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Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Bonsoir, bienvenue. Il est 22h30. Nous accueillons évidemment notre invitée, c'est Linda Kebab, secrétaire nationale du syndicat de police.
00:07Unité, bienvenue sur ce plateau. On a évidemment beaucoup de questions à vous poser à la veille de cette journée
00:13de contestation contre la vie chère un peu partout en France.
00:17Journée à haut risque. Je pèse chacun de mes mots, c'est ce qu'a dit ce soir le ministre
00:22de l'Intérieur.
00:23Mais on va d'abord commencer avec cet embronglio autour du cortège parisien. Où va se dérouler le cortège parisien
00:31demain ?
00:32Eh bien, suspense. Ce soir, ça va se décider au Conseil d'État. Là où vous êtes, Camille, bonsoir. Expliquez
00:37-nous, s'il vous plaît, comment tout a commencé et où on en est ce soir.
00:44Eh bien, écoutez, déjà, ce que je peux vous dire, c'est que l'audience au Conseil d'État a
00:47commencé à 22h09 pour être très précis.
00:51Un juge unique va statuer sur le parcours de la mobilisation demain. Et face à lui, il a des représentants,
00:56évidemment, des deux parties, à la fois de la préfecture et des avocats qui représentent les syndicats.
01:01Alors, pourquoi est-ce que le Conseil d'État est mobilisé à 22h30 à vendredi soir ?
01:05Eh bien, tout simplement parce que le parcours voulu par la CGT qui allait de la place de la Bastille
01:10à la place de la Nation pour la manifestation de demain,
01:13eh bien, il avait été interdit par la préfecture de police qui avait publié un arrêté.
01:17Sauf que les syndicats, à la suite de cet arrêté, eh bien, ils ont saisi la justice administrative.
01:21Le tribunal administratif a finalement donné raison au syndicat.
01:26Ça a été un véritable coup de tonnerre.
01:27Mais la préfecture de police a fait appel devant le Conseil d'État de cette décision pour demander de repenser
01:34le parcours.
01:35Et ce qui nous fait qu'aujourd'hui, ce soir, à l'heure où je vous parle, puisque l'appel
01:39n'est pas suspensif,
01:40c'est toujours le parcours place de la Bastille, place de la Nation qui est officiel.
01:44Mais si le Conseil d'État en décide autrement ce soir, ça pourrait être, évidemment, le parcours qu'on imagine
01:50voulu par la préfecture de police,
01:51eh bien, entre la porte de Bagnolet et la porte de Charenton, c'est-à-dire en périphérie de la
01:55capitale.
01:56On en saura plus tout à l'heure à la fin de l'audience.
01:58Évidemment, vous nous faites signe. Dès que ça bouge de votre côté, on va suivre attentivement cette décision parce qu
02:04'elle aura forcément des conséquences.
02:06Est-ce que ce serait de la folie ? Linda Keba, je ne vais pas vous demander de lire dans
02:10une boule de cristal et nous dire ce qui va se décider ce soir au Conseil d'État.
02:13Mais est-ce que ce serait de la folie que ce parcours soit maintenu entre Bastille et Nation demain ?
02:19On ne peut pas se prononcer. Vous l'avez très bien dit, Madame Darfeuil. Pourquoi ? Parce qu'en fait,
02:23le maintien de l'ordre, c'est une matière qui est extrêmement humaine, qui est mobile.
02:26Et d'un samedi à l'autre, rien ne se ressemble. Et rien ne ressemble moins à un samedi de
02:31contestation, une manifestation qu'un autre.
02:33Le 17 octobre a traumatisé tout le monde. Et je pense que si ce vendredi soir à 22h30, la France
02:39offre ce piètre spectacle au monde entier, c'est parce que les autorités restent traumatisées par ce qui s'est
02:44passé le 17 octobre.
02:45La semaine dernière, ça s'est bien passé, même s'il y a eu des violences en plusieurs endroits du
02:49territoire national. Il ne faut pas non plus focaliser que sur la capitale.
02:53Moi, je pense aussi à mes collègues qui ont été blessés sur des villes moyennes ou des grandes villes du
02:56pays.
02:57La semaine dernière à Paris, c'est vrai que le cortège des manifestants, ça s'est bien passé. Pourquoi ?
03:02S'il y avait toutes les conditions été réunies.
03:03Alors déjà, évidemment, les boulevards des Maréchaux offrent un bel environnement, un bon environnement pour le maintien de l'ordre.
03:10Mais parce que le service d'ordre des syndicats a fait le travail. Et c'est aussi ça la différence,
03:14Madame Darfeuil.
03:14Et c'est ce qu'on a perdu l'habitude de voir depuis 10 ans et depuis le mouvement des
03:18Gilets jaunes.
03:18C'est-à-dire des personnes qui déclarent ou en tout cas qui vont faire des manifestations et qui ont
03:23un service d'ordre et qui savent communiquer avec les autorités.
03:26Et ça s'est fait comme ça le 24. Et la semaine dernière, si à Paris, il y a eu
03:29des violences, c'était l'ultra-gauche plus un petit bout de pilleur
03:32qui n'était pas du tout dans le cortège et qui est arrivé porte-devant scène et on a vu
03:36les images.
03:37Donc, on ne peut pas dire demain si le parcours voulu par les syndicats est une folie ou a forcément
03:44sombré.
03:45Puis il y a un deuxième élément à prendre en compte, c'est la mobilisation des effectifs.
03:48Elle n'est pas du tout la même. Enfin, je veux dire, on est à 75% de taux de
03:51présence de policiers.
03:52On était beaucoup moins importants le 17 puisque tout le monde l'a dit, on l'a commenté, il y
03:57a eu un manque d'anticipation.
03:58Il y a eu une sous-estimation en tout cas de la situation. Et puis, on a été débordé par
04:03les pilleurs.
04:04Et s'il y a bien une chose qu'un pilleur ne veut pas voir quand il exerce son méfait,
04:08contrairement à l'ultra-gauche, c'est un policier.
04:10Et qu'est-ce qui fait que les pilleurs ont moins tendance à venir quand on annonce l'armada comme
04:14c'est le cas depuis 10 jours ?
04:15C'est qu'ils ne vont pas venir parce que ce n'est pas l'ultra-gauche.
04:18Ils ne veulent pas venir au contact des policiers, ils ne veulent pas se battre avec les policiers.
04:20Ils veulent casser, piller et s'en aller ni vu ni connu.
04:23D'où peut-être ces déclarations nombreuses aujourd'hui du ministre de l'Intérieur.
04:27On va prendre les sujets les uns après les autres.
04:30Les cortèges, Halloween, ce qui se passe sur les réseaux sociaux.
04:33Mais quand même là, globalement, au vu de la journée que l'on vient de passer, des déclarations du ministre
04:37de l'Intérieur,
04:38vous, quelle est votre intuition et qu'est-ce qui se dit dans les rangs des policiers ce soir ?
04:42Alors ce qu'il se dit, il ne se dit pas grand-chose parce qu'ils sont trop fatigués pour
04:45commenter.
04:45Je vous le dis très sincèrement.
04:47La semaine dernière, on a eu plusieurs compagnies qui se sont retrouvées malades.
04:50À terre, quelques jours avant la manifestation du samedi 24.
04:54Qui, heureusement, ont pu aller malgré tout au charbon le samedi alors qu'ils n'allaient pas bien.
05:00Aujourd'hui, j'ai quasiment deux compagnies qui sont au tapis à la veille de la manifestation.
05:05Qui ont dû consulter leurs médecins.
05:07Donc c'est plus d'une centaine de CRS.
05:09On ne va pas pouvoir tenir sur du long terme.
05:11Donc c'est ce que disaient les policiers.
05:12C'est qu'en fait, ils ne comprennent pas.
05:13Déjà demain, ils ne savent pas si le service d'ordre...
05:15Il est 22h30, je rappelle.
05:17Ils ne savent pas si le service d'ordre va se faire entre Bastille et Nation.
05:20Et ça, ça joue pour eux ?
05:21Mais ça joue énormément parce que le maintien de l'ordre ne se fait pas de la même manière.
05:24Sur les maréchaux, déjà, la distance n'est pas la même.
05:27Il y a aussi un autre enjeu.
05:29Il y a celui du boulevard périphérique.
05:30Je rappelle qu'il y a des travaux majeurs qui sont faits aujourd'hui sur la porte de Montreuil.
05:34Mais qui est susceptible d'être un point dangereux ?
05:37Parce que qui dit travaux, dit matériel de chantier, dit plots en béton, dit armes par destination pour l'ultra
05:45-gauche.
05:46Et en revanche, en effet, entre Bastille et Nation, il y a peut-être plus de boutiques.
05:49Mais on sait faire.
05:50Voilà, exactement.
05:51On sait faire.
05:52On est en nombre.
05:53Et encore une fois, quand le ministre annonce depuis dix jours qu'il a sorti l'armada,
05:57et même des gens dont c'est pas le métier de faire du maintien de l'ordre,
05:59je pense notamment aux forces d'intervention que sont les BRI, le GIG,
06:06ou le RAID, évidemment que ça va en effrayer plus d'un.
06:09Et heureusement, et j'ose imaginer que c'est ce que le ministre attend,
06:12c'est de faire de la démonstration de force.
06:13Ils sont là pour ça ?
06:14La BRI, le RAID, ils sont là aussi pour dissuader ?
06:19Mais je ne leur souhaite absolument pas de devoir traiter de la violence urbaine.
06:21Ce n'est pas leur cœur de métier.
06:23Le travail de ces trois brigades ou unités, c'est d'aller travailler dans une situation dégradée,
06:29notamment en milieu confiné.
06:30On l'a vu notamment avec les attentats terroristes de 2015,
06:33qui interviennent régulièrement, quotidiennement,
06:35hors toutes les caméras des médias, sur des forcenés, des prises d'otages,
06:39notamment dans des contextes de drames familiaux, etc.
06:41Ce n'est pas du tout leur cœur de métier de faire des violences urbaines.
06:44Et je rappelle juste, en 2023, lorsqu'il y a eu les événements post-affaire Naël,
06:50lorsque le RAID a été sollicité à Marseille,
06:52et qu'ils ont utilisé, selon une doctrine qui est celle de leur administration,
06:56un matériel fourni par leur employeur, à savoir le beanbag,
06:58donc c'est une arme non létale, c'est un calibre 12 qui projette un sachet de billes
07:03qui vient impacter le torse conformément à la doctrine d'emploi de l'arme.
07:06Et malgré tout, il y a eu une personne décédée,
07:08et aujourd'hui, des policiers du reste sont mis en examen,
07:10seuls, à la barre, devant le magistrat.
07:12Et ça, ça a traumatisé l'ensemble des forces d'intervention,
07:14qui se disent, on nous envoie faire un métier qui n'est pas le nôtre.
07:17On ne s'invente pas au maintien de l'ordre,
07:20au rétablissement de l'ordre et aux violences urbaines du jour au lendemain.
07:22Mais ce qui est intéressant, c'est que vous dites que cette incertitude autour du trajet parisien,
07:28pour le coup, c'est un problème pour ceux qui seront mobilisés demain,
07:31parce qu'ils ont besoin de savoir au plus vite,
07:33mais vous ne me dites pas qu'il y a un trajet plus facile qu'un autre, en fait.
07:37Je vous ai dit le maintien...
07:38C'est impossible de se prononcer.
07:39C'est impossible.
07:40L'idée, c'est surtout de savoir où on va intervenir.
07:42C'est ça qui est important.
07:43Évidemment que si vous faites une manifestation,
07:45déjà si vous faites du statique,
07:47c'est toujours plus simple que quand on fait une déambulation.
07:50Donc si on doit faire dans le plus simple, commençons par là.
07:52Mettons tout le monde en format sitting.
07:54Et puis bien évidemment, si vous faites ça au milieu d'un parc,
07:56quand il n'y a pas une boutique ou même dans une boîte noire,
07:58ce sera toujours plus facile que s'il y a des boutiques,
08:00que s'il y a des points hauts,
08:02que s'il y a du mobilier urbain,
08:04type comme on peut le retrouver avec les gris d'arbres, etc.
08:07Enfin le mobilier qu'on a avec le mobilier haussmannien, pardon.
08:11Évidemment qu'il y a matière à exercer des violences contre les forces de l'ordre.
08:15Mais enfin, il faut être aussi attaché,
08:17et c'est le principe même, et je pense particulièrement à mes collègues,
08:21dont l'intitulé de la compagnie, c'est la compagnie républicaine de sécurité,
08:25et dont le travail, tous les ans,
08:27c'est d'encadrer près de 5000 manifestations par an en France.
08:30Et tout se passe bien.
08:31Il y a 5000 manifestations qui se passent en France,
08:34sur le territoire national,
08:34et tout se passe toujours très bien.
08:36Pourquoi ?
08:37Parce qu'on encadre les manifestations,
08:38et que les CRS n'ont pas envie d'autre chose
08:40que de garantir à un cortège,
08:42de partir d'un point A à un point B.
08:43Alors qu'est-ce qui ne va pas depuis trois semaines ?
08:44Pourquoi tout le monde est terrorisé ?
08:46Ce qui ne va pas, c'est qu'en fait,
08:46on est en train de traiter strictement,
08:48d'un point de vue policier,
08:50un sujet qui est d'abord social et économique.
08:52Commençons déjà par là.
08:53Il y a 10 ans, il y a 8 ans,
08:55avec les Gilets jaunes, on a eu le même cas,
08:57où là, on devrait avoir des réponses sociales et économiques.
08:59On dit, bon ben, on ne vous écoute pas,
09:01le dialogue social, les corps intermédiaires, pipi, caca,
09:03je suis désolée pour le propos.
09:04Et ensuite, quand les gens sont en colère,
09:06on envoie les policiers se faire casser la figure.
09:08Je rappelle, 14 dents pour un policier,
09:10une fracture ouverte à la hanche pour une autre policière,
09:12des collègues qui ont perdu connaissance.
09:14Aujourd'hui, on a des collègues qui ont des pertes de mémoire
09:16parce que des bombes artisanales leur ont explosé à la figure.
09:19Et juste une dernière chose,
09:20Madame Darfeuil, il y a quelques jours,
09:22quand des, je n'ai rien contre les créateurs de contenu,
09:24quand des créatrices de contenu sont invitées à Matignon
09:27avant les syndicats de lycéens,
09:29c'est quoi le projet ?
09:30C'est de les chauffer à blanc pour que lundi prochain,
09:32les gars, ils recommencent leur blocus ?
09:35Franchement, si on voulait les chauffer à blanc,
09:37c'est la syndicaliste,
09:37mais c'est aussi la personne soucieuse pour nos collègues,
09:39parce que si on voulait chauffer à blanc les lycéens
09:41et faire en sorte qu'ils reprennent leur blocus lundi,
09:43que mes collègues vont devoir régler,
09:45c'est ce qu'ils ne pouvaient pas mieux faire que ce qu'ils ont fait.
09:48Grâce à quoi ?
09:50Oui, parce qu'il y a tout de même un paradoxe que je relève.
09:53On parle depuis tout à l'heure du parcours de cette manifestation
09:56et donc de la concentration policière autour de ce parcours.
10:01Mais précisément, ce qui inquiète et les commerçants
10:03et les parisiens et l'État,
10:06c'est tout ce qui se passera en dehors de cette manifestation.
10:09Ce ne sont pas les manifestants qui inquiètent les forces de l'ordre aujourd'hui,
10:11ce sont tous les pilleurs et les casseurs,
10:13mais qui sont en marge autour
10:14et qui pourraient même d'ailleurs être pas du tout
10:17à l'endroit, même la région,
10:19où se déroulerait cette manifestation.
10:21Puisqu'ils étaient dans le centre de Paris,
10:23Étienne Marcel, Sébastopol, le quartier de Châtelet,
10:25pour ceux qui ne connaissent pas la capitale.
10:26– Et la manifestation était république ?
10:27– Voilà, il n'avait absolument rien à voir.
10:29Mais ils ont profité que les policiers soient occupés
10:32et débordés par l'ultra-gauche.
10:32– Ils peuvent aller à l'autre bout de Paris pour se dire qu'il n'y aura personne.
10:34– C'est pour ça que je dis souvent que le politique,
10:36par ses erreurs, donne les clés.
10:37L'ultra-gauche ouvre la porte et le pire s'y engouffre, c'est tout.
10:39C'est ce qui s'est passé le 17 et c'est ce qu'il faut éviter demain.
10:42Évidemment, les policiers seront déployés sur les quartiers sensibles
10:45où il y a beaucoup de commerçants.
10:46– Écoutons ce que dit le ministre de l'Intérieur justement.
10:48– Son inquiétude quant aux appels lancés sur les réseaux sociaux.
10:52Vous allez nous expliquer ce qu'il craigne exactement.
10:55– Demain, on a de nombreux appels qui florissent en ce sens,
10:59c'est-à-dire d'aller faire dégénérer les cortèges.
11:02Il y a des appels à commettre des pillages, des exactions
11:04et puis à faire le lien avec la soirée d'Halloween
11:07puisque demain c'est le 31 octobre.
11:08Et on voit sur les sites de la mouvance,
11:11ultra-gauche, extrême-gauche radicale,
11:13énormément d'appels à profiter de la soirée d'Halloween
11:15pour se réunir sur les places publiques,
11:17si possible masquées, et commettre des exactions.
11:20Et il y a des appels qui sont extrêmement inquiétants
11:22avec des mots d'insurrection, de révolution, de nuit des ténèbres.
11:26– Qu'est-ce qu'on craint exactement ?
11:28Et est-ce que le fait d'en parler ce soir
11:32prouve qu'on va pouvoir l'anticiper demain ?
11:34– Alors bon, je n'ai rien contre le ministre de l'Intérieur
11:37mais en fait c'est la patriote française qui s'exprime,
11:41c'est un peu l'américanisation de notre modèle français.
11:44En fait l'American Nightmare, ça fait quelques années
11:47déjà qu'il est lancé sur les réseaux sociaux,
11:50déjà dès 2020 ou peut-être même un peu avant,
11:52commencer les premiers appels.
11:54Alors c'était moins l'ultra-gauche que justement
11:56les délinquants issus de quartiers
11:58où on a identifié notamment les auteurs de pillage
12:01et de cambriolage le 17 octobre.
12:03– Il faut expliquer ce que c'est l'American Nightmare.
12:05– C'est en fait en gros un appel à sans foi ni loi,
12:08ni dieu ni maître.
12:09– Ça vient d'un film où une nuit dans l'année,
12:12tout le monde peut faire ce qu'il veut, tout est l'année.
12:13– Et en l'occurrence le pire de ce que l'humain est capable de faire.
12:15– Donc ça vous dites que ce n'est pas nouveau ?
12:16– Mais ce n'est pas nouveau,
12:17donc le ministre de l'Intérieur semble le découvrir.
12:19Mais là évidemment il y a une politisation de Halloween,
12:22bon c'est un peu étrange quand même,
12:24mais en disant on va occuper la place de la République.
12:27Mais ça les collègues ils savent faire.
12:29là où je suis un peu embêtée
12:31et je suis convaincue que le ministère de l'Intérieur
12:32aujourd'hui est privé de capteurs et de thermomètres de société,
12:35et d'ailleurs le 17 octobre nous l'a démontré,
12:37c'est que ce n'est pas l'ultra-gauche à ce moment-là.
12:39Les collègues ils savent le gérer.
12:40C'est du maintien de l'ordre contre l'ultra-gauche
12:42avec du rétablissement de l'ordre.
12:43– Mais ce n'est pas plus sérieux que d'habitude
12:45avec la convention de la journée ?
12:47– Non parce qu'en gros, je vous dis honnêtement,
12:49si le 17 octobre on n'avait eu que l'ultra-gauche à gérer,
12:51les collègues l'auraient gérer.
12:52Je veux dire, il y aurait utilisation de l'armement intermédiaire,
12:56les gaz lacrymogènes, les LBD,
12:59toutes les grenades que vous voulez,
13:01les charges certainement,
13:03mais je veux dire, on les aurait gérées.
13:04– Le problème c'était pas ça.
13:05– En fait le problème c'est les 75% en réalité de pilleurs,
13:08c'était les 25% d'ultra-gauche,
13:09encore une fois ceux qui ont ouvert la porte
13:11et après tous ceux qui se sont engouffrés.
13:12Ce sont eux qui ont mis le pays à sac en fait,
13:15enfin Paris en tout cas, Marseille,
13:16et pour les villes qui ont connu des pillages.
13:18Et c'est ceux-là qu'il faut craindre,
13:19et ceux-là, les ministres de l'Intérieur n'en parlent pas.
13:21Et donc demain en fait, il va y avoir notamment
13:23sur l'agglomération parisienne,
13:24mais pas que sur toutes les grandes villes j'imagine,
13:26et particulièrement à Marseille, Lyon, Bordeaux, etc.
13:29Et bien évidemment la crainte que des personnes
13:32viennent des charognards, des opportunistes, des délinquants.
13:35– Et ça comment les empêche ces pillages ?
13:37On a eu le sentiment la semaine dernière quand même
13:39qu'il y avait des leçons qui avaient été tirées
13:40en termes d'anticipation, en termes d'agilité, de mobilité.
13:44Là, si on se projette deux semaines après,
13:46est-ce qu'il y a d'autres leçons qu'on a tirées,
13:48qui se sont ajoutées et qui vont modifier
13:50la manière dont les forces...
13:51– Ce qui change, madame Darfeuil, par rapport au 17 octobre,
13:54c'est qu'on est en train de presser comme un citron les policiers.
13:57C'est qu'en fait, on est en train de faire des rappels
13:59sur 75% en période de congé,
14:00avec des policiers qu'on a littéralement rappelés.
14:03C'est du temps en moins avec les familles,
14:04c'est ça la différence, la leçon,
14:05il n'y a pas de leçon, madame Darfeuil.
14:07– Mais il n'y a pas quelque chose qui sera mis en place
14:08demain en plus pour éviter les pillages ?
14:10– À part le déploiement des effectifs,
14:12évidemment il y a...
14:13– Les fouilles, il y a un renforcement du contrôle des flux,
14:16quand même, avec peut-être plus d'interpellations préventives.
14:19– Évidemment, il y a l'interaction avec les commerçants,
14:21il y a, je pense particulièrement à la capitale,
14:23puisque visiblement c'est le sujet,
14:25mais il y a la direction de la sécurité de l'agglomération parisienne
14:28qui va faire du travail en préventif.
14:29Il y a la PJ, ce qu'on appelle communément le 36,
14:32qui est également sur le coup
14:33et qui est appelée à être de permanence
14:35pour pouvoir anticiper éventuellement
14:37et être en soutien des enquêteurs
14:40de l'agglomération parisienne si nécessaire.
14:42Il y a évidemment la banlieue qui est sollicitée
14:44parce qu'une partie des délinquants en vient
14:47et qu'il va falloir faire des contrôles
14:49dans les transports, de l'anticipation,
14:51mais tout ça, ça demande malgré tout des effectifs.
14:54Et donc la seule leçon, je veux dire,
14:56Madame Darfeuil, c'est 30 000 pilleurs,
14:57ce n'est pas mes chiffres, ce n'est pas les mêmes,
14:58ce sont du ministère de l'Auteur,
14:59c'est 30 000 pilleurs qui ont été donnés à Marseille.
15:02Ils sont choquants, Madame Darfeuil.
15:06– Vous y croyez-vous ?
15:06– Je veux dire, 30 000, je ne sais pas,
15:08mais plusieurs milliers, oui.
15:09Et à Paris, c'est pareil.
15:10Ils viennent d'où ? Ils ne tombent pas du ciel.
15:12Enfin, je veux dire, c'est où que notre société a failli
15:14pour qu'à la fin, on trouve tout à fait normal
15:15qu'il y ait des pilleurs et que la seule solution
15:17qu'on ait à donner, c'est déployons policiers et gendarmes
15:19comme si c'était des personnages de Playmobil
15:21et qu'on presse comme des citrons jusqu'au bout.
15:23Et en fait, on ne règle pas le problème,
15:24ni en amont, ni pendant la transition,
15:26ni sur la réponse pénale.
15:26– L'inquiétude, elle ne porte pas vraiment
15:28sur les centres et villes pour vous,
15:29mais plutôt demain dans les banlieues,
15:31les zones commerciales, c'est ça ?
15:33– Tout est possible.
15:34En fait, il n'y a pas, personne, je veux dire,
15:35je n'ai pas de don de voyance.
15:37– Mais vous êtes inquiète ou pas ?
15:37– Moi, je ne suis pas inquiète
15:39pour ce qui peut se passer demain,
15:40je vous le dis très sincèrement,
15:41si on laisse mes collègues travailler.
15:43Si demain, vous n'avez pas tout crétin
15:45qui sortira sur smartphone à hurler
15:47aux violences policières et en disant
15:48aux policiers qui interpellent des délinquants
15:50et des criminels qui outrepassent leurs droits.
15:53Moi, je n'ai pas d'inquiétude
15:54sur le travail de mes collègues,
15:55ils l'ont montré le 24,
15:56ils l'ont montré pendant les Gilets jaunes.
15:57Je pense que quand le président de la République
15:59est allé voir les policiers cette semaine à Marseille,
16:01je suis à peu près certaine
16:05c'est traumatisé de ce qu'il a vu
16:06avec des policiers qui ont été gravement blessés
16:08et il a conscience que les policiers
16:09ont tenu la République, il le sait.
16:11Et là, je pense que demain,
16:12ce sera encore le cas.
16:13Les policiers vont encore tenir la République.
16:15Ce n'est pas mes collègues que je crains.
16:16C'est la réponse politique après
16:17et qui fera que derrière, on recommencera.
16:19Pour combien d'actes on est encore reparti ?
16:21Est-ce qu'on est parti pour des Gilets jaunes ?
16:22Je pense que tous les Français
16:23se posent la question.
16:23– Mais l'indacte, est-ce qu'il n'y a pas
16:24peut-être une différence,
16:25quelque chose de nouveau ?
16:26Et j'englobe les Gilets jaunes là-dedans.
16:28Lorsque c'est une demande politique,
16:29là je parle purement des manifestations,
16:31le politique peut répondre par une réponse
16:33justement précisément politique.
16:34Lorsque c'est du parapolitique,
16:36Black Bloc ou Gilets jaunes,
16:37c'est-à-dire quelque chose d'un peu diffus,
16:40là on peut répondre via les forces de l'ordre.
16:41Il y a une réponse, on est préparé à ça.
16:43Lorsque c'est un phénomène où ce sont des jeunes
16:45qui, pour la plupart, il faut le dire,
16:46d'ailleurs c'est assez nouveau,
16:47qui s'amusent en réalité,
16:48qui font ça pour rire aussi.
16:50Je parle des pilleurs
16:51et de ceux qui viennent simplement
16:53saccager pour saccager.
16:54– Pour rire.
16:54– Parce que ça les fait rire.
16:55– Non mais il y en a dont c'est le cas.
16:57– Oui, oui, il y a des boutiques
16:58qui ont été saccagées pour être saccagées.
17:00– C'est d'ailleurs pour ça que la soirée d'Halloween
17:02inquiète les forces de l'ordre aussi.
17:03C'est parce qu'il y a un côté quasi festif
17:04au fait d'aller saccager la rue
17:07parce que c'est drôle, on est masqué,
17:08on va taper dans les vitrines.
17:09Là, il y a quelque chose où on ne peut pas répondre
17:11ni par la politique, ni par le parapolitique.
17:13– On répond par aussi la justice en fait,
17:15il ne faut pas l'oublier.
17:16– Oui, pour ça il faut attraper les gens.
17:17– Oui, mais on les interpelle monsieur,
17:19on a fait 10 000 interpellations
17:20depuis le début du mouvement.
17:21– Je suis bien d'accord, mais il y en a combien en prison ?
17:22– Il y en a plus de 10 000, c'est ça la difficulté.
17:23– Et il y en a combien en prison aujourd'hui ?
17:25– Peut-être qu'elles sont dépassées par le surnom
17:26des gens qui en fassent des fermes.
17:27– Qu'est-ce qui ressort des profils des personnes interpellées ?
17:29– Ce sont des hommes déjà, disons les choses,
17:32et puis mineurs, majeurs, plutôt jeunes,
17:34il n'y a pas beaucoup de soixantinaires,
17:3760 ans n'est pas tout à fait vieux,
17:38mais en tout cas on n'est pas très jeunes,
17:39mais oui, plutôt jeunes et des hommes
17:41avec des profils assez particuliers
17:43parce qu'on a aussi bien des gens
17:44qui sont de la grande ville,
17:45on a eu évidemment beaucoup, beaucoup de personnes
17:47qui venaient de quartiers, de banlieues,
17:49et les collègues, quand ils ont interpellé
17:51et identifié, c'était des personnes
17:52qui étaient localisées loin de la capitale,
17:54qui venaient de banlieues,
17:54qui sont venues que pour ça,
17:56pour piller et repartir avec le bien volé
17:58pour aller le revendre sur le bon coin.
17:59– Mais est-ce qu'il y a des raisons ?
18:00Il y a des raisons sécuritaires,
18:02il y a des raisons liées au maintien de l'ordre
18:04pour que ces mêmes individus
18:05ne reviennent pas demain ?
18:07– Le déploiement de forces de l'ordre,
18:08je vous l'ai dit en début de propos,
18:10la différence entre un voleur, un pilleur,
18:12un cambrioleur, le casseur qui vient
18:15pour faire de la délinquance acquisitive,
18:17il n'a pas envie de rencontrer des policiers,
18:19ce n'est pas comme l'ultra-gauche
18:20qui va au contact des policiers
18:22et qui veut affronter les forces de l'ordre.
18:23– Donc c'est là où s'explique aussi
18:25cette volonté de communiquer aujourd'hui
18:27du ministre de l'Intérieur ?
18:27– Bien sûr, c'est une manière de dire
18:28si vous tentez, il y aura un policier
18:30à chaque coin de rue,
18:31et donc du coup vous serez interpellé.
18:33– Donc le ton alarmiste est dissuasif d'une certaine manière.
18:34– Bien sûr, mais vous savez,
18:35quand vous interpellez des personnes de l'ultra-gauche,
18:37c'est presque un totem, pourquoi ?
18:38Parce qu'ils arrivent à mobiliser des partis
18:40comme LFI par exemple,
18:41ou des associations, des groupements,
18:42des mouvements devant les commissariats
18:43qui vont manifester à sus aux prisonniers politiques,
18:46enfin sus au fait d'emprisonner les personnes
18:48pour des raisons politiques,
18:49je prends leurs propos,
18:50mais le pilleur, il n'a pas envie de ça,
18:51lui il a envie de voler et de partir.
18:53Donc évidemment que c'est un déploiement,
18:57une démonstration de force,
18:58j'ose espérer que c'est la seule raison
18:59pour laquelle on a vu les images,
19:01vous savez, avec des journalistes
19:02qui ont filmé les véhicules de la BRI ou du RAID.
19:04J'ose imaginer que c'était le 14 juillet avant l'heure en fait.
19:08Mais c'est déplorable, c'est pitoyable évidemment.
19:10La question encore une fois,
19:11c'est celle des interpellations,
19:12on fait 10 000 interpellations
19:13avec des collègues qui ont été gravement blessés
19:14et des réponses pénales qui interrogent encore aujourd'hui.
19:17Donc moi j'attends d'ailleurs,
19:19il y a quelques années ça avait été annoncé
19:20par un précédent garde des Sceaux
19:22et d'ailleurs une organisation syndicale de la police
19:25avait annoncé que c'était enfin abouti
19:27mais au final ça n'existe pas,
19:29c'était une sorte d'observatoire de la réponse pénale.
19:31C'est-à-dire en fait pour pouvoir expliquer,
19:33faute d'avoir désormais un observatoire de la délinquance
19:36et de la réponse pénale qui a été, je rappelle,
19:37fermé par M. Philippe,
19:39c'était d'avoir un observatoire de la réponse pénale
19:40qui rendrait compte des décisions de justice.
19:42Et de là où ça mène ?
19:43Et c'était à l'époque de M. Moretti.
19:44Et alors ?
19:45Il n'existe toujours pas.
19:46Peut-être, peut-être,
19:47peut-être ne veulent-ils finalement pas qu'on sache.
19:50Parce que je ne suis pas,
19:51je ne veux même pas rentrer dans les discours simplistes
19:53de justice laxiste ou...
19:55Non, je ne veux pas.
19:56Mais factuellement,
19:56quand vous avez 10 000 interpellations,
19:58que les choses sont documentées,
19:59que vous avez des éléments qui sont scientifiques
20:01comme des paluches,
20:03des empreintes de l'ADN, etc.
20:05Et que finalement,
20:06les peines pénales,
20:06elles ne sont pas dissuasives
20:07parce qu'on considère que l'effet
20:08n'est pas suffisamment grave,
20:10moi, j'aimerais juste interroger
20:11vos téléspectateurs
20:12qu'est-ce qui, le 17 octobre,
20:13n'était pas suffisamment grave
20:14pour ne pas avoir de réponse pénale
20:15qui soit claire, ferme.
20:17Et en l'occurrence, pour le coup,
20:18plus qu'un véhicule de la BRI
20:19qui serait vraiment dissuasif.
20:21Vous parliez tout à l'heure
20:22de l'épuisement, évidemment,
20:23de vos collègues.
20:24Ils sont à bout de souve.
20:24Certains ont été rappelés
20:26de leur congé.
20:27Il y a une autre manifestation
20:28qui est prévue le 5 novembre.
20:30Combien de temps ça peut tenir ?
20:31Combien de temps peuvent-ils tenir
20:32à être 70 000 mobilisés
20:35pour faire en sorte
20:36que ça se passe bien ?
20:37Je ne sais pas.
20:38C'est la grande inquiétude.
20:39Je pense qu'aucun,
20:41même les policiers,
20:42les collègues dans les rangs,
20:44ne savent pas combien de temps
20:44ils peuvent tenir
20:45parce qu'il n'y a pas seulement
20:46les mobilisations à gérer
20:47avec les potentielles violences
20:49qui en découlent
20:50parce que ce ne sont pas
20:50les manifestations.
20:51Le problème, encore une fois,
20:52c'est l'ultra-gauche,
20:53c'est les violences,
20:53c'est le risque de pillage, etc.
20:55Mais c'est tout l'à-côté.
20:56Quand vous mobilisez
20:57autant de forces de l'ordre
20:59à chaque coin de rue
21:00pour éviter qu'il y ait des pillages,
21:01c'est juste hallucinant.
21:02Pendant ce temps-là,
21:03vous ne traitez pas
21:04les violences intrafamiliales,
21:06vous ne traitez pas
21:06le narcotrafic,
21:07vous ne traitez pas
21:07les violences du quotidien,
21:08vous ne traitez pas
21:09les vols de téléphone.
21:11Et combien le 17 octobre
21:12ont appelé le 17
21:13pour autre chose
21:14que le fait d'être
21:14un commerçant pillé
21:15et déjà n'ont pas pu avoir
21:17un téléphone,
21:18un policier au bout du fil
21:19ou même on est débordé.
21:21« Je suis désolée,
21:21on ne peut rien faire pour vous. »
21:23Combien de bonnes femmes,
21:24combien d'enfants,
21:25combien de personnes vulnérables
21:27ont pris des coups ce jour-là
21:28et malheureusement,
21:29on fait le 17
21:30et les policiers
21:31étaient débordés.
21:32Donc c'est ça
21:33la vraie inquiétude
21:33Madame Darfaillé
21:34et les policiers
21:34sont en train de se demander.
21:36Ça peut tenir
21:37jusqu'au mois de décembre,
21:38par exemple,
21:38avec des manifestations
21:39toutes les samedis ?
21:40Non, je vous dis très sincèrement,
21:41ça ne pourra pas tenir.
21:42On a déjà eu
21:44plusieurs compagnies de CRS
21:45la semaine dernière
21:46qui étaient à terre,
21:47qui ont dû consulter
21:48leurs médecins
21:48et qui ont été indisponibles
21:50pendant plusieurs jours.
21:51Heureusement,
21:51c'était avant le samedi.
21:52Cette semaine,
21:53rebelote,
21:54ça ne peut pas tenir.
21:55On a des effectifs
21:56en sécurité publique
21:56qui sont blessés,
21:57on a d'autres
21:58qui sont traumatisés,
21:59qui sont épuisés
22:00parce qu'en fait,
22:01notre travail ne s'arrête pas
22:01seulement les samedis
22:02ou le 5 novembre,
22:03c'est aussi toute la semaine
22:04et quand les effectifs
22:05sont appelés,
22:06quand on a des rappels de repos,
22:07c'est-à-dire que c'est
22:07sur vos temps de repos,
22:08le week-end,
22:09qu'on vous demande
22:09d'aller travailler notamment
22:10et donc forcément,
22:11ça ne peut pas tenir
22:12sur du long terme.
22:12J'ai une dernière question
22:13à vous poser.
22:14Je me mets à la place
22:14de ceux qui nous regardent,
22:16qui ont notamment des enfants.
22:17Il y aura aussi des couvre-feux
22:18qui vont être mis en place
22:19notamment à Paris
22:19autour de certains quartiers,
22:20République, Châtelet.
22:23Est-ce que ceux
22:24qui veulent aller fêter Halloween
22:26masqués dans les rues de Paris,
22:27dans les rues de Bordeaux,
22:28dans les rues de Rouen,
22:29vous leur conseilleriez
22:30de le faire ?
22:33Madame Darfeuil,
22:33je suis syndicaliste
22:34et j'ai toujours dit
22:36et pour ça,
22:37j'ai même été traité de fasciste
22:39par une frange d'extrême-gauche.
22:40J'ai toujours dit
22:41que la sécurité,
22:42c'est la garantie,
22:43c'est la première des libertés.
22:45Sans sécurité,
22:46il n'y a pas de liberté.
22:47Et malheureusement,
22:48les Français sont en train
22:49de le goûter.
22:50C'est-à-dire que
22:51parce qu'il y a
22:51des pilleurs,
22:53des saccageurs,
22:54des violents,
22:54des agresseurs,
22:56les gens ne peuvent pas
22:57vivre normalement.
22:58Donc je ne vais pas dire aux gens
22:59que je vous déconseille de sortir,
23:00je vais leur dire juste
23:01que c'est à vos risques
23:02et périls.
23:02Parce qu'aujourd'hui,
23:03dans notre pays,
23:04nous ne pouvons plus apporter
23:05cette garantie
23:05de pouvoir déambuler
23:07en toute liberté,
23:08de circuler avec ses enfants.
23:09Vous n'allez pas dire
23:09que je vous déconseille de sortir,
23:11mais je vous conseille
23:11de rester chez vous.
23:12Non, je dirais juste aux gens
23:14que malheureusement,
23:14on a aujourd'hui
23:15une situation sécuritaire
23:16qui dépasse
23:18l'engagement,
23:19je veux dire honnêtement,
23:20très sincèrement,
23:21sacrificiel des policiers
23:23avec des politiques
23:23qui se sont succédées
23:24et avec comme conséquence,
23:26vous l'avez dit déjà,
23:27des familles demain
23:27qui refuseront de sortir
23:29et je pense qu'elles n'ont pas besoin
23:30de m'entendre le dire,
23:31qui refuseront de sortir
23:32en se disant
23:33ça craint dehors,
23:34je ne veux pas prendre
23:35de risque pour mes enfants.
23:35Et je veux vous dire honnêtement,
23:37quand j'entends une partie
23:38de l'extrême-gauche
23:38parler d'être dans une dictature
23:40de mesures liberticides
23:41dès lors qu'on vient mettre
23:42en place des mesures sécuritaires,
23:44je pense que la première
23:44mesure liberticide,
23:45c'est quand même des gens
23:46qui n'osent plus sortir
23:46parce qu'il y a des pilleurs
23:47et l'ultra-gauche
23:49qui sont en train
23:49de saccager notre pays.
23:51Merci Ndakebab
23:52d'avoir été avec nous.
23:54Merci beaucoup
23:54et merci à tous les trois.

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