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  • il y a 11 minutes
Chaque soir, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Alors il y a un autre sujet qui va se poser dans cette loi Casseur-Payeur, c'est le gouvernement
00:03qui veut profiter en fait via un amendement,
00:06d'une modification de cette loi pour pouvoir bloquer tout réseau social, puisqu'on a beaucoup parlé ces derniers temps
00:12du rôle des réseaux sociaux,
00:14bloquer tout réseau social qui ne supprimerait pas sous une heure tout contenu appelant à l'insurécteur.
00:21Est-ce que ça, ça vous semble souhaitable Richard Ramos ?
00:24Bah oui, ça semble souhaitable, je veux dire, tout outil ou support qui permet de fabriquer de l'insurrection, ça
00:30paraît normal que de faire en sorte que ce ne soit pas possible.
00:33Oui, sauf que typiquement ça avait été fait au moment des émeutes en Nouvelle-Calédonie, je ne sais pas si
00:37vous en souvenez,
00:37et on s'était rendu compte à posteriori que ça n'était pas constitutionnel.
00:41Oui mais, pardon, il y a des moments où il faut donner l'effet de principe.
00:46Dans le fait de principe, il est quand même normal que quand on a un support qui veut organiser l
00:50'insurrection,
00:51on puisse essayer de le bagarrer pour que ça ne soit pas possible.
00:53Vous me posez la question, pour moi, c'est du bon sens.
00:56Est-ce que vous êtes toutes d'accord avec cela ?
00:57Moi je veux vous dire une chose très simple, il y a une règle qui n'est pas appliquée,
01:01qui a été une règle européenne que personne n'applique, qui s'appelle le DSA,
01:05qui est la régulation des réseaux sociaux, qui a été faite par Thierry Breton,
01:08et qui pose un système simple, tout ce qui est interdit hors ligne est interdit en ligne.
01:13Et tout pouvoir politique en Europe a la possibilité d'appliquer de manière immédiate cette règle.
01:18Visiblement ça ne fonctionne pas.
01:19Non, ce n'est pas que ça ne fonctionne pas, parce que l'exemple que vous prenez de Nouvelle-Calédonie,
01:22déjà un, on ne l'utilise pas, Richard Ramos a raison,
01:25et deuxièmement l'exemple que vous prenez en Nouvelle-Calédonie n'est pas tout à fait celui-là.
01:28Nouvelle-Calédonie, ça avait été de manière extrêmement non-ciblée,
01:33une suspension des réseaux sociaux.
01:35Si on est sur du contenu...
01:36Pourquoi on ne l'utilise pas, cet outil dont vous parlez ?
01:39Moi, je plaide pour qu'on l'utilise, c'est-à-dire que tout ce qui est...
01:42Parce qu'on parle des manifestations, mais on pourrait parler de harcèlement en ligne de la même manière,
01:46on pourrait parler de propos antisémites, racistes, etc., qui ne sont jamais suspendus.
01:51Mais là encore, parce qu'en fait, il n'y a pas de suivi, il n'y a pas d
01:53'application.
01:54Parce que les services de police de notre pays, quand vous regardez la réalité,
01:59malheureusement, des femmes et des hommes qui travaillent,
02:00et qui font du très bon travail sur le suivi, notamment numérique,
02:03parce qu'on voit qu'aujourd'hui, tout passe par Snapchat, par les applications, etc.
02:07Le nombre de personnes qui travaillent derrière ces écrans d'ordinateur dans nos systèmes,
02:11qui sont réduits à la portion conclue d'année en année.
02:14Vous ne craignez pas, M. Ramos, notamment, qu'un tel outil, dans de mauvaises mains,
02:18devienne une bombe pour les libertés publiques ?
02:23Vous imaginez cet outil, la possibilité de pouvoir couper en totalité un réseau social,
02:28parce qu'il n'a pas retiré certains contenus ?
02:30Je ne vais pas faire l'avocat du diable, évidemment,
02:32que les appels à l'insurrection sur les réseaux sociaux sont absolument scandaleux.
02:35Il faut lutter contre.
02:36Mais cet outil-là, dans de mauvaises mains,
02:39nous renvoie à des exemples dans le monde qui sont proprement terrifiants.
02:44C'est pour ça, moi, pardon, elle saura du bois,
02:45que moi, je parle simplement vraiment de la règle du DSA,
02:47c'est-à-dire le contenu, ce n'est pas la suspension du réseau social.
02:50Mais c'est bien la question de la suspension de la plateforme en totalité
02:53qui était opée dans ce...
02:54C'est quand même fou qu'on soit réduit à constater l'incompétence du gouvernement
03:01et à valider la restriction des libertés.
03:06Donc nous, nous ne sommes pas favorables à la restriction des réseaux sociaux,
03:10parce qu'en fait, ça porte une atteinte disproportionnée à la liberté des Français
03:14et de l'immense majorité des Français qui sont des honnêtes gens.
03:18Mais je ne me positionne pas par rapport aux conséquences institutionnelles.
03:21Non, non, mais...
03:21Mais oui, voilà, ok.
03:22C'est pour les véhicules insurrectionnelles,
03:24c'est pas... on ne coupe pas les réseaux pour couper les réseaux.
03:27C'est parce que derrière, il y a une demande d'insurrection.
03:31Vous comprenez qu'à ce moment-là,
03:32à ce moment-là, on rentre dans la question de la définition de l'insurrection.
03:36Est-ce qu'il n'y a pas une contradiction ?
03:40Est-ce qu'il n'y a pas une contradiction entre ce que vous venez de nous expliquer
03:43dans la volonté de poser les responsabilités
03:47sur ceux qui se retrouvent, encore une fois, parfois au mauvais endroit, au mauvais moment ?
03:51Et en revanche, les réseaux sociaux, on n'y touche pas ?
03:55Je n'ai pas du tout...
03:56Moi, je viens d'expliquer que je considère,
03:59parce que je fais confiance aux forces de l'ordre,
04:01qu'il n'y aura pas de mauvaises interpellations faites au hasard
04:05et que si jamais ça a arrivé,
04:07ça serait facile à démontrer pour l'honnête personne
04:10qu'elle n'a rien à voir avec ses casseurs et ses pires.
04:13Et vous savez, au RN, je le dis, nous sommes attachés à la liberté.
04:16Et là, parce que le gouvernement est incapable d'empêcher une petite minorité
04:21de mettre le bazar, il va sanctionner l'intégralité des Français.
04:26Et non, nous nous y opposons.
04:27Mais c'est un terrible aveu d'échec pour ce gouvernement.
04:30Au-delà de la petite minorité de casseurs dont vous parlez,
04:32ce qui se profile quand même, c'est que le succès de la mobilisation
04:35en termes de chiffres de samedi dernier
04:37ouvre la perspective d'une répétition chaque semaine,
04:41comme au moment des Gilets jaunes.
04:42Mais je crois qu'il faut arrêter de dire que c'est une minorité.
04:45Parce que c'est faux.
04:46Une minorité de casseurs.
04:47Oui, oui.
04:47Non, non.
04:48Si vous regardez bien ce qui s'est passé le week-end du 17 octobre,
04:52vous vous apercevez quand même que je ne vois pas comment,
04:56sincèrement, la police, il aurait fallu qu'elle soit beaucoup plus armée,
05:00mais je ne parle pas armée avec des armes.
05:04Il aurait fallu qu'elle soit beaucoup plus importante que...
05:06Parce qu'on ne peut pas comparer les deux samedis.
05:08Je suis désolé.
05:09Les deux samedis, les parcours ne sont pas les mêmes,
05:12les intentions ne sont pas les mêmes,
05:14il y a énormément de Français qui ne sont pas les défilés
05:16parce qu'ils avaient peur, justement.
05:19Et puis, troisièmement, il y a eu des ordres qui ont été passés
05:23chez les ultras et chez les black blocs,
05:26je le sais,
05:28et la police le sait pertinemment
05:30et c'est très bien qu'ils ne sont pas sortis samedi dernier
05:34et donc, on ne peut absolument pas comparer.
05:37Et si vous ajoutez à cela les pilleurs qui ont déferlé sur les villes,
05:42mais comment vous pouvez vraiment, sincèrement...
05:44Non, mais mon propos, Yves...
05:45Ça concerne des territoires qui sont énormes.
05:49Mon propos, c'était est-ce que la campagne présidentielle va se faire dans la rue ?
05:53Est-ce que c'est ça qui se profile avec ces manifestations
05:57potentiellement à répétition
05:58si les réponses ne sont pas apportées ?
06:00Est-ce que vous le souhaitez, Pierre Jouvet ?
06:02Ah non, moi, je souhaite que le débat démocratique
06:04se passe d'un point de vue démocratique.
06:07On puisse confronter les débats, les propositions et les positions.
06:11Ensuite, quand il y a des manifestations,
06:13moi, je suis extrêmement attaché à la liberté de manifester,
06:16au droit de manifester dans ce pays.
06:17Il est extrêmement important.
06:19Et c'est la raison pour laquelle on en revient à la première question
06:21que vous nous posiez quand on est rentré sur votre plateau.
06:23C'est les réponses politiques.
06:25Où sont-elles ?
06:26Le problème, c'est que le retard à l'allumage
06:28a été tellement grand au démarrage
06:31de la première mobilisation lycéenne
06:33qu'on a laissé déraper
06:34où finalement le gouvernement avait pris ça par-dessus la jambe
06:37en disant que c'est des gamins, ils vont se calmer,
06:39les vacances d'automne vont arriver,
06:41tout ça va rentrer tranquillement,
06:42il va pleuvoir.
06:44La légèreté a été totale et absolue.
06:46Il n'y a eu aucune réponse qui a été donnée.
06:47Ce soir, il y en a eu.
06:49Et quand vous n'avez pas de réponse qui est donnée,
06:50comment ça se passe dans l'histoire des mouvements sociaux
06:52depuis toujours et dans tous les pays,
06:54vous avez un enquistement d'un mouvement qui se fait,
06:57vous n'avez pas de réponses qui sont données,
06:58il n'y a rien de toute façon qui puisse permettre
07:00de calmer de manière immédiate une colère
07:03qui est une colère profonde
07:04parce qu'elle mêle à la fois des questions éducatives,
07:06des questions de pouvoir d'achat,
07:08des questions de sentiments d'être laissés à l'abandon dans ce pays.
07:10Il faut bien commencer par quelque chose.
07:11Ce soir, il y a des annonces qui ont été faites aux lycéens.
07:14Est-ce que vous comprenez que malgré ce qui a été annoncé,
07:17on peut peut-être d'ailleurs refaire un point ensemble l'ISA-DEF quand même ?
07:21Non mais c'est important de poser le cadre
07:22et de savoir ce qui a été annoncé parce que ce n'est pas rien.
07:25Oui, vous avez raison.
07:26On peut commencer par le premier point, Parcoursup.
07:28On va commencer par Parcoursup.
07:29On n'est pas encore à l'heure de la suppression de Parcoursup.
07:31Pas du tout d'abrogation, mais plus de clarté et de transparence.
07:34Il y a notamment un point qui était important,
07:36c'est que les formations qui réclament des lettres de motivation
07:38vont devoir en justifier.
07:39Et en cas de refus, les lycéens auront la possibilité
07:41de saisir la formation pour demander pourquoi.
07:44Il y a aussi eu des réponses sur la création de places
07:47puisqu'on sait maintenant que dès la rentrée 2027,
07:50donc la prochaine rentrée, 28 élèves maximum en classe de seconde
07:53dans 50% des établissements les moins favorisés.
07:56Et à la rentrée 2028, l'objectif, c'est qu'il y ait 28 élèves maximum partout.
08:00Il y a également 15 000 places ouvertes dans le supérieur
08:03et toutes les suppressions qui étaient prévues dans le second degré sont annulées.
08:07Il y aura aussi la création de 500 places en plus.
08:10Autre revendication importante, c'est le bâti scolaire.
08:144 milliards d'euros aux collectivités locales,
08:15je précise par le biais d'un prêt fait à la Caisse des dépôts,
08:19sur, je précise aussi, un taux préférentiel.
08:211 milliard d'euros pour rénover les universités,
08:24et ça sur plusieurs années.
08:26Et le sujet qui était numéro 1 des revendications des lycéens,
08:30c'est le temps scolaire.
08:31Edouard Geffray a dit que pour répondre à l'impression des lycéens
08:35dès le début de la première de jouer leur bac,
08:37le gouvernement s'engage à questionner la place du contrôle continu
08:40et cette question des spécialités, des options pour alléger l'emploi du temps des lycéens.
08:44Franchement, ce sont des sacrées avancées, Pierre Jouvet.
08:48Est-ce que vous comprenez qu'ils continuent la mobilisation ?
08:50Vous savez, les lycéens sont libres, moi je ne suis pas organisateur de manifestation.
08:53Ça c'est de la langue de bois.
08:54Non, non, moi je ne suis pas organisateur de manifestation.
08:55Non, mais vous êtes à leur côté quand il le faut, là vous pouvez dire bravo.
09:00Non, je ne dirais pas bravo.
09:01Ce que je constate, d'abord, permettez-moi de le prendre avec un léger sourire malheureusement.
09:06Quand nous disions à M. Attal, qui était venu nous annoncer en grande pompe
09:10pourquoi Parcoursup était extraordinaire, incroyable, on lui disait
09:13« Attention, M. le ministre, il y a un problème, c'est que Parcoursup, c'est un algorithme qui n
09:18'est pas clair.
09:18La problématique principale, c'est que les élèves derrière, ils ne savent pas pourquoi ils sont recadés
09:23ou pourquoi ils sont mis à tel endroit. »
09:24Mais non, jamais, je me rappelle de Gabriel Attal, la main sur le cœur en disant
09:27« Mais non, tout ça est totalement transparent. »
09:29Qu'est-ce que je vois ? Première annonce sur Parcoursup, qu'en fait, Parcoursup, ils vont supprimer,
09:33mais on va attendre l'après-présidentiel parce que de toute façon,
09:36quel que soit le prochain gouvernement, il supprimera Parcoursup.
09:38On va donner la transparence algorithmique de Parcoursup.
09:42Ah bah oui, merci, il était temps.
09:44Depuis que Parcoursup a été lancé, nous le disons, premièrement.
09:47Deuxième élément, pardon, là aussi je souriais, j'ai été élu local avant d'être député européen
09:52pendant de nombreuses années.
09:53On propose un prêt aux collectivités locales pour payer les travaux
09:58quand dans une autre main, on va supprimer dans le budget et baisser dans le budget
10:01les dotations aux collectivités locales.
10:03Et on passe par un prêt qui est fait à la Caisse des dépôts
10:06où on va dire « C'est un prêt à taux zéro, pardon, j'ai été maire, président d'agglomération
10:10pendant dix ans, ça existe déjà. »
10:13Donc en fait, à un moment, quand on veut arrêter une mobilisation,
10:17on ne se fout pas de la gueule des gens.
10:18Et c'est ce qu'ils font, selon vous, Richard Ramos.
10:20Et pardon, excusez-moi, et après je laisse la parole à M. Ramos.
10:23Oui, j'entends des premières annonces qui sont faites, mais tant mieux, il était temps.
10:27Mais quand même, je viens de vous prendre aussi deux exemples qui, en réalité,
10:30moi, je serai à la place des lycéens, je comprendrai aussi une partie de la colère
10:33qui continue de les animer.
10:35C'est de la moquerie ?
10:36Non, pas du tout. Moi, je pense que les réponses, elles sont sur la table.
10:41D'ailleurs, sur Parcoursup, c'est assez marrant, on en avait fait un totem.
10:44Sur les 100 000 revendications, Parcoursup arrive assez loin, sixième ou septième.
10:49Il y a dix revendications sur les 100 000 réponses.
10:51Finalement, ce qui revient le plus, c'est l'organisation du camp scolaire.
10:54Moi, je pense que les réponses sont là, et je pense aussi que...
10:58Moi, j'ai été très surpris des lycéens qui étaient sur vos plateaux,
11:02qui parlent vachement mieux que moi.
11:05On aurait dit des politiciens à 18 ans qui ont fait 20 ans de politique.
11:09Et donc, il y en a une partie qui vont faire de la politique.
11:12C'est-à-dire que ce n'est pas les revendications.
11:15Je pense que le gouvernement...
11:17Ah non, mais moi, je suis assez admiratif même du langage.
11:21Je me suis dit, moi qui suis un campagnard, je me suis dit,
11:24mais on croirait des énarques qui ont fait Sciences Po, tout ça.
11:28Ils ont 18 ans. Bravo !
11:29C'est-à-dire que cette jeunesse a une conscience politique.
11:31Mais une partie qui va rester dans la rue,
11:35c'est une partie qui est plutôt proche d'LFI.
11:37Oui, chacun a le droit d'avoir les idées qu'il veut,
11:39mais qui va faire qu'ils vont continuer le combat,
11:41qui est un combat politique.
11:43Et il faudra faire très attention...
11:44Donc, ce que vous voulez dire, c'est que,
11:45quel que soit, d'une certaine manière, ce qui aurait été annoncé...
11:48Mais évidemment, mais évidemment,
11:50quel que soit ce qu'on annonce,
11:51il y avait une espèce de combat politique de certains lycéens
11:54proches de la France insoumise.
11:56Ce n'est pas un reproche que je leur fais.
11:58On est en démocratie.
11:59Qui va continuer ce combat-là.
12:01Ce qu'il faudra faire attention,
12:03c'est qu'il y a beaucoup d'étudiants,
12:04il y a beaucoup de lycéens qui ont envie d'aller travailler.
12:06Et il ne faudra pas qu'une poignée
12:10se serve des réponses qui ne seraient pas les bonnes
12:13pour aller faire de la politique.
12:14Ce que nous disaient les lycéennes et l'étudiante
12:16que nous avions tout à l'heure,
12:17c'est qu'a priori, dès lundi, du coup,
12:19les blocages des établissements
12:21vont reprendre après les vacances.
12:24Edwige Diaz, du coup, que faut-il faire ?
12:25Est-ce qu'il faut que le gouvernement donne plus
12:28pour mettre un terme à ces manifestations,
12:29que tout le monde puisse reprendre le chemin du travail ?
12:32Ou pas ?
12:33Qu'est-ce que vous, vous feriez là ?
12:35Sur la question que vous avez posée à mes collègues,
12:37je vais y répondre aussi.
12:39Là, c'est clairement les macronistes
12:41qui constatent les échecs des macronistes.
12:44La question des classes surchargées,
12:48c'est de leur faite.
12:50Et je voudrais juste rappeler que,
12:51dès 2022, dans notre programme présidentiel,
12:54nous disions qu'au lycée,
12:55il ne fallait pas plus de 30 élèves par classe.
12:58L'absence de remplacement des professeurs
13:02qui sont, par exemple, malades,
13:03là aussi, nous avons interpellé le gouvernement
13:06à de très nombreuses reprises.
13:08Ils n'ont pas voulu nous écouter.
13:09Donc là, en fait, les macronistes en sont réduits.
13:12Ce qui est avant tout le monde, c'est ça ?
13:13Le dédoublement des classes,
13:14le dédoublement des classes,
13:16c'est quand même une réussite.
13:17Vous pouvez tout vérifier.
13:18C'est le programme présidentiel de Marine de 2022
13:21qui est toujours sur notre site internet.
13:23Et les alertes sur les professeurs non remplacés,
13:26vous pouvez tout vérifier.
13:27C'est les questions écrites des députés.
13:29Donc là, en fait,
13:29les macronistes constatent les échecs des macronistes.
13:32Ce qui peut se comprendre,
13:34parce que je voudrais quand même rappeler
13:35que depuis 2022,
13:37ce sont sept ministres de l'éducation nationale
13:39qui se sont succédés.
13:40Donc forcément, il y a eu une instabilité.
13:42Et donc là, les macronistes,
13:43qu'est-ce qu'ils doivent faire ?
13:44Eh bien, les macronistes doivent défaire
13:46le travail des macronistes.
13:47Je pense à Parcoursup,
13:48qui est quand même une idée d'Edouard Philippe,
13:51il faudra peut-être s'en souvenir,
13:52et la réforme du bac.
13:53Eh bien, du coup, ils sont obligés de détricoter.
13:55Nous, nous l'avons dit,
13:56nous souhaitons que le bac
13:57soit un examen terminal, national et anonyme.
14:01Eh bien, je le dis, oui,
14:03beaucoup de temps a été perdu.
14:05Et donc, l'insatisfaction des lycéens est légitime.
14:08Il y a eu cette rencontre.
14:10Il y a toutes ces mesures qui ont été annoncées,
14:12détaillées parfaitement par l'ISADEF.
14:13Ils disent, on continue, on reprend samedi.
14:16Vous, vous faites quoi si vous êtes au pouvoir ?
14:17Vous les reconvoquez ?
14:19Qu'est-ce que vous donnez de plus ?
14:20Ah ben là, de toute façon,
14:21il reste 200 jours à ce gouvernement.
14:24Donc là, en fait, en plus,
14:25M. Lecornu s'engage sur des choses
14:27qui ne le concernent pas,
14:29puisque vraisemblablement,
14:30il ne sera plus aux manettes.
14:31Donc, à l'occasion de la campagne présidentielle,
14:33nous allons redétailler nos mesures,
14:35parce que là, en cours d'année
14:36et en pleine campagne présidentielle,
14:38malheureusement,
14:39et je le regrette pour les lycéens,
14:41mais il ne pourra pas y avoir de révolution.
14:43Donc, vous leur dites à ces lycéens,
14:45tenez six mois.
14:46Tenez bon.
14:47En cours d'année,
14:49le gouvernement a tout fait
14:50pour que les lycéens se retrouvent
14:53dans une impasse.
14:54Je le regrette,
14:54mais ce n'est pas moi qui ai voté
14:55pour Emmanuel Macron.
14:57Donc là, je leur dis aux lycéens
14:59de tenir bon.
14:59Tenir bon.
15:00Manon Aubry, qui était hier sur ce plateau,
15:02elle disait, en gros,
15:02il a deux solutions.
15:03Soit il répond aux revendications,
15:05soit il s'en va.
15:07Vous avez deux agendas très différents.
15:09Vous avez l'agenda
15:10du Rassemblement national
15:12qui ne veut surtout pas
15:13que cette crise s'aggrave.
15:15Je parle de la crise générale,
15:17parce qu'ils ne veulent absolument pas
15:19qu'il y ait une démission
15:19du Premier ministre
15:21ou du Président de la République.
15:22Et vous avez un autre agenda.
15:24Vous avez un autre agenda.
15:24Il faut expliquer pourquoi
15:25ils ne veulent pas.
15:26Parce qu'ils veulent...
15:28Apprenez-moi pourquoi je ne veux pas.
15:29Parce que vous êtes tellement certain
15:30de gagner.
15:31Et c'est vrai que...
15:32Non, ce n'est pas vrai.
15:32Et c'est vrai que toutes les études d'opinion...
15:34Je peux vous dire qu'on fait une campagne
15:35comme il faut.
15:35Et certaines,
15:35toutes les études d'opinion le prouvent.
15:38Moi, je vous parle en observateur,
15:39je ne suis pas engagé.
15:41Toutes les études d'opinion le prouvent.
15:43Alors que la France insoumise
15:45a tout intérêt
15:46et fait tout
15:47pour justement casser le système
15:51et pour faire en sorte
15:52qu'il y ait une élection présidentielle anticipée.
15:55C'est évident.
15:56Ils ont deux agendas complètement différents.
15:58Donc vous allez avoir...
15:59Et le gouvernement a eu tort,
16:02a eu vraiment grand tort
16:04de ne pas écouter les étudiants plus tôt.
16:06Il aurait dû y répondre.
16:07Et pas écouter le RN plus tôt.
16:08Et tout le monde disait d'ailleurs,
16:09dès que ça avait commencé,
16:11vous savez les jeunes,
16:12c'est comme du dentifrice
16:13quand ça sort du tube.
16:14Eh bien on ne sait pas comment les remettre dedans.
16:17Et on sent bien
16:18qu'il va falloir aller au-delà.
16:19Parce qu'il va le mieux que le tube de dentifrice.
16:21Mais enfin c'était l'image.
16:23Eh bien ils ont fait une erreur magistrale
16:25mais dans laquelle s'est engouffrée
16:28la France insoumise
16:29qui a tout intérêt
16:30et qui fait tout pour entretenir
16:32pardon la bordélisation du pays
16:35puisque c'est leur terme,
16:36on va l'utiliser
16:36et que cette bordélisation,
16:38elle va continuer.
16:39qui a tout intérêt
16:39qui a tout intérêt

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