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  • il y a 8 minutes
Un décryptage de l’actualité internationale présenté par Gauthier Le Bret le mercredi à 21h et par Olivier de Keranflec’h le dimanche à 16h : #LHeureInter 

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Transcription
00:00Bonsoir à tous, bienvenue dans l'heure inter et évidemment comme l'a très bien dit Laurence,
00:03il va être question du clash à distance entre le président des Etats-Unis et le président français
00:09suite à ce week-end des meutes en France.
00:11Je présente nos invités, Régis Le Sommier, Arnaud Klarsfeld,
00:13ai-je besoin de vous présenter, qui dit hors inter, dit le binôme réuni.
00:17Nicolas Meillan, merci d'être avec nous.
00:19On va évidemment parler de la tournée au Moyen-Orient d'Emmanuel Macron.
00:23Il nous dit qu'il va ramener des jerrycans quasiment lui-même,
00:25des jerrycans de diesel dans son avion.
00:28Et puis M. Kévorquian, Antranik Kévorquian, qui nous a rejoint en début de saison.
00:32Bonsoir à vous, je salue évidemment la présence par cette pancarte de Xenia Federova
00:37qui n'est pas là sur décision politique, comme vous le savez, depuis la rentrée.
00:41Alors réécoutons ce que disait encore hier soir le président américain
00:45qui faisait un lien très clair entre les émeutes du week-end dernier et l'immigration.
00:54Il y a des gens qui arrivent dans des pays dont ils n'aiment pas la culture.
00:57Quelqu'un l'a très bien dit, je l'ai très bien dit moi-même.
00:59Il n'aime pas les bâtiments, il n'aime pas l'art, il n'aime rien de ce pays
01:02et il n'aime pas ses habitants.
01:08Ils n'ont aucune raison de ne pas agir comme ils l'ont fait en France.
01:11Je l'ai dit au président Macron, qui est un ami, je le connais depuis le tout début.
01:14Je l'ai rencontré juste après ma première élection et il m'a plu.
01:17Il me plaît toujours.
01:19Mais je lui ai dit, si vous ne résolvez pas le problème de l'immigration,
01:22il ne restera plus rien de votre pays.
01:24S'ils ne mettent pas un terme à tout cela et ne renvoient pas ces personnes,
01:27je ne parle pas seulement d'arrêter les arrivées.
01:29Il faut faire partir les gens, les virer purement et simplement.
01:32Alors, il ne restera plus rien.
01:35Et donc, aujourd'hui, hier, il était à Bahreïn,
01:38aujourd'hui, il était à Doha, le président français,
01:41et il a réagi aux propos de Donald Trump,
01:42qu'il a qualifié de propos et de commentaires stupides.
01:46Écoutez le président français.
01:48Il y a eu une manipulation étrangère de l'information à la suite, ça oui,
01:53qui a donné lieu à des commentaires inacceptables autant que stupides
01:56de la part de beaucoup, y compris de dirigeants étrangers.
01:59C'est-à-dire qu'on a vu des images d'intelligence artificielle
02:02qui ont montré des scènes qui ne se sont jamais passées en France.
02:05On a des gens qui ont expliqué qu'on avait été envahis
02:07par des hordes de migrants et d'islamistes, qui est totalement faux.
02:10Tous les gens qui parlent mal de notre pays en ce moment,
02:13ce sont des gens qui n'aiment pas notre pays.
02:14Donc ces gens m'indisposent.
02:17Moi, j'aime mon pays.
02:19Donc on va corriger ce qui s'est passé.
02:21Mais il y a beaucoup de gens qui ont voulu...
02:23Il y a des gens qui font campagne sur le dos de la France.
02:24Quand je vois des dirigeants qui sont dans des situations de campagne
02:27dans la région ou de l'autre côté de l'Atlantique,
02:30qui, parfois, avec crédulité, reprennent ce qu'il y a
02:33dans l'intelligence artificielle,
02:34ou qui relaient ce qu'évidemment des sphères
02:39veulent faire croire de ce qui s'est passé en France,
02:41ils font campagne sur notre dos.
02:43Donc on n'a pas besoin de ça.
02:45On a déjà des difficultés.
02:46On les gère avec méthode, avec respect,
02:48mais aussi avec détermination et fermeté.
02:51Et on ira jusqu'au bout.
02:52On veut l'ordre, le respect et faire avancer notre pays.
02:56Mais il ne faut pas raconter n'importe quoi.
02:59Alors, je précise au président français que ce qu'il y a derrière moi,
03:01ce n'est pas de l'intelligence artificielle.
03:03Les images qu'on a vues tout le week-end,
03:06ce n'est pas, et qu'on peut revoir des émeutes,
03:07ce n'est pas de l'intelligence artificielle.
03:09Donc Trump n'aime pas la France.
03:11Trump cède à l'intelligence artificielle.
03:13Et Trump dit des choses stupides, selon le président français.
03:16Donc là, il y a quand même un gros clash entre les deux présidents, Régis Le Saumier.
03:20Non mais il y a un gros clash, et puis un déni de réalité de la part d'Emmanuel Macron.
03:23Parce que mettre ça sur le dos de l'intelligence artificielle,
03:27c'est qualifier les dirigeants étrangers de stupides,
03:31alors qu'ils ont simplement vu, comme nous tous,
03:34il suffisait d'aller regarder nos Instagrams.
03:39Et ce n'était pas...
03:40Moi, j'ai vu des commerçants se faire humilier par des casseurs, des pillards, etc.
03:47Ce n'était pas de l'intelligence artificielle.
03:49C'était des vidéos que tout le monde prenait dans la rue.
03:51Et donc, quand je dis déni de réalité, c'est ça.
03:55C'est qu'on essaye, enfin lui essaye, de se cacher derrière quelque chose,
04:00de parler à nouveau d'ingérence.
04:02Alors on ne sait pas trop s'il parle des Russes ou s'il parle de Trump,
04:05mais visiblement c'est encore l'histoire des Russes
04:08qui viendraient mettre de l'huile sur le feu, etc.
04:11Alors qu'il n'y a pas vraiment besoin de mettre de l'huile sur le feu.
04:14La situation est suffisamment humiliante pour la France.
04:17Et l'image que la France dégage dans le monde,
04:20Trump la reprend à son compte pour expliquer qu'une part des problèmes
04:25sont liés en effet à l'immigration,
04:27qu'il y a des gens qui sont dans notre pays et qui n'aiment pas notre pays, c'est
04:31clair.
04:32Et Trump explique que lui aussi a eu ce type de personnage chez lui,
04:36mais qu'il a pris les choses en main.
04:38Donc là, je trouve Emmanuel Macron un peu à côté de la plaque
04:42et surtout de le voir nous dire ça depuis Bahreïn.
04:47Alors certes, là c'est Doha, il a fait Bahreïn, il a passé à Riyad également.
04:52La fuite à Bahreïn, je ne connaissais pas encore.
04:54Moi j'aurais aimé le voir à Limoges,
04:56j'aurais aimé le voir avec ce maire dans sa mairie sinistrée,
05:01sa vieille mairie de plusieurs siècles.
05:04Qui a résisté à deux guerres mondiales, mais pas aux émoutes.
05:07D'ailleurs à la division d'Astraich qui était passée par Limoges
05:10avant d'ensanglanter au Radours-sur-Glane juste à côté.
05:14Bon, voilà, c'est des lieux français
05:17et on aurait aimé voir le président français être ici en ce moment.
05:21Il n'est pas là, il a choisi, peut-être met-il en avant la question du diesel
05:26et peut-être va-t-il essayer de résoudre, j'en sais rien.
05:29Mais en tout cas, c'est pas très digne de dire ça.
05:34Donc je précise au président français que les images que vous voyez
05:36depuis le début de cette émission ne sont pas générées par l'intelligence artificielle
05:39mais sont bel et bien des images, tristes images,
05:41de ce qui s'est passé ce week-end en France.
05:43Marion Maréchal a réagi alors que des milliers de vidéos ont exposé au monde entier
05:46le chaos des émeutes.
05:48Notre président de la République en fuite à Bahreïn
05:50nous explique sans honte qu'elles ont été causées par l'IA
05:52et l'ingérence étrangère.
05:54Il existe bien en effet une ingérence étrangère
05:56sauf qu'elle est démographique.
05:57Et ce sont les Macron, Attal et Philippe
05:59qui en 10 ans ont fait entrer des millions d'immigrants en France
06:02dont un certain nombre nous détestent, nous haïssent
06:05et l'ont bien démontré les 17 et 18 octobres.
06:07Il est temps d'assumer vos responsabilités
06:09et les conséquences de vos choix, monsieur le président.
06:12C'est stupide ce qu'a dit Trump,
06:13comme le dit le président français, Arnaud Klarsfeld ?
06:16Il est sûr que Trump fait en partie campagne sur ce qui s'est passé en France.
06:21J'ai écouté son discours, je crois que c'était au Kansas,
06:24un cinquième de son discours,
06:26et était, si vous ne réalisez pas les gens de mon camp pour les mid-terms,
06:36alors il se passera aux États-Unis ce qu'il se passe en France.
06:40Maintenant, sur son diagnostic, je serai prudent,
06:43les gens voient ce qu'ils voient, mais même sur ces news, je peux le dire,
06:48même saint Thomas a vu le Christ,
06:50mais il a quand même mis le doigt dans les stigmates pour être sûr.
06:54Donc j'attendrai les statistiques du ministère de l'Intérieur
06:59avant de tirer un diagnostic.
07:03Cependant, je peux vous dire ce que j'ai vu de chez moi,
07:07et en descendant rue de la Boétie,
07:10après il y a la rue de Cambacérès, dès 15h,
07:14ce sont surtout des gens de l'extrême gauche qui sont arrivés,
07:17et qui ont essayé d'aller vers l'Elysée,
07:19vers la rue de Cambacérès et les rues qui étaient perpendiculaires.
07:23Ils ont été arrêtés sans doute là-bas par la police et les CRS,
07:28mais le palais et le donjon ont été protégés,
07:34mais la basse-cour où j'étais a été la proie de bataille entre la police et les CRS
07:40qui étaient en sous-nombre et qui n'étaient pas assez mobiles,
07:44et donc dès qu'ils se retiraient, les autres revenaient.
07:48Il y avait aussi un nombre notable de drapeaux palestiniens et algériens,
07:53et plus tard dans la soirée, ce sont des casseurs qui sont venus
07:57et qui ont pillé un certain nombre de magasins dans le quartier,
08:01qui après sont allés vers la rue du Faubourg-Saint-Honoré
08:04et ont pillé les boutiques de luxe.
08:07Il y a des gens aussi différents, Nicolas Meillan,
08:09qui ont fait un lien avec une partie, bien sûr une partie de l'immigration,
08:11que Donald Trump, que Charles Consigny, qu'Éric Zemmour,
08:16que Amine El Khatmi, sur cette antenne, que Najwa El Haïté.
08:20Voilà, donc il y a des profils très différents qui dressent le même diagnostic.
08:24Et bien pour Emmanuel Macron, c'est stupide en fait.
08:27Il dit, ce que dit Trump est stupide.
08:29Oui, c'est quand même un sacré déni de réalité.
08:32C'est vrai que quand on...
08:33Alors moi j'aurais bien aimé me réveiller un dimanche
08:35et me dire que c'était de l'IA et que c'était rien qu'un vilain cauchemar.
08:38Bien sûr, on aimerait tous dire ça.
08:39Malheureusement, ce n'était pas ça.
08:41Et donc qu'est-ce qu'on a comme réaction ?
08:42Le Premier ministre intérieur qui prendra cette démission,
08:46mais elle est refusée.
08:47Bon, ça c'est dommage.
08:49Parce qu'il y a quand même, je pense, une faute grave.
08:51Et puis...
08:52Il n'y a personne sur le banc de touche pour le remplacer, vous savez.
08:54Oui, c'est sûr qu'au bout de 10 ans, effectivement,
08:56on a écumé à peu près tous les proches d'Emmanuel Macron.
08:59Mais il est compétent.
09:00Enfin, il connaît bien, il connaît par cœur.
09:02Alors, connaît par cœur, ça c'est ce qu'on nous dit,
09:04compétent après le week-end qu'on avait que je ne sais pas.
09:06Il fait ce qu'on lui dit de faire, sans doute.
09:08Oui, il fait ce qu'on lui dit de faire.
09:09Dans la philosophie ou dans les consignes générales.
09:12Alors, personne ne lui a dit de mettre que simplement 40%
09:14des forces de l'ordre sur le terrain,
09:16comme c'était le cas le week-end dernier,
09:17et ça ne le sera pas le week-end prochain.
09:19Mais effectivement, il fait parfois ce qu'on lui dit de faire,
09:21y compris contre cette émission.
09:22Nicolas Meillant.
09:23Non, on préférait d'avoir des hommes politiques qui assument,
09:25qui assument parfois leurs erreurs.
09:26Ils ont le droit de dire, on a fait une erreur,
09:28on va corriger.
09:29Et qu'est-ce qu'on va faire ?
09:30Qu'est-ce qu'on annonce pour ce week-end ?
09:31On a entendu parler de militaires,
09:33mais combien, comment, où ça ?
09:35On aimerait bien avoir des...
09:36De l'opération Sentinelle.
09:38Voilà, mais juste ce déni,
09:40quand on a tous vu ces images partout,
09:42de casseurs, de pierres...
09:43Alors, Laurent Gugnès a dit que je suis responsable, quand même.
09:45Oui, mais là, on parle d'Emmanuel Macron.
09:47Là, on parle d'Emmanuel Macron,
09:48et on parle du clash avec Donald Trump.
09:50Tout le monde, et Gérald Darmanin aussi, a dit...
09:52Bien sûr, bien sûr.
09:53Non, mais moi, je parle du clash entre Macron et Trump.
09:56Et de ce mot stupide,
09:58utilisé par Emmanuel Macron,
09:59pour qualifier les propos de Trump.
10:01Monsieur Kévorquian, comment vous réagissez ?
10:03C'est quand même un summum de tensions,
10:06quand le président...
10:06Alors, je sais bien que le président américain
10:08n'a pas toujours eu des mots très amicaux
10:10à l'endroit du président français.
10:12Là, Emmanuel Macron, qui dit ce que dit Trump est stupide,
10:15est-ce que c'est intelligent, justement,
10:16de dire une chose pareille ?
10:17Non, c'est le...
10:18Effectivement, c'est le pire moment
10:21pour utiliser ce genre de termes,
10:22sachant qu'en termes de clash,
10:24pour moi, il dure depuis mars 2026
10:26entre Trump et Macron.
10:29Vous savez, quelques semaines après
10:30le début du conflit avec l'Iran,
10:33donc Macron avait reçu quelques mots
10:35de la part de Trump
10:37via ses tweets sur Truth Social,
10:39et non sans le fait que Macron manque de témérité,
10:41pour résumer la chose.
10:42Et ici, malheureusement,
10:43ça se traduit dans les faits.
10:46Je pense, et c'est évident,
10:48le gouvernement aux Etats-Unis
10:49suit les affaires de près.
10:50Ils doivent comparer ce qui se passe,
10:52en tout cas les mesures prises en France
10:53par rapport à l'Italie,
10:54le montant des dégâts causés.
10:56Juste un petit chiffre
10:57qu'on va rappeler aux téléspectateurs.
10:58En 2023, lors des émeutes,
11:00les assureurs français avaient estimé
11:02que les dégâts s'évaluaient
11:04à hauteur de 750 millions d'euros.
11:06Et aujourd'hui, selon l'IFRAP,
11:07pas le montant des assureurs,
11:09mais on est aux alentours
11:10d'un milliard d'euros.
11:11Alors, vous faites bien de le dire,
11:12selon l'IFRAP,
11:13c'est selon aussi le chiffre pris
11:15par le ministre du Logement,
11:16Vincent Jeanbrun.
11:16Donc vous imaginez,
11:18les émeutes pour Naël
11:19qui ont duré plusieurs semaines,
11:20c'était un milliard.
11:21Là, un week-end,
11:22c'est déjà un milliard.
11:24Vous vous rendez compte un peu,
11:25on en parlera demain matin,
11:26mais vous vous rendez compte,
11:27en deux jours,
11:27ils ont réussi à faire un milliard de dégâts,
11:29probablement ce qui était
11:30l'entièreté des émeutes post-Naël.
11:32Et je pense que le terme employé
11:34par Donald Trump ou le propos
11:37s'inscrit aussi dans le fait
11:38qu'Emmanuel Macron n'a pas de programme
11:39pour le 24 octobre,
11:41en l'occurrence pour ce week-end.
11:42Comme vous l'avez dit tout à l'heure,
11:43sur le plateau,
11:44on n'a pas d'annonce,
11:46c'est-à-dire aucun état spécifique d'urgence
11:48n'a été décrété ou officiellement annoncé.
11:50On n'a pas de mesure, effectivement,
11:52comme en Italie,
11:53on en parlera peut-être tout à l'heure,
11:55où il y a un décret, effectivement,
11:56qui a été pris par Giorgia Meloni
11:58qui vise à forcer à hauteur de 500 militaires
12:01jusqu'à la fin de l'année.
12:02Mais Régis Arnaud,
12:03vous qui êtes des habitués de leur inter,
12:05vous connaissez l'honnêteté intellectuelle
12:06de cette émission.
12:07Donc, c'est-à-dire qu'il y a quand même
12:08eu des vidéos d'intelligence artificielle
12:10qui ont circulé,
12:11mais générées sur quelque chose,
12:13évidemment, de réel,
12:14c'est-à-dire les émeutes.
12:15J'ai même vu le général de Gaulle
12:18réincarner dans les rues
12:19et qui donne des baffes
12:22aux émeutiers.
12:23Si le général pouvait revenir,
12:25malheureusement, c'est impossible.
12:27Seul le Christ est ressuscité.
12:28Il y en a qui l'ont rendu vivant
12:30grâce à l'intelligence artificielle.
12:32Eh bien, donc, voyez
12:33cette séquence d'intelligence artificielle
12:34de touristes qui, évidemment,
12:36c'est généré par l'IA,
12:37qui se baladerait dans un Paris en guerre.
12:40Bonjour.
12:41Oui, oui.
12:42Vous êtes pour la tour ?
12:43Très bien.
12:44Bienvenue, mes amis.
12:45Bienvenue à Paris City Tours.
12:46Aujourd'hui, je vous montre
12:47la vraie Paris.
12:48Follez-moi.
12:48Allez, allez, ici, mes amis.
12:50Ici, Place de la Bastille.
12:52Très important pour nous en France.
12:54Et cette colonne commemoration
12:55la révolution de l'1830.
12:56Très important, oui ?
12:58Oh, un petit à l'autre, ici.
12:59Très bien, restez close.
13:00Bon, bon, on continue.
13:02Vite, vite.
13:02Ah, très bien.
13:03Continuez, mes amis.
13:04Perfect.
13:04Oh, petit tour.
13:06Much better, ici.
13:07Le fresh air.
13:08Voilà.
13:09The famous Moulin Rouge.
13:10And, of course,
13:12the Eiffel Tower.
13:13And here, voilà,
13:15hung the Mona Lisa.
13:19Ah, a little shower.
13:21Très refreshing, no ?
13:22This neighbourhood is famous
13:23for its intellectual conversations.
13:24Very passionate people, the French.
13:27Ah, the croissant.
13:29Très French.
13:29Our newest recipe, mes amis.
13:32Here, very good for shopping.
13:34Très chic.
13:35Everybody duck.
13:36Vite, vite.
13:37Très bien, everybody look happy.
13:38And from here, you have the most beautiful view of Paris.
13:43Well, here we are, your hotel.
13:45Au revoir, au revoir.
13:47Merci beaucoup.
13:47Enjoy the rest of your stay in Paris.
13:59Ça, c'est de l'intelligence artificielle.
14:01Là, je donne le point au président français.
14:03Mais ça signifie surtout qu'on est moqué à l'international parce qu'il y a eu des scènes
14:07d'émeutes.
14:07Alors, la presse internationale, évidemment, on a fait ça une.
14:12C'est El País, c'est le Corriere de la Serra, c'est El Mundo, c'est Le Télégraphe, c
14:19'est The Australian.
14:21Donc voilà, c'est le Wall Street Journal.
14:23Il y en a plein.
14:24Il n'y a pas un canard à l'international qui ne parle pas de nous.
14:30Donc voyez justement la France vue à l'international suite à ses émeutes avec le sujet de Fanny Bossé.
14:40À Washington, Londres, Madrid ou encore Berlin, la même sidération.
14:44Le Washington Post décrit une France secouée par les troubles.
14:48Le Wall Street Journal pointe l'idée dirige en français qui se renvoie la responsabilité des violences.
14:54En Espagne, le quotidien El País parle d'une France qui met le feu au macronisme
14:59et souligne aussi cette accusation d'Emmanuel Macron.
15:01L'extrême gauche serait responsable d'attiser les violences dans les rues.
15:05Même tonalité chez El Mundo qui titre un Macron sans réponse face à une France en flamme.
15:11Outre-manche, Le Télégraphe va jusqu'à évoquer l'agonie du projet Macron.
15:15Et en Allemagne, la mise en garde est sans détour.
15:18Ces déchaînements de violences ne profitent qu'aux partis extrémistes,
15:21avance le Suduchu Zeitung dans un édito.
15:24Et même jusqu'en Asie, les images des violences françaises font la une.
15:27Avec sur ce journal malaisien l'hôtel de ville de Limoges en flamme et une question.
15:32La France est-elle devenue l'épicentre d'une contestation qui gagne l'Europe ?
15:36Au-delà des frontières, donc une même inquiétude, celle d'une France fracturée
15:40où la crise de la rue pourrait bien se transformer en véritable séisme politique.
15:45Et puis, on parle de nous sur ce qui s'est passé le week-end dernier, Régis.
15:48Mais on parle de nous sur ce qui va se passer le week-end prochain
15:50avec le congrès du RN à Orléans,
15:52où on sait que les renseignements sont particulièrement inquiets
15:55puisqu'ils s'attendent à une très forte présence de l'extrême gauche
15:57pour aller défier le RN ce week-end à Orléans.
16:00Fox News !
16:01La France pourrait connaître des destructions encore plus importantes
16:04lors du deuxième week-end des meutes prévues, prévient le département d'État.
16:07Un document interne indique que les manifestants prévus à Orléans,
16:11les manifestations, pourraient être potentiellement plus conflictuels
16:13que celles du week-end précédent.
16:15Donc ça, c'est Fox News, Régis.
16:17Donc je veux bien qu'Emmanuel Macron dise simplement
16:19« Trump est stupide », c'est un peu court au jeune homme.
16:21On aurait pu dire « oh Dieu, bien des choses, nous en sommes ».
16:23Oui, bien sûr, mais moi je trouve ça…
16:25J'ai l'impression que le monde entier nous regarde comme si on était un zoo,
16:29comme s'il allait se passer des trucs avec des spectacles,
16:32avec du pyrotechnique, avec « attention, il va y avoir une surprise, un nouveau numéro ».
16:38Pour ça, moi, je préfère aller au Puy-du-Fou.
16:40Non, mais oui, là au moins, tout est sous contrôle.
16:42Oui, et puis c'est l'histoire de France.
16:43Exactement.
16:44Mais là, c'est quand même Gautier, l'histoire de France qui s'écrit.
16:48Oui, c'est celle qu'on n'aime pas.
16:49Tragique, oui, mais on ne l'aime pas, mais elle est comme ça.
16:51Et il va falloir y trouver une solution, en tout cas.
16:55Il va falloir que ça, ça ne peut pas durer éternellement.
16:58Et le monde entier se délègue de ça.
17:00Alors, nos ennemis habituels ou nos meilleurs ennemis, que sont les britanniques,
17:04ont l'habitude de nous faire grincer ou de mettre le doigt dans la plaie, pour le coup,
17:11et d'essayer que ça fasse plus mal.
17:13Mais je crois qu'il n'y a même pas besoin.
17:16Le degré est atteint.
17:18Enfin, les sommets sont tels que c'est à nous de nous redresser.
17:23Vraiment, c'est à nous de montrer un peu de dignité.
17:25Et j'espère que pour le week-end du 24, l'ordre va revenir.
17:30Alors, les militaires de Vigie Pirate, qui sont mobilisés, apparemment.
17:37Non, mais c'est très intéressant.
17:37Plus qu'apparemment, ils seront mobilisés.
17:39Parce que pendant longtemps...
17:40Moi, je me demande ce qui va se passer, si on vient les confronter.
17:42Parce qu'ils ne font pas du maintien de l'ordre, les militaires.
17:44Ils ne sont pas armés de matraques.
17:45Non, c'est sûr.
17:46C'est des armes létales.
17:47C'est des armes létales.
17:48Donc là, ça va être un test aussi.
17:51Et puis, ça va être un test sur cette fameuse question qui est débattue à noséames,
17:55sur le savoir, est-ce qu'il faut envoyer l'armée ?
17:57Pour le coup, oui, quelque part, on aura l'armée.
18:00Et on va en parler avec Giorgia Méloni, qui l'a fait à Milan.
18:03Mais avant de parler de l'armée et de Méloni, qui le fait en Italie,
18:07avec des scènes, là aussi, liées à l'ultra-gauche.
18:10Et évidemment, l'Italie se souvient bien que l'ultra-gauche peut être une organisation terroriste.
18:14Pendant des décennies, elle l'a été en Italie.
18:16Et en Allemagne.
18:17Et en Allemagne, bien sûr, la bande abadère.
18:19Arnaud...
18:19Sur le congrès du RN et sur la médiatisation à l'étranger
18:26est l'image de la France qui est catastrophique.
18:28Sur le congrès du RN, le RN est devenu un parti républicain qui protège les Juifs.
18:33Tandis que l'extrême-gauche est un parti sectaire qui soutient l'islamisme radical.
18:42Donc c'est la conclusion qu'on a tirée avec mon père il y a déjà quelques années.
18:46Il faut se réjouir que le RN soit devenu républicain et protège les Juifs au lieu de s'en désoler.
19:00Maintenant, sur l'image de la France à l'étranger, il est évident que la France paye le prix de
19:07ses émeutes.
19:08Parce que c'était des émeutes de ses pillages.
19:10Mes parents et moi recevons beaucoup de mails des États-Unis s'inquiétant de notre sort
19:20et imaginant que les Russes sont tous les jours à feu et à sang.
19:26Espérons que le ministère de l'Intérieur se reprendra et mettra les forces nécessaires
19:32et donnera les consignes nécessaires pour éviter une nouvelle tragédie.
19:37Tragédie pour ceux qui tiennent des commerces, mais tragédie aussi pour l'image de la France.
19:43Et il faut aussi que les gens, les gilets jaunes, puissent manifester.
19:47Ils n'étaient pas là, oui.
19:48Puisqu'ils ont des indications qui sont légitimes.
19:49Et le jour, le samedi dernier, il y avait des gilets jaunes qui venaient de province,
19:57qui étaient tout à fait paisibles, qui se sont réfugiés dans l'immeuble à cause des gaz primogènes.
20:04Ça devait être le mouvement, le retour des gilets jaunes.
20:05Ça n'a pas été du tout ça, parce que le mouvement a été complètement phagocyté par l'ultra-gauche.
20:08Mais enfin, il y a des gilets jaunes qui sont perdus.
20:09Oui, les gilets jaunes sont devenus, pas pour casser.
20:12Bien sûr.
20:12Il y a énormément de gens qui étaient là, pacifiquement.
20:14Mais l'ultra-gauche a pris complètement le contrôle de cette manifestation.
20:17Tout a été masqué, évidemment.
20:18Et même dans les militants, c'était principalement des militants d'extrême-gauche,
20:20plutôt que la France qui travaille avec des...
20:22Ils sont très forts.
20:22Ils sont organisés.
20:23Très forts.
20:24Qu'on s'imagine.
20:25La rue leur appartient.
20:27La rue leur appartient.
20:28Et on se demande comment.
20:29On a eu un tel degré d'impréparation des effectifs sous-dimensionnés pour les forces de l'ordre
20:35face à des gens qui n'étaient pas simplement des centaines,
20:38mais des milliers, voire des dizaines de milliers d'émeutiers
20:41qui avaient sans doute coordonné leur histoire,
20:43parce que ce n'est pas possible qu'on ait eu autant de dégâts partout en France.
20:45Ils étaient à quelques dizaines de mètres de l'Elysée.
20:47C'était à quelques dizaines de mètres.
20:49Ça, les gilets jaunes y étaient arrivés.
20:51Ils avaient enfoncé la porte du ministère de Benjamin Griveaux,
20:53le porte-parole du gouvernement.
20:54Moi, je veux qu'on s'arrête sur...
20:55Parce qu'on est meurtrés en tant que Français.
20:57D'avoir une image pareille de notre pays qui est déprécié à l'international.
21:01J'ai cité, je ne sais pas combien de titres de presse.
21:03On voit le président américain qui parle de nous tous les jours
21:06comme d'une France qui va disparaître,
21:08une France qui va s'écrouler,
21:09qui va s'autodétruire.
21:11Évidemment qu'on est meurtri en tant que Français, Nicolas Meillan.
21:14On est meurtri.
21:15Et puis, on se rappelle aussi que la France, qu'est-ce que c'est aujourd'hui ?
21:18C'est quand même, entre guillemets, un parc d'attractions géant.
21:21C'est-à-dire qu'en fait, quand on regarde la part,
21:23par exemple, de l'industrie dans notre PIB,
21:26on est au niveau de la Grèce, à moins de 10%.
21:28Donc, le problème, c'est que si les touristes ne viennent plus chez nous,
21:30pour l'économie, ça va être catastrophique.
21:32Et là, c'est vrai que toutes les images qui circulent partout à l'étranger,
21:36quand vous avez le choix d'entre aller faire un week-end en France
21:38et aller faire un week-end à Amsterdam,
21:40il y en a beaucoup qui vont plutôt aller à Amsterdam.
21:41Il faut quand même savoir que Charles de Gaulle est l'endroit, il me semble,
21:44l'un des plus visités au monde,
21:46parce qu'on a beaucoup de trafic de gens qui arrivent chez nous.
21:49Et ça pourrait avoir quand même, au-delà des conséquences,
21:53on a parlé des milliards, le milliard d'euros de dégâts,
21:56mais on va quand même avoir beaucoup moins de gens qui vont venir chez nous.
21:59Ce n'est pas bon pour les restaurateurs, ce n'est pas bon pour l'hôtellerie,
22:02ce n'est pas bon parce qu'on en est devenu très dépendant.
22:04Malgré tous les efforts d'Emmanuel Macron pour essayer de réindustrialiser le pays,
22:08qui sont malheureusement restés vains,
22:11eh bien aujourd'hui, ça va être terrible.
22:14Alors, je vous parlais du congrès du RN de ce week-end à Orléans,
22:17qui faisait même parler Fox News.
22:18Trump a choisi sa candidate pour 2027.
22:21Après avoir refusé il y a quelques années de la recevoir à la Trump Tower,
22:25on se souvient qu'elle avait attendu en bas de la Trump Tower,
22:28eh bien il dit que Marine Le Pen est la voie conservatrice à suivre en France.
22:33Compte tenu des émeutes en France,
22:35envisagez-vous d'apporter votre soutien à Marine Le Pen
22:37pour l'élection présidentielle de l'an prochain ?
22:40Eh bien, je ne la connais pas.
22:42Je ne l'ai jamais rencontrée,
22:43mais j'ai trouvé qu'elle avait été maltraitée.
22:46Ce qui s'est passé m'a donné l'impression d'une instrumentalisation de la justice.
22:49Elle était, semble-t-il, en tête des sondages.
22:52Mais après tout cela,
22:53elle s'impose indéniablement comme la voie conservatrice.
22:57Et alors là, je ne l'ai pas sur le plateau,
22:59mais je sors le saut de pop-corn, Régis.
23:01Puisque quand c'est Barack Obama qui choisit Macron,
23:04c'est de la bonne ingérence.
23:06Ça, c'est l'ingérence validée.
23:07Ça, on a le droit.
23:08Par contre, quand c'est Trump qui choisit Marine Le Pen,
23:11ah non, ça c'est la mauvaise ingérence.
23:13Donc là, il y a la bonne et la mauvaise ingérence.
23:15Moi, je me souviens, j'avais assisté d'ailleurs à la visite de Barack Obama
23:20en France,
23:22et au moment de l'adoubement pratiquement par le président américain.
23:25Mais alors, il y avait une sorte d'angélisme à l'époque,
23:28puisque, vous savez, on était porté par ce John Kennedy black qui arrivait,
23:34et donc tout le monde pardonnait tout.
23:37On ne parlait pas d'ingérence, c'était une sorte d'harmonie qui existait à l'époque.
23:42Non, mais surtout, il soutenait le corps du bien.
23:43Il soutenait le bon candidat.
23:44Vous l'avez dit.
23:45C'est surtout ça.
23:45Voilà, il soutenait le bon candidat.
23:47Donc évidemment, Donald Trump, lui, distribue, va vers les gens qui, selon lui, incarnent plus son camp.
23:54Je crois que le problème du RN vis-à-vis des États-Unis,
23:57c'était plutôt, on va dire, la tendance plutôt à gauche de Marine Le Pen
24:01qui heurtait certains conservateurs, certains libéraux américains.
24:05Et donc, s'il n'y avait pas de nécessaire, on va dire, comment,
24:09il n'y avait pas d'adéquation comme il y a pu y avoir, par exemple,
24:13entre l'AFD avec une personnalité comme Alice Weidel,
24:17qui est ancienne de Goldman Sachs,
24:20qui est quand même quelqu'un qui vient du monde de la finance
24:22et qui est plus compatible avec le républicanisme à l'américaine.
24:26Maintenant, Donald Trump, bah oui, il regarde les choses
24:28et il comprend, parce que c'est ce qui obsède ces républicains,
24:32c'est de voir en effet la France disparaître.
24:34C'est les questions migratoires, alors que, bon,
24:37on peut quand même reprocher aux États-Unis d'y être quand même un peu pour quelque chose
24:41avec leur guerre au Moyen-Orient à répétition
24:44et les flots de migrants qu'ils ont mis sur les routes,
24:47tant en Afghanistan, tant en Irak, avec la Syrie, la Libye aussi,
24:52on y est un peu responsable aussi.
24:54– L'immigration en France, c'est au paravent.
24:56– Oui, mais pardon, je parle des…
24:58– Si on avait…
24:59Non mais c'est juste par souci quand même de vérité,
25:03l'immigration qu'on a, on a une immigration du Maghreb essentiellement
25:06et de l'immigration subsaharienne où on a eu des colonies,
25:10c'est en gros quand même essentiellement pour cela
25:13qu'on a de l'immigration en France, à tort ou à raison,
25:15mais non pas seulement à cause de l'immigration de ce qui vient de Syrie ou de Libye.
25:20– Non mais le…
25:21– Le gros de l'immigration en France vient de cette cause historique.
25:25– Les canaux d'immigration ont été ouverts avec la destruction de la Libye,
25:31ils ont été ouverts avec la destruction de la Syrie,
25:34ils ont été ouverts avec…
25:35– Il n'y a pas eu l'immigration d'Algérie, du Maroc…
25:37– Mais antérieure, il y a eu le million de Syriens arrivés en Allemagne,
25:43ils viennent d'où ? Ils ne viennent pas du moyen…
25:45– Mais ils ne sont pas en France.
25:45– Ils sont arrivés… Non mais je parle de l'Europe en général.
25:48Quand les États-Unis nous observent,
25:51ils observent des phénomènes récurrents, similaires,
25:56dans les pays d'Europe, que ce soit la Grande-Bretagne,
25:58que ce soit l'Allemagne ou que ce soit nous,
26:00pour eux nous sommes condamnés à cause de l'immigration,
26:03et l'immigration de masse.
26:04Et cette immigration, évidemment, elle s'est accrue pendant les dernières années,
26:09elle s'est accrue après chaque président.
26:11On nous a toujours promis qu'il y aurait moins d'immigration,
26:14mais en réalité il y en a eu plus.
26:16Je parle de l'immigration légale.
26:17– 500 000 par an.
26:18– Voilà.
26:18Donc ça, c'est ce que les gens voient,
26:21ça c'est ce qui nous touche profondément,
26:23et aujourd'hui, le constat que font les Américains,
26:26est quand même un constat qui est difficile,
26:29contre lequel il est difficile de s'opposer.
26:31– M. Kivorkian, Trump choisit Marine Le Pen,
26:33on va dire que c'est de la mauvaise ingérence ça.
26:36– C'est impressionnant, mais en fait vous mettez le doigt
26:37sur quelque chose qui est arrivé à quelques semaines,
26:40c'est l'instrumentalisation par un média français,
26:42Mediapart, vous savez, de l'histoire et des propos anciens
26:45tenus par Jordan Bardella.
26:48– Qu'il n'y avoir tenu par ailleurs ?
26:49– Qu'il n'y avoir tenu, mais je parle bien de Mediapart,
26:52donc qu'on s'entende bien, c'est-à-dire que le timing était parfait,
26:55c'était du coup humain.
26:57Donc Trump, évidemment, l'administration américaine suit ça
26:59de façon extrêmement précise et je pense continue,
27:03d'où le fait que Trump tient ses propos à l'écran de telle manière.
27:07Et il y a effectivement une bonne ingérence, comme vous dites,
27:10et une mauvaise ingérence, sur la base de quoi,
27:12aucun fondement juridique ni historique,
27:15on est censé être une démocratie tout comme les États-Unis,
27:18mais moins bien qu'il y a une…
27:19– Oui, il réagit à cela, parce qu'il dit ça après les émeutes.
27:22Moi je pense que Trump se fout totalement,
27:23je ne suis même pas si au courant, des pseudo-révélations de Mediapart.
27:27Là, c'est parce que le pays, il dit la France brûle,
27:30le pays va disparaître, et donc la meilleure candidate,
27:32selon lui, pour éviter que la France ne brûle
27:34et que la France ne disparaisse, c'est Marine Le Pen.
27:36Mais je pense qu'il se fout, comme de sa première chaussette,
27:39des révélations de Mediapart sur Jordan Bardella.
27:42Alors certains ont parlé déjà, et c'est votre cas Régis,
27:45de ce que fait Georgia Meloni,
27:46et du déploiement de l'armée à Milan,
27:49500 soldats face aux émeutiers à Milan,
27:52d'ultra-gauche, c'est vraiment semblable à ce qui se passe en France,
27:55sauf que c'est contenu à Milan et dans ses alentours,
27:58alors qu'en France, c'est évidemment une tâche d'huile,
28:00ça touche toutes les grandes villes du pays.
28:02Donc voyez la décision de la présidente du Conseil italien
28:04de déployer l'armée face aux émeutiers à Milan, Sarah Varni.
28:09Après les pillages et les affrontements entre la police et les manifestants
28:12qui ont eu lieu ce week-end à Bologne, Bergame, mais surtout à Milan,
28:16la première ministre italienne Georgia Meloni a annoncé sur les réseaux sociaux
28:20le déploiement de 500 soldats dans la capitale italienne de la mode
28:24afin d'apporter leur soutien à la police, et ce jusqu'à la fin de l'année.
28:28Manifester est un droit, mettre nos villes à feu et à sang n'en est pas un.
28:32Ces scènes sont inacceptables,
28:33les personnes ne peuvent songer à les minimiser ou à les justifier.
28:36C'est pourquoi le Conseil des ministres a approuvé aujourd'hui
28:39un décret prévoyant de nouvelles mesures pour prévenir et combattre ces violences.
28:44Elles s'ajoutent à celles déjà adoptées ces derniers mois,
28:46notamment l'identification biométrique, y compris à l'aide de l'intelligence artificielle,
28:51afin de mettre un nom sur ceux qui se cachent derrière une capuche.
28:54Un tour de vie sécuritaire, avec ces mesures qui visent à faciliter
28:58le placement en détention des mineurs dès 14 ans,
29:01à infliger des amendes à leurs parents en cas de dégâts jusqu'à 15 000 euros,
29:05a instauré le délit de participation violente à une manifestation
29:09et une obligation de caution financière pourraient également viser
29:13les organisateurs de manifestations à risque.
29:16Un décret qui doit être adopté avant ce week-end.
29:19À Milan, plusieurs boutiques restent fermées cette semaine,
29:22tandis que d'autres ont renforcé la sécurité,
29:24alors que de nouvelles manifestations sont attendues samedi.
29:29Est-ce qu'il faut faire comme Georgia Meloni et mettre 500 soldats face aux émotiers ?
29:32Là, c'est pour la simple ville de Milan.
29:33Nous, 500 soldats, c'est le dispositif avec l'opération Sentinelle de l'entièreté de la France.
29:38Moi, je pense que quand on compare, parce qu'on a vu les chiffres là,
29:43avec les 10 000 policiers et gendarmes mobilisés sous-effectifs face à la...
29:53Ce qui ne sera plus le cas ce week-end.
29:55Voilà.
29:56On se souvient, en les mettant en perspective,
29:59que dans les pires week-ends des Gilets jaunes,
30:02il y avait jusqu'à 89 000 membres des forces de l'ordre mobilisés.
30:09Donc, entre 89 000 et 10 000,
30:12on peut se douter que, voilà, on va quand même réajuster le curseur
30:16et que, dans ces effectifs-là,
30:19il y a des gens qui sont tout à fait compétents
30:22pour traiter des émeutiers, des casseurs, des pilleurs,
30:27et qui sont des professionnels, faisons leur confiance.
30:30Maintenant, la vraie question, au vu de ce qu'on a...
30:33On dit toujours, on parlait de De Gaulle tout à l'heure,
30:37qui disait gouverner, c'est prévoir.
30:40Là, on va voir, en tout cas, le défi est lancé.
30:44Il va falloir voir ce que va faire l'armée,
30:47les 500 soldats italiens, face aux émeutiers.
30:50Alors ça, je suis curieux de voir comment ça va se passer,
30:53puisqu'ils ne sont pas du tout formés au maintien de l'ordre.
30:55Quand vous attaquez un militaire, il ne vous répond pas avec un coup de matraque.
30:58C'est ça, le vrai...
31:00La vraie inconnue, comment ça va se passer ?
31:02Le risque, c'est d'avoir des gens qui...
31:05Je rappelle que Sébastien Lecornu a dit en début de semaine
31:07que c'est un miracle qu'on n'ait pas eu de mort en France.
31:09Si vous mettez 500 soldats face aux émeutiers,
31:11je ne sais pas comment ça se passe en France.
31:13C'est certain, on n'est pas dans des choses...
31:16Et on est aussi dépassé,
31:18parce qu'on n'imaginait pas un degré pareil de violence samedi.
31:22Et là aussi, je pense qu'a été pointé du doigt et par l'opposition et par le gouvernement,
31:30la question du renseignement.
31:31Comment a-t-on sous-évalué la nuisance et la capacité de mobilisation de l'extrême-gauche ?
31:37Est-ce qu'on n'a pas...
31:39Est-ce qu'on ne sait pas...
31:39C'est le renseignement qui s'est planté.
31:41Oui, mais à force de se disperser pour observer les masculinistes
31:46ou des sous-groupes ou s'intéresser à l'ingérence russe ou des choses comme ça,
31:52on a peut-être dépensé des énergies
31:55et on n'a peut-être pas voulu voir là où se trouvait réellement le danger.
31:59Est-ce qu'elle fait bien de déployer l'armée, Georgia Meloni, Arnaud Klarsfeld ?
32:03Ça dépend où elle la déploie.
32:04Si elle la déploie face aux émeutiers, c'est compliqué.
32:07Oui, ils ne vont pas être à 20 km des émeutiers.
32:08Les gens d'extrême-gauche, je les ai vus, ils sont habillés avec des baskets,
32:13ils courent vite, ils sont costauds, ils sont mobiles.
32:16L'armée, ils ont quand même un équipement avec des bottes qui sont lourdes,
32:20ils ne peuvent pas courir aussi vite et ils sont moins nombreux.
32:23Donc s'ils se retrouvent...
32:24Ils sont armés d'armes létales.
32:25S'ils se retrouvent face à des émeutiers qui sont plus nombreux,
32:29la tentation, s'ils ont peur, peut être de tirer.
32:33Au début du XXe siècle, il faudrait vérifier,
32:35mais on envoyait Clémenceau, quand Clémenceau était ministre de l'Intérieur,
32:40je crois qu'on envoyait parfois la troupe contre les grévistes
32:43ou contre les agriculteurs, il faudrait vérifier sur Internet,
32:47et il y avait des morts, 5, 10, 15 morts,
32:49quand la troupe faisait face aux manifestants.
32:52Donc c'est extrêmement dangereux.
32:54Donc c'est pour ça, à mon avis, fort de cette expérience passée,
32:58mais qui reste, qu'ils ont choisi, en France, en tous les cas,
33:02de déployer l'armée de manière statique devant des institutions.
33:05Et mais alors, si ces institutions sont attaquées,
33:07qu'est-ce qui va se passer ?
33:08On peut se poser exactement la même question.
33:09Si on s'en prend à ces institutions,
33:11et si les militaires de l'opération Sentinelle sont visés par des jets de pierre,
33:15par exemple, ou par des jets de cocktail Molotov,
33:17il se passe quoi ?
33:18Moi, je n'ai pas de réponse à cette question depuis ce matin.
33:21Donc c'est pour ça qu'on peut être à un point de bascule.
33:24La tournée d'Emmanuel Macron,
33:26et on va en parler avec vous, Nicolas Meillant.
33:28Voyez déjà comment il a été accueilli à Bahreïne,
33:30la fuite à Bahreïne.
33:59Vous disiez en souriant,
34:00il est mieux accueilli à Bahreïne que place de la République.
34:02Ça, c'est absolument certain.
34:04Et justement, il doit aller très loin pour être bien accueilli Emmanuel Macron.
34:07Ce n'est pas une République, Bahreïne.
34:08Non, c'est ni une démocratie.
34:10Mais Emmanuel Macron annonce avoir sécurisé des livraisons supplémentaires
34:13de 200 000 tonnes de gazole par mois
34:16de la part des Émirats Arabes Unis et de Bahreïne.
34:18En y ajoutant les engagements déjà pris par l'Arabie Saoudite,
34:21cela correspond à environ 10% de la consommation de désiel en France,
34:25selon l'Élysée.
34:26Moi, je souriais un peu Nicolas Meillant
34:28en disant que dimanche soir,
34:30quand il a fait son allocution
34:31et qu'il a parlé de sa tournée à venir au Moyen-Orient,
34:33on avait l'impression que c'est lui-même
34:34qui allait ramener des jerrycans d'essence et de diesel
34:38dans son avion personnel.
34:39Alors, il a sécurisé 200 000 tonnes de gazole.
34:41Est-ce que c'est un voyage utile ?
34:45Est-ce que c'est un voyage utile ?
34:47Je pense que la nature a horreur du vide.
34:49Ce qu'on voit au Moyen-Orient,
34:50c'est que les États-Unis sont en train de prendre un petit peu de recul.
34:53D'ailleurs, ils ont un petit peu abandonné,
34:56notamment l'Arabie Saoudite,
34:57leur partenaire historique depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
35:02Ce qui vaut ce conflit et cette déconfliture face au outil.
35:07Donc, il est allé là-bas, à mon avis, aussi,
35:09pour essayer de vendre des armes.
35:12Sur le carburant, il ne faut pas lui dire que l'étroit d'Hormuz est fermé,
35:15parce que le diesel, il ne passe pas.
35:16Tout le détroit est fermé.
35:17Le gaz, il ne passe pas non plus.
35:19Donc, c'est bien de sécuriser du gaz auprès du Qatar.
35:21Mais si le bateau ne peut pas passer l'étroit d'Hormuz,
35:23le gaz ne va pas aller très, très loin.
35:25Et c'est pareil pour le diesel.
35:28Je rappelle qu'Emmanuel Macron, effectivement, au début du conflit,
35:30il avait quand même prévu, il nous avait annoncé en grande pompe,
35:33qu'il allait sécuriser et contribuer à sécuriser l'étroit d'Hormuz
35:38une fois que le conflit serait fini
35:40et qu'il n'y aurait plus de tir.
35:42Ça fait quand même un certain nombre de semaines
35:43qu'il n'y a plus de tir, pour l'instant, dans la zone.
35:47Qu'est-ce que fait la France ?
35:49Et je comprends d'ailleurs l'agacement un peu de Donald Trump
35:51par rapport à Emmanuel Macron,
35:53parce que la France ne fait pas grand-chose pour sécuriser le carburant.
35:56Donc, je pense qu'il y va plus pour vendre des armes
35:58que pour récupérer de l'énergie.
36:00Maintenant, quelques annonces, vous savez, ils aiment bien faire des annonces
36:04pour essayer de faire baisser les prix des marchés,
36:06que ce soit le prix du diesel.
36:08Pour l'instant, toutes les annonces qu'on a faites sur le diesel,
36:11sur la libération des stocks stratégiques,
36:12n'ont eu strictement aucun impact.
36:14Et aujourd'hui, on est quand même à presque 110 dollars le baril du pétrole.
36:18Quand on vit des stocks stratégiques, ça dure trois semaines.
36:20Donc, quand Sébastien Lecornu a libéré une partie des stocks stratégiques,
36:24c'était pour trois semaines.
36:25Alors, vous faisiez référence justement à Hormuz.
36:26Écoutez Emmanuel Macron.
36:29Évidemment, personne ne sait comment tout cela va évoluer
36:31dans les semaines et les mois qui viennent.
36:33Et donc, compte tenu du rôle que la France a joué,
36:36de la confiance qui s'est établie,
36:38c'est aussi de pouvoir garantir des volumes
36:41sur des catégories d'hydrocarbures
36:44où nous sommes dépendants.
36:45Et on sait que les prochains mois, il y avait un risque.
36:48La priorité, c'est le diesel et l'autre, c'est le gaz.
36:51La chaîne logistique est complètement détruite
36:53par ce coût du transport et l'absence de garantie et d'assurance.
36:56Et donc, c'est le mécanisme que nous avons lancé
36:58dans le droit fil de l'initiative que nous avions prise
37:00dès le mois d'avril dernier par cette coalition internationale.
37:04Et le dernier aspect sur lequel nous travaillons
37:06avec les pays de la région, c'est la diversification
37:08des infrastructures.
37:10C'est aussi le sens de ce que j'avais fait il y a quelques semaines
37:12en Irak ou en Syrie,
37:14enfin, avec le Premier ministre irakien se rendant à Paris
37:16et en Syrie, c'est de pouvoir réduire nos dépendances à Hormuz.
37:21Quand il parle, c'est assez extraordinaire
37:25parce que tout apparaît logique et cohérent
37:28et comme dans Candide,
37:31celui qui a accompagné Candide, il s'appelait Pangloss,
37:34il disait que tout est pour le mieux
37:36dans le meilleur des mondes possibles et imaginables.
37:39Non, mais il est dans une réalité parallèle, bien sûr,
37:41entre le concert de Céline Dion et ses voyages à l'international.
37:43Tu m'étonnes qu'il soit dans un...
37:45Non, mais il n'a pas tort, mais disons qu'il présente les choses
37:48de manière...
37:49Il est déterminant.
37:51Alors, est-ce que c'est...
37:51Comme un acrobate des mots et des conseils.
37:53Maintenant qu'on a dit ça, est-ce que c'est utile, Régis,
37:56de 100 000 tonnes de gazole par mois ?
37:58Si je lis ça, moi je me dis que c'est un succès ce déplacement.
38:01Disons que ce n'est pas négatif complètement.
38:04L'idée du gazole, c'est de le remettre sur le marché
38:07pour faire en sorte, pour augmenter l'offre.
38:09Parce que, évidemment, les prix sont devenus tellement vertigineux
38:15que c'est un peu la même démarche que Trump a faite avec Poutine
38:18en scellant ce deal et surtout en levant les sanctions sur le pétrole russe.
38:23C'est de remettre du pétrole russe sur le marché international
38:27de façon à ce qu'il y ait à nouveau du pétrole, du diesel.
38:30C'est ça le vrai problème.
38:32Alors, Macron à son niveau, peut-être, a-t-il agi.
38:36Mais encore une fois, je pense que là-dedans,
38:41il est toujours à l'international,
38:44alors qu'en réalité, tout le monde l'attendait en France
38:47où il est aux abonnés absents.
38:49Et c'est surtout ça qui restera de cette visite.
38:52Mais il faut demander à Nicolas, est-ce qu'il peut acheminer le diesel ?
38:57Dans son avion, le ramener avec lui ?
38:58Non, mais est-ce que les routes sont ouvertes pour acheminer ?
39:01Il n'y a pas de route, le détroit d'Harmouz est fermé,
39:03le pétrole passe, le diesel ne passe pas, le gaz ne passe pas.
39:06En fait, Emmanuel Macron s'est trompé.
39:07S'il voulait du gaz et du diesel, il ne fallait pas aller au Moyen-Orient,
39:11il fallait aller à Moscou, à Russie,
39:12il fallait conclure la paix avec Volodymyr Zelensky et Poutine.
39:17Parce qu'en fait, il est comme ça,
39:18il est allé chercher quelques barils de pétrole au Moyen-Orient,
39:20et puis derrière, il pousse coûte que coûte Zelensky depuis 4 ans à faire la guerre.
39:24Donc c'est complètement incompréhensible.
39:26Et d'ailleurs, dans son allocution dimanche soir,
39:29il a bien oublié de mentionner que la moitié de la hausse du prix du diesel,
39:34la moitié de la hausse du prix du gaz,
39:35c'est le conflit qu'Emmanuel Macron soutient coûte que coûte depuis 4 ans.
39:40Et la destruction des raffineries russes de diesel en particulier par les missiles ukrainiens.
39:45C'est formidable, on dirait qu'on a fait le conducteur ensemble,
39:47vous me faites la transition, puisque s'il y a un homme qui était en Russie,
39:50c'est Steve Witkoff, l'envoyé spécial de Donald Trump à Saint-Pertensbourg.
39:55Et on a appris en marge de cette rencontre avec le président russe,
39:59c'est l'article d'Europe 1,
40:01le Kremlin est prêt à des négociations trilatérales mi-novembre,
40:03Moscou se dit prêt à reprendre des négociations trilatérales avec Washington et Kiev autour du 10 novembre,
40:07après une rencontre entre Vladimir Poutine et l'émissaire américain Steve Witkoff.
40:11De son côté, Volodymyr Zelensky appelle à un gel de la ligne de front
40:15pour ouvrir la voie à des discussions.
40:16Je vous propose donc d'écouter l'envoyé spécial de Donald Trump à Saint-Pétersbourg en Russie.
40:22L'un de mes objectifs aujourd'hui est d'avoir une discussion constructive entre nous
40:27concernant la reprise éventuelle des pourparlers trilatéraux entre l'Ukraine, la Russie et les Etats-Unis.
40:39J'espère que vous envisagerez cela comme une prochaine étape du processus de paix afin que nous puissions commencer à
40:45mettre en place des équipes techniques chargées de discuter des prochaines mesures à prendre.
40:52C'est une visite importante, celle de Steve Witkoff à Saint-Pétersbourg ?
40:57Elle est importante et la décision de Volodymyr Zelensky aussi est importante, c'est qu'elle est nouvelle.
41:03On sent quand même que là il y a une pression énorme de la part des Américains pour que l
41:08'Ukraine cède sur un certain nombre de points.
41:11On rappelle le clash de la semaine dernière entre Zelensky et Trump puisque Trump a appelé Zelensky à quitter le
41:16pouvoir et à organiser des élections et Zelensky a dit qu'il s'était senti trahi par Trump.
41:20Mais Zelensky a manœuvré intelligemment, je ne vais pas dire en accédant à une demande russe puisque la demande des
41:28Russes c'est de récupérer les territoires dans le Donbass.
41:30Là pour le moment il propose un gel du front, donc c'est on va dire un pas en avant.
41:36Le marathon diplomatique de Witkoff évidemment va être scruté à la loupe, il doit y avoir une réunion aussi à
41:44Oslo normalement ce week-end.
41:46Bref, les choses commencent à avancer.
41:48On sent aussi que quelque part c'est sur ce que les Américains appellent the big picture qu'il faut
41:54regarder les choses aujourd'hui.
41:56Les Américains et les Russes traitent de plus en plus ensemble.
42:00On parlait de la question du diesel tout à l'heure mais également de reprendre des relations dans d'autres
42:07dimensions.
42:08Et l'obstacle principal qu'il voit c'est la guerre en Ukraine.
42:11Donc pour l'un comme pour l'autre il va falloir terminer cette guerre.
42:15Aujourd'hui les Américains veulent terminer cette guerre mais ils veulent aussi réouvrir Hormuz.
42:20Et qui utilise-t-il ? La Russie pour faire pression sur l'Iran.
42:24Lavrov était à Téhéran ce qui est assez rare.
42:27Les ministères étrangères russes.
42:28Voilà.
42:29Et donc il n'y était pas pour simplement serrer des mains et dire bonjour.
42:33Donc ce qui est en train de se passer c'est qu'il y a une tentative d'essayer globalement
42:40de régler ces deux conflits.
42:42Qui va être peut-être couronné par ce qu'on pourrait appeler un nouveau Yalta peut-être.
42:49entre la Chine, la Russie et les Etats-Unis puisqu'il y a un projet de réunion entre les trois
42:55chefs d'Etat très prochainement.
42:58Donc ça, ça a été accepté par la Russie.
43:00La Russie a aujourd'hui dit qu'elle était d'accord.
43:04Donc ça va se produire en Chine apparemment.
43:07Donc là...
43:08Et pour vous ça va réunir Zelensky dans la même pièce Zelensky ?
43:10Il n'y aura pas Zelensky et les Européens.
43:12Non, les Européens ça c'est sûr.
43:13Il y aura Trump, il y aura Poutine.
43:15Il n'y aura pas Zelensky.
43:16Mais est-ce que Trump et Poutine feront le déplacement ou est-ce que ça sera des émissaires ?
43:19C'est évident.
43:20Moi je pense que l'obsession de Trump, et c'est une des constances de la géopolitique américaine,
43:25c'est de décorréler la Russie et la Chine.
43:29Et ils sont arrivés dans leur pire cauchemar aujourd'hui où la Russie et la Chine sont main dans la
43:35main.
43:35Ils veulent arriver à contenter les Russes pour les détacher de Pékin.
43:40C'est un objectif.
43:41Donc il va y avoir cet accord, sauf que cet accord, à la différence de Yalta, il n'y a
43:47plus d'Européens.
43:48Alors écoutez Zelensky justement sur le gel du front dont vous parliez, Régis.
43:56Maintenant nous devons geler la situation et je pense que c'est la véritable manière de mettre fin à cette
44:00guerre.
44:01Appeler cela un cessez-le-feu ou un arrêt d'étuerie.
44:03Comme l'a dit le président Trump, un gel, un arrêt.
44:06C'est le minimum que nous attendons aujourd'hui de la Russie.
44:09Ensuite bien sûr, nous nous adresserons aux présidents et aux Européens.
44:12Et nous leur demanderons des garanties en matière de sécurité.
44:15Le plus important c'est la paix et aussi une paix sécurisée.
44:18C'est ce qu'il y a de plus important.
44:20Ne pas vivre dans la crainte que les accusations reviennent, que l'agression revienne, que les massacres recommencent.
44:32Écoutez l'analyse de Xenia il y a quelques mois dans leur inter qui disait que pour l'heure, les
44:36Européens et Zelensky étaient des obstacles à la paix.
44:38Je pense que le seul obstacle pour cette paix, c'est Vladimir Zelensky et certains dirigeants européens.
44:44Parce que si on regarde ce qui est passé en 2022, quand il y a eu une négociation entre la
44:49Russie et l'Ukraine,
44:50vous savez qui a interrompu les négociations ?
44:52C'était Boris Johnson.
44:53Et en fait, c'est lui qui a demandé à Zelensky de ne pas signer un accord d'épée.
44:58Selon ce d'accord d'épée, il pouvait bien garder l'autonomie de Donbass, mais ukrainien.
45:04Et en fait, où on s'est trouvé aujourd'hui, c'est seulement à cause de ces dirigeants européens qui
45:10voulaient en guerre.
45:12Emmanuel Macron dit qu'il faut mettre pression sur la Russie.
45:15Depuis trois ans, ils sont en train d'essayer de mettre la pression sur la Russie.
45:19Je pense que c'était Bruno Le Maire qui dit qu'il faut détruire l'économie russe,
45:23le mettre en genoux.
45:24C'était toujours le discours de Emmanuel Macron.
45:27Mais aujourd'hui, il faut regarder la réalité.
45:29Ce n'est plus Biden, c'est Donald Trump.
45:31Donald Trump veut l'épée et c'est vraiment important.
45:34Les États-Unis pour soutenir cette guerre en Ukraine, parce que sans l'aide des Américains,
45:40je ne suis pas sûre que l'Europe sera capable de fournir assez d'armements pour que cette guerre continue.
45:47Après, il ne faut pas oublier non plus qu'il y a une énorme crise à l'intérieur de l
45:52'Ukraine.
45:52Vladimir Zelensky, il était élu pour une idée de paix.
45:55Aujourd'hui, il continue avec une idée de guerre.
45:59On rappelait le clash de la semaine dernière entre Trump et Zelensky.
46:03Ça rappelle évidemment ce qui s'est passé il y a plusieurs mois dans le bureau Oval,
46:06de manière très violente.
46:07Et justement, quand Donald Trump était venu, souvenez-vous, à Versailles,
46:10pour ce dîner très impressionnant, qui était justement une belle image de la France,
46:16Versailles, quand la France ne brûle pas, elle est belle,
46:18Eh bien, Xenia en avait profité à ce moment-là dans leur inter pour dire que,
46:22évidemment, les deux hommes n'avaient pas du tout la même vision du conflit Trump et Macron.
46:27Encore une fois, une communication, c'est souvent qu'on attende que la Russie recule.
46:32Mais si on regarde la réalité des terrains, aujourd'hui, il y a des combats autour de Konstantinovka.
46:38C'est la partie de la République d'Ognetsk et la Russie a plutôt avance qu'elle recule.
46:43Mais sauf que dans les communications de l'Occident, c'est plutôt important de dire que la Russie recule
46:50parce que ça peut se permettre un peu de justifier encore et encore le soutien financier,
46:56les armements envoyés à Zelensky.
46:58Parce que si les Européens apprennent qu'en fait, depuis toutes ces années, tous ces envois d'argent,
47:06en fait, l'Ukraine n'avance pas et la Russie continue à avancer,
47:09ça va quand même poser beaucoup de questions.
47:11Donc, je pense que c'est plutôt en communication à ce moment-là.
47:14Après, ce qui est important de savoir sur ce que, pour Emmanuel Macron,
47:19l'Ukraine reste son objectif, continuer à soutenir, continuer à faire tout ce qui est possible,
47:24sauf qu'on ne voit pas vraiment quelle est la stratégie de l'Europe et de Emmanuel Macron,
47:29en fait, des sorties de ces conflits.
47:30Parce que si l'idée est d'imposer, mettre la pression sur la Russie
47:35et imposer certaines conditions que la Russie, a priori, ne va pas accepter,
47:39on n'aura pas les négociations, ce conflit va continuer.
47:42Donc, je pense qu'aujourd'hui, encore une fois, on est dans un impasse.
47:46Et cet impasse, peut-être, peut être résolu si, en un moment,
47:51Donald Trump revient dans les sujets,
47:54parce que c'est lui qui garde un dialogue direct avec Vladimir Poutine.
47:58Ce n'est pas le cas pour les Européens.
48:00Et donc, il revient dans le sujet, comme le dit Xenia,
48:01mais est-ce qu'on peut sortir de l'impasse en novembre prochain, le mois prochain ?
48:04– Ça va être quand même délicat, parce qu'on imagine mal les Russes céder.
48:11Les Russes n'ont qu'une obsession, c'est qu'il y ait un cessez-le-feu
48:15et que l'Ukraine en profite pour réarmer,
48:19utilise ses alliés européens et continue le conflit.
48:23De leur côté, les Ukrainiens pensent que, même si accord de paix il y aura,
48:29ou il y a, les Russes recommenceront à les attaquer à un moment ou à un autre.
48:33C'est pour ça que Volodymyr Zelensky a expliqué qu'il fallait ce qu'on appelait,
48:37et vous allez voir, je vous fais le pari, le retour des fameuses garanties de sécurité.
48:43Et donc, en fait, tout va se jouer entre la volonté des Ukrainiens d'abandonner,
48:48mais visiblement, ce que disait Zelensky, s'il y a des sièges ailes du front,
48:52il y a abandon des revendications sur les terres conquises par les Russes,
48:56c'est quand même assez nouveau,
48:57si les Ukrainiens sont capables de céder des territoires
49:01contre, en échange des garanties de sécurité
49:03qui empêcheraient la Russie de recommencer son offensive,
49:07eh bien, on peut espérer qu'il y ait un accord.
49:10Mais ce dont on se rend compte, c'est que cet accord aurait pu avoir lieu
49:14il y a bien longtemps, c'est pas moi d'ailleurs qui le dit,
49:16c'est Jared Kushner, qui était invité à Kiev,
49:19et qui a dit, sur la question des territoires,
49:22si l'Ukraine avait été acceptée de céder des territoires,
49:26il y a un an, on aurait pu être en paix,
49:30ou en tout cas, dans une négociation pour y arriver.
49:32C'est la fin de l'heure inter pour cette semaine,
49:34qui était exceptionnellement à 22h cette semaine,
49:37on se trouve demain à 11h pour 100% Frontières,
49:40et demain soir, pour 100% Politique et une soirée spéciale,
49:43le vrai visage des émeutiers.
49:44Tout de suite, Mickaël Dorian, Soirinfo,
49:46très belle soirée sur CNews.

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