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  • il y a 3 heures
Retrouvez le replay de Hammett Week-end sur BFMTV.

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Transcription
00:00Oui, il y aura un gros travail sur l'environnement numérique de ce suspect.
00:03Regardez les sites internet qu'il a pu consulter ces derniers jours.
00:06S'il était dans des boucles télégrammes, sur des messageries cryptées, si on lui a donné l'ordre de passer.
00:11Alors, pardonnez-moi, priorité au direct.
00:13On va écouter Laurent Nunez désormais sur le dispositif de sécurité à Orléans.
00:17En préfecture.
00:18Demain.
00:18Monsieur le préfet, que je remercie pour son engagement dans la conception de ce dispositif de sécurisation sur tout le
00:25week-end.
00:25Monsieur le préfet a convenu d'un parcours avec les déclarants.
00:29Un parcours qui soit, comme nous le souhaitions, le plus sécurisant et sécurisé possible.
00:35Et qui donc va éviter les commerces, notamment du centre-ville d'Orléans.
00:40Donc, manifestation déclarée qui se tiendra demain matin.
00:43Et qui a vocation à se terminer à 13h.
00:45Et qui donnera lieu à un dispositif de sécurité extrêmement important pour encadrer cette manifestation.
00:52Et contenir les débordements.
00:54Et surtout, y mettre un terme avec beaucoup de fermeté s'il devait y en avoir.
00:58S'il devait y en avoir.
00:59Je rappelle que cette manifestation, elle est transpartisane, intersyndicale.
01:04Donc, manifestation déclarée.
01:06Le lendemain, en revanche, se tient une manifestation qui n'a pas été autorisée par M. le préfet.
01:14Compte tenu, à juste titre, des risques de troubles à l'ordre public qu'elle comporte.
01:18Donc, cette manifestation a été interdite.
01:20Et le tribunal administratif vient d'ailleurs de valider cet arrêté d'interdiction.
01:26Et donc, il faut s'en féliciter.
01:28Et M. le préfet déploiera un dispositif de sécurisation pour éviter, évidemment, que les personnes se rassemblent.
01:36Et viennent, comme c'est leur objectif, perturber une réunion politique.
01:41Évidemment, le dispositif de sécurisation qui a été mis en place pendant tout le week-end ici à Orléans,
01:45qui est un dispositif conséquent.
01:47On a mobilisé, on mobilise 3000 effectifs, policiers, gendarmes, des policiers, des gendarmes locaux, bien sûr,
01:54mais aussi de toute la zone et également des forces mobiles, des escadrons de gendarmes immobiles
02:01et des fonctionnaires de police, des compagnies républicaines de sécurité.
02:05Ce dispositif, il a aussi vocation à sécuriser l'ensemble de la ville d'Orléans
02:09et l'ensemble des réunions qui s'y tiennent, dont la réunion politique.
02:12Voilà.
02:13Le rôle du ministre de l'Intérieur, du préfet du Loiret, le rôle de l'État,
02:17c'est de garantir à la fois la liberté de réunion politique.
02:21C'est extrêmement important. Et dans le même temps, évidemment, la liberté de manifester.
02:26Évidemment, à condition qu'elle ne vienne pas troubler l'ordre public, cette liberté de manifester,
02:31d'où l'arrêté d'interdiction qui a été pris par le préfet du Loiret
02:36et d'où ce dispositif policier qui va être déployé pour que tout se passe,
02:39tout se passe dans le calme et sans trop mal à l'ordre public.
02:42Maintenant, s'il devait y avoir des individus causant des débordements,
02:47nous avons de bonnes raisons de penser qu'il y a un certain nombre de militants
02:51de l'ultra-gauche et de l'extrême-gauche radical qui ont l'intention de venir perturber,
02:56créer des troubles à l'ordre public ici sur Orléans.
02:59Donc, bien évidemment, nous allons réagir avec la plus grande fermeté,
03:04comme ce sera le cas partout demain sur le territoire national,
03:07avec la plus grande fermeté pour mettre un terme aux exactions.
03:10Grande fermeté, ça veut dire intervention systématique quand il y a des troubles à l'ordre public
03:14et des débordements, ça veut dire interpellation et ça veut dire...
03:18Nous avons rencontré avec le préfet du Loiret, Madame la Procureure de la République,
03:22avec laquelle le préfet du Loiret travaille évidemment en permanence
03:25et il y aura évidemment une réponse qui sera une réponse judiciaire extrêmement ferme.
03:30On ne tolérera aucun, aucun débordement.
03:32Voilà. La liberté de manifester, c'est bien,
03:35mais elle doit s'exercer dans un cadre légal et réglementaire,
03:38sans trop mal à l'ordre public.
03:39Et il faut savoir préserver la liberté des réunions politiques.
03:42Ce qui se joue aussi demain ici à Orléans, c'est un peu la campagne politique à venir.
03:48Voilà. Il est normal qu'ils se tiennent des meetings.
03:51L'État, et notamment le ministre de l'Intérieur,
03:53qui est garant aussi de la protection de la démocratie dans notre pays,
03:57se doit d'assurer leur protection.
03:59Nous le faisons quel que soit le bord politique,
04:02quels que soient les partis politiques concernés.
04:04Il est notre devoir de les protéger.
04:05Il ne peut pas y avoir de débordement.
04:07Et donc il est normal que nous ayons déployé ce dispositif extrêmement conséquent,
04:11je l'aurais dit, 3 000 effectifs déployés ici à Orléans.
04:15Il est normal que nous ayons déployé ce dispositif sur la ville d'Orléans.
04:18Je remercie M. le maire d'Orléans,
04:20qui a pris énormément de mesures de police administrative,
04:23de mesures de précaution,
04:24pour enlever un certain nombre de matériels
04:26qui peuvent être utilisés comme des projectiles,
04:29et qui met à disposition de l'événement aussi,
04:34dans la limite évidemment, des compétences,
04:36qui sont ici à la police municipale,
04:38que je viens de rencontrer,
04:39au même titre que M. le maire d'Orléans m'a fait visiter
04:42sa cellule de crise,
04:45qui est totalement activée pendant tout le week-end,
04:47au même titre que le préfet du Loiret
04:49et l'ensemble de ses équipes seront réunies évidemment
04:51en cellule de commandement pendant tout ce week-end.
04:54Voilà ce que je voulais vous dire.
04:55Il était important pour moi de venir ici
04:57pour quelques règles fondamentales,
04:59qui sont des règles, j'ai envie de dire,
05:01de vivre ensemble.
05:02Voilà, c'est normal qu'un parti politique
05:04puisse tenir une réunion politique.
05:05C'est normal que des personnes,
05:06si elles le souhaitent, puissent manifester,
05:09mais à condition que tout se passe dans le bon ordre.
05:10On ne peut pas tolérer de débordements.
05:12Ça n'est pas possible.
05:13Ça n'est pas possible.
05:14Et voilà, tout le monde a en mémoire
05:16les scènes auxquelles on a assisté le 17 octobre.
05:18Ça ne peut pas continuer comme ça.
05:19Mais la vie démocratique, c'est autre chose.
05:22Voilà, je veux bien prendre quelques questions,
05:24si vous le voulez.
05:25Pourquoi le parcours de la manifestation a été changé ?
05:27Il avait été annoncé que la manifestation
05:29devait se tenir dans le centre-ville,
05:30et finalement...
05:31Alors, je vais vous dire,
05:32je vais être très clair là-dessus.
05:33Je l'ai dit dans mon point presse ce matin,
05:36ça a été vrai aussi dans d'autres villes de France.
05:38Pourquoi ?
05:38Parce qu'un préfet discute avec des organisateurs
05:42d'un itinéraire.
05:43C'est un dispositif tant que la manifestation
05:45n'a pas commencé.
05:46Il peut adapter son dispositif
05:48en fonction des risques de troubles à l'ordre public.
05:51Le préfet du Loiret, à juste titre,
05:52a considéré que, compte tenu de la montée en tension
05:56des appels à manifester contre la réunion politique
06:00du Rassemblement national,
06:02la présence d'individus d'ultra-gauche,
06:03d'extrême-gauche radicalisés,
06:05justifiait qu'on définisse un parcours
06:08qui soit un peu plus sécurisé.
06:10Il va être sécurisé, le parcours,
06:12mais un peu moins exposé.
06:14Et le premier itinéraire,
06:15passé dans le centre-ville d'Orléans,
06:16à proximité de commerce,
06:18il lui apparaît eu, à juste titre,
06:19plus judicieux de le déplacer,
06:21de le faire cheminer dans une zone moins exposée.
06:24Vous savez, un préfet de la République
06:26évalue, apprécie en fonction des circonstances locales,
06:29les risques de troubles à l'ordre public
06:30et il peut très bien modifier un parcours.
06:33C'est ce qui a été fait à Paris aujourd'hui encore,
06:37compte tenu de la montée en puissance
06:38des risques de troubles à l'ordre public.
06:39Le préfet évoquait entre 2 000 et 3 000 éléments radicaux hier.
06:42Est-ce que cette penace dont vous parlez a augmenté aussi ?
06:45C'est la détermination.
06:47Ce n'est pas forcément le volume des militants.
06:49C'est à peu près le volume que nous estimons
06:51et c'est aussi leur détermination qui est prise en compte.
06:54Et puis, je crois que personne ne comprendrait
06:59que les préfets n'adaptent pas leurs itinéraires à la menace.
07:02À aucun moment, il n'a été envisagé
07:04que le meeting du Rassemblement national,
07:06peut-être pas ne se tient pas,
07:07mais soit fait ailleurs, dans d'autres conditions,
07:10à un autre moment, repoussé ?
07:12Non, je crois que la question que vous posez,
07:18elle interroge quand même.
07:19Effectivement, il y a des événements
07:20que parfois on déplace, on reporte.
07:23Mais là, on parle de la vie démocratique de notre pays.
07:25Ce n'est pas rien.
07:26C'est une liberté constitutionnelle.
07:28Il est hors de question qu'on ne sécurise pas
07:31une réunion d'une formation politique.
07:33Ça n'est pas possible.
07:33Et c'est vrai pour toutes les formations politiques.
07:36C'est vrai pour toutes les formations politiques.
07:37Et donc, voilà, non, ça n'a jamais été envisagé.
07:41J'ai fait le choix, en liéant très étroit,
07:44évidemment, avec le Premier ministre,
07:45le Président de la République,
07:46le préfet ici qui met tout ça en musique.
07:49On a fait le choix de mettre un dispositif policier
07:51qui permette d'assurer que tout se passe bien.
07:53Vous avez parlé du contexte de campagne présidentielle
07:57dans laquelle on est.
07:58Est-ce que ça veut dire aussi que vous n'excluez pas
07:59le fait que ce genre de dispositif aussi musclé
08:02puisse être déployé pour d'autres meetings
08:06dans les semaines à venir ?
08:07Est-ce que ça ne va que s'intensifier,
08:08on imagine, jusqu'aux dates du premier tour ?
08:11Non, je...
08:11Le genre de dispositif aussi musclé
08:13puisse être déployé pour d'autres meetings
08:17dans les semaines à venir ?
08:18Est-ce que ça ne va que s'intensifier,
08:19on imagine, jusqu'aux dates du premier tour ?
08:21Non, je ne l'exclus pas.
08:24S'il doit y avoir des appels à manifester
08:26partout au sein des meetings,
08:28on les sécurisera.
08:29Après, ça appelle quand même à une réflexion
08:31sur le fonctionnement de notre vie démocratique.
08:34Ça n'est pas non plus un fonctionnement tout à fait normal.
08:36Ça n'est pas non plus un fonctionnement tout à fait normal.
08:39Donc, évidemment, quand ce sera le cas,
08:41on sécurisera.
08:42Il y a une liberté de manifester,
08:44il y a une liberté de réunion politique.
08:45Il faut savoir concilier les deux.
08:46Maintenant, ça n'est pas tout à fait normal
08:47que pour chaque meeting,
08:49on déploie des dispositifs policiers aussi importants.
08:50J'en appelle aussi à la raison des uns et des autres.
08:52Voilà.
08:53À la raison des uns et des autres.
08:54Est-ce qu'il y a des menaces claires ou pas ?
08:563 000 hommes, c'est énorme pour une ville comme celle-ci.
08:59Quelles sont les menaces claires et précises ?
09:02Non, les menaces claires et précises...
09:04Je crois que le préfet a communiqué hier,
09:08il l'a dit.
09:09Vous avez au sein des cortèges,
09:12ce n'est pas nouveau au sein des cortèges,
09:13y compris d'ailleurs dans la manifestation de demain
09:15qui est déclarée,
09:16qui est une intersyndicale, transpartisane.
09:18Vous pouvez très bien avoir des militants radicaux
09:20et il y en aura qui vont essayer probablement
09:23de faire déraper des cortèges.
09:24C'est un peu la technique classique
09:25de l'ultra-gauche radicale,
09:27de l'extrême-gauche radicale
09:29qui pourrait se constituer un black bloc,
09:30essayer de faire des générales cortèges.
09:31C'est pour ça qu'il y aura un dispositif
09:32pour les en empêcher.
09:34Et puis la manifestation de dimanche
09:35est encore plus politique
09:37vers la mouvance ultra-gauche,
09:38extrême-gauche radicale.
09:39Voilà, il y a toujours des risques
09:41de créer des troubles à leur public.
09:42Voilà.
09:43On a des services de renseignement
09:44qui travaillent, qui évaluent un risque.
09:46Voilà, il y aura des individus
09:47qui sont susceptibles de constituer un danger
09:49en termes de troubles à leur public,
09:51de subversion violente.
09:52Et il est normal qu'on déploie un dispositif
09:53qui est tout à fait adapté
09:54avec 3000 effectifs.
09:56Et pas que des effectifs,
09:58on a aussi un engin lanceur d'eau,
10:00il y a deux blindés au centaure de la gendarmerie,
10:03des hélicos, des drones.
10:04Voilà, il y aura un gros, gros dispositif.
10:06Je tiens à souligner également
10:07que j'en ai parlé avec M. le maire.
10:10On aura aussi évidemment
10:11des contrôles de zones dans la profondeur
10:13pour nous assurer que les individus
10:15qui se rendent sur Orléans
10:16ne possèdent pas un certain nombre
10:19de matériel, voire même d'armes
10:21par destination,
10:22qu'ils pourraient utiliser
10:23dans le cadre des cortèges,
10:24des rassemblements qui vont voler à Orléans.
10:26Et le préfet,
10:26avec qui nous avons eu une réunion de travail
10:28il y a une demi-heure,
10:31m'a montré déjà un certain nombre
10:33d'équipements,
10:33j'ouvre les guillemets,
10:35qui avaient pu être saisis
10:36lors de contrôles qui sont effectués,
10:38et je les en remercie,
10:39par la Gendarmerie nationale.
10:41Voilà.
10:41D'ailleurs, je tiens à signaler
10:42que la directrice générale adjointe
10:44de la police nationale
10:44et que le directeur général
10:45de la Gendarmerie nationale
10:47m'accompagne à Orléans.
10:48Voilà.
10:48C'est dire l'importance
10:49que j'accorde,
10:50que nous accorderons
10:51à ce week-end ici à Orléans.
10:53Et je peux rassurer,
10:54M. le maire,
10:54que nous sommes complètement concentrés
10:56pour que tout se passe bien.
10:57Voilà.
10:57Merci beaucoup.
10:59Merci à vous.
11:01Voilà.
11:02Vous venez d'entendre
11:02la prise de parole
11:03de Laurent Nunez,
11:04décidément sur tous les fronts.
11:05Aujourd'hui,
11:05le ministre de l'Intérieur
11:06à Orléans,
11:07cet après-midi,
11:09à la veille du Congrès
11:10du Rassemblement national,
11:12on le rappelle,
11:12une manifestation d'opposants
11:14pouvant rassembler
11:1520 000 à 30 000 personnes
11:17est prévue.
11:18Il annonce donc
11:19un gros effectif
11:20de policiers,
11:22de gendarmes,
11:223 000,
11:23qui seront présents
11:24donc demain
11:25pour encadrer tout ça.
11:26On va en parler
11:27avec notre invité ce soir.
11:29Bonsoir, Alain Bauer.
11:30Bonsoir.
11:31Professeur émérite de criminologie
11:32et auteur de ce livre
11:33« Il faut sauver nos enfants »,
11:35le livre noir
11:35de la pédocriminalité en France.
11:37Merci beaucoup
11:38d'avoir accepté
11:39notre invitation.
11:41Orléans,
11:42c'est là que vont se concentrer
11:43les tensions demain ?
11:45C'est l'endroit
11:46où devraient se concentrer
11:47les tensions.
11:48Comme chacun sait,
11:49ce n'est pas parce que
11:50c'est le point le plus visible
11:51que ça serait le seul.
11:53D'ailleurs,
11:54les ministères intérieures,
11:54la plupart des préfets
11:55prennent des mesures
11:57anticipatrices
11:57d'une assez grande sévérité
12:00et des mesures
12:02souvent inédites,
12:02en tout cas de l'Allemand
12:03ou l'ancien directeur central
12:05des CRS,
12:05Philippe Clémane,
12:06des gens qui ont rétabli
12:08la mobilité.
12:09C'est-à-dire que pour l'instant,
12:10vous avez une sorte de...
12:11On a demandé aux forces mobiles
12:13d'être statiques,
12:14ce qui est exactement l'inverse
12:15de ce pourquoi
12:16elles ont été créées.
12:17C'est comme si vous demandiez
12:18à tous vos journalistes
12:18reporteurs d'images
12:19de faire du plateau.
12:21Et pourquoi on leur a demandé ça,
12:22alors,
12:22si c'est absolument
12:23pas leur fonction d'origine ?
12:24Pour avoir des effectifs suffisants,
12:25comme la police
12:26n'a pas été mieux traitée
12:27que les autres services publics,
12:29vous avez moins de policiers
12:30par section,
12:31moins de sections par compagnie
12:32et moins de compagnie
12:33sur le territoire.
12:34Donc, à la fin,
12:35vous n'avez plus les moyens
12:36de faire du maintien de l'ordre.
12:37Donc, vous sous-traitez
12:38le maintien de l'ordre
12:38à ceux dont ce n'est pas le métier.
12:41Et peu à peu,
12:42vous vous trouvez face
12:42à des débordements
12:43quand la crise
12:44devient trop importante.
12:46Vous l'avez eu
12:47avec les Gilets jaunes,
12:48évidemment,
12:49des travailleurs pauvres
12:51qui manifestaient le week-end,
12:52qui étaient nouveaux
12:53puisqu'ils n'avaient aucune pratique
12:54de la manifestation
12:55et ils débordaient
12:56le cadre classique.
12:57Tout le monde a oublié
12:58la génération Naël de 2023.
13:00C'est comme si ça n'avait pas eu lieu.
13:01C'est très, très étonnant.
13:03Je le rappelle
13:03de manière systémique.
13:04Entre les Gilets jaunes
13:05et aujourd'hui,
13:06il y a eu 50 000 émeutiers,
13:07un milliard d'euros de dégâts,
13:09des milliers de bâtiments brûlés
13:11d'une génération de gens
13:12très jeunes
13:13dont une partie très importante
13:14de lycéens,
13:15de collégiens
13:15et pas seulement
13:16et d'exclus du système scolaire
13:18qui a quand même ravagé le pays
13:19dans des endroits
13:20qui n'avaient pas vu
13:20une violence urbaine
13:21de leur histoire récente.
13:23Et qu'est-ce qui vous fait dire
13:23qu'on l'a oublié, ça ?
13:25Parce que, chère madame,
13:27vos collègues journalistes
13:28comme les policiers
13:29et les responsables politiques
13:30ont zappé ce moment.
13:31Tous.
13:32Et quand je dis,
13:33vous savez,
13:33il y avait Génération Naël en 2030,
13:34regardez.
13:34Ah oui,
13:35maintenant que vous le dites,
13:36je m'en rappelle,
13:36c'est très très étonnant.
13:37C'est l'événement
13:38le plus gigantesque
13:39que ce pays ait connu
13:40en termes de maintien de l'ordre
13:42et tout le monde la zappère.
13:4468, oui,
13:4486 un peu,
13:46les gilets jaunes beaucoup
13:47et Génération Naël pas dû.
13:48Or, Génération Naël,
13:49c'est ce qui change tout
13:50dans la relation
13:52de l'usage de la violence
13:54nihiliste
13:56comme affrontement
13:57avec la police
13:57qui dépassent très largement
13:58les quelques black blocs
13:59dont tout le monde parle.
14:00Je veux dire,
14:01il y a juste un moment
14:02où il faut retomber sur terre,
14:04relire le passé
14:04et s'en servir
14:05pour le comprendre.
14:06Il n'y a pas eu
14:06de retour d'expérience
14:07sur Génération Naël.
14:08Rien.
14:08Nib.
14:09Zéro.
14:10Ni chez les policiers,
14:10ni chez les politiques.
14:12Donc, on n'a pas tiré les leçons
14:13à Antoine Oberdorf
14:14et on se retrouve
14:14dans la situation
14:15dans laquelle nous sommes
14:16aujourd'hui.
14:17Oui, je suis absolument d'accord
14:18là-dessus avec Alain Bauer.
14:19Je me souviens avoir couvert
14:21cet été 2023,
14:22ce début de mois de juillet 2023,
14:25notamment à Nanterre,
14:27autour de la cité Pablo Picasso,
14:28où certains confrères
14:30reportèrent de guerre,
14:31ce que je ne suis pas,
14:33disaient qu'au fond,
14:34ils avaient vécu une nuit
14:35d'une intensité comparable
14:36à ce qu'ils pouvaient connaître
14:38par ailleurs.
14:39Effectivement,
14:40à l'occasion du 17 octobre,
14:42on a, à juste titre,
14:44pointé la ville de Limoges
14:45comme une ville martyre.
14:47Les images du biais froid,
14:48évidemment, nous ont saisi
14:50tous d'effroi
14:51et c'est bien légitime.
14:52Simplement, je tiens à rappeler
14:53qu'à l'été 2023,
14:55la ville martyre,
14:56c'était Montargis
14:57et que je me souviens parfaitement
14:59d'avoir déambulé
15:00dans l'allée commerçante
15:01de Montargis
15:02avec le maire de l'époque,
15:03Benoît Dijon,
15:03et des commerçants
15:04qui venaient le voir,
15:06certains pour l'invectiver,
15:08l'interpeller,
15:09un peu des scènes comparables
15:10à celles que l'on a pu voir
15:11du côté de Lyon
15:12avec Grégory Doucet
15:13et d'autres
15:14qui avaient le sentiment
15:15que le ciel leur était tombé
15:17sur la tête
15:18et qui avaient tous
15:19cette même remarque
15:20de dire
15:20mais qu'est-ce qu'on leur a fait ?
15:22Parce qu'ils avaient vu
15:23dans leur commerce
15:24arriver des jeunes
15:25cagoulés
15:27de Montargis
15:28ou d'ailleurs
15:29parfois même
15:29des environs de Paris
15:30qui s'étaient coordonnés,
15:32je vous le donne en mille,
15:33avec Snapchat
15:33ou d'autres réseaux sociaux
15:35mais prioritairement
15:36avec Snapchat
15:36et effectivement,
15:38on a le sentiment
15:38qu'aucun retour d'expérience
15:40n'a été fait
15:40de toute cette époque
15:41alors même que
15:42les ingrédients étaient là.
15:45Il y a donc
15:46les suites
15:47de cette affaire Naël,
15:48il y a les gilets jaunes
15:49qui sont toujours là.
15:51Je voulais revenir
15:52sur le dispositif
15:53quand même
15:53parce que là encore
15:55Laurent Nunez
15:55a refait un point
15:56ce matin
15:57et il est extrêmement important.
15:5970 000 policiers
16:00et gendarmes mobilisés,
16:02les unités d'élite
16:03comme le RAID,
16:04le GIGN
16:04et la BRI
16:05viendront en renfort
16:07sur le terrain.
16:08les militaires
16:09de la force sentinelle
16:10seront sur des points fixes
16:11comme des ambassades.
16:13On envoie même
16:13les militaires
16:14pour sécuriser
16:15la manifestation
16:16demain.
16:17Ce n'est pas
16:17anodinant.
16:17Non, non, non, non,
16:18je crois qu'il faut
16:19arrêter de dire ça.
16:19Les militaires ne sécuriseront
16:21pas la manifestation.
16:22Ils sécuriseront
16:22les bâtiments.
16:23Oui, mais ce n'est pas
16:23la même chose.
16:24La précision est un élément
16:26important.
16:26C'est important.
16:27Oui, voilà.
16:28Donc non, ils sont là
16:29pour aider des forces
16:31de police statifiées
16:32à revenir sur le terrain.
16:35Ni la BRI, ni le GIGN,
16:38ni le RAID
16:38ne savent gérer
16:39des manifestations
16:39et la seule fois
16:40où c'est arrivé,
16:41ça s'est très mal passé.
16:42Ils s'en souviennent
16:42et ils ne veulent pas.
16:43C'était passé à Marseille.
16:45Un certain nombre d'entre eux
16:46sont encore mis en examen
16:47du fait de la gestion
16:49erratique de ce qui n'est pas
16:51gérer un forcené
16:52enfermé chez lui
16:53ou un tueur
16:55se baladant
16:55à trappe
16:56mais une manifestation.
16:58Voilà.
16:59Donc quand on ne sait pas,
16:59on ne fait pas
17:00et c'est le drame d'ailleurs
17:01du maintien de l'ordre
17:02à la française
17:02que d'avoir sous-traité
17:03à des unités
17:04pas formées,
17:05équipées d'armements
17:06qu'ils ne connaissent pas
17:07et qu'ils ne comprennent pas,
17:09gérer des amateurs
17:10de la manifestation
17:11avec des amateurs
17:12du maintien de l'ordre.
17:13Ça crée beaucoup de blessés
17:14et beaucoup de dégâts
17:15et une haine
17:16anti-policière
17:17d'autant plus forte
17:18qu'elle ne concerne pas
17:19les unités
17:20de maintien de l'ordre
17:21qui sont elles
17:22prêtes à
17:22subir beaucoup
17:23et en général
17:24subissent beaucoup
17:25mais à avoir
17:27cette espèce de
17:27qu'est-ce que je dois faire
17:29comment ça marche
17:29il y a un enjeu
17:31aujourd'hui
17:31de reprofessionnaliser
17:33le maintien de l'ordre
17:34c'est ce que j'appelle
17:35le moment
17:35l'allemand
17:36comme il y a eu
17:37un moment Grimaud
17:38ou un moment Paolini
17:39après les émeutes
17:41de 1986
17:42là j'y étais
17:43je peux dire
17:43que je peux raconter ça
17:44de l'intérieur
17:45mais ces moments-là
17:46ils sont essentiels
17:47à l'adaptation
17:48du maintien de l'ordre
17:49le maintien de l'ordre
17:50que nous avons actuellement
17:52c'est
17:52n'a pas vu
17:53ce qui s'est passé
17:54depuis les gilets jaunes
17:55donc il est inadapté
17:57et en quantité
17:58et en qualité
17:59et en formation
18:00et en organisation
18:01c'est comme ça
18:02donc c'est un peu inquiétant
18:04vous êtes en train de dire
18:05que les unités
18:05qui sont déployées demain
18:07ne sont pas adaptées
18:08à la situation
18:08ni l'OREN
18:09ni le GIGN
18:09ni la BRI
18:10puisque c'est là-dessus
18:11que vous me posez la question
18:11encore moins sentinelle
18:13vous vous y allez fort
18:13les amateurs
18:14du maintien de l'ordre
18:15bien sûr
18:16parce qu'ils ne sont pas formés
18:17au maintien de l'ordre
18:17comme si vous décidez
18:19de m'interroger
18:19sur le patinage artistique
18:21vous voyez
18:21j'aurais peu de choses
18:22à vous dire
18:22mais donc
18:23comment l'interpréter
18:25pardon
18:25on envoie des personnes
18:26qui ne sont pas formées
18:27au maintien de l'ordre
18:28c'est quoi ce qu'on a
18:29parce qu'on n'a pas grand-chose
18:30à mettre devant
18:31qu'on n'a toujours pas compris
18:32ce qu'était l'interaction
18:34entre de la manifestation
18:36jeune
18:37plutôt sympathique
18:38et plutôt joyeuse
18:40moi j'étais à Angoulême
18:41le 17
18:41il y avait 4000 manifestants
18:43vous voyez Angoulême
18:4340 000 habitants
18:444000 manifestants
18:4510% de la population
18:46vous imaginez
18:46il ne s'est rien passé
18:47rien
18:48c'était joyeux
18:49sympathique
18:50on se déambulait dans la rue
18:51on faisait des selfies
18:52il y avait le salon du livre
18:53tout ça
18:54c'est un peu bizarre
18:55mais voilà
18:55je reviens à Paris
18:57je constate l'état
18:59d'un autre monde
19:00un autre univers
19:01et donc voilà
19:04donc il faut adapter
19:05ce qu'est une manifestation
19:07jeune lycéenne
19:07et plutôt joyeuse
19:08et pas très violente
19:10ou peu
19:10une population de casseurs
19:12venus de toute l'Europe
19:13parce que c'est la tradition
19:14les mêmes vont à Milan
19:16à Bologne ou ailleurs
19:17et ils iront ailleurs
19:18s'il y a besoin
19:19ou à Orléans
19:20demain
19:21eux
19:22ils sont des professionnels
19:24de la casse
19:24et ils sont face en général
19:25à des CRS
19:26et des gens en mobile
19:27professionnels du maintien de l'ordre
19:28disons qu'entre deux
19:29ils se reconnaissent
19:30c'est un duel
19:31ou un tournoi
19:32c'est une réunion habituelle
19:34de gens qui se connaissent
19:34et puis vous avez
19:35une troisième catégorie
19:36qui est le pilleur
19:37qui lui vient
19:38parce que les casseurs
19:39prennent le dessus
19:40sur le maintien de l'ordre
19:41ou parce qu'ils n'ont pas
19:42anticipé l'ampleur
19:44d'une manifestation
19:45dont je rappelle
19:45que s'il y a 3 à 5 000 casseurs
19:47il y avait quand même
19:48500 à 800 000
19:50manifestants
19:51quand on sous-estime
19:52le nombre de manifestants
19:53quand on sous-estime
19:54le nombre de casseurs
19:55et qu'évidemment
19:55on ne voit pas les pilleurs
19:56qui ne peuvent apparaître
19:57que si les deux épisodes précédents
19:59se sont coagulés
20:00et que les uns
20:01se servent de la masse
20:02de manœuvre
20:03de la manifestation
20:04on est débordé
20:05c'est tout
20:06c'est pas que le renseignement
20:07n'a rien vu
20:07il a tout vu
20:08et tout sous-estime
20:09enfin pas les pilleurs
20:10parce que ça
20:10ça ne se voit qu'après
20:11et puis vous avez
20:12une troisième catégorie
20:13dont on ne parle pas beaucoup
20:13mais qui sont très importantes
20:14qui sont ceux
20:15qui ont mis le feu
20:15dans les lycées
20:16qui sont en général
20:17les petites mains désœuvrées
20:18du narcotrafic
20:19exclues du système scolaire
20:20qui sont venus se venger
20:21quand vous rajoutez ça
20:23au reste
20:23vous êtes face à
20:24une nouvelle forme
20:26de violence
20:27et donc ça nécessite
20:28une nouvelle force
20:28de maintien de l'ordre
20:29et qui parmi
20:30parmi ces quatre catégories
20:32que vous venez de citer
20:32sont susceptibles
20:33de revenir demain
20:35selon vous ?
20:36alors moi je crois
20:37qu'il y aura
20:37beaucoup de manifestants
20:38puisque les chiffres
20:39donnés par les services
20:40de police et de renseignement
20:41donnent beaucoup de manifestants
20:42beaucoup à Orléans
20:43mais on en annonce
20:43beaucoup à Paris
20:45et ailleurs
20:45donc il y a encore
20:46des manifestants
20:47c'est-à-dire que le creux
20:47de la vague n'est pas arrivé
20:48on n'est pas au paroxyste
20:49je crois que le paroxyste
20:50c'est le 5 novembre
20:51pour vous ça sera
20:54le paroxysme
20:54de ce grand mouvement social
20:55la tradition de ce type
20:57de mouvement
20:57c'est 10 jours
20:58c'est 10 jours
20:59c'est comme ça
21:00on ne sait pas pourquoi
21:01c'est comme ça
21:01mais factuellement
21:02c'est à peu près comme ça
21:03il y a des hauts
21:04des bas
21:05des machins
21:05là on est entre deux
21:06vous aviez une phase
21:07le 17 octobre
21:08un peu inattendue
21:10du point de vue
21:10des services de renseignement
21:11beaucoup plus
21:12par les gens
21:13du mouvement social
21:14qui disaient
21:15mais t'as vu
21:15les réseaux sociaux
21:16t'as vu le niveau
21:17de rage, de haine
21:18le nombre de points
21:19il y a eu beaucoup
21:20d'enfumage aussi
21:23il y a eu des faux points
21:24de rendez-vous
21:25pour diluer aussi
21:26la présence policière
21:27ou la présence gendarmique
21:28il y a un jeu
21:29du chat et de la souris
21:30et même un peu plus
21:31il y a des vrais professionnels
21:33de ça désormais
21:34sur les réseaux sociaux
21:35parce que les services de renseignement
21:36n'ont pas été hors
21:37des réseaux sociaux
21:38mais ils ont été submergés
21:39par le nombre de points
21:40du réseau social
21:41au-delà du désormais fameux
21:43Bismillah
21:43c'est les ténèbres
21:44qui restera
21:46dans notre histoire
21:47collective commune
21:48sur cette question
21:50et puis vous avez
21:50la deuxième partie
21:52qui est le creux
21:52tout le monde a anticipé
21:54les vacances
21:54bon il n'y a pas de vacances
21:55tout le monde a anticipé
21:56que les jeunes ne reviendraient pas
21:57ils ne sont pas partis
21:59et puis il y a le moment
22:00où tout va se regrouper
22:01c'est-à-dire
22:02toutes les organisations
22:03elles sont prêtes
22:04à un 5 novembre massif
22:05pourquoi ?
22:06parce que quand il n'y a pas
22:06de réponse sociale
22:07à un mouvement social
22:09la réponse autoritaire
22:10ou sécuritaire
22:11ne suffit pas
22:13et de ce point de vue-là
22:14vous avez vu
22:15combien les chefs de parti
22:17hier à Matignon
22:18sont ressortis
22:18extrêmement déçus
22:20nous verrons
22:21ce que donne l'entrevue
22:23d'Emmanuel Macron
22:23avec les organisations lycéennes
22:24en ce moment
22:25c'est en ce moment même
22:26mais c'est tellement tardif
22:27en réalité
22:28qu'il leur donnerait
22:30l'abrogation de Parcoursup
22:32et les 10 milliards
22:33que demandent
22:33ces organisations lycéennes
22:34peut-être
22:35que ça suffirait
22:36à éteindre la colère
22:36mais simplement
22:37la colère lycéenne
22:38le problème c'est que
22:39l'incendie
22:40n'ayant pas été
22:41circonscrit à temps
22:42et bien il s'est répandu
22:44quant à l'aspect sécuritaire
22:46on voit combien
22:47Laurent Nunez
22:48au fond
22:48fait tapis
22:49en envoyant
22:51absolument
22:52toutes les forces disponibles
22:53mais on le sait
22:54y compris
22:55dans le récit
22:55qui a été fait
22:56de la journée du 17 octobre
22:57que l'engagement
22:58de certaines unités
23:00d'élite
23:00de la police nationale
23:01comme le RAID
23:02de certaines forces spéciales
23:04ne réjouit pas
23:06n'enchante pas
23:06les premiers concernés
23:08la semaine dernière
23:09du côté de Bordeaux
23:10lorsqu'il s'est agi
23:11pour le RAID
23:12de sécuriser
23:12la résidence
23:13de la préfète
23:14de Bordeaux
23:15il n'était pas ravi
23:17et on a même appris
23:17dans les récits
23:18qui ont été faits
23:19de cette journée
23:20qu'il y avait eu
23:20un réel bras de fer
23:22entre d'un côté
23:23la place Beauvau
23:23et le cabinet
23:24de Laurent Nunez
23:24et de l'autre
23:25le commandement du RAID
23:27effectivement
23:28le RAID
23:28et certaines personnalités
23:30du RAID
23:31avec qui on a pu échanger
23:32qui nous disent
23:33qu'ils n'ont absolument
23:34pas envie d'aller
23:36dans ces manifestations
23:38quel est le risque
23:38vous disiez
23:39que c'est totalement inadapté
23:40que ce n'est pas leur métier
23:42le risque c'est Marseille
23:444 policiers
23:443 ou 4
23:45je ne sais plus
23:45policiers du RAID
23:46mais en examen
23:47parce qu'ils ne sont pas
23:49adaptés au maintien de l'ordre
23:50c'est un métier
23:51le maintien de l'ordre
23:51c'est tout
23:52on ne fait pas le maintien de l'ordre
23:53avec n'importe quoi
23:54n'importe qui
23:55et n'importe comment
23:56l'anticriminalité
23:57c'est un métier
23:57l'antiterrorisme
23:58c'est un métier
23:59le maintien de l'ordre
24:00c'est un métier
24:00c'est fait par des gens
24:01qui savent le faire
24:02donc des risques de dérapage
24:03y compris des fois
24:04ça devient
24:04je dis ça devient
24:05parfois insultant aussi
24:07pour certains fonctionnaires
24:08pour certains agents
24:09qui ont le sentiment
24:10d'être traités au fond
24:11un peu vous savez
24:12comme les 3000 réservistes
24:15professeurs
24:15que l'on a envoyés au front
24:16que Edouard Jeffrey
24:17a envoyés au front
24:18vous avez par exemple
24:19des témoignages
24:21de policiers
24:22qui sont dans la police
24:23aux frontières
24:24et qui ont été
24:25réquisitionnés
24:26pour faire des mixtions
24:27alors évidemment
24:28ils ne seront pas
24:30exposés sur
24:31les zones les plus sensibles
24:32où il s'agira
24:33de faire du maintien de l'ordre
24:33mais néanmoins
24:34ils sont réquisitionnés
24:35pour faire des choses
24:36qu'ils ne savent pas faire
24:37comme si
24:38eh bien
24:39un bleu était échangeable
24:41avec un autre bleu
24:41qu'importe
24:42s'il est dans l'administration
24:43etc
24:44et de ce point de vue là
24:46sans préjuger
24:47du scénario de demain
24:48que je souhaite
24:49le plus favorable possible
24:50bien sûr
24:50et le plus tenu
24:51mais c'est mal vécu
24:53par les premiers
24:54concernés
24:54encore une fois
24:56vous êtes inquiet
24:57malgré tout
24:57pour demain
24:57j'ai bien compris
24:58que vous disiez
24:59le 5 novembre
24:59c'est l'autre
25:00c'est écrit
25:01et c'est indiqué
25:01mais la mobilité
25:03l'hyper mobilité
25:04des groupes
25:05de la casse
25:06ce n'est pas
25:06les manifestants
25:07les groupes
25:07de la casse
25:08les groupes
25:08de la casse
25:08c'est
25:09je vais me fixer
25:10un objectif
25:10symbolique
25:11remarquable
25:12bon
25:12imaginons
25:13qu'un bâtiment
25:13public
25:14soit protégé
25:15par les gens
25:16de police secours
25:17ou de la police
25:18aux frontières
25:19ou de ce que vous voulez
25:20et qu'il décide
25:21de se faire celui-là
25:24que se passera-t-il
25:26il se passera
25:27soit une bavure
25:29au sens de
25:30l'usage
25:31de j'ai plus rien
25:32voilà
25:33des policiers
25:34qui racontent
25:35qu'il renvoyait
25:37aux manifestants
25:38et aux casseurs
25:39les projectiles
25:40que ceux-ci
25:40leur envoyaient
25:41parce qu'ils n'avaient
25:41plus de munitions
25:43vous imaginez
25:44le niveau
25:44donc il suffit
25:45que quelques chauffeurs
25:46sont dans des véhicules
25:47de police vides
25:49ils sont vides
25:50parce que les policiers
25:51sont ailleurs
25:51les casseurs
25:53choisissent cet objectif
25:54qui devient viral
25:55d'un point de vue
25:56des camions de police
25:58qui fuient
25:58sauf que dedans
26:00il y a 5 camions
26:01un chauffeur par camion
26:02poursuivi par 50
26:03ou 60 personnes
26:05que vouliez-vous
26:06donc qu'ils fassent d'autres
26:07ils pouvaient laisser
26:08les camions
26:08au moins ils en ont sauvé
26:094 sur 5
26:10vous voyez ce que je veux dire
26:11vous avez
26:12cette difficulté immense
26:14qui est qu'on ne peut pas faire
26:16n'importe quoi
26:17à des policiers
26:18en fonction du fait
26:19qu'ils sont policiers
26:20ils ont tous des métiers
26:21des fonctions
26:22et des capacités
26:23alors soit on dit
26:24que les primo intervenants
26:25en matière de terrorisme
26:26peuvent intervenir
26:26en matière de terrorisme
26:27on les a tous reformés
26:28grâce à la vision formidable
26:30de ce policier
26:31de la sécurité publique
26:32intervenant au Bataclan
26:33et ne suivant aucune
26:34des instructions
26:34qui lui sont données
26:35c'est-à-dire abattant
26:36les terroristes
26:37pour sauver des centaines
26:38de personnes
26:38et tout le monde dit bravo
26:39donc on réforme
26:40on réforme le schéma
26:41d'intervention terroriste
26:42ce qu'on n'a pas fait
26:43après la génération
26:44il va falloir le faire maintenant
26:46alors là c'est
26:47une sorte de grand bricolage général
26:48avec des gens
26:49qui connaissent leur métier
26:50contrairement à moi
26:51je suis beaucoup moins critique
26:52sur le préfet de police
26:53de Paris
26:54je suis beaucoup plus confiant
26:56sur le préfet de police
26:57pardon
26:57le préfet de région
26:58préfet d'Orléans
26:59parce que ce sont
27:00de grands professionnels
27:01qui ont connu
27:01dans leur métier
27:02et dans leur expérience précédente
27:04des cas qui
27:05mais après
27:05on peut toujours être submergé par
27:07et puis le drame
27:09Malik Ousekine
27:09qui est le syndrome général
27:11du maintien de l'ordre
27:12en France
27:12depuis 1986
27:14sont des éléments
27:15qu'il faut prendre en considération
27:16parce que tous ceux
27:16qui vous expliquent
27:17qu'il saurait mieux faire
27:18et qu'il n'y a qu'à tirer
27:19dans le tas
27:19je les attends sur votre plateau
27:21le lendemain
27:21où il y a trois morts
27:22dont deux étudiants
27:24vous évoquez le préfet de police
27:25de Paris
27:25oui
27:26en qui vous dites
27:27que vous avez confiance
27:29c'est quand même surprenant
27:30cette consigne
27:31qu'il a passée aux commerçants
27:34il leur dit
27:35bien sûr
27:35vous pouvez compter sur nous
27:37mais quand même
27:38je vous conseille
27:39d'avoir recours
27:39notamment à des agents
27:41de sécurité privés
27:43ça c'est un aveu
27:44d'impuissance quand même
27:45connaissez-vous
27:45l'évolution du nombre
27:46d'agents de sécurité privés
27:47en France depuis 20 ans
27:48madame ?
27:48non
27:49très bien
27:49ils ont doublé
27:51il n'y a pas eu
27:52spécial ou quoi que ce soit
27:53il y a simplement
27:54un retrait
27:55des forces publiques
27:56de sécurité
27:57au bénéfice de la sécurité
27:58depuis 1990
27:59ça a commencé
28:00dans les aéroports
28:01vous voyez beaucoup de policiers
28:01dans les aéroports
28:02c'est une zone de souveraineté essentielle
28:04ensuite dans les ports maritimes
28:05puis dans les gares
28:07puis sur la voie publique
28:08devant un certain nombre
28:09de magasins
28:10puis il y a eu les attentats
28:13et chaque fois
28:14avez-vous eu une augmentation
28:15massive du nombre
28:16d'agents publics ?
28:17non
28:18même plutôt une baisse
28:20parce que la RGPP
28:20est passée par là
28:21la réduction du temps
28:22de travail
28:22est passée par là
28:23bref
28:23depuis 1990
28:25nous acceptons
28:27gentiment que
28:28quand le préfet de police
28:29avec beaucoup
28:29d'honnêteté
28:31parce qu'il faut au moins
28:31lui reconnaître
28:32l'honnêteté
28:32de dire écoutez
28:33voilà
28:34je fais ce que je peux
28:34avec ce que j'ai
28:35et donc pour le reste
28:37barricatez-vous
28:38parce que je ne suis pas
28:39capable de gérer
28:40l'intégralité de cette ville
28:41aussi concentrée
28:42et aussi peu mobile
28:43avec mes forces
28:44face à des hordes
28:45de pilleurs
28:46et de casseurs
28:47dont j'espère éventuellement
28:48qu'ils seront ailleurs
28:50je trouve ça plutôt honnête
28:51c'est triste à dire
28:52c'est honnête
28:53mais c'est un peu effrayant
28:54je suis un tenant
28:55de l'ordre républicain
28:56je suis plutôt clémenciste
28:58sur cette question
28:59mais telle est la réalité
29:02moi je préfère
29:02qu'il dise ça
29:03plutôt que
29:03tout va bien
29:04madame la marquise
29:04parce que personne n'y croira
29:05au moins
29:06nous ne lui ferons pas
29:07le procès du mensonge
29:09et d'éviter de voir le réel
29:11mais il est déjà
29:12en train d'anticiper
29:13des forces de l'ordre
29:14absolument débordées
29:15et en sous-nombre
29:16et il est en train de dire
29:17effectivement
29:17et c'est une réalité
29:18vous avez raison
29:20le principe de réalité
29:21gagne toujours
29:24est-ce que c'est
29:26Mélanie Vecchio
29:30cette demande
29:30donc du préfet de police
29:32de police de Paris
29:34d'avoir recours
29:35à des agents
29:35à des agents
29:36de sécurité privés
29:38il y a aussi
29:39des commerçants
29:40qui commencent à dire
29:40moi je vais me défendre
29:41moi-même
29:42je vais faire
29:43de la légitime
29:44de l'autodéfense
29:46est-ce que c'est légal
29:48est-ce que
29:48jusqu'où ça peut aller
29:50alors c'est totalement encadré
29:52en fait
29:52on ne peut pas
29:53se promener comme ça
29:54avec une arme
29:54de catégorie
29:55qu'on appelle
29:55de catégorie D
29:56c'est-à-dire des armes
29:57non létales
29:58on peut les acheter
29:59en libre service
29:59bien évidemment
30:00si on est majeur
30:01mais le port
30:02et le transport
30:03dans l'espace public
30:04est interdit
30:04on peut les avoir
30:05chez soi
30:06on peut les avoir
30:06dans son commerce
30:07puisque c'est considéré
30:08comme être chez soi
30:10à l'intérieur de son commerce
30:11en revanche
30:12pour l'usage
30:13et bien
30:14il faut qu'il y ait
30:14un motif légitime
30:16ce motif légitime
30:16c'est un danger imminent
30:18et grave
30:19sur son intégrité physique
30:20et il faut évidemment
30:21c'est le motif
30:22de la légitime défense
30:23une proportionnalité
30:25donc voilà
30:26tout ça
30:26est extrêmement bien encadré
30:27il y a des sanctions
30:29si jamais
30:29l'usage
30:31de manière
30:32non légale
30:33est fait
30:33c'est-à-dire
30:34je crois que c'est
30:35un an de prison
30:35et 15 000 euros d'amende
30:37tout ça
30:37est très bien réglementé
30:38c'est-à-dire qu'on ne peut pas
30:39faire n'importe quoi
30:41avec les armes
30:42dont on peut disposer
30:44Alors qu'on apprend
30:45à l'instant
30:45que je vous parlais
30:46de l'entrevue
30:47d'Emmanuel Macron
30:48avec les lycéens
30:49les représentants lycéens
30:50à la sortie
30:51de leur rencontre
30:51avec Emmanuel Macron
30:52appellent leurs camarades
30:53à continuer
30:54à se mobiliser
30:55signe sans doute
30:56qu'ils ont été
30:57déçus par
30:58la réponse
30:59du chef de l'État
31:00qui n'a pas dû manquer
31:01de leur faire
31:02une forme de numéro de charme
31:03mais qui n'a pas suffi
31:05à calmer
31:06tout ce petit monde
31:07qui est de toute façon
31:07chauffé à blanc
31:08Pas de réponse politique
31:10Ou s'il leur a fait
31:10le cours habituel
31:11du je veux vous apprendre
31:12à comment s'en passer
31:13C'est aussi possible
31:15Il ne faut pas sous-estimer
31:16cette option
31:17Pas de réponse politique
31:18pour l'instant
31:19en tout cas
31:20ce qui satisfasse
31:21les manifestants
31:24potentiellement
31:25des annonces
31:25lundi
31:27de la part
31:27du chef de l'État
31:29Comment vous analysez
31:30cette stratégie
31:31si c'en est une ?
31:32Ça s'appelle
31:33le pourrissement
31:33en français courant
31:34ça c'est classique
31:36La France
31:37c'est un pays étrange
31:37où on ne négocie pas
31:39quand on peut
31:39on attend
31:40que ça soit vraiment dur
31:41pour que ça se poncter
31:42que c'est sérieux
31:43donc que ça casse
31:43et à ce moment-là
31:44on lâche à peu près
31:45deux fois plus
31:45que ce qu'on aurait pu négocier
31:47préalablement
31:48mais notre pays
31:48a mille ans de jacquerie
31:50j'ai peur
31:51qu'il ne change pas
31:52tout de suite
31:53d'ailleurs
31:54on parlait
31:55avec Antoine Oberdov
31:56il y a quelques semaines
31:56de l'option
31:57d'un troisième tour social
31:59après présidentiel
31:59et comme il l'a écrit
32:00dans un très bon papier
32:02de l'opinion
32:02il dit
32:03c'est la première fois
32:04que le troisième tour
32:04est avant le premier
32:06parce que la crise sociale
32:07elle est là
32:08le problème
32:09c'est pas la casse
32:10c'est la crise
32:10s'il n'y a pas de crise
32:11il n'y a pas de casse
32:12ça marche dans ce sens-là
32:14et donc quand vous avez
32:15600 et 800 000 personnes
32:16dans les rues
32:16c'est que vous avez un souci
32:17qui concerne
32:18des agriculteurs
32:19des pompiers
32:20des infirmiers
32:20des enseignants
32:22au-delà des lycéens
32:23des collégiens
32:25et des autres
32:26et donc il y a un sujet
32:28et aucune réponse
32:29n'étant apportée à rien
32:30pour des raisons budgétaires
32:31évidentes
32:32j'ai compris
32:32mais il n'y a aucune réponse
32:33même pas symbolique
32:34du genre
32:34faisons un Grenelle
32:36faisons des états généraux
32:38de n'importe quoi
32:39ça ne satisferait pas non plus
32:40les manifestants
32:41c'est un début
32:42c'est un début
32:43parce que c'est genre
32:43on vous écoute
32:44on vous entend
32:44là c'est
32:45on va vous parler
32:46un jour
32:47on laisse attendre
32:48avant de vous parler
32:49on ne vous parle pas
32:50in fine
32:51on ne vous parle
32:51pour rien vous dire
32:53vous avez l'exemple
32:54terrifiant
32:54de l'allocation
32:55du président de la République
32:55dimanche dernier
32:56où il n'a rien dit
32:57selon vous
32:58vous avez entendu
32:59quelque chose
33:00vous espériez vous
33:01et pourtant j'avais le son
33:01sur mon télévision
33:03vous espériez vous
33:04qu'il annonce
33:04l'état d'urgence
33:06qu'il annonce
33:06ce qu'il veut
33:07je ne suis pas
33:08le président de la République
33:08et je pense que
33:09ça aurait été
33:10une bonne réponse
33:11au problème
33:11qu'il venait de rencontrer
33:12et qu'il aurait d'ailleurs
33:13pu lui donner
33:14les moyens
33:15dont il se prévaut
33:16sans la couverture juridique
33:18qu'il a décidé lui-même
33:19de ne pas prendre
33:19en disant
33:20je vais interdire
33:20toutes les manifestations
33:21au pouvoir
33:21qu'il n'a pas
33:22qui l'amène à être envoyé
33:24devant les institutions judiciaires
33:25sur le thème
33:26mais quitté pour dire ça
33:27puisque tu t'es empêché
33:28d'avoir ce pouvoir
33:30que la constitution te donne
33:31donc il y a quand même
33:32un sujet
33:33très compliqué
33:34dans la posture
33:35du président de la République
33:36qui d'ailleurs
33:37dans certains endroits
33:38semble donner directement
33:39les ordres au préfet
33:40je rappelle qu'il y a encore
33:41un premier ministre
33:41un ministre intérieur
33:43qui connaît assez bien
33:44son travail
33:44puisqu'il a été à la fois
33:45DGSI
33:46coordinateur de renseignement
33:46et préfet de police
33:47donc je pense qu'il sait
33:48il n'a besoin de personne
33:49pour apprendre le métier
33:50et donc il y a un sujet
33:52aujourd'hui
33:53de je fais tout
33:54et l'inverse
33:55ça ressemble un peu
33:55à la dissolution
33:56c'est-à-dire on a l'impression
33:57qu'on dissout
33:57l'Assemblée nationale
33:58et on dissout la République
34:00Qu'est-ce que ça aurait changé
34:01de mettre en place
34:02l'état d'urgence
34:03concrètement sur le terrain ?
34:04D'avoir tous les pouvoirs
34:05qui lui permettent
34:05de faire ça
34:06et même plus
34:06d'anticiper les manifestations
34:08de faire de la police administrative
34:10qui permet d'assigner
34:12chez soi des gens
34:14de les convoquer au commissariat
34:15pour une visite touristique
34:17de plusieurs heures
34:18de contrôler les frontières
34:19enfin d'avoir tous les moyens
34:20dont il essaye aujourd'hui
34:22de se donner
34:22sans le cadre juridique
34:23ce qui est quand même compliqué
34:25Et d'ailleurs
34:26cette position du chef de l'État
34:28elle suscite l'indignation
34:29notamment de la gauche
34:30puisqu'on apprend
34:31ce soir
34:32c'est une information
34:32qui vient de tomber
34:33que les différents partis de gauche
34:35là c'est rare
34:36ils sont tous unis
34:37la France insoumise
34:38les socialistes
34:38les écologistes
34:39déposent un référé liberté
34:40devant le Conseil d'État
34:42mettant en cause
34:45les déclarations
34:46et les consignes
34:47manifestement
34:48selon eux
34:48attentatoires
34:49à la liberté de manifester
34:50du chef de l'État
34:52et notamment
34:52le fait qu'ils s'arrogent
34:53le droit au fond
34:54de considérer
34:55quelles seraient
34:55les organisations légitimes
34:57ou illégitimes
34:58à organiser des manifestations
34:59puisqu'on rappelle
35:00que seules les manifestations
35:01organisées à la demande
35:03des syndicats
35:04seront autorisées
35:05demain
35:05absolument
35:06ça vous choque
35:07cette disposition
35:08du président de la République
35:10c'est n'importe quoi
35:10j'ai commencé
35:11à faire du droit constitutionnel
35:12dans ma vie
35:13il aurait zéro
35:13zéro
35:15il redoublerait même pas
35:17et c'est le chef de l'État
35:19qui à l'Élysée
35:20explique la constitution
35:22au président de la République
35:24je demande
35:24c'est vraiment
35:25une interrogation
35:27il fait l'article 16
35:28il raconte tout ce qu'il veut
35:29l'article 16
35:30la loi de 55
35:31lui donne
35:31d'autres pouvoirs
35:33au gouvernement
35:33plus qu'à lui
35:34qui aurait pu lui permettre
35:35de faire une interprétation
35:37assez libre
35:37mais là
35:38d'où ça sort
35:40je veux dire
35:40je suis étonné
35:42que seuls les partis de gauche
35:43aient fait le référé à la liberté
35:45l'intégralité
35:46de la classe politique
35:47devrait faire un référé à la liberté
35:48sur le président de la République
35:50hors du champ
35:51que lui donne la constitution
35:52en appliquant
35:53notamment l'article 16
35:54ou des éléments
35:55de la loi de 1955
35:57n'a pas à dire
35:57ce qu'il a dit
35:58il y a un président de la République
35:59qui a écrit un livre
35:59qui s'appelle
36:00je n'aurais pas pu dire ça
36:01ou quelque chose qui ressemble
36:02lui il ne devrait pas dire
36:03beaucoup de choses
36:03on l'a écrit pour lui
36:04de ce qu'il raconte
36:05voilà c'est ça
36:06nos confrères
36:06l'homme et d'avé
36:08non mais il y a un vrai sujet
36:10ça remet en cause
36:11l'état de droit
36:12c'est un tentatoire
36:13à l'état de droit
36:14c'est le contraire
36:15de l'état de droit
36:17pour tous ceux qui pensent
36:18que le président de la République
36:20s'imagine en monarque
36:21non républicain
36:22il lui donne
36:23du grain à moudre
36:24il ferait mieux
36:25de rendre ce rentré
36:26l'article 16
36:27est fait pour ça
36:28il l'applique
36:28l'idée de
36:29je le fais sans le faire
36:31en même temps
36:32est devenue l'entre-deux
36:33l'entre-deux
36:34c'est très douloureux
36:34il le fait parce qu'il sait
36:36qu'il n'a pas les moyens
36:37de sécuriser
36:38toutes ces manifestations
36:38ça ne change rien
36:39l'article 16
36:40avec ou sans moyens
36:41au moins il a le cadre
36:42juridique nécessaire
36:43je suis vraiment
36:45extrêmement surpris
36:46que quelqu'un
36:47qui est aussi intelligent
36:47qu'Emmanuel Macron
36:48soit entré dans cette espèce
36:50de roue libre générale
36:51qui depuis dimanche
36:52ne ressemble plus à rien
36:54qu'est-ce que vous incluez
36:55dans la roue libre ?
36:55est-ce que les couvre-feux
36:56vous semblent justifier ?
36:57ah non mais les couvre-feux
36:58me semblent justifier
36:59mais eux ils sont pris
36:59par des préfets
37:00dans un cadre réglementaire
37:01ou à la demande de maire
37:03avec un contrôle
37:03du tribunal administratif
37:04tout ça me paraît
37:05rien à dire
37:06c'est je décide
37:07qui a le droit de manifester
37:08qui m'ennuie un peu
37:09qui devrait vous ennuyer
37:10autant que moi d'ailleurs
37:12Antoine Oberdorf
37:13non mais ce qui est frappant
37:14c'est de voir
37:15combien le sentiment
37:16de panique
37:17et d'improvisation
37:18au sommet de l'État
37:19saute aux yeux
37:21lorsque Emmanuel Macron
37:23dit que seules
37:25les organisations légitimes
37:27pourront organiser
37:27les manifestations
37:28je veux dire
37:29c'est tendre le bâton
37:30pour se faire battre
37:31par la justice administrative
37:32évidemment que
37:34on sait bien
37:35que des interdictions
37:36de manifester
37:37trop larges
37:39disproportionnées
37:39seront immédiatement
37:41cassées
37:41par la justice administrative
37:43et que ce soit
37:44le chef de l'État
37:45le principal émetteur
37:46est absolument désastreux
37:48prenons un exemple
37:49le maire de Lyon
37:50par exemple
37:50le maire de Lyon
37:52qui pour autant
37:53maire écologiste
37:53Grégory Doucet
37:54a longtemps été réticent
37:55à l'installation
37:55dans sa commune
37:56de caméras de vidéosurveillance
37:58néanmoins
37:59sous le coup des événements
38:00on regarde ce qui s'est passé
38:00le 17 octobre
38:01le maire de Lyon
38:02accepte parfaitement
38:03les mesures de couvre-feu
38:04qui sont mises
38:05dans sa ville
38:06en revanche
38:07le maire de Lyon
38:08à la sortie
38:08de son rendez-vous
38:10avec Sébastien Lecornu hier
38:11a immédiatement dit
38:13que les interdictions
38:14de manifester trop large
38:15qui étaient prises
38:17sur sa ville
38:18allaient donner lieu
38:18à une discussion
38:19assez serrée
38:20entre lui
38:21et son préfet
38:23en fait c'est ce sentiment
38:25de cacophonie
38:25moi qui me frappe
38:26et qui d'ailleurs
38:27boucle et reboucle
38:28avec les lycéens
38:29parce que quand vous
38:30avez un Sébastien Lecornu
38:31qui est censé
38:32avec son ministre
38:33de l'éducation nationale
38:33Edouard Jeffrey
38:34faire des annonces lundi
38:36être l'interlocuteur
38:37des lycéens
38:37mais que dans le même temps
38:38le juge de l'État
38:39le chef de l'État
38:41juge opportun
38:41de griller la politesse
38:43de son premier ministre
38:43qui de toute façon
38:44dévitalisé
38:45et complètement démonétisé
38:46auprès des lycéens
38:47pour les recevoir aujourd'hui
38:48et les décevoir tout autant
38:49que l'aurait fait son premier ministre
38:50mais juste
38:51vous sortez de là
38:52vous avez mal à la tête
38:53aux oreilles
38:53mais vous n'avez rien compris
38:54il n'y a pas le début
38:56de la queue
38:56d'une issue politique
39:00et la conséquence de tout ça
39:02c'est cette violence
39:03c'est ce qui nous a frappé
39:05le week-end dernier
39:06c'est cette extrême violence
39:08on a tous été choqués
39:09par ces images
39:10de casseurs
39:12qui n'hésitaient pas
39:12à s'en prendre physiquement
39:13à des pauvres commerçants
39:14qui essayaient de défendre
39:15leur boutique
39:17c'est aussi de la violence
39:20à l'égard des pompiers
39:21qui étaient caillassés
39:22quand ils essayaient
39:23d'intervenir
39:24pour porter secours
39:26vous vous dites
39:26qu'elle ne vous a pas étonné
39:28cette violence
39:28non j'étais il y a 20 ans
39:30un peu moins que ça
39:31chez Natacha Polony
39:32un soir pour expliquer
39:33que les agressions
39:34contre les pompiers
39:34devenaient un sujet
39:35de préoccupation majeure
39:36parce que c'était la première fois
39:38que ça arrivait
39:38parce que l'idée
39:39qu'on tape les policiers
39:40qui tutoyaient tout le monde
39:42qui étaient racistes
39:43xénophobes etc
39:44apparaissait comme une sorte
39:45d'élément normal
39:45après tout
39:46on est deux bandes différentes
39:48sur un même territoire
39:49mais les pompiers
39:49les infirmières
39:50les postiers
39:51les gaziers
39:52l'intégralité du service public
39:53commençaient à être agressés
39:56réponse
39:56réponse rien
39:57oui bah on fait avec
39:59et donc le retrait progressif
40:00de l'état
40:01de l'ensemble des territoires
40:02a amené
40:02des gens
40:04à être en première ligne
40:05sans aucune protection
40:06de l'état
40:07puisqu'ils se retiraient
40:08alors c'est pas qu'il
40:09il n'y avait pas
40:10de zone
40:11de non droit
40:12il y avait des zones
40:13où la présence des policiers
40:14était en elle-même
40:15un élément
40:16extrêmement compliqué
40:17puisqu'ils devaient
40:17s'auto-protéger
40:18par d'autres policiers
40:19qui protégeaient des pompiers
40:20qui venaient éteindre le feu
40:21vous voyez
40:22c'est un processus
40:22mais ce processus là
40:23moi il y a 20 ans
40:24quand j'ai écrit ça
40:25j'ai ressorti mon papier
40:26de 1999
40:27qui s'appelait
40:28Orange Mécanique
40:29publié à l'époque
40:30par Le Monde
40:31au moment où ce journal
40:32publiait encore
40:33des papiers réalistes
40:34bon bah voilà
40:35c'est un peu dur
40:36oui pourquoi
40:38je sais pas
40:38c'est un tac au journal Le Monde
40:41le journal Le Monde
40:42est une institution
40:43qui vaut ce qu'elle vaut
40:44et qui vit au rythme
40:45de son temps
40:45et qui de temps en temps
40:46oublie la réalité
40:47oui je le dis
40:48pourquoi
40:48pas un problème
40:49d'ailleurs je suis prêt
40:49à m'en expliquer avec eux
40:50un jour
40:55comment ça va se solder
40:57est-ce que vous pensez
40:58que ça peut durer
40:58on est à l'actu
40:5910 jours
41:00vous vous dites 10 jours
41:01pas plus loin
41:02ah non
41:02je dis que l'habitude
41:04c'est que le mouvement
41:05de ce type
41:06depuis
41:08ça peut durer plus longtemps
41:09parce que vous avez
41:10des répliques
41:11tout ça
41:11ne s'éteint pas
41:13s'il n'y a pas un on off
41:14mais le moment paroxystique
41:16avec deux ou trois phases
41:18de poussée
41:19en 2005
41:21en 1986
41:22en 1968
41:23c'est une dizaine de jours
41:24et vous avez une sortie politique
41:25avec le Grenelle
41:28les états généraux
41:29la conférence
41:30le matignon
41:31ce que vous voulez
41:33même ça
41:34ça n'est pas sur la table
41:34vous vous rendez compte
41:35le purement symbolique
41:36qui ne coûte rien
41:37réunissons-nous tous ensemble
41:38et parlons de l'avenir de l'école
41:40faisons une convention lycéenne
41:42à la place de la convention
41:43rien
41:43un moratoire sur Parcoursup
41:45même un moratoire
41:46parce que la question de Parcoursup
41:47c'est pas dire que c'est formidable
41:48c'est qu'est-ce qui remplace Parcoursup
41:49cette question n'est pas posée
41:51c'est Parcoursup ou rien
41:53il n'y a pas de débat sur
41:54mais comment on fait
41:55s'il n'y a plus Parcoursup
41:56parce qu'il serait un bon débat
41:57que j'ai moi-même
41:58avec mes étudiants
41:59en disant
41:59vous êtes déjà là
42:00mais comment on fait
42:02s'il n'y avait pas eu Parcoursup
42:04parce qu'il y a une partie
42:05des étudiants
42:06qui ont réussi à entrer
42:07grâce à Parcoursup
42:08je veux dire
42:08ça n'est pas qu'une calamité
42:10c'est opaque
42:12incompréhensible
42:13stressant
42:14d'une manière
42:15très importante
42:16moi je vois beaucoup de parents
42:17qui viennent me raconter
42:18que le Parcours a quand même
42:19été un peu brutal
42:20complexe
42:21et donc je pense
42:21qu'il y a des améliorations
42:22indiscutables à voir
42:23pourquoi on n'a pas
42:24la conférence Parcoursup
42:25entre syndicats lycéens
42:26syndicats enseignants
42:28et ministres des éducateurs
42:28qu'est-ce qui l'empêche
42:29franchement
42:30depuis un mois
42:31un mois
42:32d'avoir même proposé ça
42:34et on verra ce qui ressort
42:35de cette réunion
42:36non ça a été passé l'âge
42:38maintenant
42:38à l'Elysée
42:39donc avec les organisations
42:40syndicales
42:41merci beaucoup Alain Bauer
42:42d'avoir répondu à nos questions
42:43je rappelle
42:44le titre de votre livre
42:45il faut sauver nos enfants
42:46le livre noir
42:47de la paix de criminalité
42:48en France
42:48sujet qu'il faudra aussi
42:49qu'il prenne en main
42:50un jour
42:51et on aura d'autres occasions
42:52malheureusement
42:54d'en reparler
42:55merci beaucoup
42:56Alain Bauer
42:57toujours sur la manifestation
42:58de demain
42:59je voulais qu'on écoute
43:00le ministre de l'Intérieur
43:02qu'on sera intraitable
43:04avec les casseurs
43:05avec les pilleurs
43:06et avec tous ceux
43:06qui iront commettre
43:08des exactions
43:09y compris donc
43:10pour les mouvances
43:10politiques de l'ultra-gauche
43:12et de l'extrême-gauche radical
43:13on sera absolument
43:14intraitable
43:15les consignes que j'ai passées
43:16qui vont être relayées
43:17par les responsables
43:18qui sont autour de moi
43:19sont de faire preuve
43:20de la plus grande fermeté
43:21ce qui s'est passé
43:22le 17 octobre
43:24est totalement inacceptable
43:25et donc
43:26nous serons
43:27totalement
43:28à la manœuvre
43:29pour empêcher
43:30que ces pillages
43:31ces exactions
43:32ces attaques
43:33de bâtiments publics
43:34on a vu ce qui s'est passé
43:35à la mairie de Limoges
43:36nous serons absolument
43:38intraitables
43:38et les engagements
43:39se feront avec
43:40beaucoup de fermeté
43:41pour procéder
43:42à les interpellations
43:43et il y aura
43:43des suites judiciaires
43:44le gardé soit communiqué
43:45là-dessus
43:46et donc il y aura
43:46forcément des suites judiciaires
43:48donc j'adresse aussi
43:48un message de mise en garde
43:49à ces personnes
43:51si elles venaient
43:52qu'elles commettaient
43:52des exactions
43:53nous serons
43:54intraitables
43:55et nous allons
43:56poursuivre la discussion
43:57avec nos invités
43:58on est avec Raquel Garrido
43:59ancienne députée
44:01la France Insoumise
44:01co-fondatrice du mouvement
44:02L'Après
44:03bonsoir Raquel
44:05on est avec
44:05Guilhem Carayon
44:06vice-président
44:07de l'UDR
44:08bonsoir
44:09Axel Ronde
44:10du syndicat de police
44:11CFTC
44:12on est toujours avec
44:13Antoine Oberdorf
44:14et avec
44:14Mélanie Vecchio
44:15du service
44:16police-justice
44:18Raquel Garrido
44:19vous êtes inquiète
44:19vous pour demain ?
44:20bien sûr
44:21je pense que demain
44:23c'est une session
44:24de rattrapage
44:25nous avons tous
44:26la possibilité
44:27à notre poste
44:29respectif
44:30de faire que ce soit
44:31une réussite
44:32en termes de mobilisation
44:33populaire
44:34qui est visiblement
44:35encore nécessaire
44:36en tant que le gouvernement
44:37de toute façon
44:37ne répond pas
44:38aux aspirations sociales
44:39des français
44:41la mobilisation
44:42fait partie
44:43des outils
44:44pacifiques
44:45de règlement
44:45de ce différent
44:46avec le pouvoir
44:47et donc
44:47il faut pouvoir
44:48le continuer
44:49et puis on espère aussi
44:50que cette fois
44:51du côté
44:52des dispositifs
44:53de sécurité
44:54les choses seront
44:55mieux adaptées
44:56que l'autre fois
44:57c'est une session
44:57de rattrapage
44:58je pense qu'il faut
44:59avoir confiance
44:59en notre capacité
45:01oui
45:02et puis aussi
45:02je pense qu'il y a
45:03une réprobation
45:04de la violence
45:06qui est très nette
45:07et qui s'est manifestée
45:08dans la société
45:09je pense depuis
45:10le 17 octobre
45:11alors on a des
45:12on a des signaux
45:13qui sont contradictoires
45:13parce qu'à la fois
45:14il y a une grande
45:15réprobation
45:15de la violence
45:17et des
45:19destructions
45:19et à la fois
45:20on a vu
45:21il y a un attentat
45:21raciste à Trappes
45:22et des commerçants
45:23qui achètent
45:24des armes
45:25pour l'autodéfense
45:26donc en fait
45:26on voit bien
45:27qu'il y a aussi
45:27des signaux
45:29qui montrent
45:29qu'il y a une montée
45:30à la violence
45:30et la question
45:31qu'on doit tous
45:32se poser
45:32c'est comment
45:34chacun
45:34à notre part
45:35de responsabilité
45:36on s'assure
45:37que ce soit
45:38les modalités
45:39pacifiques
45:39de règlement
45:40des différents
45:41qui sont à l'oeuvre
45:43et évidemment
45:44le principal
45:45la principale
45:47responsabilité
45:47incombe au gouvernement
45:48qui lui a la possibilité
45:50de répondre
45:51aux aspirations
45:52sociales
45:53par des décisions
45:54politiques
45:54notamment budgétaires
45:55et ça tombe bien
45:56il y a actuellement
45:57le débat
45:57sur le budget
45:58à l'Assemblée
45:59sauf qu'à l'instant
46:00Antoine Oberdorf
46:00nous disait
46:01que les syndicats
46:03de lycéens
46:03sont ressortis
46:04de la réunion
46:05à l'Elysée
46:06avec Emmanuel Macron
46:07pas satisfait du tout
46:08et en disant
46:09qu'il fallait
46:09poursuivre
46:10le mouvement
46:13Guilhem Carayon
46:14quel est votre regard
46:16à vous
46:16sur les décisions
46:18prises déjà
46:19par les autorités
46:20les couvre-feu
46:22à répétition
46:22sur l'interdiction
46:25de manifester
46:25dans de nombreuses villes
46:26seules celles
46:27qui sont organisées
46:27par les syndicats
46:28sont autorisées
46:29est-ce que ça
46:30vous vous en offusquez ?
46:31Moi je considère
46:32que la liberté
46:33de manifester
46:34elle est fondamentale
46:35c'est un droit constitutionnel
46:36et qui comme
46:37tous les droits constitutionnels
46:39doit être limité
46:39et en l'occurrence
46:40les préfectures
46:41qui ont annulé
46:42des manifestations
46:42ont considéré
46:43avec les éléments
46:44qu'elles ont à leur disposition
46:45qu'il y avait des risques
46:46de trouble à l'ordre public
46:47et donc moi je fais confiance
46:48aux préfectures
46:49qui estiment qu'il y a
46:49des risques de violence
46:50et donc qu'il faut interdire
46:51certaines manifestations
46:52en l'occurrence
46:53moi je suis quand même
46:54très inquiet
46:55Donc c'est une bonne mesure
46:56c'est ce que vous dites ?
46:57Là où les préfectures
46:58de police
46:59ont annulé
47:00des manifestations
47:00j'imagine qu'elles ont
47:01des éléments
47:02à leur connaissance
47:03qui leur permettent
47:03d'annuler les manifestations
47:05enfin je pense que c'est légitime
47:06en revanche
47:08moi ce qui m'effraie
47:09et ce que je trouve
47:09quand même triste
47:10pour notre pays
47:10c'est qu'on va commencer
47:11un week-end
47:11où il y a des millions
47:12de français
47:12qui vont avoir la boule au ventre
47:14il y a des commerçants
47:14qui se disent
47:15demain je peux être pillé
47:16je peux tout perdre
47:16le travail d'une vie
47:17vous avez des forces de l'ordre
47:18qui se disent
47:19il y a de grandes chances
47:20que je me fasse agresser
47:21samedi dernier
47:22c'est quand même
47:221000 policiers et gendarmes
47:24qui ont été agressés
47:24dans le cadre de leur fonction
47:25vous avez des familles
47:26qui ont peur
47:27pour leurs proches
47:29je trouve ça épouvantable
47:30de se dire
47:31qu'on évolue
47:31dans un climat
47:32d'ultra tension
47:32d'ultra violence
47:33le gouvernement
47:34je crois
47:34est complètement dépassé
47:35dans cette crise
47:36et je crois
47:37qu'il y a aussi
47:37des responsables politiques
47:38qui ont alimenté
47:38la violence dans notre pays
47:39vous auriez pu quand même
47:41vous votre groupe parlementaire
47:42vendredi dernier
47:43par exemple
47:43voter pour l'attaque Zuckman
47:45qui a été présentée
47:46dans le cadre
47:47du débat sur le budget
47:48c'est actuellement
47:49que se jouent ces choses-là
47:50à l'Assemblée Nationale
47:52vous êtes député
47:52pourquoi vous votez contre
47:54vous êtes
47:56pardonnez-moi
47:56vous faites partie
47:57d'un groupe UDR
47:58qui est un groupe parlementaire
47:59dont le président
48:00est encore
48:01monsieur Ciotti
48:01si je ne me trompe
48:02pourquoi vous votez contre
48:04quand les demandes
48:06de davantage
48:06de recettes fiscales
48:07sur
48:09qui reposeraient
48:10sur les ultra-riches
48:11c'est-à-dire
48:12les 53 milliardaires
48:13de ce pays
48:14les quelques 1500
48:15centimillionnaires
48:16pourquoi à chaque fois
48:18vous utilisez
48:19vos députés
48:20pour lutter
48:21contre cette redistribution
48:22des richesses
48:23qui répondrait
48:24aux aspirations des français
48:25qui permettraient
48:25d'embaucher des enseignants
48:27réparer des lycées
48:27sur la taxe Zuckman
48:29je crois qu'il soit
48:29l'objet du débat
48:30on va revenir
48:31à la manifestation
48:33qui se fait par demain
48:34à affaiblir
48:35ce qui reste
48:36de la compétitivité
48:37de notre pays
48:38je crois que ce n'est pas
48:38aujourd'hui la solution
48:39on a 3 500 milliards
48:42de dettes
48:42ça ne vous vient pas
48:43de mettre le pays
48:43dans votre état
48:44je ne suis pas venu là
48:45pour débattre
48:45de la taxe Zuckman
48:46mais sur ce sujet là
48:47il y a quand même
48:48des économistes
48:49qui sont quand même
48:49unanimes sur le fait
48:50que cette taxe
48:51elle affaiblirait
48:52la compétitivité
48:53de l'économie française
48:53c'est concernant
48:54non je ne crois pas
48:55non
48:57revenons-en à ce que
48:58nous attend demain
48:59et notamment sur
49:02cette interdiction
49:03de manifester
49:04Antoine Oberdor
49:04il faut vraiment
49:05repréciser
49:05que tout ça
49:06lorsque décision
49:08est prise
49:08par les préfets
49:09c'est fait
49:09sur des fondements
49:10extrêmement précis
49:11et l'appréciation
49:12d'un contexte
49:13plus ou moins éruptif
49:14se fonde
49:15sur des éléments
49:15tangibles
49:16exemple
49:17la manifestation
49:18par exemple
49:19du comité
49:19du 9 mai
49:21dont il a été
49:22souvent question
49:23parce que ça donnait lieu
49:24à ce qu'on voit
49:25des centaines
49:27de néo-nazis
49:28d'ultra-droite
49:29y compris
49:30dans les rues de Paris
49:30elle a été
49:32autorisée
49:33plusieurs années de suite
49:342023
49:352024
49:352025
49:36en 2026
49:38cette manifestation
49:39a été interdite
49:40par le préfet de police
49:41de Paris
49:41Patrice Fort
49:42pourquoi ?
49:43parce que vous aviez eu
49:44à Nantes
49:45la mort de Quentin de Ranque
49:46qui pouvait créer
49:47un contexte
49:48à Lyon
49:50qui pouvait créer
49:52un contexte
49:52de représailles
49:53entre certaines forces
49:54antifascistes
49:54et ses membres
49:56de l'ultra-droite
49:57pour vous dire
49:57que ça se fonde
49:58sur des éléments précis
50:00et ensuite
50:02malheureusement
50:02l'interdiction
50:04de certaines manifestations
50:05lorsque les choses
50:05doivent véritablement
50:06mal se passer
50:07ne suffit pas
50:08malheureusement
50:09à aboutir
50:10à la désescalade
50:11l'exemple de ça
50:12c'est par exemple
50:13la manifestation
50:14qui avait eu lieu
50:15contre les bassines
50:16à Sainte-Sauline
50:17et qui avait donné lieu
50:19à un arrêté d'interdiction
50:20de la préfetée de Sèvres
50:21ça avait quand même
50:23donné lieu
50:23à des scènes de chaos
50:25on n'était pas
50:25dans un contexte urbain
50:26mais plutôt
50:27un contexte rural
50:28mais quand même
50:28pour vous dire simplement
50:29que tout ça
50:30ne se fait pas
50:30aux doigts mouillés
50:31c'est vraiment
50:32sur des éléments précis
50:33et toujours
50:33sous la vigilance
50:34de la justice administrative
50:36Mélanie Vecchio
50:37est-ce qu'on peut refaire le point
50:38sur le dispositif
50:39de sécurité
50:40prévu demain ?
50:41Oui alors Laurent Nouniez
50:42a un petit peu plus développé
50:44aujourd'hui
50:4470 000 policiers
50:46et gendarmes
50:47déployés sur tout le territoire
50:49c'est 10 000 de plus
50:50que la semaine dernière
50:51il y aura bien évidemment
50:52toutes les unités
50:53qui sont
50:54qui sont
50:55d'habitude
50:56comme les CRS
50:57ou les gendarmes mobiles
50:58déployés
50:59sur ce genre
50:59de manifestation
51:00et en plus
51:01il a parlé d'unités
51:02un peu plus spécialisées
51:03même beaucoup plus spécialisées
51:04telles
51:05le RAID
51:05la BRI
51:06le GIGN
51:07pour justement
51:08venir
51:09en support
51:10en soutien
51:10des policiers
51:11et des gendarmes
51:12qui eux justement
51:13seront détachés
51:14de ces missions
51:14par exemple
51:15de garde de bâtiment
51:16pour pouvoir eux
51:17se dédier
51:18au maintien de l'ordre
51:19déploiement également
51:20de maintien
51:21de moyens techniques
51:21assez importants
51:23comme les centaures
51:24de la gendarmerie
51:24il y en a 50
51:25dans l'escarcelle
51:28de la gendarmerie
51:29il y en a 20
51:29déployés sur le terrain
51:30des drones
51:32bien évidemment
51:32en grand nombre
51:33des hélicoptères
51:34et puis
51:35des brigades
51:37il a parlé
51:37de brigades
51:38équestres
51:38cynophiles
51:39là évidemment
51:41ça peut être
51:41des gendarmes
51:42comme des policiers
51:43donc un dispositif
51:44d'ampleur
51:45avec un mot d'ordre
51:46ça va être la réactivité
51:47et puis
51:48parce que
51:48la semaine dernière
51:50les forces de l'ordre
51:51étaient un peu
51:51prises au piège
51:52étaient prises au dépourvu
51:53par rapport à un dispositif
51:54qui a été jugé
51:55beaucoup trop statique
51:56donc là ça va être
51:56des forces de l'ordre
51:57qui seront plus mobiles
51:58plus réactives
51:59et donc ce dispositif
52:01qui a été détaillé
52:02par le ministre de l'Intérieur
52:02tout à l'heure
52:03Axel Ronde
52:05qu'est-ce que vous craignez
52:06vous demain
52:06quels sont les risques
52:07et est-ce qu'il y en a
52:08au vu du dispositif
52:10absolument
52:12en tout cas très conséquent
52:13qui a été mis en place
52:14par les autorités
52:15écoutez
52:16c'est malheureusement
52:17un scénario similaire
52:18qui se répète
52:19voire qui s'amplifie
52:21oui c'est bien beau
52:22de montrer ses muscles
52:23c'est bien beau
52:24de montrer
52:24toutes les forces
52:26qui vont être mobilisées
52:27mais encore une fois
52:28va-t-on clairement
52:30utiliser cette force
52:32strictement nécessaire
52:33quand vous avez
52:34une insurrection
52:35par exemple armée
52:37comme on a pu connaître
52:38dans certains endroits
52:40donc oui
52:41c'est bien
52:42d'emmener
52:44tous ces effectifs
52:45de police
52:45de gendarmerie
52:46mais encore une fois
52:47je ne vois pas
52:49comment on va pouvoir
52:50rétablir l'ordre
52:52avec du gaz lacrymogène
52:53il n'y a pas
52:54on n'a pas prévu
52:55si vous voulez
52:56qu'il y ait
52:57ce genre de scénario
52:58catastrophe
52:59en termes de moyens
53:01intermédiaires
53:02de défense
53:03ça ne fonctionne pas
53:04on a pu tirer
53:06à peu près
53:0610 000 grenades lacrymogènes
53:07sur le week-end
53:09et ça n'a pas fonctionné
53:10puisque vous avez eu
53:11toutes ces scènes de pillage
53:13toutes ces incendies
53:14de bâtiments
53:15qu'il y a pu y avoir
53:16et tous ces nombreux blessés
53:18que ce soit des civils
53:20ou que ce soit
53:21des fonctionnaires de police
53:22c'est quand même
53:23quelque chose d'inédit
53:24d'avoir autant de policiers
53:25sur le carreau
53:26avec des policiers
53:28qui ont dû fuir aussi
53:29dans certains endroits
53:31parce qu'ils étaient pris
53:32à partie violemment
53:34donc on espère
53:35qu'on ne va pas retrouver
53:36ces images terribles
53:38et ces attaques
53:39contre les policiers
53:40et qu'effectivement
53:41les compagnies républicaines
53:42de sécurité de CRS
53:43seront suffisamment nombreuses
53:45Monsieur Ronde
53:46est-ce que pour ce 24 octobre
53:47la coordination
53:48est suffisamment bonne
53:49entre vous
53:49parce qu'il y a des gens
53:51qui y compris
53:51n'ont pas forcément
53:52l'habitude de travailler ensemble
53:54est-ce que la coordination
53:55entre CRS
53:56gendarmerie mobile
53:57mais aussi
53:58les forces spéciales
53:59qui ont pu être engagées
54:00est-ce que tout ça fonctionne ?
54:02Alors concernant
54:03les gendarmes
54:03et les policiers
54:04ça fonctionne
54:05depuis aucun problème
54:06il y a eu une fusion
54:07puisque maintenant
54:07ils dépendent
54:08du ministère de l'intérieur
54:10et pour ce qui est moins habituel
54:10pour ce qui est
54:12des forces spéciales
54:13type RED
54:14je ne vois pas
54:15clairement
54:16à quoi on va les employer
54:17est-ce qu'ils sont en attente
54:18au cas où
54:19il y aurait quelque chose
54:20de beaucoup plus grave
54:21je ne sais pas
54:22il faut prévoir
54:23effectivement
54:23puisque pour ne pas être pris
54:24au dépourvu
54:25si des personnes
54:26étaient armées
54:27comme on a pu d'ailleurs
54:28voir à Trappes
54:29cet attentat terrible
54:30qu'il y a eu
54:31peut-être qu'il peut y avoir
54:32aussi un attentat
54:34pendant un rassemblement
54:35c'est le scénario
54:36le plus catastrophique
54:38qu'il pourrait y avoir
54:39qu'il y ait un attentat
54:40pendant ces manifestations
54:43qui sont des fois pacifiques
54:45il faut quand même le reconnaître
54:46le but de la police
54:47c'est que ça se déroule bien
54:49pendant les cortèges
54:51de manifestations
54:51oui c'est une crainte
54:52effectivement
54:53au vu de ce qu'il y a eu
54:54à Trappes

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