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00:00On va continuer à en parler avec Alain Bauer qui va nous expliquer à quoi on peut s'attendre.
00:04Mais réécoutez ce que dit Laurent Lunez sur à la fois ce dispositif vraiment, il est inédit, est-ce qu
00:10'on peut dire inédit, massif, conséquent, énorme, impressionnant ?
00:15Le dispositif policier comprendra pour l'ensemble du territoire national 70 000 effectifs, donc c'est le même volume que
00:23le 24 octobre,
00:25sont mobilisés l'ensemble des forces mobiles disponibles ainsi que tous les services spécialisés qui seront évidemment engagés,
00:33je pense notamment à la BRI, au RAID, au GIGN, évidemment à l'ensemble de nos drones, l'ensemble de
00:40nos hélicoptères, les brigades écaisses, les unités synophiles.
00:43Les 26 blindés centaures seront également déployés sur l'ensemble du territoire national dont une partie à Paris et puis
00:50nous mobiliserons évidemment l'ensemble de nos lanceurs d'eau.
00:54– Bonsoir Alain Bauer, merci de votre présence ce soir, professeur émérit de criminologie, auteur de « Il faut sauver
01:00nos enfants » aux éditions First.
01:02Pour ce samedi 31 octobre, Alain Bauer, qui va se prolonger avec la soirée d'Halloween, Laurent Lunez, on vient
01:07de l'entendre,
01:08a détaillé le dispositif sécuritaire. Comment vous le qualifiez ? Est-ce qu'il faut dire inédit, massif, impressionnant,
01:15ou alors calibré en des temps si troublés ?
01:18– Tout ça en même temps probablement, parce que chacun va trouver l'argument qui lui convient.
01:24Alors inédit, je pense qu'on a dû atteindre des chiffres plus importants à des moments comme par exemple les
01:31Jeux en Afrique,
01:32qui se sont étendus beaucoup plus longtemps.
01:35Là, on a plutôt une répétition du 24 octobre étendue à la nuit, on va dire.
01:40Voilà, ce n'est pas le 17, je pense, alors comme toujours, les prévisionnistes ont ceci de merveilleux
01:47qu'en général ils essayent de faire oublier ce qu'ils ont dit le lendemain,
01:50donc je vais essayer de tenir ma position.
01:53Le 17 a été un moment paroxystique, là on est dans l'entre-deux du 5 novembre,
01:58mais il y a effectivement Halloween qui fait durer dans la nuit,
02:02ce qui traditionnellement se termine par quelques escarmouches.
02:05Là, on va avoir une longue nuit où vont se mélanger à la fois des gens déguisés,
02:11des gens masqués, des gens qui pratiquent des violences urbaines traditionnelles
02:14comme il y en a le 31 décembre, hélas, aussi.
02:17Et donc c'est la durée qui va être, je pense, plus importante que l'intensité.
02:23Deuxièmement, la dispersion.
02:25En général, une manifestation, c'est un lieu central qui, par la masse de manœuvres
02:31des gens qui viennent manifester, permet à des casseurs de surfer sur la manifestation
02:36et en cas de débordement, c'est-à-dire au moment où la police est débordée,
02:39à des pilleurs de venir piller.
02:41Mais il faut qu'il y ait une conjonction de ça.
02:43Là, la diversité des lieux, la mobilité des casseurs et donc des pilleurs,
02:48qu'on a revu un peu moins le 24, mais encore un petit peu,
02:52là va amener à un retour, je vais dire un retour de flammes,
02:55mais en tout cas un retour d'éparpillement qui vont marquer par...
03:01le nombre de lieux où ça peut se produire,
03:02la difficulté à la police de retrouver sa mobilité.
03:06Ce qui a été le changement, non pas de doctrine, mais de tactique du 24,
03:10qui a réduit considérablement les dégâts,
03:13mais qui commence à épuiser les forces de manière considérable.
03:17Il y a un excellent papier de Jean-Marc Leclerc dans Le Figaro,
03:20qui est un des très très grands connaisseurs de la difficulté de la vie policière.
03:24Et comme l'a rappelé le ministre, 1200 blessés,
03:26on ne les remet pas sur pied dans la seconde.
03:28Ce que vous disiez d'ailleurs depuis un certain temps,
03:29là pour le 31, ils ne vont pas être tout de suite...
03:33D'autant que pour moi, l'élément paroxystique,
03:35vraiment le sommet du risque, c'est le 5 novembre.
03:39Donc je suis...
03:40Voilà, je pense que ça sera moins pire que le 17,
03:44égal au 24, mais plus long en termes de temporalité,
03:48avec beaucoup plus de lieux à risque qu'avant.
03:52Qu'est-ce qui vous fait dire que le 5 novembre,
03:53ça pourrait être justement paroxystique ?
03:56Oui.
03:56Pourquoi ? Parce que je pense que c'est le moment où quelqu'un va dire
04:00« il faut savoir arrêter une grève », version revisitée de 68 ou de Maurice Thorez.
04:08Il y a un enjeu là d'en sortir.
04:12Je crois qu'il est commun à tout le monde.
04:13Et je lis avec beaucoup d'attention les longues interviews très précis
04:17et très méticuleux, écrit des entretiens de Jean-Luc Mélenchon, par exemple,
04:24qui explique ce qu'est la nature du mouvement social,
04:26comment on débouche d'une crise.
04:28C'est débouché, c'est à la fois une solution et un effet des stops,
04:32pardon pour la publicité gratuite.
04:34Et donc les deux éléments sont réunis aujourd'hui
04:37pour en sortir, je pense, par une fin de lâchage par le gouvernement
04:42d'une version gilet jaune, alors 10 milliards, 13 milliards, 9 milliards,
04:45tout ça n'a plus aucune importance.
04:47De toute façon, ce sont des engagements pris gratuitement
04:49pour le gouvernement suivant dans le cadre d'un budget
04:51dont vous avez pu constater qu'un seul parlementaire
04:53avait voté pour le budget de la Sécurité sociale.
04:56Et l'année dernière, un seul parlementaire avait voté pour le budget recette.
04:59Lâchage totale ou alors ?
05:02Ah non, ou lâchage totale ou lâchage totale.
05:04Ah d'accord, donc à la fin, ça se terminera.
05:05Mais alors, pardonnez-moi, pourquoi autant de blessés ?
05:08Pourquoi autant de conjonctions de haine ?
05:10Pourquoi laisser tout ça sans quitter, sans raciner ?
05:12Parce que l'idée que l'État puisse s'aider, entre guillemets, aussi facilement.
05:17Alors, Parcoursup, c'est bon.
05:18Alors, vous avez pu noter qu'il y a eu un débat sur comment on remplace Parcoursup.
05:21C'est le moment de révélation.
05:23Là, il n'y a plus personne, parce que personne ne sait,
05:26puisque la question centrale de Parcoursup,
05:28ce n'est pas le process, c'est la dévalorisation du baccalauréat
05:32qui est un choix politique, assumé par le gouvernement.
05:35Les numerus clausus qui font qu'une fois qu'on a lâché sur le bac,
05:38on a commencé à fermer des filières, notamment les filières médicales.
05:41Alors, si quelqu'un vient m'expliquer qu'on a trop de médecins et trop d'infirmières en France,
05:44je l'attends, mais deux pieds fermes.
05:47Mais l'État a fait ça, de la même manière qu'il avait réduit le nombre d'informaticiens.
05:51C'est-à-dire que l'État est le pire RH de la planète, le nôtre.
05:55Donc, on est en train de payer des années ?
05:57Des dizaines d'années.
05:59Parce que quand on vous dit « amener une classe d'âge au niveau du bac »,
06:02on ne dit pas « donner le bac à tout le monde ».
06:04Ça n'a jamais été écrit comme ça.
06:06Quand on dit « collège unique », on réduit la possibilité d'accès à des formations courtes,
06:13accessibles et qui amènent à l'emploi,
06:14de gens qui ont envie de faire ça, manuellement ou pas.
06:19Et nous, on ferme les filières courtes et on les rend sélectives à l'université,
06:23et on ouvre les filières longues.
06:24Du coup, on dit « on ne fait pas de sélection », mais ce n'est pas vrai.
06:26On l'a fait par l'échec et l'abandon.
06:28C'est terrible, ça.
06:28À Tolbiac, quand j'étais vice-président de Paris 1,
06:31il y avait 60% d'élimination au deuxième semestre de la première année.
06:36Là, même pas 30% des étudiants arrivent à finir leur licence.
06:40Où vont les autres ?
06:41En fait, on les écœure, on les lâche dans la nature.
06:45D'abord, on leur interdit de faire ce qu'ils ont envie de faire,
06:47et ce n'est pas à nous de le décider.
06:49Nous n'avons aucune idée de ce que seront les emplois de demain.
06:51Aucune.
06:52Tous ceux qui vous racontent qu'il faut sélectionner
06:54ne comprennent même pas ce dont ils parlent.
06:56L'IA vient de tout révolutionner.
06:58La Chine vient de changer un tiers de ses formations
07:00en disant « on les met à la poubelle, ça n'a plus aucun sens,
07:03tout doit passer par l'IA ».
07:04Mais alors leur angoisse ?
07:05Nous, on est encore en train de se poser la question
07:07de savoir à quel moment il va falloir sélectionner
07:09pour faire des formations dont nous savons par ailleurs,
07:11par ailleurs, par les Américains ou les Chinois,
07:14qu'elles n'existent plus telles qu'elles étaient.
07:17Là, ça supposerait un changement total
07:20de paradigmes et de systèmes.
07:21Non, ça nécessiterait que tous ceux
07:23qui sont les acteurs du terrain,
07:25tous, qui savent tout ça, très très bien,
07:29au lieu de nous balancer des machins,
07:31des trucs, des sous-négociations,
07:32« j'invite ci, mais j'invite pas ça,
07:34je parle aux youtubeurs avant de parler aux syndicats ».
07:37Toutes les erreurs, même de grossièreté,
07:42qui sont faites vis-à-vis du mouvement social.
07:44Un mouvement social, c'est un mouvement social.
07:46On lui parle social.
07:47Donc il a été méprisé, selon vous ?
07:49Ah oui, l'arrogance, la suffisance et le mépris
07:52de l'État en général et du chef de l'État en particulier
07:57est un sujet récurrent.
07:59Donc il faut s'attendre à ce que le mouvement
08:00lycien étudiant soit encore très présent ?
08:03D'abord, je pense qu'il le sera le 31,
08:05de toute façon, on le savait.
08:07Et pour la rentrée du lundi ?
08:08Mais je rappelle que le 17 comme le 24,
08:10les manifestations étudiantes ont été massives et plutôt joyeuses
08:13et que la problématique était plutôt une sorte d'amateurisme
08:18dans la gestion du maintien de l'ordre,
08:19parce qu'ils n'en avaient jamais fait.
08:20Et que les étudiants sont arrivés un peu plus tard.
08:22La CGT, fort heureusement, est arrivée un peu plus tard.
08:24Et donc la reprise par des professionnels du maintien de l'ordre d'un côté
08:27et des professionnels du maintien de l'ordre du côté policier,
08:30CRS et gendarmes mobiles,
08:31les braves à Paris,
08:33parce que c'est ça qui a commencé à reprendre le terrain
08:36quand il avait été totalement perdu.
08:38J'avais d'ailleurs salué l'action,
08:40je suis un des rares, mais je continue,
08:42du préfet Lallemand et du patron des CRS de l'époque.
08:44Qui sera avec nous lundi, d'ailleurs, sur ce plateau.
08:47L'un a repensé, l'autre a revisité
08:50et a permis une chute considérable du nombre de blessés
08:53dans les manifestants.
08:54Moi, c'est un indicateur qui vaut ce qu'il vaut.
08:57Ce n'est pas la qualité du préfet Lallemand,
08:59c'est l'efficacité qui a compté
09:01en termes de réduction du nombre de blessés
09:03et de maintien de l'ordre public,
09:05alors même qu'il y avait des manifestations
09:06tous les samedis et tous les dimanches.
09:07Les gilets jaunes, c'était des gens qui travaillaient la journée,
09:11des travailleurs pauvres, comme on dit,
09:13qui travaillaient la journée
09:14et qui venaient exprimer leurs revendications le week-end
09:17et qui n'avaient jamais eu aucun engagement politique,
09:19aucun engagement syndical
09:20et une très faible approche de ce que c'était
09:22que le droit de manifester
09:23qui est quand même relativement réglementé.
09:24– Mais justement, vous nous rappelez souvent
09:27la longue histoire de jacquerie en France.
09:29– Oui, Milan.
09:29– Mais là, je trouve que le tableau est quand même très particulier.
09:33C'est un mélange qui est très hétéroclite.
09:35– Totalement.
09:35– Je ne sais pas, on a des gilets jaunes,
09:38des ex-gilets jaunes, mais qui, voilà, ils sont là.
09:40– Des gilets jaunes qui n'ont pas digéré
09:42la fin de leur mouvement.
09:43– Ils se sentient méprisés, abandonnés, à raison ou à tort.
09:45– Non, et c'est surtout qu'ils ont compris
09:46que les cahiers de doléances n'avaient servi à rien.
09:48Parce que l'idée que les cahiers de doléances
09:50allaient pouvoir servir
09:51a été une porte de sortie intelligente du gouvernement.
09:54L'idée de les oublier le lendemain
09:55a été la pire baffe, la pire insulte.
09:57– D'accord, donc là, c'est la queue de comète.
09:58– Le crachat à la figure de ce peuple.
10:00– Ah, donc queue de comète de certains gilets jaunes.
10:02– Oui.
10:03– Des jeunes qui vont repartir de plus belles
10:05après les vacances.
10:06– Oui.
10:06– Ceux qui crient et hurlent contre la bichère.
10:08– Qui vont essayer de repartir de plus belles.
10:09C'est pour ça que je dis que le moment parostitique,
10:11c'est le 5.
10:12C'est le moment entre deux.
10:14On rentre, mais on ne rentre pas.
10:15On a obtenu, mais on n'a pas tout obtenu.
10:17Il y a des discussions, mais pas tout ce qu'on veut.
10:20C'est le moment où vous n'êtes pas dans
10:22on n'a rien obtenu.
10:23C'est le moment compliqué de
10:25on va s'y remettre parce que
10:27les parents, les études, les débouchés.
10:30Mais s'il n'y a pas une mise à plat de
10:32mais pourquoi on fait tout ça ?
10:34À quoi servent les diplômes ?
10:36Quelle est l'option des emplois de demain ?
10:39– On ne prend pas ce chemin là.
10:39Là, le skate, c'est pas fini.
10:41Donc les anciens gilets jaunes, ces jeunes-là,
10:44ceux qui crient leur colère sur la vie chère,
10:47la génération qui affiche sa haine de flic, du flic.
10:49– Les pêcheurs, les transporteurs, les pompiers,
10:51les infirmières, les instituteurs,
10:54mes collègues, professeurs, les chercheurs.
10:57Si vous trouvez une catégorie sociale satisfaite
10:59de sa situation, il faut l'inviter
11:02et faire 8 jours de suite.
11:03– Tout le monde a quelque chose à revendiquer
11:05et certainement légitimement face à un État
11:07qui est en risque, parfois, il a dit lui-même,
11:10d'effondrement.
11:10Comment on fait ?
11:12– On se parle.
11:13Le problème, c'est que l'État, dans ce pays,
11:15nous dit « je sais tout, je fais tout »
11:16et surtout « ne vous occupez de rien ».
11:17C'était sa promesse fondatrice.
11:19Il le fait plutôt bien, d'ailleurs.
11:21– Ce que vous avez dit hier,
11:22Jean-Louis Bourleau, à votre place.
11:23– Oui, nous parlons beaucoup avec Jean-Louis Bourleau.
11:26Pour moi, c'est une immense erreur
11:28de ne pas lui avoir confié, au moment du plan banlieue,
11:31le fait de faire le plan banlieue.
11:32Mais notre président de la République sait tout,
11:34fait tout, croit tout
11:35et pense que tous les autres sont des cons.
11:37Ce qu'on a le droit de penser,
11:38mais surtout, ils leur disent.
11:39Ce qui est beaucoup plus difficile à digérer.
11:42Ça se voit, ça s'entend et ça se comprend.
11:44Il y a un moment où il faut considérer
11:46que les autres servent à quelque chose,
11:47qu'il y a des gens sur le terrain
11:48qui pensent quelque chose.
11:49Jean-Louis Bourleau en fait partie.
11:51Vous aviez Michel-Édouard Lecœur.
11:52J'ai regardé avec beaucoup d'attention
11:54les émissions des derniers jours.
11:56Vous avez beaucoup d'opérateurs de terrain
11:58qui peuvent vous raconter comment on peut en sortir.
12:01Et on ne les écoute jamais.
12:01– Je voudrais savoir, là où vous voulez en venir,
12:05dites-moi si c'est le cas.
12:05En fait, les opérateurs de terrain,
12:08en opposition à une promesse de l'État
12:09qui n'est plus tenue,
12:11parce que la promesse de l'État,
12:12la première promesse, c'est la protection.
12:14– Bien sûr, c'est le contraint.
12:16– C'est l'hôpital, c'est l'éducation.
12:17– Tous les services publics,
12:18il n'y en a plus aucun qui fonctionne,
12:19sauf la perception de l'impôt.
12:21– Ah oui, ça fonctionne bien.
12:22– L'efficacité est réelle.
12:24Mais c'est un peu le problème.
12:26– Mais rassurez-nous,
12:27l'État peut reprendre la main, Alain Bauer.
12:29– Non, mais les citoyens
12:30qui sont la composante essentielle de l'État,
12:32donc la nation,
12:32c'est vrai qu'en France,
12:33c'est un peu particulier,
12:34parce que l'État a créé la nation,
12:35il l'a inventée.
12:36Voilà, il lui a donné un joli…
12:38Voilà, il lui a fait un roman national magnifique.
12:41Le récit national est un peu plus complexe
12:43et les historiens sont là pour dire
12:45oui, non, c'est…
12:46Nos ancêtres, les Gaulois, pas vraiment.
12:49Les Francs, on a le nom de nos envahisseurs.
12:51Mais notre histoire est magnifique
12:53et vous avez un magnifique ouvrage
12:55« La France, pays merveilleux », je crois,
12:57qui nous redonne confiance
12:58dans notre propre histoire
12:59et qui est remarquable.
13:02Voilà, il y a plein de moments
13:04qui sont remarquables dans le pays
13:05et il y a plein de gens qui sont remarquables.
13:07Si la France voulait aller jusqu'au bout,
13:09après les cahiers de l'errance,
13:11on a droit aux États généraux.
13:12C'est ça qui nous manque, en fait.
13:14Mais des vrais États généraux.
13:15C'est vrai, pas des faunées de l'État généraux.
13:18On oublie le lendemain,
13:19pas un référendum dont on met le résultat
13:21à la poubelle le lendemain.
13:21C'est pour ça que l'émeute est devenue
13:22une manière de s'exprimer dans le pays.
13:24L'émeute a toujours été une manière
13:25de s'exprimer dans le pays
13:26parce que l'État n'a jamais su négocier
13:27si ça n'était pas sérieux
13:28et donc s'il n'y avait pas une émeute.
13:30Ça n'a rien à voir avec ce moment précis.
13:32Là, ce qui change,
13:34c'est qu'on nous expliquait
13:35que cette jeunesse, elle était dépolitisée,
13:36qu'elle était tiktokisée,
13:37qu'elle s'occupait de rien.
13:38Quand on les voit sur le plateau,
13:40je peux vous dire qu'ils sont extrêmement politisés.
13:43Oui, mais ils parlent un excellent français,
13:45ils savent ce qu'ils veulent,
13:46ils sont extrêmement intelligents, déterminés.
13:50C'est une jeunesse qui s'est réinvestie
13:53sur tous les secteurs qui la concernent.
13:54Ça, c'est une bonne nouvelle alors ?
13:55C'est une super bonne nouvelle.
13:56Il faut donc en profiter.
13:58Au lieu de réprimer, il faut dialoguer.
14:00Oui, mais il y a à l'un bord...
14:02Est-ce qu'il ne veut pas dire
14:02qu'il ne faut pas taper sur les casseurs ?
14:04Est-ce que j'allais vous dire ?
14:05S'il y a cette jeunesse politisée,
14:07il y a une avant-garde
14:09qui est extrêmement...
14:11Radicale.
14:11Un mouvement social,
14:13c'est une génération politique,
14:14une avant-garde radicale,
14:15une réponse autoritaire et...
14:17Et après...
14:18Un débouché politique.
14:19Soit un effondrement étatique,
14:21soit un débouché politique.
14:23Donc le gouvernement est au courant
14:24de tout cela, rassurez-moi.
14:25J'espère.
14:26Je pense qu'ils ont une de saines lectures.
14:29Contrairement à ce que beaucoup de gens disent,
14:30M. Lecornu est un très bon Premier ministre
14:33dans une situation ingérable.
14:35Donc il est très intelligent, très souple.
14:37C'est lui qui avait trouvé
14:37les cahiers d'oléances, etc.
14:39Encore faut-il arriver à gérer
14:41le Président qui fait tout.
14:43Premier ministre,
14:43ministre de l'Intérieur,
14:44directeur des services de renseignement,
14:46préfet de police...
14:47C'est un vrai sujet.
14:48Si chacun doit être dans son rôle,
14:49pourquoi le ministre de l'Intérieur
14:50reçoit les lycéens sur le maintien de l'ordre ?
14:53Parce que le Président de la République,
14:54comme les lycéens ont expliqué,
14:56a dit aux lycéens quand il les a reçus
14:58que pour le maintien d'ordre,
14:59ce n'est pas le ministre de l'Éducation
15:00et le ministre de l'Enseignement supérieur,
15:01mais le ministre de l'Intérieur.
15:02C'est plutôt une bonne nouvelle.
15:03D'ailleurs, en général,
15:04quand il y a des manifestations étudiantes,
15:05vous aviez, depuis 1986,
15:06au moment où moi,
15:07j'organisais des manifestations étudiantes,
15:09un correspondant de la Préfecture de police
15:11qui gère avec vous les parcours,
15:12les débordements
15:14et la gestion la plus apaisée possible
15:17d'un mouvement.
15:18Au lieu d'avoir Paris à feu et à sang
15:19après la mort de Malik Ousekine,
15:21qui est un drame
15:22qui a totalement marqué
15:24et les policiers
15:24et les générations précédentes
15:26et encore aujourd'hui,
15:27on avait trouvé des solutions
15:29pour permettre des manifestations,
15:30les casques blancs, etc.
15:32Toutes choses que nous avions inventées
15:34à l'époque
15:34pour permettre la liberté de manifester
15:36et éloigner les casseurs
15:38le plus possible.
15:39Et d'ailleurs,
15:40nous avons eu un débouché politique
15:41qui était facile.
15:42Retrait de la loi.
15:43Ça, c'est simple.
15:43Je reconnais.
15:44Mais c'est un mouvement immense.
15:46Et donc,
15:47avec beaucoup de jeunes,
15:48lycéens et collégiens
15:49qui avaient des idées
15:49un peu bizarres
15:51de la manière
15:51dont ils voulaient exprimer
15:52leur mouvement
15:53avec des organisations étudiantes
15:54et syndicales ouvrières
15:55qui les voyaient arriver.
15:56Et notre seule préoccupation,
15:58c'était de les protéger
15:59d'eux-mêmes.
16:00Parce qu'ils étaient
16:02quand même,
16:03voilà,
16:04très joyeux
16:05et très difficiles
16:07à maîtriser
16:08dans leurs emportements
16:09de l'époque.
16:10Donc,
16:10on essayait de faire en sorte
16:12qu'ils puissent manifester.
16:13C'était la première fois
16:13qu'on y arrivait
16:14autant de lycéens
16:15et de collégiens déjà
16:16à l'époque
16:16et de s'intégrer
16:18dans le process
16:19alors qu'ils voulaient
16:19être devant
16:20le service d'ordre central.
16:21Il y avait ce qu'on appelait
16:21la nébuleuse.
16:22Déjà,
16:23ils nous dépassaient
16:24pour aller directement
16:25pousser le premier rang
16:27de policiers,
16:27ce qui ne pouvait pas se passer.
16:28Donc,
16:28on avait les plus grandes difficultés
16:30à maîtriser,
16:30je dirais,
16:31une sorte de détermination
16:33juvénile
16:33qui nous faisait peur
16:34pour eux.
16:35Nous,
16:36on était plutôt habitués
16:37au mouvement social.
16:38Et quand vous voyez
16:38comment les tracés
16:40Alain Bauer
16:40se négocient parfois
16:42à la dernière minute
16:43et les policiers
16:45qui regardent
16:46sur leur téléphone
16:46à la dernière minute
16:47c'est assez rare
16:48parce qu'il y a un problème.
16:50D'abord,
16:50vous venez discuter
16:51le tracé avec la préfecture
16:52au moment où vous déclarez.
16:53En fait,
16:53la préfecture
16:54ne décide pas le tracé.
16:55Elle vous dit
16:55non, non,
16:56là,
16:56ce n'est pas possible.
16:57Donc là,
16:57vous entrez dans la négociation
16:58et vous avez toujours
16:58deux ou trois tracés
17:00de dérivations.
17:01Maintenant,
17:02il y a deux problèmes.
17:03D'abord,
17:03il y a trop de monde.
17:04Ça,
17:04vous ne pouvez pas
17:05l'anticiper
17:05et on l'a vu le 17.
17:07On voit d'ailleurs
17:08la manifestation
17:09de samedi 31 octobre
17:10à de faire
17:10sur les parcours.
17:13Deux à trois fois plus
17:13de personnes
17:14qu'attendues.
17:15Deux,
17:15il y a eu le moment
17:16gilet jaune,
17:17l'arc de triomphe,
17:18l'Elysée,
17:19les Champs-Elysées.
17:19Une sorte d'élément
17:22genre coupe du monde.
17:23Là,
17:23c'était compliqué
17:24parce que c'est normalement
17:25toujours interdit
17:26et c'est toujours
17:27très compliqué à gérer
17:28à cause d'abord
17:29du risque de la casse
17:30et de la proximité
17:32des institutions.
17:33Après,
17:34vous avez la protection
17:34de l'Assemblée nationale,
17:35du Sénat,
17:36des chaînes de télévision
17:38parce que c'est quand même
17:39un sujet très important
17:40de laisser la liberté
17:42de l'information
17:42et de ne pas laisser
17:43des agresseurs
17:44prendre le contrôle
17:45des chaînes
17:45ou de les couper
17:46même si c'est arrivé
17:46en 68
17:47où des chaînes périphériques
17:49ont été coupées
17:50sur instruction du gouvernement.
17:51C'est comme TikTok
17:52en Nouvelle-Calédonie
17:53malgré une décision
17:54du Conseil d'État
17:55disant que ce n'était pas bien.
17:56Il y a toujours
17:57des moments
17:57où on prend des...
17:58Le tracé,
18:00il permet de maîtriser
18:01le cœur de la médecine
18:02donc la masse de manœuvres.
18:03Mais,
18:04vous l'avez vu par exemple
18:05à Marseille,
18:06quand on vient très tôt le matin
18:07avant même le début
18:08de la manifestation
18:09et qu'on s'attaque
18:10non pas aux policiers
18:11mais aux véhicules
18:13des policiers
18:13qui sont gardés
18:14par un seul chauffeur
18:15qui n'ont de choix
18:16que la fuite
18:17dans ce cas-là
18:17en protégeant
18:18leur matériel
18:18ce qui du point de vue
18:19du denier public
18:20n'est pas si bête
18:21mais vous avez
18:22des images terribles
18:23pour la police
18:23en même temps
18:24Et vous avez des forces
18:25de l'ordre
18:26ailleurs
18:27qui courent
18:28pour arriver
18:28à sauver leurs collègues
18:29parce qu'ils n'ont pas
18:30anticipé
18:31un tout petit noyau
18:32très mobile
18:33et ça c'est
18:34l'hypermobilité
18:35c'est la problématique
18:37du nouveau maintien
18:38de l'ordre
18:38c'est-à-dire
18:39qu'on a des forces
18:40mobiles statiques
18:41qui protègent
18:42les institutions
18:43au lieu d'être
18:43mobiles mobiles
18:46On a réduit
18:47le nombre de policiers
18:48et de gendarmes
18:48par section
18:49le nombre de sections
18:49par compagnie
18:50et le nombre de compagnies
18:51Nous avons un maintien
18:52de l'ordre à l'os
18:53ça c'est une décision
18:55bureaucratique et comptable
18:56On a un maintien
18:57de l'ordre à l'os
18:58on a des renseignements
18:59territoriaux à l'os
19:001200 blessés
19:02rappelez le ministre
19:02ceux-là on ne les remet pas
19:04sur pied tout de suite
19:04policiers et gendarmes
19:06Donc il y a un sujet
19:07quand même général
19:07donc on prend
19:08tout ce qu'on a
19:09et ensuite on les répartit
19:10comme on peut
19:12le RED par exemple
19:13n'était pas ravi
19:14ravi de revenir
19:16sur le terrain
19:17parce que la dernière fois
19:18à Marseille
19:18ça s'était assez mal passé
19:21le GIGN
19:21pour protéger
19:22des institutions
19:23extrêmement sensibles
19:24oui mais enfin
19:24s'il a une foule devant lui
19:26le GIGN
19:26il ne fait pas du maintien
19:27de l'ordre
19:27c'est bien d'avoir
19:29le maximum d'opérateurs
19:30de maintien de l'ordre
19:31mobile
19:31et donc c'est une bonne
19:33solution
19:33mais en même temps
19:34ça montre la difficulté
19:36qu'on a à regarnir
19:38le maintien de l'ordre
19:38quand on vous parle
19:39de la CRS8
19:40ou des CRS8
19:41elles n'ont pas été créées
19:42en plus des autres
19:42elles ont été créées
19:43en piquant des effectifs
19:45aux autres
19:46tout ça n'a guère de sens
19:48mais alors quand le président
19:49de la République
19:49dit plus jamais
19:50le 17 octobre
19:51heureusement
19:52il vaut mieux
19:53plus jamais le 17 octobre
19:54mais bien sûr
19:54mais il le lance
19:55comme une promesse
19:56à laquelle
19:57il dit l'État
19:58a tenu le 24
19:59ce qui veut dire
20:00que le 17
20:02ça ne devait pas être le cas
20:03mais est-ce que l'ordre
20:05Alain Bauer
20:05est-ce que l'ordre public
20:08est rétabli
20:08ou il est simplement maintenu
20:10il a été simplement maintenu
20:11là on est dans la gestion
20:12du désordre
20:12plutôt que dans le maintien
20:13de l'ordre
20:13on est dans un processus
20:15qui n'est pas stabilisé
20:16même si vous le constatez
20:18entre deux manifestations
20:20une forte faux calme
20:23revient
20:23mais c'est le faux calme
20:24qui prépare
20:25la tempête suivante
20:25qui est annoncée
20:27l'autre jour
20:28vous aviez des collègues
20:29à vous
20:29qui m'avaient fait
20:29un calendrier
20:30de toutes les annonces
20:31de manifestations
20:33semaine après semaine
20:34alors il y en a
20:356 000 à Paris
20:36des manifestations
20:37par an
20:37donc voilà
20:38les forces de l'ordre
20:39elles sont mobilisées
20:40de manière récurrente
20:41mais là vous avez
20:42des rendez-vous
20:43ceux des gilets jaunes
20:45revisités
20:46et du mouvement
20:47collégien et lycéen
20:49qui sont les samedis
20:50là vous avez un problème
20:52samedi dimanche
20:52à cause d'Halloween
20:54et vous avez
20:55le grand rendez-vous
20:56du 5 novembre
20:56qui est un vendredi
20:58ça voudrait dire
20:59que paroxystiquement
21:00c'est pour ça que je dis
21:00que pour moi c'est l'enjeu
21:01c'est vendredi
21:02samedi dimanche
21:03et là on a à la fois
21:05l'intensité
21:06la durée
21:07et la dispersion
21:09force de l'ordre
21:11exténué
21:11commerçant
21:12à bout de nerfs
21:13exaspéré
21:14et il faut bien reconnaître
21:15parce que sous les cendres
21:16fumantes encore
21:17du 17 octobre
21:18et les vitres brisées
21:20des commerçants
21:20il n'y avait pas
21:21que des revendications
21:22il y avait aussi
21:23un concentré de haine
21:24oui bien sûr
21:25de rage
21:25j'appelle ça
21:26la rage aux sphères
21:27vous savez bien
21:27c'est ça la vraie conjonction
21:29toutes les rages
21:30toutes les colères
21:31parce qu'il y a
21:32une défiance complète
21:33vis-à-vis de l'État
21:33quand l'État
21:35ment un peu
21:35ça va
21:36quand il ment
21:36effrontément
21:37et tout le temps
21:38et qu'il n'explique jamais
21:39le passage d'un mensonge
21:40à un autre
21:41contradictoire
21:42avec le précédent
21:43pourquoi croire l'État ?
21:44mais alors pardonnez-moi
21:45la défiance généralisée
21:46elle empêche l'État
21:47d'apporter
21:48une quelconque solution
21:49non il pourrait
21:51il pourrait
21:52il pourrait recréer
21:53de la confiance
21:53c'est pas impossible
21:54donc via les acteurs
21:55de terrain
21:56les corps intermédiaires
21:57oui enfin déjà
21:58il faudra
21:58cesser le mépris
21:59les corps intermédiaires
22:00je précise que
22:00l'actuel pouvoir
22:02a décidé
22:03dans un ouvre magnifique
22:04qui s'appelait Révolution
22:05de dissoudre
22:06tout ce qui était
22:07intermédiaire
22:07parce que c'était vieux
22:09mais l'ancien monde
22:11c'est les gens
22:12il n'y a pas d'ancien monde
22:13il n'y a que des gens
22:14qui sont là
22:15et alors quand vous perdez
22:16à la fois les anciens
22:17et la nouvelle génération
22:19c'est donc que vous avez
22:20un problème
22:21qui ne s'appelle pas
22:21le en même temps
22:22mais l'entre-deux
22:23et donc la révision
22:25politique de ça
22:26le fait de parler
22:27c'est la crise de la confiance
22:28je vous dis souvent
22:29tous les samedis
22:30il y a 15 jours
22:31j'étais à Fijac
22:32samedi dernier
22:32j'étais à Valence
22:33Fijac c'était le 17 octobre
22:34Valence c'était le 24
22:36donc des manifestants
22:37j'en ai vu
22:38ils sont venus me parler
22:39alors il y a l'effet télévisé
22:40ils ne sont pas du tout agressifs
22:42ils posent des questions
22:43quand vous avez
22:44650 personnes à Fijac
22:45et 650 personnes à Valence
22:47dans une salle
22:47vous avez un concentré
22:49de la population
22:50qui ne vient pas uniquement
22:52parce que je suis une star
22:53du rock'n'roll
22:54ou un youtuber
22:55qui fait
22:56toc toc
22:57sur un pied
22:58ils ne m'appellent pas Noah
22:59la réalité
23:00c'est qu'ils ont besoin
23:01de dialoguer
23:02d'être respectés
23:04et moi je les respecte
23:04quelles que soient leurs opinions
23:05et j'ai des fachos
23:07des gauchos
23:08des rien du tout au
23:09des perdus
23:10des gens qui veulent comprendre
23:11ce qui leur arrive
23:12et ils sont prêts
23:13à comprendre
23:14pourvu
23:14qu'on leur accorde
23:15le fait qu'il y a
23:16une intelligence individuelle
23:17et collectif
23:18dans ce pays
23:18et pas un seul chef
23:20qui pense tout
23:21qui sait tout
23:21et qui hélas
23:23de temps en temps
23:23se trompe
23:25la sous-anticipation
23:26lors du 17 octobre
23:27rassurez-moi
23:28Alain Bauer
23:29on a tiré déjà
23:30oui
23:30le 24
23:31oui ça y est
23:32donc c'était assez rapide
23:33déjà
23:34c'est-à-dire que
23:35quand vous vous êtes planté
23:36une fois
23:36en général
23:37on ne se plante pas deux fois
23:38la question c'est
23:39qu'est-ce qui va nous arriver
23:40le 31
23:40parce que l'idée
23:41que ça soit la même chose
23:43au même moment
23:43et que cette fois-ci
23:44il nous laisse gagner
23:45est une idée
23:46qui n'a jamais marché
23:46on a changé le système
23:47on l'a rendu proactif
23:48rassurez-moi
23:49ah oui
23:50beaucoup plus en matière
23:51de réseaux sociaux
23:51mais le réseau social
23:52c'est aussi un enfumage
23:53si vous regardez
23:54la carte des mouvements
23:55annoncés pour le 31 octobre
23:57il y en a 2000
23:58je crois
23:59donc vous n'avez pas
24:00les moyens
24:00de couvrir 2000 lieux
24:03avec les effectifs suffisants
24:05soit vous dégarnissez
24:06les effectifs
24:06et vous vous faites
24:07faire avoir
24:07soit vous ne voyez pas
24:09quelque chose
24:09qui est en train de se passer
24:10pour ça il faut faire
24:11beaucoup d'infiltrations
24:12de capacités
24:15de ténèbres
24:15vous savez
24:16Bismillah c'est les ténèbres
24:17le gag
24:18chez les lycéens
24:19il y a beaucoup d'éléments
24:21mais il faut le reconnaître
24:22le renseignement intérieur
24:23a mis beaucoup de temps
24:24à comprendre
24:24la nouvelle nature
24:25du terrorisme
24:25avant 2016
24:27l'attentat de Nice
24:27qui fut terrible
24:28il avait réussi
24:296 opérations
24:30préventives
24:31ou proactives
24:32depuis il en a réussi
24:3260
24:33pourquoi ?
24:33parce qu'il a intégré
24:34la nouvelle forme
24:36d'analyse du renseignement
24:37d'analyse dynamique
24:38du renseignement
24:39d'infiltration des réseaux
24:40de prise en compte
24:41des nouveaux modes
24:42de communication
24:42le renseignement territoriel
24:43qui est beaucoup plus jeune
24:44et qui n'avait pas été
24:45confronté à une crise sociale
24:47de cette ampleur
24:48va le faire à la française
24:49on ferme l'écurie
24:51après que le cheval
24:52se soit échappé
24:53on crée les sapeurs-pompiers
24:54après l'incendie
24:55de l'ambassade de Vienne
24:57on refait les tunnels
24:58après le Mont-Blanc
24:59c'est notre histoire
25:00je crains que nous n'arrivions pas
25:01beaucoup à la modifier
25:02mais on saura
25:03ce qui s'est passé
25:04avec une commission d'enquête
25:05parlementaire
25:05visiblement
25:06ils ont quelques soucis
25:07de mise en place
25:08de la commission d'enquête
25:09en plus ils font
25:09une commission d'enquête
25:10dont le but essentiel
25:11est d'éliminer
25:12des gens de la commission d'enquête
25:13pour grosso modo
25:14faire en sorte
25:15qu'elle ne puisse pas réussir
25:16ce qui est dommage
25:16une commission d'enquête
25:18et bien elle enquête
25:19donc moi s'il faut
25:2018 rapporteurs
25:21pour couvrir l'intégralité
25:22vous avez vous-même répondu
25:24à des
25:24je ne sais pas si c'est des commissions
25:25oui bien sûr
25:27régulièrement je réponds
25:27à des commissions d'enquête
25:2810 ans après un truc
25:29en 86
25:30j'ai répondu à une commission d'enquête
25:31je suis devenu le colonel Boer
25:32donc j'ai été promu
25:34parce que
25:35la commission d'enquête
25:36du Sénat
25:37a fait une analyse
25:38extrêmement précise
25:39et fine
25:39de tout ce qui s'était passé
25:40de tout ce qui avait mal passé
25:41et de comment on avait
25:42résolu le problème
25:43et trouvé un débouché à la crise
25:44et qu'on en était sorti
25:46par beaucoup de dialogues
25:46de négociations
25:47de discussions
25:50mais une difficulté
25:51c'est qu'on le fait après
25:52alors nous savons
25:53en général avant
25:54qu'un truc qui ne va pas marcher
25:56ne va pas marcher
25:56mais personne ne nous demande rien
25:58les réseaux sociaux
25:59l'incrimination des réseaux sociaux
26:01là encore
26:01c'est un manque d'anticipation
26:03la technologie
26:04qui est quand même
26:05un peu maîtrisée
26:06dans d'autres pays
26:07elle nous dépasse encore
26:08c'est toujours
26:09une bataille
26:10pas du tout
26:11on a eu des émeutes
26:12des insurrections
26:13et des révolutions
26:13sans réseaux sociaux
26:14ça n'est qu'un élément
26:16d'accélération
26:17et de mobilité
26:18sur lequel on lit
26:19beaucoup de choses
26:20vraies et fausses
26:21si on écoute le gouvernement
26:22c'est quasiment
26:23un pilleur et un casseur
26:24qui est dans la rue
26:25les réseaux sociaux
26:26oui oui
26:27il faut toujours trouver
26:28une victime
26:29il faut toujours trouver
26:30une victime
26:30on peut couper
26:31des réseaux sociaux
26:32par exemple
26:33des pays dictatoriaux
26:34comme l'Iran
26:34la Russie etc
26:35ont une manipulation
26:37des réseaux
26:37pour des raisons
26:38d'information
26:38et de stabilité
26:40heureusement
26:41ça vous choque
26:42s'il y avait
26:42une suspension
26:43de certaines plateformes
26:46si c'est une plateforme
26:47par exemple
26:47où vous tombez
26:48parce que vous avez
26:49quelqu'un infiltré
26:50du renseignement
26:51sur
26:51alors les pillages
26:53auront lieu
26:53dans tel endroit
26:54le camion
26:54pour le pillage
26:55parce que le pillage
26:56il y a plusieurs
26:56il y a
26:56je ramasse la chaussure
26:57par terre
26:58ou la paire de chaussures
26:59il y a
26:59je vais dans le magasin
27:00et je mets tout
27:01dans un camion
27:02qui me permet
27:03d'en faire
27:04une sorte de semi-grossiste
27:05ah oui
27:05mais là c'est pas
27:06un vol d'opportunité
27:07là tout est prévu
27:08et donc ceux-là
27:10si vous tombez
27:11sur leur capacité
27:12de réseau
27:12et si vous avez
27:13la possibilité
27:13de le couper
27:14je rappelle qu'aucun
27:14de ces réseaux
27:15n'est en France
27:15ou français
27:16vous pouvez évidemment
27:17prendre cette opportunité
27:18soit pour les interpeller
27:19plus tard
27:20soit pour couper
27:21le réseau
27:22et empêcher
27:23la possibilité
27:24de
27:24il arrive par exemple
27:25qu'on coupe
27:26des réseaux GSM
27:26pour des raisons
27:28politiques
27:28ou antiterroristes
27:29on a des moyens
27:30mais ça doit être
27:31très ciblé
27:31très pointu
27:32ça ne peut pas être
27:33généralisé
27:33et si c'était généralisé
27:35on trouvera toujours
27:36d'autres moyens
27:36puisque le peer-to-peer
27:37fonctionne toujours
27:38il y a des applications
27:39qui permettent
27:40de contourner
27:41la problématique
27:42des réseaux
27:43TikTok
27:43et autres
27:45Insta
27:46etc
27:46il faudrait couper
27:48tout le réseau
27:49téléphonique
27:49parce que le SMS
27:51remplacera
27:51les boucles
27:52des autres
27:54le WhatsApp
27:54remplacera autre chose
27:55il y en a tellement
27:56que la capacité
27:58des ports
28:00notamment de la population
28:01directement concernée
28:03c'est-à-dire
28:03les casseurs politisés
28:04et les pilleurs
28:05semi-grossistes
28:06fait que tout ça
28:08ne changera pas
28:08grand-chose
28:09mais le gouverneur
28:10Pessier
28:10je rappelle qu'il a été
28:11censuré par le Conseil
28:12d'État
28:12sur la Nouvelle-Calédonie
28:13et qu'il ne peut pas dire
28:15qu'il ne le sait pas
28:16justement sur la censure
28:17à chaque fois
28:18comment ils adaptent
28:18les lois
28:19par exemple la loi
28:19casseur-payeur
28:20Alain Bauer
28:20il y a un progrès
28:23oui
28:23ils sont passés
28:24du pénal au civil
28:25et c'est probablement
28:27c'est comme ça
28:28qu'ils peuvent éviter
28:29quelqu'un a lu
28:30la décision du Conseil
28:31quand le Conseil
28:32le Conseil
28:32vous censure
28:33il vous explique
28:34pourquoi il vous censure
28:34en général dans les notes
28:35du Conseil constitutionnel
28:36le truc de 36 pages
28:37qui suit
28:38que personne ne lit
28:39vous avez mode d'emploi
28:40pour ne pas faire censurer
28:41la prochaine fois
28:42donc visiblement
28:43quelqu'un a eu
28:44un moment
28:44de lecture attentive
28:46et en passant du civil
28:47au pénal
28:48il ouvre une voie
28:49dont je ne sais pas
28:50si le Conseil constitutionnel
28:51la censurera
28:52ou pas
28:53mais qui est inédite
28:54là en termes de
28:56capacité
28:57après il y a eu
28:57plein d'amendements
28:58liberticides
28:58le principe c'est que
28:59les casseurs payent là
29:00qu'on touche aux allocations
29:02et pas seulement familiales
29:03le Sénat veut aller jusqu'aux RSA
29:05etc
29:05il y a eu beaucoup
29:06d'amendements
29:06qui ont alourdi
29:07je parle à l'Assemblée
29:09le texte
29:10on va voir ce que le Sénat
29:11en fera in fine
29:13mais il y a eu
29:14une sorte d'intelligence
29:15dans la démarche
29:18pour une fois
29:18on n'est pas dans
29:19on va réessayer
29:20une nouvelle fois
29:20c'est purement symbolique
29:21on sait qu'on va se prendre
29:22la porte dans la figure
29:23mais on l'a fait
29:23juste pour le principe
29:24là c'est autre chose
29:25et donc il faut voir
29:26où ira le Conseil constitutionnel
29:27dans son appréciation
29:29de la version civile
29:30du casseur payeur
29:31pour ne pas se prendre
29:32comme vous le dites
29:33la porte dans la figure
29:34il reste toujours
29:36un élément
29:36un outil
29:37l'état d'urgence
29:38il a été balayé
29:39d'un revers de main
29:40est-ce bien prudent
29:41est-ce qu'il ne vaut mieux pas
29:42quand une situation
29:43peut devenir hors de contrôle
29:45et d'ailleurs l'état a failli
29:46c'est le ministre de l'Intérieur
29:48qui l'a dit
29:49garder quand même
29:50sous la main
29:50une telle disposition
29:51que tout à fait
29:52dans notre état de droit
29:53elle n'a pas disparu
29:54vous pouvez la mettre
29:55en application
29:56quand vous voulez
29:56de même que
29:57toute une série de dispositions
29:58de la loi de 1955
30:00qui permet toute une série
30:01de procédures dégradées
30:04par rapport à l'état d'urgence
30:05non ce qui est très surprenant
30:07c'est qu'en fait
30:08le choix de ne pas l'appliquer
30:10a été fait
30:10alors de toute façon
30:11c'était après
30:11donc c'était trop tard
30:13puis ça n'aurait pas servi
30:14à grand chose
30:14le 18 octobre
30:15le 24
30:17la démonstration a été faite
30:18qu'on pouvait faire
30:19à peu près 100
30:20la question c'est
30:21si on aurait pu le décider
30:22là par exemple
30:23à force de nous dire
30:24que ça va être terrible
30:24le 31 et le 1er
30:26comment vous l'expliquez
30:27la stratégie de communication
30:29c'est c'est de chercher
30:30à comprendre
30:30ce qui se passe
30:31dans la tête du président
30:32on voudrait comprendre
30:32comment un ministre
30:34arrive avec le préfet
30:36et tout le monde
30:36et nous dire
30:37attention
30:37ça va être quelque chose
30:39le 31 octobre
30:40bah oui
30:40c'est le président
30:42qui a commencé
30:42donc je ne sais pas
30:44pour moi c'est un mystère
30:45parce que vous avez en même temps
30:46le président qui dit
30:47je ne prends pas l'article 16
30:48et deux jours après
30:49qui convoque un conseil
30:50de renseignement
30:51même pas de défense
30:52et qui dit
30:53j'interdirais les manifestations
30:55qui avec zéro pouvoir
30:56puisqu'il ne s'est pas donné
30:58mais l'air d'avoir de lui
31:00décider qui déclare
31:01ou pas une manifestation
31:02qui a le droit
31:03de manifester ou pas
31:04et on a vu d'ailleurs
31:05assez rapidement
31:06que les tribunaux
31:07d'un côté
31:07et les préfets
31:09qui sont en général
31:10professionnels expérimentés
31:11ont trouvé d'autres moyens
31:12regardez
31:12le préfet Moutou
31:13a géré
31:14une situation
31:15à Orléans
31:16une situation
31:17extraordinairement
31:18tendue et sensible
31:19de manière
31:20que saviez-vous
31:20d'ailleurs de la situation
31:21à Orléans
31:22je vous rappelle
31:22il y a un congrès du RN
31:23c'était un samedi
31:25il y avait les discours
31:26sur dimanche
31:27il y avait véritablement
31:28un risque réel
31:30dans cette vie
31:30le renseignement
31:31l'avait indiqué
31:32les opérateurs
31:34l'avaient indiqué
31:34mais devant
31:35l'organisation
31:36vous avez vu
31:37la conférence de presse
31:38je préfère beaucoup
31:39c'était clinique
31:40c'est carré
31:40j'avais l'impression
31:41d'être
31:42vous savez
31:42dans un cours
31:43de médecine légale
31:44donc on va couper ici
31:46on va couper là
31:46là on peut
31:47là on peut pas
31:48ici là
31:48et n'essayez pas
31:50parce que
31:50je trouvais ça
31:51très propre
31:52très carré
31:52il a commencé
31:53par la liberté
31:54de manifestation
31:54et la garantie
31:56absolue
31:56de cette liberté
31:57ce qui est le minimum
31:58mais qui était très bien fait
31:59moi je trouvais
32:00que c'était un modèle
32:01donc l'État
32:02quand il veut
32:03il peut
32:04mais c'est pour ça
32:04qu'on vous interroge
32:05Alain Bauer
32:06sur l'agitation politique
32:07ou en tout cas
32:07l'affichage
32:08quand le président
32:09convoque un conseil
32:10de défense
32:11et de sécurité
32:11moi quand j'ai vu ça
32:13je dis conseil de défense
32:14mais où est l'ennemi ?
32:17ah bah là
32:17l'ennemi il est là
32:18c'est tout le problème
32:19de l'État
32:19il est intérieur
32:20il a un problème
32:20non c'est même pas intérieur
32:22l'ennemi intérieur
32:22c'est la cinquième colonne
32:24c'est des manivés
32:25non c'est le peuple
32:26l'État a peur du peuple
32:27c'est son drame
32:29une peur panique
32:30ce qui explique
32:30le problème du référendum
32:32alors pas si pas ça
32:33pas comme si
32:33pas comme ça
32:34un pays qui considère
32:35son peuple comme ennemi
32:37il en a peur
32:38il y a un État
32:38un État
32:39oui un État
32:40non pas le pays
32:40le pays c'est le nôtre
32:41évidemment
32:41non on a un problème
32:43entre la confiance
32:44entre la nation et l'État
32:45quand la nation
32:46sous-traite à l'État
32:47sa protection
32:48et tout le reste
32:49et que ça marche
32:50tout le monde est content
32:51vous avez des fractions
32:52de la nation
32:53qui ne sont pas contentes
32:54parce que
32:55le phylloxéra
32:56le prix de l'essence
32:57c'est un sujet
32:58qui d'ailleurs
32:59souvent le Covid
33:00c'est pas l'État
33:01qui l'a inventé
33:02il fait comme il peut
33:03plus ou moins bien
33:04avec des erreurs
33:05de la com
33:06qui rentre dans le bêtisier
33:09historique
33:09sur les masques
33:10mais au moins
33:11on peut dire
33:12il fait comme il peut
33:13et d'ailleurs
33:13le Premier ministre
33:14Philippe avait dit
33:15moi écoutez
33:16je fais ce que je peux
33:17comme je peux
33:18avec les moyens que j'ai
33:18et il avait gagné
33:1918 points d'opinion favorable
33:22parce que
33:22honnête
33:23mais l'État
33:23il peut être honnête
33:24quand on sait pas
33:25on sait pas
33:25quand on sait on sait
33:26quand on se trompe
33:27on se trompe
33:27il faut juste le reconnaître
33:29c'est de dire
33:30dire la vérité
33:31la vérité
33:31c'est un principe
33:33rocardien
33:33et vous estimez
33:34que les acteurs de terrain
33:35les préfets
33:36comme Hugues Moutou
33:37et d'autres
33:37de manière clinique
33:38disent les choses
33:39en tout cas
33:40je reconnais
33:41vous avez vu
33:42le procureur antiterroriste
33:44sur l'affaire de Trappes
33:45il vous dit
33:45ce qui est
33:46et ce qui n'est pas
33:47puis le lendemain
33:48il vous dit
33:48voilà ce qu'on a découvert
33:49et voilà ce qui est
33:50et qu'est-ce que vous voulez dire
33:52c'est-à-dire considérer
33:53c'est un homme
33:53le procureur antiterroriste
33:55comme le procureur
33:55Mollins avant lui
33:58à qui vous faites confiance
33:59parce que vous avez
34:00le sentiment
34:00qu'il vous dit
34:01les choses
34:02de manière carrée
34:03claire
34:04et qu'il fait appel
34:05à votre intelligence
34:06il ne vous donne pas
34:07des injonctions contradictoires
34:08il ne vous dit pas
34:09que vous ne savez rien
34:10que vous êtes débile
34:11et qu'il suffit
34:11de traverser la rue
34:12il vous dit
34:13voilà ce qui est
34:13voilà ce que je fais
34:14et voilà comment ça marche
34:16et ensuite il prend des questions
34:18parlons-en
34:18ça c'est l'attentat
34:19raciste de Trapp
34:21est-ce que tout ce dont
34:22nous parlons là
34:22se déroule à Lamboer
34:23dans un climat politique
34:25délétère
34:26délétère vraiment
34:28paroxystique
34:28mais vraiment délétère
34:29un hommage national
34:30est prévu
34:31c'est généralement
34:32un hommage national
34:33pour les victimes
34:34un moment de recueillement
34:35un moment de
34:36je veux dire
34:37d'unité
34:38vous croyez encore
34:39à une unité possible
34:40dans un tel pays
34:41j'ai pas vu ça
34:42à l'Assemblée nationale
34:42dans le moment de silence
34:44que madame la présidente
34:46de l'Assemblée
34:46avait voulu faire
34:48à l'hommage
34:49de la victime
34:50décédée
34:51et donc
34:54j'ai beaucoup regretté
34:56mais
34:56je veux dire
34:57l'Assemblée est devenue
34:58un spectacle
34:59plus qu'un parlement
35:00donc ça me désole
35:02parce que
35:02moi je suis pour la représentation
35:04la démocratie parlementaire
35:05c'est le cœur battant
35:06de notre démocratie
35:07quand même
35:07oui mais
35:07elle s'est beaucoup dégradée
35:09d'ailleurs la plupart
35:09des parlementaires
35:10ayant un peu d'ancienneté
35:12vous disent qu'ils ne reconnaissent
35:13eux-mêmes pas
35:13l'Assemblée nationale
35:14je salue le rôle
35:18relativement paisible
35:18du Sénat
35:20mais y compris son apport
35:22en termes de commission d'enquête
35:23madame Evren
35:24sur le pays scolaire
35:25la commission d'enquête
35:26sur le narcotrafic
35:27l'année dernière
35:27ont été des grands moments
35:28d'activité parlementaire
35:29consensuelle
35:31intelligente
35:32opérationnelle
35:32donc ça peut marcher
35:34ce qui est dommage
35:35c'est qu'à l'Assemblée
35:35on en soit loin
35:38on appelle ça le chaudron
35:39il parle
35:39de la commission d'enquête
35:39l'Assemblée nationale