- il y a 16 minutes
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Mais parlons de la primaire, de la droite. Des déclarations notamment de Gabriel Attal.
00:05Aujourd'hui, cette primaire de la droite, on va l'entendre dans un instant, mais on a le sentiment Thierry
00:09Arnault
00:09que finalement, il n'y a plus qu'Édouard Philippe qui n'en veut pas de cette primaire de la
00:13droite.
00:13Oui, c'est plus qu'un sentiment, c'est la réalité politique du moment.
00:17Effectivement, il est dans une situation compliquée. Il explique que la primaire est facteur de division, de confusion, dit-il.
00:26Il n'offre pas vraiment la solution, sauf à dire qu'il faut attendre le mois de février.
00:31On a bien compris, dans son esprit, l'idée c'est de dire qu'il émergera d'ici là, en
00:35tout cas c'est ce qu'il espère,
00:36comme le candidat naturel de ce bloc central derrière lequel les autres seront bien obligés de se ranger.
00:44La difficulté pour lui, c'est qu'on voit bien qu'enquête après enquête d'opinion, sondage après sondage,
00:49semaine après semaine, que sa campagne ne décolle pas.
00:51C'est même plutôt l'inverse qui est en train de se passer pour lui dans les sondages.
00:56Et donc, évidemment, ça augmente la pression sur lui et ça fournit des arguments à ceux qui,
01:01soit plaident depuis longtemps pour la primaire comme un brillant à l'atale,
01:04soit s'ils sont ralliés plus récemment comme Bruno Retailleau.
01:07Mais quand je dis que ça donne le sentiment, je ne parle pas de lui, mais par exemple à LR,
01:11à Renaissance,
01:12tout le monde veut de cette primaire ?
01:13Oui, à défaut, sans sens, on sent bien que ce n'est pas porté par un enthousiasme délirant,
01:20mais qu'on se rend bien compte qu'il faut une méthode de sélection d'un candidat,
01:27que cette compétition qui se poursuit est mortifère, que personne n'émerge.
01:34Donc, il faut créer quelque chose et il faut une solution.
01:36Écoutons Gabriel Attal et Laurent Woyer.
01:39Il y a deux ou trois semaines, quasiment personne n'était pour la primaire.
01:42Si on avait cet échange, vous m'auriez dit Bruno Retailleau ne souhaite pas la primaire,
01:48des personnalités importantes de LR ne souhaitent pas la primaire.
01:50Regardez ce qui s'est passé depuis.
01:52Bruno Retailleau est favorable à la primaire, Michel Barnier, Valérie Pécresse, Gérard Larcher.
01:56Hora lieu, j'en suis absolument convaincu.
01:58Avant Noël, il faut un candidat unique de la droite, avec un programme unique de la droite
02:04et avec une rupture claire avec le macronisme.
02:06Ce que je demande, c'est au candidat déclaré de la droite, maintenant, qu'on avance
02:10et qu'il se rencontre dans les 15 jours, pour acter enfin une méthode d'arbitrage entre eux
02:15qui permette d'avoir un candidat unique.
02:18Ça se précise, vous pensez qu'il va finir par céder, Edouard Philippe ?
02:21Et il participe à cette primaire ?
02:22Je ne suis pas en parole d'Edouard Philippe.
02:23Non, mais je sais, Geoffroy Didier, mais vous connaissez bien la droite.
02:27Votre intuition, c'est quoi ?
02:28On va se dire les choses.
02:28Il n'y a pas de candidat naturel aujourd'hui.
02:30Et j'estime qu'il n'existe pas de légitimité sondagière.
02:33Parce que si nous devions faire au sondage, avec quelques années en arrière,
02:38Edouard Balladur, paix à son âme, aurait été le candidat autodéclaré de la droite
02:42et c'est Jacques Chirac qui l'a emporté.
02:44Donc moi, j'ai toujours été personnellement favorable à la démocratie.
02:47J'estime qu'il n'y a rien de mieux que la démocratie.
02:49Et Bruno Retailleau est d'accord.
02:51Il dit, organisons des débats entre candidats, comme on a des débats ce soir,
02:55avec des valeurs communes, mais avec des propositions très différentes.
02:59Et on verra bien qui l'emporte, ne serait-ce que dans les débats,
03:02parce que la télévision, ça compte.
03:04Et à chaque fois dans les primaires, les débats ont fait la différence.
03:08Mais qui jugera qui l'a emporté ?
03:09Et après, s'il n'y en a pas un qui devient un candidat naturel,
03:12comment on saura qui l'a emporté dans un débat ?
03:13Eh bien, on fera la primaire.
03:14Moi, je veux bien décider, si vous voulez.
03:16On fera la primaire.
03:17Mais attendez, moi, je n'ai pas de problème avec ça.
03:19Et Bruno Retailleau non plus.
03:21On fera la primaire.
03:22Et au moins, c'est la démocratie qui tranchera.
03:24Et on aura surtout un seul candidat pour la droite
03:27pour essayer de barrer la route au second tour face à Jean-Luc Mélenchon.
03:30Mais vous dites primaire si les débats ne permettent pas de faire émerger...
03:33Non, mais ce que j'espère, c'est que les débats,
03:36il y en a un qui s'impose, j'espère que ce sera Bruno Retailleau,
03:38et qui deviennent, de fait, le candidat naturel qui s'impose à tous.
03:42Mais si ça n'est pas le cas et que les débats ne permettent pas de trancher la question,
03:46faisons-la trancher par la démocratie.
03:48Mais du coup, si Bruno Retailleau s'impose lors de ces débats,
03:50vous rallierez Bruno Retailleau ?
03:52Non, mais ça veut dire quoi s'impose ?
03:54Je pense que là, il faut regarder les choses telles qu'elles sont,
03:56et on se retrouve sur la finalité, peut-être pas sur les modalités.
03:58Mais c'est à discuter.
03:59Et déjà, c'est bien que le débat puisse exister,
04:02malgré le fait qu'Edouard Philippe refuse catégoriquement jusqu'à présent.
04:05Mais peut-être que ça va changer.
04:08Enfin, espérons-le.
04:09Vous le pensez ?
04:09Je ne sais pas.
04:10Moi, ce que je dis, c'est que si Edouard Philippe n'entend pas l'appel de Gabriel Attal,
04:14n'entend pas l'appel de Michel Barnier,
04:16n'entend pas la main tendue de M. Retailleau,
04:18n'entend pas la main tendue de Valérie Pécresse,
04:20qu'il écoute alors ses sympathisants.
04:22Parce qu'il y a un sondage qui est sorti il y a quelques jours de cela,
04:25sur justement cet appel de la primaire, du centre et de la droite,
04:28et qui disait de manière très claire
04:30que ses sympathisants, ses électeurs, étaient majoritairement favorables,
04:33c'est-à-dire à plus de 70%.
04:34Et ce qu'il était le plus dedans, au-delà de la DLR et de Renaissance,
04:38c'était Horizon.
04:40Vous allez voir, c'est très court.
04:42On a dit qu'on n'irait pas dans cette primaire.
04:44Oui, oui, on l'a entendu.
04:45D'accord, mais je termine juste ma question.
04:47Ça va durer même pas une minute si vous ne me faites pas la parole.
04:50Donc vous êtes très à l'aise d'aller dans une primaire
04:52qui va jusqu'à M. Retailleau, Lysnard, etc.
04:55Ça veut dire donc que vous...
04:56Avec des valeurs.
04:56Je termine juste ma phrase.
04:57Je vous réponds.
04:58Vous ne regardez pas.
04:59Non, non, mais je termine juste ma phrase.
05:01Ça veut dire donc que vous vous définissez.
05:02Parce que tout d'ailleurs, vous nous avez dit, j'assume, je suis macroniste.
05:05Donc là, vous assumez d'être de droite, en fait.
05:06Et tout simplement, M. Attal participe à une primaire de la droite.
05:09Mais ça veut dire quoi être de droite aujourd'hui ?
05:11M. Attal, membre du Parti Socialiste, c'est un peu qu'il y a personne.
05:13Mais c'est intéressant pour les électeurs de savoir
05:15que M. Attal passe du macronisme à la droite.
05:18C'est intéressant.
05:18Mais attendez, est-ce qu'on est pro ?
05:20Est-ce qu'on est libéraux économiquement ?
05:21Est-ce qu'on est pro-roféens ?
05:22Est-ce qu'on est pour que la fiscalité baisse dans notre pays ?
05:25La preuve, c'est que tout à l'heure, j'étais en train de dire
05:27que j'étais contre la fiscalité augmentée et créée par Michel Barnier en 2024.
05:31Je le dis, je n'ai pas de problème à le dire,
05:32et je l'ai même dit dans l'hémicycle,
05:33et je l'ai dit sur plein de plateaux différents.
05:37Maintenant, vous savez, M. Attal, je vais vous dire un truc très clair.
05:40M. Calfon, je vais être très claire.
05:41Oui, avec plaisir.
05:42Je n'accepterai pas d'être dans l'isoloir
05:45et d'avoir à choisir entre le bulletin RL et le bulletin LFI.
05:48Alors, on peut aujourd'hui essayer de tournicoter dans tous les sens
05:50et se dire, oulala, se pincer le nez, être plus blanc que blanc.
05:52Il n'y a pas 25 solutions.
05:53Moi, je dis simplement que je suis cohérente avec mes positions.
05:56Je ne veux pas ce choix-là.
05:57Et donc, j'essaie de mettre tout en œuvre pour que ça n'arrive pas.
06:00M. Lissner ?
06:01Non, je vous rassure, je vais coller celle de Gabriel Attal
06:03parce que je pense qu'il faut aller dans cette primaire.
06:06Et donc, le sujet...
06:07Mais par contre, je le respecterai.
06:09Mais je le dis, je vous réponds.
06:10Soyez tranquilles.
06:11Moi, vous savez, je suis une démocrate.
06:13Mais arrêtez votre cinéma.
06:14Mais c'est pas le cinéma.
06:15Là, pour le coup, c'est vous qui êtes caricatural quand vous dites ça.
06:18C'est pas respecté du débat démocratique.
06:19Il me semblait qu'il y avait un rayon même temps.
06:20Mais on aurait pu dire la même chose.
06:23Il est d'accord.
06:24Mais on aurait pu dire la même chose.
06:25Non, mais attendez, attendez.
06:27Attendez, je vais...
06:27On va dire différemment.
06:28L'EPS siège aujourd'hui au sein du NFP à l'Assemblée nationale.
06:31Pourquoi vous ne collez pas les affiches de M. Mélenchon ?
06:33Moi, je ne les ai jamais collées.
06:34Mais pourquoi l'EPS ?
06:35Et puis là, en tout cas, je suis encore plus à l'aise.
06:36Non, mais la vraie question, elle est là.
06:37Vous avez été élu sur le même programme en 2024, les gars.
06:39Je suis encore plus à l'aise parce que j'ai investi un candidat à 66%
06:43qui dit pas d'alliance avec la France Insoumise.
06:44C'est le côté de M. Calcoun, ça va rien.
06:46M. Tabard.
06:47Oui, un candidat, Raphaël Glucksmann, qui avait accepté le nouveau front de l'Aire
06:51au moment de l'élective de 2024 et qu'il acceptera pour l'élective prochaine.
06:55Ça va être bien fort, M. Tabard.
06:56Mais c'est la réalité.
06:57C'est pas de la prévision politique, c'est Mme Yarmal.
07:00Et qui, à mon avis, votera Mélenchon au second tour.
07:03Entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, vous-même, vous votez Jean-Luc Mélenchon, non ?
07:06Écoutez, moi, je ne me situe pas dans cette hypothèse.
07:08Je ne sais que c'est rien.
07:09Ah, ben, d'un seul coup.
07:11D'un seul coup.
07:13Vous, vous êtes commentateur, moi, je suis un militant politique, c'est ça la différence.
07:16Pour lui, ça marche, mais pas pour moi.
07:18Le propre d'une primaire, en tout cas, c'est un, une charte des valeurs communes.
07:22Et deux, ça a été respecté à l'UMP, enfin à LR, ça n'a pas été respecté au PS
07:27en dernière fois.
07:29J'avoue.
07:30Est-ce que l'un et l'autre, si cette primaire devait lieu, vous vous engagez, non pas à respecter
07:36le résultat de la primaire,
07:37mais à voter et à soutenir le vainqueur de la primaire ?
07:41En clair, Mme Thévenot, si David Lysnard remporte la primaire, est-ce que David Lysnard sera votre candidat que vous
07:48soutiendrez ?
07:49C'est un vrai sujet.
07:57Et Geoffroy Didier, si Gabriel Attal remporte cette primaire, est-ce que vous soutiendrez Gabriel Attal comme candidat à l
08:06'élection présidentielle ?
08:07Mais je pense que je n'aurais même pas posé cette question, parce que Gabriel Attal ne peut pas gagner
08:10cette question.
08:11Mais répondez !
08:11Parce que c'est la primaire de la droite, et que Gabriel Attal est macroniste de gauche.
08:15Je veux bien qu'il vienne à la primaire, mais je suis sûr à 100% qu'il ne la
08:22gagnera pas.
08:23C'est un cesse des inconnus.
08:25Vous acceptez ?
08:26Monsieur Didier, c'est oui ou non ?
08:28Soyons, soyons, c'est un lucide, clairement c'est non.
08:31Non, mais non, je ne dis pas non.
08:32T'elles pas un coup ?
08:33T'elles pas non ?
08:34Je ne dis pas non, je dis juste qu'il ne peut pas la gagner.
08:39Il veut y participer, parce que dans les sondages, il n'est pas au top, et mon candidat n'est
08:45pas au top non plus,
08:45donc vous voyez, je ne fais pas la langue de bois.
08:47Je pense juste que, dans ce que Madame Darfeuille appelle la primaire de la droite, je reprends ces mots,
08:52que Gabriel Attal n'est pas un homme de droite,
08:54D'ailleurs, Priscaté, nous ne le démons pas.
08:56Mais il est prêt à participer.
08:58Dix minutes de réponse, on ne répond plus ou non.
09:01On accepte qu'il participe, mais vous verrez qu'il ne la gagnera pas la primaire.
09:04On ne sait pas gagner cette première.
09:05Vous connaissez la question ?
09:06On a compris, je crois que Guillaume ne va pas répondre.
09:09Est-ce que ça veut dire que vous acceptez...
09:10Non, mais je vous pose une question.
09:12Est-ce que ça veut dire...
09:14Est-ce que vous acceptez de participer, derrière votre candidat, à une primaire,
09:19à laquelle pourraient se présenter des candidats avec qui vous ne partagez pas les valeurs ?
09:24Mais si, je l'ai dit tout à l'heure, je partage, même avec Gabriel Attal,
09:28dont je pense qu'il est macroniste, et plutôt de gauche plutôt que de droite,
09:31les valeurs de la République.
09:33Il y a une vraie différence entre Gabriel Attal et Jean-Luc Mélenchon.
09:35C'est qu'il y en a qui respecte les valeurs de la République.
09:37Et Marine Le Pen ?
09:38Mais Marine Le Pen, elle n'est pas candidate à la primaire.
09:40Qu'est-ce que vous me racontez ?
09:41Moi, je soutiens Guillaume Tabard, je connais le petit piège facile.
09:45Moi, j'ai un candidat, c'est Bruno Retailleau.
09:48Je suis de droite et d'une droite républicaine,
09:50et on n'a pas besoin d'être extrémiste pour être offensif.
09:51Mais vous dites quand même qu'il n'est pas au top dans les sondages.
09:54Vous le reconnaissez.
09:55Mais bien sûr.
09:56Il y a peut-être un recours.
09:57Il y a peut-être quelqu'un qui va vous mettre d'accord.
09:59Mais je pense que la campagne présidentielle à l'Ice d'Arfeuille, ça sert à ça.
10:03Ces débats que nous avons ce soir,
10:04les débats que Bruno Retailleau appelle de ses voeux,
10:07c'est précisément pour pouvoir s'imposer par ses idées,
10:09en convaincant et en faisant bien la différence
10:12entre le macronisme et lui,
10:14c'est-à-dire en appelant une véritable rupture politique.
10:17Et je pense que Bruno Retailleau,
10:18si aujourd'hui n'est pas en tête dans les sondages,
10:20peut le devenir demain.
10:22Parce que je suis convaincu qu'une immense majorité des Français
10:24attendent des solutions de droite,
10:25sont prêts aussi à entendre la vérité sur les finances publiques.
10:29Tout en disant, on va travailler plus,
10:31mais on va aussi gagner plus par contre ce sartre-dix.
10:33Votre idée des débats télévisés pour les départager,
10:37je suis désolée, mais ça ne marche pas.
10:39C'est-à-dire que personne...
10:40Mais qui peut juger qui s'est imposé dans un...
10:43Il y en aura un, c'est sûr, il y en aura un.
10:48Mais ce que je veux dire, c'est que...
10:49Mais je suis très clair,
10:52et Bruno Retailleau,
10:53il n'est pas contre la primaire.
10:55Je le précise.
10:56Il n'est pas contre la primaire.
10:57C'est le seul obstacle qu'aujourd'hui s'appelle Édouard Philippe.
10:59Ce n'est pas Bruno Retaille.
11:00On va regarder deux images,
11:01et après je voudrais réagir évidemment.
11:03Tout d'abord, un visage d'une femme
11:05qui va peut-être vous mettre d'accord.
11:06Peut-être que c'est elle la solution.
11:08L'ultime recours.
11:09Christine Lagarde.
11:10Qu'est-ce que ça vous inspire ?
11:12Qui ?
11:12Je crois qu'on avait déjà suffisamment de candidats comme ça.
11:14Elle n'est pas candidate.
11:15Oui, mais peut-être qu'elle,
11:16elle est un peu au-dessus de la mêlée justement.
11:18Non ?
11:18Je pense qu'elle a un regard sur la France,
11:22sur les finances publiques,
11:23qui du fait de son expérience institutionnelle
11:25est très intéressant.
11:26Mais ce n'est pas parce qu'on a un regard intéressant
11:28qu'on est obligé de devenir président de la République
11:29et d'être candidat.
11:30Parce que là, on est en train de parler
11:32d'une éventuelle candidature
11:33qu'elle n'a elle-même pas énoncée.
11:34Je pense qu'on a suffisamment de candidats comme ça.
11:36On a eu peut-être une primaire à faire
11:38pour éviter le duel Mélenchon-Le Pen.
11:41Je dis le duel.
11:42Non, pas du tout.
11:42Le duo.
11:43Parce qu'en réalité,
11:43ces radicalités se nourrissent
11:45et jouent un petit coup de tango.
11:46Parce que Marine Le Pen veut Jean-Luc Mélenchon
11:48parce qu'elle est sûre
11:49que c'est ainsi qu'elle sera élue.
11:51Eh bien, moi, je veux me battre
11:53contre la possibilité
11:54que Jean-Luc Mélenchon
11:55soit au second tour de l'élection présidentielle.
11:57Est-ce que vous redoutez
11:59cette potentielle adversaire,
12:01Christine Lagarde, M. Cotarac ?
12:03Non, pas du tout.
12:04C'est une femme que je respecte, évidemment,
12:06en tant que fan.
12:08Mais politiquement,
12:09ça fait des années et des décennies
12:11qu'elle gouverne.
12:12Le mandat de la BCE,
12:13de la Banque Centrale Européenne,
12:14c'est de limiter l'inflation.
12:15Je pense que n'importe quel téléspectateur
12:17peut considérer qu'elle n'a pas
12:20rempli le mandat
12:21à la tête de la BCE.
12:22Pour le reste,
12:23je suis un petit peu...
12:24Ce sketch des inconnus,
12:25primaire, pas primaire,
12:26Star Academy,
12:27est-ce qu'on départage par téléphone
12:29ou est-ce qu'on départage en primaire ?
12:31Enfin, pardon,
12:31on a entendu dans cette émission
12:33plus de noms propres de candidats
12:34que de solutions.
12:35Alors, j'ai eu un débat
12:36avec M. Calfon.
12:37Certes, c'était peut-être virulent,
12:39mais au moins,
12:40il y avait des idées.
12:41On a eu deux mois de débat
12:42sur est-ce que c'est Bardella
12:43ou est-ce que c'est Le Pen.
12:43Là, excusez-moi,
12:44M. J'ai pas d'idées,
12:45je veux faire une primaire question.
12:46Contrairement à ce que vous dites,
12:47je suis désolé,
12:48mais l'incarnation,
12:49la personne aussi qui mène...
12:51Elle incarne le mondialisme.
12:52Non, mais ça marche aussi,
12:53l'incarnation,
12:54la personnalité,
12:55vous le savez mieux que personne.
12:56Moi, je regarde les bilans...
12:56C'est-à-dire Bardella,
12:57Marine Le Pen,
12:58c'était pareil,
12:58c'était...
12:58Oui, on a soupé pendant trois mois
13:00du débat,
13:01Marine Le Pen versus Bardella.
13:02Mais si vous voulez,
13:03nous,
13:11celui des finances publiques,
13:12celui du taux de pauvreté,
13:13celui du nombre des fins d'entreprise,
13:14on n'a jamais gouverné.
13:15Vous avez gouverné,
13:16vous, M. Calfon ?
13:16C'est votre médaille
13:17de rien avoir gouverné.
13:18Vous avez gouverné,
13:19M. Calfon,
13:20vous avez gouverné 24 ans
13:22ces 40 dernières années.
13:23Vous voyez le résultat.
13:24Est-ce que c'est crédible,
13:26cette candidature de Christine Lagarde
13:27ou vous,
13:28vous n'y croyez pas ?
13:29Écoutez,
13:30j'ai un peu de mal à croire
13:31que dans le climat un peu tendu
13:34de la société actuelle...
13:35Je ne sais pas de quoi vous parlez.
13:36On voit que les sensibilités
13:39sont à vivre, etc.
13:40J'ai du mal à croire
13:41que les électeurs
13:42veuillent se tourner
13:43vers quelqu'un
13:43qui a été patronne du FMI,
13:45patronne de la Banque Centrale.
13:46C'est-à-dire que
13:47le Président de la République,
13:48c'est aussi,
13:48quelles que soient
13:48les diversités d'opinion,
13:50c'est aussi des gens
13:50qui ont un rapport
13:51un peu concret,
13:52un peu charnel
13:53au peuple français.
13:55Ça me s'empête
13:56la caractéristique première
13:57de Christine Lagarde,
13:58quelles que soient
13:58ses qualités personnelles.
14:00En marquer,
14:01ça fait un circuit court
14:02parce qu'avec M. Macron
14:03qui nous met au bord
14:04de la gestion par le FMI,
14:06la patronne du FMI
14:07pour gérer
14:07le gouffre financier
14:09qu'il a laissé.
14:09C'est encore une idée de génie
14:10qui peut venir
14:11par contre les deux.
14:13qui empêche les réformes
14:14et donne des leçons.
14:14Sous-titrage Société Radio-Canada