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  • il y a 3 minutes
Un décryptage de l’actualité internationale présenté par Gauthier Le Bret le mercredi à 21h et par Olivier de Keranflec’h le dimanche à 16h : #LHeureInter 

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Transcription
00:00Bonsoir à tous, bienvenue dans l'heure inter de 100% politique,
00:02passé 21h comme tous les mercredis soirs sur CNews,
00:05avec pas mal d'actualités internationales dans tous les genres ce soir dans l'heure inter.
00:10Régis Le Saumier et Arnaud Clarsfeld comme tous les mercredis soirs dans l'heure inter.
00:14En plus, il se trouve que c'est l'anniversaire de Régis Le Saumier,
00:16donc il aime tellement cette émission qu'il a décidé d'être avec nous malgré tout.
00:18Bon anniversaire Régis, et je signale la sortie d'ailleurs de votre livre,
00:22dont les bonnes feuilles sont à lire, comme on dit, dans les colonnes du JD News cette semaine.
00:27C'est dit, Alexandre Delval est avec nous, bonsoir cher Alexandre.
00:30Je signale également votre livre, Le Nouvel Ordre post-occidental,
00:34on va le voir à l'écran, et puis Dora Abdelrazik du service international de CNews,
00:39bonsoir à vous chère Dora, et évidemment une pensée comme l'a dit Pascal pour Xenia Fedorova,
00:44qui n'est pas là avec nous sur décision politique,
00:46cette pancarte signifie cela, qu'elle n'est pas là sur décision politique.
00:50On va commencer tout de suite par Donald Trump,
00:52qui fait sa campagne des mid-terms sur le dos de la France quelque part,
00:55sur une image bien triste de la France suite à ce mouvement lycéen
00:59qui n'a plus rien d'un mouvement lycéen et qui s'est transformé en émeute.
01:02Je ne vous apprends rien, écoutez le président des Etats-Unis.
01:07C'est un problème d'immigration et pas d'école.
01:11Je l'ai dit depuis longtemps au président Macron, que j'aime beaucoup d'ailleurs,
01:16tu finiras par perdre ton pays si tu ne fais pas quelque chose.
01:21Mais c'est l'immigration.
01:23Et tu as des gens qui détestent la France,
01:26ils détestent les immeubles, ils détestent le peuple.
01:30Mieux vaut faire quelque chose, quelque chose se passe,
01:34il faut faire quelque chose.
01:36Cela fait dix ans que je le dis au président,
01:38je le connais depuis très longtemps,
01:40et ce qui se passe en France et dans d'autres pays en Europe est très triste.
01:47Bon, ce qu'il faut noter, Régis, c'est qu'il parle de nous matin, midi et soir.
01:50Il était encore en meeting, on va l'entendre,
01:52où il a dit carrément n'allez pas en France,
01:53n'allez pas investir en France,
01:55sauf si vous voulez vous retrouver dans des émeutes.
01:58Il a cité le film Les Misérables, qui est actuellement au cinéma.
02:00Sauf que c'est un film Studio Canal,
02:02donc nous on est très heureux qu'il cite les films Studio Canal.
02:04Mais il fait quand même sa campagne sur quelque part le dos de la France,
02:08qui donne effectivement une image au monde bien triste.
02:09Ah oui, alors c'est un écho terrible pour nous Français à entendre,
02:13parce qu'évidemment, en parlant de la France,
02:15il ne s'adresse pas à nous, il s'adresse aux Américains.
02:18Il nous prend comme matrice de sa campagne.
02:21On est progressivement en train d'essayer,
02:24il est en train d'essayer de sauver ses mid-terms grâce à nous.
02:28C'est quand même absolument incroyable,
02:29c'est-à-dire que c'est l'image de notre pays
02:31et l'image qu'elle donne à l'étranger
02:33qui nourrit une campagne électorale
02:35d'un président en difficulté aux Etats-Unis.
02:38C'est le constat que nous pouvons faire.
02:41Est-ce que ça marche ?
02:42Écoutez, la vraie question,
02:44c'est que l'immigration a été un thème majeur
02:46dans sa campagne qui l'a portée au pouvoir.
02:49Donc il essaye de rattraper sa base,
02:52il essaye de parler à la base MAGA,
02:54qui, on le sait, est très hostile à l'immigration.
02:56Et sur la question de regarder ce qui se passe ailleurs,
03:00il va dire, vous savez, les démocrates,
03:02c'est ça qu'ils vont vouloir faire.
03:04Et il met en avant, moi je l'ai entendu aussi,
03:07la dernière année de son précédent mandat,
03:09qui avait été ultra chaotique,
03:11où des villes américaines étaient rentrées en émeute.
03:14Et il dit, si vous voulez revoir ça,
03:15ou voir ce qui se passe en France,
03:18eh bien votez pour les démocrates.
03:20Moi je suis là pour vous protéger, d'une certaine façon.
03:24Alors ce qui est très intéressant,
03:25c'est qu'au niveau des sondages,
03:26quand on regarde,
03:27ils devraient normalement perdre la Chambre,
03:30mais pour le Sénat, il n'est pas du tout garanti
03:32que les républicains perdent.
03:34Pour le moment, ils sont à un ou deux voies d'avance.
03:37Donc il peut potentiellement,
03:39il va se rebâtir du Trump,
03:41se refaire du Trump,
03:42un peu pour essayer de faire oublier
03:43la cacophonie du détroit d'Hormuz.
03:46Et voilà, c'était ma transition avec Alexandre Delval,
03:48c'est qu'il met l'immigration comme sujet numéro un,
03:50la sécurité comme sujet numéro un,
03:52en prenant le contre-exemple de la France,
03:53pour éviter qu'on lui rappelle,
03:54évidemment, l'enlisement de sa guerre en Iran.
03:58Alors bien sûr, la guerre en Iran
03:59est un enlisement absolu
04:01et il doit sortir de tout cela,
04:03d'où les négociations en ce moment avec les Russes,
04:06parce qu'aujourd'hui,
04:08il est impossible de détruire ce régime iranien.
04:11Monsieur Netanyahou aimerait bien recommencer
04:13la guerre contre l'Iran,
04:14mais c'est un échec total
04:16et c'est vrai que la clé,
04:17c'est un baril du pétrole à 200 dollars
04:21si on voulait continuer la guerre contre l'Iran.
04:24Donc c'est quelque chose que Trump ne peut pas faire,
04:26parce que pour lui, ce qui compte,
04:28c'est l'économie,
04:29c'est la bourse,
04:30c'est le prix du galon.
04:31Et là, effectivement,
04:32il est totalement coincé
04:33et il se replie sur ce thème de l'immigration.
04:35Mais je voudrais quand même rappeler,
04:37parce que malgré tout,
04:38même si quelque chose est instrumentalisé,
04:40cette chose peut être vraie aussi.
04:42500 000 personnes arrivent chaque année,
04:45à peu près, en France.
04:47C'est une véritable hécatombe,
04:49c'est une véritable submersion
04:52en ce qui concerne l'immigration extra-communautaire.
04:55Et ça, c'est un problème qu'on ne peut pas nier,
04:57même si certains l'instrumentalisent de manière parfois un petit peu malhonnête.
05:01Écoutez Donald Trump qui dit
05:03« N'allez pas en France aux Américains ».
05:06« La seule chose que vous devez faire
05:08quand vous partez en vacances,
05:09quand vous dépensez votre argent,
05:11c'est de ne pas le dépenser en France.
05:13C'est un pays magnifique.
05:16N'allez pas en France.
05:18Sauf si vous aimez la révolution.
05:20Vous feriez mieux d'aller voir Les Misérables.
05:23Ça parlait aussi des Français.
05:25Je pense que les Français sont extrêmement doués
05:27pour la révolution, en fait. »
05:30Donc, je vois que Les Misérables s'exportent.
05:31Non pas le livre, là, puisqu'il parle du film.
05:33Mais le film, visiblement, s'exporte aux États-Unis.
05:36Arnaud Klarsfeld, « N'allez pas en France ».
05:38Il va carrément dire aux Américains
05:40« N'allez pas en France. »
05:41Sauf si vous aimez la révolution.
05:42Les gens sont inquiets.
05:44Moi, je reçois pas mal de messages d'Américains
05:46qui sont adressés à mes parents,
05:48qui se demandent ce qui se passe en France, etc.
05:50Mais il est évident que ce sont des mauvaises manières.
05:54Quand il y avait des émeutes pour les droits civiques aux États-Unis
05:57et quand les villes où il y avait des ghettos noirs étaient brûlées,
06:02le général de Gaulle n'appelait pas Johnson
06:05ou Kennedy avant ou Eisenhower avant,
06:10en disant « Qu'est-ce qui se passe ? »
06:11« N'allez pas aux États-Unis. »
06:13Mais ça démontre quand même qu'il y a un conflit latent
06:17entre la vision que se fait du monde Donald Trump
06:21et la vision que se font du monde certains leaders européens.
06:27Donald Trump voudrait que les leaders européens jugulent l'immigration
06:32pour rester dans une mouvance pro-occidentale.
06:37Il craint que l'immigration fasse basculer l'Europe vers le walkie,
06:44unisme démocrate.
06:48Certains leaders européens veulent continuer comme avant.
06:52Mais c'est évident que ce sont des mauvaises manières.
06:55Quant aux misérables, même avant le film,
06:58c'était quand même un succès aux États-Unis.
07:00Il y a eu des centaines de music halls,
07:02il y a eu le beau film Notre-Dame.
07:04Donc c'est quelque chose qui est dans le bagage commun mondial,
07:08ou en tous les cas occidental.
07:09Comment on analyse Dora ?
07:11On l'a fait avec Trump qui essaye évidemment de mettre les projecteurs
07:14sur des thèmes qui lui sont chers, l'immigration et la sécurité,
07:17où il peut engranger des voix.
07:19Mais à force de parler de la France à chacun de ses discours,
07:22est-ce que ça marche ?
07:23Est-ce que ça va marcher dans l'électorat américain ?
07:25En tout cas, dans les sondages, on voit qu'il est en train de dégringoler.
07:27On parle d'environ 30% seulement des électeurs américains
07:31qui sont satisfaits justement de Donald Trump.
07:34Même dans sa base MAGA aussi,
07:35on sent qu'il y a une certaine dissension.
07:39Il y a quelque chose d'important aussi à souligner,
07:41c'est que Donald Trump a passé son temps quand même
07:43à parler, à mettre en avant la souveraineté de la nation,
07:48des nations, que les nations devraient être souveraines.
07:50Sauf que là, il s'invite directement dans le débat politique français.
07:53Donc il y a quand même un paradoxe entre ce qu'il prône
07:55et ce qu'il fait finalement.
07:57Après, il y a la bonne et la mauvaise ingérence, Régis Sommier.
07:59Quand c'est Barack Obama qui appelle à voter Emmanuel Macron,
08:02bonne ingérence.
08:03Quand c'est Trump qui appelle à voter Marine Le Pen,
08:05il l'a fait à demi-mot la semaine dernière,
08:07dans le bureau Oval, mauvaise ingérence.
08:09C'est comme pour tout, la bonne et la mauvaise ingérence.
08:10C'est le bon chasseur et le mauvais chasseur des inconnus.
08:14On n'en sort pas.
08:16Oui, en effet.
08:16Et ce qui est terrible, c'est que je me souviens parfaitement
08:19de l'époque où Barack Obama était venu apporter son soutien
08:23en France à Emmanuel Macron.
08:24Il en avait fait même une vidéo ensuite dans ses bureaux,
08:27postée sur ses réseaux sociaux.
08:28Totalement.
08:28Et à l'époque, ça ne choquait personne.
08:31C'est-à-dire qu'il n'y avait aucun titre de presse
08:33qui avait dit « Oh là là, les États-Unis,
08:36adoubent Emmanuel Macron »,
08:37ni même les adversaires d'Emmanuel Macron
08:39ne pensaient à le dire.
08:40Donc c'est quand même assez…
08:42On était tellement habitués à ce parrainage américain.
08:45On sait depuis quand même que les Américains
08:48ont beaucoup ingéré chez nous.
08:49Ce n'est pas moi qui le dis, c'est François Fillon
08:50qui avait été interrogé par la commission
08:54sur les ingérences étrangères de l'Assemblée nationale
08:57et qui avait dit « Moi, j'ai été Premier ministre
08:59pendant un paquet d'années
09:01et l'ingérence la plus flagrante que j'ai vue,
09:05elle venait des États-Unis. »
09:06C'est normal.
09:06Ils écoutent le téléphone portable de Hollande,
09:09ils écoutent le téléphone portable de Merkel,
09:11Hollywood.
09:12C'est aussi une sorte de propagande
09:15depuis déjà des décennies
09:17que moi, je trouve positive,
09:18mais d'autres peuvent la trouver négative.
09:21Mais quand même, pour Trump,
09:22il a un bon bilan économique.
09:24Il y a évidemment l'essence qui est chère,
09:29une inflation sur les produits,
09:33comment s'appelle, les « growth risk »
09:34qu'on appelle les « hein ».
09:35Mais la bourse est très bonne,
09:39les investissements dans l'intelligence artificielle
09:41sont fantastiques,
09:43les salaires sont au top,
09:44l'Europe a complètement décroché
09:47face au salaire américain,
09:49le taux de pauvreté est au plus bas,
09:51le chômage est au plus bas.
09:53S'il n'y avait pas eu cette excursion en Iran
09:58et ce prix des galons et de l'inflation...
10:02La moitié des missiles Tomahawk ont disparu.
10:04Oui, mais enfin bon,
10:05l'Amérique se porte plutôt bien
10:06et les gens sont optimistes toujours
10:08par rapport, disons, à l'Europe
10:10qui est beaucoup moins...
10:11En tous les cas, l'Europe de l'Ouest
10:12qui est beaucoup moins optimiste.
10:13Est-ce que vous avez vu cette même vision de l'Amérique
10:16qu'Arnaud Klarsfeld qui nous vend le rêve américain ?
10:19Arnaud, il est encore en plein « American dream ».
10:21Je ne suis pas du tout...
10:22Je n'ai pas à câbler Trump.
10:24Je pense qu'il a essayé,
10:26il joue la carte de son pays.
10:27Je pense simplement qu'il a fait une erreur
10:29d'estimation sur la capacité
10:31de riposte des Iraniens
10:33et surtout sur cette saisie
10:37du détroit d'Hormuz
10:38qui s'est opéré
10:39et qui a compliqué les affaires.
10:40Mais sinon, Trump,
10:42du point de vue de sa politique,
10:44je pense qu'il a
10:46un certain succès.
10:48Maintenant, il a déçu l'électeur
10:49parce qu'on n'est pas
10:51« America first ».
10:52On se rend compte
10:54qu'il s'est beaucoup occupé
10:55d'internationales
10:56et certains Américains
10:57ont l'impression
10:57qu'ils ont été trahis.
10:59Et Alexandre,
11:00quelles conséquences ça aura
11:01s'il perd les deux chambres
11:03au mid-term
11:04ou s'il en perd une des deux
11:05comme l'a dit Régis ?
11:07Pour lui,
11:07sur la scène politique nationale.
11:08Est-ce que ça l'affaiblirait
11:09aussi à l'international ?
11:10Ça l'affaiblirait
11:11à l'international
11:12mais il a déjà intégré
11:14cette perspective.
11:15Il a dit que de toute façon,
11:17pour ce qui concerne l'Iran,
11:18il irait jusqu'au bout
11:20indépendamment du fait
11:21que ça pourrait lui faire perdre,
11:23ça m'avait étonné d'ailleurs,
11:24perdre l'élection.
11:25Il a déjà intégré
11:26cette perspective.
11:27Il va tout de même
11:27rester président deux ans.
11:29Donc moi je pense
11:30qu'il n'est pas forcément
11:32l'homme qui ne pense
11:33qu'à l'élection immédiate.
11:35Il a un véritable...
11:35Il faut qu'il puisse faire des choses.
11:37Il ne devient pas
11:37ce qu'on appelle un lame duck.
11:39Absolument.
11:39Un canard boiteux.
11:40Ça m'avait étonné.
11:41On en connaît d'autres.
11:42Il y a un mois,
11:42il avait déclaré cela.
11:43Nous on en a un.
11:44Ça m'avait étonné.
11:46Dernière chose
11:46que je voulais dire très rapidement,
11:47en ce qui concerne
11:48la France bouc émissaire
11:49parce que c'est le pays
11:50de l'immigrationnisme,
11:51ce n'est pas que l'Amérique.
11:52Quand vous allez en Hongrie,
11:54quand vous allez en Italie,
11:55quand vous allez en Espagne,
11:56que vous dit la droite italienne
11:57quand il y a un débat en Italie
11:58sur le just soli,
11:59sur le droit du sol
12:00et le droit du sang ?
12:01Ils vous disent,
12:02vous savez l'argument
12:03pour ne pas accepter
12:04le droit du sol ?
12:05Regardez ce qu'est la France.
12:06Avec une masse
12:07de millions de musulmans
12:08non assimilés,
12:10voilà le résultat
12:11du droit du sol.
12:12Donc ce n'est pas que Trump,
12:13c'est pratiquement
12:14toutes les droites identitaires
12:15occidentales
12:16qui voient la France
12:17et la Belgique.
12:18Alors la Belgique,
12:18c'est les seuls
12:19qui nous battent,
12:19avec les Anglais peut-être.
12:21Belgique, France, Angleterre,
12:22ils voient ça comme
12:23voilà ce que vous deviendrez
12:24si vous adoptez
12:25le droit du sol
12:26et si vous ne contrôlez pas
12:27une migration
12:27et si elle n'est pas assimilée.
12:29Donc je pense qu'il faut
12:30le droit du sol
12:31sans énormément de choses.
12:33Par exemple,
12:34en Italie,
12:34vous savez pourquoi
12:35ils peuvent expulser facilement
12:36les imams ?
12:37Parce qu'aucun n'est italien.
12:38C'est très difficile
12:40d'être italien
12:40même quand vous êtes né
12:41italien.
12:42Et donc ils n'ont aucun problème
12:43de les expulser.
12:43Mais nous,
12:44quand on veut expulser
12:46quelques individualités.
12:47Oui, mais même
12:47pour les masses de personnes,
12:49il est très difficile
12:50d'être italien.
12:50Même quand vous êtes
12:51d'origine italienne,
12:52argentin,
12:53maintenant il est nouvel.
12:54C'est très difficile d'être italien.
12:55Alors, quand vous dites
12:55des millions de musulmans
12:56qui ne sont pas assimilés,
12:57ils sont nés en France,
12:58ils sont français.
12:59Ils sont français,
13:00premier point.
13:01Ensuite, des millions,
13:03ce n'est pas un chiffre.
13:04Bien sûr.
13:04Non mais on ne quantifie pas
13:06comme ça.
13:06Il faut des bases solides.
13:09Donc ce que vous pouvez dire,
13:10c'est les sondages
13:12notamment de l'IFOP
13:13qui disaient que les jeunes,
13:14par exemple,
13:15français de confession musulmane
13:17mettaient au-dessus
13:18la loi islamique
13:19aux lois de la République
13:20pour 6 sur 10 d'entre eux.
13:23Mais dire comme ça
13:23des millions
13:24qui ne sont pas assimilés,
13:25ça me paraît
13:26beaucoup trop cavalier
13:26et beaucoup trop rapide.
13:27Mais vous avez tout à fait raison.
13:29C'est pour ça que je le dis.
13:29Ce n'est pas ce que je disais.
13:31Je disais,
13:31voilà comment la France
13:32est perçue
13:33par les droites identitaires
13:34européennes
13:35qui disent...
13:36Je sais qu'on a peur
13:37de l'ARCOM.
13:38Ce n'est pas votre perception
13:39à vous,
13:39c'est la perception
13:40des droites identitaires
13:40à travers l'Europe.
13:41Très bien.
13:41Alors je comprends
13:42qu'à cause de l'ARCOM,
13:43on est obligé
13:43de se justifier en permanence.
13:44Ce que dit Alexandre...
13:45Vous avez raison
13:46de ne le faire que rire.
13:46Un détail.
13:47Ce que dit Alexandre...
13:48Moi, je suis allé en Pologne,
13:49je suis allé en Roumanie,
13:50je suis allé en Hongrie
13:51ces dernières années.
13:52mais nous sommes
13:52le repoussoir de l'Europe.
13:54Nous sommes le contre-exemple
13:56et c'est l'homme de la rue
13:57qui vous le dit.
13:58Ça ne me fait pas plaisir
13:58de le dire.
13:59C'est un constat que j'ai compris.
14:00Ce n'est pas la droite radicale
14:02là-bas qui dit ça.
14:02C'est la population en Pologne
14:04qui est persuadée
14:05qu'elle ne veut pas devenir
14:05comme la France.
14:06La Pologne n'a pas
14:07la même histoire
14:08avec l'Afrique.
14:08C'est tout le discours
14:09de Mélanie en Italie également.
14:11En tout cas,
14:11pour le polonais,
14:13dès qu'il débarque
14:14à Roissy,
14:14Charles de Gaulle,
14:15c'est le cauchemar.
14:16Et vous,
14:16quand vous allez à Varsovie,
14:17vous avez très bien compris
14:18la différence entre Varsovie et Paris.
14:20Mbappé,
14:21alors ça c'est une histoire
14:22passionnante.
14:23Mbappé,
14:23qui ne s'excuse de rien.
14:25Il ne s'est pas excusé
14:26pour Ceuta
14:26quand il n'a pas porté
14:27le maillot.
14:28Il ne s'est pas excusé
14:29quand il a appelé
14:30à l'entre-deux-tours
14:31après la dissolution
14:31alors qu'il avait le brassard
14:32de capitaine de l'équipe de France
14:34à voter contre
14:34le Rassemblement National.
14:36C'était pendant l'Euro.
14:37Et là, il s'excuse.
14:38Il s'excuse parce qu'il a dit
14:39une vérité.
14:40Mao est un dictateur.
14:41Je ne savais pas
14:41que la révolution culturelle chinoise
14:43était un grand moment
14:44de la démocratie mondiale.
14:45Bon.
14:45Il s'est excusé.
14:46Donc il s'est excusé
14:47parce qu'il était en train
14:47de perdre des contrats
14:48avec la Chine.
14:49Parce que la Liga
14:50dans laquelle il joue
14:51avec le Real Madrid
14:52était en train aussi
14:53de perdre des contrats.
14:55Donc vous allez voir
14:56le sujet de François Tiskevich
14:58et on va en parler
14:59dans un instant.
15:00La Chine,
15:01toute puissante,
15:02qui fait céder
15:03donc le champion du monde
15:05Mbappé
15:05qui doit rétropédaler
15:06parce qu'il a dit
15:07que Mao était un dictateur.
15:08Maintenant,
15:09on apprend que la Chine
15:10est une grande démocratie
15:12libérale, bien sûr,
15:13avec des grands moments
15:14comme Tiananmen
15:15comme d'autres.
15:16Même Mao démantirait
15:17qu'il n'est pas un dictateur
15:18s'il était encore en vie.
15:20Mao démantirait,
15:21oui, ça c'est sûr.
15:22François Tiskevich.
15:25Dans les rayons
15:26de ce supermarché de Pékin,
15:28le visage de Kylian Mbappé
15:29apparaît encore
15:30sur les emballages
15:31de cette marque de boissons.
15:33Mais il pourrait bientôt
15:34disparaître.
15:35Trois marques chinoises
15:36viennent en effet
15:37d'annoncer la rupture immédiate
15:38de leur contrat
15:39avec le footballeur français
15:40et l'affaire prend désormais
15:42une tournure politique
15:43au point de susciter
15:45une réaction
15:45du porte-parole
15:46du ministère chinois
15:47des affaires étrangères.
15:48Tout propos
15:49ou tout acte
15:50qui blesse
15:50les sentiments
15:51du peuple chinois
15:52se heurte naturellement
15:54à un rejet commun
15:54de la part de l'ensemble
15:56de la société chinoise.
15:57En cause,
15:58cette vidéo diffusée
16:00en ligne
16:00dans laquelle
16:01Kylian Mbappé
16:01semble plaisanter
16:02à propos d'un montage
16:03associant son visage
16:04à celui de Mao Zedong
16:05le qualifiant
16:07de dictateur.
16:08J'ai mis une vidéo
16:09d'un mec
16:09je crois que c'est un dictateur
16:11chinois
16:11ils avaient mis ma...
16:12Je l'utilise beaucoup
16:13avec mes amis
16:13en ligne.
16:15Avant j'aimais beaucoup
16:16regarder Mbappé jouer
16:17sur le terrain
16:18mais depuis que cette nouvelle
16:19a été annoncée
16:20personnellement
16:20cela me plaît beaucoup moins.
16:23Très populaire en Chine
16:24Kylian Mbappé compte
16:25plus de 2 millions
16:25d'abonnés
16:26sur les réseaux sociaux locaux.
16:28Selon un média d'Etat
16:29la télévision publique chinoise
16:31aurait suspendu
16:32la diffusion des matchs
16:33impliquant l'international
16:34tricolore
16:34et retiré les publicités
16:36et les vidéos
16:37le mettant en scène.
16:38Face à la polémique
16:40Kylian Mbappé
16:41a présenté ses excuses
16:42dans un communiqué
16:44reconnaissant une remarque
16:45maladroite
16:45et affirmant respecter
16:46le peuple chinois
16:47et son histoire.
16:49Et la Liga a donc réagi
16:51championnat espagnol
16:52dans lequel jouait Mbappé
16:53la Liga déplore
16:54profondément l'offense
16:55que les récents commentaires
16:56de Kylian Mbappé
16:57ont causé
16:57parmi les supporters chinois
16:58donc vraiment
16:59ils le mettent sous le bus
17:00ces commentaires ont été faits
17:02à titre personnel
17:02et ne représentent pas
17:03la Liga
17:04dans la mesure
17:05de nos responsabilités
17:05institutionnelles
17:06nous présentons des excuses
17:07au nom de la Liga
17:08et de tous les clubs
17:09le football espagnol
17:10défend le respect
17:11enfin le respect
17:12on dit que Mao
17:12était un dictateur
17:13je rappelle la révolution culturelle
17:15l'horreur de la révolution culturelle
17:1650 millions de morts
17:17voilà on partait dans des camps
17:18donc la puissance de la Chine
17:20on parle sans cesse
17:21de la puissance de la Chine
17:21et de Trump
17:22qui craint justement
17:23la suprématie chinoise
17:24ben là on a
17:25on a un exemple majeur
17:26la Chine ne fait
17:27le régime communiste chinois
17:28ne fait pas taire qu'en Chine
17:29il fait taire
17:30Kylian Mbappé également
17:31ce qui est quand même
17:33très sidérant
17:34dans cette histoire
17:34en effet
17:35vous avez raison
17:36de rappeler
17:37le nombre de morts
17:38causées par Mao
17:40le côté quasi
17:43divinatoire
17:44de la personnalité
17:45de Mao en Chine
17:46encore aujourd'hui
17:47on est condamné
17:49à la peine de mort
17:50pour avoir critiqué Mao
17:51et c'est encore le cas en Chine
17:53enfin théoriquement
17:55la Chine a beaucoup changé
17:57mais de ce point de vue là
17:58elle reste très inflexible
18:01Mao en termes de mort
18:02c'est pire que Staline
18:04c'est pire qu'Hitler
18:04si vous additionnez
18:06le nombre de morts
18:08directement causées
18:09par sa politique
18:10et en particulier
18:11par la révolution culturelle
18:12donc il y a quelque chose
18:14mais je vais vous dire
18:15une chose quand même
18:16de la part de Kylian Mbappé
18:18parce que Kylian Mbappé
18:19c'est pour l'argent
18:19mais ça montre la puissance
18:20de la Chine
18:21ça montre la puissance
18:22de la Chine dans notre monde
18:23mais ça montre aussi
18:24je vais dire
18:25c'est un peu une leçon
18:26pour Kylian Mbappé
18:27dans ses prises de position
18:29il ne sait même pas
18:29qui est Mao
18:30on va comparer
18:31à un dictateur chinois
18:32il ne sait même pas
18:32qui c'est Mao
18:33oui mais de ce point de vue là
18:34déjà on devrait réfléchir
18:36et puis
18:37il s'est tellement aventuré
18:39dans des espèces
18:40de prises de position
18:41alors que personne
18:42ne lui demandait son avis
18:43il a tellement froissé
18:45tout en étant capitaine
18:46de l'équipe de France
18:47quelque part
18:48que ça lui serve de leçon
18:49mais il paye cher
18:51justement
18:52notamment l'affaire Naël
18:53l'affaire Laël
18:54oui mais il ne s'excuse pas
18:55dans ces cas là
18:55quand c'est des histoires françaises
18:57ou des histoires espagnoles
18:58pour Ceuta
18:58il ne s'excuse pas
18:59il faut la Chine
19:00pour qu'il s'excuse
19:01il ne s'excuse pas
19:03quand il décrédibilise
19:05l'état espagnol
19:06ou l'état régalien français
19:08ou la police française
19:09parce que indirectement
19:10la défense de l'ange
19:11qui est partie
19:12c'était la police
19:14qui tue indirectement
19:15là il ne s'excusera jamais
19:16mais par contre
19:17contre un état
19:17qui a fait mille fois plus
19:19de répression
19:19on devient une carpette
19:21dès que l'annonceur
19:22et l'équipementier
19:23dit
19:24on va arrêter
19:25de vous financer
19:25ça montre quand même
19:26l'hypocrisie
19:27de ces stars de foot
19:28qui deviennent des enfants gâtés
19:29qui donnent des leçons
19:30à tout le monde
19:31qui font de la politique
19:32souvent
19:34assez subversive
19:35en défendant
19:35ceux qui sont le plus
19:36contre l'état régalien
19:37contre la loi
19:38contre l'état tout court
19:39moi je suis assez stupéfait
19:41de cette morale
19:42à deux vitesses
19:43peut-être vous l'avez dit
19:43et cette lâcheté
19:44vis-à-vis de l'argent
19:45parce qu'en fait
19:45ils aiment beaucoup l'argent
19:4680 millions qu'il a perdu
19:48par an
19:48si on le coupe de tout
19:49la seule raison
19:50pour laquelle Mbappé
19:51s'excuse
19:51c'est le fric
19:51bien sûr
19:52les chinois n'acceptent pas
19:54ces excuses
19:55les chinois veulent
19:56qu'ils viennent en Chine
19:57pour s'excuser
19:58il faut faire pénitence
19:59il faut plier
20:00le dos à terre
20:02ils ont dit
20:02qu'il lui donnerait une chance
20:03mais Alexandre
20:04rappelez
20:04parce que vous avez commencé
20:05à le faire
20:05l'horreur de ce qu'a été
20:06Mao et la révolution culturelle
20:07peut-être pour nos téléspectateurs
20:08en gros
20:10les livres sur le communisme
20:12c'est 100 millions de morts
20:14rien qu'à elle toute seule
20:15la Chine
20:15c'est un peu plus de la moitié
20:17donc entre la révolution culturelle
20:19le grand bond en avant
20:20qui était un grand bond en arrière
20:21le massacre
20:22par la famine
20:23à cause d'un système économique
20:25complètement fou
20:25plus les persécutions
20:27les dénonciations
20:29ça bat tous les records
20:30et pourtant
20:31c'est avec la Chine
20:32que l'Occident
20:33fit une alliance tactique
20:34pour isoler la Russie
20:36qui avait fait
20:37beaucoup de morts
20:38mais la Chine en a fait
20:38beaucoup plus
20:39ça montre que la morale
20:40n'est pas au rendez-vous
20:41et ça montre surtout
20:42que ce qu'il manque
20:43c'est le lien avec la révolution
20:45c'est un Nuremberg du communisme
20:46il y a eu un Nuremberg du nazisme
20:48quand est-ce qu'il y aura
20:49mais qu'il y a un parti
20:49communiste français
20:50encore aujourd'hui
20:51avec Fabien Roussel
20:52mais c'est une honte
20:53mais c'est une honte
20:54mais qu'il y ait des trotskistes
20:55et des maoïstes
20:56et des FSU
20:57et des USL
20:58et des révolutions permanentes
21:00qui vont fanatiser
21:01nos lycées
21:02et nos collèges
21:02en leur disant
21:03qu'il faut faire la révolution
21:04mais ce n'est pas n'importe quelle
21:05c'est la révolution communiste
21:07le communisme
21:08n'ayant pas été condamné
21:09moralement et solennellement
21:10dans un Nuremberg
21:11il sévit chaque jour
21:13et il sème la révolution
21:14dans notre société
21:15contre l'état bourgeois
21:16Arnaud sur la puissance
21:17de la Chine
21:17on a dit ce qu'on pensait
21:19évidemment du régime de Mao
21:20ça dit quand même
21:21la puissance de la Chine
21:22pour faire CDM Bappé
21:24les excuses de la Liga
21:25sont d'un grotesque
21:26mais parce que c'est le fric
21:27parce que c'est l'argent
21:28ils vont peut-être proposer
21:30Mao comme prix Nobel
21:31de la paix
21:32à titre posthume
21:34à titre posthume
21:34ça tirerait les foudres
21:35à Washington
21:36mais ça montre
21:37les différences
21:38entre les démocraties
21:39et les régimes
21:40qui sont totalitaires
21:41et la Chine
21:42est un régime capitaliste
21:44mais qui reste
21:45un régime aussi
21:48totalitaire
21:49on peut
21:49aux Etats-Unis
21:51ne pas
21:52chanter l'hymne national
21:53ou mettre un genou à terre
21:55on peut changer en France
21:56les paroles
21:57de la Marseillaise
21:59on peut ne pas vouloir
22:00commémorer
22:01le 11 novembre
22:03etc.
22:04mais quand un régime capitaliste
22:06et totalitaire
22:07veut vous priver
22:08de vos contrats
22:09vous faites pénitence
22:12alors que vous êtes riche
22:13et que vous ne risquez pas
22:14finalement
22:15vous ne risquez pas grand chose
22:16il aurait pu tenir bon
22:18il aurait quand même
22:19gagné de l'aura
22:20il aurait gagné
22:21moins d'argent en Chine
22:22mais il aurait eu
22:25une auréole
22:25d'avoir tenu
22:26contre un régime totalitaire
22:28on défend les opprimés
22:29mais il aime beaucoup l'argent
22:30Dora sur la puissance de la Chine
22:31qui fait céder
22:32le champion du monde Mbappé
22:33moi je pense que
22:34ce n'est pas vraiment
22:35la puissance de la Chine
22:35c'est la puissance de l'argent
22:36justement
22:36c'est ça
22:37c'est vraiment l'argent
22:38qui est en jeu
22:39c'est les contrats
22:40qu'il perd
22:42avec des contrats de luxe
22:43avec des marques de luxe
22:44là il y avait des contrats
22:45de boissons
22:45de produits laitiers aussi
22:46on voit aussi la puissance
22:48des réseaux sociaux
22:48dans cette affaire
22:49puisque cette interview
22:50elle a été faite en mars
22:522026
22:52elle est apparue
22:53juste avant
22:54le ballon d'or
22:55qu'il n'a pas eu
22:56absolument
22:56donc il y a ça aussi
22:58à en prendre en compte
22:58il y a aussi
22:59l'image des joueurs
23:00aujourd'hui
23:01on demande vraiment
23:01à ces joueurs de foot
23:02qui sont des stars
23:04qui sont aimés
23:04dans le monde entier
23:05de jouer au foot
23:06pas justement
23:06de parler de politique
23:08pas d'entrer dans les débats
23:09d'ailleurs
23:09Zinedine Zidane
23:10par exemple
23:11n'a pas voulu prendre position
23:12pour de nombreux sujets politiques
23:15Mbappé l'a fait
23:16et ne présente pas
23:17ses excuses
23:17alors qu'ici justement
23:19parce qu'il y a de l'argent
23:20en jeu
23:21il y a aussi
23:22son club
23:23le Real Madrid
23:24qui va perdre
23:24énormément d'argent aussi
23:25puisqu'il y a les maillots
23:27floqués du nom de Mbappé
23:29donc le club va perdre
23:30et la Liga aussi
23:31donc son image
23:32est écorchée
23:33une précision
23:33c'était 7 millions d'euros par an
23:35les contrats pour Mbappé
23:35je ne parle pas de la Liga
23:36pour Mbappé
23:36c'était 7 millions d'euros par an
23:38jusqu'en 2027
23:40voilà
23:40ça va vraiment augmenter
23:41avec justement la Liga
23:43Bolsonaro
23:43la fuite du fils Bolsonaro
23:45qui a donc perdu
23:46l'élection
23:47face à Lula
23:48qui a été réélu
23:50président du Brésil
23:51et donc son avion
23:52après il est passé
23:52par d'autres pays
23:53d'Amérique latine
23:53mais son avion
23:54s'est donc posé
23:55grâce au président Trump
23:56qui a donné des visas
23:57à la famille Bolsonaro
23:58on sait qu'il était poursuivi
24:00donc au Brésil
24:02il avait dit que Lula
24:03avait demandé
24:04qu'on lui prenne son passeport
24:06et bien ça ne l'a pas empêché
24:08d'atteindre donc les Etats-Unis
24:09et d'atteindre Miami
24:11alors c'est une fin d'élection
24:12assez rocambolesque
24:13résiste le sommier
24:14cette élection brésilienne
24:15où d'ailleurs
24:16les résultats de Lula
24:17étaient contestés par Bolsonaro
24:18oui ça nous met
24:21face à une réalité
24:22aussi brésilienne
24:24un peu inquiétante
24:26on n'a pas assisté
24:27à une sorte d'expression
24:29de la démocratie
24:30dans le plus grand pays
24:31d'Amérique du Sud
24:32où en effet
24:34il y a eu un comeback
24:35de Lula
24:36qui a réussi à récupérer
24:37je vous coupe
24:38à l'instant
24:38Flavio Bolsonaro
24:39alerte à l'agence France Paris
24:40qui vient de tomber
24:41il déclare
24:42qu'il est le véritable
24:44président du Brésil
24:45le réel président du Brésil
24:46il dit
24:47c'est moi le réel président du Brésil
24:48oui il conteste
24:49il peut contester
24:49donc il dit qu'il est un président
24:50en exil
24:51puisque les bureaux de vote
24:53ont été étendus
24:54de façon discrétionnaire
24:56de deux heures
24:57entre 17h et 19h
24:58ce qui a permis à Lula
24:59d'engranger plus de voix
25:01je ne sais pas
25:01s'il aurait eu
25:02ses 10 millions de voix d'avance
25:04si c'est ça
25:06qu'il a fait
25:06en tout état de cause
25:07moi j'ai rencontré
25:08Flavio Bolsonaro
25:10au début de l'année
25:10je l'avais interviewé
25:11pour le JDD
25:13et à l'époque
25:14je me souviens très bien
25:14qu'il avait passé
25:15une bonne partie
25:16de l'interview
25:17à revenir sur l'histoire
25:18de sa famille
25:19et en particulier
25:20des persécutions
25:21dont était victime
25:22son père
25:22malade
25:23vous savez
25:24il disait qu'il voulait
25:24gagner l'élection
25:25pour pouvoir sortir
25:26son père de prison
25:26et son père était en prison
25:28il disait que
25:28le gouvernement de Lula
25:31enfin en tout cas
25:32les juges
25:32et en particulier
25:33ce procureur
25:34qui semble avoir
25:35tout pouvoir
25:36au Brésil
25:37qui s'appelle
25:37Alexandre de Moraes
25:39et qui
25:40lui a demandé
25:41d'ailleurs
25:41de lui donner
25:42son passeport
25:43et c'est lui
25:44qui tirait
25:46les ficelles
25:46pour persécuter
25:47non seulement
25:48le père
25:49de Flavio
25:50mais également
25:51toute la famille
25:52donc vous savez
25:53et ce n'est pas simplement
25:55il y a aussi
25:56beaucoup de gens
25:56beaucoup de journalistes
25:58qui ont été menacés
25:58certains sont partis
26:00ont quitté le Brésil
26:01donc c'est une atmosphère
26:02quand même
26:02très inquiétante
26:03ce nouveau mandat
26:05de Lula
26:05on sent bien
26:06qu'il y a eu
26:07quand même
26:07des manipulations
26:08que les accusations
26:10d'algorithmes truqués
26:12ça ne vous rappelle rien
26:13moi ça me rappelle
26:15la Roumanie
26:15vous voyez
26:16accuser son...
26:17Donc pour vous
26:17c'est pas clair
26:19le scrutin brésilien
26:20il n'est pas clair
26:20Non il n'est pas clair
26:21et c'est même
26:22Elon Musk
26:22qui l'a dit
26:23et plusieurs personnes
26:24y compris Donald Trump
26:26ont dit
26:26c'est lamentable
26:27donc là
26:28Bolsonaro
26:29fermement
26:29le pied
26:30sur l'américain
26:31peut se permettre
26:32de dire
26:32je conteste l'élection
26:34ce qu'il ne pouvait pas faire
26:35ce qu'il ne pouvait pas faire
26:36bien sûr
26:37Donald Trump a dit aussi
26:38qu'il n'avait pas perdu
26:39alors qu'il avait perdu
26:40en 2020 quand même
26:41Face à Biden
26:42Alors écoutez justement
26:42Donald Trump
26:43qui avait dit que
26:44Bolsonaro était le bienvenu
26:45donc aux Etats-Unis
26:47Je serais favorable
26:48à sa venue
26:49je pense que ce sont
26:50des gens bien
26:51mais l'élection
26:51a été très étrange
26:53et j'ai trouvé ça terrible
26:54elle a été très critiquée
26:56et regardez ce qui est arrivé
26:58à leur marché
26:59donc est-ce que
27:00j'approuverais sa venue
27:01oui je pense que
27:02ça ne me poserait pas de problème
27:04Je pense que ça ne me posait
27:05pas de problème
27:05les visas étaient déjà délivrés
27:06et quelques heures plus tard
27:07Bolsonaro se posait à Miami
27:09écoutez le président élu
27:11pour à l'heure où on se parle
27:12Lula
27:14Je me pose la question suivante
27:16quelle culpabilité
27:18pèse sur la conscience
27:20d'un citoyen
27:21qui vient de perdre
27:22une élection
27:22et qui fuit son pays
27:27Je tenais à vous dire
27:28que ceux qui n'ont rien fait
27:29de mal
27:29n'ont rien à craindre
27:31un citoyen qui fuit son pays
27:32dans la panique
27:33a forcément quelque chose
27:34à cacher
27:37Il y a forcément quelque chose
27:39à cacher
27:40parce que les deux candidats
27:42sont corrompus
27:43Lula est corrompu
27:44Il est-il en prison ?
27:45Il y a de fortes probabilités
27:50qu'il le soit aussi
27:51donc c'est évident
27:51que dans une démocratie
27:54qu'il l'est
27:54mais avec beaucoup de véhémence
27:57et beaucoup d'hostilité
27:58le candidat corrompu
28:00qui a gagné
28:01va prendre le candidat corrompu
28:03qui a perdu
28:03il veut le mettre en prison
28:05donc l'autre Bolsonaro aussi
28:08est en prison
28:09il est encore en prison
28:10Oui le père bien sûr
28:10Maintenant il est en résidence
28:12En résidence surveillée
28:13En résidence surveillée
28:14en résidence de sa maladie
28:15sans doute
28:16Il a une maladie
28:16J'aille en Bolsonaro
28:17Donc ça montre un antagonisme
28:19Absolument
28:19Un antagonisme
28:20Attendez mais ce que dit Arnaud
28:21est très vrai
28:21c'est-à-dire que le Brésil
28:22est quand même une démocratie
28:23très particulière
28:24où quand tu perds
28:25celui qui gagne
28:26te met en prison
28:27que ça soit Lula
28:28ou que ça soit Bolsonaro
28:29D'ailleurs
28:29D'ailleurs tous les présidents
28:31Dilma Rousseff
28:31Absolument bien sûr
28:32C'est très mal terminé
28:33A chaque fois
28:34pratiquement tout le monde
28:35se termine en prison
28:36C'est du palais présidentiel
28:37à la prison
28:38En général
28:38par intervention des juges
28:40de la Cour suprême
28:40qui sont dans les mains
28:42en ce moment
28:43dans les mains de Lula
28:43C'est l'ancien avocat de Lula
28:45qui a la tête
28:46A chaque fois
28:47tous les recours
28:47sont faits par des proches
28:48de Lula
28:49et en particulier
28:50je vous dis
28:50ce procureur
28:51Alexandre Desmoraes
28:52tire les ficelles sur tout
28:53Il faut rappeler que Lula
28:55qui a fait 180 jours de prison
28:57et une haine bien sûr
28:57ce que l'on peut comprendre
28:58contre son adversaire
28:59mais il a lui-même
29:00été frappé
29:01par une enquête
29:02qui a conduit
29:02à sa condamnation
29:03pour une affaire
29:04extrêmement grave
29:05bien plus grave
29:06que l'histoire
29:06des assistants parlementaires
29:07de M. Bolsonaro
29:08C'était une affaire
29:10avec carrément
29:10l'entreprise de pétrole national
29:11Petrobras
29:12et un financement
29:14dans toute l'Amérique latine
29:16de réseaux
29:17d'extrême gauche
29:18pendant les années
29:19où toute l'Amérique
29:20était un petit
29:21il y avait une vague
29:22de révolutionnaires
29:23un peu
29:23à la Hugo Chavez
29:24ça s'appelait
29:25le forum de Sao Paulo
29:26M. Lula
29:27n'est pas un modéré
29:27il a créé dans les années 70
29:29il a créé le forum
29:31de Sao Paulo
29:32qui est un forum
29:33qui réunit
29:33tous les révolutionnaires
29:34trotskistes
29:35et radicaux
29:36y compris des anciens
29:37guerriers rosses
29:38comme Dilma Rousseff
29:39qui est une ancienne
29:39terroriste guerrière rosses
29:41ça on oublie de le dire
29:42c'est pas des modérés
29:43de la gauche
29:44sociale démocrate
29:45ils viennent
29:46de l'extrême gauche
29:46révolutionnaire
29:47et il a été
29:49inculpé
29:49pour avoir détourné
29:50beaucoup d'argent
29:51de l'entreprise de pétrole
29:52et il n'a pas été blanchi
29:53il a réussi à être libéré
29:55grâce à un complice
29:56comme dirige
29:57au niveau du tribunal suprême
29:59qui a trouvé un vice de forme
30:00mais sur le fond
30:01il est coupable
30:02donc si vous voulez
30:03c'est un peu l'hôpital
30:04qui se fout de la charité
30:05Dora
30:06sur la fuite de Bolsonaro
30:08donc il y a plusieurs
30:09présidents
30:10d'Amérique latine
30:10alors élus
30:12ou pas élus
30:12qui viennent
30:13se réfugier
30:14à Miami
30:14ou qui sont capturés
30:15c'est selon
30:16donc il y a Maduro
30:17qui est capturé
30:17et il y a Bolsonaro
30:18qui se réfugie
30:19mais ce qui est intéressant
30:20de souligner
30:20concernant le Brésil
30:21c'est que même si Lula
30:22a remporté
30:23les élections présidentielles
30:24le Parlement
30:25est très à droite
30:26donc le bolsonarisme
30:28il est là
30:28il est présent
30:29dans la vie
30:30politique brésilienne
30:31donc il y a
30:33cette force
30:33qui est très puissante
30:35donc il n'aura pas
30:36les coups des franges
30:36pour gouverner
30:38et puis il y a
30:39un autre acteur aussi
30:40dont il faut parler
30:41c'est la Chine
30:42il faut voir les relations
30:43que va entretenir
30:44justement Donald Trump
30:45avec le Brésil
30:46car il y a la Chine
30:47qui est très importante
30:48dans cette configuration
30:51parce que c'est un partenaire
30:53du commercial du Brésil
30:54et puis il y a aussi
30:56les minerais stratégiques
30:57qui sont très importants
30:58pour Donald Trump
31:00N'oublions pas non plus
31:01le début de la dédollarisation
31:03a été acté par Lula
31:05en émettant des obligations
31:07au Brésil
31:08en yuan
31:08et non plus en dollars
31:10avec la banque du développement
31:11des BRICS
31:11dirigée par madame Dilma Rousseff
31:13et à l'instant
31:13Flavio Bolsonaro
31:14vient de déclarer
31:15qu'il dirigerait
31:16l'opposition brésilienne
31:17depuis les Etats-Unis
31:19venons-en à l'Ukraine
31:20la trêve humanitaire
31:22à Oleschki
31:23tient pour la deuxième journée
31:24consécutive
31:25un cessez-le-feu local
31:26négocié avec l'aide
31:27des Etats-Unis
31:27tenait aujourd'hui
31:29pour la deuxième journée
31:29consécutive
31:30dans le sud de l'Ukraine
31:31une trêve rarissime
31:32en presque 5 ans de guerre
31:34déclarée pour permettre
31:35une opération humanitaire
31:36écoutez Volodymyr Zelensky
31:38pour le cessez-le-feu
31:41d'Oleschki
31:42bien sûr
31:43c'est très bien
31:44qu'il n'y ait plus
31:45d'attaques massives
31:45de même sur la ville
31:47de Kherson
31:48qui est dans la même région
31:51nous sommes heureux
31:52même lorsque nous avons
31:53deux ou trois jours
31:54d'accalmie
31:55pour ces gens
31:55vous savez
31:56un cessez-le-feu
31:58c'est formidable
31:59vous pouvez l'observer
32:01dans les rues
32:03est-ce que ce cessez-le-feu
32:05intervient grâce à la pression
32:06mise par les américains
32:08on en parlait la semaine dernière
32:08par Donald Trump
32:09évidemment
32:09qui a même dit
32:10que Zelensky
32:11devait s'en aller
32:11et organiser
32:12de nouvelles élections
32:13par Elon Musk
32:15qui menace de couper
32:16Starlink aux ukrainiens
32:18son système satellitaire
32:20est-ce que ce cessez-le-feu
32:21intervient grâce à
32:22cette pression américaine
32:23oui certainement
32:24ce cessez-le-feu
32:25est un petit peu
32:26l'incarnation
32:27de ce qu'on pourrait faire
32:28par la suite
32:29c'est-à-dire
32:29on ne peut pas obtenir
32:31un cessez-le-feu
32:31sur l'ensemble du front
32:32parce que évidemment
32:34vont revenir
32:34les mêmes contingences
32:36avec la cession
32:37de territoire
32:37les garanties de sécurité
32:38on va repartir
32:39dans des discussions infinies
32:41l'idée émise
32:42par Donald Trump
32:43et par sa femme
32:44Melania Trump
32:46symboliquement
32:46qui est derrière
32:47c'est de dire
32:48commençons par une ville
32:50symbole
32:50essayons de soulager
32:52les habitants
32:52Oléjski
32:53qui se trouve
32:54juste à côté de Kersone
32:55il a raison de
32:57Volodymyr Zelensky
32:58Kersone c'est la grosse ville
32:59quand même
32:59il reste beaucoup d'habitants
33:00qui sont dans la ville
33:01donc de dire
33:02qu'il y a une accalmie
33:02dans cette zone
33:03et bien
33:03ça permet de dire
33:05on peut aller plus loin
33:06et on sait
33:07que vont se tenir
33:08des réunions tripartites
33:10maintenant
33:10entre Américains
33:11Russes
33:12et Ukrainiens
33:13donc c'est de bon augure
33:15je rajouterai aussi
33:17le nouveau
33:18le Yalta 2.0
33:19qui risque de se tenir
33:20en Chine
33:21entre Xi Jinping
33:22Donald Trump
33:23et Vladimir Poutine
33:24cette fois
33:24sans les Européens
33:25les Russes ont insisté
33:27aujourd'hui
33:27il n'y aura pas d'Européens
33:28ils ont même dit
33:29si les Européens veulent venir
33:30ils payent leur billet
33:31leur billet d'avion
33:32ils viennent tout seul
33:33et ils ne seront pas accueillis
33:34donc si vous voulez
33:35là il y a une sorte de
33:36prise en compte
33:37on va dire
33:38de nouvelles réalités
33:39les Russes
33:40et les Américains
33:42sont extrêmement pressés
33:43de renouer
33:44des affaires commerciales
33:46en particulier
33:47dans les hydrocarbures
33:48on comprend pourquoi
33:49vu le prix des hydrocarbures
33:50aux Etats-Unis
33:51en ce moment
33:51mais c'est prévu
33:52tout ça c'est l'esprit
33:53d'Encourage
33:54et la première étape
33:56et bien c'est peut-être
33:56se cesser le feu
33:58visiblement et respecter
33:59sur le rôle de Mélania Trump
34:00peut-être
34:00parce que c'est intéressant
34:01de dire pourquoi
34:02elle est en avant
34:02la première dame des Etats-Unis
34:03il faut savoir que ça fait déjà
34:04un bout de temps
34:04qu'elle est à l'oeuvre
34:05Mélania Trump
34:06il y a un canal
34:07entre elle et Moscou
34:09et donc là
34:09elle était vraiment touchée
34:10d'abord par les enfants
34:12qui subissent la guerre
34:14elle était déjà intervenue
34:15elle est déjà intervenue
34:16donc c'était vraiment
34:17c'est un rôle humanitaire
34:19qu'elle met en avant
34:20ici Mélania Trump
34:20mais il y a quelque chose
34:21d'important à noter
34:23je crois que c'est hier
34:24où il y a eu un coup de fil
34:26entre Vladimir Poutine
34:28et d'un côté
34:30le président finlandais
34:31et le premier ministre norvégien
34:33et c'est eux
34:33qui sont à l'initiative
34:35de cet appel
34:35donc ils ont pris
34:36un contact direct
34:37avec Vladimir Poutine
34:38ça faisait très longtemps
34:39qu'il n'y avait pas eu
34:39de dirigeant européen
34:41qui renoue le contact
34:42avec Poutine
34:43donc ça veut dire
34:44quelque chose aussi
34:45ça veut dire que
34:46ces deux pays
34:46qui sont frontaliers
34:47d'ailleurs de la Russie
34:49cherchent une sortie
34:50mais est-ce qu'ils sont
34:53sur la même ligne
34:54que tous les Européens
34:55c'est ça aussi
34:58le Danemark
34:59a critiqué l'initiative
35:01en disant
35:01qu'il faisait cavaler seul
35:02qui montre que l'Europe
35:03n'est pas du tout unie
35:04non plus
35:05écoutez ce que nous disait
35:06Xenia Fedorova
35:07il y a quelques semaines
35:08sur le plateau
35:08de Laurent Inter
35:09sur les relations
35:09notamment entre
35:10Trump et Zelensky
35:11Poutine a expliqué
35:13à Donald Trump
35:14ce qui est la Russie
35:15cherche aujourd'hui
35:16qui sont les lignes rouges
35:17sauf que pour Zelensky
35:19qui est soutenu
35:20largement par les Européens
35:24accepter la perte
35:25d'Ombass
35:27et même Crimée
35:27c'est quelque chose
35:29qui est très difficile
35:30et même pas acceptable
35:31aujourd'hui
35:32et c'est ça
35:33à mon avis
35:34ce sont les points
35:35plus importants
35:36et plus difficiles
35:37aujourd'hui
35:38quand il aura
35:39une compréhension
35:40qu'à un moment
35:41il faut faire ses compromis
35:42peut-être
35:43ça peut avancer
35:44mais jusqu'à un moment
35:45où il est encore une fois
35:47soutenu par les Européens
35:48qui continuent de dire
35:49que la Russie
35:50est fragilisée
35:51l'économie russe
35:52est à genoux
35:53officiellement
35:53on n'est pas en guerre
35:54avec la Russie
35:55mais sauf qu'on cherche
35:57en défaite stratégique
35:58et militaire
35:58la Russie
35:59donc c'est vrai
36:00qu'il y a une vraie escalade
36:02et cette escalade
36:03et cette volonté
36:03de continuer cette guerre
36:04ça vient
36:05aujourd'hui
36:06on attend ça
36:06par les discours
36:07Européens
36:08ça vient de l'Europe
36:09donc vous avez
36:10Donald Trump
36:10qui dit
36:11je pense que
36:11tous les deux
36:12veulent paix
36:12il faut trouver
36:13un moyen
36:13de sortir
36:14et après
36:15vous avez
36:15les Européens
36:16qui disent
36:17non
36:17on va continuer
36:18de soutenir l'Ukraine
36:19il faut mettre
36:20l'Ukraine
36:21dans la position
36:21des forces
36:22est-ce que c'est
36:22vraiment réaliste
36:23c'est ça
36:23la vraie question
36:24à mon avis
36:25après 4 ans
36:26ça devient évident
36:27que ce n'est pas
36:28réaliste de tout
36:29sur le cessez-le-feu
36:30sur l'échec
36:31je ne crois pas
36:31que l'échec
36:32soit significatif
36:34du front en général
36:35à mon avis
36:36c'est une petite ville
36:38qui doit être assiégée
36:39et où les gens
36:40ne peuvent pas sortir
36:41et ne peuvent pas
36:42se nourrir
36:42donc c'est un peu
36:43comme le siège
36:44de Leningrad
36:46à l'époque
36:46donc le pape
36:47a dû intervenir
36:48ensuite
36:49Mélania Trump
36:50a dû intervenir
36:51pour laisser les gens
36:52ou sortir
36:53ou être ravitaillés
36:54mais ça ne présage
36:56en rien
36:56d'un cessez-le-feu
36:58sur le front
36:58puisque Poutine
36:59considère
37:00et d'ailleurs
37:00c'est la règle générale
37:02que ce soit la guerre
37:03de 30 ans
37:04la guerre du Vietnam
37:04la guerre de Corée
37:05que les négociations
37:08continuent en général
37:10même quand il y a
37:10la guerre
37:11et ce n'est pas
37:13parce qu'il y a
37:13des négociations
37:14que la guerre
37:15ne continue pas
37:16en tous les cas
37:16c'est les précédents
37:18dans l'histoire
37:19Alexandre
37:19et après on parle
37:20des élections d'Israël
37:20je suis tout à fait d'accord
37:21à mon avis
37:22c'est un détail
37:23qui n'a rien à voir
37:24avec les grands
37:25pour parler en cours
37:26mais surtout
37:27il y a une opposition
37:27aujourd'hui
37:28les européens
37:29et Zelensky
37:29veulent un cessez-le-feu
37:31qui soit un gel du front
37:33éventuellement
37:33comme a dit Zelensky
37:34récemment
37:34ou un cessez-le-feu
37:35mais qui permettent
37:36de gagner du temps
37:37selon les russes
37:38en tout cas
37:38c'est perçu comme ça
37:39et les russes répondent
37:40nous ne voulons pas
37:41un cessez-le-feu
37:42nous voulons régler
37:43les problèmes de fond
37:44et de long terme
37:45ce qui veut dire
37:45pas uniquement
37:46ce qui se passe
37:47en l'Ukraine
37:47mais aussi
37:48toute la sécurité
37:49pan-européenne
37:50et une architecture
37:51nouvelle
37:51de sécurité
37:52et aussi
37:55les missiles
37:56le fait que des missiles
37:58annulent
37:58la défense
37:59ou l'attaque russe
38:00parce que vous savez
38:00si un missile est à 12 minutes
38:04c'est pas pareil
38:04que s'il est à une minute
38:05et là
38:06rendre des missiles
38:07et des antimissiles
38:08les mettre plus loin
38:09donc c'est quelque chose
38:10d'extrêmement difficile
38:11à obtenir
38:12faire reculer l'OTAN
38:13non pas au niveau
38:14du traité de l'OTAN
38:15il dit pas
38:15que des pays
38:16doivent cesser
38:17d'être membres de l'OTAN
38:18mais faire reculer
38:19des troupes
38:19et des missiles
38:20et ça c'est loin
38:21d'être acquis
38:22donc il n'y aura pas
38:23de cesser le feu
38:23de la part des russes
38:24tant qu'on n'aura pas
38:25réglé les problèmes de fond
38:26qui sont les problèmes
38:27géostratégiques
38:27c'est une première ville
38:30c'est symbolique
38:31mais on est encore loin
38:32de la contagion
38:33si j'ose dire
38:33du cesser le feu
38:34à toute la région
38:36entre la vision
38:37cesser le feu
38:38et la vision
38:38paix de long terme
38:39ça va se discuter
38:39avec Poutine
38:40et avec Xi Jinping
38:41à Shenzhen
38:42comme disait Régis
38:43ce fameux Yalta 2.0
38:45que j'ai annoncé
38:47dans mon livre
38:47comme quelque chose
38:48qui était l'unique possibilité
38:49de régler ces conflits
38:50j'espère que ça aura lieu
38:53le 19 novembre
38:54c'est pas encore confirmé
38:54les élections en Israël
38:55donc le dépouillement
38:57pour leur Netanyahou
38:57et son camp
38:58sont en tête
38:58mais aucune majorité
38:59gouvernementale
39:00ne se dessine
39:00ce sont les partis arabes
39:01qui pourraient être déterminants
39:02explication Maé Valami
39:05Au lendemain
39:06des législatives israéliennes
39:08le suspense reste entier
39:09après le dépouillement
39:11des deux tiers des voix
39:12Benjamin Netanyahou
39:13et ses alliés
39:14arrivent en tête
39:15avec 54 sièges
39:16sur 120
39:17il en faut 61
39:18pour former
39:19un gouvernement
39:20la clé pourrait donc
39:22se trouver
39:22entre les mains
39:23des partis arabes
39:24crédités de 18 sièges
39:25un scénario
39:26que le premier ministre
39:27refuse d'envisager
39:30Nous devons former
39:31un gouvernement
39:32de droite nationale
39:33et fort
39:33voilà ce qu'il faut faire
39:36Nous ne devons absolument
39:37pas maîtrer Israël
39:38en danger
39:38en introduisant
39:40des partis arabes
39:40anti-sionistes
39:41dans un gouvernement
39:44L'opposition
39:45et les partis arabes
39:46au style
39:46au premier ministre
39:47pourraient aussi
39:48disposer ensemble
39:49d'une majorité
39:49mais Gadi Heisenkot
39:51et plusieurs de ses alliés
39:52refusent pour l'heure
39:53cette alliance
39:54qui pourrait braquer
39:55leur électorat de droite
39:56Gadi Heisenkot
39:57qui affirme néanmoins
39:58croire à l'alternance
39:59La coalition de l'échec
40:01a perdu la confiance du peuple
40:02Les Israéliens se sont prononcés
40:04contre le maintien de Netanyahou
40:06au poste de premier ministre
40:07d'Israël
40:08La situation peut encore changer
40:09au fur et à mesure
40:10du dépouillement
40:11Les résultats définitifs
40:12sont attendus
40:13d'ici demain soir
40:14ou vendredi matin
40:15En cas de blocage
40:17le premier ministre
40:18restera en fonction
40:19jusqu'à la formation
40:20d'un nouveau gouvernement
40:21De nouvelles élections
40:22pourraient aussi être organisées
40:25Et Benjamin Netanyahou
40:26a dénoncé le vol
40:27de ses élections
40:28par les partis arabes
40:29C'est vrai que sa réponse
40:30c'est ce que disait
40:30Jérôme Golnanej
40:31j'ai vu que c'était
40:32ce que disait aussi
40:32Maître Pardo
40:33aux critiques d'Apartheid
40:34c'est-à-dire un régime d'Apartheid
40:35qui a des partis arabes
40:37en Israël
40:37c'est compliqué
40:38ensuite de le justifier
40:39Arnaud Klarsfeld
40:40Je ne comprends pas très bien
40:41pourquoi les partis arabes
40:42auraient volé les élections
40:44C'est ce que dit Netanyahou
40:45Oui mais j'arrive pas à comprendre
40:47il faudrait qu'il m'explique
40:48ou qu'il m'explique pourquoi
40:50Maintenant les partis arabes
40:51sont des partis
40:52qui ne pourraient pas siéger
40:53en tous les cas en France
40:55parce qu'ils sont hostiles
40:57à la forme du gouvernement
40:58en Israël
40:59soutiennent des mouvements terroristes
41:01ce qui ne signifie pas
41:02que tous les arabes
41:04votent pour des partis arabes
41:06pour les deux partis arabes
41:07J'étais à l'armée
41:08j'étais avec
41:08dans des unités combattantes
41:10où il y avait des druzes
41:11et des bédouins
41:12qui étaient en faveur
41:17du régime juif
41:18en Israël
41:20Les autres considèrent
41:21que le sionisme
41:22c'est du racisme
41:23et qu'il faudrait en gros
41:25se débarrasser
41:26de l'état juif
41:27et qu'il y ait un état
41:29binational
41:29ce qui n'est pas
41:30le projet sioniste
41:32Maintenant sur les élections
41:34Netanyahou
41:35ne s'est pas trop mal débrouillé
41:36il est arrivé en tête
41:38Est-ce qu'il est sûr
41:39de gouverner ?
41:40Non, il faut voir
41:42mais je ne vois pas
41:43comme il le dit
41:44là justement
41:45les partis
41:46quelqu'un comme
41:48Naftali Bennett
41:49qui a été déjà
41:50premier ministre
41:51ou Eisenkot
41:52qui a été
41:52chef d'état-major
41:54de l'armée israélienne
41:55ne peuvent pas
41:57disons
41:57gouverner
41:58même avec l'appui
42:01implicite
42:02des partis arabes
42:03d'abord parce qu'ils ont dit
42:04qu'ils ne le feraient pas
42:07premièrement
42:08et deuxièmement
42:09parce qu'ils sont
42:10minoritaires
42:11par rapport
42:12au bloc
42:12de Netanyahou
42:14et ils ne pourraient pas tenir
42:15avec 45
42:1648 députés
42:18alors qu'il en faut 61
42:20pour avoir
42:20une majorité
42:21donc la meilleure chose
42:22à faire
42:23ce serait
42:24un gouvernement
42:25d'union nationale
42:26entre
42:27Eisenkot
42:28qui est
42:29celui qui vient de parler
42:32Netanyahou
42:32et
42:34Naftali Bennett
42:36qui ont
42:36exactement
42:37les mêmes positions
42:38c'est à dire que
42:39c'est quelque chose
42:40d'incroyable
42:41en Israël
42:42ces hommes politiques
42:43qui sont du centre droit
42:45ou plutôt centre gauche
42:46ont exactement
42:47la même politique
42:48sur l'union nationale
42:49et sur l'économie
42:50et c'est uniquement
42:51pour des raisons
42:52de détestation personnelle
42:54et parce qu'ils veulent être
42:55vizirs à la place du vizir
42:57qu'ils se disputent
42:57donc ce sera
42:58au président
42:59de l'état d'Israël
43:01Herzog
43:02d'appeler
43:03celui qu'il juge
43:04le plus à même
43:05de former
43:05une coalition
43:06et il devrait
43:07peser sur eux
43:08parce que c'est quelqu'un
43:09de raisonnable
43:10pour qu'ils trouvent
43:11une solution raisonnable
43:12et que les égaux
43:13se mettent en sommeil
43:14Est-ce que c'est une surprise
43:15ces résultats
43:15Régis Le Sommier ?
43:16Aucune majorité
43:17qui se dessine
43:17et les partis arabes
43:18qui sont faiseurs de roi ?
43:20Non
43:20ce qui était surprenant
43:22c'est d'abord
43:23le taux de participation
43:24qui était quand même
43:25très historique
43:27et également
43:28en termes de résultats
43:29le score
43:31des partis arabes
43:32qui passent de 10
43:34députés à 18
43:36alors c'est pas encore
43:37tout n'est pas encore dépouillé
43:38il y a encore
43:39des marges d'erreur
43:40mais si vous voulez
43:41ça a été vraiment
43:42la surprise
43:43ça a été ça
43:44ensuite maintenant
43:45le fait que
43:45on s'attendait
43:46à ce que ce soit
43:48extrêmement serré
43:49de toute façon
43:50comme le dit Arnaud
43:51c'est vrai
43:52il y a très peu
43:52de différences
43:53entre ces hommes
43:54et la société israélienne
43:55aujourd'hui
43:56depuis le 7 octobre
43:57est quand même
43:58sur ses gardes
43:59et on va dire
44:01on est dans une
44:03on est dans un monde dur
44:04on est dans un monde
44:06on n'est pas dans un monde
44:07d'apaisement
44:07maintenant
44:08il y a quand même
44:09des différences je trouve
44:10entre Eisenkot et Netanyahou
44:13Eisenkot a une réputation
44:14d'homme pragmatique
44:16c'est un militaire
44:18mais un militaire
44:18qui vient du rang
44:20il est originaire du Maroc
44:21à la base
44:21c'est quelqu'un
44:23on va dire
44:23c'est un profil
44:24qui n'est pas
44:24c'est pas le profil
44:26Netanyahou
44:27charismatique
44:28leader à poignes
44:29etc
44:29donc on va voir
44:30si c'est ce profil là
44:32peut-être un peu plus pragmatique
44:33ou Netanyahou
44:34qui va continuer
44:36peut-être avec une guerre
44:37contre l'Iran à nouveau
44:38c'est la fin de l'heure inter
44:39pour ce mercredi
44:40merci à tous
44:41d'y avoir participé
44:42Régis Le Sommier
44:42file à sa soirée d'anniversaire
44:44mais nous on reste
44:44sur ces news
44:45on se retrouve
44:45dans 100% politique
44:47on va parler du drame
44:48en Espagne
44:48puisqu'on ne l'a pas fait
44:50dans l'heure inter
44:50et puis de tout ce qui se passe
44:51autour de Trappes
44:53à tout de suite
44:54Sous-titrage Société Radio-Canada

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