- il y a 9 heures
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00En l'occurrence, Yoann Gillet, député Rassemblement National du Gard, et Franck Riesser, ancien ministre et co-directeur de campagne
00:05de Gabriel Attal.
00:06Vous faisiez référence tout à l'heure à des votes sur lesquels la gauche arrive encore à se retrouver face
00:12au Rassemblement National.
00:14Est-ce que vous faites par exemple référence à ce qui s'est passé ce matin à l'Assemblée Nationale,
00:18qui a voté contre la création d'un congé spécifique pour les salariés victimes de violences sexuelles ?
00:24Ce sont les voix des députés RN qui sont opposés à la mesure qu'ils l'ont emporté sur le
00:28reste de l'hémicycle.
00:29Oui, et la gauche était unie face à ça, comme le fait d'exclure les femmes étrangères des dispositifs de
00:34lutte contre les violences sexistes et sexuelles.
00:36Donc ça n'est pas une loi intégrale puisque les femmes étrangères, qui par ailleurs sont plus vulnérables, plus exposées,
00:41sont exclues des dispositifs.
00:42Ça s'est passé alors que la gauche a été particulièrement unie.
00:46Mais je parlais aussi de la niche Rassemblement National hier, où tous les textes ont été rejetés.
00:50Comment qu'on va prendre des lieux ?
00:52Pour soutenir nos compatriotes ultramarins qui n'ont pas accès à l'eau.
00:56Je ne sais pas comment vous arrivez à vous regarder en face aujourd'hui.
00:59Ah bah très bien, je vais vous dire, vraiment très très bien, sans aucun problème.
01:03Bon voilà, en tout cas je trouvais ça intéressant.
01:04Au nom de la lutte antifasciste.
01:06Pardon ?
01:07Au nom de la lutte antifasciste.
01:09de faire en sorte que vous vous croisiez quand même, parce que ce n'est pas anodin ce qui s
01:12'est passé à l'Assemblée Nationale, le fait que les voix du RN sur un tel sujet l'emportent face
01:17au reste de l'émotion.
01:17Alors moi je vais vous dire, je ne suis pas surprise par les positions du RN, je suis plus surprise
01:21par les positions du camp central qui, à mon avis, ont été, enfin ça a été un révélateur cette loi.
01:28C'est-à-dire qu'au moment d'exclure les femmes étrangères, les voix du centre se sont alliées à
01:34celles du RN.
01:34Je ne dis pas que vous étiez de connivence, je ne dis pas ça, mais je dis que c'est
01:39parce que vous avez voté ensemble que l'article 62 est tombé.
01:43Et de même que pour des congés, pour des femmes, on sait que le psychotraumatisme est quelque chose de très
01:49difficile à gérer.
01:50Et là, la proposition était de permettre d'avoir des jours de congés pour pouvoir gérer ça et mieux vivre.
01:59Elle aurait pu faire l'unanimité.
02:01Surtout qu'en commission, elle avait été votée, bien sûr.
02:03Expliquons quand même, parce qu'il ne faut pas raconter tout et n'importe quoi.
02:06La raison pour laquelle nous avons rejeté ce fameux article 62, c'est parce que cet article permet pour quelqu
02:13'un qui est sous OQTF,
02:15donc un étranger en situation irrégulière sur le territoire national, d'aller déposer plainte pour pouvoir faire sauter son OQTF
02:22et ne plus être expulsif.
02:23Ce n'est pas vrai, parce que c'était un permis temporaire, donc c'était juste le temps de l
02:28'instruction.
02:29Et d'ailleurs, ce n'est pas qu'une lubie du Rassemblement National, puisque la ministre elle-même a rappelé
02:35cette position.
02:36Et le fait que l'OQTF pouvait sauter sur le simple fait de déposer une femme.
02:41Vous n'étiez jamais présents dans l'hémicycle, vous n'avez été présents que pour cet article-là.
02:45Vous étiez en majorité des hommes pour exclure les femmes étrangères des dispositifs de lutte contre les violences sexuelles.
02:51Et ça dit tout.
02:51Un prochain vote aura lieu mardi, c'est ça ?
02:54Merci Sandrine Rousseau.
02:56Merci d'avoir été avec nous.
02:57Je voudrais qu'on commence, messieurs, sur cette colère lycéenne.
03:01Et peut-être d'abord un mot sur le maintien de l'ordre.
03:04On a vu avec Célicien et Sandrine Rousseau que ça donne lieu à des débats parfois tendus.
03:11Mais surtout, on sent qu'il y a quand même un vrai sujet de fond.
03:14Il y a le préfet de police de Paris qui est revenu aujourd'hui sur ce coup de genou qui
03:18a été donné hier.
03:21Place de la Bastille, à Paris, par un policier, à un manifestant.
03:25Le préfet de police a pris soin de s'exprimer principalement sur ces images qui ont circulé sur les réseaux
03:33sociaux.
03:33Écoutez-le.
03:34Alors d'abord, il y a une enquête administrative qui a été diligentée.
03:38Mais ce qui m'étonne, je vais vous le dire, ce qui m'étonne beaucoup, c'est qu'on parle
03:41beaucoup de ce coup de genou et de la vidéo qui en témoigne.
03:45Mais il y a une vidéo qui circule également sur les réseaux du moment juste avant du même jeune.
03:51Et je vous invite à la regarder.
03:52Vous verrez, vous serez peut-être surpris.
03:53Ce qui ne justifie pas le coup de genou.
03:55Mais je trouve qu'on parle beaucoup de ce coup de genou et on parle peu de la seconde juste
04:00avant.
04:01Et regardez bien, vous verrez, vous serez surpris.
04:03Ça n'exclut rien, ça n'excuse rien.
04:05Pourtant, il y a une enquête et donc elle sera menée et il y aura des conclusions.
04:09En tout cas, sachez qu'une enquête est menée et elle est diligentée parce que c'est tout à fait
04:12normal.
04:13Est-ce la bonne manière de répondre, Yohann Gillet ?
04:16Et plus globalement, est-ce que vous, vous trouvez que depuis le début de ce mouvement, la réponse sécuritaire est
04:20à la hauteur ?
04:21Je pense que les forces de l'ordre font très bien leur travail.
04:25Qu'il y ait ici et là quelques débordements qui nécessitent des enquêtes de la police des polices, évidemment.
04:32Et d'ailleurs, nous sommes en démocratie et les choses sont encadrées et les forces de l'ordre doivent respecter
04:38tout un tas de règles, de consignes.
04:40Et il y a des enquêtes systématiques quand un débordement éventuel est constaté.
04:45Donc, il n'y a rien à redire là-dessus.
04:47Ce qu'il faut dire, c'est que les forces de l'ordre font leur travail correctement.
04:51Ensuite, sur les consignes du gouvernement envers les forces de l'ordre et plus précisément du ministre de l'Intérieur.
04:56Moi, je m'étonne et j'ai eu l'occasion cette semaine d'ailleurs de questionner le ministre de l
05:00'Intérieur en audition, en commission des lois,
05:03sur le fait qu'il ait tardé à envoyer les forces spécialisées, les unités spécialisées de maintien de l'ordre.
05:09Ça, je le regrette parce que je pense que les choses auraient pu d'ailleurs mieux se passer, qu'il
05:13y aurait pu avoir moins de débordements de la part de ces pseudo-manifestants.
05:18Je dis pseudo-manifestants parce que pour moi, ce sont en réalité des milices d'extrême-gauche qui viennent mettre
05:23le chaos dans le pays.
05:24Je pense que le ministre de l'Intérieur porte une responsabilité.
05:27En tout état de cause, il faut réaffirmer, je le pense, notre soutien aux forces de l'ordre parce qu
05:32'ils font correctement leur travail au quotidien
05:34et qu'ils sont les victimes dans ces manifestations de militants d'extrême-gauche qui s'en prennent à eux
05:41de manière très violente.
05:41Mais juste un mot quand même sur les mots parce qu'il compte si ce coup de genou n'était
05:45pas justifié.
05:46Si le fait qu'un 4x4 de police fonce dans une foule n'était pas justifié, on ne peut pas
05:51parler de simple débordement.
05:53On est bien d'accord que ça va au-delà.
05:54Mais moi, il ne m'appartient pas de dire si le policier qui a été montré en vidéo a commis
06:00une faute ou non.
06:01Nous sommes dans un état de droit, il y a des procédures à respecter, il y aura une enquête, il
06:05y a la justice ensuite qui dira si oui ou non ce policier a commis une faute.
06:10En tout cas, il ne faut pas prendre cet exemple précis pour généraliser les choses parce que la réalité c
06:16'est quoi ?
06:16C'est que nous avons affaire à des gens qui créent le désordre, qui créent des violences, qui s'en
06:22prennent à tout le monde,
06:23qui saccagent des établissements scolaires par dizaines et les forces de l'ordre sont là pour rétablir l'ordre.
06:29Donc soutien total aux policiers et prudence en ce qui concerne les images qui montreraient des violences policières.
06:35Franck Riester ?
06:36Oui, écoutez, il faut non seulement regretter mais dénoncer toutes les violences.
06:39Les violences, bien sûr, sur les manifestants quand elles existent.
06:43Et ça a été rappelé, il y a des enquêtes, des enquêtes administratives voire judiciaires pour constater les faits
06:50et éventuellement en tirer les conséquences sur les policiers concernés.
06:54Mais les violences aussi sur, bien évidemment, les forces de police et de gendarmerie.
07:00Parce que quand vous êtes dans les situations dans lesquelles sont retrouvés les policiers et les gendarmes,
07:04parfois vous vous prenez des boules de pétanque, vous vous prenez des objets, vous vous prenez des coups de pied,
07:09vous vous êtes blessés d'ailleurs, vous avez vous rappelé tout à l'heure le nombre de blessés,
07:14presque 800 blessés dans les forces de police et de gendarmerie.
07:17Il faut dénoncer aussi les enseignants ou les proviseurs qui ont été blessés dans ces manifestations.
07:22Comment vous l'expliquez ça ?
07:23Et donc cette violence, il faut être très clair, elle dessert, bien évidemment, à la fois les revendications,
07:32parfois légitimes, des lycéens, et puis aussi délégitimes parfois le travail exemplaire
07:41que peut faire la très grande majorité des forces de l'ordre et des policiers et des gendarmes.
07:45Et tout à l'heure, vous avez vu la dérive de mon ancien collègue, puisque je ne suis plus député,
07:50député Rassemblement National, qui en parlant d'un manifestement, de quelques manifestants très violents,
07:58a fini par essentialiser tous ces lycéens qui, pour certains, ont des revendications tout à fait légitimes
08:04et qui méritent d'être entendus.
08:06Et c'est le problème dans notre pays, c'est que quand vous êtes RN, vous essentialisez les jeunes
08:10qui ont des revendications sincères et légitimes parfois, et vous avez la France insoumise
08:17qui instrumentalisent une partie de la jeunesse pour servir sa cause,
08:22c'est-à-dire aller vers la révolution, la révolution bolivarienne.
08:25Il ne faut jamais oublier que le but suprême de M. Mélenchon, c'est d'avoir la révolution.
08:29Et donc on se retrouve face à ça.
08:31Alors même qu'on a besoin, au contraire, d'avoir un vrai dialogue avec les lycéens
08:36pour comprendre leurs problématiques, comprendre leurs besoins,
08:39comprendre leurs revendications.
08:41Et d'ailleurs, vous vous rappelez que je co-dirige la campagne de Gabriel Attal,
08:44c'est ce qu'il fait depuis maintenant plusieurs jours,
08:46et ce qu'il a toujours fait depuis qu'il a commencé en politique,
08:49c'est-à-dire s'intéresser à la jeunesse, s'intéresser à l'école,
08:52et de proposer à la fois des réponses concrètes aux jeunes
08:55sur les revendications qui sont les leurs, et on pourra y revenir si vous le souhaitez,
08:59mais aussi donner des perspectives, offrir des perspectives, parler d'avenir,
09:03donner une vision, et demain, il sera en meeting à Lyon,
09:06en début d'après-midi, pour un grand projet pour la jeunesse.
09:09On verra ce que vous proposez justement l'un et l'autre pour une sortie de crise,
09:12parce qu'on sent bien que le gouvernement, la marge de manœuvre du gouvernement
09:15est quand même assez réduite, mais sur le manque de nuances
09:19dont parlait Franck Riester en visant le Rassemblement national.
09:22Monsieur Riester ne m'a pas écouté visiblement,
09:24parce que moi au contraire, je défends la jeunesse de France
09:27qui a tout à fait le droit d'avoir des revendications légitimes.
09:31Ce que je dis, c'est que d'une, les manifestants que l'on voit depuis maintenant
09:36plus de deux semaines ne représentent pas la jeunesse de France,
09:38ils sont une petite minorité à manifester.
09:41Pour autant, cette minorité a tout à fait le droit d'avoir des revendications,
09:45d'avoir des convictions, qu'on les partage ou non d'ailleurs, peu importe,
09:48mais en tout cas, ils ont le droit de manifester.
09:50Moi, ce que je dis, c'est qu'on le sait,
09:53aujourd'hui, ces manifestations se transforment en chaos généralisé,
09:57en émeute, et que tout cela est organisé par les insoumis
10:01et par d'autres groupuscules d'extrême-gauche.
10:03C'est une réalité.
10:04Moi, dans mon département, dans le Gard,
10:05j'ai vu des soi-disant lycéens venir tout saccager,
10:10qui n'avaient rien de lycéens en réalité.
10:13Il y a beaucoup de lycéens qui contestent ça,
10:16Yohann Gillet, qui disent que ça les infantilise,
10:18qu'on dise que ce soit la France insoumise
10:20qui est à l'origine de ce mouvement,
10:23l'ampleur qu'il a appris.
10:24Je ne dis pas que la France insoumise est à l'origine du mouvement.
10:26Mais à l'origine des débordements.
10:28Mais à l'origine des débordements, oui, évidemment.
10:30En tout cas, ils ont participé à jeter de l'huile sur le feu
10:34et à électriser la situation.
10:35Ça, c'est une réalité.
10:36Pour le coup, là-dessus, vous êtes d'accord ?
10:37Franchement, quand vous voyez les députés insoumis
10:39dans les manifestations,
10:41à des endroits qui sont des endroits dangereux,
10:45où ils mettent quelque part aussi en danger
10:47à la fois les forces de police et les gendarmeries
10:49et les lycéens,
10:50en mettant de l'huile sur le feu,
10:51comme ils le mettent régulièrement,
10:52en faisant une espèce de show devant les caméras,
10:56je trouve que c'est effectivement très grave.
10:58Et il faut, quand on est des responsables publics,
11:02plutôt aller vers l'apaisement,
11:03plutôt que d'exciter, d'inciter à la violence
11:07ou d'accentuer le chaos.
11:09Et c'est vrai que les députés,
11:11pour une grande partie d'entre eux insoumis,
11:13sont sur cette stratégie-là,
11:15poussés par Jean-Luc Mélenchon.
11:16Un dernier mot sur le maintien de l'ordre.
11:18Est-ce que le fait de suspendre provisoirement
11:20l'utilisation des grenades assourdissantes
11:22décision du ministre de l'Intérieur
11:24était une bonne décision ?
11:26Écoutez, moi, je ne suis pas un professionnel
11:28du maintien de l'ordre à titre personnel.
11:30Moi, je pense qu'il faut, en revanche,
11:32faire confiance aux forces de l'ordre
11:33qui savent utiliser le matériel
11:37qui est à leur disposition
11:38en fonction du cas de figure
11:40qui se présente face à eux.
11:41Évidemment que les forces de l'ordre
11:44prennent davantage de précautions
11:45quand ils ont affaire à des jeunes
11:48qui ont entre 15, 18 ou 20 ans.
11:50Évidemment.
11:51Pour autant, il ne faut pas oublier
11:52qu'il y a un certain nombre de violences
11:54qui nécessitent aussi de rétablir l'ordre.
11:57Et moi, je le constate.
11:58Vous dites évidemment,
11:58mais cette évidence,
11:59elle interroge,
12:01elle pose question
12:01lorsqu'on voit certaines images.
12:03On ne rétablit pas l'ordre
12:04en faisant des câlins et des bisous
12:06aux manifestants violents
12:08que l'on a en face de nous.
12:09Donc, forcément,
12:10les forces de l'ordre
12:11sont bien obligées
12:12d'utiliser un certain nombre d'armes.
12:14Sur les grenades assourdissantes,
12:16mauvaise décision
12:17ou sage décision ?
12:18Écoutez, c'est une matière
12:19très complexe,
12:20le maintien de l'ordre.
12:20Oui.
12:21Et je ne suis pas un spécialiste
12:23du maintien de l'ordre.
12:24Non, mais vous accompagnez
12:25un candidat
12:26qui veut être
12:27au président de la République.
12:28Si ça peut être une décision
12:31qui conduit à démontrer
12:33que le maintien de l'ordre
12:35exercé par les forces de police
12:36et de gendarmerie
12:37n'ont pas vocation
12:38à blesser
12:39ou à heurter
12:41les manifestants,
12:42c'est une bonne chose.
12:44Si ça devait les priver
12:45d'outils utiles,
12:48ça ne le serait pas.
12:49Ma conviction,
12:51c'est que je fais confiance
12:53à Laurent Nounès
12:54pour prendre ce genre
12:55de décision.
12:56Et donc,
12:56j'imagine que c'est
12:58une bonne décision.
12:59au ministre de l'Intérieur
13:01actuel.
13:01Sur le fond,
13:02les réponses
13:04du gouvernement
13:05et peut-être
13:06sur aussi
13:06la situation
13:07dans laquelle aujourd'hui
13:08ce gouvernement
13:09se retrouve,
13:10cette contestation
13:11à laquelle il fait face.
13:12Gabriel Attal
13:13a été
13:13mis en éducation,
13:14puis Premier ministre.
13:16Les profs absents,
13:18les lycées délabrés,
13:19est-ce que ce n'est pas
13:19un peu aussi son bilan
13:20quand même ?
13:22Écoutez,
13:23il a,
13:23lors notamment
13:24d'une émission
13:25chez un de vos collègues,
13:27expliqué
13:27tout le bilan
13:28qui était le sien
13:28en matière d'éducation.
13:30Il a réinvesti
13:31dans le nombre
13:33de personnels
13:34puisqu'il a réussi
13:34à obtenir
13:35des postes complémentaires.
13:37Il a réintroduit
13:39la notion
13:40de choc des savoirs,
13:42c'est-à-dire
13:42de recréer
13:44une exigence
13:46d'excellence
13:47et une exigence
13:47d'apprentissage
13:48des savoirs.
13:49Et donc,
13:50il a un bilan
13:51très conséquent
13:52en six mois seulement
13:53à la tête
13:54du ministère
13:55de l'Éducation nationale.
13:56Mais depuis
13:56qu'il est engagé
13:57en politique
13:58et depuis
13:59qu'il est
13:59à la fois député
14:01puisqu'il était
14:02la commission
14:02de l'éducation
14:04mais aussi
14:05en tant que ministre
14:06secrétaire d'État
14:07de la jeunesse
14:07puis ministre
14:07de l'éducation nationale,
14:08il s'est toujours engagé
14:09et encore plus
14:10en tant que Premier ministre
14:11pour l'éducation nationale
14:13et pour faire en sorte
14:15que l'école
14:15soit la priorité
14:16des priorités
14:17de tout gouvernement.
14:19Et c'est
14:19la priorité
14:20très importante
14:22de son projet présidentiel
14:23qu'il a annoncé
14:24dès sa déclaration
14:25de candidature
14:26et au-delà même
14:28de l'école
14:28c'est la jeunesse
14:30qui est sa priorité.
14:30Et sur son bilan
14:31quand même
14:32Yohann Gillet ?
14:32Moi j'ai du mal
14:33à croire
14:34un macroniste
14:35qui est aux responsabilités
14:36depuis maintenant
14:37près de 10 ans
14:38et qui a son bilan
14:40qui parle de lui-même.
14:41Pour pouvoir avancer
14:43il faut regarder
14:44la réalité en face.
14:45La réalité c'est quoi ?
14:46Les jeunes se plaignent
14:47d'établissements scolaires
14:48qui sont dégradés
14:49et ça c'est une réalité
14:50que personne ne peut constater.
14:53de l'entretien
14:54mais je vais y venir
14:55je vais y venir
14:56M. Ries-Ester
14:57je suis par ailleurs
14:59conseiller régional
14:59et donc je sais bien
15:01que le conseil régional
15:03les conseils régionaux
15:04déjà ça c'est pas
15:04dans le bilan
15:05M. Attal
15:23non des années
15:24en mettant de l'argent
15:25sur tout un tas
15:26de politiques publiques
15:27qui ne les concernent pas.
15:28Et si les conseils régionaux
15:31respectaient scrupuleusement
15:32leurs compétences
15:33alors ils auraient davantage
15:34de moyens à mettre
15:35pour l'entretien
15:36des bâtis scolaires.
15:37Et ensuite
15:37quand j'entends
15:38M. Attal
15:39ou d'autres
15:40dire année après année
15:42qu'il est nécessaire
15:43de baisser le nombre
15:44de professeurs
15:45parce que le nombre
15:46d'élèves baisse
15:47nous nous disons
15:48avec Marine Le Pen
15:49bien au contraire
15:49qu'il faut se saisir
15:50entre guillemets
15:51de cette chance
15:52d'avoir moins d'élèves
15:53pour pouvoir fonctionner
15:55avec autant de professeurs
15:56pour faire en sorte
15:57qu'il y ait davantage
15:58de professeurs
15:58devant les élèves
15:59parce qu'il y a
16:00un manque criant
16:01de professeurs
16:02Donc moins d'élèves
16:02pour vous la sortie de crise
16:042-3 mesures
16:05que vous mettriez en place
16:06aujourd'hui
16:06ce serait moins d'élèves
16:07dans les classes ?
16:07Non c'est pas moins d'élèves
16:08c'est qu'il y a moins d'élèves
16:08et que la démographie
16:11fait qu'aujourd'hui
16:13il y a des prévisions
16:14avec beaucoup moins d'élèves
16:15dès cette année
16:16et dans les années à venir
16:17et donc il ne faut pas supprimer
16:19des postes de professeurs
16:21parce qu'il y a moins d'élèves
16:22il faut au contraire
16:23renforcer la présence
16:24de professeurs
16:25en ne baissant pas
16:26de manière proportionnelle
16:28le nombre de professeurs
16:29vis-à-vis du nombre d'élèves
16:30C'est ce qu'a annoncé
16:31en l'occurrence
16:31le ministre de l'éducation nationale
16:33avec la mobilisation
16:34de 3 000 enseignants
16:36Et c'est ce qu'a annoncé
16:37Gabriel Attal
16:38dans son projet présidentiel
16:40Pourquoi vous dites tellement ?
16:41Parce que ces 3 000 enseignants
16:43supplémentaires
16:44soi-disant supplémentaires
16:45ce sont 3 000 enseignants
16:46qui sont déjà dans les effectifs
16:48de l'éducation nationale
16:48Ce ne sont pas de nouveaux professeurs
16:50Mais c'est un vivier
16:51qu'on veut mobiliser davantage
16:52Mais qui sont déjà mobilisés
16:53pour du remplacement
16:54Donc c'est le vivier
16:56des professeurs remplaçants
16:58que l'on présente
16:59comme étant de nouveaux professeurs
17:01Ça n'a strictement aucun sens
17:03Alors en l'occurrence
17:04le ministre de l'éducation nationale
17:05ne l'a pas vraiment vendu comme ça
17:07Mais il a dit
17:07face à une situation d'urgence
17:09nous allons davantage utiliser
17:11et mobiliser
17:12ces fameux 3 024 enseignants
17:15Mais ils sont déjà dans les effectifs
17:16Donc mensonge
17:17Vous dites mensonge
17:18Franck Riester
17:19Ce que je dis
17:20c'est que Gabriel Attal
17:21effectivement a
17:22très clairement dit
17:23dans son projet présidentiel
17:24en ce qui concerne l'éducation
17:26qu'il fallait profiter
17:28de la baisse
17:29de la démographie des élèves
17:31qui dans l'absolu
17:33nécessiterait
17:34une baisse
17:34du nombre de professeurs
17:36au contraire
17:37de maintenir
17:38le nombre de professeurs
17:39pour baisser
17:39le nombre d'élèves par classe
17:40et pour donner
17:42plus d'enseignants
17:44dédiés au remplacement
17:45Je félicite M. Attal
17:47de finalement
17:47de se saisir
17:48de la mesure
17:49proposée par Marine Le Pen
17:50Dommage
17:51qu'il n'ait pas été d'accord
17:52avec cette mesure
17:53les années précédentes
17:54quand il a fallu
17:55voter le budget de l'État
17:56Le budget de l'État
17:57c'est plus lui
17:58qui l'a voté
17:58que vous
17:59puisque vous y êtes
18:00toujours opposé
18:01comme d'ailleurs
18:02vous êtes en train
18:02encore de vous y opposer
18:03alors qu'on a besoin
18:08au contraire
18:09d'envoyer
18:09un message très fort
18:10au marché financier
18:12d'avoir un budget
18:13et d'un budget
18:13en dessous de 5%
18:14vous votez
18:14les augmentations
18:15de dépenses
18:17et vous votez
18:19contre les augmentations
18:20de recettes
18:21donc je ne sais pas
18:21comment vous allez pouvoir
18:22vous allez équilibrer
18:23les comptes
18:24mais ça c'est une part
18:25en tête
18:25en ce qui concerne
18:29Gabriel Attal
18:30dont je suis
18:31le co-directeur
18:32de campagne
18:32lorsqu'il était
18:33ministre de l'éducation
18:34obtenu
18:35plus de professeurs
18:36et en tant que candidat
18:38à l'élection présidentielle
18:39il veut faire en sorte
18:40de maintenir
18:41le nombre de professeurs
18:43pour qu'il y ait plus d'élèves
18:44par classe
18:44et qu'il y ait plus
18:45de professeurs
18:46qu'il y ait moins d'élèves
18:48par classe pardon
18:49et qu'il y ait plus de professeurs
18:50pour augmenter
18:51le volume de professeurs
18:53en capacité
18:55de gérer les remplacements
18:56donc ce qu'a annoncé
18:57hier le ministre
18:58de l'éducation nationale
18:59ça va dans le bon sens
19:00est-ce qu'il faut supprimer
19:02Parcoursup aussi
19:03ça fait partie des revendications
19:05qui reviennent beaucoup
19:06Parcoursup est un outil
19:08qui est une sorte de messager
19:09qui est un messager
19:12qui permet
19:13d'orienter
19:15les élèves
19:16vers des formations
19:18X ou Y
19:18le problème
19:19c'est que
19:19c'est un logiciel
19:21c'est un algorithme
19:22donc c'est froid
19:23et donc il faut
19:24d'une certaine façon
19:26opaques
19:26ce que disent les lycéens
19:27en tout cas
19:28qui viennent
19:28il faut de l'orientation
19:30accompagner mieux
19:31les élèves
19:31dans leur orientation
19:32pour mieux choisir
19:33les filières
19:34qui sont les filières
19:35à la fois
19:35qui peuvent correspondre
19:37à leur volonté
19:39et aussi
19:39qui peuvent
19:40derrière
19:40aboutir
19:41déboucher
19:42sur des emplois
19:43et on voit bien
19:44avec la révolution
19:45de l'intelligence artificielle
19:46qu'on va avoir
19:47des filières
19:48qui vont être
19:49complètement bouleversées
19:50en termes de nombre
19:50d'emplois
19:51à l'issue de la filière
19:52et donc
19:53l'effort
19:53autour de l'orientation
19:55va être déterminant
19:56les années qui viennent
19:57suppression de parcours sup
19:59parcours sup
20:00est un système
20:00qui ne fonctionne pas
20:01et je crois que tout le monde
20:02le reconnaît aujourd'hui
20:03donc ou bien suppression
20:04ou bien refonte
20:05de fond en comble
20:06c'est une décision
20:07qu'il faudra prendre
20:08mais tout le monde
20:08est d'accord pour dire
20:09que ce système
20:10ne fonctionne pas
20:10c'est vrai que
20:11tout le monde ne dit pas
20:12que c'est
20:13rare sont ceux
20:14à le défendre
20:15mais c'est un système
20:18parce que
20:18l'alternative
20:19c'est quoi jusqu'à maintenant
20:20c'était le tirage au sort
20:21c'était le tirage au sort
20:22il faut se rappeler
20:23ce que c'était
20:23alors qu'il y soit amélioré
20:25évidemment
20:26qu'il y ait un accompagnement
20:27d'orientation
20:28évidemment
20:29est-ce qu'il faut
20:30aller sur une refonte
20:32encore plus importante
20:33que ce qui avait été prévu
20:34par le gouvernement
20:36vraisemblablement
20:36mais attention
20:38à ne pas imaginer
20:40qu'il n'y ait pas
20:40demain
20:41un système intelligent
20:42avec l'utilisation
20:44de l'intelligence artificielle
20:45pour accompagner
20:46au mieux les élèves
20:47dans leur orientation
20:48je pense que ça serait mentir
20:50aux Français
20:50merci
20:50Merci.