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Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.
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00:00Alors on est mal en point quand on a vu le spectacle à l'Assemblée nationale
00:04où le Premier ministre a fini par rappeler tout le monde à la décence et à la dignité.
00:08D'ailleurs il a renvoyé dos à dos chacun en disant les morts se valent.
00:12Et il faut ce moment d'unité, que dans notre pays on n'arrive pas.
00:16Que ce soit après un attentat islamiste, et on en a connu.
00:20Que ce soit après des attaques antisémites, on en a connu.
00:24Que ce soit après un attentat raciste, et on en connaît.
00:28Comment vous expliquez une telle division ?
00:29Comment expliquez-vous que le poison s'instille à ce point dans les veines de la France ?
00:35D'abord, il y a eu l'unité nationale après les attentats, je rappelle,
00:40de l'islamiste, du Bataclan, etc.
00:42Donc ce n'est pas congénital à la France.
00:44Je pense qu'en ce moment, ce pays n'a plus d'avenir dans sa tête,
00:51il n'a plus de rêve, alors que tu sois jeune, vieux, grand, petit,
00:56quand t'es à l'arrêt, tu détestes tout le monde, et c'est de la faute de l'autre.
01:00Mais c'est vrai de toutes les tribus.
01:03Depuis que l'homme est homme, une tribu qui n'a plus d'avenir,
01:07plus d'expansion, plus de rêve,
01:09d'abord, elle élimine les plus fragiles de la tribu,
01:14ceux qui ressemblent le moins au chef,
01:16ça s'appelle une forme de ségrégation ou de racisme,
01:19et puis elle meurt, elle se noie dans le fleuve.
01:21Eh bien, on est un peu là.
01:23Moi, mon sentiment principal, c'est que si on avait une vraie perspective,
01:28une vraie campagne présidentielle,
01:30dans lesquelles on n'est non pas des programmes,
01:34un diagnostic, la raison, nos forces,
01:38comment on se réorganise,
01:39et quels sont nos cinq ou six grands buts à atteindre,
01:42je vous garantis que ce pays, il se remet en mouvement,
01:46il retrouve sa puissance et sa joie de vivre.
01:47Il refait le pape Léon, il refait la Coupe du Monde,
01:52non, je veux dire, il est capable de tout ça.
01:55Mais en ce moment, il est complètement angoissé,
01:57parce qu'il a le sentiment que c'est une campagne qui ne va pas servir.
02:02Peut-être que je me trompe, madame,
02:04mais mon sentiment, c'est que,
02:06bon, en gros, tu vas voter pour un extrême ou l'autre,
02:10de toute façon, tu auras les deux à l'arrivée.
02:11Comment ça, les deux ?
02:12Bon, parce que...
02:13Ou Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon.
02:15Eh bien, oui, mais tu auras les deux à l'arrivée,
02:17parce que tu auras une majorité et une opposition,
02:20et ce sont deux extrêmes qui s'affronteront après.
02:23Et moi, je ne porte pas de jugement de valeur,
02:25je ne donne aucune leçon.
02:27Tout le monde a parfaitement le droit de candidat.
02:30Simplement, il n'y a pas une troisième hypothèse structurée.
02:35Je ne parle pas de casting,
02:36je ne parle pas ni de primaire, ni de pas de primaire,
02:39mais laisse-moi la place, passe-moi le sel.
02:40Ce n'est pas ça.
02:41Une organisation, moi, je vous jure,
02:44je discute avec des maires, des patrons de clubs,
02:47des syndicats, encore ce matin,
02:49je ne donnerai pas le nom,
02:50aux petits-dés, d'un très grand syndicaliste français.
02:53Mais je veux dire, les patrons de bois,
02:55des grandes, des petites, des moyennes.
02:56Tous partagent le diagnostic d'une grande inquiétude,
02:59d'une grande emploi.
02:59Non, et puis ça,
03:01il faut absolument réorganiser ce pays.
03:04Quand Michel Édouard dit, il faut ramener le...
03:06Oui, d'accord.
03:07Mais si tu ne réorganises pas
03:08et que tu continues à fuir,
03:10à avoir des fuites entre 80 et 140 milliards,
03:13c'est à peu près le chiffre,
03:14par ta totale désorganisation,
03:16tu ne vas pas faire le bruit à côté du net.
03:18Je vous donne mon sentiment, M. Parleau.
03:21On aime ce pays.
03:22Et pour beaucoup, quand on vient d'autres pays,
03:25on l'aime évidemment tout autant
03:26que ceux qui sont là depuis longtemps.
03:27Mais pourquoi cette impression,
03:29peut-être reste la réalité,
03:31mais je prends des précautions,
03:32que ça ne fonctionne pas comme ça devrait être,
03:33que rien ne fonctionne.
03:34L'éducation, l'hôpital,
03:36pourquoi toutes ces choses aussi importantes
03:38dans une société ?
03:39Oui, madame, parce qu'on a le modèle français
03:44d'organisation publique.
03:46Voilà, hérité de la monarchie,
03:50avec Robespierre qui te dit
03:53pas une tête qui dépasse, codifié par Napoléon,
03:56avec le temps, il est plus pertinent.
03:59Voilà.
04:00On t'a fait croire qu'on était un pays centralisé.
04:02Un pays centralisé, il a une justice qui fonctionne,
04:04il a une police qui fonctionne,
04:06il a des prisons qui fonctionnent.
04:08Enfin, je veux dire, mais c'est pas vrai.
04:09C'est une blague.
04:10Regardez l'histoire de l'éducation.
04:13Vous avez, il y a trois semaines,
04:14PISA, donc, l'académie mondiale te dit
04:17qu'on s'effondre.
04:18Et les jeunes, ils disent, ben oui, on s'effondre.
04:21Ben oui, on s'effondre.
04:22Mais il nous manque 10% des cours.
04:24Vous avez vu l'emploi de l'utile.
04:25Enfin, je veux dire, tout ça ne fonctionne pas.
04:28Moi, je vous dis ça.
04:29Pourquoi ça ne fonctionne pas ?
04:30Parce que, comme dans toute boîte en faillite,
04:33une boîte en faillite,
04:34c'est parce que vous n'avez pas les bonnes ressources humaines,
04:36pas la diversité des ressources humaines
04:38et pas le bon process.
04:39Et peut-être pas les bons patrons
04:41ou ceux qui s'estiment patrons,
04:42en tous les cas ceux qui veulent présider
04:44à la boîte ou à la France,
04:46on apprend à l'instant,
04:47vous venez de dire primaire ou pas primaire,
04:49on apprend à l'instant, c'est aux 20h,
04:51le TFA, que Gabriel Attal
04:53dit qu'il fout une primaire.
04:54Oui, très bien.
04:55Mais ça, c'est leur histoire.
04:57C'est de la petite cuisine, c'est pas...
04:58Non, mais j'ai aucun mépris pour ça.
05:00Attendez, je ne suis pas fabriqué comme ça.
05:02Je vous dis, madame,
05:03que notre désorganisation ne vient pas du fait
05:06qu'on est un peuple de crétins ni de voyous.
05:08Bon, donc, on a un truc qui ne marche pas.
05:09Moi, j'ai ouvert le capot de la bagnole plusieurs fois.
05:12Il y a 10 ans, il y a 5 ans,
05:14j'ai écrit l'alarme.
05:15C'est bien.
05:16L'alarme.
05:17Pardon, mais l'alarme,
05:19ce n'était pas...
05:20Bon, ce n'était pas un gros mot.
05:22C'était un diagnostic.
05:24Ça a continué, ça s'est aggravé.
05:26Et comme toute boîte en faillite,
05:27ça s'accélère.
05:28Parce que vous savez, au début,
05:29la faillite, elle ne se voit pas.
05:31Comme l'air du navire, vous savez.
05:32Oh, vous avez des moins bons résultats là.
05:34Mais enfin, on vous fait confiance.
05:36Le banquier fait confiance.
05:37Le client, là, d'habitude,
05:38il vient quand même dans votre resto.
05:39Enfin bon.
05:40Puis tout d'un coup,
05:41puis vous vendez les bijoux de famille.
05:44Vous vendez le camion qui va bien
05:46pour mettre du fioul dans le camion
05:48qui ne marche pas,
05:49qui est toujours au garage.
05:50Puis à un moment donné,
05:51vous êtes à l'os.
05:52Et là, vous avez une accélération.
05:53Nous sommes à l'accélération de ça.
05:56Donc on est face à un moment d'une crise.
05:58Mais il ne faut pas gâcher une crise.
06:00C'est génial qu'il y ait cette crise.
06:02Au sens où...
06:03Non mais on peut ouvrir les yeux.
06:05On a quelques facilités.
06:07On vit dans un pays qui est le jardin de Dieu.
06:09Un climat tempéré,
06:10de la mer, des océans, des montagnes, des forêts.
06:12On va reprendre la phrase de Sylvain Tesson.
06:13C'est qu'ils ont tous l'impression de vivre alors que...
06:15Oui, oui, mais quand tu vis dans le jardin de Dieu,
06:19mais tu n'as pas besoin de faire des...
06:20Mais attends, excuse-moi, tu ne t'adaptes pas.
06:22Tu n'as pas besoin de t'adapter.
06:24Donc on ne s'adapte pas.
06:25Donc notre truc, il commence à partir en couille.
06:27C'est ça ce qui s'est passé depuis un certain temps.
06:30Alors l'État, oui, mais tu as 18 autorités administratives indépendantes.
06:34L'État, oui, mais tu as 1200 organismes publics qui viennent.
06:38Tu as le CRMA, le truc.
06:39Le système est complètement dingue.
06:41Oui, mais on nous a dit...
06:42On a élu des gens qui ont pensé...
06:43Enfin, que certains affirmaient qu'ils étaient plus intelligents que la moyenne,
06:47si je puis dire.
06:48D'ailleurs, on nous a dit, laissez-nous faire.
06:49Oui, oui, mais je suis d'accord.
06:51Mais ça, c'est la fin d'un système.
06:54On ne va pas dans 300...
06:58Dans combien ?
06:59Dans 150 dodos, 200 dodos.
07:01Bon, la question, c'est demain.
07:02On va arrêter de parler du passé.
07:05Voilà.
07:05Je vous dis que quand une tribu n'a plus qu'un seul regard,
07:08on n'aurait que des profs de sciences.
07:10Là, on n'a que des inspecteurs des finances,
07:13des conseillers et de la Cour des comptes.
07:15Eh bien, la tribu meurt.
07:16Donc, si vous ne ramenez pas au pouvoir
07:18des maires dans des villes complètes...
07:20Regardez ces maires qui ont été élus
07:21dans des conditions incroyables,
07:23dans des villes incroyables,
07:24à 70% au premier tour.
07:26Regardez ces champions de sport,
07:28de club,
07:29des patrons de boîte,
07:30des mecs de la tech.
07:32Redonnez le pouvoir aux maires.
07:33Aux acteurs.
07:35Aux acteurs.
07:35Aux acteurs principaux.
07:37Mais ça n'a aucune...
07:39Vous parlez à tout le monde.
07:40Vous leur parlez à tous.
07:41Mais attendez, regardez le maire de Montpellier,
07:42il est génial.
07:43Regardez Carole Delga,
07:44elle est formidable.
07:45Mais Hervé Morin aussi.
07:46Xavier...
07:46Mais il faut bien comprendre
07:48ce qui est agaçant dans cette affaire.
07:50C'est qu'au fond,
07:51en vrai,
07:52je vous donne ma parole d'honneur
07:53sur tous mes enfants
07:54et j'en ai un paquet.
07:56Tous mes enfants.
07:57Tu les préserves, oui.
07:58Écoutez-moi bien.
07:59Que ça soit des syndicalistes,
08:01des chefs d'entreprise,
08:02des maires,
08:05des éducateurs de rue.
08:07Tout le monde est d'accord
08:08sur le diagnostic.
08:10Il n'y a qu'un truc.
08:11Il y a un système
08:12qui est totalement fermé.
08:13Mais il est quasiment...
08:14Il est bien verrouillé, là.
08:15Mais ma chère, c'est vrai que...
08:17Mais comment le déverrouiller ?
08:18Ah ben, c'est les Français
08:19qui vont le décider.
08:20Moi, je vais vous...
08:21Non, mais attends,
08:22il n'y a qu'un acteur.
08:23C'est le peuple français,
08:24dans l'histoire.
08:25Mais simplement,
08:26il faut leur faire une proposition.
08:27Une vraie proposition.
08:29Alors moi,
08:29j'ai appelé ça les mécanos
08:30parce que les gens
08:31qui ferment leur gueule
08:32et qui écoutent...
08:32Vous savez, le mécano,
08:33il s'est réparé.
08:34À l'oreille,
08:35il peut vous dire
08:35la bielle qui ne va pas bien
08:37dans la voiture.
08:38Donc, c'est des gens
08:39qui sont très attentifs aux autres
08:40parce que tout est collectif.
08:43La personne qui pense
08:44qu'elle va, elle,
08:45régler un problème,
08:46ça n'existe pas.
08:46Et ça, ça pourra éviter...
08:48Ça pourra donner...
08:49Comment dire ?
08:50Un choix.
08:50Un choix.
08:51Un choix.
08:51Un vrai choix
08:52pour le destin de la France.
08:53Oui, madame.
08:54Pas ce qui nous est présenté.
08:56Moi, je pense que pas.
08:57Oui, c'est ce que je pense profondément.
09:01Mais quand je discute
09:02avec les uns et les autres,
09:03presque tout le monde est d'accord.
09:05Mais Michel Édouard,
09:07c'est pas une mise en scène
09:08ce qu'on a fait ce soir.
09:09Sur la jeunesse,
09:09on nous dit,
09:10mais regardez,
09:12on ne va pas dépenser
09:13l'argent qu'on n'a pas,
09:14madame.
09:14Parce qu'on nous dit
09:15l'argent magique,
09:16vous le sortez de vous.
09:17Mais quel argent ?
09:19Quel argent ?
09:20Notre désenquête...
09:21C'est pas moi qui le dit,
09:22le CDE.
09:22Moi, je vous le dis,
09:23130 milliards, ça coûte.
09:25Non, mais c'est quand même ça.
09:27Je vous donne un exemple.
09:29Pour qu'il y ait de l'argent,
09:30il faut qu'il y ait un peu de production.
09:31D'accord ?
09:31Pour qu'il y ait de la production,
09:32il faut qu'il y ait de la liberté.
09:33Je vous donne un exemple.
09:34Si demain matin,
09:35le logement et l'urbanisme
09:36s'est fait en Bretagne
09:38par les Bretons,
09:38en Corse,
09:39par les Corses,
09:40en Savoie,
09:41par les Savoyards,
09:42je vous promets,
09:43madame,
09:43on supprime toutes les règles nationales,
09:45je vous promets,
09:46madame,
09:46que dans 18 mois,
09:48il y a des grues partout.
09:49Et dans 18 mois,
09:51la construction qui représente
09:526% du PIB redémarre.
09:54C'est ça.
09:55Un parlement,
09:55allez, on va dire de province,
09:56je n'aime pas le mot territoire.
09:57Non, non,
09:58ce n'est pas le cas.
09:59Ça s'appelle la province
10:00ou la région,
10:00comme vous voulez.
10:01Pour les mamans isolées,
10:03pour l'apprentissage,
10:04il y a un peuple de commandement.
10:05Donc, parlement de province
10:06et un État central
10:07qui enfin s'occuperait
10:08des grands enjeux
10:09et pas de...
10:10Mais quel est son boulot ?
10:12Pardon,
10:12la recherche,
10:13l'espace,
10:13la justice,
10:14la collecte,
10:15l'équité territoriale,
10:16la sécurité extérieure.
10:17La collecte qui fait bien son travail.
10:19Non, non,
10:19mais d'ailleurs,
10:20ça marche bien,
10:20mais c'est son rôle.
10:21Non, mais il faut qu'il y ait
10:22un peu d'équité territoriale.
10:23Ça, c'est son job.
10:25Et maintenant,
10:25les pains et soins,
10:26tout ce qui concerne
10:27la vie quotidienne des gens,
10:29qui est le vrai...
10:29Mais est-ce que vous rendez compte ?
10:31Pour construire une résidence
10:32de 50 logements,
10:34il faut 42 autorisations.
10:36Mais pour construire une crèche,
10:37madame,
10:38il faut la CAF,
10:39l'AMSA,
10:40si c'est à la campagne,
10:42le département,
10:43l'État,
10:45ALRS,
10:45mais la ville est allée.
10:46Mais on est dingue !
10:48Qu'est-ce que vous répondez
10:48à certains,
10:49avec des œillères,
10:50qui vont me dire
10:50« Mais regardez,
10:51il va y aller
10:51avec la fameuse tronçonneuse ! »
10:53Quelle tronçonneuse ?
10:54Quelle tronçonneuse ?
10:55Le grand ciseau,
10:56si vous préférez,
10:57pour tailler.
10:58Mais attendez,
10:58excusez-moi,
11:00considérez que
11:01quand vous,
11:01vous allez vouloir
11:02vous occuper
11:03de vos enfants
11:04à la crèche,
11:05qu'il y ait
11:05un interlocuteur
11:06pour les crèches
11:09là où vous vivez,
11:10je ne vois pas en quoi
11:11c'est une tronçonneuse,
11:12c'est juste
11:13pas avoir cet acteur.
11:15Alors l'un qui vous renvoie,
11:17moi j'ai regardé,
11:18vous faites 4GPT,
11:19vous regardez,
11:20les aides,
11:21vous savez combien
11:21il y en a en France ?
11:22Alors selon la nature,
11:23de 200 à 1 000,
11:24voilà.
11:25Mais parce qu'on a
11:27des petits guichets
11:28partout !
11:29Vous voulez faire
11:29la foire à la chaussure
11:31à Chalon ?
11:32Vous allez alors
11:33mobiliser l'État,
11:35la région,
11:36le département,
11:37la ville,
11:37l'agglo,
11:37la chambre de commerce,
11:38les fonds européens.
11:39Mais on est dingue !
11:41On est juste dingue !
11:42Donc déverrouiller,
11:43ça s'appelle
11:44l'État profond,
11:44non,
11:45vous le définissez comme ça ?
11:47Qu'est-ce qui fait
11:48que ça coagule,
11:49que ça tient,
11:49que ça se...
11:50C'est pas l'État profond.
11:51que c'est si verrouillé ?
11:52Non,
11:53on ne s'est pas rendu...
11:55En fait,
11:55De Gaulle en 69,
11:57il avait parfaitement compris.
11:59Attends,
11:59je rappelle
12:00que le général De Gaulle
12:01explique,
12:02il fait un discours en 69,
12:03il dit
12:04il est temps
12:04que la province
12:06prenne sa visibilité
12:07pour s'occuper
12:08des affaires de la province.
12:09Et il quitte le pouvoir,
12:11il part en Irlande.
12:13Effectivement, oui.
12:13Il part en Irlande
12:15parce qu'il sait
12:16que si on ne réorganise pas
12:18les pouvoirs publics,
12:19il réintroduit
12:20les syndicats
12:21dans les corps intermédiaires
12:22au Sénat,
12:23souvenez-vous.
12:23Une réorganisation complète.
12:25Qu'est-ce qu'il reste
12:26des corps intermédiaires ?
12:27Et d'ailleurs,
12:27c'est peut-être pour ça
12:28que nous avons des manifestations
12:29qui terminent toujours dans des...
12:31Mais évidemment.
12:32Alors en même temps,
12:33ça gère 800 milliards.
12:35Mais on est quand même
12:36dans un truc très étonnant
12:38avec des gens
12:39parfaitement dévoués.
12:41Moi, je dis juste
12:43les fonctionnaires,
12:44quels qu'ils soient,
12:46ce sont des héros
12:47de la République
12:48si vous leur donnez
12:49la mission
12:50de s'occuper des gens
12:51avec des missions
12:52parfaitement claires.
12:53Si j'ai bien compris,
12:54ces fonctionnaires,
12:55ce grand syndicaliste
12:56dont vous avez parlé
12:56sans citer le nom,
12:57ces jeunes que vous voyez,
12:59ces présidents de région,
13:00ces maires,
13:01ils sont tous autour de vous.
13:03Ils sont en train de vous dire
13:04non, on ne peut pas accepter
13:05ce qui va se passer
13:06dans six mois.
13:07On veut y aller.
13:08Quelle est la feuille de route ?
13:10On signe tous à la fin.
13:12Chacun met...
13:12Et on y va.
13:13Alors,
13:15si je suis complètement honnête,
13:18enfin non,
13:19je suis complètement honnête,
13:21en même temps,
13:22ils sont passionnés
13:23par ce qu'ils font.
13:25Non, mais il faut bien comprendre.
13:26Je vous donne l'exemple.
13:27Il ne m'en voudra pas,
13:28le maire de Montpellier,
13:29qui est un mec génial.
13:30Bon, formidable.
13:31Mais en même temps,
13:32il est à Montpellier,
13:34il n'a pas envie
13:34de faire autre chose
13:35que Montpellier.
13:36Alors il dit,
13:37mais tu peux dire
13:37que je suis à Mécano.
13:38Bon, d'accord.
13:39Mais donc,
13:40il peut aider
13:40à la réflexion.
13:42Ils ne vont pas tous
13:42être opérateurs.
13:43C'est ça,
13:44ce que je veux vous dire.
13:45Mais tout le monde
13:46a chouillé après.
13:48Allez,
13:49à 80 %,
13:50madame Mabrouk,
13:51les six très grands chantiers
13:52de notre pays
13:53pour le redresser
13:55et à 80 %,
13:57alors il y aura toujours
13:58à la marge
13:58d'une discussion,
13:59on prend un peu plus
14:00sur la fiscalité,
14:01un peu moins.
14:02Il y a ceux qui vont dire,
14:03bon,
14:04il faut que même
14:04si tu travailles à New York,
14:05tu paies comme tes impôts
14:06en France,
14:07moins ceux que tu payes à New York.
14:08Il peut y avoir des,
14:09j'allais dire,
14:09presque des détails.
14:11C'est des modalités.
14:13Mais au fond du fond,
14:15le plan jeunesse,
14:16la réorganisation
14:16de la justice,
14:17de la sécurité,
14:18du contrôle du peuplement,
14:20et l'énergie,
14:22les très grands,
14:23et donc la souveraineté
14:27industrielle
14:28et de production.
14:29La souveraineté industrielle
14:31de type très à droite
14:33à Montebourg
14:34en passant par
14:35tous les maires
14:36et les grandes régions
14:37à peu près.
14:37Moi j'étais à Pontivier
14:39l'autre jour
14:39avec,
14:40formidable,
14:40le président de la région,
14:41il est génial.
14:43Chez les Girard,
14:44le RIC,
14:44un type...
14:45On est quand même
14:46très loin
14:49de...
14:49Je vous ai dit
14:50ce qui s'est dit ce soir.
14:51Ça c'est Gabriel Attal,
14:52voici le...
14:53Il dit un second tour
14:54Jean-Luc Mélenchon,
14:54Marine Le Pen
14:55est quasi inéluctable.
14:56Il est temps d'être
14:56tous responsables
14:58et d'organiser
14:59une grande primaire
15:00des démocrates
15:01pour redonner...
15:03Vous vous dites
15:04tout ça...
15:04Non, non, mais très bien
15:06à condition d'abord
15:07qu'il y ait la feuille de route
15:08du redressement du pays.
15:10Ça n'existe pas
15:11s'il n'y a pas
15:12le manque d'emploi.
15:13Tous se pensent
15:14être l'homme
15:14ou la femme
15:15de la situation.
15:16Tous se pensent
15:17être l'homme
15:17ou la femme providentielle.
15:19Ce que je vous dis,
15:20madame,
15:20c'est que le redressement
15:21du pays passera
15:22par 67 millions de personnes.
15:24Et si vous n'avez pas
15:2560...
15:25Une grande majorité,
15:26chacun a son poste
15:27de commandement,
15:28les maires
15:29avec des réunions
15:32pour les...
15:32Moi, je pense qu'il faut
15:34par exemple
15:34que toutes les organisations
15:35françaises,
15:36villes, départements,
15:37régions, syndicats,
15:38chambres de commerce
15:39d'Aguelure,
15:40tous les ans,
15:40tu as un débat obligatoire
15:42sur la jeunesse.
15:43Les indicateurs,
15:44où est-ce qu'on en est ?
15:45Comment vous expliquez
15:46qu'on n'ait pas vu
15:47arriver cette crise
15:48qui s'est haine
15:49au pli large d'ailleurs,
15:50estudiantine et de la jeunesse ?
15:52Comment vous expliquez ?
15:53On a vu arriver
15:54la crise de la machine judiciaire,
15:56on a vu arriver
15:57la crise pénitentiaire,
15:58on a vu arriver
15:59la crise de l'agriculture
16:00et de l'élevage
16:00où on est un portateur net
16:02pour la première fin
16:03de notre histoire.
16:04Vous avez vu
16:04comment on s'est désindustrialisé ?
16:06Parce que le système,
16:08il est complètement fermé
16:11et consanguin.
16:12Et d'une certaine manière,
16:14pardon,
16:15nous tous,
16:16vous aussi,
16:17enfin je veux dire,
16:18le système,
16:21au fond,
16:23ça ne va pas si mal.
16:24l'école,
16:25elle ne va pas si mal
16:26quand c'est des gosses
16:27qu'on peut mettre ailleurs.
16:28Et puis le sport,
16:29moi je souhaite
16:30que tous les gars,
16:31on peut avoir comme objectif
16:32hyper simple,
16:33on dit voilà,
16:34d'ici trois ans,
16:35le serment des mécanos,
16:37d'ici trois ans,
16:38tout jeune de France
16:39entre 5 et 14 ans
16:41aura trouvé son talent,
16:42en dehors de la scolarité.
16:45Le talent,
16:45alors tu as tous les clubs,
16:46extraordinaire club de sport,
16:47mais tu as les clubs de musique,
16:49tu as les ateliers numériques,
16:51mais bon sang de bonsoir,
16:53il n'y a pas que l'intelligence scolaire.
16:54Vous partez de la métaphore sportive,
16:56c'est-à-dire le dépassement,
16:58les règles,
16:59l'arbitre aussi,
17:00le respect de l'autre,
17:02la gestion de la frustration,
17:04la compétition saine,
17:05la gestion de l'excitation,
17:06de la surexcitation de la victoire,
17:08comment se contrôler,
17:10mais putain,
17:10mais c'est ça éduquer,
17:12c'est ça éduquer.
17:14On est une société,
17:15avant c'était simple,
17:16le prof,
17:17il avait des jeunes homogènes,
17:20linguistiquement,
17:20culturellement,
17:21culturellement,
17:22d'accord,
17:23les gamins,
17:23ils rentraient à 4h30,
17:245h,
17:25il y avait maman qui les attendait,
17:26mais on s'était comme ça il y a 50 ans.
17:28Et puis quand tu débordais du coloriage,
17:29tu avais la colo coco,
17:31la colo cato,
17:32c'est-à-dire qu'on te prenait en plus en main le week-end,
17:34etc.
17:35Tout ça,
17:36ça a disparu les enfants.
17:37Donc maintenant,
17:37il faut,
17:38qu'est-ce qu'on a comme capacité éducative immédiate ?
17:42Vous avez les mamans,
17:43et pour ça que moi je tiens à ce qu'on rétablisse les mamans relais,
17:47partout dans les immeubles,
17:48les mamans,
17:49vous avez un point avec la jeunesse,
17:50il n'y a que les mamans qui peuvent régler.
17:52Il n'y a que les mamans.
17:54Dites-vous bien.
17:55– Je ne peux pas vous contredire.
17:56– Mais si,
17:56mais parce que,
17:58jamais,
17:59bon,
18:00donc on a un problème d'encadrement éducatif absolument majeur,
18:04il faut qu'on accepte que,
18:06quand tu es une société multiculturelle,
18:08elle est comme ça aujourd'hui,
18:10je ne l'ai ni souhaité ni pas souhaité,
18:12elle est comme ça,
18:13eh bien tu as des formes de talent,
18:15des formes d'intelligence,
18:15on doit avoir des concours extraordinaires
18:18sur des critères de talent,
18:20le leadership,
18:21le respect de l'autre.
18:22– Concours,
18:22donc il y a le mot sélection,
18:24qui n'est pas tabou,
18:25vous entendez une partie de la jeunesse aujourd'hui qui dit…
18:27– Mais le problème,
18:28c'est qu'on ne lui a pas donné
18:29toutes les autres hypothèses du bonheur,
18:32mais alors je veux dire,
18:33mais tu fais de la musique,
18:34tu fais du sport de haut niveau,
18:35tu fais des ateliers numériques,
18:37je prends ce que c'est d'exemple,
18:38mais le monde va sourire,
18:39tu vas peut-être aimer les bénisteries,
18:42les mathématiques,
18:42je n'en sais rien,
18:44mais est-ce qu'on a besoin juste d'être bon,
18:46d'être bon en latin et en maths,
18:49pour être leader ?
18:51Voyez bien,
18:52une fois sur deux,
18:53un chef de vente,
18:54c'est quoi ?
18:55C'est un leader qui ne sait pas accomplir autrement.
18:57Je n'excuse pas,
18:59je n'excuse pas,
19:00j'explique,
19:01ce n'est pas pareil.
19:02– Donc il faut un mécano à l'Elysée ?
19:04– Non, il faut des mécanos
19:05qui rédigent la feuille de route.
19:07– Il y en a un seul qui va arriver à la fin.
19:08– Oui, mais d'accord,
19:09mais les mécanos,
19:10ils se démerderont.
19:11– Et ça peut être des gens du système.
19:13– Vous voulez organiser ça
19:14et ensuite le faire émerger
19:17et laisser les Français décider ?
19:18– La Bible avec le calendrier,
19:21c'est comment on fait ?
19:22– Si j'ai bien compris,
19:23tout est déjà en place en fait.
19:25– Fin novembre vous avez ça.
19:27– Ah, fin novembre ?
19:27– Ah oui, fin novembre vous avez,
19:29le 15 décembre vous avez l'équipe,
19:32donc forcément,
19:33parce que vous n'allez pas arriver
19:35sans être ultra préparé.
19:37c'est quoi cette histoire ?
19:39Tout d'un coup,
19:39t'es ministre de la Santé,
19:40tu viens de,
19:41je ne sais pas où,
19:42t'en as eu 5 avant toi
19:43en 6 ans ou 7 ans.
19:44– Et puis tu deviens ministre
19:45d'autre chose
19:46de semaine après.
19:47– Est-ce que tu comprends
19:48à quel point c'est compliqué
19:48entre les infirmières libérales,
19:50les kinésithérapeutes,
19:51les cliniques privées,
19:52les cliniques publiques ?
19:53Mais enfin, on est dingue !
19:55Mais comment ?
19:56On peut,
19:56c'est comme si
19:57tu peux être stagiaire
19:58et piloter un Airbus,
20:00ça ne rime à rien.
20:02Et ils sont courageux
20:04de le faire et d'y aller.
20:05C'est vachement dur.
20:07– Fin novembre,
20:07la feuille de route,
20:09l'équipe d'ici 15 décembre.
20:11– En gros, pour Noël,
20:12c'est bien quoi,
20:13pour les fêtes.
20:14Et puis après,
20:14il y aura le débat !
20:15Il y aura le débat !
20:16– Donc il y a une nouvelle offre
20:17qui va venir dans le système ?
20:19– Oui, alors,
20:21le vieux système,
20:21il peut se greffer,
20:23il peut l'utiliser,
20:24le prendre,
20:24– Ou alors rejeter,
20:26ou alors au contraire.
20:27– Écoutez,
20:27c'est leur vie.
20:29Moi, je sais qu'ils sont
20:30– Et qu'est-ce que vous répondez
20:30à ce qu'ils disent,
20:31M. Borloo ?
20:32– Oui.
20:32– Vous êtes contre le système ?
20:33– Mais je ne suis pas contre le système.
20:36– Il y a deux parties…
20:36– Je suis pour que le système marche.
20:38– J'ai bien compris.
20:39Mais il y a deux parties anti-système
20:40– Oui.
20:41– Qui sont presque
20:42aux portes du pouvoir.
20:43– Oui, et alors ?
20:45– Mais attendez,
20:45ils ont parfaitement le droit…
20:46– Ils sont vraiment anti-système ?
20:47– Non, je ne crois pas.
20:51Non, il y a…
20:52Non, non.
20:53Non, mais je pense
20:55qu'ils ne partent pas
20:56du diagnostic
20:59des forces et des faiblesses
21:00du modèle français.
21:01On a des forces extraordinaires,
21:03des faiblesses terrifiantes
21:05de désorganisation,
21:06mais la guerre,
21:07tu la perds
21:07dans ta désorganisation.
21:09Si l'aviation,
21:10elle n'arrive pas au bon moment,
21:11tu fais quoi ?
21:12Avec ta ligne Magino,
21:13là, tu es installé
21:14avec les 15 salles de cinéma
21:15sur 150 kilomètres ?
21:17– Donc, on a l'armée,
21:17on a les munitions,
21:18on a les hommes,
21:19on a les femmes.
21:20– Et on a le talent.
21:21– Et on n'a juste pas
21:22su assembler tout cela
21:23depuis 30-40 ans.
21:23– On a un problème
21:24de ressources humaines.
21:25On s'est asséché
21:26sur un système, pardon,
21:28de quelques grands corps.
21:29– C'est une forme de mépris
21:30pendant toutes ces années,
21:32alors de ne pas avoir su,
21:33en ayant toutes ces chances-là,
21:35toutes ces forces,
21:35ne pas avoir su assembler ça
21:37pour répondre
21:38aux attentes des Français.
21:39Et aujourd'hui,
21:40ça se transforme en colère
21:41et certains disent,
21:42certains disent en haine aussi,
21:44en haine.
21:45Est-ce qu'on peut
21:46transformer ?
21:47– Je veux dire,
21:49avec le degré
21:54de dégradation
21:55quand même
21:55à peu près de tout,
21:57je trouve que c'est un peuple
22:00assez tranquille.
22:01Franchement,
22:02il y a de quoi être
22:03très en colère.
22:04– Attendez,
22:04vous trouvez que les Français
22:06sont très...
22:07– Je déteste les violences,
22:09les trucs,
22:09les sacrières,
22:10je ne parle pas de ça,
22:11je parle de la France.
22:13Et on est très...
22:14Bon, mais j'ai rien dit
22:15pendant neuf ans.
22:16J'ai fermé ma gueule
22:17pendant neuf ans.
22:19pourquoi ?
22:20Parce que je laissais
22:21sa chance au produit.
22:22Parce que je sais
22:22que c'est difficile
22:23de diriger.
22:24Parce que je pense toujours
22:26que le système
22:27va se réveiller.
22:27– Les téléspectateurs
22:28ont en tête
22:28ce qui s'était passé
22:29pour le plan Borloo.
22:30– Oui, mais...
22:32– Honnêtement,
22:34vous n'avez jamais vraiment
22:35revenu sur ce moment-là.
22:37C'était quand même
22:37une forme de...
22:39Oui, moi je ne vois pas
22:40d'autres mots
22:40que le mépris
22:41par rapport à votre travail
22:42et votre expérience.
22:43– Non, moi je ne l'ai pas
22:43pris comme ça.
22:44– Comment vous l'avez pris ?
22:44– Non, mais je vais vous dire
22:45d'abord,
22:46cette fameuse phrase,
22:48le mardi suivant,
22:50je dîne avec Gérard Collomb.
22:52Et je lui dis,
22:53on me dit non.
22:54Parce qu'il me dit,
22:54Jean-Louis,
22:55qu'est-ce qui s'est passé ?
22:55Je lui dis,
22:56c'était toi qui es au gouvernement,
22:57c'est pas moi.
22:57Comment est-ce que je t'explique ?
22:59Moi, le président,
23:00il m'appelle la veille
23:00en me disant
23:00« Sois bien à l'heure ».
23:03Tout ça, les plans...
23:05– Vous arrivez ?
23:06Et cette phrase,
23:07ce sont deux hommes blancs ?
23:09– Oui, le temps
23:10ou un mal blanc,
23:11bon, enfin bref.
23:12Mais tout ça,
23:13c'était pas...
23:14Tout ça avait été validé,
23:16chiffré
23:16à la virgule près
23:18avec tous les syndicats,
23:19toutes les régions,
23:20tous les départements.
23:20Il n'y a aucune découverte.
23:22Qu'est-ce qui s'est passé ?
23:23Je ne sais pas.
23:24Mais ce n'est pas important.
23:26Et à Gérard,
23:27je lui dis cette phrase
23:28qui reprend d'ailleurs
23:30quand il quitte l'intérieur.
23:31Je lui dis,
23:32c'est Gérard,
23:33je peux te dire que là,
23:33si on ne fait pas ça,
23:35on va vivre côte à côte,
23:36on va vivre face à face.
23:37– C'est vous ?
23:37– Oui, c'est moi
23:38qui le dis à Gérard
23:39le soir.
23:39– C'est incroyable.
23:40– Le soir.
23:41– Et au ministère de l'intérieur.
23:45– Et vous regarderez,
23:48vous demanderez à vos équipes,
23:49c'est à partir de là
23:50qu'il commence le matin,
23:52il avait parlé de l'hubrisme.
23:53– Mais exactement,
23:54je me souviens parfaitement.
23:55– Et bien c'est juste après ça.
23:57– Gérard, il n'a jamais...
23:58– Il nous révélé une partie
23:59de l'histoire politique
24:00assez importante.
24:01– Parce que cette phrase
24:02a marqué vivre face à face
24:04et non plus côte à côte.
24:07Malheureusement,
24:08c'est ce qui est en train
24:09de se matérialiser,
24:09c'est ce qu'on veut éviter.
24:10– Et c'est ce qu'on va éviter,
24:12madame.
24:13– Il est l'été de vous.
24:13– Parce qu'on va refaire France.
24:16On ne peut pas ne pas refaire France.
24:18Mais comment on fait sinon ?
24:20Expliquez-moi comment on fait
24:21pour tout le monde.
24:23Impossible.
24:24Alors, bon,
24:26refaire France,
24:26c'est aussi faire des trucs
24:28bien organisés.
24:29– Bien sûr.
24:29– C'est pas la fête
24:31du slip, hein,
24:31refaire France.
24:32– Bien compris.
24:34– Mais chacun sa place.
24:35Et nos objectifs,
24:36et puis on les évalue,
24:38on les regarde.
24:39Donc, il n'y a rien
24:40de plus beau
24:40dans ce pic
24:41que de refaire France.
24:42C'est enthousiasmant.
24:45– Je sais que vous excluez
24:46cette hypothèse,
24:47mais si on n'y arrive pas,
24:48quel est le risque ?
24:50– Le risque, madame,
24:52c'est qu'on est
24:56la première communauté
24:57arabo-musulmane d'Europe.
24:59On est la première communauté
25:00chinoise d'Europe,
25:01on est la première communauté
25:02juive d'Europe,
25:03et on a des départements
25:04d'outre-mer extrêmement importants,
25:06qui ont leurs caractéristiques.
25:07Bon.
25:08Je pense qu'une récession,
25:10plus une crise budgétaire,
25:12plus une crise financière,
25:15eh bien,
25:15j'ai peur
25:16de l'affrontement.
25:17Voilà ce que je veux dire.
25:20Seul un projet
25:22incluant tout le monde
25:25peut nous permettre
25:26de retrouver la croissance,
25:28une épopée,
25:29des rêves en commun,
25:31et franchement,
25:33moi, je sens,
25:34je sens que c'est possible.
25:36De toute façon,
25:37vous savez quoi ?
25:38Il n'y a zéro choix.
25:39C'est ça
25:40ou ça ne va pas être très bien.
25:42– Pour ne pas vivre
25:43en face-à-face,
25:43mais côte-à-côte.
25:44– Exactement.
25:45– Comme l'avait dit
25:45et ensemble.
25:48Et donc,
25:49et moi,
25:50je ne donne pas de leçons
25:51sur les extrêmes.
25:52Je veux dire,
25:53chacun a le droit absolument
25:54d'exprimer sa vision
25:56de la société,
25:57du monde.
25:57Je n'ai pas de problème.
25:58Aucun problème avec ça.
26:00On n'existe pas
26:01en excluant
26:02des groupes extrêmes.
26:03Ça n'existe pas.
26:04Voilà.
26:05On fédère une majorité
26:06de Français
26:07avec un vrai mandat clair.
26:08– Pas de cordon sanitaire.
26:09– Mais avec un vrai mandat clair.
26:11Est-ce qu'on est d'accord
26:12pour dire que dans les trois ans,
26:13on remet la jeunesse de France
26:14sur le toit du monde ?
26:15– Merci Jean-Louis Borloo.
26:17– De rien.
26:17– Je crois que tout le monde
26:18sera d'accord pour dire
26:19que c'était revivifiant,
26:21revigorant.