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Retrouvez le replay de Fauvelle Week-end sur BFMTV.
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00:00On commence avec vous, Alexandra González. Bonsoir.
00:02Bonsoir.
00:03On commence à y voir un peu plus clair sur cette journée de demain
00:06qui est annoncée depuis des semaines, des mois même sur les réseaux sociaux.
00:10D'abord en ce qui concerne le nombre de cortèges et le nombre de points de blocage.
00:13Oui, alors sur le nombre de cortèges et de points de blocage, ça a pas mal évolué.
00:17Mais là, on a une dernière information qui vient de tomber, c'est le trajet.
00:20Vous savez qu'à Paris, il y avait beaucoup d'hésitations sur le trajet qui, jusqu'à ce soir,
00:25on ne savait pas quel serait le trajet qui serait trouvé en accord
00:29entre les organisateurs et la préfecture de police.
00:35Il y a eu un gros bras de fer là-dessus.
00:36Exactement. Et finalement, ils se sont tombés d'accord sur un trajet
00:41qui donc débutera à République, place de Clichy,
00:45en passant par le boulevard Magenta, Barbès, et donc jusqu'à la place de Clichy.
00:51Ce n'était pas la volonté initiale des organisateurs
00:56qui, eux, voulaient terminer vers nation, comme on peut le voir d'habitude.
01:00Mais donc finalement, ça sera un cortège qui partira plutôt vers le nord de Paris.
01:05Il faut peut-être juste expliquer pourquoi il y a eu ce bras de fer.
01:07C'est que la préfecture redoutait de la casse le long du cortège
01:10et donc ne voulait pas que certains quartiers soient traversés par les manifestants, c'est ça ?
01:15Oui, effectivement. Alors, toute l'après-midi, les forces de l'ordre avaient déjà commencé à baliser
01:20une partie de la capitale. En quoi ça consiste ?
01:23Et par exemple, tous les chantiers qui peuvent être dans les rues sont fermés.
01:29Tout le mobilier urbain qui peut être facilement décroché et mis de côté.
01:33Les voitures qui peuvent gêner, qui sont mal garées sur la circulation, enlevées par la fourrière.
01:38Et donc, ça permet de fluidifier les cortèges parce qu'il faut rappeler,
01:42et demain, beaucoup de personnes sont attendues dans les rues.
01:45Vous me demandiez le nombre d'actions.
01:47Alors, au niveau national, 500 actions sont envisagées et plus de 90 manifestations.
01:53Donc ça, c'est pour l'instant ce qui est prévu.
01:57Mais la particularité de ce mouvement, c'est le côté très protéiforme.
02:01Avec des étudiants, des lycéens, des agriculteurs, des syndicalistes.
02:04Voilà. Et donc, du coup, comme il n'y a pas une seule organisation tête pensante,
02:09ça rend difficile la lecture de ce qui va réellement se passer demain sur le terrain,
02:14entre le matin et l'après-midi.
02:16Parce que, dès le matin, des actions, si je puis dire, un peu sauvages sont prévues,
02:20avec des blocages, des opérations escargots, des rassemblements sur des ronds-points.
02:25Et la particularité, avec surtout beaucoup d'actions très locales.
02:28Avec pas forcément beaucoup de monde à chaque fois, mais dans beaucoup d'endroits.
02:32Ce qui rappelle, bloquons tout, ou les gilets jaunes.
02:34Et l'après-midi, les cortèges plus massifs dont on vient de parler.
02:37Et derrière tout ça, évidemment, la question du maintien de l'ordre.
02:39Bonsoir, Général Mallet. Merci d'être avec nous.
02:42Vous êtes inspecteur de la gendarmerie mobile.
02:44La gendarmerie mobile, c'est l'une des forces de maintien de l'ordre en France.
02:48Je crois qu'il y en a sept précisément.
02:49On pense souvent au CRS, on pense à la Brave également.
02:53Il y a également les gendarmes mobiles.
02:54Combien d'hommes ça représente ? J'ai dit hommes tout à l'heure, mais je suppose qu'il y
02:56a...
02:57Tout à fait. Il y a des femmes également.
02:58Il y a des femmes aussi. Combien au total ?
03:00On approche les 15 000 personnels et 15 000 militaires sur cette subdivision qui est très particulière au sein de
03:07la gendarmerie.
03:08Puisque, tout le monde ne le sait pas, ils ont ce métier où ils sont en permanence en train de
03:14renforcer des départements qui sont plus exposés.
03:17Ou métropoles comme Outre-mer.
03:19C'est leur job à plein temps ?
03:20C'est leur job à plein temps.
03:21C'est les fourgons bleus que vous voyez sur les autoroutes qui basculent d'une mission aux frontières vers un
03:26maintien de l'ordre à Paris,
03:28qui vont repartir, faire la visite du pape, qui vont repartir.
03:33Je voudrais ici valoriser ce qui a été fait à la fois lors de ce Conseil, mais aussi de ces
03:37derniers jours et de ces dernières semaines sur plusieurs fronts.
03:41Et des avancées, je trouve, concrètes qu'on a pu obtenir grâce à la mobilisation collective.
03:47D'abord, sur la question de l'énergie qui touche beaucoup de nos compatriotes et des compatriotes, évidemment, de chaque
03:54pays européen
03:56et qui est la conséquence de la fermeture d'Ormuz depuis plusieurs mois et des déstabilisations de toute cette région.
04:03Il y a d'abord eu l'accord du G7 qui a permis de libérer des barils de pétrole brut
04:09et de diesel sur le marché issus de nos réserves stratégiques
04:16et qui a eu un véritable impact et qui est mis en oeuvre tel que le Premier ministre, d'ailleurs,
04:20avec l'ensemble des parties prenantes du secteur, l'a annoncé lundi dernier.
04:25C'est une bonne chose parce que ça va permettre de baisser les prix de manière très concrète pour nos
04:28compatriotes.
04:29Ceci s'accompagne d'une série de mesures qui ont été confirmées par la Commission européenne.
04:33J'avais sollicité la présidente il y a plusieurs semaines pour avoir des flexibilités, pour pouvoir importer plus facilement, justement,
04:41du pétrole et du gaz dans le contexte,
04:44pour avoir des capacités de raffinage qu'on utilise mieux pour assouplir certaines réglementations.
04:49Donc sur cet agenda, on a pu avancer. C'est très concret et c'est très important pour, là aussi,
04:55l'ensemble de nos compatriotes
04:55et les effets vont se faire sentir et commencent à se faire sentir dès maintenant.
05:00Indépendamment de ça, on a eu un long débat sur nos stratégies parce que les modèles nationaux, comme vous le
05:05savez, sont très différents.
05:07Et au fond, ce qui a été confirmé lors de ce Conseil et l'accord qui a été scellé, c
05:13'est d'abord de poursuivre le cap que nous nous sommes donnés,
05:16qui est celui de la décarbonation, parce que c'est le bon, c'est celui qui permet à l'Europe
05:20de tenir ses engagements pour le climat et pour la souveraineté,
05:23parce que nous ne deviendrons pas des producteurs d'hydrocarbures, et dans ce cadre-là, d'accélérer le plan d
05:30'électrification de la Commission,
05:31qui est une étape importante, et de pouvoir utiliser pleinement l'argent qui vient de l'ETS pour flexibiliser ce
05:38chemin
05:38et permettre d'accompagner les pays et les secteurs les plus sensibles.
05:43Et donc, c'est là-dessus la confirmation d'une stratégie et des flexibilités qui se sont données.
05:49Voilà pour l'énergie. Le deuxième sujet sur lequel il y a eu une avancée importante, c'est qu'au
05:55fond, nous avons acté un changement très profond
05:58et que la France a appelé de ses voeux depuis plusieurs années de la politique commerciale européenne.
06:03C'est ça ce qui s'est passé hier soir. Et c'est le fruit d'un très long travail,
06:08de discussions stratégiques qu'on a eues tous ces derniers mois ensemble,
06:11ce qui était une bonne chose, d'une vraie convergence franco-allemande qui s'est scellée en juillet dernier
06:16et qui s'est traduite par notre papier commun il y a quelques semaines, et qui a permis d'acter,
06:22d'abord des avancées très concrètes dans les discussions de l'Europe
06:25avec plusieurs partenaires, dont la Chine, mais qui a vraiment acté hier dans nos conclusions et dans ce qui a
06:32été traduit à la Commission,
06:33un changement de cette politique commerciale, c'est-à-dire une politique commerciale beaucoup plus pragmatique
06:38et qui accepte de protéger ces secteurs, ces acteurs économiques face à la concurrence déloyale.
06:46On avait commencé à le faire, vous vous en souvenez, sur les véhicules électriques il y a quelques années,
06:50mais il n'y avait pas de consensus au sein de notre Europe. Et on le faisait presque par effraction.
06:54Là, on a vraiment acté hier un changement, une politique commerciale nouvelle européenne
06:59qui acte l'importance de la sécurité économique, de la protection de nos acteurs économiques face à la concurrence déloyale.
07:06Nous avons commencé avec les véhicules. Il faudra continuer sur la chimie, sur le plastique, sur les ferro-alliages,
07:15sur tous les secteurs qui sont au fond attaqués par de la concurrence déloyale.
07:19C'est une avancée importante. Elle s'est concrétisée grâce à cet accord franco-allemand.
07:26Le troisième élément, qui est très important en termes, là aussi, au fond, d'efficacité et de protection par l
07:32'Europe,
07:33c'est l'accord que nous avons trouvé entre la France et l'Allemagne ce matin sur la question de
07:38l'automobile
07:39et plus largement sur la question de nos émissions, de l'automobile et de la préférence européenne.
07:45On a acté un accord qui va permettre d'avancer, qui va aider à protéger, là aussi, ce secteur,
07:50qui est ô combien touché par la concurrence déloyale, qui va permettre de donner un cap au secteur automobile
07:57avec, justement, une ligne claire qui est donnée, un booster pour les petits véhicules,
08:02des flexibilités qui étaient demandées, là aussi, une protection avec une préférence européenne
08:07pour notre accélérateur industriel, préférence européenne très concrète et limitée.
08:15Et donc, tout ça est une avancée qui est tout à fait positive.
08:18Maintenant, on va tout faire pour la traduire en acte à 27, mais c'est une avancée importante
08:23et je voulais la souligner.
08:25Ensuite, nous avons avancé au-delà de ces trois, vraiment, mouvements de fond,
08:29qui sont pour moi très stratégiques et essentiels pour notre Europe.
08:33On a aussi avancé sur notre agenda une Europe à marché.
08:37Je voudrais ici souligner l'importance de l'accord qui a été trouvé entre nos ministres de l'économie et
08:42des finances
08:43sur l'union des marchés de capitaux, il y a quelques jours.
08:47Cet accord, vous m'aviez entendu l'annoncer il y a quelques mois, dire que c'était une de nos
08:51priorités de ce deuxième semestre.
08:54Maintenant, on doit le traduire jusqu'au bout. C'est notre objectif d'ici la fin de l'année.
08:58Mais il va permettre d'avoir une supervision européenne enfin actée pour nos acteurs de marché.
09:03Il est clé. Et donc, on veut aller au bout maintenant sur le plan de la procédure
09:07et l'adopter pleinement d'ici la fin de l'année avec le Parlement.
09:10Et on veut aller aussi au bout sur la question de la titrisation,
09:14qui est extrêmement importante pour le financement de nos économies.
09:17Et nous avons encouragé la Commission à avancer plus vite sur la compétitivité du secteur bancaire.
09:22Très important pour l'agenda de compétitivité.
09:25À côté de ça, j'évoquais la préférence européenne pour l'accord franco-allemand.
09:29C'est, je dirais, une ligne directrice de ce qui est important pour notre compétitivité.
09:34Nous avons là-dessus insisté.
09:36Et le 28e régime de droit des sociétés est aussi un de nos objectifs à court terme.
09:43Donc là-dessus, nous avons aussi acté un agenda très volontariste
09:46et notre souhait d'avancer plus vite et plus fort.
09:53Ensuite, l'après-midi d'hier, nous avons discuté du budget et donc du cadre financier pluriannuel.
09:59Cette discussion, il n'était pas prévu qu'elle soit conclusive.
10:02Mais la France a défendu une position très simple.
10:07La pêche, l'agriculture, la politique de cohésion, un fonds de compétitivité ambitieux pour préparer nos grandes dépenses d'avenir
10:17sont essentiels et doivent être au cœur de nos objectifs.
10:21Et donc, à cet égard, nous voulons pleinement préserver la PAC et la pêche.
10:27Et je salue d'ailleurs ce qui a été fait par la présidence irlandaise.
10:31C'est extrêmement important à cet égard, notamment aussi sur la réserve de crise, de la crise agricole et les
10:37taux de cofinancement,
10:38ainsi qu'en préservant le poséi pour nos Outre-mer.
10:41Et je vais ici dire combien le fonds de compétitivité est important.
10:45La présidence irlandaise a déjà présenté beaucoup de coupes.
10:48Nous avons exprimé que celle-ci était en fait déjà contraire à la philosophie et l'esprit que nous avions
10:54défendu avec le rapport Draghi.
10:56Et nous avons souligné l'incohérence qu'il y avait parfois autour de la table.
10:59Tout le monde disait que le rapport Draghi, c'est très important.
11:01Mais je rappelle que le rapport Draghi, c'est la simplification, c'est une politique de protection, mais c'est
11:06aussi une politique favorable à l'innovation.
11:09Tous ceux qui sont pour des coupes sur le fonds de compétitivité, il y a 30 milliards de coupes là
11:12dans le nouveau paquet.
11:13Sur le fonds de compétitivité, ils disent en quelque sorte qu'on peut réduire de 30 milliards ce qu'on
11:18met dans l'innovation.
11:20Et c'est assez simple.
11:21Ça se répercute sur la période de la même manière.
11:23Ça veut dire qu'on coupe d'un peu plus de 200 milliards l'impact sur le PIB européen.
11:28Ce n'est pas la meilleure décision qu'on puisse prendre.
11:30Donc en fait, notre message, c'était de dire stop sur de nouvelles boîtes qui viennent faire des coupes.
11:35On doit maintenant parler des ressources propres.
11:38Si on veut avoir la PAC qui est importante pour nous, notre politique des pêches, notre politique pour nos régions
11:43ultra-périphériques,
11:44et une politique d'avenir pour l'Europe ensemble, et ne pas augmenter notre contribution nationale,
11:52qui est déjà élevée, nous sommes des contributeurs nets, des deuxièmes, vous le savez,
11:56il nous faut avoir de nouvelles ressources propres pour notre Europe.
11:59C'est le mandat clair qui sort de ce Conseil européen, et pour moi, c'est une très bonne décision.
12:03Et donc, je trouve que ce que nous avons acté est tout à fait positif.
12:08Le Parlement européen a travaillé sur des options tout à fait crédibles,
12:12en particulier sur le numérique ou les cryptoactifs.
12:15Je souhaite qu'on aille plus loin sur le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières
12:18et son allocation au niveau européen, qu'on modernise aussi ce qu'on fait sur le système douanier
12:23pour que l'Europe puisse en avoir davantage sur notre budget commun.
12:26Et donc, mandat a été donné, et on doit revenir dans les prochaines semaines
12:30avec maintenant des ressources propres, substantielles, qui soient conclues.
12:36Nous avons eu ensuite l'occasion d'échanger avec le président Zelensky.
12:40J'ai vu longuement le président hier soir, en tête à tête.
12:42On l'a revu ce matin collectivement, puis nous avons eu une discussion sur l'Ukraine.
12:47Et au fond, le message des Européens est clair.
12:50Nous ne lâcherons pas l'Ukraine et les Ukrainiens,
12:54parce que c'est une guerre de résistance face à la guerre d'agression russe.
12:59Et nous considérons que dans ce moment où il y a pu avoir des ambiguïtés,
13:05où certains fasseillent, le rôle des Européens, c'est de tenir leur ligne,
13:08parce qu'il en va de la sécurité de l'Europe et de la défense des principes internationaux.
13:14Et donc, évidemment, nous avons le soutien budgétaire, nous en avons parlé.
13:18La Commission a annoncé un nouveau versement.
13:20C'est celui qui permet d'ailleurs de se doter de ces équipements indispensables pour l'Ukraine,
13:25les drones, les missiles, etc.
13:27On a aussi évoqué l'accélération de ce qui a été acté en juillet dernier avec l'Ukraine,
13:32pour ce qui est de la France.
13:32Et donc, on a accéléré de nouvelles livraisons de missiles, de capacités,
13:36et tout le travail qu'on fait à la fois sur les drones et l'antimissile,
13:40avec là aussi des réunions qui se tiendront dans les prochains jours
13:43pour accélérer le licensing, la permission de produire plus vite à des tiers
13:49sur le territoire ukrainien de certaines de nos capacités,
13:51mais également la volonté de travailler ensemble sur de nouveaux projets.
13:57Et puis, nous sommes en train de travailler aussi ardemment
13:59pour aider l'Ukraine à renforcer sa capacité à résister sur les images satellitaires,
14:06les dispositifs d'alerte avancée qui sont combien nécessaires.
14:09Et l'Europe a des solutions en la matière.
14:15Je pourrais revenir, si vous avez des questions sur tous les points,
14:17mais c'est le cœur de la discussion que nous avons eue,
14:19et une discussion stratégique qui a permis de conforter, évidemment, nos positions.
14:25Si vous avez des questions, je pourrais évidemment revenir sur le Moyen-Orient,
14:30sur notre défense et notre sécurité, la lutte contre les désinformations,
14:33sur lesquelles nous avons eu aussi des conclusions.
14:35Deux mots pour finir.
14:37Nous avons eu un bon débat sur l'élargissement hier, pardonnez-moi.
14:42Plusieurs pays candidats, le Monténégro, l'Alpanie, l'Allemoldavie et l'Ukraine,
14:45ont franchi des étapes importantes dans leurs négociations d'adhésion,
14:49qui témoignent des progrès réalisés et des réformes.
14:51Et nous avons souligné la nécessité de repenser le cadre de ces futures adhésions
14:56en incluant des mesures protectrices fortes, une intégration graduelle,
14:59comme la France et l'Allemagne l'avaient proposées,
15:01et l'évaluation de l'impact de ces futures adhésions.
15:04À cet égard, la Commission a proposé des choses tout à fait pragmatiques
15:07que nous soutenons sur l'élargissement.
15:10Et puis, nous avons enfin eu un débat sur les migrations, cet après-midi.
15:14Et si je devais vous résumer les choses,
15:19nous avons eu un mauvais débat sur des bons résultats.
15:24Mauvais débat parce qu'en fait, il a été très politisé
15:27et extrêmement source de division autour de la table,
15:31ce qui ne m'a jamais paru être une bonne chose,
15:34en tout cas une source d'efficacité.
15:35Mon expérience des dix dernières années, c'est que c'est ces situations-là
15:38qui ont à chaque fois bloqué l'Europe.
15:40Mais des bons résultats parce que la Commission a rendu compte
15:43de ce qui est mis en place,
15:45et le pacte asile-migration que la présidence française
15:47avait permis de réaliser et qui débloquait des années de paralysie,
15:50lié justement aux divisions idéologiques entre Etats membres.
15:53Ce pacte, il est maintenant mis en place,
15:56il est exécuté, et il permet des résultats.
15:59La Commission l'a présenté de manière extrêmement claire.
16:04Ce slide qui est présenté par la Commission européenne
16:06est des plus clairs.
16:08Baisse des franchissements irréguliers de frontières,
16:12moins 56% depuis 2023.
16:15On retombe en dessous du chiffre de 2021,
16:17donc c'est efficace qu'on fait.
16:19Et surtout une augmentation du taux de retour,
16:22comme vous le voyez,
16:24qui atteint 32% en 2026.
16:26Est-ce qu'on doit se satisfaire de ça et s'arrêter ?
16:28Non.
16:28Mais il faut renforcer, améliorer.
16:30Là-dessus, nous sommes d'accord,
16:32plutôt qu'idéologiser.
16:33En tout cas, c'est la position de la France.
16:35Il est à noter d'ailleurs que la France,
16:37quand il s'agit des interceptions d'étrangers irréguliers
16:42aux aéroports,
16:43ou quand il s'agit des retours vers les pays d'origine,
16:46est à chaque fois parmi les trois premiers d'Europe,
16:49sur les retours de très loin même la première.
16:51Ce qui montre l'efficacité aussi des politiques
16:53que nous avons mises en place.
16:54Voilà, je ne serai pas plus long.
16:56Je vais répondre à vos questions.
16:58Monsieur le Président, bonjour.
16:59Valérie Astruc, France Télévisions.
17:02Volodymyr Zelensky vous a réclamé,
17:05à vous les Européens,
17:0570 milliards d'euros supplémentaires
17:07pour l'année 2027.
17:09D'abord, est-ce que vous êtes d'accord sur ce chiffrage ?
17:11Et comment souhaitez-vous financer ?
17:15Est-ce que c'est le retour de l'utilisation,
17:18de l'idée d'utiliser les avoirs russes gelés ?
17:20Est-ce que c'est un nouvel emprunt commun ?
17:22Par ailleurs, toujours sur l'Ukraine,
17:25Vlodymyr Zelensky, par rapport à Donald Trump,
17:29a déclaré s'être senti trahi.
17:32Vous, lors du sommet d'Evian,
17:35vous aviez déroulé le tapet rouge à Donald Trump
17:37et vous étiez réjoui de l'avoir convaincu
17:39de rejoindre le camp des Européens sur l'Ukraine.
17:41Est-ce qu'aujourd'hui, vous vous sentez aussi trahi ?
17:44Merci.
17:45Merci beaucoup.
17:46Alors, d'abord, la question du financement,
17:49c'est en premier lieu une question de trésorerie.
17:53Vous savez qu'on a acté un financement de 90 milliards
17:56par prêts l'année dernière.
17:58La clé, c'est de le débourser
18:00et de le débourser plus vite en fonction des besoins de l'Ukraine.
18:03Ces besoins sont là.
18:04Donc il y a un besoin de trésorerie côté ukrainien
18:06qui est important.
18:07On y répond.
18:08Ça, c'est la priorité.
18:09Deuxième chose, c'est de permettre aussi à l'Ukraine
18:11d'avoir des rentrées.
18:12Aujourd'hui, dans ce que font les Russes,
18:14qui est dramatique,
18:15pas simplement pour, évidemment, la situation de guerre,
18:18mais pour les finances ukrainiennes et pour nous tous,
18:22c'est le blocus sur la mer Noire.
18:24La Russie, par son action,
18:26empêche les céréales ukrainiennes de sortir.
18:28Je cite cela pour répondre à votre question
18:30parce que ce sont des rentrées pour le budget ukrainien.
18:32Il y a des récoltes records qui ont été faites par l'Ukraine
18:36qui permettent d'ailleurs de nourrir beaucoup de pays
18:38en voie de développement et de pays pauvres.
18:40Je pense à l'Égypte et beaucoup d'autres pays d'Afrique
18:43vers lesquels ces céréales sont exportées.
18:46Aujourd'hui, la Russie fait le choix d'affamer ces pays
18:49et d'appauvrir l'Ukraine.
18:50On va y répondre, mais c'est criminel à tous égards.
18:55Donc ça, c'est le deuxième axe de travail,
18:57c'est de débloquer ses revenus.
18:58Et le troisième, ça va être de considérer justement
19:01et d'analyser ses demandes.
19:03Et la Commission a acté de lancer un travail
19:05avec l'Ukraine sur ce sujet.
19:08Donc la copie sera finalisée.
19:09Et donc on va regarder en effet les financements,
19:11les financements qui seront immobilisés
19:13par les pays du G7, par les partenaires
19:15et évidemment par les Européens.
19:18L'Ukraine a fait sa demande.
19:20C'est trop tôt pour articuler un chiffre.
19:21On reste pour le moment dans l'enveloppe
19:23des 90 milliards qui sont à débourser.
19:26Et on étudie évidemment toutes les demandes supplémentaires.
19:28Mais il faut déjà épuiser cela pour avancer.
19:32Le tout, c'est que l'Ukraine puisse soutenir sa population,
19:35résister à la guerre d'agression
19:37et tenir son effort de résistance.
19:40Sur le deuxième point,
19:42je pense,
19:44le président Zelensky a eu des mots extrêmement clairs.
19:49Moi, je pense que surtout,
19:50la décision qui a été prise n'est bonne pour personne.
19:53Elle est bonne pour personne
19:54parce que les volumes de diesel
19:56qui sortent de la Russie,
19:57ils existent, ils sont achetés par des pays aujourd'hui.
20:00Ils sont déjà sur le marché mondial.
20:02Donc ce n'est pas vrai qu'ils vont
20:04régler le problème du marché mondial.
20:06Il y a des pays qui n'appliquent pas ces sanctions
20:07et qui les achètent.
20:08On sait très bien,
20:09c'est cartographié, c'est connu.
20:12Donc je pense que ça n'aura pas d'impact
20:14pour le président Trump.
20:17Ça envoie un message négatif
20:21et c'est un élément de division ou de doute.
20:24Donc je pense que ça n'est pas très utile
20:28et que ça crée plutôt de la défiance.
20:30Donc je vais, moi, continuer d'essayer
20:32d'expliquer cela,
20:33de réengager avec bonne volonté
20:35aux côtés des Américains
20:38pour les convaincre d'abord des chiffres
20:40et essayer de faire des choses utiles
20:42pour baisser les prix
20:43parce qu'on est tous d'accord sur une chose.
20:44Il faut baisser les prix du diesel,
20:47de l'essence et du gaz.
20:49Mais ce n'est pas ça qui va les faire baisser
20:51de manière efficace.
20:52Ce n'est pas la bonne réponse.
20:53Donc voilà, je pense que c'est inapproprié,
20:55inefficace.
20:56Et après, sur le reste,
20:57il faut rétablir la confiance et la clarté.
20:58Il y a eu beaucoup de débats
20:59sur la question des images,
21:01des dispositifs d'alerte avancée.
21:03Et donc ça, il faut clarifier ce débat
21:04et on aidera à le clarifier
21:05pour qu'il y ait une certitude
21:06et un plein soutien.
21:10On sera dans ce rôle.
21:14Merci beaucoup.
21:15Anna Hubert, pour Contexte,
21:16une question budget.
21:17Vous avez parlé des ressources propres
21:19comme un moyen d'éviter les coupes.
21:20Il me semble que vous avez aussi évoqué
21:22la possibilité parfois de faire
21:23des smart cuts dans le budget.
21:25Est-ce que vous avez déjà identifié
21:27où on pourrait couper,
21:28où on trouverait ces smart cuts ?
21:31Et puis comment vous pensez faire
21:32pour convaincre la 27
21:33de trouver un accord en décembre ?
21:35Et sinon, jusqu'à quand êtes-vous
21:37en capacité à trouver un accord ?
21:40J'avais dit ça en juillet dernier
21:42sur la boîte de la Commission.
21:46Là, sous le contrôle collectif,
21:48on doit être par rapport
21:49à la boîte de la Commission
21:50à 160 milliards d'euros de coûts
21:52sur la période.
21:53Il y a eu des cuts smart et unsmart.
21:58Donc mon sujet et l'approche,
22:01ce n'est pas de dire qu'il faut en rajouter.
22:02Je pense qu'il y en a déjà eu beaucoup.
22:03En vérité, la boîte de négociation
22:06à laquelle on arrive aujourd'hui
22:08a réduit beaucoup les flexibilités
22:10de la Commission
22:11et a endommagé le fonds de compétitivité.
22:12Donc je pense qu'aujourd'hui,
22:13ce n'est pas tellement sur les coupes,
22:15mais c'est beaucoup plus sur les ressources propres
22:18qu'il faut avancer.
22:20Ça, c'est ma première réponse.
22:22Votre deuxième question ?
22:24Comment convaincre l'Emmanuel Macron ?
22:26Voilà, Emmanuel Macron qui s'exprime
22:28donc en clôture du Conseil européen de Bruxelles,
22:31Ulysse Gosset, avec une grande question
22:32qui a occupé une partie des débats,
22:34même si ce n'était pas la seule, évidemment,
22:35à Bruxelles,
22:36qui est le sort de l'Ukraine
22:37après le lâchage de Donald Trump.
22:39Oui, et la réponse de Emmanuel Macron est très claire.
22:42L'Union européenne fait bloc aux côtés de l'Ukraine.
22:44Nous ne lâcherons pas l'Ukraine et les Ukrainiens.
22:47C'est une question de sécurité pour l'Europe,
22:50dit le Président,
22:50de façon très claire.
22:52L'Europe va aider l'Ukraine
22:53à renforcer ses capacités satellitaires.
22:55Vous savez qu'il y a eu ce débat.
22:56Est-ce que Trump a coupé le renseignement
22:58qui permet aux Ukrainiens...
22:59Les satellites d'Elon Musk coupés ?
23:01Voilà.
23:02Eh bien, nous allons essayer
23:03de renforcer ses capacités
23:05avec les moyens européens
23:06après qu'il y ait eu, donc,
23:09certaines ambiguïtés,
23:10qu'il y ait eu également un faceillement,
23:13c'est le mot employé par le Président de la République,
23:15sur le fait d'aider ou de ne pas aider l'Ukraine.
23:18Alors, il y avait cette question très importante.
23:20Zelensky, vous avez vu,
23:21aujourd'hui a demandé 70 milliards d'euros de plus
23:25pour aider son pays à faire face à la guerre.
23:28Et là, Emmanuel Macron botte en touche
23:31en disant, nous allons étudier la question
23:34et nous verrons, on va regarder,
23:35il est trop tôt pour donner un chiffre.
23:37On voit bien qu'il n'y a pas eu d'accord
23:39autour de la table sur cette demande
23:41de financement supplémentaire à l'Ukraine.
23:43Et puis, dernier point qui est quand même très important
23:45sur le prix du diesel en France et de l'essence,
23:48là, c'est vraiment une attaque
23:52de la décision de Trump
23:54de faire un accord avec Poutine sur le diesel.
23:56C'est inapproprié, c'est inefficace,
23:59ce n'est pas très utile,
24:01ce n'est pas la bonne réponse
24:02et cela ne va pas faire baisser
24:04les prix du diesel en Europe.
24:06Donc, il faut travailler.
24:08Et là, il affirme qu'il veut essayer à nouveau
24:09de convaincre Donald Trump
24:11de revenir sur cette décision.
24:12Alexis Cuvier, quand Emmanuel Macron
24:14dénonce les ambiguïtés de certains sur l'Ukraine,
24:17est-ce que c'est un message adressé aussi
24:20à Marine Le Pen qui a précisé ce qu'elle ferait
24:22si elle arrivait à l'Elysée cette semaine
24:24en disant « pendant six mois, je continue à verser l'argent aux Ukrainiens,
24:27mais au bout de six mois, j'arrête tout ».
24:28Une précision qu'elle a faite depuis Bruxelles, Marc.
24:30C'était mercredi soir, en marge d'une rencontre
24:32avec ses alliés européens, Marine Le Pen.
24:34Elle a marqué cette séquence européenne,
24:36ce Conseil européen,
24:37car évidemment, comme dans d'autres pays européens,
24:39la perspective de son arrivée au pouvoir
24:41est considérée par les différents homologues
24:44d'Emmanuel Macron.
24:45Et forcément, ce changement de position de la France
24:48marquerait une rupture.
24:50Emmanuel Macron ne l'a pas cité,
24:52il n'a pas évoqué Marine Le Pen,
24:54il a parlé en effet d'un certain nombre d'ambiguïtés.
24:57Il faudra voir si une question lui est posée sur ce sujet,
25:00mais vraisemblablement,
25:01cette conférence de presse ne devrait pas
25:03se prolonger trop longtemps.
25:05Et donc, évidemment, on peut imaginer
25:07qu'il s'agit là d'un message.
25:09Il y a eu un autre message, d'ailleurs, politique,
25:11quand Emmanuel Macron a expliqué
25:13qu'il avait regretté des divisions entre les Européens
25:15sur le sujet de l'immigration,
25:16en parlant d'un mauvais débat.
25:18Et là, évidemment, ça, c'était un message très clair
25:20pour certains alliés européens de Marine Le Pen.
25:22Et c'est vrai, Ulysse Gosset,
25:23que cette question de l'Ukraine,
25:24elle est en train de revenir
25:25comme un boomerang dans la campagne présidentielle
25:27chez nous en France.
25:29Jusqu'où il faut aider l'Ukraine ?
25:30Est-ce qu'il faut arrêter, comme le dit l'ERN ?
25:33Est-ce qu'il faut aller plus loin dans l'aide
25:35au moment, et ça rejoint l'actualité immédiate,
25:37au moment où une partie des Français
25:39se serre la ceinture ?
25:40Oui, alors c'est un vrai débat en France
25:41pour les présidentielles,
25:42mais c'est un débat à l'échelle de la planète.
25:44On a vu aujourd'hui le pape Léon XIV lui-même
25:46qui a décroché son téléphone
25:47pour appeler Vladimir Poutine
25:49et lui demander notamment
25:50de permettre l'évacuation d'Ukrainiens
25:52qui sont vraiment dans des situations
25:55très dramatiques, bombardées,
25:57impossibilité de se nourrir,
25:58risque de famine, etc.
25:59Donc le pape est intervenu aujourd'hui.
26:01Et en France, effectivement,
26:02le grand débat, c'est faut-il ou non
26:04continuer à l'aide à l'Ukraine ?
26:06Marine Le Pen a dit
26:07ce n'est plus possible,
26:08nous n'avons plus d'argent.
26:09Et évidemment, du côté des autres partis,
26:11du côté d'Edouard Philippe,
26:13de Gabriel Attal...
26:14Tout le monde lui est tombé dessus ?
26:15Oui, parce qu'effectivement,
26:17en fait, sauf Jean-Luc Mélenchon
26:20qui ne s'est pas prononcé
26:22et qui est plutôt favorable aussi
26:24à un dialogue plus présent
26:26avec Moscou, avec Poutine
26:28pour essayer de mettre fin à la guerre
26:30et qui sans doute aurait envie
26:32de diminuer, mais il ne l'a pas dit,
26:34le financement à l'Ukraine.
26:36Mais ce qui est certain,
26:37c'est que ce débat est fondamental
26:38et on voit bien la réponse
26:39du président de la République aujourd'hui.
26:40Ce n'est pas seulement l'Ukraine
26:42que l'on aide,
26:43c'est l'Europe qui est en jeu,
26:45c'est sa sécurité.
26:46Et donc, en aidant l'Ukraine,
26:47on assure la sécurité d'Europe.
26:49C'est l'argument de ceux qui disent
26:50il faut continuer à aider l'Ukraine.
26:52Chaque euro donné à l'Ukraine,
26:54finalement, assure notre défense à nous.
26:55Et permet aussi
26:56de renforcer la défense de la France
26:58puisque, avec l'Ukraine,
27:00la France a fabriqué
27:02de nouveaux armements,
27:03de nouveaux drones.
27:04Elle a appris de l'Ukraine.
27:05Et d'une certaine manière,
27:06aujourd'hui, l'Ukraine
27:08est devenue une forme de bouclier
27:10face aux avancées de Poutine
27:12qui ne reculera pas.
27:13On a vu aujourd'hui
27:15la déclaration de Zelensky
27:16qui se sent effectivement
27:17trahi par Donald Trump
27:18qui, lui, considère
27:20qu'il faut changer de président.
27:21On évacue le problème
27:22en limogent, entre guillemets,
27:24Vladimir Zelensky.
27:25Il dit que c'est plus facile,
27:26Donald Trump,
27:27il dit que c'est plus facile,
27:27aujourd'hui,
27:28de discuter,
27:28de négocier avec Poutine
27:30qu'avec Zelensky.
27:30Exactement.
27:31Donc, c'est ce qu'on appelle
27:32un lâchage absolu.
27:35On réécoute, pardon,
27:36Emmanuel Macron.
27:36L'Ukraine, vous avez dit
27:38nous ne lâcherons pas l'Ukraine.
27:39La question qu'on peut se poser,
27:40c'est jusqu'à quand ?
27:41Vous avez sans doute,
27:43évidemment,
27:43écouté les dernières déclarations,
27:45notamment en France.
27:46Marine Le Pen qui a affirmé
27:48que si elle arrivait au pouvoir,
27:49au bout de six mois,
27:51couperait l'aide financière
27:53à l'Ukraine.
27:55Quel est le regard
27:55que vous portez sur celle
27:56qui pourrait peut-être
27:57vous succéder à l'Élysée
27:59en mai prochain ?
28:01Le message que vous adressez
28:03aux électeurs également
28:04sur cette question,
28:07précisément.
28:07Et puis,
28:08la deuxième question concerne
28:09ce qui se passera demain
28:10avec cet appel à manifestations
28:12un peu partout en France.
28:14D'après le ministère de l'Intérieur,
28:15plus de 500 actions
28:16qui pourraient avoir lieu
28:17dans différentes régions.
28:19Des risques de violence aussi,
28:22de ce qu'on comprend
28:23de la part de certains entourages
28:24de ministres,
28:25de la part d'une ultra-gauche.
28:28Quel est le message
28:29que vous passez ?
28:29Est-ce que vous craignez
28:30des débordements ?
28:32Bon, sur votre deuxième question,
28:34évidemment qu'un message
28:35a passé,
28:36c'est celui de l'appel au calme.
28:38On peut,
28:39je pense que c'est le fait même
28:41de notre démocratie.
28:42J'ai toujours été vigilant
28:43et attentif à cela.
28:45Il y a un droit constitutionnel
28:47de manifester,
28:48de s'exprimer.
28:48Il est pleinement respecté.
28:50Mais je pense que le...
28:51Enfin, je pense pas.
28:52Ce qui va avec ce droit,
28:53c'est le respect.
28:56Le respect des personnes,
28:57le respect des biens
28:58et donc de ne pas insulter,
28:59de ne pas casser.
29:00Et donc, moi,
29:01j'appelle au calme
29:01et au respect
29:02pour préserver ce droit,
29:04nous tous.
29:04On en est le dépositaire,
29:05c'est une responsabilité
29:06qui va avec ce droit.
29:07Cette responsabilité,
29:08c'est d'être respectueux,
29:09d'organiser les cortèges,
29:11comme savent le faire,
29:12d'ailleurs,
29:13les grandes formations politiques
29:14ou les syndicats.
29:16Le problème,
29:16c'est quand ils sont
29:19justement non organisés
29:20et qu'il y a des éléments
29:21qui sont là uniquement
29:22pour casser,
29:23pour créer du trouble.
29:24Et ça, c'est non.
29:27Donc voilà,
29:27j'appelle au calme,
29:28au respect de ce qui accompagne
29:29le droit de manifester.
29:30Et je veux ici redire
29:31ma confiance, évidemment,
29:33dans le Premier ministre
29:33et le ministre de l'Intérieur
29:34qui ont passé beaucoup de temps
29:35à préparer tout cela,
29:37en plus de tout ce qui s'est fait
29:38ces dernières semaines.
29:39Et aussi mon soutien
29:40aux forces de l'ordre
29:41parce que ce sont des moments
29:42qui sont très durs
29:42pour nos forces de l'ordre,
29:43qui sont confrontés
29:44à une extrême violence
29:46et nul ne s'engage
29:47dans la police
29:47ou la gendarmerie
29:48pour subir des assauts
29:50comme ceux
29:51qu'ils ont subi,
29:51par exemple,
29:52il y a quelques jours
29:52de la part de gens
29:54qui ne connaissent
29:55que la violence
29:55et le désordre.
29:57Pour ce qui est
29:58de votre première question.
30:00Voilà,
30:01j'appelle au calme
30:02d'Emmanuel Macron
30:02avant cette journée
30:04de demain,
30:04cette journée du 17 octobre.
30:06J'apporte également
30:06mon soutien aux forces
30:07de l'ordre
30:08confrontés
30:08à une extrême violence.
30:11Mon général,
30:12on en parlait
30:13il y a quelques instants,
30:14vous m'expliquez
30:15les missions
30:16des gendarmes mobiles,
30:1715 000 personnes
30:18qui sont déployées
30:19qui seront sur le terrain
30:20demain.
30:21D'abord,
30:22peut-être,
30:22eh ben non,
30:23je ne vais pas pouvoir
30:23vous interroger
30:24puisqu'on écoute
30:25à nouveau Emmanuel Macron.
30:25Mais on va y arriver.
30:27Et donc,
30:28quiconque aujourd'hui
30:28explique aux Français
30:31on va faire des économies
30:32parce que tout ça
30:33n'est pas sérieux,
30:34on va arrêter
30:35de soutenir l'Ukraine,
30:37placerait à la première seconde
30:38la France
30:39dans une position inédite,
30:41nous serions les seuls
30:42à ne plus le faire.
30:44Les seuls.
30:48Et considérer en quelque sorte
30:50que notre sécurité
30:52ne vaut pas grand-chose.
30:55Je ne m'y mise pas
30:56dans la campagne,
30:57mais je suis étonné
30:59du manque d'humilité,
31:01parfois qu'ont certaines
31:02ou certains,
31:04à s'exprimer
31:05comme s'ils étaient déjà
31:06en poste.
31:07Soyons respectueux
31:09des Françaises
31:09et des Français.
31:10Ils voteront.
31:11Restez humbles.
31:13Vous serez confrontés
31:14à ce vote.
31:15Et le jour viendra,
31:16quelqu'un sera choisi
31:17qui aura la responsabilité
31:18à avoir.
31:19D'ici là,
31:20cette responsabilité
31:21est exercée
31:22conformément à la Constitution
31:23par votre serviteur
31:23qui a été élu pour cela.
31:25Mais je dis juste
31:26que ce n'est pas
31:27notre bon vouloir
31:27d'aider l'Ukraine.
31:29C'est notre intérêt.
31:31Et c'est l'unanimité
31:33des Européens
31:34et c'est notre sécurité.
31:36Et donc,
31:36celles et ceux
31:37qui aujourd'hui disent
31:38qu'il faudrait arrêter
31:39de soutenir l'Ukraine
31:40et couper ses financements
31:43passent par-dessus bord
31:44la sécurité de notre Europe
31:46et surtout la sécurité
31:47des Françaises
31:48et des Français.
31:49La capitulation,
31:50c'est la faiblesse.
31:52La faiblesse,
31:53c'est le danger.
31:56Je considère
31:57que la meilleure façon
31:57aujourd'hui
31:58de protéger les Français
31:59et les Françaises,
32:01c'est d'aider l'Ukraine
32:02comme nous le faisons
32:02parce qu'elle assure
32:03les avant-postes
32:04de notre sécurité.
32:08Merci beaucoup.
32:09Une dernière question peut-être
32:10et je vais devoir partir.
32:13Merci bien.
32:14C'est une charge,
32:15Ulysse Gosset,
32:16assez forte du chef de l'État
32:17contre Marine Le Pen.
32:18Oui, l'argument est fort
32:20puisqu'il dit
32:21que si la France
32:21arrêtait de soutenir l'Ukraine,
32:23nous serions les seuls
32:24en Europe
32:25à prendre cette décision
32:26et ça serait faire fi
32:27de la sécurité
32:28de la France
32:29et de l'Europe,
32:30dit-il.
32:30Ça serait faire passer
32:31par-dessus bord
32:32la sécurité des Français.
32:34Et donc,
32:34il ajoute cette formule
32:35effectivement
32:36qui est sans appel.
32:38la capitulation,
32:40c'est une décision
32:43qui mettrait en péril
32:47la sécurité de l'Europe.
32:48Je suis étonné
32:48du manque d'humilité
32:49de ceux qui disent ça
32:50aujourd'hui.
32:50C'est ce que dit
32:51Emmanuel Macron
32:52qui s'adresse donc
32:53quelque part
32:53à Marine Le Pen
32:54et on aura l'occasion
32:55d'y revenir
32:55dans quelques minutes
32:56puisque c'est son bras droit.
32:57Jean-Philippe Tanguy
32:58qui débatera.
32:59Il insiste d'un mot
33:00quand même
33:00sur la nécessité
33:01d'avoir une Europe
33:03unanime
33:04face à la situation
33:05en Ukraine
33:05et face évidemment
33:07non seulement
33:07à Vladimir Poutine
33:08mais aussi à Donald Trump
33:10qui, entre guillemets,
33:11a trahi
33:12Vladimir Zelensky.
33:13C'est le président ukrainien
33:14lui-même qui le dit.
33:15Je reviens
33:16à l'autre actualité du jour.
33:17On marche vraiment
33:17sur ses deux jambes.
33:18Ce soir, l'Ukraine,
33:18d'un côté,
33:19les propos de Marine Le Pen,
33:20la réponse d'Emmanuel Macron
33:21et cette journée
33:22du 17 octobre,
33:23Emmanuel Macron
33:24qui apporte ce soir
33:25son soutien
33:25aux forces de l'ordre.
33:26Général,
33:27je vais y arriver,
33:27je vais tenter
33:28de vous poser la question.
33:28On a été interrompu
33:29trois fois par Emmanuel Macron.
33:30A priori,
33:31ça ne devrait plus
33:32être le cas.
33:33Les missions
33:34de main des gendarmes mobiles
33:35dans toute la France,
33:36quelles sont-elles ?
33:37À quel moment
33:39vous intervenez
33:40ou vous n'intervenez pas
33:40sur le terrain ?
33:41Alors, je peux rebondir
33:43directement sur les consignes
33:44du ministre
33:44qui sont tombées
33:45pendant la journée.
33:47La mission des forces
33:48de l'ordre,
33:49c'est d'encadrer,
33:51d'accompagner
33:51et de permettre
33:53à ce que l'expression
33:55populaire
33:55puisse se dérouler
33:56sans incident.
33:58C'est pour ça que normalement,
33:59on ne nous voit pas.
33:59D'ailleurs, il a dit
34:00que vous encadrerez
34:02les cortèges pacifiques
34:04en discrétion.
34:06Par contre,
34:07il y a un trouble
34:07à leur public.
34:08Ça veut dire que
34:08quand ça se passe mal,
34:09uniquement on vous voit ?
34:10Les cortèges qui sont encadrés
34:10même avec un service de sécurité,
34:12vous ne voyez pas
34:12d'uniforme sur les côtés.
34:14Autrefois,
34:14ça se passait comme ça.
34:16Mais la deuxième consigne,
34:17c'est,
34:18s'il y a des exactions,
34:19s'il y a des pillages,
34:20je vous demande
34:21d'intervenir,
34:22ce qui est tout à fait normal
34:24parce qu'il y a des victimes,
34:26il y a le reste
34:27de la population
34:27qui n'a pas à subir.
34:31Et il a dit également,
34:33il y aura peut-être
34:34des points de blocage
34:35si ça touche
34:36des actes structurants,
34:37des établissements
34:39vitales.
34:41Je vous demande
34:41d'intervenir.
34:42Justement,
34:43par exemple,
34:43si demain,
34:44au lever du jour,
34:45un dépôt pétrolier
34:46est bloqué,
34:47qui prend la décision
34:48de vous envoyer
34:49débloquer
34:50et dans quelles conditions ?
34:51Alors,
34:53le droit français,
34:55qui est un peu
34:56à part d'autres pays,
34:57sépare bien
34:58la force publique
34:59de l'autorité civile.
35:02En France,
35:03c'est l'autorité civile,
35:04le responsable
35:05de l'ordre public,
35:06le préfet
35:07dans les départements.
35:09C'est lui
35:10qui caractérise
35:11ou non
35:11qu'il y ait un attroupement
35:12qui trouble l'ordre public
35:13ou pas.
35:13C'est lui
35:14qui définit
35:15qu'il faut le disperser,
35:17le débloquer.
35:18C'est lui
35:18qui accorde
35:19l'emploi de la force.
35:21C'est une atteinte
35:22à l'ordre public ?
35:23C'est un trouble
35:23à l'ordre public ?
35:24Ça peut,
35:25mais pas forcément.
35:25Si ça perturbe trop
35:26la vie socio-économique,
35:28ça c'est son appréciation.
35:29Et vous savez
35:30qu'il y a toujours
35:30d'ailleurs
35:30une grande règle,
35:32il y a toujours
35:33un désordre acceptable,
35:35ce qui est une sorte
35:36d'exutoire
35:36dans les manifestations,
35:37tout comme
35:38les forces de police
35:39et Jean-Marie
35:41parties de violences,
35:42de colibets,
35:42d'insultes.
35:43C'est dur,
35:43mais ça fait partie
35:45de la règle du jeu.
35:47Donc, je reviens,
35:48le préfet,
35:48il va décider
35:50et la force publique
35:50va exécuter.
35:52Mais ça veut dire
35:52que ce soir,
35:53vous ne savez pas encore
35:54si on va vous demander
35:55de débloquer ou pas
35:56tel ou tel point
35:57qui serait...
35:57Ah mais non !
35:58C'est du cas par cas
35:59en fonction.
36:00Et là,
36:01vous parliez
36:01du niveau
36:02de désordre acceptable
36:03qui est effectivement
36:03une notion
36:04en ordre public.
36:06Quel est le niveau
36:06à partir duquel
36:07il faut faire intervenir
36:09ou non
36:09les forces de l'ordre ?
36:10Est-ce que vous considérez
36:12qu'avec des lycéens,
36:13des adolescents,
36:14des mineurs
36:15qui sont face à vous,
36:19le niveau de désordre
36:21doit être plus élevé ?
36:25C'est-à-dire,
36:25parce que justement
36:26ce sont des mineurs
36:27et que c'est plus compliqué
36:28peut-être d'intervenir,
36:29de dialoguer avec eux ?
36:30Est-ce qu'il y a plus
36:32de tolérance
36:32pour les forces de l'ordre ?
36:34Je ne sais pas
36:35si on parle de tolérance.
36:36On va parler
36:36de discernement.
36:38Il y a la temporisation
36:39avant de passer à l'action
36:41quand on doit dégager
36:42un endroit.
36:42En revanche,
36:43quand on subit
36:44des exactions
36:46et c'est souvent
36:46dans ces cas-là
36:48et la semaine dernière
36:50de nombreux exemples,
36:51j'ai du mal
36:52à différencier
36:54une arme pyrotechnique
36:56tirée par un majeur
36:57ou un mineur,
36:58d'ailleurs on ne le sait pas,
36:59le dégât est le même
37:00pour les forces de l'ordre
37:01donc la réaction
37:01risque d'être la même.
37:03Mais quand on est
37:03face à une population homogène
37:05et vous n'avez rien
37:06de dire que face
37:06à des mineurs,
37:08il y a une attention
37:08toute particulière
37:09tant de l'évaluation
37:10des forces de l'ordre
37:11que de l'autorité administrative
37:12je pense.
37:14Mais demain,
37:14c'est une manifestation
37:15complètement hybride.
37:16Oui, demain c'est la gué.
37:17Ce qui va rendre très difficile
37:18la main-oeuvre.
37:18Parce qu'avec des finalités
37:19différentes,
37:20des populations différentes.
37:20Vous êtes un peu aveugle
37:21sur ce qui va se passer demain
37:23ou vous,
37:23vous avez des informations
37:24que vous ne pouvez pas nous donner ?
37:25Vous savez par exemple
37:26qui va se bloquer ?
37:26Moi je n'en ai pas
37:27parce que je ne suis pas
37:27dans les affaires justement,
37:29j'ai du recul.
37:30On peut comprendre
37:30que vous ne les donniez pas.
37:31Non, mais ce n'est même pas ça.
37:33Mais ça va être l'analyse
37:35terrain par terrain,
37:36endroit par endroit.
37:37Et justement,
37:38on aurait tort
37:39de venir avec un préjugé
37:41puisque les gendarmes
37:42sont des pères de famille,
37:44des citoyens,
37:45des électeurs.
37:45Ils sont neutres
37:46dans leur tête.
37:47Ils viennent accompagner,
37:48ils viennent bien former.
37:50Ils n'ont pas un a priori
37:52sur l'opération.
37:53Et en fonction des événements,
37:55de la délinquance
37:56qui sera constatée,
38:00des endroits
38:00qui se passent bien.
38:01Et il y en a eu.
38:02Et il y en a eu
38:02la semaine dernière.
38:05Il y aura adaptation
38:06dans les modes d'action.
38:07Il y a eu quasiment
38:08un millier de policiers
38:09et de gendarmes blessés
38:09depuis trois semaines.
38:11Est-ce que vous savez
38:12combien de gendarmes mobiles
38:14ont été blessés
38:14et de quel type
38:15de blessures on parle ?
38:19Alors, je n'ai pas
38:19la discrimination
38:20des mobiles,
38:21on les appelle comme ça,
38:23avec les gendarmes
38:23départementaux.
38:24Parce que je rappelle
38:25qu'une partie
38:26des dispositifs
38:27comme c'était
38:27très éparpillés
38:29dans le territoire
38:31la semaine dernière,
38:32les forces locales,
38:34les forces départementales
38:35étaient en première ligne
38:35pour être devant
38:37les lycées.
38:37Les CRS
38:38et les gendarmes mobiles
38:39ne peuvent pas
38:40s'appliquer
38:40de partout en renfort.
38:43Ce que je peux dire,
38:45c'est que d'un point
38:47de vue opérationnel,
38:48ayant commandé
38:48des opérations
38:50quand j'étais plus jeune,
38:53vous tenez un journal
38:53des événements
38:54pendant l'opération
38:56qui acte toutes les séquences,
38:58qui acte les emplois
38:58de la force
38:59et qui acte également
39:00les blessés
39:00au fur et à mesure
39:01qu'ils tombent.
39:02C'est quand même distinct
39:03du travail minutieux,
39:07hospitalisation,
39:09les interruptions
39:09de travail
39:10et le qualitatif.
39:13Je note au demeurant
39:15que quand vous faites
39:16les ligaments croisés
39:17parce que vous reculez
39:18face à une agression
39:20de l'adversaire,
39:21ça compte dans les blessés.
39:22Bien sûr.
39:23Je note qu'un trauma sonore
39:26qui est dû à l'explosion
39:27d'une mombe à l'acide,
39:28d'un gros pétard...
39:30Ça compte dans les blessures aussi.
39:31Bien sûr.
39:33Même si vous allez
39:34très peu de temps
39:34à l'hôpital,
39:35mais il faut vite,
39:36vite vous faire traiter.
39:37Sinon, finissez
39:38toute votre vie
39:38avec des acouphènes
39:39comme votre serviteur.
39:42Donc, il faut bien distinguer
39:44effectivement ce comptage
39:45en temps réel,
39:47ce décompte en temps réel
39:48et effectivement,
39:50j'ai assisté à la polémique
39:51et je ne m'étendrai
39:51pas plus là-dessus.
39:52En attendant,
39:54d'un point de vue global,
39:56mais tous les citoyens
39:57reconnaissent qu'il y a
39:58une sorte de hausse
39:59de la violence
39:59dans notre société,
40:02votre profession
40:02est la première victime.
40:04Vous le constatez
40:04dans ces événements,
40:06on agresse de plus en plus
40:07des journalistes,
40:08on agresse des pompiers
40:09en intervention,
40:10on accepte les directeurs
40:11et les profs
40:12la semaine dernière.
40:14On a de plus en plus
40:15de blessés
40:15à cause de cette violence latente.
40:17Général,
40:17vous regardez la télé,
40:18vous écoutez la radio,
40:19vous entendez aussi
40:20ces témoignages
40:22qu'on a entendus
40:22nous tous ces derniers jours
40:24de jeunes qui disent
40:24on n'a plus confiance
40:25en la police,
40:26on n'a plus confiance
40:27et votre voisin,
40:28Jean-Pierre Mercier,
40:29va vous interroger
40:29dans un instant là-dessus
40:30du côté de l'Utouvrière,
40:31on n'a plus confiance,
40:32on ne se sent pas en sécurité
40:33aujourd'hui.
40:34Qu'est-ce que vous leur dites ?
40:35C'est dramatique.
40:37Et je comprends
40:38cette nécessaire reconquête
40:41de la confiance.
40:42Parce que le rôle...
40:43Il va peut-être falloir changer
40:45les méthodes alors
40:45si vous voulez reprendre
40:46la confiance.
40:48Parce que quand vous avez,
40:49je vous interromps mon général,
40:51quand vous avez
40:51six, sept jeunes
40:53qui sont mutilés à vie,
40:55des mâchoires arrachées,
40:56des mains arrachées,
40:57des oeils qui sont percés,
40:59qui sont crevés,
41:00et ça c'est à vie.
41:01Quand au tout début
41:02du mouvement,
41:02il y avait des rassemblements
41:04pacifiques de jeunes lycéens
41:06avec leurs enseignants
41:08et que la police
41:09a chargé pour disperser,
41:11pour essayer de tuer
41:12dans l'œuf
41:12un mouvement légitime
41:15et salutaire
41:15pour l'ensemble de la société
41:17qui grandissait,
41:18c'est comme ça
41:20que vous perdez la confiance
41:21avec les jeunes.
41:22Quand vous voulez...
41:23Alors, ce n'est pas vous,
41:24c'est quand le ministère
41:25de l'Intérieur
41:26donne l'ordre
41:26de matraquer,
41:28de gazer
41:29et de tirer n'importe comment
41:30pour faire peur.
41:31Quand il y a,
41:31je ne sais pas combien,
41:32de milliers d'interpellations
41:33qui sont transformés
41:34en garde à vue
41:35et on a des journalistes
41:37qui recueillent
41:37les témoignages des jeunes
41:38qui sortent de garde à vue,
41:39c'est effrayant
41:40ce qu'ils sont en train de vivre.
41:42Donc ça, c'est pour faire peur,
41:43c'est la politique de la terreur.
41:46Voilà, c'est évident
41:47qu'aujourd'hui,
41:48les jeunes ont été...
41:49Toute cette génération
41:50sera formée
41:51en une jeunesse
41:53qui est anti-police
41:55et anti-gendarme.
41:56Et ça, c'est votre responsabilité.
41:58Stanislas Rigaud
41:59est avec nous également.
42:00Bonsoir,
42:00cofondateur de Nexus,
42:01ancien président
42:02de Génération Z,
42:03Antoine Oberdorf,
42:04également journaliste à l'opinion.
42:06Est-ce qu'il y a un problème
42:06aujourd'hui de confiance
42:08face aux forces de l'ordre ?
42:10Non, je crois que l'honnêteté
42:11déjà oblige à dire
42:11que ce n'est pas la jeunesse
42:12qui déteste les forces de l'ordre
42:13ou la jeunesse qui la soutient.
42:14Je crois que la jeunesse,
42:15elle est aujourd'hui
42:17particulièrement divisée
42:17comme toute la société française.
42:20Moi, au contraire,
42:20j'ai plutôt tendance
42:21à soutenir les forces de l'ordre
42:22qui, depuis maintenant des années,
42:23parce que le mouvement
42:24des lycéens et des étudiants,
42:25il n'est pas isolé,
42:27travaille comme des chiens,
42:28se font insulter,
42:29voit des politiques
42:30crier à câble
42:31avec des manifestants violents.
42:33Donc, évidemment,
42:34moi, j'apporte
42:34un soutien aux forces de l'ordre.
42:35Évidemment qu'il y a des abus,
42:37évidemment qu'il y a des violences,
42:38mais ça a été extrêmement bien dit
42:39par le général.
42:40Comment distinguer
42:41une arme de loin ?
42:43Comment arriver à faire la différence
42:44entre un lycéen
42:44et un émeutier extrêmement violent ?
42:46Et on va le voir demain.
42:47Demain, il y aura
42:48des manifestants sincères
42:50qui subissent la politique
42:51d'Emmanuel Macron
42:51depuis dix ans
42:52et qui en ont ras-le-bol,
42:53qui sont en colère,
42:54qui en ont assez
42:55de devoir se saigner,
42:57de se serrer la ceinture,
42:58de compter leurs sous
42:59au bout du 10 du mois.
43:01Ça, c'est vrai.
43:01Il y a une colère dans ce pays.
43:02Il faut l'entendre,
43:03il faut manifester.
43:05Ces gens-là, ils s'en fichent.
43:07Ces gens-là, ils desservent la cause.
43:08Ces gens-là, ils desservent la cause
43:09des citoyens
43:10qui en ont vraiment ras-le-bol.
43:11Et ces gens-là,
43:12ils ont ras-le-bol
43:12de se faire maltraiter
43:14par justement ces bloqueurs
43:15et ces casseurs
43:16qui en réalité sont
43:16les idiots utiles du système
43:18et accessoirement
43:19les larmes de poing
43:20de la France Insoumise
43:21et de tous ces partis
43:22d'extrême-gauche
43:23qui crachent littéralement
43:24sur la police
43:25toute la journée.
43:26Et concernant les petits jeunes
43:27qui en effet
43:28crachent leur venin
43:29sur la police toute la journée,
43:30quand ils se font emmerder,
43:31quand ils ont un problème,
43:32ils appellent le 17
43:33et ils sont bien contents
43:34de tomber sur des policiers
43:35qui leur filent un coup de main,
43:36qui acceptent leur plainte,
43:37etc.
43:37Et justement,
43:38vous parlez de la haine anti-police.
43:40C'est vrai que
43:41dans le discours général,
43:42on entend souvent
43:43une haine anti-police
43:45moins une haine anti-gendarmerie.
43:48Les enquêtes IGPN...
43:49On n'entend pas tout le monde
43:49déteste les gendarmes.
43:50C'est trop long.
43:51Les enquêtes de la police et police,
43:53il y en a 36 ouvertes
43:55de mémoire à ce stade.
43:57Pour l'instant,
43:58la gendarmerie n'a pas ouvert d'enquête,
44:00n'a pas été saisie
44:01de plaintes concernant des gendarmes.
44:03Comment vous l'expliquez ?
44:04Est-ce qu'il y a une différence
44:05entre le maintien de l'ordre police
44:06et le maintien de l'ordre gendarmerie ?
44:08Comptez-moi sur moi
44:10pour commenter ces chiffres.
44:12Je n'étais ni sur les lieux,
44:13je ne connais pas les histoires
44:15et maintenant,
44:16elles sont couvertes
44:16par une enquête
44:17qui va être sérieuse.
44:19Ce que je peux dire,
44:20c'est que...
44:21Et pour répondre à monsieur,
44:23chaque situation doit être abordée,
44:24encore une fois,
44:25avec discernement.
44:28un métier comme l'ordre public,
44:30c'est un domaine extrêmement sensible.
44:32Et on le voit à chaque séquence.
44:35Ça demande plutôt d'avoir
44:36des unités professionnelles
44:38pour le gérer,
44:39mais la vraie vie,
44:41c'est que les unités locales
44:42sont obligées de commencer
44:44à traiter le contentieux.
44:46Et on essaye,
44:48nous, gendarmerie,
44:50d'insister sur la formation
44:52et de sanctuariser ces temps de formation.
44:54c'est très compliqué depuis plein d'années
44:56avec la succession des crises
44:57et le cumul des opérations
45:00pour faire des pauses
45:03et retravailler en formation continue
45:05nos gendarmes sur,
45:07alors dans des exercices,
45:09des séries d'exercices très réalistes
45:11puisqu'on recalque ce qu'on a vu
45:13en retour d'expérience de la vraie vie,
45:16le cadre juridique,
45:17le cadre juridique,
45:18la déontologie,
45:19l'emploi des moyens
45:20et l'encadrement de l'emploi des moyens,
45:23la conception tactique,
45:24parce que parfois,
45:26on parlait des artifices
45:27avec monsieur à l'instant,
45:29mais une bonne manœuvre,
45:31il y a d'autres manières
45:32de manœuvrer pour obtenir un effet.
45:36Et tous ces aspects-là,
45:38pour répondre à l'égalité,
45:39sécurité, efficacité,
45:41pour répondre à quatre principes,
45:43puisqu'on est très court,
45:44sur la philosophie de l'ordre public,
45:46absolument nécessaires,
45:48proportionnels,
45:50et je comprends que ce que vous venez de citer,
45:53ce sont des drames,
45:54ce qu'a cité monsieur,
45:56gradués,
45:58plusieurs outils,
45:59crescendo,
46:00mais désescalades
46:01quand l'effet obtenu
46:03est au rendez-vous.
46:04– Jean-Pierre Mercier,
46:05qu'est-ce que vous répondez
46:06à Stanislas Rigaud
46:07qui vous a dit il y a quelques minutes
46:08ce que dit aussi
46:10le gouvernement depuis des semaines,
46:12l'ultra-gauche,
46:13la gauche de la gauche,
46:14joue,
46:16souffle sur les braises
46:17et instrumentalise ce mouvement ?
46:18Vous n'avez pas eu l'occasion
46:19de lui répondre,
46:20je voulais que vous le fassiez.
46:21– Je n'ai pas grand-chose à répondre.
46:23Vous savez,
46:23quand vous avez une population,
46:25aujourd'hui c'est les jeunes,
46:27mais demain ça sera les travailleurs
46:28qui manifestent leur colère,
46:30qui s'organisent,
46:31qui contestent,
46:32c'est toujours une politisation.
46:34Oui,
46:35les jeunes aujourd'hui sont politisés,
46:36bien sûr,
46:37qui sont ultra-politisés.
46:38Ils se politisent chaque jour,
46:40et c'est Emmanuel Macron
46:41qui est en train de les politiser,
46:43et c'est la répression
46:44qui est en train de s'abattre
46:45sur ce mouvement
46:46qui est en train de politiser
46:47ces jeunes.
46:48Et cette jeunesse,
46:49ce qu'elle nous dit,
46:50c'est que c'est au-delà
46:51des revendications
46:51qui sont légitimes,
46:52mais c'est aussi
46:53le problème de cette société,
46:55du fonctionnement
46:56de cette société.
46:57C'est bien sûr
46:57le réchauffement climatique,
46:58mais ce n'est pas que,
46:59c'est la marche à la guerre,
47:00on en parlait tout à l'heure
47:01avec l'Ukraine.
47:02C'est plus qu'une inquiétude,
47:06c'est un désaccord,
47:06une contestation profonde
47:08de cette société
47:10qui marche à l'envers.
47:11On habite
47:11dans une maison de fous,
47:12et les lycéens
47:14sont en train de chercher
47:15des solutions
47:16pour en sortir.
47:17Et ils ont bien raison.
47:18Et demain,
47:18le 17 octobre,
47:19oui, il faudra
47:20que l'ensemble
47:21des travailleurs,
47:22des chômeurs,
47:23des retraités
47:23descendent dans la rue
47:25pour vraiment
47:26amplifier cette contestation.
47:27Vous voyez, monsieur,
47:28je crois que la différence
47:28entre vous et moi,
47:29c'est que moi,
47:29j'entends les colères
47:30que vous citez
47:31sur le réchauffement climatique,
47:32sur la peur de la guerre.
47:33C'est des colères
47:33qui sont légitimes
47:34et c'est des peurs
47:34qui existent
47:35dans une grande partie
47:36de la jeunesse,
47:36voire dans toute la jeunesse.
47:37Mais il y a d'autres peurs
47:38aussi pour la jeunesse.
47:39C'est pas avoir d'emploi,
47:40c'est d'être surtaxé
47:41en permanence,
47:42c'est de vivre
47:42dans un pays suradministré,
47:43c'est de se faire égorger
47:44en sortant de chez soi,
47:45de se faire agresser.
47:46Ces colères-là,
47:47vous n'en parlez jamais.
47:48Et sur les lycéens...
47:49je vous parle
47:49de licenciement.
47:50Je travaille dans une entreprise
47:51qui est une menace
47:52de fermeture dans deux ans.
47:54Je sais où vous travaillez,
47:54monsieur, je vous suis
47:55et je sais très bien
47:56qui vous êtes.
47:56La deuxième chose, monsieur,
47:57et ce qui est intéressant,
47:58c'est que vous nous parlez
47:59à chaque fois de la jeunesse.
48:00Mais encore une fois,
48:01faites le distinguo.
48:02Il y a 140 lycées bloqués.
48:04Dans les 540 lycées bloqués,
48:05sur près de 4000.
48:06C'est les chiffres de la police.
48:09J'aimerais bien voir
48:09les chiffres de votre mouvement
48:11avec Madame Arthaud,
48:12mais je ne suis pas sûr
48:12que ce soit les mêmes.
48:13Et après, dernière chose,
48:14c'est que les pseudo-lycéens
48:15dont vous parlez,
48:16ils ont parfois 32 ans,
48:17ils ont parfois 26 ans
48:18et ils sont en train
48:19de mettre le bazar.
48:19Mais si, c'est vrai,
48:20on l'a vu,
48:20c'est comme un HEC.
48:21Votre fonds de commerce
48:22et de France,
48:23c'est la grossièreté.
48:23C'est vrai que c'est pas
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