises.
08:28Quoi ? Il y a 15% des Français qui lui font encore confiance.
08:3215%, vous allez me dire, 85% des Français
08:35qui pensent qu'il n'est plus à sa place.
08:38Attendez, il n'y a pas d'autre solution que de lui dire
08:40« Monsieur le chef de l'État, monsieur Macron,
08:44je ne doute pas que vous aimez ce pays,
08:46mais partez ».
08:46Le problème, c'est que vous savez aussi bien, vous que moi,
08:49qu'il ne partira pas.
08:50Et qu'une élection présidentielle anticipée dans un tel contexte de chaos,
08:54est-ce que ça n'entraînerait pas davantage de chaos
08:56qu'une solution avec son départ ?
08:57– Et parce que vous pensez qu'après m'avoir dit
08:59que pendant six mois, ça allait être le chaos,
09:01ça va être plus calme l'élection dans six mois.
09:04Et en plus, vous savez, le problème, c'est que
09:06pendant les six mois en question, il y a le chaos,
09:09il y a un chef de l'État.
09:11Honnêtement, il a pété un plomb de temps en temps quand même.
09:13– Non, allez, j'enlève.
09:14– Non, non, mais pourquoi ?
09:15– Vous êtes libre de votre parole totalement.
09:17– Il n'a pas perdu la tête.
09:19Vous voulez qu'on parle de trappe ?
09:21– On va en parler.
09:22– On va en parler.
09:23– Ou sur…
09:24Maintenant, il condamne les gens qui s'en prennent aux forces de l'ordre
09:29après avoir dit « mais bien,
09:31oh, les policiers, si vous étiez un peu plus tendres avec ces chers… »
09:34– Il est fou, oui. Enfin, il est fou, attention.
09:35Il est, comment dire ?
09:37– Il est prêt à dire…
09:38– Il est cynique ou il est prêt à dire n'importe quoi ?
09:40– Il est prêt à dire n'importe quoi.
09:42– Et depuis, pas maintenant, depuis 10 ans, il a dit n'importe quoi.
09:46On peut prendre n'importe quel sujet, la politique étrangère, on peut prendre…
09:49– Mais Bernard, mais dans quel objectif ?
09:51Pas pour laisser un pays dans cet état-là, quand on voit les conséquences.
09:55– Il ne pense qu'à lui-même, madame.
09:57On a affaire à un narcissique absolu.
10:00On a affaire à quelqu'un qui s'intéresse d'abord à lui.
10:04Le prochain chef de l'État, on aurait juste besoin d'un type
10:07qui a un peu plus les pieds sur terre.
10:10Quelqu'un qui sache un tout petit peu quels sont les problèmes.
10:13Pardon, qui sache ce que sont les problèmes des gens.
10:16– Oui, mais alors, cette personne va devoir aussi rassembler.
10:19C'est encore l'objectif, normalement, d'un président.
10:21Comment parler de la même manière à toute la France ?
10:25Quand on voit ce qui s'est passé à Orléans, on va parler du congrès du Rassemblement national,
10:28il y a eu un face-à-face.
10:30Fort heureusement, les choses quand même se sont relativement bien passées.
10:32Mais là encore, la ville était sous blocus.
10:35Le maire Serge Groir de la ville d'Orient nous a dit que tout était verrouillé.
10:39On contrôlait les flux qui rentrent, qui sortent, etc.
10:42Et il y a eu une manifestation, un rassemblement de la gauche,
10:45dont Olivier Faure, le maire de Trappes, Alirabé et d'autres…
10:49– Qu'est-ce qu'ils foutent là ?
10:50– Ah, eux, ils ont dit, nous, nos idées contre le RN.
10:53– Mais enfin, c'est… et c'est les mêmes, attendez.
10:56– On a le droit de manifester.
10:57– Bien sûr, on a le droit de manifester.
10:58Qu'est-ce qu'ils veulent ? Interdire le congrès du RN ?
11:01Parce que c'est eux qui…
11:02Attendez, moi, j'ai 73 ans, 50 ans que j'entends ces gens-là
11:09expliquer qu'ils sont, eux, du côté de la justice, du droit, du bien,
11:14de tout ce que vous voulez.
11:15Mais ils se foutent du monde, ils n'acceptent même pas l'idée
11:18qu'il y ait des gens qui pensent contre eux.
11:19Donc, imaginez… Attendez, une seconde.
11:21– Vous estimez que ce n'est pas démocratique de manifester dans la ville
11:24à côté du congrès ?
11:26– Alors, moi, je vous pose une question.
11:27On imagine deux minutes, il y a un congrès du Parti Socialiste à Lille.
11:33Et le Marais, le Rassemblement National,
11:35appelle à une manifestation contre ce congrès.
11:39Qu'est-ce qu'il dirait le Parti Socialiste ?
11:41Qu'est-ce qu'il dirait le Parti Socialiste ?
11:43Et il dirait, mais c'est un scandale, regardez ces putschis, c'est tout.
11:47Regardez ces fachos, d'abord, ils se commenceraient par nous dire ça.
11:49Et qu'est-ce qu'ils font ? Exactement la même chose.
11:52Chaque fois, il suffit d'inverser les choses.
11:54C'est-à-dire, tiens, si c'était le Rassemblement National
11:56qui adoptait cette politique-là, cette attitude-là,
11:59cette posture-là, qu'est-ce qu'on en dirait ?
12:02Mais enfin, le Rassemblement National, et moi, je ne suis ni militant et je ne vote pas pour eux.
12:05Alors donc, ce n'est pas mon problème.
12:07Mais je me battrai pour qu'ils puissent tenir tranquillement, tranquillement, leur congrès.
12:14Et vous avez 4 militants ou 6 militants, je ne sais pas quoi, de l'Union...
12:18Non, les Juifs de France, qui sont venus rappeler à Jordan Bardella
12:21les accusations de Mediapart.
12:22Mais vous les connaissez ? Mais moi, je les connais.
12:25C'est une bande de gauchistes invraisemblable.
12:30Mais je vous propose de demander à la communauté juive,
12:34l'immense majorité de la communauté juive, ce qu'ils pensent de ces oseaux.
12:38Mais peu importe qu'ils soient représentatifs ou pas,
12:40ils peuvent venir exprimer leurs idées aussi.
12:42Alors pas, évidemment, avec des méthodes...
12:44Oui, juste, le problème, c'est ces méthodes-là.
12:47Parce qu'ils viennent quoi ?
12:48Ils viennent débattre, entamer un débat ou ils viennent foutre le bordel ?
12:51Enfin, moi, je veux bien.
12:52Je veux bien, moi, je suis pour la démocratie.
12:54Je suis comme tout le monde.
12:55Est-ce que j'imagine un instant qu'une Union des Juifs,
13:00des jeunes juifs de France, est-ce qu'une seconde, je pense les interdire ?
13:04Évidemment pas.
13:05Mais enfin, ils ne peuvent pas faire autre chose qu'aller foutre le bordel dans un congrès.
13:09Ils iraient foutre le même bordel dans un congrès de, je ne sais pas moi,
13:13de la France Insoumise, par exemple ?
13:14Ils iraient, avec les propos antisémites tenus par un certain nombre de responsables
13:19de la France Insoumise, ils iraient dire à M. Mélenchon
13:24jouer sur les consonances de non-juifs, c'est pas bien.
13:28Pourquoi ils n'y vont pas ? Pourquoi ils n'y vont pas ?
13:31On va écouter Jordan Bardella, qui tacle la France Insoumise sur la nouvelle France,
13:37sur les conséquences de cette nouvelle France.
13:40Écoutons-le.
13:41Je pense bien sûr à la France Insoumise et à son chef de clan, M. Mélenchon,
13:48qui n'a cessé pendant des années de jeter le discrédit sur la police
13:54et de pousser à l'affrontement violent.
13:56En regardant les terribles images des derniers jours,
13:59chacun a pu voir ce qu'était concrètement la nouvelle France.
14:02L'alliance des casseurs d'ultra-gauche qui haïssent l'Etat
14:05et des pilleurs de banlieues qui haïssent la France.
14:08Pour ces délinquants et ces criminels,
14:10dans leur logique perverse, piller un commerce n'est pas un simple vol,
14:14c'est une vengeance et une réparation.
14:16Un pays qui a tant donné à ses générations entières
14:19se retrouve sur le banc des accusés,
14:21tendant que ceux qui le saccagent se drapent dans les habits de la victime.
14:25Voici les fractures que LFI contribue à creuser chaque jour
14:29dans la chair même de notre patrie.
14:31Et réaction il y a quelques instants du leader des Insoumis,
14:35Jean-Luc Mélenchon, sur X.
14:36Voici ce qu'il dit à Orléans.
14:37Une foule ahurie et abrutie de haine,
14:40applaudie au progrès du RN, n'importe quelle banalité,
14:43au même plan que les plus stupides mots d'ordre de bagarre de rue.
14:46Je les remercie d'avoir hué mon nom et insulté la nouvelle France.
14:49Le futur du pays se fera malgré vous.
14:51Il se fera parce que c'est le choix de la vie,
14:53contre la mort de l'esprit et de la fraternité.
14:56Donc il parle des militants et des sympathisants réunis au congrès du RN.
15:00C'est vrai que deux choses.
15:02D'abord sur M. Mélenchon, ensuite sur le propos de M. Bardet.
15:06Sur Mélenchon, c'est vrai que la haine, c'est quelque chose qui lui est étranger.
15:11C'est vrai que dire ça par rapport aux gens qui votent RN,
15:15ce n'est pas un appel à la haine.
15:16C'est vrai que tout ce qu'il a dit ces dernières années,
15:19c'est marquer du saut du bon sens, du respect de l'autre, de la tolérance.
15:23C'est vrai que c'est un grand démocrate qui ne propose jamais des mesures folles furieuses,
15:29qui ne s'en prend pas à la police.
15:33Enfin, il se fout du monde.
15:35Il se fout du monde, M. Mélenchon.
15:37Lui, il serait l'apôtre de la paix et de la tolérance face aux appels à la haine.
15:41Mais qui peut croire un propos comme ça ?
15:44Ça, c'est la première chose.
15:45La deuxième chose, j'entendais Jordan Bardella,
15:50attention de ne pas mettre tous les manifestants dans la peau des casseurs.
15:56Ce n'est pas vrai.
15:58Chez moi, comme dans tout un tas de villes de France,
16:00il y a eu des gens qui ont manifesté samedi,
16:03et le samedi précédent, madame, ils ont droit de manifester.
16:07Ils ont droit de manifester.
16:08Moi, plutôt que de dire ça, il a raison sur les casseurs et tout.
16:12Oui, mais vous dites attention, ne mélangeons pas tout.
16:14Mais attendez, on ne va pas mélanger.
16:15Moi, j'ai participé du débat avec vous, ici, avec deux gamins.
16:20Deux gamins.
16:20Non, deux représentants.
16:22Deux jeunes représentants.
16:23Effectivement.
16:24Louise Montangon et Marius Ménil, effectivement, de la jeunesse.
16:27Attendez, une était très à droite, l'autre très à gauche.
16:30Je vous confirme.
16:31Ça, ça se voyait.
16:32C'est bien, au moins, il y a l'équilibre respecté.
16:34Voilà.
16:34Mais enfin, honnêtement, aucun ne sont des casseurs et tout ça.
16:38Au contraire, ils n'ont parlé que de la revendication.
16:40On va se calmer.
16:40Mais non, en revanche, ce qui serait un peu plus courageux, c'est d'essayer de dire à ces deux
16:45gamins,
16:46parce qu'ils étaient, par exemple, d'accord sur une chose, sur Parcoursup.
16:51Attendez, Parcoursup, c'est que supprimer Parcoursup, ça veut dire quoi, madame ?
16:56Ça veut dire quoi ?
16:56Ça veut dire que, je l'ai entendu tout à l'heure sur cette antenne, on est contre la sélection.
17:01Oui, mais Robert Ménard, vous avez des enfants, vous avez vécu, comme beaucoup de parents,
17:06les angoisses de Parcoursup, également.
17:08Et attendez...
17:08Il n'y a pas une alternative ?
17:09Attendez, il y a peut-être des améliorations à faire.
17:12Non, mais l'idée, elle n'est pas là.
17:13C'est la sélection elle-même.
17:14L'idée, elle n'est pas là.
17:15Tout le monde va arriver à la fac sans sélection.
17:18Mais vous y croyez un instant, vous, à cette fable ?
17:21Et le mérite, ça existe, madame.
17:23Or, c'est des mots qu'on n'emploie plus.
17:25Moi, j'ai envie de dire...
17:26Je suis attentif, je pense que je peux débattre avec les uns et les autres,
17:30de droite comme de gauche, sans qu'il y ait de problème.
17:32Mais en même temps, je ne leur dirai pas qu'ils ont raison.
17:35Je ne leur dirai pas, voilà, tout le monde va arriver là.
17:38C'est intéressant.
17:39La sélection, c'est un gros mot, madame.
17:40Vous n'avez pas vécu la sélection dans votre vie, vous.
17:43Non, non, tout le monde va devenir...
17:45Tiens, tout le monde va être présentateur de télévision.
17:47Tout le monde, pourquoi on sélectionnerait ?
17:49Ça n'existe pas, madame.
17:51Mais Robert Ménard, ce que vous dites sur pouvoir parler à tout le monde,
17:54et que les partis politiques entre eux puissent se parler.
17:56Marine Le Pen, dont on écoutera dans quelques instants un extrait sur Emmanuel Macron,
18:01mais tout d'abord, elle a dit, elle a parlé d'un gouvernement d'union nationale.
18:06Jusqu'où pourrait-elle aller un gouvernement d'union nationale
18:08si jamais elle arrivait au pouvoir ?
18:10Vous imaginez jusqu'à...
18:11Je ne sais pas, il faut lui demander.
18:12Écoutez, moi, je connais le sectarisme du Rassemblement national
18:15pour l'avoir vécu depuis des années et tout, pour savoir que...
18:19Il n'irait pas jusqu'à Robert Ménard, en tous les cas.
18:21Non, sûrement pas.
18:22Mais ce n'est pas le problème.
18:23Je ne sais pas où il n'irait.
18:24Le problème...
18:25Vous savez, je vais vous dire quelque chose d'un truc très, très, très méchant.
18:29Je viens de l'extrême-gauche, où j'ai connu les sectes trotskistes.
18:33Le Rassemblement national, c'est une secte qui a réussi.
18:37C'est-à-dire, c'est les mêmes réflexes, les mêmes capacités
18:41à trouver que le moindre type qui ne pense pas comme toi,
18:44ou la moindre personne qui te critique sur telle ou telle partie de ton programme,
18:48c'est un ennemi en puissance.
18:50Le trotskisme tel qu'il a existé et puis il perdure quand même aujourd'hui,
18:54c'est en miroir inversé, le Rassemblement national, aujourd'hui ?
18:56Plus aujourd'hui.
18:57Mais ils viennent de la même mouture, la même fabrication.
19:00Moi, je me souviens, quand j'étais trotskiste,
19:0230 ans après, ils se rappelaient des divisions.
19:04Ah, tu nous as trahis une fois, tu nous trahiras toujours.
19:07Mais le Rassemblement national, c'est exactement le même fonctionnement.
19:10C'est ce qu'ils vous reprochent également ?
19:11À moi, mais à tout le monde.
19:13Ils sont capables, j'entendais Louis Alliot, j'entendais Louis Alliot.
19:16Non, je lisais Louis Alliot.
19:17Et en plus, c'est un pote.
19:19Donc, je prends un mec que j'aime bien et tout, on est voisin et tout.
19:22Le maire de Perpignan qui dit,
19:24« Oui, en politique, la trahison, ça ne s'oublie pas facilement. »
19:29Enfin, coco, mais la vie, elle est faite de réconciliation.
19:32Moi, je ne dis pas pour moi, je m'en contrefous, ce n'est pas mon affaire.
19:35Mais si tu veux réunir les Français,
19:37il faudra bien à un moment donné se dire que
19:39tout ce qui n'est pas le Rassemblement national ne sont pas des traîtres.
19:43Regardez le Rassemblement national.
19:44Donc, le gouvernement du NN, vous y croyez à moitié ?
19:46Attendez, ils sont plus sévères.
19:49Le RN, depuis 20 ans, ils sont plus sévères
19:52avec un type comme Retailleau
19:54qu'avec un social-démocrate.
19:56Enfin, quand même, parce que plus tu es proche d'eux,
19:58plus tu es quand même différent d'eux.
20:01Et donc, on va commencer à taper dessus.
20:03Et l'extrême-gauche, c'était pareil.
20:05Plus tu es tétroskiste, plus à une virgule près,
20:07c'était différent, plus on te tapait dessus.
20:10C'est une partie de la politique détestable.
20:13Mais j'aimerais qu'elle dise ça.
20:15J'aimerais qu'elle le fasse.
20:16Mais elle ne le fera pas plus que la retraite à 62 ans
20:20parce qu'elle nous expliquera
20:21que ce n'est plus possible compte tenu des finances.
20:23Pas plus qu'ils augmenteront un certain nombre de choses.
20:26Pas plus que ceci, que cela.
20:28Parce que la réalité, madame, je vais citer Lénine,
20:31vous voyez qu'il me reste des traces.
20:32Ah oui, effectivement, vous êtes éclectique ce soir.
20:35Lénine, les faits ont la tête têtue.
20:38Et ils ont la tête têtue et ils l'apprendront au gouvernement.
20:41Le gouvernement, justement, qui a été la cible
20:43et surtout Emmanuel Macron de Marine Le Pen
20:45lors de ce congrès.
20:46Écoutons-la.
20:48Personne ne pense que nous sommes plus forts aujourd'hui qu'hier.
20:53Ni qu'après dix ans d'Emmanuel Macron,
20:56nous marchons sur un champ de pétales de roses.
21:03Même si aujourd'hui, les mots qui viennent à l'esprit sont
21:07ruines, déclins, effacement, émeutes et même chaos, déchéances, disparitions.
21:20Mes amis, nous croyons en l'homme.
21:25Nous croyons en notre peuple.
21:27Nous croyons en la France.
21:29Et donc, nous croyons en l'avenir.
21:32Croire en l'avenir, et l'avenir pour Marine Le Pen
21:36se décline aussi avec Jordan Bardella.
21:39Elle a réaffirmé qu'il serait bien son Premier ministre.
21:42Il y a quelque chose d'assez...
21:43Comment vous l'expliquez, Robert Ménard ?
21:45Rien ne semble avoir de prise.
21:47Ni les accusations de Mediapart sur Jordan Bardella,
21:49ni à quelques moments, à l'époque, flottement
21:53pour le Rassemblement National.
21:54Quand on voit le sondage Ipsos-BVA pour le Parisien,
21:58comme tous les autres sondages,
21:58l'URN est à un niveau stratosphérique quand même.
22:02Jamais elle n'avait atteint un tel niveau.
22:03Quand vous expliquez que tout coule, tout roule ?
22:06D'abord parce qu'elle a raison sur ce qu'elle dit
22:08d'Emmanuel Macron.
22:10Quasiment toute la classe politique le dit.
22:11Ah oui, mais d'accord, mais elle,
22:13elle n'a pas été au pouvoir.
22:15Attendez, mais...
22:15La France insoumise non plus ?
22:17Oui, mais c'est une... Pardon ?
22:18Non, la France insoumise non plus ?
22:20Il a été ministre, non ?
22:21Mélenchon à une époque ?
22:22Les socialistes, ils l'ont été.
22:23Non, non, mais attendez, la gauche,
22:25ils ont été au pouvoir.
22:26Et aujourd'hui, la France insoumise,
22:28elle ne représente pas...
22:30Ce pays est à droite, madame.
22:32Ce pays a besoin d'ordre.
22:34Ce pays a besoin d'autorité,
22:35bien au-delà du Rassemblement National.
22:38Et Marine Le Pen, elle a raison de dire
22:39que ça a été un désastre, un désastre.
22:42Emmanuel Macron, moi je ne pense pas sur tout,
22:46je ne sais pas, je discute, je n'en sais rien moi,
22:48sur les politiques, est-ce que je peux vous citer ?
22:50Vous voyez, il faut que je prenne le temps de trouver.
22:52Sur l'apprentissage, par exemple,
22:54la politique, je le sais,
22:56parce que nous, pour une collectivité qui emploie des gens,
22:58c'est bien, il y a des choses...
23:00Ça a été un truc politique,
23:02mais tu les cherches à la loupe,
23:03les trucs politiques.
23:04Sur le reste, le bilan est tellement catastrophique.
23:07Et cette fin de règne est tellement épouvantable,
23:11il est tellement largué,
23:13il est tellement loin de ce peuple,
23:15il est tellement loin de ses soucis,
23:17il est tellement étranger aux peurs,
23:20étranger aux inquiétudes,
23:22étranger aux angoisses des Français,
23:25qu'il est dans un autre monde.
23:27Elle a raison, et elle, elle incarne ça.
23:29Aujourd'hui, vous pouvez,
23:30la droite et la gauche,
23:32vous pouvez quand même les renvoyer au fait,
23:33alors je ne parle pas des macronistes, bien sûr,
23:35vous les renvoyez,
23:36ils ont partagé,
23:38ils sont en partie responsables de ce bilan.
23:41Parce qu'attendez,
23:42ça allait tellement mieux avant M. Macron,
23:44ça allait tellement, tellement mieux,
23:46ça s'est accentué avec M. Macron,
23:48mais non, ça n'allait pas tellement mieux.
23:50Il y a une co-responsabilité,
23:52et Marine Le Pen, aujourd'hui,
23:54elle incarne un truc tout bête,
23:56tout idiot, madame,
23:57que vous allez trouver un peu simpliste.
24:00Les gens, moi, qu'est-ce qu'ils me disent ?
24:01Les gens, ils me disent,
24:02on a essayé tout le monde,
24:03on ne l'a jamais essayé elle,
24:04alors on va essayer avec elle.
24:06Ça peut paraître une analyse bêtassonne,
24:08mais c'est une vraie,
24:09c'est un vrai point de vue respectable.
24:12Tout le monde nous a trahis,
24:13tout le monde nous a fait des promesses
24:15qu'ils n'ont pas tenues,
24:16est-ce qu'elle, elle va le faire ?
24:18De vous à moi,
24:18je ne crois pas qu'elle tiendra
24:20les promesses qu'elle fait en ce moment.
24:21Mais les gens, ils se disent,
24:22on va bien voir, on va essayer.
24:24Vous dites co-responsabilité
24:26pour la gauche et également pour la droite,
24:28et dans le même sondage Ipsos
24:30pour le Parisien,
24:31David Lissnard,
24:32que vous connaissez bien
24:33et que vous avez rencontré dernièrement
24:35avec Bruno Rotaillot
24:36au cours d'un déjeuner.
24:37David Lissnard devance Bruno Rotaillot
24:39dans le cas où,
24:40c'est une hypothèse,
24:41Edouard Philippe est candidat
24:42et pas Gabriel Attal.
24:45Est-ce que là,
24:46il faut prendre une décision ?
24:47Non, mais attendez.
24:48Robert Rotaillot.
24:49Attendez.
24:49J'ai déjeuné avec eux,
24:51c'est surréaliste, madame.
24:53Je veux dire,
24:54c'est à qui fera
24:55un demi-point de plus
24:57ou un point de plus ?
24:58Enfin, aujourd'hui,
25:00ni David Lissnard,
25:02ni Bruno Rotaillot
25:03sont en capacité, là,
25:05de gagner l'élection.
25:06Ils ne sont même en capacité,
25:07même pas,
25:07d'être au deuxième tour.
25:09Alors, plutôt que de se chamailler
25:10sur est-ce que c'est toi
25:12ou est-ce que c'est moi,
25:13il serait 1 à 15,
25:15le 3 à 17,
25:15tu dirais oui,
25:16c'est un vrai enjeu.
25:17Quand même,
25:18celui qui va l'être,
25:19il va être au deuxième tour.
25:19On arrête, on arrête.
25:21Mais est-ce qu'ils écoutent
25:22le sage Robert Ménard ?
25:23Mais je ne suis pas sage.
25:24Je ne suis pas sage.
25:25Cette parole-là,
25:26elle tombe sous le sens,
25:26quand même,
25:27quand on voit les chiffres.
25:28Les chiffres sont têtus.
25:29On les a, les chiffres.
25:31Attendez.
25:31Ils sont là.
25:31Oui, alors non.
25:325,5, 6,5.
25:34Mais je t'en foutrai.
25:35Enfin, juste,
25:36le problème,
25:36c'est qu'aujourd'hui,
25:37vous rajoutez d'ailleurs
25:39les autres.
25:40Il est où Attal ?
25:41Je ne sais pas.
25:41Je ne le vois pas.
25:41C'est dans l'hypothèse
25:42où Gabriel Attal
25:43ne serait pas candidat.
25:44Et dans ce cas-là,
25:45David Lissnard
25:46devancerait
25:46Bruno Roteuil.
25:48Mais je m'en contrefous
25:49qu'il le devance.
25:51Je pense juste
25:51qu'aucun des deux
25:52aujourd'hui
25:53n'est en état
25:54d'apparaître
25:56comme une alternative.
25:57Il vous écoute ?
25:58Bien sûr que non.
26:00Vous me le dites
26:01avec une telle aplomb.
26:03Qu'est-ce que vous voulez
26:03que je vous dise ?
26:04Que le déjeuner
26:05s'est bien passé
26:05et que finalement,
26:06vous êtes arrivé peut-être
26:08au dessert.
26:09Il finit au dessert,
26:10comme on dit,
26:11à dire,
26:12à leur faire dire.
26:13Encore,
26:13c'était un peu contraint
26:15et forcé surtout
26:15pour de la visite d'art
26:16de dire,
26:17vous n'allez quand même pas,
26:18vous ne pouvez pas y avoir
26:19deux bulletins de vote
26:20à chaque nom
26:21à la présidentielle.
26:22Mais qu'est-ce qu'ils peuvent répondre ?
26:23Quel argument
26:25présente-t-il
26:26pour dire qu'ils...
26:27Je les vois tous.
26:28J'ai rencontré
26:29Gabriel Attal,
26:30Édouard Philippe.
26:32Ils pensent tous
26:33qu'ils sont l'avenir
26:34de la France.
26:35Moi, je suis scédéré
26:36de leur capacité
26:38à ne pas douter d'eux-mêmes.
26:39Vous n'avez pas remarqué ?
26:41Ça arrive.
26:42Vous les interviewez plus que moi.
26:43Vous les voyez quand même plus que moi.
26:44Oui, oui, oui.
26:44Mais attendez,
26:45tu es scédéré de ça.
26:46Je veux dire,
26:47vous vous doutez...
26:47Attendez, vous ne doutez pas ?
26:48Vous avez des réponses à tout.
26:49Tous les jours.
26:50Mais la question,
26:50est-ce qu'on peut douter
26:51quand on veut embrasser
26:53une telle fonction suprême ?
26:54Bien sûr qu'on peut douter
26:56parce que personne,
26:57aujourd'hui,
26:58au moins,
26:58il nous aura appris une chose,
27:01Emmanuel Macron,
27:02c'est que personne
27:03n'a de réponse à tout.
27:05Mais vous avez vu
27:05Édouard Philippe,
27:06Gabriel Attal,
27:07Bruno Rotaillot,
27:08David Lissner,
27:09est-ce qu'il y en a un
27:09qui peut représenter
27:10ce bloc central ?
27:11Enfin, en tout cas,
27:12il en faut un seul.
27:12Oui.
27:13Mais enfin,
27:13attendez...
27:14Vous ne me répondez pas
27:14pour autant, oui.
27:16J'ai pas compris.
27:16Il en faut un seul.
27:17Attendez,
27:18comment vous voulez faire ?
27:18Vous avez un préféré ?
27:19Ah non,
27:20moi,
27:20j'ai des sympathies,
27:21oui,
27:21plutôt pour le plus à droite
27:23de la bande là.
27:25Mais enfin,
27:26aujourd'hui,
27:27personne ne peut l'emporter.
27:29Ils jouent avec le feu.
27:31Quand ils te disent,
27:32oui,
27:32il ne faut pas que ce soit
27:33ni Marine Le Pen,
27:35ni Mélenchon,
27:36mais Coco,
27:37tu te mets d'accord.
27:38Et qu'est-ce que t'attends ?
27:38Alors,
27:39ils attendent.
27:39Alors,
27:39ils me disent,
27:40oui,
27:40c'est trop tôt et tout,
27:41parce qu'en janvier,
27:43ce sera éclairci.
27:44C'est de la folie.
27:45C'est de la folie.
27:46Et en même temps,
27:47il faut...
27:48En même temps,
27:48il ne faut pas...
27:50Moi,
27:50je ne crois plus
27:50au parti politique,
27:51donc il ne s'agit pas
27:52d'un accord d'appareil.
27:53Il faut qu'il y ait quelqu'un
27:54qui apparaisse
27:55comme une alternative personnelle.
27:58Je veux dire,
27:58aujourd'hui,
27:58à un moment donné,
27:59il faut que quelqu'un
28:00il l'incarre,
28:01il parle au français.
28:03D'accord,
28:03donc au-delà de la primaire,
28:04en fait,
28:04il faut une sorte
28:06d'hommes ou de femmes
28:07providentiels
28:08du bloc central.
28:09Non,
28:09pas providentiels.
28:11Justement,
28:11justement,
28:12justement,
28:14un homme
28:14qui ne leur raconte pas...
28:15Ou une femme.
28:16Ou une femme,
28:16pardon.
28:17Devant vous,
28:18en plus,
28:18c'est d'assez beau bégou.
28:19Peu importe.
28:19Un homme ou une femme
28:20qui ne leur raconte pas
28:22qu'il sait tout,
28:23qui ne raconte pas
28:24qu'il a réponse à tout,
28:25qui ne raconte pas
28:26qu'il est sûr de...
28:27Mais attendez,
28:27vous n'êtes pas en train
28:28de me faire votre portrait robot ?
28:29Non, non, non.
28:29Non, non, non.
28:30Moi, je ne suis pas là.
28:31Moi, je ne sais pas
28:31mon affaire là.
28:32Mon affaire,
28:33c'est de trouver quelqu'un
28:35qui...
28:36Aujourd'hui,
28:37j'entends...
28:37Mais il existe,
28:38Robert Ménard,
28:38sur la scène politique
28:39actuellement ?
28:40J'en sais rien.
28:40Aujourd'hui,
28:41là, non.
28:41Aujourd'hui,
28:42quand j'entends
28:43l'ensemble des promesses,
28:44par exemple,
28:44du Rassemblement National...
28:46Mais madame,
28:46ce n'est pas faisable.
28:48Tout le monde sait.
28:49Moi, je vous le dis...
28:50Écoutez, prenez un exemple.
28:51Il y a 70 maires...
28:52J'ai découvert ça.
28:53Il y avait 70 maires
28:54du Rassemblement National,
28:56madame.
28:59Ils font ça.
29:00Mais alors ?
29:00Ils font ça.
29:01Attendez,
29:02ils donnent raison
29:02à tout le monde sur tout ?
29:04Ils font des économies sur tout ?
29:06Mais bien sûr que non.
29:08Mais parce que la vie,
29:09elle est plus compliquée que ça.
29:10Parce que la vie,
29:11tu te démerdes comme tu peux,
29:12tu te dépatouilles comme tu peux.
29:14Et que les réponses comme ça,
29:15à l'emporte-pièce,
29:16on va faire ceci, cela,
29:18on va augmenter le SMIC.
29:19Alors, on va faire des économies,
29:21mais on va augmenter le SMIC.
29:22Les gens ne vont pas travailler plus.
29:24Qu'est-ce qu'on va faire ?
29:25On va supprimer les fonctionnaires,
29:26mais on ne sait pas exactement...
29:27Donc, il faut juste dire la vérité.
29:29Aussi dure soit-elle.
29:31Parce que je ne suis pas méprisant des gens.
29:33Parce que je crois que les gens,
29:35ils vous écoutent.
29:36Ils vous écoutent si vous savez leur dire...
29:39Mais enfin, vous croyez que les gens,
29:40ils pensent sérieusement,
29:41ils pensent sérieusement
29:42qu'on ne va pas devoir faire tous des économies.
29:45Mais les riches aussi,
29:46les riches encore plus que les autres.
29:48Mais tout le monde doit faire des économies.
29:51Expliquez aujourd'hui
29:53qu'on va augmenter les retraités.
29:55Alors, évidemment, on va les augmenter
29:56comme ils font 40% de l'électorat.
29:58Quand même, tu n'en as pas un
29:59qui a le courage de dire
30:00qu'il faudra faire des efforts.
30:01Tout le monde devra faire des efforts, madame.
30:04Tout le monde.
30:05Et quand on vous raconte
30:06qu'on va diminuer les impôts
30:09de qui que ce soit,
30:09c'est un mensonge éhonté.
30:12Mais ça, ils vous le disent en privé, Robert Mellin ?
30:14Mais non, ils ne vous le disent pas.
30:15Même pas, oui.
30:16Mais parce que le problème...
30:17Tout à l'heure, on parlait...
30:18Avant que vous arriviez,
30:19on parlait d'Éric Zemmour.
30:20Vous savez,
30:22parce que c'était un copain et tout.
30:24Éric Zemmour,
30:25il est persuadé qu'il a raison.
30:27Lui, c'est le saumon de la persuasion.
30:29Mais tous, ils sont persuadés
30:30qu'ils sont l'homme ou la femme.
30:32Voilà, vous voyez,
30:33mais là, c'était que des garçons.
30:34Donc, je pouvais dire l'homme.
30:35L'homme qui va sauver ce pays.
30:37Ils ont tous...
30:38La droite, elle a cette idée
30:40que c'est un homme providentiel.
30:42Vous avez repris le mot exprès
30:43parce que vous êtes futés.
30:45C'était imparti, bonapartiste.
30:46Non, mais vous êtes futés.
30:46La droite, ils ont toujours
30:47l'homme providentiel à la bouche
30:49ou la femme providentielle.
30:50Mais ça n'existe pas aujourd'hui comme ça.
30:53Il faut quelqu'un
30:54qui soit plus modeste que...
30:56Donc, tout ce qu'on a vu là aligné
30:58dans le sondage,
30:59potentiellement,
31:00tout peut changer d'ici quelques semaines.
31:02Sinon, ce n'est pas tenable.
31:03Nous sommes d'accord.
31:03Mais ça va changer.
31:04Ça va changer.
31:05Parce que les gens...
31:05Enfin, attendez,
31:06vous ne pouvez pas voir tout ça
31:08et vous dire quoi ?
31:09Vous dire que là,
31:10c'est Marine Le Pen
31:11qui gagne les élections.
31:11Je vous le dis.
31:12Alors, vous pouvez penser
31:13que c'est une bonne chose.
31:15Alors là, vous vous en êtes contents.
31:16Moi, je pense qu'on a besoin
31:20d'entre...
31:21Je ne dis pas les extrêmes
31:22parce que je ne veux pas renvoyer
31:24Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.
31:25Jean-Luc Mélenchon
31:26est un danger pour ce pays.
31:28Marine Le Pen n'est pas un danger
31:29pour ce pays.
31:29Elle est un danger économique.
31:31Mais elle ne va pas menacer nos libertés.
31:32Je pense que la France est soumise.
31:34Même si vous avez fait une petite alerte
31:35tout à l'heure
31:35entre la confusion sur manifestants et casseurs.
31:38Oui, mais ils sont...
31:39Voilà.
31:40Mais en même temps,
31:40je pense qu'on peut discuter
31:42que c'est des gens
31:43qui, à un moment donné,
31:44elle fera comme Mélanie.
31:45C'est important la discussion
31:46parce que la discussion est...
31:48On est très loin de la concorde
31:50et de l'apaisement.
31:51Mais est-ce qu'il faudrait avancer
31:52ou changer les dates de la présidentielle ?
31:54Vous avez entendu la crainte
31:55qui commence à se cristalliser
31:57autour de la date ?
31:58Ça va être un bordel le 1er mai.
32:00Si c'est Marine Le Pen
32:01avec 40% ou 35%,
32:04vous imaginez les syndicats.
32:06Comme en France,
32:06les syndicats ne sont pas politisés.
32:09Vous avez remarqué.
32:10En France, les syndicats
32:12tiennent la politique loin d'eux.
32:14Vous avez compris
32:15que je me fous de leur gueule, là, quand même.
32:16J'ai compris qu'il y a un peu
32:17d'ironie de votre part.
32:18Attends, quand tu vois la CGT,
32:19tu ne sais jamais
32:19si c'est la CGT
32:20ou le Parti communiste
32:21ou la France insoumise.
32:22Et c'est toujours,
32:23pas tous les syndicats,
32:24mais eux, c'est le cas.
32:26Vous vous rendez compte
32:27de la pagaille qu'ils vont foutre ?
32:29Mais ça peut être un danger
32:29pour le pays.
32:30Bien sûr, parce que les gens...
32:31Alors, pourquoi cette date
32:32a été choisie ?
32:33Mais, oh, vous...
32:34Attendez, vous avez...
32:45Etat qui a choisi ces dates-là,
32:47il n'a pas eu à l'esprit
32:48ce que nous sommes en train de dire.
32:50Enfin, je vous crois
32:51suffisamment maligne, madame,
32:53pour ne pas imaginer un instant
32:54qu'il a l'ombre ou une naïveté.
32:56Bien sûr qu'il se dit ça.
32:58Je ne veux pas croire
32:59qu'on puisse quand même
33:00penser à être l'ingénieur du chaos
33:02et penser que ça va se passer comme ça
33:05un demi-ci,
33:06si pour vous,
33:07tout est cousu de fil blanc.
33:07Bien sûr.
33:08Et il doit se dire
33:09qu'il va revenir en 32.
33:12Bien sûr.
33:12Bien sûr que...
33:14On a affaire à quelqu'un
33:15qui croit que c'est un jeu, ce pays.
33:17Alors, il fallait que tout le monde
33:18proteste sur cette date-là
33:20et pas aujourd'hui,
33:20alors que ça a été décidé
33:21il y a déjà quatre ans.
33:22Absolument.
33:22Tout à l'heure, j'ai entendu...
33:25Sébastien Chenu ?
33:26Sébastien Chenu
33:27qui ne s'en offusquait pas.
33:28Mais il a tellement peur
33:30qu'on lui reproche...
33:30Bruno Retailleau s'en offusque, par exemple.
33:32Oui, mais il a raison,
33:32ce coup-là.
33:33Mais le RN,
33:36ils ont tellement peur
33:37qu'on leur dise
33:38« Regardez, vous respectez,
33:39vous mettez en cause
33:41nos institutions,
33:42la responsabilité du chef de l'État,
33:44les pouvoirs du chef d'État
33:45qu'ils n'osent pas le dire. »
33:46Mais j'imagine que...
33:47Moi, je le connais assez
33:48pour si je lui demandais en privé.
33:49Je pense qu'il pense
33:50exactement la même chose que moi
33:51et que c'est un truc
33:52qu'on voit avec le feu.
33:54Qu'est-ce que vous voulez
33:54qu'il y ait des manifestations
33:55dans toute la France
33:56en disant
33:57« Si demain, vous votez
33:59pour le Rassemblement national,
34:01regardez ce que ça va être
34:02puissance 10 ? »
34:03Moi, je ne veux pas de ça.
34:04Je ne veux pas de ça.
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