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Retrouvez le replay de Fauvelle Week-end sur BFMTV.
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00:00C'est une journée qui est à très haut risque.
00:01D'abord parce qu'il y a des appels à manifester, comme il y en a eu le 17 et
00:06le 24.
00:07La plupart d'ailleurs sont discutés, et c'est le cas à Rouen, c'est le cas au Havre, ici
00:11en Seine-Maritime,
00:12sont discutés avec des organisateurs et des cortèges qui sont prévus en dehors des centres-villes
00:16pour éviter qu'il y ait des exactions et des débordements.
00:20Donc demain c'est une journée de manifestation.
00:22Et puis on voit fleurir ici ou là beaucoup d'appels à faire dégénérer ces manifestations
00:27partout sur le territoire national.
00:30Le 24, c'était le cas. Il n'y a pas eu d'incident.
00:32Mais il a fallu partout que les forces de sécurité intérieure protègent les centres-villes
00:35car il y avait des individus, essentiellement de la mouvance ultra-gauche,
00:39hexamuse-rouge radicalisée ou parfois des individus, des gilets jaunes radicalisés
00:43qui voulaient évidemment s'en prendre au centre-ville.
00:45Et demain on a de nombreux appels qui fleurissent en ce sens,
00:49c'est-à-dire d'aller faire dégénérer les cortèges.
00:51Il y a des appels à commettre des pillages, des exactions.
00:54Et puis à faire le lien avec la soirée d'Halloween puisque demain c'est le 31 octobre.
00:57Et on voit sur les sites de la mouvance, ultra-gauche, hexamuse-gauche radicale,
01:02énormément d'appels à profiter de la soirée d'Halloween
01:04pour se réunir sur les places publiques, si possible masquées,
01:07et commettre des exactions.
01:09Et il y a des appels qui sont extrêmement inquiétants
01:11avec des mots d'insurrection, de révolution, de nuit des ténèbres.
01:15On fait référence au film américain purge.
01:18C'est quand même assez inquiétant.
01:19Et donc évidemment nous sommes très déterminés à faire front à ces menaces,
01:24à ces rassemblements s'ils devaient avoir lieu.
01:26Et c'est pour cela que j'ai déployé sur l'ensemble du territoire national
01:29un dispositif policier qui est assez exceptionnel.
01:33De nouveau on remobilise les forces de sécurité intérieure.
01:36Policiers, gendarmes, forces mobiles.
01:39Toutes les forces mobiles qui sont disponibles sont engagées demain
01:43sur la gestion de ces événements.
01:45Les moyens spécialisés, on aura 15 engins lanceurs d'eau
01:50sur l'ensemble du territoire national,
01:5126 véhicules blindés dits centaures de la gendarmerie nationale,
01:56les forces spécialisées, le BRI, RAID, GIGN, les drones, les hélicos.
02:00Voilà, on va mobiliser un dispositif assez important,
02:03mais avec une doctrine opérationnelle qui est très précise.
02:06Très précise.
02:07Elle va s'appliquer tout au long de la journée, du matin au soir.
02:10Donc la période d'engagement de nos forces de sécurité intérieure sera longue.
02:15Mais la doctrine opérationnelle, et nous venons d'ailleurs de le rappeler ici à Rouen,
02:19c'est celle de la plus grande mobilité.
02:20La plus grande mobilité de façon à pouvoir s'adapter aux groupes à risque
02:26qui vont forcément essayer de disperser le dispositif policier.
02:28Et on sera extrêmement mobile pour répondre et aller au contact,
02:32aller impacter ces groupes à risque afin d'éviter que la situation ne dégénère.
02:37Qu'il s'agisse de pilleurs, de casseurs, qu'il s'agisse de personnes
02:40qui vont s'en prendre aux forces de sécurité intérieure dans le cadre des manifestations,
02:43on aura une réponse d'une extrême fermeté, d'une extrême fermeté.
02:47Les forces de sécurité intérieure y sont prêtes.
02:49Cette doctrine, ce sera de la mobilité, de l'agilité, de la grande réactivité.
02:53Et puis en amont, en amont et tout au long de la journée,
02:55partout sur les axes qui mènent dans ces centres-villes, dans ces lieux de rassemblement,
02:59il y a des contrôles qui vont être organisés,
03:01des contrôles de flux sur les axes routiers,
03:04dans les gares, sur les réseaux ferrets,
03:08partout où il y aura des contrôles, sur réquisition de l'ensemble des procureurs de la République,
03:13de manière à pouvoir faire des fouilles, d'ouvrir les sacs,
03:15et de saisir, s'il devait y en avoir, des armes par destination.
03:18Il y aura énormément de contrôles également en amont.
03:21Et il me semble que cela est de nature à dissuader
03:23tous ceux qui voudraient venir créer le désordre dans les centres-villes de notre pays.
03:31Et bien sûr, pour les cortèges qui sont déclarés,
03:33ces cortèges seront protégés, ils iront au bout.
03:35La liberté de manifester trouvera à s'exprimer demain
03:38quand elle se passe dans le bon ordre public.
03:41En revanche, évidemment, s'il devait y avoir des désordres,
03:44nous interviendrons avec beaucoup de fermeté.
03:46Je voudrais profiter de vos micros pour remercier,
03:49et c'est le cas ici, évidemment, en Seine-Maritime,
03:51pour remercier l'ensemble des préfets.
03:53Je remercie M. le préfet de Seine-Maritime
03:55pour leur engagement à concevoir ces dispositifs
03:57selon mes instructions de grande fermeté.
04:00Remercier l'ensemble des responsables des forces de sécurité intérieure,
04:03M. le directeur général de la police nationale,
04:04M. le directeur général de la gendarmerie nationale,
04:07représenté aujourd'hui à mes côtés par le major général.
04:11Remercier l'ensemble des forces de sécurité intérieure
04:13pour leur engagement.
04:14Je n'oublie pas non plus les sapeurs-pompiers.
04:16Il y a souvent des troubles qui sont créés par des mises à feu
04:20de véhicules, d'incendies.
04:22Ils doivent intervenir.
04:22Ils sont souvent pris à partie.
04:24Et je veux aussi, évidemment, les remercier,
04:26avoir une pensée pour eux.
04:27Et je n'oublie pas, évidemment, je le redis,
04:30de saluer les procureurs de la République.
04:32Le garde des Sceaux leur a adressé des instructions d'une grande fermeté
04:36lorsque nous interpellons des individus
04:38qui commettent des troubles à leur public,
04:40des dégradations, des violences contre les forces de sécurité intérieure.
04:43Et M. le préfet de Seine-Maritime me disait ici
04:45qu'il n'avait qu'à se féliciter des relations qu'il avait avec son procureur.
04:48C'est vrai partout sur le territoire national.
04:50Le tandem préfet-procureur fonctionne de manière remarquable.
04:53Et évidemment, c'est aussi une mise en garde
04:55pour ceux qui voudraient créer des troubles.
04:56Il y aura des interpellations en flagrance,
04:58des traitements judiciaires accélérés.
05:00Et après les incidences, s'il devait y en avoir,
05:03nous continuons à investiguer, en réalité.
05:05Les services de police, sous l'autorité des parquets,
05:07continuent à investiguer.
05:08Et il faut savoir que depuis le 17 octobre,
05:10ce sont plusieurs centaines de personnes
05:11qui ont été interpellées, a posteriori,
05:13qui avaient commis des dégradations
05:14et qui ont été confondues par les investigations judiciaires
05:17qui sont remarquablement menées
05:19par les services de police et de gendarmerie
05:21sur l'autorité des parquets.
05:22Voilà ce que je voulais vous dire.
05:23J'insiste.
05:24Demain, c'est une journée à très haut risque.
05:26Voilà, très haut risque.
05:26Il y a des appels qui circulent sur les réseaux sociaux
05:29à faire dégénérer la situation.
05:31Et nous y répondrons avec la plus grande fermeté.
05:34Avec la plus grande fermeté.
05:36Et croyez-moi, je suis déterminé,
05:38mais ce sont l'ensemble des forces de sécurité intérieure
05:40de ce pays qui le sont également.
05:41On ne peut pas tolérer le désordre,
05:43surtout quand il se connote
05:45d'une dimension insurrectionnelle,
05:47comme c'est le cas dans les messages
05:49que nous voyons fleurir sur les réseaux sociaux.
05:51Voilà, je peux prendre quelques questions,
05:52si vous voulez, monsieur le ministre.
05:53Deux questions.
05:54La première, c'est une réaction sur la justice
05:55qui accepte finalement le tracé,
05:58le cortège proposé par la CGT
06:00entre Bastille et Nation.
06:02Deuxième question,
06:02vous comparez les violences urbaines de demain
06:05qui pourraient ressembler à celles
06:06qu'on a connues le 17 octobre.
06:07Est-ce que c'est une manière de préparer les esprits,
06:10de préparer aussi les commerçants, les riverains
06:11à de potentiels nouveaux dégâts
06:13et que malheureusement, on ne pourra rien y faire ?
06:15Non, d'abord, premièrement,
06:16sur la décision qui a été prise à Paris,
06:18c'est à ma connaissance,
06:20la plupart des décisions prises par les préfets
06:24prévoyant des cortèges qui avaient lieu
06:25en dehors des centres-villes,
06:27la plupart de ces décisions avaient été validées
06:29par les tribunaux administratifs.
06:30Effectivement, on me dit que le tribunal
06:31a suspendu la décision du préfet de police
06:33sur un cortège Bastille Nation.
06:35Dans notre pays, on peut faire appel.
06:37Donc voilà, moi, je vais regarder
06:38pour qu'on puisse faire appel.
06:39Il y a des risques de trois valeurs publiques importants.
06:41C'est ma vision comme ministre de l'Intérieur.
06:43C'était celle du préfet de police.
06:44Donc on va faire appel.
06:46Et voilà, on est dans un état de droit.
06:48On va faire appel.
06:48Parce que si on a suspendu ce cortège,
06:50c'est parce qu'il y a eu des dégâts.
06:51Il y a eu énormément de dégradations
06:53qui ont été commises le 17 octobre,
06:54des pillages.
06:55Et donc le risque de trois valeurs publiques,
06:57il demeure important.
06:58Donc on va faire appel.
06:59Deuxièmement, non,
07:00je ne prépare les esprits à rien du tout.
07:01C'est mon devoir
07:03de monter un dispositif
07:06qui est là, pour le coup,
07:08vraiment dans l'anticipation.
07:08On voit sur les réseaux sociaux
07:10que fleurissent des messages
07:11qui appellent à des violences,
07:13qui appellent à des pillages,
07:14y compris en soirée et en nuit,
07:16parce que c'est la soirée d'Halloween.
07:17Donc voilà, on met en place un dispositif
07:19qui vise à éviter des pillages.
07:21On ne se prépare pas à subir des pillages.
07:22On se prépare à empêcher des gens
07:24de commettre des pillages.
07:26Et on aura une réponse très ferme.
07:27Une question, monsieur le ministre.
07:28Pourquoi avoir choisi de venir à Rouen ce soir ?
07:30Est-ce à dire que demain,
07:31c'est une ville qui sera particulièrement sous surveillance ?
07:33C'est une ville qui sera particulièrement
07:36sous surveillance, je n'en parlerai pas ce mot,
07:38qui sera sécurisée, particulièrement sécurisée.
07:40Le cortège pour Azérolai sera sécurisé.
07:42Monsieur le préfet a mis en place tous les...
07:44Le préfet de Seine-Maritime a mis en place
07:45tous les moyens pour ce faire.
07:47Et puis en même temps, on protégera le centre-ville
07:48comme ça a été fait le 24 octobre.
07:50Comme ça a été fait le 24 octobre.
07:51Donc je suis venu à Rouen
07:52parce que c'est une ville qui a connu...
07:55D'abord, parce que monsieur le maire de Rouen
07:57m'avait aussi écrit, m'avait aussi interpellé
07:58sur la mouvance d'ultra-droite
08:01qui s'était manifestée.
08:02Donc je voulais aussi venir le rencontrer,
08:05les élus, parce que j'ai rencontré également des élus,
08:07des élus du Havre et de Rouen,
08:09cet après-midi.
08:10Et donc voilà, c'est une ville qui a connu
08:11à peu près les mêmes phénomènes
08:13que sur le reste du territoire national.
08:1517 octobre, dépillage, une trentaine de commerces.
08:17Le 24 octobre, une situation qui était
08:19pour le coup totalement maîtrisée.
08:20Et puis demain, une journée aussi à risque.
08:23Mais on va répondre également présent.
08:24Voilà pourquoi je suis venu à Rouen.
08:27Et je me suis rendu dans bien d'autres villes
08:29déjà ces dernières semaines.
08:30Monsieur le ministre, Anthony Gerdot,
08:32Paris-Lamandie, il y a une vidéo qui circule.
08:34On voit un policier à Rouen lancer une grenade
08:38avec des enfants qui se trouvent là.
08:40Qu'est-ce que vous avez à répondre à ça ?
08:41Où en est l'enquête ?
08:43Voilà, quel est votre regard sur cette vidéo qui tourne ?
08:46On regarde d'une manière générale.
08:47Je viens de le dire aux forces de sécurité intérieure.
08:49Je me suis adressé à l'ensemble des effectifs,
08:51une grande partie des effectifs qui seraient engagés demain au briefing.
08:54Je leur ai rappelé que l'armement intermédiaire,
08:56il était indispensable.
08:58S'il n'y a pas d'armement intermédiaire,
09:00qu'il s'agisse des grenades lacrymogènes,
09:02des grenades de désencerclement,
09:03des grenades assourdissantes, des LBD,
09:05il n'y a plus de police, il n'y a plus de gendarmerie.
09:08Sinon, on passe directement à l'arme létale.
09:09Donc voilà, l'armement intermédiaire, c'est important.
09:11Ils s'engagent, ils vont protéger nos concitoyens,
09:13ils sont pris à partie violemment,
09:15ils doivent faire usage de leur armement intermédiaire.
09:17Pour moi, il n'y a pas de débat là-dessus.
09:18Il n'y a pas de débat là-dessus.
09:21Le seul cadre qui est fixé,
09:22c'est le cas de l'égal et réglementaire,
09:24c'est celui de la proportionnalité.
09:25Ça, c'est pour, d'une manière générale.
09:28Au cas d'espèce, évidemment,
09:30cet incident m'est remonté.
09:32Évidemment, cet incident m'est remonté.
09:34Je crois qu'il y a une enquête judiciaire en cours
09:35qui fera toute la lumière sur les faits.
09:37Je n'ai pas à me prononcer.
09:38D'un point de vue administratif, en revanche,
09:40j'ai eu connaissance de la façon
09:42dont cette grenade avait été lancée.
09:44Effectivement, il y a une personne,
09:45une dame avec des enfants,
09:48qui est apparue à ce moment-là
09:49au moment où la grenade était lancée
09:51contre des assaillants,
09:52contre des individus
09:53qui jetaient des pierres
09:54aux forces de sécurité intérieure.
09:56Et donc, la grenade lacrymogène
09:57visait à se dégager
09:59et à faire partir les assaillants.
10:01Malheureusement, une dame passée
10:02avec ses enfants à ce moment-là.
10:04Voilà.
10:05Encore une fois, ce qu'il faut regarder
10:07dans l'utilisation d'un armement intermédiaire,
10:09ce ne sont pas les conséquences
10:10de l'action qui est menée.
10:11C'est, est-ce que dans les conditions
10:14de l'engagement de la force,
10:15ces conditions étaient légales et réglementaires ?
10:17Au cas d'espèce,
10:18il me semble que c'était le cas.
10:19En tout cas, moi,
10:20comme responsable hiérarchique,
10:22aussi comme ministre de l'Intérieur
10:23des forces de sécurité intérieure,
10:24je considère que c'était le cas.
10:25Mais il y a une enquête judiciaire,
10:27c'est la justice qui confirmera
10:28ou affirmera ce que je viens de vous dire.
10:29Mais encore une fois,
10:30c'est au moment où on engage l'armement,
10:32où on engage la force,
10:33qu'on doit regarder
10:33si le contexte légal et réglementaire est réuni.
10:36Et encore, au cas d'espèce,
10:37évidemment, je regrette que cette dame
10:39ait pu être atteinte par du gaz lacrymogène.
10:42Mais il n'y a pas de...
10:43Voilà, je n'ai rien d'autre à dire.
10:44Pour moi, le contexte...
10:45L'action a été proportionnée.
10:47C'est la justice qui le confirmera
10:49ou l'infirmera.
10:50Mais je n'ai pas d'autre commentaire à faire.
10:52Pas d'autres questions ?
10:55Le 24 octobre dernier,
10:57des groupes identitaires
10:58se sont affrontés à Rouen.
11:00Quelle est votre réponse
11:01par rapport à ces événements ?
11:03Alors d'abord,
11:04je n'ai pas à répondre
11:05que des groupes identitaires
11:06s'affrontent entre eux.
11:06C'est un peu l'histoire
11:07de la vie de la Mouvance Ultra.
11:10Il y a des groupuscules
11:11d'ultra-droite à Rouen.
11:12Il y a aussi des groupuscules
11:13d'ultra-gauche.
11:14Vous savez, les ultras,
11:15ils sont dangereux
11:15de part et d'autre.
11:16Il n'y a pas...
11:17Voilà, ils sont dangereux
11:18de part et d'autre.
11:19Effectivement,
11:19dans une quinzaine de villes,
11:20dont à Rouen,
11:21on a eu des groupes
11:22d'ultra-droite
11:23qui se sont constitués
11:24dans des groupes
11:25dont on peut penser
11:26qu'on est à la limite
11:27de la légalité.
11:28C'est un euphémisme.
11:28C'est un peu des groupes de combat.
11:30Ils voulaient protéger
11:30les commerçants
11:31qui, je crois,
11:32ne faisaient pas forcément
11:39et c'était le cas à Rouen.
11:40Les forces de sécurité intérieure
11:41ont empêché ces affrontements.
11:43Ils les ont dispersés.
11:44Voilà, systématiquement.
11:45À Rouen,
11:45il y a même eu deux interpellations.
11:47Deux membres
11:47de groupes d'ultra-droite.
11:48Il y en a eu 11 à Nice.
11:49Voilà, je n'ai pas
11:50d'autres commentaires à faire
11:51que j'entends les reproches
11:53ici ou là
11:53qui sont faits
11:54d'une forme de complaisance
11:55des forces de sécurité intérieure
11:56qui auraient laissé faire
11:57les militants d'ultra-droite.
11:58Attention !
11:58La mission qu'avaient
12:00les forces de sécurité intérieure,
12:01c'était de protéger
12:03des commerces,
12:03de protéger des centres-villes,
12:04d'éviter des pillages.
12:06Si des effectifs se détournent,
12:08des effectifs de police
12:09ou de gendarmerie
12:10se détournent
12:10pour aller interpeller
12:11un groupe d'ultra-droite
12:12de 40 ou 50 personnes
12:13parce qu'on constitue
12:14un groupe de combat,
12:14vous perdez une demi-compagnie
12:16qui n'est plus là
12:16pour protéger les commerces.
12:17Il y a des missions prioritaires.
12:19Jusqu'à preuve du contraire,
12:20c'est moi qui les fixe.
12:20La mission prioritaire,
12:21c'est de protéger les commerces
12:22demain,
12:23c'est d'éviter les pillages
12:24et quand il y a des affrontements
12:26entre ultra-droite et ultra-gauche,
12:27évidemment,
12:27d'intervenir pour éviter
12:28qu'il y ait des blessés.
12:29Mais la mission,
12:30elle s'arrête là pour demain.
12:31Demain, ma priorité,
12:32c'est ça.
12:33Après,
12:34M. le préfet a saisi
12:35le procureur de la République
12:36avec lequel, d'ailleurs,
12:37nous avons discuté
12:38de cette affaire.
12:39Je crois qu'il a ouvert une enquête.
12:40Il l'a rendue publique.
12:41Donc, ça ne veut pas dire
12:41qu'il n'y aura pas
12:43des recherches en responsabilité
12:44à posteriori.
12:45Et d'ailleurs,
12:46en France,
12:46partout où ces groupes
12:47d'ultra-droite
12:48se sont constitués,
12:49il y a des enquêtes judiciaires
12:50qui sont lancées.
12:50Et comme vous le savez,
12:51on peut aussi lancer
12:52des procédures administratives
12:53de dissolution
12:54ou venir nourrir
12:56des dossiers de dissolution
12:57de ces groupes
12:57d'ultra-droite
12:58qui sont des groupes
12:59effectivement à risque,
13:00mais comme le sont
13:01certains groupes
13:01d'ultra-gauche.
13:02À preuve,
13:02ils s'affrontent en permanence.
13:04M. le ministre,
13:04sur le recours
13:05que vous allez déposer
13:07sur l'autorisation
13:08du tribunal administratif
13:11sur le cortège,
13:12est-ce que vous n'avez pas peur
13:12que déjà le temps
13:13joue en votre défaveur
13:14et que ça crée le désordre
13:16parce que les gens
13:16seront à la dernière minute
13:17s'ils peuvent manifester ou pas ?
13:19Je crois que
13:20ce qui crée le...
13:22On va faire appel.
13:23Ça, c'est sûr.
13:24On va faire appel.
13:24Il est important aussi
13:25que le Conseil d'État
13:26puisse trancher,
13:27dire le droit.
13:28Oui, mais le temps,
13:29non.
13:30Vous savez,
13:31les forces de sécurité intérieure
13:33savent s'adapter
13:33à des itinéraires
13:35qui peuvent changer
13:36au dernier moment.
13:36Regardez,
13:37la semaine dernière,
13:38il a changé au dernier moment.
13:39Quand il y a des risques
13:39de troubles à l'ordre public,
13:40on peut modifier
13:41un itinéraire au dernier moment.
13:43Évidemment,
13:44c'est plus confortable
13:45quand l'organisateur
13:45accepte les propositions
13:46qui sont faites.
13:47C'est plus confortable.
13:48Voilà.
13:49Si vous voulez savoir
13:50c'est plus confortable.
13:51Je ne vois pas en quoi
13:53manifester sur les boulevards
13:54des Maréchaux,
13:55comme c'était le cas
13:56la semaine dernière
13:56où il y avait 110 000 personnes.
13:58Ce n'est pas rien,
13:58110 000 personnes.
13:59Je ne vois pas en quoi
14:00c'est aussi attentatoire
14:02aux libertés que cela.
14:03Alors même que l'intention
14:05qui est celle du préfet de police
14:06quand il prend sa décision,
14:07c'est d'éviter
14:08des troubles à l'ordre public.
14:09C'est tout.
14:10Il n'est mu que par cette volonté-là.
14:12Bon, je ne vois pas en quoi
14:12c'est attentatoire aux libertés.
14:14Maintenant,
14:14si un juge en a décidé autrement,
14:16moi, je respecte la justice.
14:17On fera appel
14:17pour que le droit
14:18soit clairement tranché
14:19et clarifié sur ce point.
14:20Mais si cet appel
14:22venait à être rejeté,
14:24la manifestation,
14:24elle sera encadrée.
14:25Et ceux qui veulent
14:26manifester paisiblement
14:27pourront le faire
14:28comme c'est toujours le cas
14:29partout en France.
14:30Et les forces de l'ordre
14:31n'interviendront
14:32comme malheureusement
14:33elles ont eu à le faire le 17,
14:34comme malheureusement
14:35elles ont eu à le faire
14:35à la fin des cortèges du 24,
14:36y compris à Paris
14:37sur le cours de Vincennes,
14:38n'interviendront que
14:39quand il y a des exactions.
14:40Voilà, c'est ça,
14:41l'ordre républicain, c'est ça.
14:42Est-ce que cet appel
14:43accroît la colère des manifestants ?
14:45Non, je ne pense pas
14:46que cet appel
14:46va accroître la colère
14:47des manifestants.
14:48Voilà, je ne pense pas.
14:50Donc on verra
14:51ce qu'il en sera décidé
14:52et on organisera
14:53évidemment ce cortège.
14:55Encore une fois,
14:56en veillant à ce que
14:57la liberté de manifester
14:59soit respectée,
15:00encadrée
15:00et en évitant
15:01les troubles à leur public.
15:02Voilà.
15:02Une autre question pratique.
15:05Est-ce qu'il sera autorisé
15:06de porter un masque
15:07si on ne manifeste pas ?
15:09Et comment est-ce que
15:10vous définissez
15:11ce qui ressort
15:12d'un rassemblement
15:14ou pas
15:14en cette soirée d'Halloween ?
15:16Vous savez,
15:16les forces de sécurité intérieure,
15:17j'ai toute confiance,
15:18sont parfaitement capables
15:19de déterminer
15:20un groupe qui se rassemble
15:22sur une place publique
15:23comme ils sont appelés
15:24à le faire.
15:24Je rappelle qu'il y a
15:25ce type d'appel
15:26pour aller commettre
15:27des violences,
15:27se diriger vers les lieux
15:28de pouvoir,
15:29notamment à Paris,
15:30aller piller les magasins.
15:31Les appels qu'on a ce soir,
15:32c'est ça.
15:32Quand je dis que la journée
15:33est à haut risque demain,
15:34je pèse chacun de mes mots.
15:36Chacun de mes mots.
15:37Les forces de l'ordre
15:37sont parfaitement capables
15:38de voir qu'un groupe
15:39se réunit
15:40et que les personnes
15:40se masquent le visage.
15:42Un, c'est interdit
15:42de se dissimuler le visage
15:43sur l'espace public
15:44sans motif légitime.
15:45Un.
15:46Deux, quand vous le faites
15:47dans une manifestation,
15:49sur le premier point,
15:49c'est une contravention,
15:50mais quand vous le faites
15:51dans une manifestation
15:52où il risque d'y avoir
15:53des troubles à l'ordre public,
15:56soit qu'il y ait
15:56des troubles publics,
15:57soit qu'on soit susceptible
15:58qu'il y en ait,
15:59quand on appelle
15:59à la surection,
16:00à la révolution,
16:01en général,
16:01c'est un trouble à l'ordre public,
16:03ça devient un délit.
16:04Donc voilà.
16:05Et délit,
16:06ça veut dire ce que ça veut dire.
16:07Délit, ça veut dire
16:08qu'on peut évidemment
16:08interpeller les personnes
16:09et qu'elles peuvent passer
16:10par la casse-garde à vue.
16:11Mais pour tous les citoyens
16:12et citoyennes
16:12qui veulent juste passer
16:13une soirée d'Halloween
16:15tranquille,
16:15faire la fête ?
16:16Il n'y aura évidemment
16:17pas de problème.
16:18Évidemment, évidemment.
16:19Évidemment, il n'y aura
16:19pas de problème.
16:20Mais pour les groupes
16:21qui se réuniront
16:23de manière vindicative,
16:26de manière...
16:26le visage dissimulé,
16:28ce sera de toute façon,
16:28en tout état de cause,
16:29un groupement constitué
16:30en vue de commettre
16:30des violences,
16:31voire un attroupement.
16:34Ce sera un grief supplémentaire
16:36pour engager les poursuites.
16:37Voilà.
16:38Merci beaucoup.
16:38Merci à vous.
16:39Merci.
16:42Voilà.
16:43Donc, le ministre de l'Intérieur,
16:44Laurent Nunez,
16:44qui fait le point
16:45avant la nouvelle journée
16:46de mobilisation
16:47contre la vie chère,
16:48la troisième journée
16:49en autant de semaines
16:51qui pointe
16:52un dispositif important.
16:5370 000 forces de l'ordre
16:55mobilisées demain.
16:56Une journée à très haut risque,
16:57c'est ce que dit Laurent Nunez,
16:59qui a aussi été interrogé,
17:01Vincent Vantiguen,
17:02sur l'imbroglio de la journée.
17:04Ça concerne le cortège parisien,
17:07celui réclamé par la CGT
17:09entre Bastille et Nation,
17:10c'est-à-dire au cœur de Paris.
17:12Un peu plus tôt dans la journée,
17:14la préfecture de Paris a dit non.
17:16Impossible de manifester
17:17au cœur de Paris,
17:18vu les violences du 17 octobre,
17:19notamment.
17:20Ce sera en périphérique,
17:22le long du périphérique parisien,
17:26justement.
17:26Et rebondissement,
17:27il y a quelques minutes,
17:28la justice administrative dit
17:30si, si,
17:30le cortège de la CGT,
17:31il aura bien lieu demain à l'intérieur.
17:33Alors, à ce stade,
17:34oui.
17:35Maintenant, on a entendu
17:37Laurent Nunez qui dit
17:38on va faire appel,
17:39on va en fait faire un recours
17:40devant le Conseil d'État.
17:41Ce n'est pas une cour d'appel,
17:42le Conseil d'État,
17:42mais c'est un recours,
17:43c'est-à-dire c'est un degré
17:44de juridiction supplémentaire.
17:45Donc, ce débat,
17:46eh bien, en fait,
17:47il est toujours présent
17:48parce que le Conseil d'État
17:49va siéger demain.
17:50Il y a des juges déréférés
17:51qui vont examiner
17:52le recours déposé
17:53par les autorités,
17:54la préfecture de police,
17:55et qui dira
17:56à quel moment,
17:56c'est toute la question,
17:57quel est le parcours
17:58qui est autorisé,
18:00validé ou interdit ?
18:01Est-ce que ce sera
18:03celui entre Bastille et Nation,
18:04comme le tribunal administratif
18:06l'a dit aujourd'hui,
18:07ou celui entre les portes
18:08de Bagnolet
18:08et de Porte de Charenton
18:09qui était celui proposé ?
18:10On va devoir encore attendre,
18:12mais en tout état de cause,
18:14ce qu'on peut dire ce soir,
18:15c'est que la décision
18:15du tribunal administratif
18:16rendue aujourd'hui,
18:17c'est un énorme camouflet
18:18pour la préfecture de police de Paris.
18:20Juste le jugement
18:21que je viens de consulter,
18:23cette interdiction
18:24de manifester entre Bastille et Nation,
18:27voulue par la préfecture
18:28de police de Paris,
18:29porte une atteinte grave
18:30et manifestement illégale
18:32à la liberté de manifester.
18:33Voilà ce que les juges administratifs
18:35ont dit aujourd'hui
18:36sur l'arrêté du préfet de police.
18:39Et voilà,
18:39on en est à 19h ce soir,
18:41on ne sait pas avec certitude
18:42si ce cortège
18:43sera finalement autorisé demain,
18:45décision du Conseil d'État demain,
18:47c'est ce que vous nous dites.
18:48Il y a un autre cortège
18:49qui était prévu par les Gilets jaunes,
18:50toujours à l'intérieur de Paris,
18:51si on peut revoir
18:53peut-être la carte
18:54qu'on a vue il y a quelques instants.
18:56Entre Bastille et la concorde.
18:57Qui lui aussi a été interdit
19:00par la préfecture,
19:01qui réclamait
19:01que les manifestants rejoignent
19:03le tracé bleu
19:04que vous voyez à droite
19:05de l'écran.
19:06Les Gilets jaunes,
19:07demain,
19:07ils seront où ?
19:08C'est toute la question.
19:09Leur parcours,
19:10celui qu'ils souhaitaient
19:11emprunter demain,
19:12a été interdit.
19:13A ma connaissance,
19:14il n'a pas fait l'objet
19:15d'un recours devant
19:15le tribunal administratif,
19:16donc celui-là,
19:17il est totalement interdit.
19:18La question,
19:19c'est est-ce que les Gilets jaunes
19:20vont rejoindre le cortège
19:21qui a été validé
19:22par le tribunal administratif,
19:23c'est-à-dire entre Bastille et Nation ?
19:25On peut s'y attendre,
19:26mais après,
19:26il n'est pas exclu
19:27que certains Gilets jaunes,
19:29certaines personnes
19:30de ce mouvement
19:30décident quand même
19:31d'emprunter un autre parcours.
19:33Antoine Abordor,
19:34ce n'est pas anecdotique
19:35de savoir d'où part un cortège
19:37et d'où il arrive.
19:38On n'est pas juste
19:39dans une bataille de place
19:40à Paris pour savoir
19:41si c'est Nation, Bastille
19:42ou Concorde.
19:43Il y a une importance
19:44derrière tout ça
19:45parce que dans le même temps,
19:46le gouvernement,
19:47et en l'occurrence
19:48Laurent Nunes
19:48depuis plusieurs heures,
19:50sort un peu le drapeau rouge
19:51en disant,
19:52je cite ce qu'a dit
19:53le ministère de l'Intérieur,
19:54l'entourage du ministre
19:55aujourd'hui,
19:56il faut s'attendre
19:56à des épisodes de violence
19:58comparables à ceux
19:59du 17 octobre.
20:00Oui absolument,
20:01alors certains se demandent
20:02peut-être,
20:02est-ce qu'on joue
20:03à se faire peur ?
20:04Est-ce qu'au fond
20:05le gouvernement
20:06surdramatise
20:06la situation
20:08de manière
20:10à peut-être
20:11prévenir certains dégâts
20:12bien sûr,
20:13à dissuader
20:14certains autres manifestants
20:16d'aller tout simplement
20:19faire valoir leur droit
20:20à manifester ?
20:20Il y a des éléments objectifs,
20:22c'est ce qui remonte
20:24notamment de services
20:24pour dire que
20:25sur les réseaux sociaux,
20:28des appels à l'insurrection,
20:30à commettre de nouveaux pillages,
20:31bref,
20:32à jouer le match retour
20:32du 17 octobre
20:33sont tout à fait crédibles.
20:35Et donc,
20:35l'inquiétude
20:36de Laurent Nunez
20:37semble fondée.
20:38On a vu ce soir
20:40à Rouen
20:40un ministre de l'Intérieur
20:41qui honnêtement
20:42est apparu à la fois
20:43sur le qui-vive,
20:44parfois même un peu agacé
20:45par les questions
20:46disant que,
20:47évidemment,
20:47il lui serait plus confortable
20:49de travailler
20:50avec des organisateurs
20:51qui acceptent
20:52les tracés alternatifs
20:53qui leur sont proposés.
20:55Et puis,
20:55la dernière chose,
20:56c'est les Gilets jaunes,
20:57effectivement.
20:57Ce mouvement est hybride
20:59et donc,
21:00la coordination des Gilets jaunes
21:01me fait savoir
21:01que ce soir,
21:03ils se rallient
21:03au tracé
21:05des syndicats
21:06et de la CGT
21:07et donnent rendez-vous
21:08donc à leurs militants,
21:09à leurs sympathisants
21:10sur les marges
21:11de l'Opéra Bastille
21:12pour emprunter
21:13le trajet de Bastille
21:14à Nation.
21:15Voilà,
21:15ce qui voudrait dire
21:16un seul cortège demain
21:17à Paris
21:18et pas deux,
21:18ce qui aurait été
21:19le scénario quasiment
21:20le pire
21:21pour les forces de l'ordre,
21:22c'est-à-dire sécuriser
21:22à la fois
21:23un cortège
21:24à l'intérieur de Paris,
21:25un autre en périphérie,
21:26ça,
21:27c'était le scénario noir.
21:28Mais en fait,
21:28c'est quand même
21:29ce qui va un petit peu
21:30se passer
21:30parce que,
21:30de toute façon,
21:31le dispositif policier
21:32va prévoir
21:32de sécuriser le cortège
21:33qui est validé
21:34mais va être très présent
21:35sur tout ce qu'on appelle
21:36les cortèges sauvages.
21:38le scénario noir
21:38– Sous-titrage FR 2021
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