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Un décryptage de l’actualité internationale présenté par Gauthier Le Bret le mercredi à 21h et par Olivier de Keranflec’h le dimanche à 16h : #LHeureInter
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00:00Bonjour à tous, c'est votre rendez-vous du dimanche, bienvenue dans l'heure inter avec pour vous accompagner cet
00:05après-midi l'amiral Oudo de Lainville.
00:07Amiral, bonjour. Vous êtes notamment ancien chef d'état-major de la Marine Nationale.
00:11Arnaud Klarsfeld, habitué de l'heure inter à vos côtés. Arnaud, bonjour.
00:14Et Régis Le Sommier nous accompagne également, mon cher Régis, bonjour.
00:18Bonjour Olivier.
00:18Et pour ceux qui nous rejoignent sur l'heure inter à 17h, donc aujourd'hui, une pensée comme chaque dimanche
00:24à notre consoeur Xenia Fedorova.
00:27Vous le savez, expulsée à la demande du gouvernement, expulsée de France.
00:32Alors finalement, ce visage que vous voyez, c'est celui de la liberté d'expression menacée.
00:38Ils ont commencé par Xenia Fedorova et ils feront tout pour faire taire les voix qui dérangent.
00:44La machine est en marche, on le voit bien, mais nous, journalistes, vous le savez, sur CNews,
00:49nous ne sommes pas là pour servir le discours de ceux qui pensent être le camp de la bien-pensance.
00:55Nous sommes là pour décrypter la réalité, même quand elle gêne, et surtout et notamment sur les actualités internationales.
01:03Et on va démarrer tout de suite, si vous le voulez bien, par cette violence.
01:07Cette violence, vous l'avez vue en France, vous l'avez suivie sur CNews.
01:11La France emploie au chaos chaque semaine avec tout le ras-le-bol qui en découle.
01:15Mais au-delà de notre pays, c'est tout un continent qui est contaminé par ces violences dans le sillage,
01:21de manifestations d'ailleurs parfois inspirées de la France.
01:24Alors en Allemagne, par exemple, ces jeunes qui défilent à l'appel d'un collectif qui cite la France.
01:29La nuit tombe, Francfort aussi voit des pillages.
01:33A Berlin, 27 policiers sont blessés.
01:35En Italie, c'était vendredi, des centaines de milliers de manifestants contre la vie chère,
01:39des heures à Rome et à Turin et à Milan.
01:41Un étudiant l'a dit, je me suis inspiré des manifestations en France.
01:45On peut citer le Portugal, aussi à Lisbonne,
01:47où la police a démonté cette nuit un camp de jeunes qui protestait contre la crise du logement.
01:53L'Albanie aussi qui est touchée par la colère des étudiants.
01:58Là encore, on peut en parler.
01:59La révolution des flammes roses qui demande la démission du Premier ministre.
02:03Alors c'est vrai, Régis Le Saumier,
02:04on les voit ces violences en France,
02:06mais on les voit aussi sur tout le continent.
02:08N'est-ce pas le symbole finalement d'un continent,
02:10d'un continent européen qui est en train de s'effondrer,
02:13cette violence que l'on observe ?
02:14Je ne sais pas si le continent européen est en train de s'effondrer.
02:17En tout cas, il y a un phénomène de contagion qui est très inquiétant.
02:22Cela dit, il ne faut pas non plus tout mettre derrière la question de la vie chère,
02:29la question des revendications, un peu que nous connaissons dans notre pays.
02:34Le cas de l'Albanie est bien particulier.
02:36Oui, c'est encore autre chose.
02:37Celui de la Serbie qui a porté un collectif d'étudiants au pouvoir
02:40à la faveur des élections législatives est encore autre chose,
02:44parce que des manifestations, il y en a.
02:47Distinguons l'Europe de l'Est et l'Europe de l'Ouest, alors peut-être.
02:50On dira, oui, peut-être, c'est plutôt ça.
02:52Effectivement, ce n'est pas très étonnant que le mouvement français
02:56fasse école dans les pays limitrophes.
02:59Pourquoi ? Parce qu'il y a une véritable fascination.
03:02D'abord, c'est Alexandre Delval qui nous le disait l'autre jour.
03:05En Italie, le mouvement des Gilets jaunes est extrêmement vénéré
03:10par la gauche italienne.
03:12Donc, quand il y a, on va dire, une sorte de tentative de réactivation
03:17de ce mouvement des Gilets jaunes, même si ce n'est pas tout à fait la même chose.
03:20On est plus dans les lycéens, la question des étudiants, etc.
03:24et une sorte d'agrégation de mécontentement.
03:27Mais ce n'est pas étonnant que, finalement, nous fassions école.
03:32La France reste un modèle, mais elle l'a toujours été, quelque part.
03:36Quand il s'agit de faire la révolution, on regarde ce qui se passe en France.
03:40Et là, je pense que c'est un phénomène de contagion
03:44lié, effectivement, à une question médiatique
03:46et lié aussi au fait que les groupes sont interconnectés.
03:49Quand vous prenez l'extrême-gauche,
03:50les Black Blocs ont comme origine l'Allemagne.
03:52Ils ont essaimé à travers l'Europe.
03:55Ils sont d'ailleurs venus d'Allemagne par petit nombre, pas énormément.
03:59Et donc, il y a une connexion, il y a une caisse de résonance, on va dire,
04:05de ces mouvements et des professionnels aussi.
04:09Et d'ailleurs, c'est Lormandville, dans les colonnes du Figaro,
04:12qui l'écrivait la semaine dernière et qui faisait le lien
04:14et qui disait que la France était le front majeur d'une révolte
04:16dont les ingrédients sont présents à travers l'Europe.
04:19Ces ingrédients, c'est la jonction entre la gauche ultra
04:23révolutionnaire et une fraction de la jeunesse des banlieues
04:26baignée dans cet écosystème lié à l'islam politique,
04:29à l'idéologie décoloniale.
04:31La sagesse peut-être de l'amiral ou d'autres d'un ville,
04:34quel est votre regard sur ces violences en Europe,
04:38plus précisément en Europe de l'Ouest ?
04:40D'ailleurs, aujourd'hui, on nous a vendu l'Europe des nations,
04:43on a l'Europe de la violence aujourd'hui, peut-on dire.
04:45Comment vous l'analysez ?
04:46Moi, je pense que c'est plus général que ça.
04:49Ce n'est pas uniquement la situation sociale,
04:51puisque les militaires se préparent à une guerre de haute intensité.
04:55Ça veut dire que l'agressivité, elle est dans plusieurs champs d'activité
04:59de nos sociétés.
05:01Pour les militaires, ça vient du fait que le droit international
05:04est en train de sombrer,
05:07mais on pourrait trouver des parallèles
05:09avec ce qui se passe dans les sociétés en Europe.
05:11Et des militaires, d'ailleurs, qui sont engagés face à ces violences.
05:14On parle de la France, on parle aussi de l'Italie,
05:16avec des parachutistes, des militaires parachutistes qui ont été engagés.
05:18Cela aussi, c'est assez iné, dit l'amiral.
05:21Oui, oui, mais après, c'est une décision qui est très lourde à prendre
05:24en ce qui nous concerne.
05:25Et là, je n'aimerais pas être à la place de ceux qui ont à l'apprendre.
05:30En tout cas, ces dirigeants, justement, Arnaud Clarsfeld,
05:33n'ont-ils pas aussi une part de responsabilité face à ces violences ?
05:37Est-ce qu'on ne peut pas pointer la responsabilité de ces dirigeants européens,
05:42finalement, qui laissent aujourd'hui le chaos s'installer ?
05:45Notamment, je le précise, dans l'Europe de l'Ouest.
05:49Aux crises sociales et aux revendications légitimes
05:52d'une classe moyenne inférieure,
05:55ou même une classe moyenne qui fait face à des difficultés financières,
06:00vient toujours se greffer la violence de ceux qui veulent prendre la place
06:05de ceux qui sont en place, c'est-à-dire l'extrême-gauche
06:08qui cherche à renverser le mouvement,
06:10en plus le mécontentement des quartiers populaires
06:15qui se sentent, à juste ou à mauvais titre, lésés.
06:21Et puis, cette crise sociale,
06:24elle a quand même des origines qui sont internationales,
06:28c'est-à-dire qu'on a fait le choix de se passer d'un pétrole
06:32et d'un gaz à bon marché,
06:33qui est le pétrole et le gaz russe,
06:36et maintenant, on l'achète trois fois plus cher aux États-Unis.
06:39Et donc, ça grève nos finances publiques,
06:45et on ne peut pas répondre aux attentes légitimes
06:48d'une classe moyenne qui se sent complètement déclassée.
06:51En parallèle, il y a des inégalités qui s'accroissent,
06:55donc il y a tout pour les tensions qu'on voit dans la société.
07:01Et l'amiral a tout à fait raison.
07:03Il y a aussi des tensions guerrières,
07:06puisqu'il n'y a pas eu la guerre depuis 80 ans,
07:08et les gens oublient ce qu'était la guerre
07:11et ont de l'adrénaline ou de la testostérone en eux
07:17et veulent parfois recourir à la violence,
07:22alors que la violence, c'est le pire des mots
07:24à l'intérieur de la société
07:26et le pire des mots à l'extérieur de la société.
07:28Et comme depuis 2022, je le répète,
07:30il faut trouver une solution raisonnable en Ukraine.
07:35C'est ce qu'essaye de faire Trump
07:38au détriment de l'Ukraine, certes,
07:41mais peut-être pour le bien du monde occidental.
07:45Et on va y revenir, justement, Arnaud Carfel.
07:47Et peut-être que le fil rouge de cette émission,
07:50ce sera la responsabilité de nos dirigeants européens,
07:53parce que peut-être pour clore sur ces violences
07:54dans toute l'Europe,
07:55on se souvient de ce qu'on nous a vendu,
07:58finalement, une Europe,
07:59l'Europe du vivre ensemble,
08:01l'Europe de ses échanges économiques,
08:04où l'euro serait formidable
08:06et une Europe prospère, au fond,
08:09qui pourrait concurrencer les États-Unis.
08:11On n'en est plus du tout là.
08:13Non, le rêve européen a complètement disparu.
08:17L'Europe n'est pas aimée par ses habitants.
08:21En tout cas, cette forme d'Europe,
08:23cette superstructure européenne,
08:25qui prend des tournures, quand même,
08:28somme toute, menaçantes.
08:30Quand vous savez qu'une élection,
08:32par exemple, en Roumanie,
08:33est annulée parce que le candidat
08:35n'est pas arrivé en tête,
08:36n'est pas le bon.
08:37Quand vous savez qu'on a assisté,
08:39ce week-end, aussi, en Pologne,
08:41a quasiment...
08:42Prochance musée, Régis, la Pologne.
08:44Oui, la Pologne,
08:45mais la Pologne,
08:46c'est aussi une pression des européistes.
08:49Et cette Europe-là,
08:51eh bien, elle n'apporte pas le bonheur,
08:52elle n'apporte pas le...
08:53On va dire,
08:54elle ne fait pas monter le...
08:56Comment...
08:57Le niveau de vie.
08:59Et les gens,
09:00en particulier les agriculteurs,
09:02mais même toutes les professions,
09:04ne voient plus d'espoir dans cette Europe.
09:06C'est intéressant parce qu'il y a aussi la question,
09:08et je rajouterai à cette analyse,
09:10la question de la légitimité aussi des dirigeants.
09:13Vous avez, en France comme en Allemagne,
09:15pour prendre ces deux pays,
09:16le chancelier allemand,
09:18qui est extrêmement faible dans sa popularité,
09:22qui est talonné par l'AFD,
09:25Die Linke,
09:26qui est l'héritier direct de l'ancien parti
09:30de l'ex-Allemagne de l'Est,
09:32le parti communiste de l'ex-Allemagne de l'Est,
09:33qui a fait des scores remarquables
09:35aux dernières élections.
09:37Et en France,
09:37vous sentez bien qu'il y a le RN et LFI qui montent.
09:41Donc, vous êtes face à des dirigeants
09:43qui se sont délégitimés.
09:46Certains...
09:46Merde, s'il n'y peut rien,
09:48il a été élu la dernière fois,
09:49mais Emmanuel Macron,
09:50lui, il avait la possibilité de démissionner
09:52quand il a été mis en minorité
09:55aux élections européennes
09:56et deux fois de suite aux élections législatives.
09:59Il a décidé de rester au pouvoir,
10:01d'où cette crise aussi de la légitimité.
10:03Alors, vous l'avez évoqué,
10:04vous l'avez évoqué,
10:05on va faire un focus sur cette crise en Pologne,
10:07tout à fait révélatrice, d'ailleurs,
10:10de ce que vous disiez.
10:11Plus personne en Europe,
10:12quasiment à part l'AFD,
10:14ne fait campagne pour quitter l'Europe.
10:16Même l'Angleterre revient dessus.
10:18Donc, les gens sont hostiles
10:20aux carcans, peut-être, européens,
10:21mais quand même comprennent
10:23qu'avec un marché
10:24de presque 500 millions d'individus,
10:28avec un PIB de 200 milliards d'euros,
10:35etc., ou 2000 milliards d'euros,
10:37je ne m'en rappelle plus,
10:38mais en tous les cas,
10:38que l'Europe constitue une force
10:41et que face à la Chine et aux États-Unis,
10:44il vaut mieux être uni quand même
10:46d'une certaine manière.
10:47Je vous rejoins,
10:48mais peut-être pas avec les méthodes
10:51que nous observons.
10:52Plus personne ne veut quitter l'Europe.
10:54Plus personne, quasiment,
10:55Mais en tout cas,
10:56ce sont les méthodes
10:57qui sont remises en cause.
10:59Et c'est pour ça que nous faisons
11:00ce focus sur la crise en Pologne.
11:02Alors, pour bien comprendre
11:03ce qui joue,
11:04peut-être cette petite comparaison.
11:07Imaginez, nous sommes en France,
11:08quelques mois après l'élection présidentielle,
11:11et là, des policiers en anti-émeute,
11:14en tenue, encerclent le Conseil constitutionnel
11:16pour écarter Richard Ferrand.
11:18Imaginez la situation.
11:20Tout le monde crierait,
11:21bien évidemment, à la dictature.
11:22Vous en convenez ?
11:23Et bien, finalement,
11:24c'est ce qui s'est passé,
11:25en quelque sorte,
11:26à Varsovie, en Pologne.
11:27Vendredi, une juge,
11:29alors du camp pro-européen,
11:31je vais essayer de vulgariser,
11:32a suspendu deux juges
11:33du camp souverainiste.
11:35Tout cela sous protection policière.
11:37Vous voyez les images.
11:38Et c'est vrai qu'en Pologne,
11:39vous avez deux camps qui s'affrontent.
11:41Vous avez le président Karol Navrowski,
11:43souverainiste,
11:43et le Premier ministre Donald Tusk,
11:46lui, pro-européen.
11:47Et leur champ de bataille
11:49sur la question
11:50aujourd'hui sur laquelle
11:51nous nous arrêtons,
11:52c'est le tribunal constitutionnel,
11:54l'équivalent de notre Conseil constitutionnel.
11:57Ces juges sont élus par le Parlement,
11:59ils doivent prêter serment
12:00devant le président.
12:01Le président, justement,
12:03s'appuie sur la constitution
12:04et refuse de le faire
12:06pour cinq juges
12:07choisis par la majorité
12:08de Donald Tusk.
12:09On voit à l'antenne les différences.
12:10Et vendredi,
12:12l'une de ces juges pro-européennes
12:13a suspendu le président du tribunal
12:15et son adjoint.
12:16Le président polonais
12:17rentre d'urgence
12:18alors du Sénégal.
12:19Il dénonce
12:20une prise de contrôle
12:21par la force.
12:23Donald Tusk,
12:23appuyé par la Commission européenne,
12:25lui, répond
12:26« Pas de compromis ».
12:27Voilà, c'est assez complexe,
12:28mais vous allez tout comprendre
12:29puisqu'on va aller un petit peu plus loin
12:31avec Alexandre Delval,
12:33géopolitologue,
12:34qui est en liaison avec nous.
12:36Alexandre,
12:36merci d'avoir accepté notre invitation.
12:38Il est intéressant de vous avoir
12:39cet après-midi
12:40puisque vous avez réagi
12:42sur cette actualité
12:43sur les réseaux sociaux.
12:44Vous parlez du camp moraliste,
12:46Eurobéa,
12:47qui offre un spectacle édifiant
12:49avec le limogéage illégal
12:51du président du tribunal constitutionnel.
12:54Déjà, dites-nous,
12:56pourquoi est-ce illégal
12:57ce qui s'est joué
12:58en Pologne, selon vous ?
13:00C'est illégal
13:02parce que le président
13:03du tribunal constitutionnel
13:05est protégé
13:05par la Constitution
13:07et par la loi.
13:08Son mandat, en fait,
13:09ne peut pas être interrompu
13:11par un acte de la majorité,
13:14fût-ce un vote du Parlement
13:15comme on prétend
13:17que ça a été le cas.
13:18Aucune procédure
13:19n'a par ailleurs été respectée,
13:21ni la nomination
13:21par le président de la République,
13:23ni le serment
13:24qui doit être prêté.
13:26Alors, ça se discute,
13:26il y en a qui disent
13:27oui, mais ils ont refusé
13:27parce que ce n'était pas
13:29véritablement au départ
13:30dans le texte,
13:31même si c'est devenu
13:32comme une sorte
13:33de jurisprudence,
13:34ni la décision
13:35de l'Assemblée
13:36du tribunal elle-même
13:37qui n'est pas unanime.
13:38Et en fait,
13:39un simple juge du tribunal
13:41ne peut pas démettre
13:43le président d'un tribunal
13:44qui a été nommé légalement
13:46et dont le mandat
13:47n'est pas terminé.
13:48Donc, un organe…
13:50Et le problème,
13:51c'est qu'un organe
13:51de contrôle
13:53ne peut pas être démis
13:54par ceux-là même
13:55qu'il doit contrôler.
13:57C'est tout le problème
13:58de cette crise.
13:59Un gouvernement
14:00accuse un tribunal
14:02suprême
14:03d'être proche
14:05d'un parti politique,
14:06en l'occurrence
14:06le PIS,
14:07le PIS,
14:08mais ce même gouvernement
14:09veut nommer
14:10le bras droit
14:11le bras droit
14:12de M. Tusk
14:13à la place
14:14du chef du tribunal,
14:16enfin du président
14:17du tribunal suprême
14:18qui lui-même
14:18était légitime
14:19et qu'on ne pouvait pas
14:21normalement changer.
14:22Vous parleriez,
14:23Alexandre Delval,
14:24d'un coup d'État
14:25puisque on l'entend
14:26ici ou là,
14:27cette formule,
14:28il se passe un coup d'État
14:29en Pologne.
14:30Est-ce que pour vous,
14:31c'est la bonne formule ?
14:33Alors, bien sûr,
14:33le terme est fort,
14:35je le concède.
14:35Je vais utiliser,
14:36ce n'est pas forcément
14:38juridiquement
14:38le mot le plus approprié,
14:40mais c'est celui
14:41du camp conservateur,
14:42bien sûr,
14:43des souverainistes
14:44qui s'appuient
14:45sur le fait
14:45que la Constitution
14:46polonaise,
14:47dans son texte,
14:49dans ses articles
14:49eux-mêmes,
14:50notamment les articles
14:527 et 8,
14:53prévoient que rien
14:55n'est au-dessus
14:55de la norme
14:57constitutionnelle polonaise.
14:58C'était le cas
14:59aussi en Allemagne,
15:00Karlsruhe,
15:00et donc le terme est fort,
15:03mais il est utilisé
15:03aussi par des
15:04constitutionnistes polonais
15:06que j'appellerais
15:07traditionnalistes
15:08qui disent que
15:08c'est le texte même
15:09de la Constitution polonaise
15:11qui est la norme suprême.
15:12Et le président du tribunal,
15:16Tchaikovsky,
15:16je ne sais pas si je prononce
15:17bien,
15:18lui-même a parlé,
15:19c'est quand même un juriste,
15:19et c'est quand même
15:20le président légal du tribunal,
15:21il a parlé de coups d'État
15:23hybrides.
15:23Il a dit, certes,
15:24ce n'est pas avec des armes
15:25ni des chars,
15:26mais dans sa plainte
15:27qu'il a formulée
15:29légalement contre,
15:29parce qu'il a le droit
15:30de faire des recours,
15:31contre Tusk,
15:32il parle de coups d'État
15:33hybrides,
15:33c'est-à-dire
15:35en utilisant
15:35des visions
15:37et des interprétations
15:38un petit peu orientées,
15:39puisqu'en fait,
15:40chaque camp est orienté,
15:41si on essaie d'être juste,
15:43c'est un enjeu
15:44qui consiste
15:45à contrôler
15:46l'organe
15:47qui,
15:48dans les démocraties
15:49que moi j'appelle
15:49post-démocratie,
15:51post-démocratique,
15:52dans le système
15:53post-démocratique,
15:54ce ne sont plus
15:55les organes classiques
15:57qui décident
15:58des lois,
15:58ce sont des juges
15:59nommés
16:00par le pouvoir politique.
16:01Donc forcément,
16:02l'enjeu dans tous
16:03les pays européens
16:04aujourd'hui,
16:04c'est qui contrôlera
16:05la norme suprême
16:07ou plutôt
16:07le tribunal suprême,
16:09mais c'est l'enjeu.
16:10Si Marine Le Pen
16:10arrive au pouvoir
16:11ou si,
16:12je ne sais pas,
16:13M. Isnard
16:14ou un souverainiste
16:15plus ou moins modéré
16:17ou plus ou moins dur
16:18arrive au pouvoir,
16:19il sera bloqué
16:20par la Cour constitutionnelle
16:21qui elle-même
16:22a été minée
16:23par la nomination
16:26de juges
16:26qui sont en faveur,
16:28je dirais,
16:28entre guillemets,
16:29du système
16:29anti-souverainiste.
16:31Donc c'est un enjeu
16:32de toutes les démocraties
16:33occidentales.
16:34Est-ce que le vote suprême,
16:36le vote légitime
16:37des élus
16:38de la nation
16:39doit primer
16:40ou est-ce que
16:41des tribunaux suprêmes
16:42qui se réfèrent
16:43à des normes
16:44supranationales,
16:45internationales
16:45ou européennes,
16:46en l'occurrence européennes,
16:48est-ce qu'ils ont le droit,
16:49est-ce que c'est légitime
16:50dans une démocratie
16:51que le vote,
16:52admettons,
16:52de 70% de députés
16:54soit bloqué
16:55par neuf juges ?
16:56C'est le problème en France,
16:57en Italie,
16:57il y a une crise aussi
16:58en Italie à ce sujet.
16:59Dernière question rapidement,
17:00Alexandre Delval,
17:01Donald Tusk,
17:01il parle du rétablissement
17:03de l'état de droit
17:03pour justifier
17:05un tel limogéage.
17:06Cela ne tient pas,
17:07selon vous ?
17:09Ça peut tenir,
17:10si on fait de la géopolitique,
17:11on essaie de voir
17:13les deux représentations
17:14antagonistes.
17:14ça tient du point de vue
17:15de Tusk,
17:16il se réfère
17:16à l'idée européenne
17:19qui a été d'ailleurs
17:19dans une juridiction européenne
17:21qui a été prononcée,
17:21de la supériorité
17:23du droit européen.
17:25Mais est-ce qu'on rétablit
17:26l'état de droit
17:27en le violant,
17:28puisque je le répète,
17:29on a quand même violé
17:30le fait
17:30que le président actuel
17:31du tribunal
17:32est légal,
17:33il est légalement nommé
17:35et son mandat
17:36est en cours,
17:37il ne peut pas
17:37être renversé,
17:38y compris par le vote
17:39d'un parlement.
17:41Imaginez le problème
17:42de stabilité.
17:43si chaque gouvernement
17:45qui arrive
17:45après une alternance politique
17:47veut défaire le président
17:48en exercice légal
17:50parce qu'effectivement
17:51il va lui bloquer
17:52un petit peu
17:52son action,
17:55c'est un problème
17:56extrêmement important.
17:57On le voit aux Etats-Unis,
17:59on le voit au Brésil.
18:00Regardez Lula,
18:01Lula a été en prison,
18:02ensuite il a été libéré
18:03de prison
18:04par un juge suprême,
18:05ensuite un tribunal suprême
18:07a permis
18:09la condamnation
18:10du président
18:11sortant
18:12et regardez
18:14autour de Trump
18:15aussi
18:15les nominations
18:16des juges
18:17de la Cour suprême
18:19américaine,
18:19dans toutes les démocraties
18:21aujourd'hui
18:21il y a un énorme enjeu
18:23autour de cette juridiction
18:24puisque c'est en fait
18:26le véritable pouvoir.
18:27C'est ce que j'appelle
18:28la post-démocratie.
18:29Merci beaucoup
18:30Alexandre Delval
18:31pour votre éclairage.
18:32Ce qui est intéressant
18:33sous votre contrôle
18:34vous me dites
18:34si j'ai bien compris
18:35Arnaud Klarsfeld
18:36finalement tout le monde
18:37met en avant
18:37l'état de droit
18:38c'est-à-dire
18:39Donald Tusk
18:40mais également
18:40ses adversaires
18:41mais pour Donald Tusk
18:42l'état de droit
18:43ne tient que si
18:44les juges
18:45sont pro-européens.
18:46Est-ce que c'est pas ça
18:47qu'il faut comprendre
18:48finalement ?
18:48C'est une crise
18:50institutionnelle
18:51c'est pas un coup d'état
18:52mais en matière de droit
18:54chacun voit midi
18:55à sa porte
18:56et dans ce conflit
18:57en Pologne
19:00chacun reproche
19:01à l'autre
19:02d'avoir nommé
19:03illégalement
19:04plus ou moins
19:05illégalement
19:06les juges
19:06à la Cour suprême
19:07il devrait mieux
19:08trouver un compromis
19:09vu que chacun
19:10reproche à l'autre
19:12exactement ce qu'il se reproche
19:15mais en tous les cas
19:17ça montre
19:17comme Alexandre l'a dit
19:19les tensions
19:19en Europe
19:21sur les Cours suprêmes
19:23qui effectivement
19:26jugent
19:27ce que la souveraineté populaire
19:29a jugé auparavant
19:32on l'a bien vu
19:33en Israël
19:34aussi
19:34quand il y avait
19:35les manifestations
19:38chaque sortie de Shabbat
19:40en Israël
19:41où il y avait
19:41des dizaines de milliers
19:42de personnes
19:43qui manifestaient
19:44parce que
19:46Netanyahou
19:47le gouvernement
19:48Netanyahou
19:49voulait se débarrasser
19:50de la
19:51enfin voulait
19:52décider
19:53que
19:55les décisions
19:56de la Cour suprême
19:57pouvaient être
19:58renversées
19:58par un vote
19:59du Parlement
20:00mais si
20:00une décision
20:01de la Cour suprême
20:02peut être renversée
20:04par un vote
20:04du Parlement
20:05alors à quoi sert
20:06la Cour suprême
20:07on peut se demander ça
20:08mais les Cours suprêmes
20:09n'ont pas toujours existé
20:11par exemple en France
20:12le Conseil constitutionnel
20:14n'existait pas
20:15ni sous la première
20:15ni sous la deuxième
20:16ni sous la troisième
20:17ni sous la quatrième
20:18république
20:19c'était un choix
20:20d'avoir des Cours suprêmes
20:22les Etats-Unis
20:24l'ont initié
20:25avec la constitution
20:27américaine
20:28mais il y a des pays
20:29où en France
20:30sous la troisième république
20:31il n'y avait pas
20:32il n'y avait pas
20:32de Conseil constitutionnel
20:34et on voit en tout cas
20:34que ça peut toucher
20:35ça peut menacer
20:36tous les pays occidentaux
20:37c'est ce que nous avons en tête
20:38lorsque Alexandre Delval
20:40s'est exprimé
20:41il y a quelques instants
20:43cette crise
20:43elle lit beaucoup
20:45au fond de la politique
20:46de Bruxelles
20:47et j'aimerais regarder
20:48mettre en parallèle aussi
20:49ce message
20:50du Premier ministre
20:51slovéne
20:52puisqu'il s'en désole
20:53de cette politique européenne
20:54c'est intéressant
20:55parce que vous l'évoquiez
20:56quand nous avons décidé
20:57d'entrer dans l'UE
20:58personne n'imaginait
20:59que l'un de ses Etats membres
21:00et dans l'Union en général
21:02il serait possible
21:02sans conséquence
21:03d'annuler une élection
21:05présidentielle en Roumanie
21:06vous en parliez
21:07Régis Le Saumier
21:07envoyer la police
21:08au tribunal constitutionnel
21:10en Pollyon
21:10ou encore
21:11accorder près d'un million
21:12de nationalités
21:13à des migrants illégaux
21:13par une procédure
21:15accélérée
21:16fil rouge
21:17nos dirigeants
21:18et c'est vrai
21:20Régis Le Saumier
21:21que l'UE
21:21n'est plus cette Europe
21:22des nations
21:22qu'on nous a vendues
21:24et c'est ce qu'il dit clairement
21:25le Premier ministre sloven
21:26le Premier ministre sloven
21:27d'ailleurs
21:27là vous avez mis
21:28trois articles
21:29sur les huit
21:29il y en a eu huit
21:30c'était trop long
21:31exactement
21:31c'était trop long
21:32mais je vais synthétiser
21:34ceux qui ne sont pas écrits
21:36c'est des articles
21:37directement liés
21:38à la liberté d'expression
21:40et à la suppression
21:40de chaînes
21:42qui a été opérée
21:44en Hongrie
21:45et qui a été opérée
21:46en Slovénie également
21:47donc il explique
21:49que l'Union Européenne
21:50interdit des chaînes
21:51l'Union Européenne
21:52en France
21:52on l'a vu en France
21:53en France c'est aussi le cas
21:54mais si vous voulez
21:55ce qui me paraît intéressant aussi
21:57c'est
21:58peut-être qu'autrefois
22:00il n'y avait pas autant
22:01finalement d'agitation
22:03autour des cours
22:04cours suprêmes
22:05ou cours constitutionnels
22:07ou conseils constitutionnels
22:09et autres
22:10parce que
22:11je dirais
22:11les visions
22:13étaient
22:14disons qu'on était
22:15dans les mêmes pays
22:16il y avait la droite
22:17la gauche
22:18en tout cas
22:18pour ce qui est de chez nous
22:20il n'y avait pas tellement
22:21la vision européiste
22:23ou la vision souverainiste
22:24et on sent qu'aujourd'hui
22:25ces deux camps
22:26s'affrontent
22:27et qu'il y a vraiment
22:29une position
22:31et ça
22:32ça dépasse simplement
22:33les intérêts nationaux
22:35quand je parlais
22:36de la Roumanie
22:37c'est quand même
22:38le scandale
22:38le plus hallucinant
22:40comment imputer
22:42à des algorithmes
22:43une soi-disant
22:45ingérence pro-russe
22:46qui était démentie
22:47par la suite
22:47pour faire annuler
22:48une élection
22:49empêcher celui
22:51qui était arrivé en tête
22:53de se représenter
22:54à l'élection
22:55et finir par l'arrêter
22:56sans réel fondement
22:58c'est quand même
22:59absolument incroyable
23:00on me dirait
23:00c'est la Roumanie
23:01mais vous avez
23:02exactement la même chose
23:03enfin pas exactement
23:04puisque le camp européiste
23:06l'a remporté
23:07mais avec Maya Sandou
23:08en Moldavie
23:10vous avez eu
23:10le même genre
23:11d'ingérence européenne
23:13et vous avez
23:14régulièrement
23:15des ingérences européennes
23:17et ce que dénonce
23:18le premier ministre
23:19sloven
23:19c'est précisément ça
23:20c'est à dire que
23:21dans la marche des états
23:23et bien
23:23Bruxelles intervient
23:25et Bruxelles
23:26dicte de façon ferme
23:28autoritaire je dirais
23:29ce qu'on parle
23:30dit toujours
23:30que nous
23:31c'est la démocratie
23:32alors qu'ailleurs
23:34il n'y a que des autocrates
23:36nous Bruxelles
23:37a quand même
23:38pris une tendance
23:39vous savez
23:40quand vous et moi
23:41étions sur les bancs
23:42de l'école
23:43nous apprenaient l'Europe
23:44comme étant
23:45la raison de la paix
23:47un pays
23:48dans lequel
23:49un continent
23:50dans lequel
23:51l'harmonie
23:51entre les peuples
23:53et le fameux
23:54plus jamais ça
23:55voilà
23:55alors qu'on est en plein dedans
23:56et puis la question du marché
23:57comme disait
23:57Arnaud tout à l'heure
23:58c'est à dire un marché
23:59puissant etc
24:00bon là
24:01on se rend compte
24:02que cette Europe
24:03qu'on nous a vendue
24:03c'était pas tout à fait ça
24:05et qu'aujourd'hui
24:06elle est un petit peu fatiguée
24:07cette Europe
24:07le chef militaire
24:09le chef militaire
24:10qui est avec nous
24:10Amiral
24:10on voit une Europe
24:12fragilisée de l'intérieur
24:13que ce soit en Pologne
24:15et ailleurs
24:15aujourd'hui
24:16et dans le même temps
24:17et bien
24:18certains poussent
24:19à une armée européenne
24:21on voit aussi la France
24:22qui aujourd'hui
24:23avec son parapluie nucléaire
24:25et bien
24:26veut défendre
24:27d'autres pays
24:28et dans le même temps
24:29on voit cette opposition
24:30entre pro-européens
24:31souverainistes
24:32les conditions
24:33ne sont pas forcément
24:34réunies me semble-t-il
24:35pour voir cette armée européenne
24:37un jour
24:37pour l'armée européenne
24:39c'est pas le sujet
24:39si
24:40pour
24:40si si
24:41ça fait partie
24:42du paysage
24:43et pour l'armée européenne
24:45la question se pose
24:47en termes un peu différents
24:48parce qu'une armée
24:49c'est pour défendre
24:50quelque chose
24:50et il y a en Europe
24:51ceux qui veulent se défendre
24:53à l'est
24:53et ceux qui veulent se défendre
24:54au sud
24:54et donc déjà
24:56la difficulté est plutôt là
24:58si vous voulez
24:58très intéressant
24:59je vous redonne la parole
25:00dans un instant
25:01puisque nous abordons à présent
25:02la situation entre la Russie
25:03et l'Ukraine
25:04l'Union européenne
25:05les dirigeants européens
25:06je vous le disais
25:07c'est notre fil rouge
25:08et bien ils sont absents
25:09pour ces pourparlers
25:10pour la paix
25:11entre la Russie
25:12et l'Ukraine
25:13Donald Trump
25:14et Vladimir Poutine
25:15pourraient d'ailleurs
25:15se retrouver en Chine
25:16dans trois semaines
25:17c'est ce qu'a
25:18en tout cas
25:19laissé entendre hier
25:20Marco Rubio
25:21nous n'avons pas eu de réunion
25:22nous en sommes parlé
25:23nous avons parlé brièvement
25:25de la possibilité
25:26pour nos dirigeants
25:26d'interagir à l'APEC
25:29donc en Chine
25:29le mois prochain
25:31on va écouter
25:32si vous le voulez bien
25:33d'ailleurs
25:33Xenia Federova
25:34Xenia Federova
25:35qui déjà en août 2025
25:37disait que la paix
25:39entre la Russie
25:40et l'Ukraine
25:41ne serait possible
25:42qu'avec deux hommes
25:43le président américain
25:45le président russe
25:46écoutez
25:47déjà les conflits
25:49ont commencé
25:49avec grand soutien
25:50des Etats-Unis
25:51sous administration
25:52de Biden
25:53qui a fourni
25:54d'argent
25:54des armements
25:55et ça continue
25:56avec le soutien
25:57des Etats-Unis
25:58sans les Etats-Unis
25:59en fait
25:59il n'y aura plus
26:00les guerres
26:00parce que l'Europe
26:01ne sera pas capable
26:02de fournir
26:03ce genre
26:03des armements
26:05toute seule
26:06donc on peut dire
26:07que quand même
26:08les Etats-Unis
26:09jouent un énorme rôle
26:09après pour Donald Trump
26:11c'est évidemment
26:11que ces guerres
26:12coûtent cher
26:13et pour lui
26:14qui essayait
26:14d'optimiser tout
26:15en fait
26:16il cherche
26:16de mettre
26:17la fin
26:18à ces conflits
26:19donc finalement
26:20je pense que
26:21c'est tout à fait logique
26:22qu'il y ait un rendez-vous
26:24entre Donald Trump
26:24et Vladimir Poutine
26:25parce que sans eux
26:26il n'y aurait pas
26:27les paix
26:27mais après
26:28évidemment
26:28qu'on a besoin
26:29de l'Ukraine
26:30pour accepter
26:31les conditions
26:32qui sont favorables
26:33aussi pour Poutine
26:34parce que pour la Russie
26:35c'est impossible
26:36de continuer
26:38dans le sens
26:38où il n'y a pas
26:39de compromis
26:40Alors justement
26:41ça c'était donc
26:42le 16 août 2025
26:43et là
26:43les choses ont évolué
26:44la diplomatie
26:45bat son plein
26:46puisque Volodymyr Zelensky
26:47mais depuis Istanbul
26:48a dit espérer
26:49il a parlé
26:50d'un format trilatéral
26:51c'est-à-dire
26:51une rencontre
26:52entre l'Ukraine
26:53la Russie
26:54les Etats-Unis
26:55il parle de la première
26:56quinzaine de novembre
26:57tout cela
26:58bien évidemment
26:58est à affiner
27:00il a souhaité d'ailleurs
27:01avant une éventuelle rencontre
27:02entre Donald Trump
27:03et Vladimir Poutine
27:03je le disais
27:04Arnaud
27:05on voit
27:05vous en parlez beaucoup
27:06de cette diplomatie
27:07elle bat son plein
27:08mais sans l'Europe
27:08elle bat son plein
27:10sans l'Europe
27:11parce que
27:12les Etats-Unis
27:13veulent arriver à la paix
27:14avec la Russie
27:17mais la paix
27:18que veulent
27:20les Etats-Unis
27:21elle se fait quand même
27:22au détriment
27:23de l'Ukraine
27:24c'est-à-dire que l'Ukraine
27:25est obligée
27:26de lâcher le Donbass
27:27de ne pas rejoindre
27:28l'OTAN
27:29de ne pas avoir
27:30une armée trop grande
27:31etc
27:32et l'Europe
27:33considère
27:34que c'est à cause
27:36de la Russie
27:38qui a envahi
27:39certes
27:41l'Ukraine
27:42et qui chercherait
27:43à envahir
27:44après d'autres territoires
27:46limitrophes
27:47de la Russie
27:48pour reconstituer
27:49l'Empire soviétique
27:51ou l'Empire tsariste
27:52selon la vision
27:54de l'histoire
27:55que l'on a
27:56mais
27:59chacun a raison
28:00et chacun a tort
28:01puisque l'avenir
28:02n'existe pas
28:03personnellement
28:04je ne pense pas
28:05que la Russie
28:06veuille envahir
28:07l'Europe occidentale
28:08je pense
28:09je l'ai dit
28:10à Régis
28:10dès le début
28:12de la guerre
28:12que
28:15la Russie
28:16veut sa doctrine
28:17Monroe
28:18sur l'Ukraine
28:19et ne veut pas
28:19qu'il y ait
28:20de base américaine
28:22en Ukraine
28:24et que
28:25l'Ukraine
28:26aurait dû
28:26essayer de trouver
28:27un compromis
28:28avant que la guerre
28:29ne se déclenche
28:30et que
28:31l'Europe
28:32aurait dû
28:32et les Etats-Unis
28:33puisque c'était
28:34Biden à l'époque
28:35auraient dû
28:35pousser
28:36les Ukrainiens
28:37à trouver
28:38un compromis
28:39maintenant que la guerre
28:40a enclaché
28:40depuis 5 ans
28:41et qu'il y a eu
28:421 million de morts
28:42ou 1 million 500 000 morts
28:45c'est difficile
28:46de trouver un compromis
28:47puisqu'aucun des deux
28:48adversaires
28:49ne s'est suffisamment
28:51écroulé
28:51pour être obligé
28:53de signer
28:53un compromis
28:55donc
28:55malheureusement
28:56la guerre
28:57risque de durer
28:59à moins que
28:59les Etats-Unis
29:00fassent tellement
29:01pression sur Zelensky
29:02et sur l'Ukraine
29:03que Zelensky
29:04soit obligé
29:05de lâcher
29:05la guerre continue
29:06vous nous l'avez dit
29:07on va faire un point
29:08justement avec vous
29:09Amiral
29:09sur la situation
29:10militaire
29:11peut-être à partir
29:12de ce message
29:12de Donald Trump
29:13c'était il y a
29:14quelques minutes
29:14cet après-midi
29:16voyez ce que relaie
29:17Donald Trump
29:17et c'est assez intéressant
29:18l'Ukraine aurait frappé
29:19une usine de carburant
29:20pour fusées russes
29:21samedi matin
29:22l'usine Kamensky
29:23située dans l'oblaste
29:24de Rostov
29:25à environ 15 km
29:26de la frontière ukrainienne
29:27produit du properjol
29:29solide
29:29pour les systèmes
29:30de roquettes russes
29:31les forces ukrainiennes
29:32ont utilisé des missiles
29:33Neptune
29:33et des drones
29:34lors de l'attaque
29:35au moins 4 installations
29:36de production
29:36ont été endommagées
29:37un incendie s'est déclaré
29:38dans l'entrepôt
29:39ça c'est Donald Trump
29:40qui dit ce qui est intéressant
29:41c'est qu'il donne
29:42l'information de manuaires
29:43factuels
29:44or nous avons en tête
29:45qu'il avait demandé
29:45à Volodymyr Zelensky
29:47de ne pas frapper
29:48Amiral
29:48un point militaire
29:50avec vous
29:50on voit que
29:51l'Ukraine continue
29:52de viser
29:53les sites énergétiques
29:54russes
29:55malgré
29:56malgré l'alerte
29:57de Donald Trump
29:58à Volodymyr Zelensky
29:59aujourd'hui on en est où
30:00militairement parlant
30:01entre les deux pays
30:02non mais d'abord
30:03pour cette attaque
30:04c'est pas vraiment
30:06la sécurité énergétique
30:07qui est frappée
30:08c'est le propanol
30:09c'est les combustibles
30:11ou le comburant
30:12des fusées
30:14des missiles
30:15ça ils ont le droit
30:16et donc c'est
30:17c'est un objectif militaire
30:19alors Donald Trump
30:20lui veut que l'on
30:22avant les élections
30:24de mardi
30:25veut essayer
30:26de faire baisser
30:27le cours du pétrole
30:28et c'est pour ça
30:29qu'il lève
30:29les sanctions
30:31contre la Russie
30:32et qu'il veut
30:34faire un moratoire
30:35sur les frappes
30:35sur les installations
30:37énergétiques
30:38ça c'est dans
30:39la guerre
30:41aérienne
30:41si on peut dire
30:42mais il y a aussi
30:44ce qui se passe
30:44sur le terrain
30:45et pour le moment
30:46les Ukrainiens
30:47sont plutôt
30:48en train
30:49de reconquérir
30:50du terrain
30:50alors ça se passe
30:51pas par
30:52c'est pas spectaculaire
30:53mais ils sont plutôt
30:55en position favorable
30:58dans le Donbass
30:59dans la partie du Donbass
31:00où il y a des combats
31:01alors la question
31:02est de savoir
31:03militairement parlant
31:04jusqu'où va pouvoir
31:05aller l'Ukraine
31:05on va peut-être
31:06montrer cette carte
31:07qui est tout à fait
31:08intéressante
31:08c'est à dire que
31:09tout à l'heure
31:09nous parlions de diplomatie
31:11côté russe
31:12côté américain
31:13côté ukrainien
31:14et le silence
31:16en tout cas
31:17cette volonté
31:18de continuer
31:20à soutenir
31:20à tout prix
31:21l'Ukraine
31:22de la part des Européens
31:22et on voit
31:23les différentes bases
31:24aujourd'hui
31:25bases maritimes
31:26bases aériennes
31:26bases terrestres
31:30donc situées
31:31en Europe
31:31pour faire face
31:32à cette menace
31:34russe
31:35on voit
31:36effectivement
31:37que là
31:37il y a un déploiement
31:39amiral
31:39hyper important
31:40finalement
31:41sur le continent européen
31:42des militaires
31:43des militaires russes
31:45de l'OTAN
31:46de l'OTAN
31:46et des militaires européens
31:47oui des militaires de l'OTAN
31:48mais les militaires de l'OTAN
31:49sont là
31:49pour montrer leur force
31:50c'est tout à fait normal
31:52de ne pas le faire
31:54serait une erreur
31:55on voit des bases
31:57à terre
31:58mais ils sont aussi
31:59présents en mer
32:00et c'est extrêmement important
32:01parce qu'aujourd'hui
32:02le théâtre maritime
32:03le plus dangereux
32:04c'est la mer Noire
32:05et là
32:07ce sont les avions
32:08de patrouille maritime
32:10qui sont présents
32:10en mer Baltique
32:11il y a les câbles
32:14des bâtiments de pêche
32:15ça nous rappelle
32:16de bon vieux temps
32:17de l'Union soviétique
32:17des bâtiments de pêche
32:19russes
32:19ont cartographié
32:20tous les câbles sous-marins
32:22qui partent
32:24enfin qui sont
32:25qui viennent
32:26du Royaume-Uni
32:27donc je veux dire
32:28la guerre
32:29les repérages
32:31tout se prépare
32:31effectivement
32:32pour une confrontation
32:32et donc il est normal
32:34qu'en face
32:35l'OTAN montre sa force
32:37avec l'opération
32:38baltique-centrique
32:38et avec
32:39tous ces déploiements
32:40dont vous parliez
32:41avec en même temps
32:42me semble-t-il
32:42une désescalade
32:43en tout cas
32:44une volonté diplomatique
32:47Régis Le Saumier
32:47d'avancer
32:49de part et d'autre
32:50sans l'Europe
32:51non moi je crois
32:52que la volonté diplomatique
32:53elle est essentiellement
32:55du côté des Américains
32:56de
32:56effectivement
32:57de trouver
32:58une solution
32:59pour solutionner
33:00justement
33:00cette guerre
33:01la mettre derrière eux
33:02parce que
33:03ils veulent passer
33:04à l'étape suivante
33:05et l'étape suivante
33:06c'est faire des affaires
33:07avec la Russie
33:08ça a été dit
33:09explicité
33:11commenté
33:11depuis Anchorage
33:14régulièrement
33:15comment
33:15Sergei Lavrov
33:16était aux Etats-Unis
33:18ce week-end
33:19vous avez
33:20une invitation
33:21qui a été faite
33:22par Marco Rubio
33:23à Vladimir Poutine
33:24pour venir en décembre
33:25au forum du G7
33:27en Floride
33:28vous avez eu
33:28cette fameuse visite
33:29qui a été ultra commentée
33:30de John Radcliffe
33:31patron de la CIA
33:32à Moscou
33:33il y a un mois
33:34vous avez eu
33:35le ministre
33:35de l'économie russe
33:37qui est allé
33:38en Caroline du Nord
33:39lui aussi
33:40sur le sol américain
33:42donc c'est clair
33:43que
33:43et dans
33:44les propos
33:46de Trump
33:47on sent très bien
33:48que l'objectif
33:49c'est ça
33:49du point de vue
33:50des Russes
33:51on se réjouit
33:52également
33:52mais l'obstacle
33:54c'est la guerre
33:54en Ukraine
33:55donc c'est pas tellement
33:56pour la question
33:57de l'avenir
33:58de l'Ukraine
33:58que les Russes
33:59et les Américains
34:00regardent
34:01une manière
34:02de solutionner
34:04le conflit
34:04ils vont pas le faire
34:05dans l'intérêt
34:06des Ukrainiens
34:07ils vont le faire
34:08dans l'intérêt
34:08des deux pays
34:09et ce qui est en train
34:11de se passer
34:11et ce qui va se passer
34:12probablement
34:13à
34:14Zenshen
34:16le 17 novembre
34:18c'est une forme
34:19de nouveau
34:20Yalta
34:21avec la Chine
34:22comme on va dire
34:24puissance invitante
34:25et également
34:26puissance centrale
34:27aujourd'hui
34:28à tous les niveaux
34:29puissance incontournable
34:31essayer de régler
34:33de solutionner
34:34ce problème
34:34et ensuite
34:35après
34:35on discutera
34:36avec Zelensky
34:38et avec les Européens
34:39justement
34:39discutons avec les Européens
34:40parlons de paix
34:41si vous le voulez bien
34:42et on va réécouter
34:43Zénia Fedorova
34:44alors là
34:44c'était le 10 juin
34:452026
34:45nos confrères
34:46du JD News
34:47et bien
34:48proposaient un numéro
34:49dans lequel
34:50vous aviez
34:50Philippe De Villiers
34:51Henri Guéno
34:52notamment
34:53Luc Ferry
34:53qui s'exprimait
34:54ils appelaient
34:55au sursaut
34:56un appel au sursaut
34:57pour la paix
34:58et on écoute
34:59Zénia Fedorova
35:00justement
35:01j'ai lu
35:02et je trouvais
35:03les articles
35:05très bien
35:06parce qu'ils parlent
35:07aussi
35:07les racines
35:08de conflits
35:09ils parlent
35:09de la situation
35:10aujourd'hui
35:10ils parlent
35:11de la future
35:11la stratégie
35:12ce qui est important
35:12pour la France
35:13aujourd'hui
35:14et surtout
35:15ils parlent
35:16de paix
35:16et cette nécessité
35:18d'aller
35:19dans les voies diplomatiques
35:20pour la paix
35:21c'est ça
35:21aujourd'hui
35:22avoir un point de vue
35:24qui ne soutient pas
35:25la guerre
35:27en Ukraine
35:27c'est à dire
35:28qui ne soutient pas
35:29vraiment
35:29ce financement
35:31de cette guerre
35:31par l'Union Européenne
35:33c'est déjà
35:33un point de vue
35:34qui est un peu
35:34tabou
35:35donc je trouve
35:36que
35:38tout ce qui a été dit
35:39c'est très juste
35:40et très important
35:41c'est essentiel
35:42aujourd'hui
35:42parce qu'il faut
35:43regarder
35:44il faut parler
35:45en fait
35:45comment on peut sortir
35:46de cette situation
35:48parce que
35:48cette guerre en Ukraine
35:49ça coûte cher aussi
35:50à l'Union Européenne
35:51aujourd'hui
35:52l'Union Européenne
35:53ne voit pas encore
35:54les hommes
35:55sur les terrains
35:56même si on a attendu
35:57certains dirigeants
35:58dire qu'il faut
35:59se préparer
36:00pour un grand choc
36:01mais
36:02économiquement parlons
36:03même les sanctions
36:04qui sont imposées
36:05à la Russie
36:06aujourd'hui
36:06coûtent aussi cher
36:07aux producteurs
36:08européens
36:09et français
36:10les prix d'énergie
36:12par exemple
36:12on s'est privé
36:14d'énergie
36:14et bon marché russe
36:15l'Union Européenne
36:16payait aujourd'hui
36:17deux trois fois
36:18je pense que
36:19Michel Fayad
36:20a même dit
36:20quatre fois plus cher
36:21qu'avant
36:22donc il a les coûts
36:23de cette guerre
36:24il a les coûts aussi
36:25en vie humaine
36:26et ça c'est dramatique
36:27je trouve
36:28franchement je conseille
36:29à tout le monde
36:29de lire ses articles
36:31c'est très important
36:32alors ce qui est vrai
36:33Arnaud Klarsfeld
36:33c'est pas vous
36:34qui allez dire le contraire
36:35c'est que lorsque
36:36vous parliez de paix
36:37ou d'une volonté de paix
36:38entre la Russie
36:39et l'Ukraine
36:40vous étiez attaqué
36:40vous en avez fait les frais
36:41je me souviens très bien
36:42notamment il y a quelques années
36:44en tout cas
36:44il va bien falloir un jour
36:46que l'Europe
36:47reparle à Vladimir Poutine
36:48les Américains le font
36:50même Volodymyr Zelensky
36:52se dit prêt
36:52à rencontrer
36:53les Américains
36:55il va falloir
36:55que l'Europe
36:56s'y mette aussi
36:57oui mais pour l'instant
36:59les deux principaux
37:01européens
37:02leaders
37:02sont relativement
37:03affaiblis
37:04Emmanuel Macron
37:05en France
37:06est relativement affaibli
37:07et le chancelier
37:09allemand aussi
37:09est affaibli
37:10donc leur voix
37:11porte moins
37:12que lorsqu'ils étaient
37:13en pleine capacité
37:15ou pleine possession
37:16de leurs moyens
37:18malheureusement
37:19mais c'est vrai que
37:19la guerre coûte cher
37:21elle coûte cher
37:21comme l'a dit Xenia
37:24l'énergie coûte cher
37:26l'armement coûte cher
37:28il faut aussi
37:30construire une armée
37:31il faut payer
37:32les armements
37:33pour l'Ukraine
37:34et il faudra en plus
37:37reconstruire l'Ukraine
37:38parce que c'est pas
37:39l'argent
37:39va pas venir de l'Ukraine
37:40et les estimations
37:42sont de 1000 milliards d'euros
37:43c'est pas les Américains
37:44qui vont les mettre
37:45les Américains
37:46vont tirer les bénéfices
37:47et ceux qui vont payer
37:48pour la reconstruction
37:50de l'Ukraine
37:51ce sont les Européens
37:52parce que les Etats-Unis
37:53diront
37:54reconstruisez
37:55ce qui a été détruit
37:57sur votre propre continent
38:00donc oui
38:01il faut
38:01il faut trouver la paix
38:03mais encore une fois
38:04ce sont deux points de vue
38:05qui s'affrontent
38:06et aucun des deux adversaires
38:08ne s'est effondré
38:09et certains Européens
38:11disent
38:11oui mais
38:12Poutine est comme Hitler
38:13il veut envahir
38:14toute l'Europe
38:15et d'autres disent
38:16non il veut pas
38:17envahir toute l'Europe
38:18il veut
38:20le glacis ukrainien
38:21ou le glacis
38:22de l'Est
38:22de l'Ukraine
38:23avec les populations
38:25russophones
38:26pour lui
38:27et sinon
38:27il n'ira pas plus loin
38:29et comme il n'y a pas
38:30un dieu
38:31qui va sortir
38:32et dire
38:33un tel ou un tel
38:34a raison
38:34et bien la situation
38:35continue
38:36tant qu'aucun
38:37des deux adversaires
38:37ne s'est pas effondré
38:38Amiral
38:39je vous parle d'un point
38:39de vue militaire
38:40est-ce que c'est un fantasme
38:42effectivement
38:42d'imaginer
38:43que des troupes russes
38:44puissent avancer
38:45en Europe
38:46et notamment
38:46en Europe de l'Ouest
38:47et pourquoi pas
38:48jusqu'à Paris
38:49puisqu'on l'a entendu
38:49ça il y a quelques années
38:51là je crois
38:52qu'on n'est pas
38:52à l'époque des Cossacks
38:54après Napoléon
38:56je ne crois pas
38:57qu'on en soit là
38:58il faut quand même
38:59mettre en balance
39:01les deux puissances
39:03la puissance européenne
39:04d'un côté
39:05et la puissance russe
39:06de l'autre
39:06mais en termes
39:07de démographie
39:10il y a un rapport
39:11de 1 à 4 au minimum
39:12en termes d'armement
39:14c'est pareil
39:14alors qu'il y ait
39:16des percées
39:17à droite
39:18malheureusement
39:19sur les plus faibles
39:20ce n'est pas exclu
39:22mais aujourd'hui
39:23ce qu'on voit
39:23ce qui se prépare
39:24c'est plutôt hybride
39:24c'est des attaques
39:26sur les communications
39:28c'est des survols
39:29de drones
39:30qui ne sont pas prouvés
39:33donc c'est plutôt ça
39:35mais on commence
39:37à entendre
39:38des voix
39:40qui parlent
39:41d'une future architecture
39:42de sécurité
39:43en Europe
39:44c'est nouveau ça
39:45effectivement
39:45et c'est une avancée
39:46et on ne peut
39:47que s'en réjouir
39:48autre conflit
39:49l'Iran
39:50un mot
39:51juste pour abonder
39:54dans le sens
39:54qu'il y a des voix
39:55qui commencent
39:55le premier ministre
39:57suédois
39:57la semaine dernière
39:58et le président
39:59finlandais
40:00ont appelé
40:01Vladimir Poutine
40:01se sont attirés
40:03les foudres
40:03de la première
40:04ministre danoise
40:05mais ça prouve
40:06qu'en Europe
40:07et en plus
40:07ils sont quand même
40:08très concernés
40:09parce qu'ils ne sont
40:09quand même pas loin
40:10de la Russie
40:11Vladimir Poutine
40:12a laissé glisser
40:12dans une conférence
40:13de presse
40:14qui pourrait faire
40:14avec la Baltique
40:15ce que l'Iran
40:16a fait avec Hormuz
40:17vous imaginez
40:18au niveau du pétrole
40:19donc
40:20c'est des voisins
40:22donc ils ont
40:23une position
40:24plus réaliste
40:25peut-être
40:25que madame
40:26von der Leyen
40:26et Emmanuel Macron
40:28voilà
40:28en tout cas
40:29cela avance
40:30est-ce que c'est le cas
40:30dans le détroit
40:31d'Hormuz
40:32au Moyen-Orient
40:33en tout cas
40:34pression maximale
40:35sur l'Iran
40:36de la part
40:37de Donald Trump
40:37mais le président
40:39américain promet
40:39pas de frappe
40:41avant les mid-terms
40:42c'est en tout cas
40:42je le répète
40:44la promesse
40:44qu'il a faite
40:45et à deux jours
40:46du scrutin
40:46il s'est exprimé
40:48hier Donald Trump
40:49on va l'écouter
40:52nous ne sommes pas
40:53vraiment pressés
40:54dans la mesure
40:55où nous avons
40:55neutralisé
40:56leurs marines
40:58nous avons neutralisé
40:59leur armée de l'air
41:00leur défense
41:01antiaérienne
41:02la quasi-totalité
41:03de leur matériel
41:04militaire sur place
41:05une grande partie
41:06de leur capacité
41:07de production
41:08leur programme nucléaire
41:12il nous reste encore
41:13je dirais
41:14un ou deux sites
41:15à traiter
41:15mais nous pouvons
41:16le faire en dix minutes
41:17dix minutes
41:18nous avons donc ce plan
41:22il fêtait Halloween
41:23c'est pour ça
41:23qu'il y avait
41:24ces déguisements
41:25curieux derrière
41:26précisons-le
41:26amiral
41:27question très claire
41:28il lui reste
41:28un ou deux sites
41:29à frapper
41:29il me faut dix minutes
41:30dit-il
41:31c'est le site nucléaire
41:33souterrain
41:33de Pickett Mountain
41:36c'est la cible
41:37que l'on imagine
41:37militairement
41:38on peut détruire
41:39tout cela en dix minutes
41:41je ne voudrais pas
41:42m'avancer
41:42mais je ne pense pas
41:43si je m'avance
41:44quand même
41:44je ne pense pas
41:46je pense que
41:47de toute façon
41:48avant le 3 novembre
41:49il y a peu de chances
41:51que beaucoup de choses évoluent
41:52après
41:52il peut y avoir
41:54une coupure
41:54donc il faut se donner
41:55rendez-vous
41:56le 4
41:57parce que
41:58ça va être tard
41:59dans la nuit
42:00est-ce que
42:01les Iraniens
42:01vont continuer
42:02à maintenir
42:03leur pression
42:04ils ont doublé
42:04les attaques
42:05dans Hormuz
42:06pendant le mois d'octobre
42:08pour faire monter
42:09le cours du pétrole
42:10ils n'auront plus
42:11le même intérêt
42:11à faire ça
42:12comment ça va évoluer
42:14ça
42:14il faudra voir
42:15les premiers jours
42:16après les mi-termes
42:16pour en tirer
42:17des comptes
42:18donc rien ne va bouger
42:19vous nous le dites
42:19selon vous
42:20en tout cas
42:20avant les mi-termes
42:22un accord
42:22peut intervenir
42:23aussi
42:23on sait que
42:24la négociation
42:25continue
42:26à Doha
42:27ce week-end
42:28où le ministre
42:29des affaires étrangères
42:30Abbas Arachie
42:31iranien
42:32se trouvait
42:32il y a toujours
42:34des discussions
42:35notamment
42:35via J.D.Vance
42:37donc rien n'est exclu
42:39et d'ailleurs
42:39Donald Trump
42:40dit
42:40c'est soit
42:41régulièrement
42:42soit on les rase
42:43soit on fait un accord
42:44avec eux
42:45et pour le moment
42:46c'est un peu
42:46l'incertitude
42:47en sachant que
42:48le retour de cette guerre
42:50évidemment
42:50n'est pas du tout
42:51de bonne augure
42:52pour le prix
42:53de l'essence
42:53à la pompe
42:54exactement
42:54et on le voit justement
42:55vous parliez de J.D.Vance
42:56puisque c'est le New York Times
42:57qui l'a révélé
42:58cette lettre
42:59qui a été remise
43:00le 25 octobre
43:02au secrétaire
43:02du Conseil Suprême
43:03de Sécurité Nationale
43:05iranien
43:05par l'intermédiaire
43:06du Qatar
43:07la diplomatie
43:08elle est possible
43:09parce que
43:09alors c'est vrai
43:09que c'est une guerre
43:10où on a le sentiment
43:11d'être totalement
43:12bourbée
43:13depuis le début
43:14de cette guerre
43:15il y a encore de la place
43:15pour la diplomatie
43:16Arnaud Klarsfeld
43:17je crois que Trump
43:18voudrait bien sortir
43:19de cette guerre
43:20par la diplomatie
43:21mais les Iraniens
43:22ne veulent pas sortir
43:22de cette guerre
43:23par la diplomatie
43:24ou ne veulent pas sortir
43:25de cette guerre
43:26par la diplomatie
43:27aux conditions
43:27de Trump
43:28ils veulent garder
43:30le détroit d'Hormuz
43:31c'est-à-dire
43:31comme une sorte
43:32de propriété privée
43:34avec un droit d'entrée
43:35et un droit de sortie
43:37partagé
43:38avec Oman
43:39et ils veulent garder
43:40tous leurs missiles
43:41ce que Trump
43:42est peut-être
43:43enclin à leur laisser
43:45et ils veulent garder
43:46plus ou moins
43:47leur programme nucléaire
43:49ce que Trump
43:50ne veut pas
43:50finalement
43:51il doit quand même
43:51laisser quelque chose
43:52dans l'histoire
43:53et s'il
43:54s'il se débarrasse
43:55de la menace nucléaire
43:57iranienne
43:57il aura laissé
43:59réellement
43:59quelque chose
44:00de concret
44:00dans l'histoire
44:02de solide
44:04la bourse
44:05monte
44:06descend
44:06le chômage
44:08l'économie
44:09mais
44:10s'être débarrassé
44:12de la menace
44:12nucléaire iranienne
44:14c'est quelque chose
44:14qu'il sait
44:15entrera définitivement
44:17dans l'histoire
44:18donc il ne lâchera pas
44:21le nucléaire iranien
44:23ça je suis sûr
44:24et Amiral
44:25pourquoi c'est aussi difficile
44:26militairement
44:27pour les américains
44:29finalement
44:30de gagner
44:31sur le terrain militaire
44:33parce que
44:34il y a
44:36l'Iran
44:37est un très grand
44:37pays
44:38donc
44:39et en plus
44:40avec une culture
44:41militaire
44:41très forte
44:42alors c'est vrai
44:43que la marine
44:43a été anéantie
44:46mais
44:46quand le président
44:48américain
44:48a dit
44:48qu'il n'y a plus
44:49de défense
44:49antiaérienne
44:50on doit en être
44:51au 30ème
44:52drone
44:52de surveillance
44:53des drones
44:54reaper
44:54par les techniques
44:55qui a été abattu
44:57autour de 30
44:58donc c'est bien
44:59qu'il y ait
44:59une défense
45:00antiaérienne
45:00les bateaux
45:02qui sont frappés
45:02c'est bien
45:03par missiles
45:03alors on parle de mines
45:05mais on parle faussement
45:06de mines
45:07c'est-à-dire
45:07pourquoi vous dites
45:08on parle faussement
45:08de mines
45:09parce que dans les mines
45:10il y a plusieurs catégories
45:11il y a les grosses
45:12celles qu'on avait
45:13de notre temps
45:13qui sont au fond
45:14de l'eau
45:14ou en surface
45:15et celles-là
45:16coulent le bateau
45:17et puis il y en a
45:19une plus subtile
45:20la mine à patelle
45:21en français
45:21vous savez ce que c'est
45:22la patelle
45:23pour un breton
45:24bien sûr
45:25mais expliquez peut-être
45:27à nos téléspectateurs
45:28soit des plongeurs
45:30des phares spéciales
45:31soit des drones navals
45:33des abarcations sans pilote
45:35viennent coller sur la coque
45:37c'est une toute petite charge
45:41probablement ils utilisent
45:42ce genre de mines
45:43ils l'avaient déjà utilisé
45:44par le passé
45:45mais je veux dire
45:46c'est pas
45:46on est vraiment
45:47dans une guerre hybride
45:48de David contre Goliath
45:50et les américains
45:52ont comme mode d'action
45:54le blocus
45:54mais ça
45:55ça ne peut agir
45:56que dans la durée
45:57et les iraniens
45:58savent le contourner
45:59je le disais
45:59notre fil rouge
46:00c'est un peu
46:00les dirigeants européens
46:01c'est un peu
46:02l'union européenne
46:03qui est absente
46:04aussi dans ce dossier
46:05alors je pense que
46:05l'amiral me dira
46:06non on a effectivement
46:07des forces envoyées
46:08mais diplomatiquement
46:09on en est où aujourd'hui ?
46:10non on a envoyé
46:11effectivement
46:11des hommes
46:13pour sécuriser
46:15les installations pétrolières
46:17à Yambou
46:17sur la mer rouge
46:18donc ça c'est dans le cadre
46:20de l'attaque
46:21des outils
46:22mais ce qui est très intéressant
46:23moi je poursuivrai
46:24c'est pas une question
46:25en fait
46:25de David et Goliath
46:27c'est que
46:27les iraniens
46:28jouent l'asymétrie
46:29de façon extraordinaire
46:31c'est véritablement
46:32on a découvert
46:33que ce sont des orfèvres
46:34dans le sens
46:35qu'ils ont inventé
46:37la guerre du futur
46:38les ukrainiens aussi
46:38c'est à dire que
46:40les ukrainiens
46:40posent des problèmes
46:41aux russes
46:42les iraniens
46:43posent des problèmes
46:43aux américains
46:44ces deux superpuissances
46:46qui ont une mentalité
46:47quand même
46:47qui est restée
46:48très une mentalité
46:50des guerres d'avant
46:51et d'ailleurs
46:52le général Petreus
46:53qui est quand même
46:53un chef militaire
46:54a reconnu par exemple
46:56que les bases
46:57américaines
46:58dans la région
46:59au Moyen-Orient
47:00étaient obsolètes
47:01elles étaient trop grosses
47:02aujourd'hui
47:03pour faire face
47:04aux drones
47:04aux missiles
47:05aux balistiques
47:06c'est à dire qu'on ne pouvait pas
47:07les protéger
47:08et qu'il fallait changer
47:09la conception de la défense
47:11les porte-avions
47:12regardez
47:12bah oui certes
47:13ils permettent de se déplacer
47:14mais ils sont extrêmement visibles
47:16les outils
47:17qui sont quand même
47:18des guerriers
47:19on va dire
47:20qui vont au combat
47:22sans gilet pare-balle
47:23et en claquette
47:24sont capables d'envoyer
47:25ont été capables
47:26de perturber
47:26les manœuvres
47:28ont mis
47:29l'Abraham Lincoln
47:31dans la mer rouge
47:32en état
47:33de faire des manœuvres
47:34le porte-avions
47:36a perdu des avions
47:37à cause de ces manœuvres
47:38et ça c'est les outils
47:39qui ont été capables
47:40de faire ça
47:40donc cette façon
47:42de faire la guerre
47:43quand Donald Trump répète
47:45je sais qu'il aime
47:46comment faire du chiffre
47:48comme son ministre
47:49de la défense
47:51Pete Exek
47:52c'est à dire
47:52d'expliquer qu'il y a
47:53tant de cibles
47:54qui ont été
47:54c'est exactement
47:55comme Robert McNamara
47:56à l'époque du Vietnam
47:57c'est ne pas comprendre
47:59son ennemi
48:00que de dire
48:01nous avons balancé
48:02tant de tonnes de bombes
48:03ces tonnes de bombes là
48:04n'ont pas anéanti
48:06les Iraniens
48:06au contraire
48:07on peut imaginer
48:08que maintenant
48:09que c'est la paix
48:09ils ont
48:10enfin maintenant
48:11que c'est une trêve
48:11ils ont
48:13on va dire
48:15remis leurs capacités
48:16et les américains aussi
48:18et qu'ils sont prêts
48:19à les attendre
48:19une nouvelle fois
48:20bon merci messieurs
48:20pour vos décryptages
48:22leur inter c'est terminé
48:23c'est terminé
48:24pour ce dimanche
48:25mercredi avec Gauthier Lebret
48:26bien évidemment
48:27à 21h
48:27alors il y a une téléspectratrice
48:29qui me demande
48:30parlerez-vous du coup d'état
48:32manqué en Pologne
48:33alors on en a parlé
48:35on n'emploie pas d'ailleurs
48:36le mot coup d'état
48:36on en a parlé
48:37mais ça
48:37vous pouvez le revoir
48:38en regardant le replay
48:39sur CNews.fr
48:41c'était en début d'émission
48:42donc n'hésitez pas
48:43à aller sur notre site
48:45pour retrouver le replay
48:47allez 18h
48:47c'est la grande soirée politique
48:49sur CNews
48:50désormais François-Xavier Bellamy
48:52il est là dans un instant
48:53avec Elliot Deval
48:55qui va l'interroger
48:57sur l'actualité en France
48:59et puis après
48:59toute une soirée
49:00Laurence Ferrari
49:01Gauthier Lebret
49:02Eric Tegner
49:02des 22h
49:03c'est la grande soirée politique
49:05sur CNews
49:05et ça commence
49:06maintenant
49:07à très vite
49:08chers amis
49:10chers amis
49:10c'est la grande soirée politique
49:12c'est la grande soirée politique