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  • il y a 16 minutes
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00En parlant d'Emmanuel Macron, est-ce que vous avez vu cette vidéo circuler sur les réseaux sociaux ?
00:07On voit une journaliste, une de nos confrères de France Info sur le terrain,
00:12qui va interviewer un petit garçon accompagné de son père.
00:16Nous, on a choisi de montrer simplement les échanges et ce que dit ce petit garçon.
00:21Il dit « je trouve que Macron est un connard, comme tous ces flics de merde ».
00:28Il s'appelle Marcel, il a 8 ans.
00:31La journaliste essaie de temporiser en disant « on ne va peut-être pas dire des gros mots ».
00:36Et il persiste et signe aux côtés de son papa.
00:40« Tu nous disais il y a quelques minutes que c'était pour soutenir les lycéens »,
00:43lui dit la journaliste, et il répond « pourquoi Macron ne veut pas les... »
00:49Alors là, pour le coup, je ne l'ai pas le P.
00:52« D'écouter, il ne fait rien du tout, c'est un énorme connard ».
00:56Voilà ce qu'il dit.
00:58Vous avez vu cet échange ?
00:59C'est pas très joli.
00:59Qu'est-ce que...
01:00Moi, j'ai vu cet échange.
01:01Il n'y a rien qui va, en fait.
01:02En fait, il n'y a rien qui va, et il n'y a surtout rien qui va
01:04dans le fait qu'effectivement, ce jeune garçon de 8 ans
01:08est accompagné de son papa.
01:09Et son papa est juste à côté.
01:12Et moi, quand j'ai vu cette image, je ne me suis pas posé la question du
01:15« oulala, il a dit ça sur Emmanuel Macron qui est le président de la République ».
01:17« oulala, qu'est-ce qu'on peut en penser en tant que député ? »
01:20Moi, c'est la maman que je suis qui a été extrêmement choquée.
01:23On ne peut pas, en permanence, se décharger comme ça
01:27et voir nos enfants reprendre des mots qu'il a dû entendre à la maison, visiblement,
01:32et ne pas réagir.
01:33Et ne pas réagir.
01:35Un gamin qui va en manifestation à 8 ans...
01:36Moi, j'étais en manifestation quand j'étais jeune, mon père m'emmenait.
01:39Et j'ai... Non, pas 8 ans.
01:40Un peu plus âgé, mais je veux dire, il m'emmenait...
01:42Non, mais François, il n'y a pas de sujet.
01:44Je vais le dire assez simplement et je vais finir mon propos.
01:46Et je pense qu'on va être d'accord sur ça en plus.
01:48Mais est-ce que ça raconte quelque chose ?
01:50Là, ça raconte surtout quelque chose d'un problème de rapport parentaux avec ce jeune garçon.
01:55Et c'est ça qu'il faut regarder.
01:57Il ne peut pas rester comme ça, laisser son enfant insulter qui que ce soit,
02:04que ce soit à la télé ou pas d'ailleurs.
02:05Et d'ailleurs, on le voit dans les images que, heureusement, vous ne diffusez pas,
02:08parce que je pense qu'elle ne rende honneur à personne.
02:10On voit le papa qui, en plus, sourit et ne dit rien du tout derrière.
02:13Après, ça raconte une autre chose.
02:14C'est l'espèce de vie d'ordure énorme que sont devenues les réseaux sociaux.
02:18Parce que, dans la meilleure des hypothèses...
02:20Là, c'est France Info.
02:21C'est pas les réseaux sociaux.
02:23C'est pas les réseaux sociaux.
02:23Il a dû être alimenté par les réseaux sociaux.
02:24Je précise que France Info a publié un comité pour présenter ses excuses
02:28et que la journaliste a essayé de encadrer ses propos.
02:31Dans la meilleure des hypothèses, ils ont entendu ça à la maison.
02:32Mais un gosse de 8 ans, le nombre de gens qui se servent
02:35parce qu'ils sont en train de scroller eux-mêmes sur Internet
02:39du portable pour que le gamin ne demande pas
02:41tout simplement à être éduqué ou éclairé par ses parents,
02:44sans même savoir ce qu'il regarde, c'est tous les jours.
02:46Donc, à un moment donné, il va falloir aussi
02:48qu'on régule les réseaux sociaux.
02:50On est en train de le faire.
02:51François, là, il y avait son père à côté.
02:52Attendez-moi, je n'ai pas vu cette vidéo.
02:54Mais de ce que vous en racontez, c'est tout à fait abject,
02:57et compris que tout ça soit partagé, développé sur ces réseaux sociaux.
03:00– Mais le problème, est-ce vraiment que ça a été partagé
03:03ou que ça existait, en fait ?
03:05– Après, vous savez, il y a des enfants qui disent des horreurs.
03:07Il y en a un, c'est pas…
03:09– Est-ce que ça dit quelque chose aussi du climat dans lequel on est
03:13et de ce qui se dit aussi dans le foyer de certains ?
03:16– Mais dans les manifestations, il y a eu des effigies d'Emmanuel Macron,
03:19je ne suis pas d'accord avec sa politique, qui ont été brûlées.
03:22Il y a des policiers, 1500 policiers, qui ont été blessés.
03:26C'est surtout ça, moi, qui m'importe.
03:28Qu'un gamin manifestement pas très bien élevé par ses parents,
03:33à qui on n'a pas enseigné le respect,
03:35et dont les parents ne savent pas ce qu'est l'autorité parentale,
03:38disent ce genre de choses à la caméra,
03:40c'est presque anecdotique tout en étant symptomatique.
03:43Et moi, ce qui me préoccupe, c'est le climat de violence,
03:46mais de climat de violence politique.
03:48Quand, pardon, Bali Bagayoko, maire de Saint-Denis, je le recite,
03:51explique que la violence peut être légitime lorsqu'on insulte.
03:55Regardez ce qui s'est passé malheureusement à Auch aujourd'hui.
03:58– Alors justement, on va en parler.
04:00– D'après les déclarations du ministre de l'Intérieur,
04:03un policier aurait vu son domicile brûlé, enflammé,
04:07parce qu'il était policier, mais c'est ça qui doit me préoccuper.
04:11– On va aller regarder les images.
04:12– Et ça, ça doit nous mobiliser, quelles que soient nos différences politiques.
04:15– C'est effectivement une autre illustration de la violence,
04:19du climat de violence dans lequel on vive.
04:20La voici, la maison de ce policier, effectivement, complètement brûlée.
04:25Sur place ont été découverts plusieurs départs de feu, des fenêtres brisées.
04:29Il n'y a pas eu de blessés, heureusement.
04:30Le policier était en service cette nuit-là,
04:33et c'est à son retour à son domicile qu'il a découvert la maison en flamme.
04:39Réaction de Laurent Nunez, il revient sur les faits.
04:42Tout laisse à penser que cet acte criminel intolérable a été commis
04:46en raison de la profession de ce policier.
04:48Tous les moyens seront mis pour que les auteurs soient identifiés,
04:51traduits devant la justice.
04:52Et cet acte, il dit aussi, démontre une fois de plus la violence inouïe
04:56à laquelle sont confrontés trop souvent nos forces de l'ordre,
04:58alors même qu'ils sont mobilisés.
05:00Chaque jour, je tiens à assurer mon total soutien.
05:02Une réaction, M. Cotarac ?
05:04– Non, mais moi, je n'ai jamais accepté, je combats l'insulte,
05:08que ce soit contre l'adversaire politique,
05:10contre le président de la République, contre les policiers.
05:12Je n'accepte pas non plus la violence physique et matérielle,
05:16en l'occurrence, contre une maison.
05:18Je trouve ça absolument abominable.
05:20Il faut condamner.
05:21Et j'aimerais avoir la même, si vous voulez, les mêmes propos
05:25quand il s'agit par exemple de la permanence de la sénatrice RN,
05:28Edwige Diaz, qui a été tentée d'être incendiée.
05:31La même chose pour le service public.
05:32Il s'est excusé en faisant apparaître Jordan Temor,
05:35une pancarte au journal de 13h.
05:37Ils se sont excusés, donc je pense qu'il faut redescendre un petit peu.
05:40La violence verbale et la violence physique ne sont pas tolérables,
05:43quelles que soient les personnes qui sont attaillées.
05:45– Qu'il soit dit aussi, parce que souvent, il y a des…
05:47Je comprends, mais, et ce soir, je serai extrêmement bref,
05:51je condamne et il n'y a pas de mais.
05:53Si on met la violence généralisée dans le pays
05:56contre les institutions de l'État,
05:59alors on ne s'en sort pas.
06:01Et je tiens à dire que là, c'est une maison qui a été brûlée,
06:03mais il fut un temps, dans les Yvelines, je crois que c'est à Auberge-en-Ville,
06:07des fonctionnaires de police ont été tués par un terroriste islamiste.
06:11Donc, cibler des policiers, ça existe comme cibler des enseignants.
06:16J'étais à l'hommage à Samuel Paty, à Dominique Bernard,
06:20bref, toutes les personnes qui sont dépositaires
06:23et représentent par leur fonction l'autorité de l'État.
06:27– Et là, ce que dit effectivement le ministre,
06:28c'est que tout laisse à penser, je rappelle la phrase,
06:32tout laisse à penser que cet acte criminel a été commis
06:34en raison de la profession de ce policier.
06:37Cette maison a été visée à dessein, Thierry.
06:40– Oui, c'est un exemple récent et extrême,
06:42mais on a déjà entendu, ici même sur BFMTV,
06:45de nombreux témoignages de policiers ou de représentants de policiers
06:49qui nous expliquent que c'est de plus en plus difficile
06:52non seulement d'exercer leur métier,
06:54mais en plus de garantir la sécurité de leur vie privée,
06:57parce qu'ils sont suivis, identifiés,
07:01on repère leur domicile.
07:04Et donc, c'est un phénomène qui malheureusement,
07:07cet acte, il n'est pas unique,
07:08il s'inscrit dans un contexte qui est de plus en plus compliqué
07:12pour les policiers, malheureusement,
07:14de plus en plus souvent au-delà de leur cadre professionnel.
07:17– Il arrive même que des proches des policiers,
07:19les épouses, les sœurs,
07:20qui ne sont pas elles-mêmes dans la police,
07:22dans certains contextes militants ou professionnels,
07:24soient ciblés et stigmatisés,
07:26ce qui est tout à fait inacceptable.
07:28Et je crois que, là encore,
07:30moi j'assume mes différences,
07:32dans la primaire, etc.,
07:33mais il y a un cadre républicain qui doit être finalement respecté,
07:37protégé, ou alors on sort de la République.
07:39– Et qu'est-ce qu'il faut faire alors ?
07:41Qu'est-ce qu'il faut faire ?
07:42Parce qu'on constate,
07:44on en parle à chaque fois que ces images interviennent,
07:46mais qu'est-ce qu'il faut faire ?
07:47– Déjà, il faut que l'enquête judiciaire ait son terme,
07:49quand même, c'est toujours la justice,
07:51l'État de droit qui fait les choses,
07:53et puis ensuite, peut-être qu'il faut aller plus loin
07:56dans les sanctions à l'égard, sur le plan pénal,
07:58et pas seulement dans les sanctions à l'égard
08:00des personnes qui sont dépositaires de l'autorité publique.
08:03Et par ailleurs, je pense,
08:05après, mais c'est un débat présidentiel plus lointain,
08:08plus dans la longueur,
08:10qu'il faut aussi travailler sur le lien entre la police et la population.
08:14Il y a des choix qui ont été faits il y a fort longtemps
08:16de supprimer la police de proximité.
08:20Alors, je ne reprends pas ce débat sur…
08:22puisque c'était M. Sarkozy qui dit
08:24« on n'est pas là pour jouer au foot avec les jeunes »,
08:25ce n'est pas le sujet,
08:26mais ce lien est indispensable.
08:28Et la police, ce n'est pas simplement le bleu, comme on dit,
08:31c'est aussi, par exemple, le renseignement territorial
08:33qui a été sacrifié.
08:35Et ce renseignement territorial,
08:36c'était un renseignement de discussion,
08:37de pouls social.
08:39Aujourd'hui, quoi qu'en dise M. Nouniès,
08:42on a été totalement aveugle
08:43sur des milliers de blacks blocs
08:45qui sont venus le 17 octobre.
08:47Il faut changer…
08:48Mais au-delà des blagues…
08:49Il faut changer…
08:51Il faut revenir à une police parmi la population.
08:55François Hollande aurait pu le faire.
08:57François Hollande aurait pu le faire.
08:58Je suis désolée,
08:59j'étais d'accord avec tout ce que vient de dire M. Calfon,
09:02mais le côté « il faut revenir à une police
09:04qui est plus proche de la population »,
09:05je suis désolé M. Calfon,
09:06je n'achète pas.
09:07Nos forces de l'ordre,
09:09nos policiers municipaux nationaux
09:10sont au sein même de la population.
09:12Ils sont parmi nous,
09:13ils sont nous-mêmes en fait.
09:15Et vous venez de le dire tout à l'heure,
09:16moi je pense qu'il faut absolument
09:18condamner ce qui vient de se passer,
09:19dire que malheureusement,
09:20et je le dis aussi,
09:21si on fait un plateau médiatique,
09:22qu'il n'y a pas que les policiers
09:25et les forces de l'ordre qui sont ciblées,
09:26nous avons aussi nos forces de secours
09:27qui sont ciblées,
09:28les pompiers,
09:29qui sont de temps en temps
09:31malheureusement aussi
09:32sujets à des guet-apens.
09:33On les appelle en fait,
09:34finalement,
09:35ils s'en prennent plein la tronche.
09:36Et il y a aussi les journalistes.
09:37Moi j'ai été sur un de vos plateaux
09:39il n'y a pas si longtemps que ça,
09:40où un reporter,
09:43on avait peur aussi pour lui.
09:44Donc je pense que,
09:45effectivement,
09:46il faut pouvoir condamner cela.
09:47Et ensuite,
09:48pour tout ce qui est de l'ordre des politiques
09:49qu'on doit pouvoir avoir
09:51et regarder ensemble,
09:53il faut en débattre par ailleurs,
09:54mais absolument pas
09:55en commentant cette actualité.
09:57Mais sur la défiance,
09:58la défiance à l'égard de la police,
10:00c'est vrai qu'on la voit
10:01au travers de ces manifestations.
10:03Alors il y a,
10:03sans parler des affrontements,
10:05il y a des blessés des deux côtés,
10:06mais il y a aussi des scènes
10:07d'une grande défiance,
10:08Geoffroy Didier,
10:09des manifestants qui vont provoquer
10:11les forces de l'ordre,
10:12qui vont les chercher.
10:14Parce qu'il y a une incompréhension,
10:15il y a un dialogue qui semble impossible.
10:17Et ça,
10:17c'est un sujet
10:18sur lequel, quand même,
10:19il va falloir travailler
10:20durant les prochaines années.
10:21Bien sûr.
10:21Vous disiez,
10:22quelle solution face
10:23à ce qui s'est passé,
10:24notamment à Hoche ?
10:25D'abord...
10:25Je précise juste
10:26qu'il ne faut pas mélanger les deux.
10:28C'est-à-dire,
10:28il y a ce drame d'Hoche
10:30et il y a ce qui se passe
10:31en ce moment dans la rue.
10:32Il y a une intransigeance absolue
10:34dans les sanctions judiciaires.
10:36Parce que là,
10:37les personnes qui ont fait ça
10:38doivent être non seulement interpellées,
10:39c'est bien de dire qu'on condamne
10:40sur un plateau de télévision.
10:42Moi, j'attends les condamnations
10:43à de la prison ferme.
10:45Ferme.
10:46Et deuxièmement,
10:47je crois qu'il faut que...
10:48Et là, je pense qu'on sera
10:49tous d'accord sur ce plateau.
10:51Soutenir les policiers,
10:52soutenir l'institution policière,
10:53arrêter de la remettre en cause.
10:55Moi, je n'accepte pas
10:55le débat de M. Calfon.
10:57Je ne dis pas
10:58que lui-même n'est pas sincère
11:01dans ce débat-là.
11:01Moi, je ne l'accepte pas.
11:03J'estime que l'institution policière,
11:04on la prend telle qu'elle est
11:06et que les Français sont...
11:07Les policiers et les gendarmes
11:09sont comme les Français.
11:10Qu'on arrête de nous dire
11:11que la police est raciste
11:12parce que dans les policiers
11:13et les gendarmes,
11:14il y a des personnes...
11:15Non, non, mais ce n'est pas
11:15ce que je dis pas
11:16que vous l'avez dit.
11:17Mais que d'autres,
11:17malheureusement, le disent.
11:18Et qu'il y a des élus
11:19de la République,
11:20Mme Darfeuil,
11:20qui expliquent que la police tue.
11:22Il y a des élus de la République
11:23qui insultent.
11:23Pourquoi vous dites
11:24qu'il ne prend pas la police
11:25telle qu'elle est,
11:26M. Calfon ?
11:26Parce qu'à vouloir expliquer
11:28qu'en réalité,
11:29il faut rapprocher
11:30la police de la population,
11:31la police, c'est la population.
11:33La police et la gendarme,
11:34ce sont 250 000 hommes et femmes
11:36qui ne gagnent pas très bien
11:37leur vie,
11:37qui sont eux-mêmes
11:39blancs, black, beurre,
11:40qui sont la population française
11:42et qui n'expirent qu'à une chose,
11:44c'est de ne pas devoir se battre
11:45contre des nervis
11:46qui viennent avec des genouillères
11:47et des casques
11:47pour taper du flou.
11:48Il y a des tentatives
11:50de meurtre
11:51dans chacune des manifestations
11:53contre les policiers
11:54et les gendarmes présents.
11:55Donc, c'est là-dessus
11:56qu'il faut être intransigeant,
11:57c'est-à-dire sur le soutien
11:59à l'institution policière
12:01sans aucune réserve
12:02et sans aucun débat.
12:03M. Calfon ?
12:04Ça ne veut pas dire
12:05que tout débat est interdit.
12:06Déjà, sur la police de proximité,
12:07vous semblez pousser
12:08des cris d'orfraie,
12:09mais dans toutes nos collectivités,
12:10il y a une police
12:11qui a remplacé la police nationale
12:12par manque de moyens
12:13de proximité
12:14qui s'appelle
12:14la police municipale
12:15qui fait,
12:16et je les salue d'ailleurs,
12:17ils font un excellent travail.
12:18Alors, parfois,
12:19il y en a même qui rigolent
12:20parce que c'est le garde-champette.
12:21Le garde-champette...
12:22Les gardes-champettes
12:22réexistent toujours.
12:23Non, ce que je veux dire,
12:24c'est que le garde-champette,
12:25il a aussi sa fonction sociale
12:27et ce n'est pas plus mal.
12:28Et moi qui ai été élu
12:30dans certaines communes,
12:31la police municipale,
12:32parce qu'elle avait
12:33ce lien de proximité,
12:34quand il y avait
12:34un fait délectueux,
12:36elle connaissait,
12:36ne serait-ce que sur une image,
12:38le jeune ou le moins jeune
12:40qui avait connu
12:41le fait délectueux.
12:41C'est pour ça que je parle
12:42de lien avec la population.
12:44Mais le garde-champette,
12:44il est armé.
12:45Le garde-champette,
12:46il est armé.
12:46Le lien social,
12:47mais il est aussi armé.
12:48On me pose une question.
12:48Est-ce que vous êtes pour
12:49que les policiers
12:50ne se soient pas armés ?
12:51Mais j'ai aucun sujet avec ça.
12:52Vous êtes un ovni,
12:53alors ?
12:54Mais ce n'est pas vrai.
12:55Allez voir à Montpellier,
12:56ces policiers ne sont pas armés.
12:57Allez voir avec M. Annotin,
12:58ces policiers sont armés.
12:59Finissez,
12:59parce qu'après je voudrais
13:01donner la parole
13:01à M. Cotarek pour terminer.
13:03La deuxième chose,
13:03parce que vous avez soulevé
13:04une question plus large,
13:05mais chacun réel.
13:05Sur la défiance ?
13:06Bien sûr.
13:07La vérité,
13:08c'est que moi j'ai beaucoup
13:09pratiqué les manifestations
13:10depuis très longtemps.
13:12Et bien oui,
13:12je suis assez impressionné
13:13par des cortèges entiers
13:14et pas simplement
13:15des black blocs
13:16dont le cri de rallumant,
13:17c'est Aqab,
13:18World Cup Art Bastards.
13:20C'est qu'il y a un problème
13:20quand même.
13:21Y compris de très jeunes gens
13:22qui ne sont pas
13:23dans la mouvance terroriste.
13:24Donc on peut considérer
13:25qu'on va tous les taper
13:26et tous leur mettre
13:27des amendes.
13:28On peut considérer aussi
13:29comme la question
13:30que vous nous avez posée
13:31pouvait le laisser suggérer.
13:33Il faut essayer
13:33de réparer ce lien
13:34entre la police
13:35et la population.
13:36Et comment on fait ?
13:36Comment on fait ?
13:37Très rapidement.
13:38Vraiment très rapidement.
13:39Trois choses.
13:40Pour moi,
13:40il y a une responsabilité politique.
13:41Il y a un parti
13:42dans notre pays
13:43qui légitime la violence,
13:44qui explique que la police tue,
13:45qui explique même
13:45que les pillages,
13:48les incendies
13:48ont été faits
13:49par misère sociale
13:50ou je ne sais quoi.
13:51Donc d'abord,
13:52une responsabilité politique
13:53de la France insoumise.
13:53Deuxièmement,
13:54une responsabilité pénale.
13:56Il faut que ces gens-là
13:58dorment en prison.
13:59Tu touches un policier,
14:00tu dors en prison.
14:01Mais là,
14:02je ne vous parle pas
14:02de quelqu'un
14:03qui tâche sur un policier,
14:04je parle de quelqu'un
14:05qui provoque un policier
14:06avec qui le dialogue
14:07semble marqué
14:08uniquement par la défiance.
14:09Tout ça participe de ça.
14:10On ne va pas aller
14:11en prison pour ça.
14:12Si vous avez un parti politique,
14:13des élus de la République,
14:14des représentants de la nation
14:15qui, jour après jour,
14:17vous expliquent
14:17que les policiers
14:18sont racistes,
14:19ce sont des assassins,
14:20que finalement,
14:21les pillages,
14:21ça s'excuse,
14:22pardonnez-moi,
14:23ça participe à ça.
14:24Et deuxièmement,
14:24il faut une réponse pénale.
14:25Le code pénal dispose
14:27de nombreuses dispositions
14:28qui permettent
14:29de punir des gens
14:30qui s'attaquent
14:30à des fonctionnaires,
14:31à des policiers,
14:32à des pompiers,
14:32à des professeurs,
14:33à des professeurs.
14:33Et dernier point
14:34sur les manifestations,
14:35une réponse administrative.
14:36Des gens qui ont déjà
14:38été condamnés,
14:39multicondamnés
14:39pour des violences
14:40en manifestation
14:40doivent être interdits
14:41de manifestation.
14:42Je ne suis pas sûre
14:43que ce soit ça
14:44qui quand même ramène
14:45un climat de sérénité
14:46entre ces manifestants
14:48et la police.
14:49C'est aujourd'hui
14:50avec un policier
14:50qui voit sa maison incendiée,
14:51vous voyez ?
14:52Allez, merci.
14:53Merci à tous les six.
14:55et merci à tous les six.

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