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Un décryptage de l’actualité internationale présenté par Gauthier Le Bret le mercredi à 21h et par Olivier de Keranflec’h le dimanche à 16h : #LHeureInter
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00:00Bienvenue à tous, très heureux de vous retrouver dans votre rendez-vous du dimanche, l'heure inter au sommaire.
00:05Cet après-midi, annonce surprise de Jean-Noël Barraud.
00:08Ce dimanche, l'Europe, représentée par la France, s'invite à la table des négociations à Abu Dhabi,
00:14entre Russes et Ukrainiens sous médiation américaine.
00:17Mais à 7h, pas d'invitation officielle publiée par Washington ou par les Emirats,
00:21alors que révèle cette déclaration, on va en parler dans un instant.
00:24Vladimir Poutine, la diplomatie payante.
00:27Voici le titre ce matin de nos confrères du Parisien.
00:31Alors pourquoi Vladimir Poutine retrouve sa place sur la scène diplomatique ?
00:34Le décryptage à suivre.
00:36Et puis on va essayer de faire la lumière sur la découverte d'un lieu de détention présumé lié au
00:41régime Azov près de Kiev.
00:43Elle suscite l'indignation.
00:45En Europe, les médias minimisent la maison des supplices en Ukraine.
00:49Quelle réalité ? On s'interroge dans leur inter.
00:52Et pour vous accompagner cet après-midi, Arnaud Klarsfeld est avec nous.
00:55Bonjour Arnaud. Régis Le Sommier à vos côtés.
00:58Bonjour.
00:58Bonjour mon cher Régis.
01:00Très heureux de vous retrouver, Alexandre Delval, géopolitologue.
01:03Vous publiez, on va voir votre livre.
01:06Là c'est Jacques Augard qui est avec nous, la guerre en Ukraine.
01:09Je vous présente dans un instant.
01:11Et le nouvel ordre post-occidental, donc aux éditions L'Artilleur.
01:15Et à vos côtés, le colonel Jacques Augard.
01:17Très heureux de vous accueillir mon colonel.
01:19Bienvenue, ancien officier supérieur parachutiste de la Légion étrangère.
01:23Vous avez notamment commandé les forces spéciales.
01:25Vous avez écrit « La guerre en Ukraine, regard critique sur les causes d'une tragédie ».
01:30Aux éditions Hugo Doc, bienvenue à vous.
01:33Merci.
01:33Et bien évidemment, comme chaque dimanche, une pensée pour ceux qui nous rejoignent sur leur intel,
01:38pour Xenia Fedorova, expulsée donc de notre pays à la demande du gouvernement.
01:44Ce visage, finalement, de Xenia Fedorova, c'est bien celui de la liberté d'expression en France.
01:50Ils ont commencé par exclure Xenia Fedorova.
01:53Ils feront tout pour faire taire les voix qui dérangent.
01:56Et on le constate, la machine est en marche.
01:59Je vous le rappelle, nous, journalistes, nous ne sommes pas là pour servir le discours
02:02de ceux qui pensent être dans le camp du bien,
02:05mais bien de décrypter la réalité, notamment la réalité internationale.
02:09Et c'est ce que nous allons commencer à faire avec cette annonce de Jean-Noël Barreau.
02:15Aujourd'hui, annonce surprise, je vous le disais.
02:17Je vous le rappelle, mardi et mercredi, à Abu Dhabi,
02:19les Américains, les Russes et les Ukrainiens se retrouvent autour de la même table.
02:23Et jusqu'à ce matin, qu'est-ce qui se passait ?
02:26Eh bien, il y avait une chaise vide, celle des Européens.
02:29Oui, mais voilà, Jean-Noël Barreau, vraisemblablement, a décidé de changer le décor.
02:34Il s'est exprimé il y a quelques instants. Écoutez-le.
02:37Les Européens seront bien représentés et la France sera à Abu Dhabi pour participer à ces discussions.
02:41Et je ne peux pas vous dire encore qui représentera la France à cette occasion,
02:45mais elle y sera bien.
02:46Et vous aurez relevé, d'ailleurs, que ces dernières semaines,
02:52les Européens ont donné de la voix et qu'ils ont exprimé aux médiateurs américains
02:57et qu'aucune discussion touchant à l'avenir de ce continent
03:02ne pouvait faire abstraction de ce que sont nos attentes et nos exigences.
03:09Alors, je vous propose, justement, que nous démarrions avec un tour de table
03:12sur la façon dont vous avez reçu cette annonce de Jean-Noël Barreau.
03:15On le rappelle, pour le moment, il n'était pas question que l'Europe et la France
03:20participent à cette réunion.
03:21Il n'y a pas d'invitation officielle à cette heure publiée par Washington
03:26ou alors par les Émirats.
03:28Et puis, on ne sait pas, on l'entendait, mon colonel,
03:30dans la bouge du ministre des Affaires étrangères français,
03:33on ne sait pas qui représenterait la France.
03:35Comment est-ce que vous décryptez, vous, cette déclaration
03:39à quelques jours de ce sommet du ministre des Affaires étrangères ?
03:42Je pense qu'on est en train d'essayer de se raccrocher au train, si je puis dire,
03:47en essayant de décrocher un strapontin ou une place dans le soufflet entre deux wagons
03:53pour essayer de peser si on tentait qu'on puisse peser dans ce...
03:58Ou à mon avis, notre voie est réduite à pas grand-chose.
04:02Donc voilà, je pense que c'est plus de la gesticulation politico-diplomatique
04:07qu'en réalité, autre chose qu'observer ce qui va se dire
04:11entre ceux qui comptent, c'est-à-dire russes, américains et bien entendu ukrainiens.
04:16Alors, ce qui m'étonne, c'est vrai, Alexandre Delval,
04:17est-ce que c'est de la gesticulation ? Vous allez me répondre.
04:20Mais on sait qu'en face, il y a quand même des diplomates de haut niveau
04:23qui vont représenter à la fois la Russie et les Américains.
04:26Là, on ne sait même pas qui représenterait l'Europe et la France.
04:28C'est aussi sa intrigue. De la communication, selon vous ?
04:30Pas uniquement. Monsieur Peskov, le porte-parole du Kremlin,
04:34a dit il y a quelques jours, il y a quelques semaines,
04:36qu'il fallait associer un minimum les Européens
04:38parce qu'ils ont un relatif pouvoir de nuisance, disait-il.
04:42Il n'a pas dit le mot nuisance, mais il a dit qu'il compte
04:44puisqu'il fanatise un petit peu Zelensky lorsqu'il aurait intérêt à signer.
04:48Ils lui disent de ne pas signer depuis le début,
04:50que ce soit les Anglais ou l'Union européenne.
04:52Donc, il y a une part quand même de réel.
04:54Il y a la France qui prend du poids dans tout cela.
04:57Mais c'est vrai qu'il y a des gens qui représentent quelque chose de très important en face.
05:01On a le chef de GRU, le renseignement militaire russe.
05:05On a deux vice-ministres des affaires étrangères russes
05:08et on a Medinsky, l'historien, ancien ministre de la Culture,
05:12qui est un dur, mais qui compte beaucoup plus que d'autres,
05:16comme Dimitriev, puisque Dimitriev, c'était un fonds de pension
05:20qui le représentait, c'était le business avec Kouchner.
05:23Cette fois-ci, c'est quelqu'un qui a un rang ministériel
05:26et qui représente le politique en plus, avec deux vice-ministres des affaires étrangères,
05:30l'un chargé de l'espace post-soviétique et l'autre chargé des relations avec les États-Unis.
05:36Tout cela, en plus, il y a le chef d'état-major.
05:39Il y a un des membres importants de l'état-major russe
05:42qui, lui, va venir avec des cartes, avec des points de négociation sur le terrain.
05:47Donc, c'est du lourd et ça veut dire que c'est bon signe.
05:50Ça veut dire qu'on avance quand même beaucoup plus qu'il y a un certain nombre d'années.
05:54Et Medinsky, il était déjà aux rencontres d'Istanbul, à Istanbul en 2025,
05:59mais également la négociation d'Istanbul en 2022 que Boris Johnson avait fait capoter.
06:05Donc, c'est quand même très intéressant.
06:06Cela veut dire, Arnaud, parce que l'on avance, la France et l'Europe, finalement, observent ces avancées.
06:12Et là, la déclaration de Jean-Noël Barraud nous fait dire que, effectivement,
06:16le colonel Jacques Augard le disait, on essaye de rattraper le train, en quelque sorte.
06:20C'est quand même normal que la France et l'Europe soient représentées,
06:24puisque c'est eux qui payent la guerre pour l'Ukraine.
06:27Les armes sont américaines, mais ce sont quand même des centaines de milliards d'euros
06:31qui sont envoyés plus ou moins en Ukraine.
06:36Donc, ça vaut...
06:37Les centaines de milliards d'euros valent quand même un strapontin.
06:41Mais ça montre quand même la perte d'influence de l'Europe,
06:43puisqu'elle était puissance médiatrice en 2014-2015,
06:47quand il y a eu l'accord, je ne me rappelle plus comment on l'appelait,
06:51Normandie, le Big Dick, le format Normandie.
06:56Là, c'était la France et l'Allemagne qui étaient les puissances médiatrices
07:00ou conciliatrices, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.
07:04Mais la France n'est pas co-billigérante, mais elle a choisi son camp.
07:10Ce qui fait qu'elle a quand même le droit d'avoir plus ou moins
07:14ses remarques à faire valoir lors des entretiens.
07:17Ce que ne voulait pas d'ailleurs la Russie.
07:19Ils l'ont dit à de nombreuses reprises, la présence de la France et de l'Europe.
07:22J'ai une question très concrète.
07:24Ils vont se retrouver, ils vont avoir...
07:25Vous parliez de strapontin.
07:26Régis Le Sommet, il va y avoir un siège pour le représentant français
07:30aux côtés de ces diplomates de haut.
07:40Régis, concrètement, on regarde par la porte, on regarde par la fenêtre
07:43ou on sera autour de la table ?
07:45C'est la question.
07:47On dit souvent, quand on n'est pas autour de la table, on est au menu.
07:50Ça peut être le cas de l'Europe parce que dans les deux cas,
07:53que ce soit la Russie ou les Etats-Unis, l'Europe n'est pas très bien traitée
07:56par ces deux pays et depuis fort longtemps.
07:58Moi, je suis à peu près d'accord avec tout ce qui a été dit.
08:02J'aimerais vous rajouter quand même quelque chose qui est assez frappant
08:05dans ces négociations qui vont s'ouvrir.
08:08Les deux représentants des délégations russes,
08:13Dimitriev et...
08:14Comment il s'appelle ? Pardon.
08:21Medinsky et Dimitriev, sont tous les deux...
08:25Medinsky, il est originaire de Tcherkassi en Ukraine
08:27et Dimitriev, il est originaire de Kiev.
08:30Bref, et les deux représentants de l'Ukraine,
08:34Umerov, par exemple, il est originaire de Samarkand en Russie
08:38et l'autre, qui s'appelle Arachamia, il est originaire de Sochi.
08:42Et alors, les conclusions ?
08:43Je n'ai aucune nostalgie pour l'URSS,
08:46mais quand on nous dit que ce sont deux pays qui n'ont rien à voir,
08:49les deux chefs des négociations de chaque côté sont nés dans le pays de l'autre.
08:54Voilà, ça en dit long quand même, par rapport à tout ce qu'on a dit sur cette guerre.
08:58Ça montre que c'est une guerre fratricide.
08:59On disait que ce n'était pas une guerre civile, etc.
09:01Parce que Umerov, on représentait le camp ukrainien,
09:03donc il voulait dire que les deux côtés sont du même.
09:06Donc, colonel Augard, effectivement, depuis le début,
09:08la France et l'Europe, peut-être, ont mal défini cette guerre entre la Russie et l'Ukraine.
09:12Ça, c'est mon avis.
09:15Depuis le début de cette guerre, dès 2022, je pense qu'on s'est engagé.
09:19Alors, au début, on était assez prudent.
09:21Macron était assez prudent.
09:22Et puis, de fil en aiguille, il s'est laissé embarquer par une rhétorique guerrière
09:27prenant partie sans nuance pour l'Ukraine,
09:31avec l'accompagnement économique qu'on évoquait à l'instant,
09:34qui est colossal, qui est considérable.
09:36Et évidemment, au détriment de notre propre économie,
09:38qui, comme chacun sait, ne se porte pas forcément très bien.
09:41Mais surtout, avec un parti pris géopolitique
09:47qui, me semble, allait exactement à l'inverse de nos intérêts.
09:51Demain, est-ce que l'Ukraine va rester en tant qu'État ?
09:54J'en suis moins que sûr.
09:58Et en revanche, la Russie demeurera.
10:00Donc, on aura demain à reprendre un dialogue avec la Russie
10:03et sur une base d'une confiance qui aura été passablement édulcorée.
10:08Donc, voilà, je pense qu'on avait...
10:10C'est vrai qu'il a évolué.
10:11Alors, dialogue avec la Russie, on écoute Vladimir Poutine
10:14et je vous donne la parole juste après, Arnaud.
10:16Justement, c'est intéressant, puisqu'il a évoqué cette semaine, Vladimir Poutine,
10:19cette nécessité de reprendre le dialogue avec les Européens.
10:23Écoutez.
10:26Nous avons convenu que nous étions prêts à reprendre nos contacts trilatéraux.
10:31L'objectif de ces négociations sera d'aborder la question
10:34de la garantie de la sécurité de l'Ukraine et de la Russie
10:39après la conclusion d'accords de paix
10:41et plus précisément dans leur forme définitive
10:45plutôt qu'à la suite d'une suspension des hostilités pour une brève période.
10:50Nous sommes prêts à reprendre ces contacts pour atteindre cet objectif.
10:56Le représentant de l'administration américaine a souligné
10:59que si nous devons aborder les questions liées à la garantie de la sécurité future
11:02tant de l'Ukraine que de la Russie,
11:05il sera alors naturellement nécessaire de discuter également
11:08de l'architecture de la sécurité européenne.
11:12D'une manière générale, je partage également cet avis.
11:15Nous verrons comment la situation évoluera au cours des prochains jours.
11:19Je voulais revenir sur ce que le colonel disait
11:22sur l'évolution du président de la République.
11:24C'est vrai qu'au début de la guerre,
11:27j'avais dit qu'il y avait peut-être des crimes de guerre
11:28qui étaient commis en Ukraine,
11:30mais en aucun cas il y avait un génocide
11:32qui a été commis contre le peuple ukrainien.
11:35Et Nathalie Loiseau, qui était la porte-parole
11:38du parti d'Emmanuel Macron de Renaissance,
11:41m'avait fait des remarques acerbes à mon égard
11:45parce que j'avais dit qu'il y avait peut-être des crimes de guerre,
11:48mais qu'il n'y avait pas de génocide.
11:50J'avais envoyé ça au président de la République en lui disant
11:53« S'il y a un génocide, alors il faut rentrer en guerre ».
11:55Mais il n'y a pas de génocide.
11:56Il avait dit « Crois-moi, je fais tout de mon possible
11:59pour ne pas qu'il y ait de confrontation ou d'entrée en guerre ».
12:04Bon, il a évolué.
12:06Il était plus sur une position, à mon avis,
12:09il me semble, je ne vais pas donner les échanges exacts,
12:12mais il était plus sur une position de conciliation au début
12:16qu'il ne l'est ou qu'il ne l'a été ces derniers mois.
12:21Alors, il pourra toujours répondre que les faits ont évolué, etc.
12:28Mais j'ai senti chez lui un changement
12:30au cours de l'évolution du conflit, en tous les cas.
12:34En tout cas, il n'était pas question de conciliation.
12:36C'était jeudi soir au Sénat.
12:38Il y a eu une réunion avec les sénateurs,
12:41justement, sur les suites de la guerre en Ukraine,
12:44notamment après les mid-terms.
12:45Mais on va rester sur, nous, la guerre entre la Russie et l'Ukraine.
12:49Et on voit bien qu'au moment où il y a des négociations
12:52qui s'annoncent dans quelques jours, d'ailleurs à Abu Dhabi,
12:54eh bien, Claude Maluret, qui est un proche d'Emmanuel Macron,
12:57donc c'est la voix de la présidence de la République française,
13:01elle n'est pas du tout, du tout, eh bien, dans un cap diplomatique,
13:05si je puis dire.
13:05On écoute Claude Maluret.
13:08Notre responsabilité est donc de permettre à l'Ukraine
13:10de négocier le moment venu dans des conditions favorables.
13:14Cela suppose de poursuivre l'assistance militaire.
13:18Cela suppose aussi de garantir la continuité du soutien financier
13:22à l'État ukrainien,
13:24de contribuer à la protection de ses infrastructures énergétiques
13:27et de préparer sa reconstruction.
13:30Comme l'a dit Philippe Foliot,
13:32il faut n'avoir jamais lu un livre d'histoire
13:34pour ne pas comprendre que si nous n'apportons pas aujourd'hui
13:38une aide suffisante à l'Ukraine, nous le payerons plus tard
13:41d'un prix infiniment plus élevé.
13:43Et je me suis souvenu d'une chronique de Xenia Fedoroba
13:47dans le JD News, justement,
13:48qui parlait du dangereux avanglement de l'Europe.
13:51Un continent qui devrait se demander comment survivre
13:54dans un monde multipolaire agit souvent, pardonnez-moi,
13:58comme si la fidélité à l'ordre d'hier
14:00comptait davantage que la préparation au monde de demain.
14:03Au lieu de défendre la paix, il semble rivaliser
14:05dans les déclarations d'hostilité pendant que d'autres
14:08diversifient leurs alliances.
14:10L'Europe réduit sa marge de manœuvre,
14:12colonel Jacques Augard.
14:14C'est vrai que pendant que la diplomatie avance,
14:16on reste sur la même posture, en tout cas en France.
14:19C'est-à-dire que la rhétorique n'a pas changé, en fait.
14:21La rhétorique, on évoquait un instant,
14:23mais la rhétorique guerrière demeure.
14:27Et en même temps, elle est complètement décalée,
14:29à mon avis, elle est complètement à côté de la plaque.
14:30Quand on considère d'abord la situation sur le terrain,
14:35le terrain militaire, alors le front lui-même
14:37ne bouge pas beaucoup ces temps-ci.
14:39Il y a des avancées et des reculs plus ou moins tactiques
14:43des deux côtés d'ailleurs.
14:45Mais on voit le déluge d'artillerie, de missiles, de drones
14:50qui se produit actuellement sur toutes les infrastructures énergétiques,
14:54en particulier de la Russie,
14:56qui lui promettent un hiver extrêmement difficile.
15:01À côté de ça, il y a aussi une disparité
15:05entre l'effort militaire, alors l'effort financier,
15:10on ne peut pas.
15:11Zelensky demande 175 milliards d'euros ou de dollars pour 2027.
15:17Qui les a, ces milliards ?
15:19En tout cas, pas l'Europe.
15:20Donc, ni la France.
15:22Mais on est complètement dans cette rhétorique
15:25qui est à mon avis complètement décalée par rapport à la réalité
15:28et qui ne peut être supportée par le budget européen
15:31ni le budget de la France en particulier.
15:34Voilà, donc, on voit bien que ça commence à avoir un impact social
15:39avec les problèmes énergétiques qui en découlent.
15:43Il y a des manifestations un peu partout,
15:45en France en particulier, mais aussi en Allemagne.
15:48On voit bien que tout ça est en train de...
15:50Le château est branlant.
15:52Et donc, on se maintient dans un espèce de domaine,
15:57de rêve un peu virtuel.
15:59L'Ukraine va gagner, il faut que l'Ukraine...
16:01Ben non, à mon avis, l'Ukraine...
16:03Et on pouvait le prévoir dès le début.
16:05Pour un certain nombre de données concrètes, précises,
16:09l'Ukraine ne pouvait pas gagner cette guerre,
16:11même avec l'appui de l'OTAN,
16:12qui est un ensemble disparate et malade aujourd'hui.
16:16On pouvait gagner en entraînant l'OTAN dans la guerre.
16:18Oui, mais avec des troupes.
16:19Et encore, ça aurait été une destruction mutuelle.
16:23Partiellement, l'OTAN a été...
16:25L'OTAN est forcément à la manœuvre.
16:26Quand on envoie 1600 drones par nuit sur la Russie,
16:29c'est forcément qu'il y a l'OTAN derrière.
16:31Bien sûr.
16:31Et je voudrais rajouter une chose qui est quand même importante.
16:34C'est dans cette déclaration de Claude Maluré,
16:37pardonnez-moi, je n'ai pas noté quand elle a été faite,
16:40cette déclaration.
16:40Jeudi dernier.
16:41On se retrouve avec quelqu'un qui est une sorte de sommité,
16:45une sorte de sage de l'Assemblée nationale,
16:47qui effectivement a sans doute la voix du président
16:49et obéit finalement à une sorte de dialectique macronienne,
16:54qui nous explique qu'il faut continuer la guerre,
16:57alors que les Ukrainiens, eux, sont à la table des négociations.
17:00C'est-à-dire que nous, on va plus loin.
17:02On explique qu'il faut continuer jusqu'à ce qu'il soit nécessaire.
17:07Ça veut dire qu'on reste sur la rhétorique.
17:08Le message envoyé, alors qu'on parle de pourparler à Abu Dhabi,
17:14dans le même temps, qu'est-ce qui se passe à une centaine de kilomètres
17:16de la frontière ukrainienne ?
17:17Nous envoyons des militaires sur le terrain.
17:19On a l'exercice Kualishka.
17:22Ça démarre demain.
17:23De 1800 hommes, 1000 Français.
17:25Mais là, on est dans la gesticulation politico-diplomatique.
17:30C'est de la communication, là encore ?
17:32Oui, c'est de la communication.
17:33Mais une communication qui coûte cher, monsieur le-t-il, Alexandre Delval.
17:36Et ce n'est pas un message de paix qui est envoyé.
17:38En l'occurrence, ça ne coûte pas très cher.
17:40Mais vous remarquerez que l'OTAN a été tenue informée de cette réunion.
17:44Ça veut dire quoi ?
17:45L'OTAN n'existe pas d'un point de vue militaire et stratégique.
17:48Je parle sous le contrôle du colonel.
17:50C'est très bien de quoi je parle.
17:51L'OTAN, c'est un traité.
17:52On peut être membre du traité de l'OTAN,
17:54ne pas être dans le commandement militaire intégré,
17:56comme l'avait voulu De Gaulle.
17:57On peut être belligérant ou pas.
17:59On peut répondre ou pas favorablement à l'article 5.
18:02Quand on est membre de l'OTAN,
18:04on répond à l'article 5 de manière belligérante,
18:06si on en a envie, si on en a les moyens.
18:09Mais on peut très bien avoir trois pays de l'OTAN
18:10qui soient co-belligérants.
18:12L'OTAN n'existe pas en tant que telle.
18:15Ceux qui croient que l'OTAN, c'est un tout qui,
18:17tous pour un, un pour tous, c'est une illusion.
18:20C'est un traité.
18:21Et on a pas mal de cas qui ont été étudiés.
18:25S'il y a une guerre avec la Russie,
18:26il y aura probablement trois ou quatre pays.
18:28C'est intéressant de le rappeler
18:29parce que c'est ce qu'on a en tête.
18:30Il y aura probablement trois ou quatre.
18:32Un pays est attaqué, tout le monde y va.
18:34Il faut rappeler quelque chose.
18:36Il y aurait probablement, je n'ai pas fini,
18:37trois ou quatre.
18:38L'OTAN n'existe pas.
18:38Non, l'OTAN n'existe pas.
18:39Je ne vous ai pas coupé.
18:41Alexandre, termine.
18:41Et Arnaud, je vous donne la parole.
18:42Vous êtes intervenu déjà deux fois.
18:44Quand ce n'est pas prévu.
18:46L'OTAN interviendra uniquement
18:48si les pays qui sont membres de l'OTAN
18:50le décident souverainement.
18:51Car la déclaration de guerre, c'est une chose.
18:56Mais surtout, quand on envoie des troupes,
18:58c'est le pays, tout simplement, qui décide.
19:00Et on a des scénarios.
19:01Il n'existe que trois ou quatre pays
19:03qui seraient en guerre contre la Russie
19:05en cas d'appel à la guerre contre la Russie.
19:07Ce n'est pas l'OTAN, c'est quatre pays.
19:08Si les États-Unis ne veulent pas rentrer en guerre,
19:12l'OTAN ne rentrera pas en guerre.
19:13Donc c'est simple.
19:15Il n'y a pas...
19:16Voilà, c'est la conclusion.
19:18C'est-à-dire que quand Donald Trump,
19:19et on va l'entendre tout de suite,
19:20dit j'ai trouvé un accord,
19:22vous allez être surpris,
19:23il y aura bientôt un grand accord avec l'Ukraine.
19:25Ça, ça veut dire qu'il n'y aura pas de guerre.
19:26On l'écoute.
19:29Je vais juste vous dire qu'il va y avoir un accord.
19:31Ce sera un très gros accord.
19:33Et il inclura bien plus que l'Ukraine.
19:37Ça va vraiment être énorme.
19:38Et je peux même vous dire
19:40qu'il pourrait impliquer toute l'Europe.
19:43Ce sera un bel accord.
19:44Et tout le monde sera très enthousiasmé.
19:47Donc, mon colonel, ça veut dire,
19:48là, quand on entend Donald Trump
19:51affirmer qu'il y aura un grand accord
19:53avec l'Ukraine et bien au-delà,
19:54il faut d'abord comprendre,
19:55il n'y aura pas de guerre.
19:57Ou la guerre, on ne poursuit pas,
19:59on va terminer.
20:00Écoutez, on peut prier pour ça.
20:02Parce qu'en attendant,
20:02il nous a parfois réservé
20:03quelques surprises de la dernière minute.
20:05Mais aujourd'hui, je pense que sa position
20:07a évolué avec le résultat
20:10des élections de mid-terme.
20:11Il est dans une position très particulière.
20:12Il lui reste deux ans de mandat.
20:15Où veut-il marquer l'histoire ?
20:17Où veut-il passer aux oubliettes ?
20:19Donc, maintenant, il est contraint
20:21à revenir au programme MAGA.
20:23Peut-être, s'il a une chance
20:25de récupérer une partie de son électorat
20:27qui lui fait défection aujourd'hui
20:28de manière très lourde,
20:30c'est peut-être en avançant sur l'Ukraine.
20:32Et peut-être aussi, d'ailleurs,
20:34on verra sur le Moyen-Orient.
20:36Mais il a toujours été prudent, le gars.
20:38C'est pour ça que, malgré tous ses défauts
20:40de vanité, de gloriole,
20:44l'or derrière lui, etc.
20:46Il est sympathique parce qu'il ne veut pas
20:48la guerre avec la Russie.
20:50C'est quand même essentiel, cela.
20:52Même dans tous les films de James Bond,
20:54le public est rassuré
20:55quand le MI6, les Russes et les Américains
21:01s'entendent pour éviter la guerre,
21:05pour éviter que les missiles,
21:06comme on voit dans les films,
21:08aillent des États-Unis vers l'Europe
21:10et de la Russie vers les États-Unis.
21:13C'est ça qui est essentiel.
21:15Le reste, les gens diront
21:18que la paix se fait au détriment de l'Ukraine.
21:21C'est vrai qu'elle se fait un peu
21:22au détriment de l'Ukraine
21:24ou d'une région qui est la région du Donbass,
21:28qui est en partie russophone,
21:31et où certains,
21:32parce que la dernière fois,
21:33j'ai dit la plupart,
21:34donc je reviens sur ce que je dis,
21:35mais au moins certains habitants du Donbass
21:39préfèrent rester du côté russe.
21:43Par contre, sur l'Iran,
21:43il est beaucoup moins pacifiste sur l'Iran.
21:45Moi, je pense qu'il veut rentrer dans l'histoire.
21:47Il l'a dit il y a un mois,
21:48si je perds les élections,
21:49ce n'est pas grave.
21:50Sur l'Iran, ça fait 35 ans,
21:52comme Netanyahou,
21:53qu'il dit qu'il faut dégager ce régime
21:55et je pense qu'il va faire...
21:56Non, on va voir.
21:58L'Iran n'aura jamais la guerre.
21:59Il est très affaibli.
22:00Je veux dire quelque chose.
22:01Il est très affaibli.
22:03Sabaz Maga, je ne suis pas du tout d'accord avec Arnaud.
22:06Je parle de l'état de santé de Donald Trump
22:09politiquement aujourd'hui.
22:10Sabaz Maga est allé voter contre lui.
22:14Elle ne s'est pas seulement abstenue.
22:17Elle est allée voter.
22:18J.D. Vance l'a expliqué.
22:20Il a fait un tweet détaillant
22:21les estimations qu'ils avaient.
22:23Sabaz Maga incarné par J.D. Vance.
22:24Son électeur de 2024
22:26est allé voter contre lui pour le sanctionner.
22:29Donc, il n'est pas dans une forme reluisante.
22:31Alors là, il va faire ce qu'il peut.
22:32Il veut arrêter cette guerre depuis très longtemps
22:34parce qu'il ambitionne de faire des affaires
22:37avec la Russie.
22:38Ça, c'est vraiment l'important.
22:40Pour l'Ukraine, on est d'accord.
22:40Et sur l'Iran, ça me paraît illusoire
22:43en étant affaibli aujourd'hui.
22:45Et quand on sait qu'en Israël,
22:47Benjamin Netanyahou est affaibli aussi,
22:49qu'il y ait à nouveau une reprise...
22:52Il est affaibli puisqu'il a les mains lits
22:52puisqu'il n'a plus rien à perdre.
22:54Il n'a plus d'enjeux électoraux.
22:55Moi, je crois aussi,
22:56c'est son mantra depuis très longtemps.
22:59C'est-à-dire d'éviter que l'Iran
23:02possède l'arme nucléaire.
23:03S'il peut le faire.
23:05S'il peut le faire avec des négociations.
23:06Mais en quoi l'Iran va-t-il avoir l'arme atomique ?
23:10Il faut regarder les choses.
23:11Maintenant, ce n'est pas vrai.
23:13L'Iran a été relativement abîmée par le conflit.
23:17L'Iran, les services de renseignement ont prouvé,
23:19y compris Tulsi Gabbard, la chef des...
23:21Elle est complètement cinglée.
23:23Oui, mais enfin, c'était quand même la chef du renseignement.
23:25Ce sont nos propres.
23:26Arrêtons, arrêtons.
23:27La plupart des gens...
23:28Les qualificatifs, je le retire, vous.
23:30Non, elle n'est pas complètement cinglée.
23:32Vous n'êtes pas d'accord avec sa diplomatie.
23:33Les renseignements estiment que depuis juin 2020,
23:362025, les Iraniens n'ont pas recommencé
23:39à enrichir leur uranium.
23:40Je vous propose d'avancer.
23:42C'est le dernier argument de Trump.
23:45La presse française...
23:46Ça ne contredit pas ce qu'on a dit, en fait.
23:47On parlait de ce que Trump pourrait et voudrait faire.
23:50Ça ne veut pas dire que ce que tu dis...
23:51Voilà la diplomatie.
23:52On a évoqué, et d'ailleurs dans le débat,
23:55et c'est important, la diplomatie à venir de Donald Trump,
23:57on va parler de la diplomatie de Vladimir Poutine.
24:00Regardez, alors c'est aujourd'hui...
24:01Je trouve ça intéressant.
24:02C'est pour ça que je vous montre, justement,
24:03le Parisien, c'est le Parisien qui le dit.
24:05Aujourd'hui, nos confrères du Parisien
24:08qui consacrent une page entière
24:11à la diplomatie payante de Vladimir Poutine
24:14et racontent le 28 octobre au Kremlin.
24:17Il reçoit les dirigeants africains
24:19pour le troisième sommet Russie-Afrique.
24:22Il lève son verre à la paix et à la prospérité future
24:24de nos pays, je le cite.
24:26Et puis le Parisien, dans ce long article,
24:29raconte les raisons célébrées du côté du Kremlin
24:32qui s'accumulent.
24:32Et vous les voyez à l'antenne.
24:34On a le 9 octobre, l'accord sur le diesel russe.
24:37Le 22 octobre, le premier pétrolier chargé.
24:39Le 27 octobre, l'appel d'Evinsky,
24:42si vous vous souvenez,
24:44cet appel norvégien et finlandais.
24:48Un entretien long à leur initiative.
24:50Et Vladimir Poutine qui dirait ensuite
24:52qu'ils ont eu raison de le faire,
24:53qu'il soutient le rétablissement de relations
24:54à part entière avec l'Europe.
24:56On a cette semaine, à venir, mardi et mercredi,
25:00on a longuement parlé, le sommet à Abu Dhabi.
25:02On a le 18 et 19 sommet, le Kremlin qui vise un sommet
25:06avec Trump et Xi Jinping.
25:08Enfin, l'invitation de Donald Trump au G20 de Miami.
25:12Et tout cela, rappelons-le, sans jamais que Vladimir Poutine
25:15ne change de posture sur l'Ukraine,
25:18Alexandre Delval.
25:19Donc, il est en train de retrouver,
25:21ce n'est pas nous qui le disons,
25:22c'est le Parisien ce matin.
25:24Même les médias dits mainstream le reconnaissent.
25:26Absolument.
25:27Et depuis août, on a eu d'autres sommets.
25:28L'OCS et les BRICS,
25:30c'est pratiquement 50% du PIB mondial.
25:34Et si on additionne les deux,
25:35c'est même peut-être plus.
25:36Et en parité de pouvoir d'achat,
25:38comme maintenant on calcule au FMI,
25:39c'est probablement 60% du PIB mondial.
25:41Il a rencontré 9 chefs d'État.
25:43Il a fait des photos avec Modi,
25:451,3 milliard de personnes.
25:47Et il a fait une photo avec Xi Jinping.
25:49Ça s'est passé très bien.
25:50Il y a eu une déclaration commune finale
25:52après le sommet des BRICS.
25:54Il y a eu aussi le sommet Russie,
25:5557 pays musulmans.
25:57C'est un sommet énorme à Kazan,
25:59depuis quelques mois.
26:00Il y a eu le sommet de l'ASEAN,
26:02en plus de l'APEC bientôt.
26:04C'est énorme.
26:04Ça veut dire que M. Poutine
26:05rencontre toute l'humanité,
26:07y compris le Brésil,
26:08avec qui il a des très bonnes relations,
26:09tant avec Bolsonaro que Lula.
26:11N'importe quelle tendance au Brésil
26:13est avec lui.
26:14Le Brésil, d'ailleurs,
26:15Mme Rousseff préside la banque
26:16de développement des BRICS,
26:17qui introduit maintenant des systèmes
26:19concurrents du FMI et de la Banque mondiale
26:21pour prêter à l'Afrique
26:22sans conditions politiques,
26:24ce qui plaît beaucoup au reste du monde.
26:25Pour résumer, le monde musulman,
26:26le monde africain,
26:27une grande partie de l'Asie
26:28et l'Amérique latine,
26:29excepté Mileï,
26:30est avec Poutine.
26:31En gros, il n'y a que nous,
26:33c'est-à-dire Canada,
26:34Union européenne,
26:35qui sommes des orthodoxes,
26:37de l'anti-russisme.
26:38Le reste du monde dialogue avec Poutine.
26:40– Colonel Jacogar,
26:41qu'est-ce que ça veut dire ?
26:41Ça veut dire qu'au fond,
26:42il n'y a que l'Europe aujourd'hui
26:44finalement qui isole la Russie,
26:45mais qu'en réalité,
26:46la réalité géopolitique du monde,
26:48c'est que la Russie a toujours continué
26:49à parler avec tout le monde.
26:50– Oui, et en fait,
26:51ce que disait Alexandre
26:52très justement à l'instant,
26:53c'est qu'en fait,
26:54en réalité,
26:55c'est nous qui sommes isolés aujourd'hui.
26:57On est isolés,
26:57on ne parle plus à l'Afrique.
26:59Par exemple,
26:59la relation franco-africaine
27:01est détériorée,
27:02elle est au plus bas
27:03qu'elle n'a été.
27:06– On voit bien que même l'Europe,
27:08on est très divisés,
27:09le couple franco-allemand
27:11bat de l'aile plus que jamais.
27:13On voit bien que chacun
27:14peut avoir des initiatives
27:15à droite et à gauche.
27:16Donc oui,
27:17l'Europe est très divisée
27:17sur elle-même
27:18et son rayonnement
27:20est égal à pas grand-chose
27:21aujourd'hui.
27:22Donc c'est l'inverse en fait.
27:23Si on arrête de considérer
27:25qu'on est le nombril du monde
27:26et qu'on regarde la planisphère,
27:29eh bien,
27:29il faut reconnaître que
27:31Poutine est un excellent diplomate,
27:34avec son ami Xi Jinping,
27:36avec son ami Narendra Modi,
27:38avec son ami Lula,
27:39etc.
27:40– Ce n'est pas une histoire d'accord,
27:41c'est que factuellement,
27:42ce sont de grands diplomates
27:43et que finalement,
27:44le monde continue
27:44et qui ont tourné
27:45malgré la compréhension.
27:47– Certains vous diront
27:49que le Brésil
27:51est plus éloigné de la Russie
27:52que l'Europe
27:53et que le danger pour l'Europe
27:55est plus grand.
27:56En tous les cas,
27:57pour les États,
27:58disons,
27:59Baltes,
28:00Pologne,
28:02etc.,
28:02qui ont déjà été
28:03sous l'emprise russe.
28:04Il n'y a pas d'arbitre
28:05pour décider
28:06quel sera l'avenir
28:08de la Russie.
28:09Est-ce qu'il sera agressif
28:10vis-à-vis de ces pays ?
28:12Moi,
28:13je pense que non
28:14et je pense que la Russie,
28:16en général,
28:17a tenu plus ou moins
28:20ses accords
28:21avec IALTA,
28:22etc.
28:23et que même
28:24quand l'URSS
28:25s'est effondré,
28:26l'URSS s'est effondré
28:28un peu comme
28:28une sorte de gentleman
28:29et n'a pas cherché
28:31à créer
28:34une troisième guerre mondiale.
28:37Mais on peut comprendre,
28:38disons,
28:38les craintes
28:39des Européens
28:40de voir,
28:41disons,
28:42l'Empire soviétique
28:44ou l'Empire russe
28:45gagner un peu plus.
28:47On peut les comprendre
28:49sans se laisser entraîner
28:50dans leur phobie de la Russie
28:52qui nous fait faire
28:53une guerre
28:54qui n'est pas la nôtre.
28:54C'est ça le problème
28:55de l'élargissement.
28:56En tout l'élargissement
28:57de l'OTAN et de l'Union Européenne,
28:58c'est le problème.
28:58On s'est élargi
28:59à des pays
28:59qui veulent nous entraîner
29:00dans leur contentieux
29:01avec la Russie.
29:02Si on laisse quand même
29:02l'Ukraine
29:03ou une partie de l'Ukraine
29:04dans le glacis russe,
29:07pour l'Estonie,
29:09la Lettonie,
29:09la Lituanie,
29:10ça veut dire
29:12à l'avenir,
29:13vous aurez à faire attention
29:15de ne pas insulter les Russes.
29:17Revenons à la diplomatie payante
29:20de Vladimir Poutine
29:21et là encore,
29:21je le répète,
29:22je cite le Parisien
29:23d'aujourd'hui,
29:24c'est intéressant.
29:25D'ailleurs,
29:25je m'adresse aux journalistes,
29:27Régis Le Sommier,
29:27c'est intéressant
29:28que ce soit le Parisien
29:29aujourd'hui
29:30qui pointe du doigt
29:31cette accumulation
29:32de succès diplomatique
29:34côté russe.
29:35Il y a quelques années,
29:37on ne lisait pas
29:38ce type d'article
29:39dans cette presse-là.
29:42Il y a quand même
29:43cet article
29:44effectivement
29:44dénote par rapport
29:45à la tonalité
29:46à laquelle nous a habitués
29:47le Parisien.
29:47Il n'y a pas que le Parisien,
29:48je pense,
29:49le Point,
29:49l'Express
29:50qui font un principe
29:52de l'antirusse
29:54comment éditorial
29:55depuis très longtemps,
29:57affiché
29:58et sans complexe.
30:00Donc oui,
30:02ça veut dire
30:02que si on a
30:04un tel article,
30:05il y a quand même
30:06une certaine réalisation
30:08que les choses
30:09se passent
30:11un peu différemment
30:12que la réalité,
30:13parce que c'est toujours
30:14la question
30:14dans ce conflit,
30:16à chaque fois
30:16la réalité
30:17finit par le triompher.
30:18On finit
30:19par s'apercevoir
30:20quand même
30:21que cette fiction
30:22de victoire
30:23de l'Ukraine
30:24souhaitée
30:25dès le début
30:26où on expliquait,
30:28et je pense que
30:29Jacques,
30:30votre livre
30:31sur l'Ukraine
30:32le traite,
30:33c'est-à-dire
30:34qu'on a
30:35les données
30:36de départ
30:36permettent déjà
30:38de dire
30:39que l'Ukraine
30:40ne gagnerait pas.
30:41Quand vous avez
30:41un pays
30:42de 40 millions
30:43d'habitants,
30:44aujourd'hui,
30:44ils sont 28 millions
30:465 actuellement.
30:49Donc il y a
30:50tous les gens
30:50qui sont partis,
30:51il y a les morts,
30:52etc.
30:52Mais mettons
30:53qu'au départ,
30:54ils étaient
30:54à 40 millions.
30:55La Russie,
30:56c'est 141 millions.
30:57Là déjà,
30:58vous avez
30:58deux chiffres
30:59en termes
31:00de population
31:01qui vous montrent
31:02qu'il ne peut pas
31:03y avoir
31:03de victoire
31:04de l'Ukraine.
31:05Alors,
31:05il y a certes
31:06agression russe
31:07en 2022,
31:08qui est la prolongation
31:09on va dire
31:10de la guerre
31:11déclenchée
31:11en 2014
31:12et cette question
31:13de l'OTAN
31:14évoquée
31:14et de l'élargissement
31:16de l'OTAN
31:16à l'Est
31:16est fondamentale.
31:18On a voulu
31:18la nier,
31:20on s'est affiché
31:21avec une rhétorique
31:23expliquant
31:23que c'était
31:24une guerre
31:25d'agression
31:25purement
31:26et simplement
31:27entre une puissance
31:28impérialiste
31:29la Russie
31:29contre son voisin
31:30ukrainien
31:31sans vouloir
31:32voir au-delà,
31:33sans vouloir
31:33essayer de comprendre
31:34ce qui se passait
31:35entre ces deux peuples
31:36et en ayant
31:37finalement fouler au pied
31:39nos engagements
31:39je le précise
31:40à Minsk
31:41quand à la fois
31:43Angela Merkel
31:44et François Hollande
31:46avaient été garants
31:47de ce traité
31:48et qu'ils ont reconnu
31:50qu'ils n'avaient pas
31:53appuyé
31:53du coup ça interroge
31:54sur la diplomatie française
31:55alors vous avez
31:56d'un côté
31:56la diplomatie payante
31:58de Vladimir Poutine
31:58et de l'autre
31:59et là je reprends
32:00là encore
32:01le titre d'une chronique
32:02de Xenia Fedorova
32:03qui parlait
32:04de la tentation
32:05du déni stratégique
32:06la France a longtemps
32:07cultivé une diplomatie
32:09de nuance
32:09elle savait parler
32:10à tous les camps
32:10maintenir des canaux
32:11ouverts
32:12préserver une marge
32:13d'autonomie
32:13dans l'analyse
32:14comme dans l'action
32:15aujourd'hui
32:16le ton se veut
32:16plus tranché
32:17plus affirmatif
32:18parfois plus binaire
32:19la véritable question
32:21et elle la pose
32:22est de s'interroger
32:22sur la place de la France
32:23dans cette séquence historique
32:25est-elle encore
32:26une puissance d'analyse
32:27capable d'ajuster
32:28sa stratégie
32:29en fonction
32:29des évolutions de terrain
32:30ou devient-elle
32:31un acteur enfermé
32:32dans une lecture
32:33figée des événements
32:35je vous pose la question
32:36colonel Jacoya
32:37je ne peux que souscrire
32:39à ce que dit
32:40brillamment
32:41Xenia Fedorova
32:42en fait
32:42ce qui est dramatique
32:44c'est que notre
32:46notre diplomatie
32:46s'est effritée
32:49a disparu
32:50au fil du temps
32:51quel que soit
32:52d'ailleurs
32:54le regard
32:55que l'on peut porter
32:55sur les différents acteurs
32:58extérieurs
32:58de notre diplomatie
32:59mais en réalité
33:00on n'a plus de diplomatie
33:01on réagit
33:03c'est la diplomatie
33:03tic-toc
33:05émotionnelle
33:05buzz
33:06comment on l'a perdu
33:07cette diplomatie
33:08on l'a perdu
33:08c'est structurel
33:09ce n'est que dans
33:10les démocraties
33:11vous remarquerez
33:11ce n'est pas du tout
33:12un refus de la démocratie
33:14je précise
33:14dans les démocraties
33:17qui sont devenues
33:18démagogiques
33:18comme l'avait annoncé
33:19Platon
33:19chaque système
33:20a sa perversion
33:21on veut communiquer
33:22on fait de l'émotion
33:23on veut plaire
33:23on veut avoir l'air musclé
33:24comme Macron
33:25par exemple
33:26à un moment
33:26il prenait le t-shirt
33:27la barbe
33:27presque de Zelensky
33:28on veut avoir l'air
33:30tchurchilien
33:30et même monsieur Maluré
33:32c'est très bien ce qu'il dit
33:32mais dans les principes
33:33c'est magnifique
33:34et en plus
33:34on monte dans les sondages
33:35quand on fait une déclaration
33:36très fondée
33:38sur la morale
33:38et les principes
33:39c'est la diplomatie
33:40tic-toc
33:41on communique
33:41et d'ailleurs
33:41quand on va rencontrer
33:42quelqu'un
33:43maintenant un démocrate
33:44il va rencontrer
33:45un dictateur
33:45il va bien communiquer
33:46oui mais je l'ai remballé
33:47en privé
33:48je lui ai dit
33:48qu'il a l'arrêt de déconner
33:50en plus on joue au gros muscle
33:51ce qui ne se fait absolument pas
33:52en diplomatie
33:54qu'on soit démocrate ou pas
33:55jusqu'à il y a encore 20 ans
33:56ça ne se faisait absolument pas
33:58les diplomates de Chirac
34:00souvent ils sont interrogés
34:01dans les médias
34:01même mainstream
34:02ils le reconnaissent eux-mêmes
34:03ça ne se fait pas
34:04et maintenant tout le monde le fait
34:06c'est la diplomatie tic-toc
34:07qui est dangereuse
34:08et baisse de niveau
34:09connel jacogar
34:10mais elle est dangereuse surtout
34:11parce que parfois
34:12c'est des gens qui ont des diplômes
34:13et qui ont de la formation
34:14mais ils surfent
34:15parce qu'ils sont avant tout
34:16des politicards
34:17ils surfent sur des créneaux
34:18et donc on a des politicards
34:20on n'a plus de diplomates
34:21aujourd'hui
34:21c'est ça ?
34:22bien entendu
34:22mais j'écoutais
34:24avant hier matin
34:25j'écoutais un philosophe
34:26qui est François Julien
34:28qui est un très grand spécialiste
34:30un petit livre remarquable
34:33a-t-on encore le droit de penser
34:34en gros
34:35c'est pas le titre exact
34:36mais chez Grasset
34:38c'est passionnant
34:39parce qu'en fait
34:40il met le doigt
34:41sur tout
34:43tous ces défauts
34:44qu'on vient d'évoquer rapidement
34:45qui sont le besoin de paraître
34:47le besoin de répondre
34:48dans l'immédiat
34:49le pathos
34:50l'émotion
34:51et jamais le recul
34:53et jamais
34:55considérer nos intérêts
34:56propres à nous
34:57et ce recul que vous aviez
34:59vous l'avez payé
35:00cher Arnaud Klarsfeld
35:01au niveau de sa vie
35:02vous avez été
35:04on se souvient
35:05vous l'avez bien supporté
35:07mais vous avez été quand même
35:09fermement
35:09pour revenir
35:10quand Reagan
35:11dit à Gorbachev
35:12Mr Gorbachev
35:14tiré dans la loi
35:15on aurait pu dire
35:17c'est une diplomatie
35:18de TikTok
35:18mais ça a fonctionné
35:20donc c'est quand même
35:21normal que les démocraties
35:22mais peut-être
35:23parce que la diplomatie
35:24c'était pas dans l'intérêt
35:28mais il dialogait
35:29c'était pas dans l'intérêt
35:31de l'Europe
35:32d'avoir de telles relations
35:35avec la Russie
35:36à moins d'être certain
35:37que le régime
35:38et c'est ce que devait penser
35:40peut-être au début
35:41l'administration Biden
35:43que peut-être
35:45le régime pouvait tomber
35:46que le régime russe
35:47pouvait tomber
35:48et comme en 1991
35:50ils pouvaient placer
35:51leurs hommes
35:52d'Harvard
35:53de Yale
35:54etc
35:54à la tête
35:55des conglomérats
35:56russes
35:57c'était possible
35:58mais
35:59la Russie
36:00n'allait pas tomber
36:02malheureusement
36:03ou heureusement
36:04la Russie
36:04n'allait pas tomber
36:05elle est résiliente
36:07on l'a bien vu
36:08en 1941
36:08défaite
36:09défaite
36:10défaite
36:10et puis après
36:12face aux Allemands
36:13et après
36:14face aux Allemands
36:15et à d'autres armées
36:19européennes
36:20puisqu'il y avait aussi
36:20la Hongrie
36:21la Roumanie
36:22l'Italie
36:24etc
36:25la Russie
36:26s'est rétablie
36:27on a eu
36:28un prix de l'énergie
36:30bas
36:31ça a permis
36:32d'asseoir
36:32la sécurité
36:33enfin la prospérité
36:36européenne
36:37avec la sécurité
36:37garantie
36:38par les Etats-Unis
36:39et ces deux facteurs
36:41de prospérité
36:43ont été quasi retirés
36:45maintenant on doit payer
36:46pour bâtir une armée
36:48et on doit payer
36:50pour
36:51une énergie plus chère
36:53et les caisses
36:54sont vides
36:55donc ça va être
36:56très difficile
36:57je voudrais
36:57je vous propose
36:58d'avancer
36:58malheureusement
36:59le temps passe trop vite
37:01et je voulais vous entendre
37:02notamment
37:03sur les conséquences
37:04des mid-terms
37:04sur la situation
37:06en Iran
37:06mais avant
37:06peut-être faire un point
37:07avec vous
37:08j'ai lu
37:09avec attention
37:09votre article
37:10Régis Le Saumier
37:11aujourd'hui
37:12dans les colonnes
37:13du journal du dimanche
37:14sur une actualité
37:15c'est vrai
37:16on n'en a pas trop parlé
37:17parce qu'il n'était pas facile
37:18d'avoir des éléments
37:19de compréhension
37:20et des faits établis
37:22vous savez
37:22c'est cette maison
37:23maison de l'horreur
37:24maison
37:25que vous avez qualifiée
37:27de la maison
37:27de la torture
37:29ça s'est passé
37:30dans la banlieue de Cléef
37:31c'est la découverte
37:31d'un lieu de détention
37:32présumé
37:33lié au régime Azov
37:34ça s'est passé
37:34le lundi 2 novembre
37:35on a vu plusieurs dizaines
37:36peut-être même
37:36des centaines de personnes
37:37se rassembler
37:39devant une maison
37:39louée par la garde nationale
37:41et utilisée
37:42par le premier corps
37:44Azov
37:44donc des familles
37:45de soldats
37:45qui sont convaincus
37:46qu'on y détient
37:47et qu'on y maltraite
37:47des hommes
37:48et on se souvient
37:49de cette image
37:49qui a fait le tour du monde
37:50de cet adolescent
37:51de 14 ans
37:52en état de choc
37:53enroulé dans une couverture
37:54bref
37:55vous racontez
37:56vous citez
37:57le chef de l'administration
37:58présidentielle
37:59Kirill Obudanoff
38:00il existe beaucoup
38:01de bâtiments comme ça
38:02à travers le pays
38:02dites-nous un petit peu
38:04ce qui est établi
38:04puisque aujourd'hui même
38:05vous avez France Info
38:06qui dit
38:07qu'à ce stade
38:08aucune preuve
38:09n'établit
38:10l'existence
38:11de cette maison
38:12de la torture
38:12on voit bien
38:13finalement que
38:14les fois
38:15c'est difficile à établir
38:16qu'est-ce que vous avez
38:16vous retenu ?
38:17Ce que j'ai retenu
38:19pour moi globalement
38:20la révélation
38:21cet incident
38:22en particulier
38:23est
38:24une partie
38:25du voile
38:26de la conscription
38:27enfin des rafles
38:29d'hommes
38:30en âge de combattre
38:31dans les rues
38:32est ouvert
38:33c'est-à-dire
38:34le voile est levé
38:35d'une partie
38:37parce que
38:38quand on suit
38:39ce que vous dites
38:39sur ce qu'a dit
38:40Budanov
38:41en effet
38:41c'est des maisons
38:43comme ça
38:43il y en a d'autres
38:44alors l'explication
38:45d'Azov
38:45c'est de dire
38:46non c'était
38:47des déserteurs
38:47ou des gens
38:48qui se sont mal comportés
38:49donc ils ont été punis
38:51et on les envoie
38:52dans ces...
38:52Rappelons qui sont
38:53qui est le régiment Azov
38:55et les hommes d'Azov
38:56le régiment Azov
38:56si vous voulez
38:58c'est un symbole SS
38:59c'est un symbole SS
39:00mais bien sûr
39:01on nous dit
39:01c'est juste des nationalistes
39:02parce qu'en Occident
39:03on voit des fachos partout
39:04mais sauf quand il y en a des vrais
39:05ça qui est intéressant
39:07ça c'est le symbole
39:09du régiment Azov
39:10je pense que
39:11pour les téléspectateurs
39:12qui nous regardent
39:13on connaît Azov
39:14peut-être rappeler
39:15je rappelle
39:16c'est important de le rappeler
39:17mais c'est important aussi
39:18de dire
39:18où est Azov aujourd'hui
39:19par rapport à l'Ukraine
39:20et par rapport à l'armée ukrainienne
39:22Azov a pris une place
39:23qui n'est pas simplement
39:24il n'a pas été intégré
39:25comme c'était le cas
39:27dans l'armée ukrainienne
39:28il a pris une place centrale
39:29dans l'armée ukrainienne
39:30c'est-à-dire qu'Azov
39:31ils n'ont pas de pénurie
39:32ils n'ont pas de problème
39:33de recrutement
39:34c'est une philosophie
39:36c'est de l'ultra-nationalisme
39:37ils attirent à eux
39:38c'est un petit peu les stars
39:39on va dire
39:41sur le champ de bataille
39:42et ils sont en plus
39:43très très efficaces
39:43puisque
39:45en ce moment
39:46les reconquêtes de l'Ukraine
39:47sont en partie dues
39:49à leurs activités
39:50et à leurs actions
39:51sur le terrain
39:52donc ils ont cette aura
39:54maintenant
39:55comme les autres unités
39:57ukrainiennes
39:58ils ont plusieurs cultures
40:00au sein même
40:01de la garde nationale
40:03parce que là
40:04c'est un régiment
40:04de la garde nationale
40:05c'est-à-dire que l'Ukraine
40:07à la différence de la Russie
40:08en Russie
40:09vous avez des régiments
40:10de volontaires
40:11qui sont rattachés
40:12au ministère de la Défense
40:14et l'armée russe
40:15elle est
40:16on va dire centralisée
40:17en Ukraine
40:18c'est pas du tout ça
40:19vous avez plusieurs éléments
40:20plusieurs milices
40:21qui aujourd'hui
40:22se disputent
40:23les postes
40:24qui ont des intérêts
40:26qui parfois
40:26ont des ministres
40:28qui sont élus
40:28qui sont désignés
40:30qui viennent de leur rang
40:31donc si vous voulez
40:32c'est complètement différent
40:34et ces excès-là
40:35pour moi
40:36ce qui s'est passé
40:37alors on peut argumenter
40:38comme le fait France Info
40:40de dire
40:40c'est pas vraiment
40:41de la torture
40:42on a vu quand même
40:43quelques vidéos sortir
40:44de type avec le visage
40:46tuméfié
40:46de cette fameuse maison
40:48quatre personnes
40:49ont été en sortie
40:51et sont parties
40:52en ambulance
40:52ce jeune
40:54il a fait son témoignage
40:56quand il était à l'hôpital
40:57immédiatement
40:58il a été placé
40:59dans la fameuse liste
40:59vous le savez
41:00de ce site internet
41:01que l'Ukraine tient
41:02depuis le début de la guerre
41:03dans laquelle
41:04certains journalistes
41:05tout à fait respectables
41:06sont
41:07et dans laquelle
41:07par exemple
41:07j'ai appris
41:08que Marine Le Pen
41:09se trouvait sur cette liste
41:10c'est une liste
41:11des ennemis de l'Ukraine
41:12qui s'appelle
41:13le site s'appelle
41:14Mirovorets
41:16et donc
41:17on n'encourage pas
41:18officiellement
41:19à souhaiter du mal
41:22à ces gens
41:23mais si vous voulez
41:23il y a quand même
41:24une liste
41:24moi j'ai jamais entendu
41:25Jean-Noël Barraud
41:27se plaindre
41:28ou nous expliquer
41:29qu'est-ce que c'est
41:30que cette liste
41:31si vous voulez
41:31et donc
41:32le jeune
41:34et ses parents
41:35ont été placés
41:36sur cette liste
41:37et ça montre
41:38finalement cette affaire
41:39c'est aussi
41:40la crise de la mobilisation
41:42en Ukraine
41:43colonel Augard
41:43c'est ça aussi
41:44que ça révèle tout cela
41:45il faut insister
41:46sur l'érosion démographique
41:48qui est faramineuse
41:49en Ukraine
41:50et donc la difficulté
41:51à remplacer
41:53les morts
41:54et les blessés
41:55au combat
41:55et donc
41:56il y a ce système
41:57de recrutement forcé
41:58qui inonde
42:00les réseaux sociaux
42:01aujourd'hui
42:01à défaut de la presse
42:03avec la bucification
42:05puisque c'est le terme
42:06qui est employé
42:07on embarque
42:08des gens de force
42:08on en fait rapidement
42:11des soldats
42:11plus ou moins
42:12motivés
42:13parce que dans ces conditions
42:14là
42:15je crains le pire
42:16je crains pour les chefs
42:17qui montrent l'exemple
42:18et qui peuvent se prendre
42:19une balle dans le dos
42:20par ces gens là
42:21qui sont mobilisés
42:22de force
42:23et dans des conditions
42:26assez coercitives
42:27et dramatiques
42:29et qui ne font pas
42:30pour autant
42:30des soldats d'élite
42:32donc les soldats d'élite
42:33ils sont chez Azov
42:34aujourd'hui
42:34mais c'est tout
42:35mais c'est tout
42:36que l'Occident
42:37ferme les yeux
42:38en tout cas en Europe
42:39sur ce bataillon Azov
42:41sur ce régiment Azov
42:42sur le lien
42:43avec disons
42:45avec l'Ukraine
42:46ou le nouveau
42:48régime ukrainien
42:49avec des figures
42:51qui sont
42:51qui ont collaboré
42:53avec les nazis
42:53je l'ai dit
42:54depuis le début
42:54de la guerre
42:56j'ai été fortement critiqué
42:58et d'ailleurs
42:58personne dans l'Union Européenne
43:00n'a jamais critiqué
43:01l'Ukraine
43:02alors qu'il leur envoie
43:03des centaines de milliards
43:04d'euros
43:05il crie un peu
43:07sur la corruption
43:07parce qu'il y a l'argent
43:09mais il pourrait dire
43:10c'est honteux
43:10que vous valorisiez
43:12et traitez
43:13comme des héros nationaux
43:15des gens qui ont collaboré
43:16avec les nazis
43:17et qui ont tué
43:19sans pitié
43:21des milliers
43:22des dizaines de milliers
43:23de familles juives
43:24avec les nazis
43:26des grands-mères
43:27et des bébés
43:28jamais ils le disent
43:29c'est quand même incroyable
43:30ça j'arrive pas
43:31à...
43:33j'arrive pas à comprendre
43:34qu'ils ne le disent
43:35même pas
43:36alors qu'ils ont quand même
43:37le poids financier
43:38et qu'ils veulent
43:38la faire rentrer
43:40l'Ukraine
43:40dans l'Europe
43:41avec ce passé
43:43maintenant
43:43sur la maison
43:47là où il y a
43:48des mauvais traitements
43:49c'est évident
43:50que si on arrête
43:51des gens dans la rue
43:53sans leur volonté
43:55pour les envoyer
43:56sur une ligne de front
43:57et vous voyez
43:57comment est la ligne
43:58de front
43:59entre les Ukrainiens
44:00et les Russes
44:01c'est difficile
44:02de rester dans les tranchées
44:03dans le froid
44:04et tout ça
44:04et qu'on prend les gens
44:06dans la rue
44:07on les envoie
44:07dans des lieux de transit
44:08il faut bien les garder
44:09quelque part
44:10avant de les envoyer
44:11sur le front
44:12parfois ils peuvent
44:14protester
44:14quand on proteste
44:15avec des gens
44:16qui ont l'expérience
44:17des combats
44:18et qui sont des gros durs
44:19ils vous envoient
44:20des coups
44:20pour que vous ne protestiez
44:22pour que vous protestiez
44:23moins
44:23maintenant
44:24dans les armées
44:26l'armée russe aussi
44:27ça ne doit pas être
44:27très gai
44:28il y avait des reportages
44:29je me rappelle
44:30il y a 10 ou 15 ans
44:33où le bisutage
44:34était très très dur
44:36dans l'armée russe aussi
44:38mais l'armée russe
44:39au moins
44:39paye les gens
44:41et on ne voit pas
44:42ou on voit moins
44:43ou on ne voit pas
44:44d'ailleurs je n'ai pas vu
44:44d'images
44:45de personnes
44:46se faisant arrêter
44:47dans la rue
44:48au hasard
44:49peut-être que ça existe
44:50mais en tous les cas
44:51on ne les voit pas
44:52les déserteurs maltraités
44:53en France
44:54bon ça c'est une
44:54en France
44:56en 1917
44:59les soldats
45:00allaient vers les lignes
45:03allemandes
45:03avec le fusil
45:04du colonel
45:05pas vous
45:05mais qui était
45:06dans le dos
45:08et qui ont cru
45:09et tiré
45:10il y avait des exécutions
45:13il y en a eu
45:14on va commencer
45:16comme on a terminé
45:16c'est à dire
45:17par un tour de table
45:18mais sur un autre sujet
45:19cette fois concernant
45:20la conséquence des mid-terms
45:22sur la guerre en Iran
45:23en tout cas
45:24sur les décisions
45:25de Donald Trump
45:27puisque vous le savez
45:28c'était le 3 novembre
45:30les électeurs
45:30ont décidé
45:32ont infligé
45:32un revers
45:33aux républicains
45:34les démocrates
45:35y reprennent donc la main
45:36au congrès
45:37sur le budget
45:38et sur le contrôle
45:39de l'exécutif
45:40est-ce que cette victoire
45:41des démocrates
45:42elle peut influer
45:43sur la politique internationale
45:45de Donald Trump
45:45bon il y a une chose
45:46qui est sûre
45:47Donald Trump
45:48il reconnaît
45:49que la guerre
45:50en Iran
45:51a eu un impact
45:51sur les élections
45:52écoutez
45:55je pense que c'est
45:56en grande partie vrai
45:57car cela a fait monter
45:58un peu les prix de l'essence
45:59à court terme
45:59et c'est sans doute vrai
46:00mais en même temps
46:01si c'était à refaire
46:02je le referais
46:03car à long terme
46:04c'est la seule solution
46:06on ne peut pas laisser l'Iran
46:07avoir une arme nucléaire
46:10donc en seum
46:11on l'a bien compris
46:11à la fois
46:12il reconnaît sa défaite
46:13et en même temps
46:14il dit qu'il ne laissera
46:15jamais l'arme nucléaire
46:16à l'Iran
46:17et il a laissé entendre
46:18d'ailleurs
46:18que des frappes
46:19étaient possibles
46:19avant de vous entendre
46:20on va réécouter
46:21toujours intéressant
46:22de réécouter
46:22Xenia Federova
46:23alors sur la posture
46:24de Donald Trump
46:25c'était le 31 mai dernier
46:26elle rélevait finalement
46:28que les frappes tactiques
46:29ne changeraient pas grand chose
46:31en réalité sur le terrain
46:32et elle soulignait
46:34les difficultés
46:35de Donald Trump
46:35dans ce conflit
46:36écoutez
46:37les Etats-Unis
46:38les Etats-Unis
46:38c'est un pays
46:39très puissant
46:40militairement parlant
46:41mais on sait très bien
46:43comment c'est fini
46:45par exemple
46:45pour les Etats-Unis
46:46en Afghanistan
46:4720 ans après
46:48on avait toujours
46:49les talibans
46:50qui ont le pouvoir
46:51et la retraite
46:52des américains
46:53c'était quand même
46:53avec les images
46:54assez dramatiques
46:55on peut dire
46:55c'est pas exactement
46:57ce que Donald Trump
46:58je pense cherche
46:59aujourd'hui
46:59c'est engager
47:00dans une guerre
47:00de longue durée
47:01parce que pour vraiment
47:02changer
47:03le régime iranien
47:04il faut aller
47:05sur les terrains
47:06les frappes tactiques
47:08même si c'est
47:09les frappes massives
47:10ça va pas changer
47:11beaucoup de choses
47:11à mon avis
47:12en tous les cas
47:13je pense que
47:14c'est important
47:14pour Donald Trump
47:15de rappeler chaque jour
47:16qu'ils sont toujours
47:19capables de reprendre
47:20c'est une façon
47:21de mettre encore plus
47:22les pressions
47:23sur les Etats-Unis
47:24après est-ce que
47:25c'est vraiment
47:26dans son intérêt
47:26on a déjà évoqué
47:27le fait que
47:28pour sa popularité
47:29avant les mid-terms
47:30mais aussi
47:31qu'est-ce que ça le donne
47:32en fait
47:33ça coûte très cher
47:34cette guerre
47:36ça coûte cher
47:36aux américains
47:37il faut demander
47:38encore une fois
47:39en un moment
47:40d'accord
47:41de congrès
47:41je pense que
47:43je pense qu'ils cherchent
47:44c'est pour ça
47:45on voit aujourd'hui
47:45qu'un jour
47:46ils disent
47:47qu'ils sont très proches
47:48d'un accord
47:48parce qu'ils cherchent
47:49un accord
47:49ils essayent de
47:50mais les Perses
47:51ils sont très
47:53bien en négociation
47:54c'est beaucoup sûr
47:56évidemment
47:56et donc je pense
47:57que là
47:58comme Régis Lissamia a dit
48:00ils ont les cartes
48:01quand même
48:01donc c'est pas si facile
48:03pour Donald Trump
48:05alors
48:05dernier tour de table
48:06colonel Jacques Augard
48:08est-ce que finalement
48:09ce décryptage de
48:11Xenia Federova
48:12du 31 mai
48:13tient toujours aux gens
48:14oui moi je pense
48:14qu'elle a dit l'essentiel
48:15en fait
48:16ce que je crois
48:17c'est qu'il est
48:18entre deux
48:19postures
48:20c'est la palisse
48:21qui le dirait
48:22soit il reprend
48:24les frappes
48:25et il a dit
48:25avant les élections
48:27qu'il reprendrait les frappes
48:29soit il ne le fait pas
48:31il a en tout cas
48:32une fenêtre de tir
48:33à mon avis
48:33qui est assez courte
48:34parce que
48:35au début janvier
48:36si je ne dis pas de bêtises
48:39le congrès
48:39va changer complètement
48:40de couleur
48:41il aura la main
48:42sur la diplomatie
48:43américaine
48:44mais il aura
48:44aussi à compter
48:46avec
48:47la majorité
48:48au Sénat
48:48et la majorité
48:49à la chambre des représentants
48:50donc il est
48:53voilà
48:53alors soit il est
48:56c'est presque irrationnel
48:57chez lui
48:58son besoin
48:59de frapper l'Iran
49:01ça a dépassé
49:02à mon avis
49:02la réalité
49:03parce que
49:03je connais un peu l'Iran
49:05j'ai rencontré
49:06beaucoup de gens
49:07en Iran
49:07et je ne suis pas
49:08persuadé
49:09que leur volonté
49:10soit absolument
49:11de se doter
49:11d'une arme nucléaire
49:12ils veulent le nucléaire
49:14civil
49:14ça c'est indéniable
49:15ça a même été lancé
49:17par le Shah d'Iran
49:17à l'époque
49:18avant même
49:19la révolution islamique
49:21et le Roménie
49:22et le Raménei
49:22mais je ne suis pas
49:23persuadé
49:24que ce soit
49:26notamment pour des raisons
49:28religieuses
49:29ou philosophiques
49:30ou que ce soit
49:31leur but
49:32alors il est
49:33Trump
49:34il est obsédé
49:35par ça
49:36il était poussé
49:37par Netanyahou
49:38Netanyahou
49:39est en difficulté
49:39aussi aujourd'hui
49:40on va voir ce qui ressort
49:41oui exactement
49:42des élections
49:43israéliennes
49:44mais qui sont quand même
49:45très
49:45qui le remettent
49:46en
49:47dans une position
49:50un peu
49:50de déséquilibre
49:51et donc
49:52moi personnellement
49:53je préfère
49:54la diplomatie
49:55la négociation
49:57à la guerre
49:57allez pour terminer
49:58il ne reste plus
49:59un peu plus de deux minutes
49:59diplomatie
50:00il reste de la place
50:01à la diplomatie
50:02il reste de la place
50:02à la diplomatie
50:03mais c'est plus difficile
50:04après des morts
50:05et des destructions
50:06qu'avant
50:06la preuve
50:07le colonel
50:08le colonel parlait
50:08du refus du régime
50:09et du guide suprême
50:11pour la bombe nucléaire
50:12mais vous le savez
50:13ces derniers jours
50:14des passes d'Aran
50:15tout à fait officielles
50:17y compris
50:17Vaidi
50:18ont dit
50:18la guerre nous a convaincus
50:20qu'il est nécessaire
50:21d'avoir la bombe nucléaire
50:22je donne la parole
50:24à Arnaud
50:24qui est en désaccord
50:25avec
50:26les israéliens
50:26et les américains
50:27réagiront
50:28le désaccord
50:32premièrement
50:33ici ils veulent
50:34l'arme nucléaire
50:35normalement
50:36l'enrichissement
50:37pour le nucléaire
50:38civil c'est 3%
50:39ils enrichissent
50:39jusqu'à 80%
50:41premièrement
50:42sur les raisons religieuses
50:44qui les empêcheraient
50:45d'avoir la bombe atomique
50:46ça je ne crois pas trop
50:47en deux jours
50:48ou trois jours
50:49ils ont tué
50:4960 000 personnes
50:51qui protestaient
50:52donc je ne crois pas
50:52que les raisons religieuses
50:53doivent tellement
50:56les tracasser
50:57je crois que
50:59Trump ira
51:00jusqu'au bout
51:01il vaut mieux
51:02que ça soit
51:02d'un point de vue
51:04diplomatique
51:04mais si ce n'est pas
51:05d'un point de vue
51:06diplomatique
51:07et bien
51:07ce sera la guerre
51:08et bien merci
51:09à tous les quatre
51:10en tout cas
51:10les désaccords
51:11ont pu s'exprimer
51:12sur la situation
51:13géopolitique
51:13dans le monde
51:14géopolitique
51:14on en parle également
51:15dans Omerta
51:16Régis Le Saumier
51:17alors cette fois
51:17sur la situation
51:18en Afrique
51:19au Rwanda
51:19au Niger
51:20l'Afrique francophobe
51:21titrez-vous
51:22c'est votre hors-série
51:23numéro 4
51:24d'enquête et de reportage
51:26donc c'est intéressant
51:27on y retrouve d'ailleurs
51:28on vous y retrouve
51:29le colonel Jacques Augard
51:30et Alexandre Delval
51:31dans le dernier numéro
51:33on arrive au terme
51:35de cette émission
51:36je vous remercie tous
51:36alors je veux
51:37avant de conclure
51:39un hommage
51:39à un grand serviteur
51:41de la France
51:41que vous ne connaissez
51:43certainement pas
51:43aussi à travers une série
51:45une série
51:45qui avait été proposée
51:46par Canal Plus
51:48c'était le bureau
51:48des légendes
51:49vous l'avez tous vu
51:50et bien le colonel
51:51Patrick Vaugien
51:52c'était à l'âge
51:53de 80 ans
51:54et c'est lui
51:54qui a créé
51:56le vrai bureau
51:57des légendes
51:58Jacques Augard
52:00vous avez travaillé
52:01avec lui
52:02c'était un gardier
52:03de l'ombre
52:03qui cachait
52:04sa parfaite éducation
52:06de gentleman
52:06il a toujours été
52:07dans l'ombre
52:08il me semblait
52:10aujourd'hui
52:10il avait le droit
52:11aussi d'être dans la lumière
52:12merci
52:13merci parce qu'on a
52:15une amitié de 20 ans
52:16on a été partenaire
52:17on a créé
52:18la même société
52:19ma société ensemble
52:20et c'est un seigneur
52:22un vrai seigneur
52:23discret
52:23modeste
52:25avec la qualité
52:26des gens
52:27exceptionnels
52:29je lui rends hommage
52:31aussi
52:31parce que c'est
52:31une grosse perte
52:33pour moi
52:34pour la France
52:35et nous pensons
52:35donc à son épouse
52:36Gina
52:37et puis à ses enfants
52:38également ce soir
52:39un grand merci
52:40à tous les quatre
52:42l'actualité continue
52:43Elliot Deval
52:44tout de suite
52:45c'est le rendez-vous
52:46politique
52:46de CNews
52:47toute la soirée
52:49et ça commence
52:49dans un instant
52:5018h avec Elliot Deval
52:53excellente soirée
52:53sur notre antenne
52:54et merci à France
52:56Goldfarb de m'avoir aidé
52:56à préparer cette émission
52:57à très vite
52:58merci à tous