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  • il y a 12 minutes
La France s'apprête à vivre samedi sa troisième journée de mobilisation sociale en trois semaines, considérée par l'exécutif comme "à haut risque". Quelque 70.000 policiers et gendarmes sont mobilisés, comme pour la journée du 24 octobre qui n'avait pas donné lieu à des incidents majeurs.

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Transcription
00:00Ce qui est anormal, c'est que la veille d'une manifestation, on ne sache toujours pas où elle aura
00:04lieu.
00:04Ce n'est pas normal pour les manifestants, ce n'est pas normal pour les policiers,
00:08ce n'est pas normal pour les commerçants et les riverains.
00:10Et si nous avions mis en place l'état d'urgence, comme le propose Bruno Retailleau depuis le départ,
00:15nous aurions pu effectivement faire en sorte que le déroulé, le cortège, le parcours, pardon, ait été imposé.
00:24Là, ce n'est pas le cas, donc il y a un droit de manifester que je reconnais tout à
00:28fait.
00:28Il y a aussi d'ailleurs le droit...
00:30Oui, mais vous reconnaissez ce droit à manifester, mais vous voulez quand même imposer le parcours de la manifestation.
00:36Si vous étiez à la tête du gouvernement, vous diriez qu'il faut imposer un autre parcours que celui entre
00:43Bastille et Nation ?
00:43Oui, pour un juste équilibre entre le droit de manifester et le droit des commerçants de pouvoir rester ouverts et
00:51se sentir en sécurité.
00:53Le quartier du centre de Paris, de Bastille, de la République, a connu des dégâts incommensurables.
01:01Je suis allé au chevet des commerçants cette semaine avec Valérie Pécresse.
01:04Nous avons vu des hommes et des femmes modestes qui tiennent des commerces,
01:08qui sont dévastés, qui sont traumatisés psychologiquement, physiquement, financièrement.
01:15Et ceux-là, ils ont aussi droit à la sécurité, à l'apaisement.
01:19Les Parisiens qui habitent dans ces quartiers-là ont le droit aussi à un peu de pause.
01:24Vous savez, quand la casserole bout trop fort, il faut la retirer du feu.
01:27Eh bien, j'estime aujourd'hui qu'imposer, comme ça risque d'être le cas, une manifestation dans le même
01:32quartier où a eu lieu le 17 octobre,
01:35c'est une faute, ce serait une faute politique.
01:37Et j'espère effectivement que l'autre parcours qui a été proposé entre la porte de Charenton et la porte
01:42de Bagnolet
01:44sera imposé par la décision de justice.
01:46Mais ce que je regrette aussi, c'est qu'on en soit là un vendredi soir, la veille de la
01:49manifestation.

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