Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 22 minutes
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00:0022h32, vous êtes dans BFM Grand Soir et nous allons commencer cette émission avec cette image de celui qui est
00:00:07le grand vainqueur de la primaire de la gauche, Raphaël Glucksmann qui a remporté 66% des voix.
00:00:13Ces images étaient il y a à peu près une heure dans le 20e arrondissement de Paris à la cantine
00:00:17de Belleville où Raphaël Glucksmann est allé rejoindre ses soutiens, ses troupes, ceux qui l'ont accompagné dans cette campagne,
00:00:23notamment Yannick Jadot, suspendu du parti des écologistes au moment où il a décidé de rejoindre Raphaël Glucksmann. Beaucoup de
00:00:30réactions ce soir, beaucoup de questions aussi se posent.
00:00:33On va évidemment en parler sur ce plateau avec mes invités mais d'abord écoutons un extrait de la prise
00:00:37de parole de Raphaël Glucksmann, sa première prise de parole une fois qu'il est entouré de tous ceux qui
00:00:44ont mené cette campagne avec lui.
00:00:45Je sais que vous ne vous épargnerez aucune peine, aucun effort parce que vous savez que nous sommes la force
00:00:55politique qui empêchera la bascule de la France dans la xénophobie, la démagogie, le trumpisme et le poutinisme du Rassemblement
00:01:03National.
00:01:04Nous sommes la force de la rupture avec dix années d'injustice et d'impuissance, la force de la rupture
00:01:12avec le macronisme et nous sommes la force qui montrera à toutes et tous de manière évidente et nette que
00:01:22l'hégémonie de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche française a pris fin.
00:01:26Il y a aussi cette image qui a marqué cette soirée, c'était quelques minutes après la prise de parole
00:01:31de Raphaël Glucksmann au moment où il décide de quitter la cantine Belleville où il s'est pris donc un
00:01:38jet de farine.
00:01:38Ce sont de nouvelles images qui nous parrainent, on voit quand même que c'est une quantité quand même assez
00:01:44importante de farine qu'il s'est pris sur le visage avant donc de prendre son taxi.
00:01:49Laurent Geoffrin, anecdotique ou pas cette image ?
00:01:52Anecdotique. Je ne sais pas qui l'a fait donc c'est impossible d'en donner une signification politique mais
00:01:58ce n'est pas grave.
00:01:59Vous savez Hollande a été enfariné, il a quand même gagné l'élection présidentielle en 2012. Il a été très
00:02:05enfariné autant que lui.
00:02:06Et puis bon, c'est un petit incident sans grande importance. Mais moi ce qui me frappe dans ce résultat,
00:02:13c'est que j'entends depuis des années que la social-démocratie c'est une idée dépassée,
00:02:18ça ne marche pas, ça ne fonctionne plus, les gens n'en veulent plus, etc. Ils sont à l'agonie,
00:02:23ils vont disparaître.
00:02:25Ben non. Ça existe toujours. C'est plus faible que la gauche radicale, ça c'est vrai. Mais ça existe
00:02:30toujours.
00:02:31Et deuxièmement, on dit que le corps électoral est très étroit, il y a eu 130 000 personnes en gros
00:02:37qui ont voté, donc ça ne veut rien dire.
00:02:40C'est une idée aussi. C'est les gens les plus motivés ceux-là. Si les gens avaient voulu une
00:02:46autre ligne ou un autre personnage, ils se seraient mobilisés.
00:02:49Alors l'autre ligne qui était celle de Lyon de la gauche, celle d'Olivier Faure, elle n'a mobilisé
00:02:53personne puisqu'il a fait un score ridicule.
00:02:56Il a été écrasé. Tout le monde pouvait aller à cette primaire. Tous ceux qui s'intéressaient de près à
00:03:01la politique pouvaient aller à cette primaire.
00:03:03Ceux qui s'intéressent de près, les plus motivés, ils ont dit un, on veut Glucksmann, deux, on ne veut
00:03:08plus de Mélenchon.
00:03:09On ne veut plus entendre parler de cette manière de faire de la politique et en permanence le conflit, l
00:03:15'agression, le mépris et un programme infaisable
00:03:19et des ambiguïtés sur l'antisémitisme et des ambiguïtés sur la violence. Les gens en ont soupé dans cet espace
00:03:27politique.
00:03:27C'est ça le message. C'est pour ça qu'ils ont voté Glucksmann de manière aussi massive, compte tenu
00:03:32du corps électoral qui était réuni.
00:03:34Je salue Alexandre Nicolique, député européen et porte-parole du Rassemblement national.
00:03:38On trouvait que c'était important aussi, même si on va beaucoup parler de cette primaire de la gauche, d
00:03:42'entendre d'autres forces politiques.
00:03:44Alexis Corbière est de nouveau avec nous et Arthur Delaporte, député socialiste et apparenté du Calvado.
00:03:50C'est donc soutien d'Olivier Faure. Merci d'être là parce que je dois dire qu'ils étaient rares
00:03:55ce soir à venir sur ce plateau.
00:03:56On a eu pas mal d'annulations de soutien d'Olivier Faure. Il faut dire que vous passez une très
00:04:00mauvaise soirée pour le coup.
00:04:02Je ne dirais pas ça comme ça. Je dirais d'abord que ce soir, la famille socialiste montre qu'elle
00:04:08sait encore organiser une consultation démocratique
00:04:11et qu'elle a su intéresser aussi des millions de Françaises et de Français à nos débats
00:04:17qui se sont déroulés de façon courtoise sur le fond pendant ces dernières semaines.
00:04:22Elle a su aussi attirer à elle des sympathisants qui ont participé à ce choix.
00:04:28Donc voilà, ce soir, moi je le dis, je suis fier d'être socialiste parce que nous avons, je crois,
00:04:34montré que nous étions en capacité
00:04:35non seulement d'avoir ce débat, de trancher, et le résultat est net, et de montrer, 15 minutes après, une
00:04:44photo de famille
00:04:44avec l'ensemble des prétendants rassemblés sur une même scène.
00:04:48Et je le crois que...
00:04:48On va en avoir cette image de la photo de famille parce que c'est important de la commenter.
00:04:52Vous avez raison d'y faire référence.
00:04:54C'est un passage obligé, si je puis dire, dans ce genre de scrutin.
00:05:00Bon, on ne peut pas dire que ce soit non plus la franche rigolade.
00:05:05On est d'accord, les visages sont un peu...
00:05:06Déjà, ce n'est pas une franche rigolade parce que les choses sont sérieuses.
00:05:10L'un n'empêche pas l'autre ?
00:05:11Non, mais évidemment qu'il y a toujours des déceptions légitimes.
00:05:14Quand on a défendu sa candidature et qu'on ne l'a pas emportée, et je crois que les cinq
00:05:18prétendaient, en tout cas espéraient,
00:05:20avaient des ambitions en ce sens, évidemment qu'on peut avoir une déception.
00:05:24Mais dès quelques secondes plus tard, tout le monde a dit, nous serons, nous reconnaissons la victoire de Raphaël Luxemane,
00:05:31et personne ne l'a remise en cause.
00:05:32Ça, pour le coup, je suis d'accord. Olivier Faure a été très clair là-dessus.
00:05:36Je le dis alors que le week-end a commencé avec les rieurs habituels qui disaient,
00:05:40ah, cette primaire commence mal, etc., parce que nous avons subi une cyberattaque.
00:05:45Là où j'aurais attendu de la solidarité, j'ai entendu parfois quelqu'un préférer de la moquerie,
00:05:49alors que finalement, on a montré que non seulement on avait terrassé cette cyberattaque,
00:05:54et qu'on avait obtenu une participation très importante, parce qu'il y avait 134 000 inscrits,
00:05:59il y a eu 120 000 votants, c'est quand même extrêmement conséquent,
00:06:03et je crois que nous sommes la seule famille politique, tout le spectre politique,
00:06:07à avoir organisé cette consultation démocratique, ouverte, pluraliste.
00:06:12Nous, ce n'est pas vertical, la manière dont on fonctionne,
00:06:15c'est évidemment la richesse d'un parti démocratique qui est le parti socialiste.
00:06:18– Ça s'est bien passé, malgré cette cyberattaque qui a reporté les résultats du vote,
00:06:23mais n'a pas entravé la sincérité du vote, c'est ce qu'a assuré l'organisateur de ce scrutin,
00:06:28mais parlez-nous quand même d'Olivier Faure, il s'est pris une énorme claque ce soir,
00:06:32est-ce qu'il s'y attendait ?
00:06:33– Alors, on ne s'attend jamais à ce score-là, et je vais vous dire,
00:06:37j'aurais aimé plus, très sincèrement, parce que je crois qu'avec Olivier,
00:06:41nous incarnons une ligne politique qui a permis le redressement du parti socialiste,
00:06:48qui a permis d'ailleurs que Raphaël Glucksmann soit député européen en 2019.
00:06:51À l'époque, certains nous disaient, mais pourquoi allez-vous chercher Raphaël Glucksmann ?
00:06:55Parce qu'Olivier disait, il faut s'ouvrir, il faut élargir notre famille politique,
00:06:59il faut se redresser de ces erreurs que nous avons commises jusqu'en 2017
00:07:03et qui nous ont menées dans une situation extrêmement compliquée.
00:07:06On a poursuivi ce redressement avec l'idée qu'il ne fallait pas être dans l'exclusive,
00:07:12il ne fallait pas être dans les anathèmes, il ne fallait pas être dans ce qui nous a tant perdus,
00:07:15c'est-à-dire la question des gauches et réconciliables,
00:07:17en acceptant de s'ouvrir à celles et ceux qui partagent les mêmes objectifs que nous.
00:07:22Et ce soir, d'ailleurs, la victoire de Raphaël Glucksmann est aussi le témoignage de cette ouverture,
00:07:25puisque ce n'est pas un socialiste qui gagne une primaire organisée par le Parti Socialiste.
00:07:30C'est un échec pour cette ligne dont vous parlez, ce soir, elle est en échec.
00:07:34Et tout à l'heure, Jérôme Guèche, qui était avec nous sur ce plateau,
00:07:39qui lui a tout de suite dit qu'il allait faire campagne pour Raphaël Glucksmann,
00:07:42qui est arrivé en cinquième position,
00:07:44disait en substance que la question de la place d'Olivier Faure
00:07:48en tant que premier secrétaire du Parti Socialiste se posait,
00:07:52et que s'il était lui, il tirerait les conséquences de ce scrutin.
00:07:56Jérôme Guèche, il a fait 5%, c'est très bien, il garde ses leçons pour lui.
00:08:00Moi, je suis aujourd'hui déterminé à faire la campagne de Raphaël Glucksmann.
00:08:03Je ne suis pas déterminé à refaire un nouveau congrès du Parti Socialiste.
00:08:06Donc, à un moment, on avance, on fait cette campagne.
00:08:09On va essayer de gagner cette présidentielle avec Raphaël Glucksmann,
00:08:12qui est le candidat qui est désigné par la famille socialiste,
00:08:14et on ne va pas rejouer de la politique aguerie,
00:08:16parce que je ne crois pas que c'est ce qu'attendent les Françaises et les Français.
00:08:17Ils attendent une famille socialiste unie, soudée, déterminée et rassembleuse.
00:08:22Voilà le message de ce soir.
00:08:24Ce rassemblement, c'est une évidence, selon vous, Alexis Corbière,
00:08:29quand on entend Arthur Delaporte dire « nous allons faire campagne pour lui ».
00:08:33Est-ce que vous pensez qu'ils vont effectivement, tous ces candidats,
00:08:36comme ils s'y sont engagés, faire bloc derrière cette dynamique
00:08:41qu'il va porter désormais Raphaël Glucksmann ?
00:08:44– Ça, c'est, je veux dire, Arthur Delaporte, moi je le crois, s'il le dit,
00:08:48et je pense que les candidats qui sont là-dedans sont plutôt dans une logique
00:08:52où ils ne vont pas faire entrave, du moins au début, à Raphaël Glucksmann.
00:08:56Mais la question, juste du point de vue d'un homme comme moi,
00:09:00moi je pensais que, justement, on n'est plus dans la même période des années 70, 80, 90,
00:09:05même quand on fonde la France insoumise, et vous savez que j'y étais en 2016,
00:09:08la gauche, elle fait 44%, à ce moment-là, en 2016.
00:09:11Aujourd'hui, elle fait 32%.
00:09:13Donc, les primaires, ce n'est pas le même objectif que les primaires précédentes,
00:09:16de mon point de vue.
00:09:17Moi, j'étais contre la primaire à une époque, parce que je pensais, par exemple,
00:09:21qu'il fallait qu'il y ait une offre au premier tour,
00:09:23entre ce qu'avait fait M. Hollande et ce que nous, on essayait d'incarner.
00:09:27Là, aujourd'hui, les amis de M. Nicolich, bon, voilà, je le regrette,
00:09:30mais ils sont à 30, 35%.
00:09:32Ils peuvent prendre le pouvoir.
00:09:34Qu'est-ce qu'on fait par rapport à ça ?
00:09:35On continue les mêmes méthodes, on se divise ou on se rassemble ?
00:09:37Donc, moi, je n'étais pas une grande primaire,
00:09:40qui reproduisait ce qu'on avait fait avec le nouveau Front populaire.
00:09:42Pourquoi je vous raconte tout ça ?
00:09:43C'est que ce soir, ce qui a eu lieu...
00:09:44Qu'est-ce que ça change, ce soir ?
00:09:46C'est un espace politique réduit à 15 euros, quand même.
00:09:50Il y a un tamis social.
00:09:51C'est-à-dire qu'il faut quand même...
00:09:52Ce n'est pas tout le monde qui met 15 euros.
00:09:54C'est une certaine sociologie, peut-être les plus déterminés,
00:09:56mais ceux qui peuvent mettre 15 euros...
00:09:57C'est ce qu'il fallait payer pour voter.
00:09:59Oui, mais je veux dire, d'ordinaire, une primaire, c'est 1 ou 2 euros.
00:10:02En gros, ce ne soit pas un obstacle,
00:10:03que ce soit que les gens motivés politiquement.
00:10:05Ça compte, parce que quand les gens doutent sur les partis,
00:10:07ils mettent en plus 15 euros.
00:10:09Donc, c'est une sociologie réduite, même si c'est bien.
00:10:11Moi, c'est un exercice démocratique.
00:10:13Mais enfin, il fait 79 000 voix, M. Glucksmann.
00:10:16La dernière fois, c'était Vincent Payon qui avait fait...
00:10:17Oui, mais vous oubliez de signaler qu'il est derrière Mélenchon.
00:10:22Enfin, il est à 5-6 points.
00:10:24Ce n'est pas non plus une...
00:10:25Il n'est pas marginal.
00:10:27Il est à 11-12 % en permanence.
00:10:29Non, non.
00:10:30Il est à 11-12 % en permanence dans les sondages.
00:10:33Il n'est pas si loin.
00:10:34Ce que je veux dire, Laurent Jouffrin,
00:10:35c'est que je ne dis pas que ça n'existe pas.
00:10:37Donc, cet espace politique existe.
00:10:39Il n'est plus réduit.
00:10:40Il n'est plus réduit.
00:10:41Il est à 30 % et non pas à 40 %.
00:10:42Il faudrait se demander pourquoi les électeurs sont partis.
00:10:45Parce qu'ils sont partis plutôt chez Macron.
00:10:48Vous vous dites qu'il faut être beaucoup plus à gauche.
00:10:50Mais les électeurs, ils sont partis chez Macron.
00:10:52Mais vous pensez que Raphaël Glucksmann va réoccuper l'espace macroniste,
00:10:57pour les faire revenir ?
00:10:58Déjà.
00:10:59S'ils n'en reviennent pas, c'est perdu.
00:11:01Moi, je suis...
00:11:01S'ils n'en reviennent pas, c'est perdu.
00:11:02D'accord ?
00:11:03Je suis un matérialiste et le réel, c'est ce à quoi on se cogne.
00:11:05Là où on a réussi à bloquer, après les européennes,
00:11:09lors d'un dernier législatif,
00:11:10c'est quand on fait le nouveau Front populaire, 9,2 millions de voix.
00:11:13Ça, c'est concret.
00:11:13M. Glucksmann était contre cette ligne.
00:11:15Je respecte.
00:11:15Je respecte qu'en plus, il est très cohérent.
00:11:17Mais il est contre.
00:11:18Et c'est lui qui gagne ce soir.
00:11:20Vous vous relativisez la portée de sa victoire, c'est ça ?
00:11:22Non, ce n'est pas que je relativise.
00:11:23C'est que c'est un espace politique qui n'est pas l'espace, selon moi,
00:11:27majoritaire de la gauche.
00:11:28Et dans cet espace, il gagne.
00:11:30Je le regrette.
00:11:30Honnêtement, je serai allé voter.
00:11:31Je n'aurais pas voté pour lui.
00:11:33Je n'aurais sans doute voté pour M. Paul.
00:11:33Mais est-ce que vous allez l'aider à élargir cet espace politique ?
00:11:36Non, mais parce que...
00:11:37Attendez.
00:11:38Moi, c'est quand même dingue.
00:11:39Nous, on a proposé une grande primaire.
00:11:41On appelait ça type Bagneux.
00:11:42Mais ça n'a pas fonctionné.
00:11:43Non, mais il ne peut pas, lui, nous mépriser,
00:11:45y compris quand mon ami Ruffin dit
00:11:46« Est-ce que... Pourquoi pas participer à la primaire ? »
00:11:48Dire « Non, tu ne rentres pas. »
00:11:49Une fois qu'il a gagné, dire « Maintenant, je suis le boss »,
00:11:51ce qui est quand même la tonalité de son discours,
00:11:53les écolos, les communistes, tout le monde,
00:11:54ralliez-vous à moi, mais pourquoi ?
00:11:56Pourquoi ?
00:11:56Donc ça, cette histoire de primaire,
00:11:58ça va vous rester en travers, c'est ça ?
00:11:59Non, c'est pas...
00:11:59Moi, la seule chose que...
00:12:00Vous savez, je suis prêt,
00:12:02et sans doute même à l'avenir, je dépasserai...
00:12:03C'est pas une affaire personnelle.
00:12:04C'est une question d'efficacité politique.
00:12:06Ce que théorise M. Kluxman,
00:12:07et il l'a dit très clairement lors des débats,
00:12:09c'était intéressant.
00:12:09Il n'y a pas, selon lui, trois blocs politiques.
00:12:11La gauche, le NFP, le bloc central,
00:12:14et aujourd'hui, je vais appeler ça l'extrême droite.
00:12:17Lui dit « Il y en a quatre ».
00:12:18En gros, il y a le Rassemblement national,
00:12:20il y a le bloc central,
00:12:21et lui dit « Au sein de la gauche, il y en a deux ».
00:12:22Donc, il théorise en plus qu'au présidentiel,
00:12:25comme aux législatives,
00:12:26il est hors de question que ça se rassemble.
00:12:27Oui, celui de Mélenchon et le sien.
00:12:28Mais ça, c'est la meilleure nouvelle pour le Rassemblement national
00:12:29et pour tout le monde.
00:12:30C'est-à-dire qu'à gauche, elle a perdu.
00:12:31Voilà, c'est tout.
00:12:32Et donc, je ne crois pas en cette ligne.
00:12:34Je crois qu'elle n'existe pas dans la vérité.
00:12:36Elle existe sur les 150 000 personnes qui viennent voter.
00:12:39Mais du coup, est-ce que c'est pas Jean-Luc Mélenchon
00:12:40qui faut que vous adressez ?
00:12:42Alors, dans le jeu des diviseurs,
00:12:44il n'y a pas que Raphaël Glucksmann qui a joué à ce jeu-là.
00:12:47C'est pas lui qui a commencé, il me semble.
00:12:48Moi, j'ai perdu par deux fois.
00:12:50Je suis un homme qui a perdu.
00:12:51Moi, j'ai essayé de porter cette discussion
00:12:53au sein de la France Sommige.
00:12:53J'ai été foutu dehors.
00:12:55J'ai ensuite essayé, pendant des mois,
00:12:56à essayer de faire une primaire type bagneux.
00:12:58J'ai perdu.
00:12:59Permettez ce soir de dire
00:13:00« Je vais continuer à me battre, à voir ce qu'on fait ».
00:13:03Mais je trouve ça dommage, pour le dire plus gentiment,
00:13:06que M. Glucksmann, je le prends au sérieux.
00:13:08Lui, il dit, et il est mandaté à 66%
00:13:12pour dire « On ne discute plus avec les insoumis
00:13:15présidentiels comme législatifs ».
00:13:17C'est-à-dire, Arthur Delaporte va avoir plusieurs candidats.
00:13:19Moi, je veux dire…
00:13:20C'est pas Alexis Cordier.
00:13:21Non, mais je termine.
00:13:22Il y a 171 députés de gauche NFP à l'Assemblée nationale
00:13:25parce qu'ils étaient candidats uniques de la gauche.
00:13:27Si nous allons à la prochaine législative divisée,
00:13:30j'ai peur qu'à la vérité, le total
00:13:31ne soit plus que de 80 députés.
00:13:33C'est l'époque qui gagne.
00:13:34M. Nicolique voudrait intervenir.
00:13:36Et je voudrais d'abord qu'on entende, justement,
00:13:38Raphaël Glucksmann sur le Rassemblement national.
00:13:40Il en a déjà parlé avant.
00:13:41Il en a beaucoup parlé.
00:13:42À chaque fois qu'il a pris la parole ce soir,
00:13:44il vous nomme comme son principal adversaire.
00:13:47Écoutons-le.
00:13:49Nous sommes la force qui barra la route à Mme Le Pen.
00:13:54Car là est notre combat fondamental.
00:13:58Nous ne laisserons pas la France de Blum et de De Gaulle.
00:14:04Nous ne laisserons pas la France tomber dans les mains
00:14:07des héritiers, de la soumission, de la collaboration et de la honte.
00:14:13Nous sommes la force qui va réenchanter la démocratie, la République,
00:14:21les idéaux de justice qui ont fait la grandeur de notre nation.
00:14:26Ça ressemble même à un engagement de campagne.
00:14:30Il dit, avec moi, il n'y aura pas Marine Le Pen à l'Élysée, il ne va pas vous
00:14:33lâcher.
00:14:34Oui, oui.
00:14:34Donc il dit, et ce sont ses premiers mots après cette victoire sur la primaire de la gauche,
00:14:39que son principal engagement et sa principale volonté, c'est nous combattre.
00:14:44D'ailleurs, j'écoutais depuis tout à l'heure la dualité qu'il pouvait y avoir,
00:14:48justement, sur les stratégies à mettre en place pour éviter que le Rassemblement national l'emporte.
00:14:52Vous voyez pourquoi, justement, par exemple, l'EPS aujourd'hui,
00:14:55dans le dernier sondage Ipsos, est à 6% chez les ouvriers,
00:14:57et même Jean-Luc Mélenchon est à 12% et Marine Le Pen est à 58%.
00:15:01Parce que nous, on s'adresse, et c'est notre combat, justement à ceux qui souffrent.
00:15:05On en parle de comment on va baisser le prix du carburant.
00:15:08On parle de comment on va faire en sorte qu'il y ait moins d'entreprises qui ferment.
00:15:11On parle de comment on va faire pour baisser l'insécurité dans ce pays.
00:15:15Comment on va relancer notre industrie.
00:15:17Comment, concrètement, on peut s'occuper de l'école par des propositions,
00:15:21avec du calme, sans diffamer nos adversaires, en disant,
00:15:23comme là, je viens de l'entendre, c'est l'extrême droite, je les appelle comme ça.
00:15:27Et juste d'être dans ce combat, d'être dans une opposition.
00:15:32C'est une question, Alexis.
00:15:32Oui, bien sûr, parce que l'extrême droite, c'est le racialisme, c'est l'antiparlementarisme.
00:15:37Et le racialisme, aujourd'hui, il est porté par, notamment, Jean-Luc Mélenchon,
00:15:41parce que...
00:15:41Le racisme et l'antisémitisme.
00:15:42Oui, oui, oui, l'antisémitisme et le racialisme sont portés par Jean-Luc Mélenchon.
00:15:46Monsieur Dépard, je ne vous ai pas interrompu.
00:15:48Moi, je peux l'expliquer.
00:15:49Vous dites des bêtises.
00:15:49Je ne dis pas de bêtises.
00:15:51Aujourd'hui, de manière très concrète, et nous, c'est le premier article,
00:15:53aujourd'hui, des statuts du Rassemblement National,
00:15:56qui disent, évidemment, qu'on ne fait pas de différence entre les Français,
00:15:58selon leur couleur de peau et leur origine.
00:16:01Et j'en suis le premier témoin.
00:16:02Je ne voudrais jamais que mes enfants métis soient ramenés, justement, demain,
00:16:05à leur couleur de peau et que c'est ça qui définisse leur identité.
00:16:07Et or, on a une gauche, aujourd'hui, qui est obsédée en disant qu'il y a des racisés,
00:16:11en disant qu'on doit faire des réunions non-mixes selon la couleur de peau
00:16:15et qui définit l'identité par rapport à ça.
00:16:17Pardon, mais quand on fait de la préférence nationale
00:16:19à l'un des piliers de sa campagne,
00:16:21est-ce qu'on n'est pas obsédé par l'identité ?
00:16:22Léon Blum avait la préférence nationale.
00:16:24Ça vient d'être cité par Raphaël Glucksmann.
00:16:26Ça a été mis...
00:16:27C'est faux.
00:16:27Non, c'est vrai, monsieur.
00:16:28Sur le travail.
00:16:29Je vous assure que c'est vrai.
00:16:30La loi Saint-Lingro, vous citez.
00:16:32La loi Saint-Lingro de 1932.
00:16:33Elle n'existe pas.
00:16:34Elle n'existe pas.
00:16:35On débat, mais on ne crie pas.
00:16:36Si vous voulez, on fait un débat historique.
00:16:38Je voulais que je vous dise, la loi Saint-Lingro,
00:16:39elle dit dans son article 1,
00:16:40les ouvriers français et étrangers toucheront le même salaire.
00:16:42Je vous l'apprends parce que vous ne cessez d'accorder ça.
00:16:44Non, non, non, monsieur.
00:16:44Il y avait des quotas.
00:16:45La loi de Saint-Lingro de la SFIO
00:16:47demande à ce que l'ouvrier étranger soit payé
00:16:49de la même façon que l'ouvrier français.
00:16:51C'est l'exact contraire de ce que vous proposez.
00:16:52Non, il y avait des quotas pour les entreprises.
00:16:54On va vérifier.
00:16:55La préférence nationale, c'est dire qu'il y a une préférence
00:16:57pour les ouvriers français.
00:16:58La loi Saint-Lingro portée par le groupe SFIO
00:17:00dit exactement l'inverse.
00:17:02Non, non, arrêtez de nous dire que sur la candidature,
00:17:05s'il vous plaît, messieurs.
00:17:06C'est une mensonge historique.
00:17:08Non, non, non, on fait du fact-checking en régie.
00:17:11On est aussi là pour ça.
00:17:11Je vais même préciser parce qu'Alexis Corbière et moi
00:17:13avons en commun d'être des historiens,
00:17:15des historiens de la gauche et du socialisme.
00:17:17Et ce que vous dites, c'est un mensonge.
00:17:19Et d'ailleurs, cette loi, celle que vous évoquez,
00:17:21celle que Marine Le Pen cite,
00:17:22n'a jamais été portée par Léon Blum,
00:17:24n'a jamais été votée.
00:17:25C'était Lionel de Taste qui porte le droit.
00:17:27Alors, c'est le vrai député qui finit dans la collaboration.
00:17:29Mais c'est voué.
00:17:30C'est voué.
00:17:31On boit un verre.
00:17:32Parce que moi, je n'ai pas de problème
00:17:33avec les adversaires politiques
00:17:34et on fait un débat historique.
00:17:35Mais moi, je parlais justement
00:17:37de ce qui peut occuper les Français.
00:17:38Mais je vous confirme,
00:17:39sous Léon Blum, sous le Front Populaire,
00:17:41il y avait une préférence nationale.
00:17:42Nous, on appelle ça la priorité nationale.
00:17:44Et elle n'a pas été votée, évidemment,
00:17:46par le Front Populaire,
00:17:47mais elle a été prolongée.
00:17:48Et sous le gouvernement du Front Populaire,
00:17:50cette loi de 1933 était valide.
00:17:53Et vous pouvez vérifier.
00:17:54C'est celui qui devient votre adversaire désigné,
00:17:56Raphaël Luxman.
00:17:58Ce que je vous dis,
00:17:59adversaire désigné,
00:18:00comme je vous disais...
00:18:01Désigné maintenant, en tout cas,
00:18:02ce soir par la gauche sociale-démocrate.
00:18:04Vous savez, on a passé cette semaine
00:18:06avec les manifs étudiantes
00:18:07où on a beaucoup entendu
00:18:08une jeune femme, Louise,
00:18:11qui est intervenue beaucoup dans les médias.
00:18:12Adhérent du RN.
00:18:13En disant...
00:18:14Oui, oui, adhérent du RN.
00:18:15Mais oui, bien sûr.
00:18:16Et justement, elle a même dit
00:18:17qu'elle ne voulait pas
00:18:17qu'on s'en prenne à l'autre jeune,
00:18:19Elouane,
00:18:19qui avait fait pas mal de buzz également.
00:18:21Parce qu'elle disait
00:18:22qu'on peut défendre des idées divergentes,
00:18:23mais que ça se fasse sans violence.
00:18:25La gauche n'a plus l'habitude de ça.
00:18:26Ça se fasse dans le calme.
00:18:27Et qu'on ne soit pas obsédé
00:18:28par essayer d'être dans un combat politique,
00:18:32violent,
00:18:32et dans une adversité,
00:18:34en essayant de disqualifier l'autre,
00:18:35en le diffamant.
00:18:36Et vous trouvez que c'est ce qu'il fait ce soir ?
00:18:37On peut avoir des idées différentes.
00:18:40Je suis en désaccord total
00:18:41avec Raphaël Glucksmann
00:18:42sur ses votes,
00:18:43sur la décroissance au Parlement européen,
00:18:45sur son soutien à l'énergie renouvelable
00:18:46qui fait aux énergies renouvelables
00:18:48contre le nucléaire,
00:18:49qui fait qu'aujourd'hui
00:18:49le prix de l'électricité
00:18:50a doublé en 20 ans.
00:18:52Ce qui fait qu'on a mis
00:18:52près de 100 milliards d'euros
00:18:53sur la table, par exemple,
00:18:54sur ça.
00:18:55Sur, globalement,
00:18:56sa vision de l'identité,
00:18:57quand il disait que
00:18:58le projet de l'école républicaine
00:19:00n'était pas conforme
00:19:02à ce qu'il souhaitait.
00:19:02Il l'a dit en 2015.
00:19:03C'est un rejet
00:19:04de ce qu'est l'assimilation française.
00:19:06Moi, je me ressens de ça
00:19:07et c'est ce que porte
00:19:08le Rassemblement national,
00:19:09cette vision de la Troisième République,
00:19:10par exemple.
00:19:10C'est des visions sur l'identité,
00:19:12sur comment on va produire
00:19:13de l'énergie de main.
00:19:13Sur lesquelles vous n'êtes pas d'accord.
00:19:14Pour autant, vous dites,
00:19:16on n'est pas obligé
00:19:16d'être agressif.
00:19:17Baisser la fiscalité.
00:19:18Vous n'allez pas nous dérouler
00:19:19tout le programme du RL.
00:19:20Mais on peut le faire calmement
00:19:21et que les Français
00:19:23peuvent juger ensuite
00:19:24selon les programmes
00:19:25sans diffamer les adversaires
00:19:26et sans se dire
00:19:27qu'on s'engage politiquement
00:19:29pour combattre
00:19:29d'autres personnalités politiques
00:19:31ou d'autres parties.
00:19:32Victor Hérault là-dessus
00:19:33et effectivement,
00:19:34en tout cas,
00:19:34sur la manière
00:19:36avec laquelle
00:19:36Raphaël Guxman
00:19:37insiste ce soir
00:19:39et depuis sa victoire
00:19:40sur sa volonté
00:19:41de combattre
00:19:42le rassemblement national
00:19:43et surtout,
00:19:43je le dis encore,
00:19:44ça ressemble vraiment
00:19:44à un engagement
00:19:45lorsqu'il dit
00:19:46« Avec moi,
00:19:47il n'y aura pas Marine Le Pen
00:19:48à l'Élysée ».
00:19:48Il revient aux fondamentaux
00:19:49de la gauche.
00:19:50Il revient d'ailleurs,
00:19:50c'était l'argument jusqu'ici
00:19:52principal de Jean-Luc Mélenchon
00:19:53qu'il a théorisé
00:19:53il y a déjà plusieurs années
00:19:55en disant
00:19:55« Ce sera eux contre nous »
00:19:57en parlant du Rassemblement
00:19:58national,
00:19:58contre la France insoumise.
00:20:00Là, il n'y a rien
00:20:00de nouveau sous le soleil.
00:20:01Si vous voulez,
00:20:02comment dire,
00:20:03Raphaël Guxman
00:20:03essaye de se mettre
00:20:04au niveau de Jean-Luc Mélenchon
00:20:06en disant cela ?
00:20:07C'est-à-dire,
00:20:08n'imaginez pas
00:20:08un second tour
00:20:09entre Jean-Luc Mélenchon
00:20:10et Marine Le Pen.
00:20:10Il faut imaginer
00:20:11un second tour
00:20:12où la social-démocratie
00:20:13soit là
00:20:13pour contrer
00:20:14le Rassemblement national
00:20:15et aurait « triomphé »
00:20:17de Jean-Luc Mélenchon.
00:20:18Donc, en réalité,
00:20:19l'adversaire peut-être
00:20:20principal de Raphaël Guxman,
00:20:21c'est Marine Le Pen.
00:20:22Mais l'adversaire premier,
00:20:24c'est-à-dire la première
00:20:24est qu'il va devoir franchir,
00:20:26c'est Jean-Luc Mélenchon.
00:20:27C'est vers là
00:20:27que ça devra se tourner.
00:20:33tour de force
00:20:34d'organiser une primaire.
00:20:36Il faut dire,
00:20:36un, premièrement,
00:20:37qu'il y a 15 ans,
00:20:39pour François Hollande,
00:20:40c'était 2 millions de personnes
00:20:40qui se déplaçaient.
00:20:41Attendez,
00:20:42laissez-moi finir,
00:20:43laissez-moi finir.
00:20:43Je n'ai coupé personne
00:20:44de pré-débulation.
00:20:44Faites-le sérieusement,
00:20:45parce que je vous regarde.
00:20:46Très bien.
00:20:47Écoutez-moi également.
00:20:48Il y a 15 ans,
00:20:49nous sommes d'accord,
00:20:49c'était 2 millions de personnes
00:20:50qui se déplaçaient.
00:20:51Ce que je veux dire,
00:20:51c'est que l'engouement
00:20:51était différent.
00:20:52Quel était le prix ?
00:20:53Ce n'était pas 15 euros,
00:20:54ça c'est certain.
00:20:55D'accord.
00:20:552007,
00:20:56combien de participants ?
00:20:56Non mais attendez,
00:20:57pardonnez-moi,
00:20:58pardonnez-moi.
00:20:58C'est Golan Royale.
00:20:59Si vous avez voulu fixer
00:21:00un prix de 15 euros,
00:21:01vous ne pouvez pas me le reprocher à moi.
00:21:02Combien de participants en 2007 ?
00:21:03Ensuite,
00:21:03attendez.
00:21:04Vous êtes journaliste.
00:21:04Attendez.
00:21:05Mais ça n'a fait que baisser
00:21:06depuis 15 euros.
00:21:06En 2007,
00:21:06180 000 participants,
00:21:08primaire à 20 euros.
00:21:09Donc en fait,
00:21:09pour moi,
00:21:10le vrai point de comparaison,
00:21:11c'est la primaire de 2007.
00:21:12Si on regarde le prix
00:21:13qui est la principale variable
00:21:15du coût d'entrée,
00:21:15c'est pour ça que je ne suis pas d'accord
00:21:24dire qu'il y avait un engouement différent.
00:21:27Parlons de l'engouement,
00:21:28Arthur Delaporte.
00:21:29Regardez ces images
00:21:30entre ce qui s'est passé
00:21:31cet après-midi à droite.
00:21:33C'est pour ça que je trouvais
00:21:33que c'est important
00:21:34de les montrer à ce moment-là.
00:21:3512 000 personnes.
00:21:36Meeting cet après-midi
00:21:37de Jean-Luc Mélenchon
00:21:38à Clermont-Ferrand
00:21:39avec combien de personnes ?
00:21:41On n'a pas encore...
00:21:41Entre 10 et 12 000
00:21:42selon la presse
00:21:43et les organisateurs
00:21:44parce qu'il y avait des gens
00:21:44qui étaient à l'extérieur
00:21:45du zénith de Clermont-Ferrand.
00:21:46C'est là où je voulais en venir.
00:21:47Et à gauche,
00:21:48la cantine de Belleville
00:21:49avait certes
00:21:49une victoire nette
00:21:51de Raphaël Glucksmann.
00:21:53On ne peut pas comparer...
00:21:53Non mais rien d'avoir
00:21:54avec le lieu.
00:21:55Arrêtez de comparer
00:21:56les différentes primaires.
00:21:57Je vais le dire...
00:21:58On ne peut pas comparer
00:22:00une primaire en ligne,
00:22:01un rendez-vous,
00:22:02un point donné
00:22:03et un meeting.
00:22:04Je ne suis bien d'accord.
00:22:05Il n'y a pas un décalage
00:22:05quand même.
00:22:06Mais en revanche,
00:22:06ce que je veux dire,
00:22:07c'est que l'on va être
00:22:07dans l'image de Glucksmann
00:22:08face à Jean-Luc Mélenchon.
00:22:09Faisons tourner la parole.
00:22:10Laurent Geoffrin.
00:22:11Vous ne pouvez pas comparer
00:22:12puisque Glucksmann
00:22:13n'a pas demandé à la foule
00:22:14de venir.
00:22:15S'il avait fait lancer
00:22:15un appel,
00:22:16on aurait pu comparer
00:22:17mais ce n'est pas le cas.
00:22:17Il va d'ailleurs peut-être
00:22:18le faire très vite.
00:22:19Oui mais il fera des meetings
00:22:19pendant la campagne.
00:22:20La vérité,
00:22:21c'est que la campagne
00:22:22de la gauche réformiste
00:22:23n'avait pas commencé.
00:22:25C'était une bataille interne
00:22:26sur une question de lignes,
00:22:27d'alliances
00:22:28et de discussions
00:22:29sur comment on fait
00:22:30après, avant, etc.
00:22:33Et ça n'intéressait pas les gens
00:22:35sinon les plus motivés.
00:22:36Mais maintenant,
00:22:37ça c'est derrière nous.
00:22:38C'est tranché.
00:22:39La question de la France insoumise
00:22:40est réglée au moins
00:22:42jusqu'aux prochaines législatives
00:22:43et maintenant,
00:22:44la gauche réformiste
00:22:45peut faire campagne
00:22:46sur ses propres propositions.
00:22:47Oui mais du coup,
00:22:48vous allez...
00:22:48Attendez, je ne vais pas finir.
00:22:49Qu'elle a eu tort
00:22:50de ne pas mettre en avant
00:22:51suffisamment pendant la primaire
00:22:52parce que ce débat stratégique
00:22:54était obsessionnel.
00:22:56Mais maintenant,
00:22:57c'est fini.
00:22:57Mais ce que je n'arrive pas à comprendre...
00:22:58C'est terminé,
00:22:58on ne parle plus de la France insoumise
00:23:00et on défend ses propositions.
00:23:01Je ne suis pas si sûre
00:23:02que ce soit le cas.
00:23:02Mais vous, par exemple,
00:23:04ce que je n'arrive pas à comprendre
00:23:05c'est où vous vous positionnez
00:23:07et qu'est-ce que vous dites,
00:23:08par exemple,
00:23:08à M. Delaporte
00:23:09qui était en soutien
00:23:11d'Olivier Faure.
00:23:12Vous qui relativisez quand même,
00:23:14soyons clairs,
00:23:15la portée de cette victoire
00:23:16de Raphaël Glucksmann.
00:23:17Vous dites à M. Delaporte
00:23:18« Arthur, créons autre chose ! »
00:23:21Vous préférez Mélenchon
00:23:22ou Glucksmann ?
00:23:22Mais moi déjà,
00:23:23je ne suis pas là
00:23:24pour reprendre une expression.
00:23:26Je vais vous répondre.
00:23:27Pour plumer la volaille socialiste
00:23:30pour reprendre une bien expression.
00:23:31Je veux dire,
00:23:31les camarades socialistes
00:23:33qui voudront faire
00:23:33ce qu'ils veulent.
00:23:34Je continue à penser
00:23:35que le bâton,
00:23:37l'idée
00:23:37qu'il faudrait l'unité
00:23:39recréer le NFP
00:23:40reste encore d'actualité.
00:23:41Non, mais même si c'est difficile,
00:23:42je ne serai pas
00:23:43le premier à arrêter de le dire.
00:23:45Et notamment
00:23:45que les législatives divisées,
00:23:47c'est donner,
00:23:48sans aucun doute,
00:23:49les clés du pouvoir
00:23:49encore plus à l'extrême droite.
00:23:51On ne chuchote pas
00:23:51en s'écoute,
00:23:52s'il vous plaît.
00:23:52Je pense qu'il y aura même
00:23:52un jeu d'hypocrisie
00:23:53de ceux qui disent aujourd'hui
00:23:54« Dur comme fer,
00:23:55il n'y aura jamais d'alliance. »
00:23:56Il la faut
00:23:56et elle aura,
00:23:57je l'espère, lieu.
00:23:58Sinon, c'est une folie.
00:23:59C'est-à-dire une alliance
00:24:00à la fin ?
00:24:01Refaire NFP
00:24:02parce qu'il y aura
00:24:02deux alternatives là.
00:24:04Enfin, il y aura une alternative,
00:24:04donc deux solutions
00:24:05la prochaine fois.
00:24:06Soit refaire NFP,
00:24:07soit faire ce que j'entends,
00:24:09Front Républicain,
00:24:10c'est-à-dire
00:24:11M. Glucksmann,
00:24:12plus éventuellement
00:24:14le bloc central macroniste.
00:24:15Ce qui a déjà existé
00:24:16dans la vie politique,
00:24:16on fait de l'histoire,
00:24:17ce qu'était le bloc,
00:24:19la SFIO et la MRP
00:24:20à une époque.
00:24:20Ce sont les deux options.
00:24:21Voilà, c'est en classique.
00:24:22Et François Mitterrand,
00:24:23même si on fait le prof du style,
00:24:24a changé l'histoire
00:24:25du parti socialiste
00:24:25en disant
00:24:26qu'il faut...
00:24:26Mais non !
00:24:27On est à la législative.
00:24:28Dans ce débat,
00:24:29c'est important.
00:24:30On va faire un débat
00:24:30sur la législative.
00:24:31Mais la législative,
00:24:32personne ne peut pas voir
00:24:33comment se passez à la législative.
00:24:34Pas tous en même temps.
00:24:36C'est bon,
00:24:36j'ai Alexis Cornelard.
00:24:37On est d'accord
00:24:37que si Raphaël Glucksmann gagne,
00:24:39c'est que je pense
00:24:40qu'il a été très clair
00:24:41en disant une chose
00:24:41avec laquelle je suis en désaccord,
00:24:42mais j'observe
00:24:42qu'il a gagné là-dessus
00:24:43en disant
00:24:43avec moi, il n'y aura pas.
00:24:45Et il y a une partie de la gauche
00:24:46qui dit
00:24:47Mélenchon, on ne veut plus le voir.
00:24:48D'accord ?
00:24:48Et je regrette aussi
00:24:49qu'il y a des gens
00:24:49avec les filles
00:24:49qui disent
00:24:50les socialos à mort.
00:24:51Donc à partir de là,
00:24:53je vous dis clairement,
00:24:53pour moi,
00:24:54Raphaël Glucksmann,
00:24:55y compris après,
00:24:56il y a quand même
00:24:56le contenu social du programme,
00:24:58est quand même un homme
00:24:59qui a peu d'exigences sociales
00:25:01par rapport à...
00:25:02Et je me reconnais plus,
00:25:03moi je viens d'une histoire insoumise,
00:25:05je ne vais pas le mentir,
00:25:06mentir sur la question
00:25:07de l'exigence
00:25:08d'augmenter les salaires,
00:25:09défendre la retraite à 60 ans,
00:25:11une rupture,
00:25:12comment dirais-je,
00:25:13une transition écologique,
00:25:14aller vers une sixième république,
00:25:15etc.
00:25:16Toute une série de choses
00:25:18Raphaël Glucksmann
00:25:19est quand même,
00:25:20je vais dire une provocation,
00:25:22l'aile droite,
00:25:23on va dire quand même,
00:25:24de la primaire
00:25:25qui a eu lieu.
00:25:26C'est celui qui,
00:25:26d'un point de vue social,
00:25:28est le moins exercent.
00:25:28Et je pense que
00:25:29ce que nous dit la jeunesse,
00:25:30c'est que ce pays est en colère
00:25:31et que cette ligne
00:25:32un peu mièvre,
00:25:33pardon de le dire
00:25:34un peu méchamment,
00:25:35ne sera pas au diapason
00:25:36de ce qu'est la gauche.
00:25:37Ce pays est un volcan.
00:25:39La raison pour laquelle
00:25:40le Rassemblement National
00:25:41est si haut
00:25:41est un élément de ça.
00:25:43Vous dites que la ligne
00:25:44pour l'instant
00:25:45qu'incarne Raphaël Glucksmann
00:25:46est un peu mièvre,
00:25:48c'est ça ?
00:25:48Oui, socialement,
00:25:49je veux dire,
00:25:49c'est celui qui,
00:25:50c'est quoi,
00:25:51une fois qu'on est sortis
00:25:52de la stratégie
00:25:52qui était de mon point de vue
00:25:54les choses les plus intéressantes,
00:25:55il n'est pas,
00:25:56je veux dire,
00:25:57il n'a pas mis d'idées
00:25:58dans le débat.
00:25:58Je termine sur un dernier point
00:25:59important.
00:26:00Non mais honnêtement,
00:26:01enfin je veux dire,
00:26:01lors des débats de la primaire,
00:26:05par exemple.
00:26:05Oui, lors des débats sur la primaire.
00:26:06Il n'a pas montré
00:26:06ce qu'il avait dans le ventre
00:26:08sur le plan programmatique.
00:26:09Ça c'est quoi sa grande idée,
00:26:10sa grande proposition ?
00:26:11Mais je termine sur une dernière chose.
00:26:12Là, il y a un débat budgétaire
00:26:13qui va se produire.
00:26:13Sa grande idée,
00:26:14c'est notamment de rapprocher
00:26:15le salaire brut du salaire net
00:26:17en taxant les héritages.
00:26:19Ça c'est une mesure emblématique,
00:26:20ça ne vous parle pas ça ?
00:26:21Oui, c'est une de ces idées.
00:26:22Non mais c'est important,
00:26:24mais ça coûte.
00:26:25Non mais il a un programme
00:26:26qui a plein de mesures.
00:26:28Il faut dire qu'il n'y a pas de programme.
00:26:30C'est mièvre.
00:26:32Il faut le contester,
00:26:33mais il y a un programme.
00:26:33Surtout pour revenir à l'essence,
00:26:34enfin ce qui moi me semble important,
00:26:35c'est que là,
00:26:36on va commencer un débat budgétaire
00:26:37et tous les députés du NFP
00:26:39vont voter exactement la même chose
00:26:41à l'Assemblée nationale.
00:26:42C'est ça qui m'agace.
00:26:43Dans le mouvement lycéen,
00:26:44nous disons tous
00:26:44exactement la même chose.
00:26:46Et là, je ne m'adresse pas
00:26:47à Arthur de la Porte,
00:26:47je m'adresse même aux insoumis
00:26:48qui disent social ou pourri,
00:26:49mais on vote tous
00:26:50les mêmes amendements.
00:26:51C'est ça qui m'agace,
00:26:52c'est ce jeu de dupe en vérité.
00:26:54C'est qu'à l'Assemblée,
00:26:55on est sur les mêmes...
00:26:56On vote,
00:26:56je crois qu'il y a même un site
00:26:57à l'Assemblée,
00:26:58allez-y,
00:26:58qui dit que les groupes
00:26:59on vote 90% des mêmes choses.
00:27:01Donc, ce baratin
00:27:02comme quoi la gauche
00:27:03est irréconciliable
00:27:04est faux factuellement
00:27:05et en plus stratégiquement dangereux.
00:27:07Voilà moi où j'en suis.
00:27:08Après, s'il faut faire un choix,
00:27:09je ne ferai pas le choix
00:27:10de Raphaël Glucksmann,
00:27:11je vous le dis
00:27:11si ça se résume à ça.
00:27:13Oui, non mais je suis clair
00:27:14et cohérent.
00:27:14Maintenant, j'aimerais arriver
00:27:15quand même à ce que...
00:27:16Vous savez, la retraite
00:27:17à 60 ans, vous...
00:27:18Non, mais il va se passer
00:27:20un déjeuner.
00:27:20Alexis Corbière.
00:27:21C'est que le bloc central,
00:27:22il va se réunifier à un moment donné.
00:27:23Peut-être pour répondre à Alexis...
00:27:27Et à ce moment-là,
00:27:27Alors, je voudrais quand même
00:27:28vous montrer cette réaction
00:27:29puisque je vous parlais
00:27:30de ces images tout à l'heure
00:27:33qui se sont passées
00:27:34aux alentours de 22 heures
00:27:35lorsque Raphaël Glucksmann
00:27:37a été enfariné
00:27:38à la sortie de la cantine
00:27:39de Belleville
00:27:40où il célébrait sa victoire.
00:27:41Eh bien, une personne
00:27:43lui apporte son soutien,
00:27:44un soutien surprenant,
00:27:46celui de Jordan Bardella
00:27:47qui est l'un des premiers
00:27:49à réagir.
00:27:50Comme dans l'ensemble
00:27:50de la société française,
00:27:51la violence n'a pas
00:27:52sa place en politique,
00:27:53il n'y a pas de petite agression,
00:27:55pas d'atteinte physique
00:27:56qui soit dérisoire,
00:27:57soutien à Raphaël Glucksmann,
00:27:59victime d'une violence
00:28:00inacceptable ce soir
00:28:01à Paris
00:28:02après sa victoire
00:28:03à la primaire de la gauche.
00:28:05Ce n'est pas la France Insoumise
00:28:06qui le soutient ?
00:28:06Non, mais je veux dire
00:28:07que tout le monde soutient,
00:28:08tout le monde est contre
00:28:09la violence en politique.
00:28:10Vous voyez bien
00:28:11le type de malhonnêteté,
00:28:12mais je crois que là,
00:28:13il ne faut pas s'égarer.
00:28:14Évidemment que tout le monde
00:28:15va dire que je soutiens
00:28:16à Raphaël Glucksmann.
00:28:16Je soutiens à Raphaël Glucksmann.
00:28:18On a parlé de la farine.
00:28:19Il y a un petit sujet.
00:28:19La farine, c'était un petit sujet.
00:28:20C'est ça, vous parlez de la farine.
00:28:21Oui, bien sûr.
00:28:22C'est un enfariné
00:28:23qui parle à un autre enfariné
00:28:25puisqu'il avait été enfariné
00:28:26lui-même,
00:28:26Jordan Bardella, en 2015.
00:28:28Avec un ami qui recule
00:28:28la violence
00:28:29ou un moyen d'expression politique,
00:28:30en fait.
00:28:30Non, mais attendez,
00:28:31Alexis, je...
00:28:32Pourquoi vous dites
00:28:32que c'est de l'hypocrisie ?
00:28:34Non, mais je dis
00:28:34que c'est de l'hypocrisie
00:28:35parce que venant
00:28:35de la part du Rassemblement National
00:28:36qui ne prône que la violence
00:28:38en permanente
00:28:38contre les étrangers en particulier,
00:28:40à un moment...
00:28:40Mais qu'est-ce que vous racontez ?
00:28:41Je vais juste répondre
00:28:41à Alexis Ponger
00:28:42parce que je crois
00:28:42que c'est le sujet
00:28:43de la soirée.
00:28:43Vous avez le droit.
00:28:45Ce n'est pas l'antisémitisme
00:28:46de Jordan Bardella
00:28:46le sujet de la soirée.
00:28:47Mais vous êtes allié
00:28:48à la France Insoumise
00:28:49avec Jean-Luc Mélenchon
00:28:50qui a multiplié
00:28:51les signes antisémites.
00:28:52Je vous ai écouté
00:28:53pendant 40 minutes.
00:28:54Il n'est plus allié.
00:28:55Il n'est plus allié.
00:28:56Mais il a été allié
00:28:57dans une alliance
00:28:57avec la France Insoumise.
00:28:59Vous avez été élu
00:28:59avec quelqu'un
00:29:00qui joue sur les non-juifs.
00:29:02Je ne suis pas venu pour vous écouter.
00:29:02Ne crions pas, s'il vous plaît.
00:29:05Et je vous le répéterai
00:29:06jusqu'à vous disiez
00:29:08enfin de vous regagner.
00:29:10Et vous avez répondu.
00:29:11Vous êtes le parti
00:29:11de Jean-Marie Le Pen
00:29:12qu'on a dit pour antisémitisme
00:29:13de Jordan Bardella
00:29:13qui sort des prises en systémite.
00:29:14Alors arrêtez vos leçons.
00:29:16Moi je suis le parti
00:29:17de Léon Blum
00:29:18de Robert Badinter
00:29:19qui ont été jetés au chien
00:29:20par vos amis.
00:29:22Donc ça suffit.
00:29:22Et il gagnera
00:29:23en affirmation
00:29:24alors que vous êtes allié
00:29:25Jean-Luc Mélenchon
00:29:25s'il vous plaît.
00:29:27Chacun a répondu
00:29:29l'un à l'autre.
00:29:31Maintenant on se calme.
00:29:32Moi je voulais quand même
00:29:32répondre à Alexis Corbière
00:29:33parce que je crois
00:29:33que c'est le véritable sujet
00:29:34qui nous occupe ce soir
00:29:35et qui intéresse
00:29:38en effet dans la bataille budgétaire.
00:29:39Et la gauche doit être unie
00:29:42et elle le sera
00:29:42je le crois
00:29:43parce que nous sommes
00:29:44en effet convergents
00:29:45sur les différents amendements
00:29:46que nous portons.
00:29:47Nous avons les débats budgétaires
00:29:48en commission
00:29:49la semaine prochaine
00:29:50et nous serons présents.
00:29:52Mais je ne peux pas laisser dire...
00:29:53Mais du coup
00:29:54qui commande sur la ligne ?
00:29:56Qui commande la ligne ?
00:29:57Oui.
00:29:57Eh bien écoutez
00:29:58il y a un groupe socialiste.
00:29:58Est-ce que c'est Olivier Faure ?
00:29:59Est-ce que c'est du coup
00:29:59Raphaël Glucksmann ?
00:30:00Il y a un groupe socialiste à l'Assemblée.
00:30:01Il détermine sa ligne.
00:30:02Raphaël Glucksmann est d'énormais
00:30:03candidat à la présidentielle.
00:30:05Il n'est pas président de groupe.
00:30:06Oui mais celui qui dirige ce groupe
00:30:08est Boris Vallot
00:30:09qui est en soutien
00:30:10de Raphaël Glucksmann.
00:30:11Mais en fait
00:30:11ce n'est pas Boris Vallot
00:30:12à lui seul
00:30:12c'est une ligne qu'on fixe
00:30:13collectivement
00:30:14et à chaque fois
00:30:14on arbitre
00:30:15en fonction de l'intérêt
00:30:16des Françaises et des Français.
00:30:17Alors vous supposez...
00:30:18Laurent Geoffrin...
00:30:19Question...
00:30:19Vous vous supposez donc
00:30:20que Glucksmann
00:30:21va être plutôt plus...
00:30:23Attendez je n'ai pas fini.
00:30:23Oui oui je vous écoute.
00:30:25Non parce que je vous vois venir.
00:30:27Il vous connaît.
00:30:28Nous aussi on vous voit venir.
00:30:30Donc Glucksmann va être
00:30:30conciliant sur le budget
00:30:31et le PS va voter contre.
00:30:33Non je ne suis pas...
00:30:34Donc il y aura deux positions
00:30:36dans la même campagne.
00:30:38Ça va être formidable.
00:30:40Je voulais juste
00:30:41y laisser un truc
00:30:42à partir de l'heure.
00:30:42Et on va se tutoyer
00:30:43parce que je suis un ami.
00:30:45La seule chose
00:30:46que je voulais illustrer
00:30:46c'est que les grandes postures
00:30:47qu'on croit à la gauche
00:30:48sont irréconcilables.
00:30:49Alors qu'on mène
00:30:49les mêmes bagarres à l'Assemblée
00:30:50on est d'accord.
00:30:51C'est ça la vraie vie en vérité.
00:30:52Je n'y crois pas
00:30:52mais ce que je veux dire là
00:30:53pour répondre à Laurent Jean-François
00:30:54c'est que la ligne des socialistes
00:30:55elle sera forgée collectivement
00:30:57entre le groupe, le parti
00:30:58évidemment dans une discussion
00:30:59avec le candidat
00:31:00mais ce que je dis ici
00:31:02c'est qu'on ne va pas commencer
00:31:03à jouer la division.
00:31:05On a trop vécu
00:31:06ces campagnes présidentielles
00:31:07où celui qui était désigné
00:31:09voyait tout de suite
00:31:10les autres...
00:31:11Luxman doit s'aligner
00:31:12sur la position du PS.
00:31:13Donc moi je vais faire
00:31:13cette campagne de Raphaël Luxman.
00:31:14Donc il faut que Luxman...
00:31:15Je vais la faire.
00:31:16Je vais la faire, je vous le dis.
00:31:17Il faut que Luxman
00:31:18sur le budget.
00:31:19Vous pouvez dire ça.
00:31:20Ah d'accord.
00:31:21Donc Raphaël Luxman
00:31:21et Louis-François
00:31:22et Olivier Faure
00:31:23ont des intérêts partagés.
00:31:24Vous avez déjà choisi.
00:31:26Cet intérêt c'est de battre
00:31:26le rassemblement national
00:31:27et de faire en sorte
00:31:28en effet
00:31:29de gagner la présidentielle.
00:31:30C'est tout.
00:31:31C'est aussi simple que ça.
00:31:32Il y a quand même des réactions
00:31:32qui interpellent ce soir.
00:31:34Pardon, c'est pas
00:31:34parce que je suis obsédée
00:31:35par les divisions
00:31:36mais quand on voit la réaction
00:31:37de Marine Tondelier
00:31:38quand même la propre...
00:31:39le parti socialiste.
00:31:40Non, mais c'est la gauche
00:31:41Marine Tondelier ou pas ?
00:31:42Oui, bien sûr.
00:31:42Et c'est la gauche
00:31:43qu'on cherche avec Olivier Faure
00:31:45à rassembler depuis 2018.
00:31:46C'est très mal parti,
00:31:47on est d'accord.
00:31:47Il y a des écologistes
00:31:48qui soutiennent Raphaël Luxman.
00:31:49Ça a été rapporté tout à l'heure
00:31:51avec Yannick Jadot.
00:31:51Yannick Jadot.
00:31:52Bon, moi je crois
00:31:53dans notre capacité collective
00:31:54à continuer ce chemin.
00:31:55Il y a évidemment
00:31:56l'échéance présidentielle.
00:31:57Chacun se comptera
00:31:59et on verra
00:31:59si la stratégie de Raphaël Luxman
00:32:01permet de rassembler.
00:32:02Aujourd'hui,
00:32:03force est de constater
00:32:04qu'elle a su convaincre
00:32:05l'électorat socialiste.
00:32:06Donc, dont acte.
00:32:07À un moment,
00:32:07il va faire sa campagne,
00:32:09nous allons faire sa campagne
00:32:10et nous verrons à la fin.
00:32:11Et vous pensez
00:32:12que Ségolène Royal
00:32:13va jouer le jeu,
00:32:13monsieur Delaporte, ou pas ?
00:32:15Ségolène Royal,
00:32:16ce soir,
00:32:16elle était sur la scène
00:32:17avec Raphaël Luxman.
00:32:19Elle l'a traité de stagiaire.
00:32:20Mais écoutez,
00:32:22Raphaël Luxman
00:32:22l'a lui-même considéré
00:32:23avec une forme d'affection.
00:32:24Donc, très bien.
00:32:25Maintenant, vous avez des stagiaires
00:32:27qui deviennent
00:32:28président de la République.
00:32:29Emmanuel Macron, par exemple,
00:32:30je crois,
00:32:30a été d'une certaine manière
00:32:31le stagiaire de François Hollande.
00:32:32Soyez fiers d'être des amateurs.
00:32:33Monsieur Nicoli.
00:32:34Non, mais en fait,
00:32:36moi je répète
00:32:37ce que j'ai dit
00:32:38dans mon propos initial.
00:32:40Monsieur Delaporte,
00:32:41ça fait environ une demi-heure
00:32:42qu'il est sur ce plateau
00:32:43et encore une fois,
00:32:44il répète qu'il va nous combattre.
00:32:45Il répète des stratégies politiques
00:32:47d'alliance
00:32:48et absolument
00:32:49aucune idée de fond.
00:32:50Moi, je suis désolé.
00:32:51Vous ne l'essayez pas développer le fond.
00:32:54On peut parler de fond,
00:32:55si vous voulez.
00:32:55Pas de problème.
00:32:56Bien sûr,
00:32:56mais c'est dommage
00:32:57que vous n'utilisez pas
00:32:58le temps de parole
00:32:58pour faire ça.
00:33:00Vous me questionnez sur
00:33:01est-ce que Jean-Luc Mélenchon...
00:33:03Non, je ne l'ai pas questionné là-dessus.
00:33:04Je vous ai répondu là-dessus.
00:33:05Mais est-ce que vous m'avez agressé
00:33:06En l'occurrence,
00:33:07c'est moi qui formule les questions,
00:33:08M. Nicolique ?
00:33:09Et pour le coup,
00:33:09je vais plutôt interroger
00:33:11M. Delannorte
00:33:12sur ce qui se passe ce soir,
00:33:13la primaire,
00:33:14les conséquences.
00:33:14Mais vous avez raison.
00:33:15Parlons si vous voulez.
00:33:16Si vous voulez qu'on fasse le lien
00:33:18entre ce qui s'est passé ce soir
00:33:19et ce qui se joue dans les rues
00:33:20de notre pays,
00:33:21la contestation lycéenne.
00:33:23On peut parler de cette responsabilité
00:33:24et je pense aussi historique
00:33:26de la gauche par exemple
00:33:27et que veut continuer à porter
00:33:30Raphaël Glucksmann
00:33:31qui est pour
00:33:32et qui a toujours soutenu
00:33:33qu'on essaie le plus possible
00:33:34d'aller vers des études longues
00:33:36alors qu'aujourd'hui
00:33:37on a un vrai besoin d'apprentis,
00:33:39on a un vrai besoin
00:33:40de changer l'école
00:33:40dès la quatrième par exemple.
00:33:42Et c'est ce qui fait
00:33:43qu'aujourd'hui notre jeunesse...
00:33:45Laissez le terminer s'il vous plaît.
00:33:46Vous êtes pour donc orienté
00:33:48dès la quatrième ?
00:33:50Non mais ça, ça m'intéresse
00:33:50comme discours.
00:33:51Moi, je suis prof de lycée professionnel
00:33:52donc donnez-moi votre vision là.
00:33:53Donc vous êtes contre ?
00:33:54Alors ce que vous dites à la jeunesse
00:33:55c'est qu'il ne faut pas faire
00:33:56des études trop longues.
00:33:57Vous regrettez qu'il y ait
00:33:57des études trop longues ?
00:33:58Vous savez monsieur...
00:33:59Oui, oui, monsieur Corbière.
00:34:00Il y a 24% des jeunes
00:34:02qui ont un master dans ce pays
00:34:04qui 18 mois après avoir eu leur master
00:34:06disent qu'ils ont un emploi alimentaire
00:34:07et un emploi qui ne correspond
00:34:09en aucun cas à leurs études
00:34:10sur les filières
00:34:11type filière de lettres.
00:34:12Vous avez 22% de ceux
00:34:14qui ont un master en filière de lettres
00:34:15qui n'ont pas d'emploi
00:34:1618 mois après
00:34:17alors que vous avez 174 000 emplois
00:34:20qui vont manquer aujourd'hui
00:34:23dans l'avenir
00:34:23sur le sanitaire et social.
00:34:25Vous avez des dizaines
00:34:26et des dizaines de milliers d'emplois.
00:34:28On parle de 100 000 emplois
00:34:29qui manquent dans l'industrie
00:34:30et on a besoin de ça
00:34:31pour réindustrialiser.
00:34:32Si on veut passer à 20%
00:34:33la part de l'industrie
00:34:34c'est des emplois qualifiés, monsieur.
00:34:35Les emplois dans l'industrie...
00:34:36Attendez, juste un truc.
00:34:37Les emplois aujourd'hui
00:34:38dans l'industrie
00:34:38c'est des emplois qualifiés.
00:34:40Exactement.
00:34:41Donc il faut mieux avoir Bac,
00:34:42Bac plus 2
00:34:42et faire des études dans l'industrie.
00:34:43D'abord, comme en Allemagne
00:34:47monsieur Corbière
00:34:47c'est-à-dire que très jeune
00:34:49vous pouvez vous former
00:34:50par exemple en chaudronnerie
00:34:51apprendre des métiers
00:34:52et vous développer après
00:34:53et gagner d'ailleurs
00:34:54beaucoup mieux votre vie
00:34:55que d'inciter toute une génération
00:34:58à se dire
00:34:59vous allez aller
00:34:59sur des filières longues
00:35:00sans faire de la prospective
00:35:01il en faut bien sûr
00:35:02mais aujourd'hui
00:35:04la catastrophe
00:35:05que connaissent nos jeunes
00:35:07en disant
00:35:07on n'a pas d'avenir
00:35:08c'est parce qu'on les envoie tous
00:35:10vers des filières
00:35:11où il n'y aura pas de place
00:35:12pour tout le monde
00:35:12et donc ils n'ont pas
00:35:13de travail après.
00:35:14Avoir une vision sur le long terme
00:35:16faire de la prospective
00:35:17ça devrait être la priorité
00:35:18quand on parle d'éducation
00:35:19Ça fait partie
00:35:19en tout cas
00:35:20s'il vous plaît
00:35:21Oui mais excusez-moi
00:35:22je sais que c'est une discussion intéressante
00:35:24on va la prolonger
00:35:25mais je voudrais
00:35:26faire tourner le plateau
00:35:27vous vous restez
00:35:27en l'occurrence
00:35:28je remercie monsieur Delaporte
00:35:29d'avoir été avec nous
00:35:31et ceux qui sont là
00:35:32et qui nous écoutent
00:35:32peuvent venir s'installer
00:35:33sur ce plateau
00:35:34monsieur Corbière
00:35:34vous restez
00:35:35La contestation lycéenne
00:35:37fait partie des sujets
00:35:38sur lesquels Raphaël Guzman
00:35:39va devoir très vite s'exprimer
00:35:41évidemment
00:35:41d'ailleurs il l'a dit
00:35:42bonsoir Thierry Arnaud
00:35:43bonsoir Alice
00:35:44il va se mettre au boulot
00:35:45dès demain sur le terrain
00:35:47Oui
00:35:48cette première place
00:35:49ne me donne aucun droit
00:35:50rien n'est gagné
00:35:51nous dit-il ce soir
00:35:52et il a raison bien sûr
00:35:53d'une certaine manière
00:35:54c'est une nouvelle campagne
00:35:55qui commence pour lui
00:35:56c'est la campagne
00:35:57la plus difficile maintenant
00:35:58où il doit montrer
00:35:59ce qu'il va faire
00:36:00de cette victoire
00:36:02rassembler au sein de sa famille
00:36:04d'abord
00:36:05les cinq candidats
00:36:06qui étaient là
00:36:07autour de lui
00:36:07j'ai pas trouvé l'ambiance
00:36:08particulièrement chaleureuse
00:36:10lorsqu'ils étaient ensemble
00:36:11sur la photo de famille
00:36:13élargir à gauche
00:36:13au-delà de ceux
00:36:14qui étaient présents
00:36:15dans la salle ce soir
00:36:16et puis plus généralement
00:36:18bien sûr
00:36:18s'adresser aux français
00:36:20la tâche est lourde
00:36:21il est crédité de 10 à 11%
00:36:23des intentions de vote
00:36:24dans les sondages
00:36:25aujourd'hui
00:36:25il est donc loin
00:36:26de la qualification
00:36:26pour le deuxième tour
00:36:28au moment où on se parle
00:36:29selon les instituts
00:36:30de sondage
00:36:31et donc
00:36:31il y a du boulot
00:36:32effectivement
00:36:32est-ce que c'est vraiment ça
00:36:34qui compte à partir de maintenant
00:36:35Guillaume Tabard
00:36:37ce rassemblement
00:36:38cette refondation
00:36:39de la gauche
00:36:39dont il parle tant
00:36:41Raphaël Glucksmann
00:36:41et la direction
00:36:42qui va prendre
00:36:43ou pas du tout
00:36:44Henri Guenot
00:36:44qui était par exemple
00:36:45tout à l'heure
00:36:45sur ce plateau
00:36:46nous disait
00:36:47non
00:36:47il faut qu'il arrête
00:36:49de se préoccuper
00:36:50du jeu des alliances
00:36:50il faut qu'il soit libre
00:36:52et qu'il mène sa campagne
00:36:53c'est comme ça
00:36:53qu'il sera le meilleur
00:36:54en tout cas
00:36:55il a reçu un mandat pour ça
00:36:56parce que le score
00:36:57qu'il a obtenu ce soir
00:36:58c'est bien sûr
00:36:59une satisfaction personnelle
00:37:00pour lui
00:37:00mais c'est surtout
00:37:01un choix aussi politique
00:37:03car il a fait
00:37:04toute la campagne
00:37:05sur le thème
00:37:05pas d'alliance
00:37:06avec LFI
00:37:07il faudra ajouter également
00:37:09les quelques 6%
00:37:10de Jérôme Guetsch
00:37:10sur cette ligne là
00:37:12face à un Olivier Faure
00:37:13et une Ségolène Royal
00:37:14qui disaient
00:37:15pas d'exclusive à gauche
00:37:16il faut parler avec tout le monde
00:37:18ils sont entendu
00:37:18faire des alliances
00:37:19avec tout le monde
00:37:19y compris LFI
00:37:21cette ligne
00:37:22Faure Royal
00:37:23elle a fait ce soir
00:37:2422%
00:37:25et quand on y pense
00:37:27je pense que
00:37:27la mini révolution
00:37:28qui s'est produite ce soir
00:37:29c'est que
00:37:29le premier secrétaire
00:37:31du parti
00:37:33premier organisateur
00:37:34de cette primaire
00:37:34a fait 15%
00:37:36c'est une humiliation
00:37:37comme on n'avait jamais vu
00:37:38on avait eu
00:37:39des humiliations
00:37:40dans les urnes
00:37:41celle de Benoît Hamon
00:37:42celle d'Anne Hidalgo
00:37:44en 2022
00:37:45mais là
00:37:46pour la première fois
00:37:47le PS
00:37:48en tant que parti
00:37:49ne parvient même pas
00:37:50à imposer
00:37:51l'un des siens
00:37:52sur la ligne de départ
00:37:54maintenant
00:37:55Ravel Glucksmann
00:37:55il a un mandat pour ça
00:37:56maintenant
00:37:56il faudra voir
00:37:57jusqu'où il est prêt
00:37:59à aller dans ce refus
00:38:00d'alliance
00:38:00avec LFI
00:38:01on l'a entendu
00:38:02ensuite à 20h
00:38:03il dit
00:38:03son seul but
00:38:04c'est d'empêcher
00:38:05la victoire
00:38:06de Marine Le Pen
00:38:08cette phrase là
00:38:09il faudra la décliner
00:38:10lorsque
00:38:11si Jean-Luc Mélenchon
00:38:12est en mesure
00:38:13d'être au second
00:38:14mais il dit aussi
00:38:15Guillaume Tabard
00:38:15que la question
00:38:16des alliances
00:38:18sur les législatives
00:38:19avec LFI
00:38:20est scellée
00:38:22une manière de dire
00:38:23qu'en gros
00:38:23la question
00:38:24ne se posera plus
00:38:25on va voir
00:38:25s'il l'assume
00:38:26jusqu'au bout
00:38:26et on va voir
00:38:27s'il est capable
00:38:28de faire respecter
00:38:29ce choix
00:38:29parce qu'on l'a entendu
00:38:30dès ce soir
00:38:31même Ségolène Royal
00:38:32qui a redit
00:38:33ah bah oui
00:38:33c'est le stagère
00:38:34qui a gagné
00:38:34la primaire
00:38:36dit bien
00:38:36et même
00:38:37quand on l'entend
00:38:38on comprend
00:38:39qu'elle conditionne
00:38:40son soutien
00:38:41au vainqueur
00:38:42de la primaire
00:38:43qui est quand même
00:38:43inscrit dans la charte
00:38:44qu'elle a elle-même signée
00:38:46au fait d'engager
00:38:47des discussions
00:38:47avec toute la gauche
00:38:50cette question
00:38:50des alliances
00:38:51elle a été
00:38:52d'une certaine manière
00:38:53tranchée
00:38:54par les votants
00:38:55de la primaire
00:38:55et 144 000
00:38:56c'est pas rien
00:38:59mais je ne suis pas sûr
00:39:01que le débat
00:39:02il n'est pas mort
00:39:02pour autant
00:39:02on va entendre
00:39:03les Olivier Faure
00:39:04les Ségolène Royal
00:39:05écoutons Ségolène Royal
00:39:06justement
00:39:06vous faisiez référence
00:39:07à ce qu'elle a dit
00:39:08ce soir
00:39:08nous avons un extrait
00:39:09de sa prise de parole
00:39:11c'est la première fois
00:39:12que le PS
00:39:13n'a pas de candidat
00:39:14en tant que tel
00:39:15même si c'est
00:39:16une primaire
00:39:17qui incluait le PS
00:39:19c'est la première fois
00:39:20depuis que le PS existe
00:39:21qu'il n'y a pas
00:39:21un candidat
00:39:22estampillé PS
00:39:23en tant que tel
00:39:24la campagne présidentielle
00:39:25commence
00:39:25c'est ce candidat
00:39:27qui a été désigné
00:39:29moi ce que je veux
00:39:30c'est que
00:39:30l'histoire du socialisme
00:39:32ne s'arrête pas
00:39:33d'une part
00:39:35à qui allez-vous
00:39:36essayer de parler
00:39:37François Calford ?
00:39:37vous avez soutenu
00:39:38Raphaël Glucksmann
00:39:39à ceux qui se sont détournés
00:39:40du parti socialiste
00:39:41et qu'il faut faire revenir
00:39:43auquel fait référence
00:39:44notamment Ségolène Royal
00:39:45ou à des gens
00:39:46comme Richard Ramos
00:39:48mais attendez
00:39:48d'abord
00:39:49si on met sur replay
00:39:50un petit peu
00:39:51on nous disait
00:39:51ça ne marchera jamais
00:39:52votre truc
00:39:53vous êtes entre socialistes
00:39:54c'est le retour
00:39:55du congrès éternel
00:39:56du parti socialiste
00:39:58on a même eu
00:39:59une attaque cyber
00:39:59et il y a 140 000 électeurs
00:40:01qui donnent qui tussent
00:40:02non mais quand même
00:40:02maintenant ça c'est
00:40:03ça c'est
00:40:04non mais parce que
00:40:04comme on a la petite litanie
00:40:06habituelle
00:40:06il y avait quelqu'un
00:40:07qui avait cette formule
00:40:08les français adorent
00:40:09détester le parti socialiste
00:40:10il n'y a pas plus
00:40:11et à l'arrivée
00:40:12il est là
00:40:12à l'arrivée
00:40:13il anime 600 collectivités
00:40:15à l'arrivée
00:40:15il est président
00:40:16la présidentielle
00:40:17à l'arrivée
00:40:17Raphaël Glucksmann
00:40:18a tiré une liste
00:40:19aux élections européennes
00:40:20où il était en tête
00:40:21à gauche
00:40:21et nous allons parler
00:40:22non pas aux appareils
00:40:23parce que ce serait une erreur
00:40:24en ça
00:40:25je suis Henri Guélo
00:40:26nous allons parler
00:40:27aux français
00:40:27qui disent de la gauche
00:40:28revenez
00:40:29occupez-vous de nous
00:40:30et non pas
00:40:31nourrissez le narratif
00:40:32des guerres
00:40:33des uns contre les autres
00:40:34aux lycéens
00:40:34qui ont besoin
00:40:35d'un grand plan
00:40:36pour la jeunesse
00:40:37et il faut que nous
00:40:38rencontrions les lycéens
00:40:38et il faut que les 15 millions d'heures
00:40:40on en parla peut-être
00:40:41tout à l'heure
00:40:42pendant lesquelles
00:40:43il n'y a pas de professeur
00:40:44devant les élèves
00:40:46et bien
00:40:46nous y apportons une réponse
00:40:48il faut une augmentation
00:40:49du salaire net
00:40:50voilà la base
00:40:52de programme
00:40:52sur laquelle nous sommes
00:40:53mais est-ce que vous allez aussi
00:40:54essayer d'attirer à vous
00:40:56des gens comme Richard Ramos
00:40:57non mais vous savez
00:40:58pour l'instant
00:40:59ce que nous faisons
00:41:00parce que je vais répondre
00:41:01sur les alliances
00:41:02c'est intéressant
00:41:04parce que Richard Ramos
00:41:05je passe sur votre contrôle
00:41:06vous faites typiquement
00:41:07partie de ces gens
00:41:08à qui Raphaël Glucksmann
00:41:09pourrait parler
00:41:11oui ou non
00:41:14j'y réponds
00:41:15moi je vais bien répondre
00:41:15il répond pas
00:41:16quand vous parlez de moi
00:41:19il répond pas
00:41:19quand vous parlez de moi
00:41:20il fait son autocritique
00:41:21en temps réel
00:41:22moi je vais vous répondre
00:41:23ça peut arriver
00:41:24moi je vais vous répondre
00:41:26moi je vais vous répondre
00:41:29le programme de Raphaël Glucksmann
00:41:31va se densifier
00:41:32évidemment que nous parlons
00:41:34d'abord aux françaises
00:41:35et aux français
00:41:35et d'abord ceux qui souffrent
00:41:36et d'abord ceux qui attendent
00:41:37l'attente de la gauche
00:41:38il y a un affaissement total
00:41:40pardon
00:41:40des macronistes
00:41:41et du bloc central
00:41:42je viens à votre question
00:41:44vous pouvez me parler
00:41:44mais je vais pas le faire
00:41:45si les uns les autres
00:41:46qui sont des orphelins
00:41:47vous allez pas me parler
00:41:48de gauche
00:41:49de transformation
00:41:50disent
00:41:50et bien c'était une impasse
00:41:52le macronisme
00:41:52j'étais député macroniste
00:41:54mais ça a foutu le pays
00:41:55en feu
00:41:56et finalement
00:41:56tout compte fait
00:41:57je préfère
00:41:58la gauche socialiste
00:42:00à monsieur Rotaillot
00:42:01et bien monsieur
00:42:03monsieur Ramos
00:42:04sera bienvenu
00:42:05il n'y a pas de problème
00:42:06vous savez
00:42:06contrairement à vous
00:42:07Raphaël Glucksmann
00:42:09il y a bien longtemps
00:42:09qui m'a parlé
00:42:10moi au mois de juin
00:42:11j'avais créé
00:42:12attendez pardon
00:42:12vous avez parlé
00:42:13je vais parler
00:42:13je vais parler
00:42:15au mois de juin
00:42:16j'avais fait une petite table
00:42:17que j'ai fabriquée en France
00:42:19où il y a une cocarde
00:42:20et il y a marqué
00:42:20Agoramos
00:42:21et j'ai fait un débat
00:42:22dans un lycée hôtelier
00:42:23à Paris
00:42:24les deux débatteurs
00:42:25c'était Jean-Noël Barraud
00:42:26Raphaël Glucksmann
00:42:27et mon débat
00:42:28c'est moi qui l'animé
00:42:29c'était
00:42:29il y en a un qui est de centre droit
00:42:31l'autre de centre gauche
00:42:32est-ce que vous pouvez expliquer
00:42:33ce que vous avez en commun
00:42:34qui s'appelle centre
00:42:35et vos différences
00:42:35entre la droite et la gauche
00:42:36voilà
00:42:37et donc
00:42:38moi j'ai cette conviction-là
00:42:39depuis longtemps
00:42:39c'est que de toute façon
00:42:41au deuxième tour
00:42:43de la présidentielle
00:42:43en 27
00:42:44celui qui devra se qualifier
00:42:46devant Mme Le Pen
00:42:47fera aux alentours
00:42:48de 24%
00:42:49M. Mélenchon
00:42:50il fera
00:42:51ses 20 à 22%
00:42:53est-ce que M. Glucksmann
00:42:55arrivera tout seul
00:42:56même en rassemblant
00:42:57la gauche
00:42:58à arriver à ses 24%
00:43:00je n'en suis pas sûr
00:43:01et moi je le dis
00:43:03c'est comme ça
00:43:04je suis né dans une cité ouvrière
00:43:06mon père était proche
00:43:08des communistes
00:43:08ma sensibilité
00:43:10elle est
00:43:10mon parrain
00:43:11c'est Pierre Sudreau
00:43:12centriste
00:43:13et donc c'est mon parcours
00:43:14moi
00:43:15et j'étais
00:43:15et j'étais
00:43:17chez Corine Lepage
00:43:18donc moi
00:43:19ce grand rassemblement
00:43:20qui était
00:43:21je me sens un centriste
00:43:23à la fois social
00:43:24et avec depuis 25 ans
00:43:25les questions écologiques
00:43:27et notamment
00:43:27sur les petits paysans
00:43:28ça a été mon métier
00:43:29que de défendre
00:43:30comme chroniqueur gastronomique
00:43:32l'éducation des enfants
00:43:33dans l'alimentation
00:43:33et bien moi
00:43:34je ne suis pas gêné
00:43:36que quelqu'un
00:43:37comme Raphaël Glucksmann
00:43:38à un moment donné
00:43:39pour aller battre
00:43:40les deux extrêmes
00:43:41que je combats
00:43:42même si ce n'est pas
00:43:43une fusion
00:43:44mais si des gens
00:43:45qui pensent un peu différemment
00:43:47mais qui dans l'intérêt du pays
00:43:48peuvent se dire
00:43:49on va faire demain
00:43:50un gouvernement
00:43:50et surtout moi
00:43:51vous savez
00:43:52je suis député
00:43:54campagnard de la campagne
00:43:55j'étais un élit rural
00:43:55on peut faire
00:43:56à l'Assemblée nationale
00:43:57des gens qui ne pensent pas
00:43:59tout à fait la même chose
00:44:00mais qui arrêtent de voter
00:44:02différemment
00:44:02parce que
00:44:04c'est le parti
00:44:05qui l'a dit
00:44:05etc
00:44:05c'est ça qu'il faut construire
00:44:07et j'espère qu'on le construira
00:44:08avec la gauche modérée
00:44:09vous pourriez potentiellement
00:44:10en faire partie
00:44:11et on pourra monter
00:44:12des coalitions gouvernementales
00:44:14qui feront que
00:44:14dans l'intérêt du pays
00:44:15on ne peut pas penser
00:44:16la même chose
00:44:17mais travailler ensemble
00:44:18M. Corbière
00:44:19il a été député
00:44:20à l'époque
00:44:22avec François Ruffin
00:44:23j'ai défendu
00:44:23à l'époque
00:44:24c'était un texte
00:44:24qui était bon
00:44:25et quand c'est des textes
00:44:26à droite
00:44:26je fais la même chose
00:44:27sauf que M. Corbière
00:44:29il l'a dit tout à l'heure
00:44:30s'il devait choisir
00:44:31il choisirait plutôt
00:44:32Jean-Luc Mélenchon
00:44:32d'une phrase simplement
00:44:35vous allez voir
00:44:37je ne doute absolument pas
00:44:38de sa sincérité
00:44:39elle transpire
00:44:40de tout ce qu'il dit
00:44:40par contre
00:44:41ça qu'il nous rejoigne
00:44:42si à un moment donné
00:44:43il s'y retrouve
00:44:44et qu'il est compromettre
00:44:45par contre
00:44:46pas de grand gloubi bouleca
00:44:48oui
00:44:48ça veut dire quoi ça ?
00:44:51ça veut dire
00:44:52embrassons-nous Folville
00:44:53on a oublié
00:44:54que M. Attal
00:44:54était Macroniste
00:44:55une pincée de ceci
00:44:57une pincée de cela
00:44:58et en même temps
00:44:58qui nous mène dans le mur
00:44:59Alexandre Corbière
00:45:00Richard Ramos
00:45:01je le connais
00:45:02et je le respecte
00:45:03et j'en parle devant toi
00:45:05vraiment avec
00:45:05c'est un homme
00:45:06qui a animé
00:45:06une conviction
00:45:07forte, politique
00:45:08spirituelle, puissante
00:45:09maintenant il est comme
00:45:10dans le film
00:45:11avec Jean Gabin
00:45:12d'Arié Verneuil
00:45:13il existe aussi
00:45:14des poissons volants
00:45:14mais ce n'est pas
00:45:15la majorité du genre
00:45:15il a une particularité
00:45:17lui
00:45:17et tu es une des
00:45:19vous voyez
00:45:20vous êtes une des rares voix
00:45:21dans ce macronisme
00:45:22à faire entendre
00:45:23une voix sociale
00:45:25sensible notamment
00:45:25aux plus démunis
00:45:26très bien
00:45:27moi je l'aime bien
00:45:27Richard Ramos
00:45:28on est en désaccord
00:45:29mais je l'aime bien
00:45:29c'est un homme
00:45:31qui est puissant
00:45:32et qui est
00:45:32y compris
00:45:33inspirant
00:45:33quand on discute
00:45:34avec lui
00:45:34sur le nombre de sujets
00:45:35mais franchement
00:45:36il est très isolé
00:45:37voilà c'est ça le sujet
00:45:38c'est que c'est pas vrai
00:45:39je veux dire
00:45:40j'aimerais qu'il y ait
00:45:415, 10, 100
00:45:42Richard Ramos
00:45:43mais le macronyme
00:45:44c'est pas Richard Ramos
00:45:45alors qu'un homme
00:45:46comme lui
00:45:46fasse le choix
00:45:47de dire
00:45:47faudrait
00:45:48très bien
00:45:49mais vous pourriez
00:45:49faire comme lui
00:45:50faire une alliance
00:45:52des circonstances
00:46:01c'est pas je le pense
00:46:01c'est une réalité
00:46:02d'abord il faut voir
00:46:03comment on évite
00:46:04de la fragmenter
00:46:04à outrance
00:46:05après c'est évident
00:46:06qu'il faut des Richard Ramos
00:46:07pourquoi pas au premier tour
00:46:08mais en particulier
00:46:09au second tour
00:46:09c'est ça le désaccord
00:46:11que j'ai stratégique
00:46:11y compris avec Jean-Luc Blanchon
00:46:12que j'ai connu
00:46:13à une époque
00:46:14où il était l'homme politique
00:46:14préféré des français
00:46:15où tous les sondages
00:46:16le donnaient gagnant
00:46:16face à Marine Le Pen
00:46:17mais il y a eu
00:46:18une évolution stratégique
00:46:19qui amène à ce que
00:46:20c'est un peu plus compliqué
00:46:21bon je pense que
00:46:22si la gauche veut gagner
00:46:23il faudra nécessairement
00:46:24qu'au second tour
00:46:25elle embarque des gens
00:46:26qui dit je suis pas d'accord
00:46:26avec la gauche
00:46:27mais face à l'extrême droite
00:46:28je vote pour vous
00:46:29mais d'abord
00:46:30faut éviter
00:46:30dont vous pourriez faire partie
00:46:32ce que je comprends
00:46:33c'est qui tu vas soutenir
00:46:34mais oui
00:46:35mais parce que
00:46:36on a un commentaire
00:46:37la mâchoire de la division
00:46:38elle a deux parties
00:46:40c'est à dire que
00:46:41aussi mon désaccord
00:46:42moi je suis invité
00:46:42on parle là
00:46:43pour le coup de Raphaël Glussoine
00:46:44c'est qu'il a théorisé le fait
00:46:45qu'il ne fallait surtout pas
00:46:46refaire le NFP
00:46:47d'alliance avec LFI
00:46:49et toi
00:46:49et vous même
00:46:50monsieur Calfon
00:46:50vous êtes d'accord
00:46:51je dis ça
00:46:51c'est un cadeau
00:46:52aux amis de monsieur Nicolich
00:46:53parce que c'est à dire concrètement
00:46:54c'est très concret
00:46:55c'est à dire que
00:46:55dans les circonscriptions
00:46:56la gauche serait divisée
00:46:57au premier tour
00:46:58ça veut dire que
00:46:59sur les 191 députés du NFP
00:47:01qui sont élus
00:47:02parce qu'ils sont
00:47:02candidats uniques de la gauche
00:47:03on va se faire plier
00:47:05et à la fin
00:47:05c'est une gauche
00:47:06ramée à 80 députés
00:47:07moi je veux pas ça
00:47:08moi ce qui me surprend un peu
00:47:09c'est que vous parlez
00:47:10en termes de
00:47:12de rassemblement électoral
00:47:13vous dites voilà
00:47:13en gros si on est élu
00:47:14on fait plus de voix
00:47:15vous ne parlez pas
00:47:16de question de principe
00:47:17j'ai le sentiment
00:47:17que Raphaël Glucksmann
00:47:18lui
00:47:18quand il dit
00:47:19qu'il ne veut pas
00:47:20d'alliance
00:47:20avec Jean-Luc Manchon
00:47:22c'est au nom des principes
00:47:23on a vu
00:47:24symétriquement
00:47:25par rapport
00:47:25au rassemblement national
00:47:26vous-même
00:47:27vous disiez
00:47:28aux républicains
00:47:29vous ne pouvez pas
00:47:30vous allier avec eux
00:47:31pour des raisons de principe
00:47:32parce qu'il y en a
00:47:32qui sont supposés républicains
00:47:34d'autres qui sont supposés
00:47:34pas républicains
00:47:36et elle est
00:47:37au lieu de vous dire
00:47:37mais si on se mettait d'accord
00:47:39on gagnerait les élections
00:47:40ils ont accepté
00:47:41de faire ce choix
00:47:42vous êtes un intellectuel
00:47:43de la droite
00:47:44et vous avez connu l'époque
00:47:45où la droite
00:47:45vous voulez piéger
00:47:46le parti socialiste
00:47:47en disant pas d'alliance
00:47:48avec les communistes
00:47:48parce que regardez
00:47:49en Hongrie ou en Tchécoslovaquie
00:47:50ils ont soutenu
00:47:51c'est le même débat
00:47:52c'est plutôt littéral
00:47:53qu'à piéger la droite
00:47:53avec le Front National
00:47:54à l'époque
00:47:55non mais n'empêche
00:47:55qu'il a permis
00:47:55parce qu'en 81
00:47:56il y a une victoire
00:47:56et une cinquième semaine
00:47:57de congés payés
00:47:58l'augmentation des salaires
00:47:59et le nombre de conquêtes
00:48:00social
00:48:00ce que j'ai peut-être
00:48:01nous agace
00:48:01mais moi
00:48:01me rende fier quand même
00:48:02de ce que la gauche
00:48:03peut apporter
00:48:03et c'était le même débat
00:48:05il y avait la droite
00:48:05qui disait
00:48:06les socialistes
00:48:07vous ne pouvez pas
00:48:08donc il faut s'unir
00:48:09avec la gauche
00:48:09telle qu'elle est
00:48:11c'est en partie de gauche
00:48:12juste messieurs
00:48:13ce qui est sûr
00:48:14c'est que si ces débats
00:48:15ne mènent nulle part
00:48:16une personne en particulier
00:48:18va en profiter
00:48:19et c'est la candidate
00:48:20en l'occurrence
00:48:21de monsieur Nicolique
00:48:21on est bien d'accord
00:48:22et Jean-Luc Blanchon aussi
00:48:23en fait
00:48:24j'insiste
00:48:25j'insiste
00:48:26j'insiste
00:48:26mais vous dites
00:48:27on peut s'entendre
00:48:29encore une fois
00:48:30pour essayer
00:48:31de s'opposer au RN
00:48:32on peut s'entendre
00:48:32on a des points communs
00:48:33d'ailleurs vous n'avez pas dit
00:48:34sur quoi concrètement
00:48:35mais par exemple
00:48:36je sais que Raphaël Glucksmann
00:48:38appelle à s'allier
00:48:39avec le PCF et ELV
00:48:41moi j'ai lu
00:48:42les deux programmes
00:48:43sur quelque chose
00:48:44qui peut sembler anecdotique
00:48:45mais ça compte quand même
00:48:46pour les français
00:48:46quand ils paient leur électricité
00:48:48ou autre
00:48:48vous avez le PCF
00:48:49qui dit
00:48:49on veut le tout nucléaire
00:48:51et hydraulique
00:48:52et vous avez ELV
00:48:53qui veulent qu'on sorte
00:48:54complètement du nucléaire
00:48:56mais à un moment
00:48:57ça s'appelle
00:48:57un choix politique
00:48:58vous êtes pour quoi ?
00:48:59moi je n'ai pas de problème
00:49:00c'est écrit dans le programme
00:49:01du parti socialiste
00:49:02c'est la ligne du candidat
00:49:04et c'est ma ligne
00:49:04nous sommes pour le nucléaire
00:49:05d'accord
00:49:06mais donc
00:49:06autant qu'il est
00:49:07monsieur Nicolas
00:49:08je peux vous poser une question
00:49:09vous êtes allié à monsieur Ciotti
00:49:10qui pour la retraite
00:49:11a 65 ou 66 ans
00:49:12vous voulez la 62
00:49:13c'est quoi
00:49:14alors c'est quoi la cohérence
00:49:15c'est quoi ?
00:49:16donc vous avez des alliés
00:49:17avec lesquels vous n'êtes pas
00:49:18tout à fait d'accord
00:49:18je peux vous répondre
00:49:19parce qu'il n'y a pas
00:49:19de différence de fond
00:49:20sur la vision
00:49:21qu'on peut avoir
00:49:21ils vont travailler à 65
00:49:23ou 62
00:49:24laissons le répondre
00:49:25parce qu'en fait
00:49:26à chaque fois
00:49:27il y a des gens
00:49:28qui font des grandes injonctions
00:49:30comme ça
00:49:30sur notre réforme des retraites
00:49:31notre réforme des retraites
00:49:33je vais la réexpliquer
00:49:34parce que ça intéresse
00:49:35beaucoup de français
00:49:35je pense
00:49:36c'est quand on commence
00:49:37à travailler entre 17 et 20 ans
00:49:38on part à 60 ans
00:49:40vous êtes habile
00:49:41mais ce n'est pas ma question
00:49:42je suis en train
00:49:42de vous parler
00:49:42de vos alliés
00:49:43vous êtes allié
00:49:44avec quelqu'un
00:49:45qui n'est pas d'accord
00:49:45je me laisse dérouler
00:49:48vos discussions
00:49:49de petites combines
00:49:51électoralistes
00:49:52qui je pense
00:49:52intéressent peu les français
00:49:53et quand je suis en train
00:49:54d'expliquer
00:49:54à quel âge
00:49:55les français vont partir
00:49:56à la retraite
00:49:57vous me coupez
00:49:57c'est quand même
00:49:58très irrespectueux
00:49:59vous nous esquivez la question
00:50:02monsieur Nicolet
00:50:03ce qu'il met en avant
00:50:04c'est que même vous
00:50:05au sein de votre camp
00:50:06vous pouvez avoir
00:50:07des différences
00:50:07sur des sujets majeurs
00:50:08notamment sur la réforme des retraites
00:50:10elle parle mieux
00:50:12laissez-le répondre
00:50:12s'il vous plaît
00:50:13j'expliquais
00:50:13notre réforme des retraites
00:50:14mais si je vous réponds
00:50:16précisément
00:50:17sur la réforme des retraites
00:50:20on est d'accord
00:50:21qu'il y a des nuances
00:50:21exactement
00:50:22parfois
00:50:23et sur d'autres sujets
00:50:24là en l'occurrence
00:50:24il y a une réforme des retraites
00:50:25qui est portée
00:50:26qui est assumée
00:50:26par une candidate
00:50:27et qui est très claire
00:50:28et ensuite
00:50:30ceux qui veulent
00:50:31se rallier à ça
00:50:33acceptent le programme
00:50:34que nous on peut proposer
00:50:35qui est un programme
00:50:35très clair
00:50:36et qui est déjà annoncé
00:50:37sur certaines politiques
00:50:38sur le logement
00:50:39sur la priorité nationale
00:50:40et j'en profite pour dire
00:50:42j'espère qu'il y a eu
00:50:42un phase checking
00:50:43mais je confirme
00:50:44que sous Léon Blum
00:50:45il y avait une priorité nationale
00:50:46une préférence nationale
00:50:47à l'époque
00:50:48et j'espère que vous avez demandé
00:50:50et qu'il y a la réponse
00:50:51et j'aimerais bien
00:50:52que ce soit précisé
00:50:53que là
00:50:54il y a une loi Salongro
00:50:55en 1931
00:50:56avec 10% de quotas
00:50:58d'étrangers
00:50:59ensuite
00:50:59il y a une loi
00:51:00qui est passée en 1932
00:51:01que ça ne veut pas
00:51:02on n'a pas voté
00:51:02mais qui a été ensuite
00:51:03appliquée par le Fond
00:51:04de la République
00:51:04on ne sait pas
00:51:05on ne sait pas
00:51:06de ce sujet
00:51:06en tout cas
00:51:06ce qui est sûr
00:51:07on va donner la parole
00:51:08à monsieur Ramos
00:51:09vous voyez la compatibilité
00:51:11avec les pieds associés
00:51:13attendez monsieur Ramos
00:51:14vous voyez
00:51:14on fait un débat
00:51:15on fait ce débat
00:51:16on n'est pas historique
00:51:17parce que je n'aime pas
00:51:17qu'on me reprenne
00:51:18pour dire quelque chose
00:51:18qui est faux
00:51:19mais ce qui est sûr
00:51:21c'est qu'aujourd'hui
00:51:21il y a 70% des français
00:51:22qui sont pour cette priorité nationale
00:51:24parce qu'il y a beaucoup
00:51:25d'ouvriers
00:51:26il y a beaucoup de français
00:51:27qui aujourd'hui
00:51:28ont vu qu'on les défend
00:51:29et qui pensent
00:51:30que le modèle social
00:51:30ne peut pas être ouvert
00:51:31au monde entier
00:51:32c'est cohérent
00:51:33tournez la parole
00:51:34allez monsieur Ramos
00:51:35la question
00:51:37c'était dans les accords électoraux
00:51:39vous vous dites
00:51:40dans l'accord électoral
00:51:42notamment avec monsieur Ciotti
00:51:43on a un programme
00:51:45s'il veut nous rejoindre
00:51:46il prend notre programme
00:51:47rien que notre programme
00:51:48mais ce n'est pas du tout ça
00:51:50les alliances
00:51:50même si c'est les vôtres
00:51:51et que je les combats
00:51:52quand on fait des alliances
00:51:54monsieur Ciotti
00:51:55il vous demandera
00:51:55c'est comme ça
00:51:56c'est la vie
00:51:57il vous demandera
00:51:57de prendre une partie
00:51:59de ce qu'il pense
00:51:59et une partie
00:52:00de ce que vous pensez
00:52:01il faudra le foutre à la poubelle
00:52:02c'est comme ça
00:52:03ou alors ça veut dire
00:52:04que même avec vos dictatoriales
00:52:06vous dites
00:52:06c'est tout ce que vous faites
00:52:07pardon que vous avez
00:52:08le café Mélenchon
00:52:09mais pardon
00:52:09j'ai terminé
00:52:10Mélenchon
00:52:11il y a mon programme
00:52:12rien que mon programme
00:52:13et donc
00:52:14à vos alliés
00:52:15mon programme
00:52:16rien que mon programme
00:52:16vous n'aurez pas d'alliés
00:52:17vous savez ce que vous évoquez
00:52:19et donc la difficulté
00:52:20que vous avez
00:52:20et la difficulté
00:52:21qu'il faudra
00:52:22c'est que de toute façon
00:52:24dans la configuration
00:52:24qui est celle
00:52:26aujourd'hui du pays
00:52:26même chez vous
00:52:27alors que vous avez
00:52:2835% d'électeurs
00:52:30qui votent pour vos tours
00:52:31pardon
00:52:31il faudra accepter
00:52:33de travailler
00:52:34avec des gens
00:52:35qui ne pensent pas
00:52:35tout à fait
00:52:36à vous
00:52:36c'est intéressant
00:52:38laissez-le répondre
00:52:39laissez-le répondre
00:52:39mais c'est intéressant
00:52:41est-ce que vous aussi
00:52:42vous allez devoir
00:52:43à un moment donné
00:52:44c'est vrai ce que je dis
00:52:45merci
00:52:45c'est vrai qu'on a appelé
00:52:47justement les français
00:52:48qui sont d'accord avec nous
00:52:49sur notre position
00:52:49sur le laxisme judiciaire
00:52:50sur ce qu'on peut proposer
00:52:52en matière sociale
00:52:53ce qu'on peut proposer
00:52:54en matière fiscale
00:52:55à nous rejoindre
00:52:56mais il y a un programme
00:52:58qui est clair
00:52:58et des orientations
00:52:59qui sont claires
00:53:00après
00:53:00qu'il y ait des mini-divergences
00:53:02parfois
00:53:03il y ait des discussions
00:53:03et ensuite il y a un programme
00:53:04qui est acté
00:53:05c'est je pense
00:53:07ce qu'attendent les français
00:53:07parce que les français
00:53:08ils veulent savoir
00:53:09ils veulent savoir
00:53:10ce qui va se passer ensuite
00:53:12mais c'est pas vrai ça
00:53:13mais si vous voulez
00:53:14je vous réponds sur le fond
00:53:15sur la fin de notre tête
00:53:15mais je vais juste vous dire
00:53:16monsieur Ramos
00:53:17que pourquoi aujourd'hui
00:53:18c'est vrai que monsieur Ciotti
00:53:20est pour 65 ans
00:53:20mais je m'énerve pas
00:53:22je m'énerve pas
00:53:22vous dites que c'est pas vrai
00:53:23moi je suis à l'Assemblée
00:53:25j'ai vu Ciotti défendre la retraite
00:53:26à 65 ans
00:53:27est-ce que vous savez
00:53:27que dans la réforme des retraites
00:53:28est-ce que oui ou non
00:53:28il défend la retraite
00:53:29mais c'est la vérité
00:53:30oui mais est-ce que dans la réforme
00:53:31des retraites proposée
00:53:32par le Rassemblement National
00:53:32vous savez que si on commence
00:53:33à travailler à 25 ans
00:53:34et c'est la même
00:53:35je vous parle à 67 ans
00:53:36je vous parle violon
00:53:37vous me répondez boîte à clou
00:53:38je vous parle pas
00:53:39de la réforme des retraites
00:53:39du RN
00:53:40je vous dis que vous avez fait
00:53:49monsieur Corbière
00:53:50mais ce que je vais vous
00:53:50c'est pas grave
00:53:51mais si mais monsieur Corbière
00:53:52je vous réponds précisément
00:53:53je vous explique
00:53:54et c'est ce qu'intéresse les français
00:53:55à quel âge ils vont partir
00:53:56à la retraite
00:53:57avec la réforme du RN
00:53:58mais la vraie difficulté
00:54:00qu'on a aujourd'hui
00:54:01justement avec
00:54:02et pourquoi Emmanuel Macron
00:54:03aujourd'hui
00:54:04ne reçoit plus de soutien
00:54:06des français
00:54:06parce que
00:54:07les français en ont eu marre
00:54:08qu'un jour ils disent quelque chose
00:54:10et que le lendemain
00:54:10ils disent totalement l'inverse
00:54:12et que dans le même camp
00:54:13justement
00:54:13dans le même camp
00:54:15macroniste
00:54:16certains tiennent une position
00:54:18et quelqu'un d'autre
00:54:19va dire
00:54:19moi je ne suis pas d'accord
00:54:20d'ailleurs monsieur Ramos
00:54:21en est l'exemple
00:54:22moi j'ai fait souvent
00:54:23des plateaux avec vous
00:54:24et vous avez dit
00:54:24je ne suis pas d'accord
00:54:25avec Emmanuel Macron
00:54:26mais vous faites élire
00:54:27avec l'étiquette d'Emmanuel Macron
00:54:28tout ça amène un manque
00:54:29de clarté
00:54:29et je pense que les français
00:54:30je pense que les français
00:54:33la liberté de parole
00:54:34c'est ce que vous dites
00:54:35je voudrais qu'on avance
00:54:36et je voudrais
00:54:38messieurs
00:54:40messieurs
00:54:40je voudrais
00:54:41on a compris
00:54:42monsieur Nicolique
00:54:44ça compte les idées
00:54:45évidemment
00:54:45on parle aussi des idées
00:54:46je voudrais qu'on parle
00:54:47d'un homme dont on n'a
00:54:48pas encore parlé
00:54:49Thierry Arnaud
00:54:50c'est François Hollande
00:54:53l'éléphant dans la pièce
00:54:55je pensais à lui
00:54:55il faut peut-être
00:54:57qu'on en dise un mot
00:54:57de François Hollande
00:54:58c'est l'éléphant
00:54:59dans le magasin
00:54:59de porcelaine
00:55:00est-ce que c'est
00:55:01une très mauvaise nouvelle
00:55:02pour lui
00:55:03pas cette victoire
00:55:04de Raphaël Guzman
00:55:04mais surtout ce score
00:55:05oui le score
00:55:07il n'a pas réagi
00:55:08d'ailleurs
00:55:08ils se sont parlé
00:55:09visiblement
00:55:09il n'a pas réagi
00:55:10officiellement
00:55:11non
00:55:12officiellement non
00:55:13il a fait passer
00:55:14un message
00:55:14il a adressé
00:55:16un message
00:55:16de félicitation
00:55:17à Raphaël Guzman
00:55:18pour cette victoire
00:55:20qu'il salue
00:55:20et qu'il dit-il
00:55:21clarifie
00:55:22le paysage politique
00:55:24c'est sûr que
00:55:25de son intérêt
00:55:26à lui
00:55:29aurait émergé
00:55:30un score
00:55:31beaucoup plus serré
00:55:31entre les candidats
00:55:32éventuellement
00:55:33un deuxième tour
00:55:33ça aurait davantage
00:55:35ouvert la perspective
00:55:35d'une candidature
00:55:37pour lui
00:55:37maintenant
00:55:38il y a un candidat
00:55:39dans l'espace
00:55:40qu'il espère occuper
00:55:42en annonçant
00:55:43une candidature
00:55:44d'ici la fin de l'année
00:55:44qui enregistre
00:55:46ce soir
00:55:46une victoire
00:55:47absolument incontestable
00:55:48pour autant
00:55:49est-ce que
00:55:50François Hollande
00:55:50a renoncé
00:55:51évidemment
00:55:52que non
00:55:53il va surveiller
00:55:55de près
00:55:55la manière
00:55:55dont se déroule
00:55:56cette campagne
00:55:57dans les prochaines semaines
00:55:58dans les prochains mois
00:55:59encore une fois
00:56:00la manière
00:56:01dont Raphaël
00:56:01Guzman
00:56:02arrive à parler
00:56:03au reste de la gauche
00:56:04et à élargir
00:56:05son socle
00:56:06la façon
00:56:07dont vont évoluer
00:56:07les sondages
00:56:09et dont cette campagne
00:56:10accroche ou pas
00:56:11et en fonction de ça
00:56:12il prendra sa décision
00:56:13ils se sont parlé
00:56:14vous nous le disiez
00:56:15tout à l'heure
00:56:15qu'est-ce qu'ils se sont dit ?
00:56:17j'étais pas dans la conversation
00:56:18il ne vous a pas raconté ?
00:56:20il ne m'a pas raconté
00:56:20parce que j'étais sur le plateau
00:56:21donc
00:56:22le matin
00:56:23en sortant de ce plateau
00:56:24moi je vais vous dire une chose
00:56:25parce que Hollande
00:56:25il adore le foot
00:56:26donc il était sur le banc de touche
00:56:28il est temps qu'il rentre
00:56:29sur le terrain
00:56:30pour faire cette campagne
00:56:31voilà ce qu'il est attendu de lui
00:56:33parce que
00:56:33en dehors de la polka
00:56:35des égaux
00:56:35qui a beaucoup fait de mal
00:56:36au parti socialiste
00:56:37je ne vois pas de raison valable
00:56:39pour lesquelles
00:56:39sauf que lui
00:56:39il veut le rôle de numéro 10
00:56:41mais vous savez
00:56:42dans une équipe de foot
00:56:43parfois il y a des défenseurs
00:56:44qui marquent des buts
00:56:45je pense à un grand mondial
00:56:47avec quelques joueurs célèbres
00:56:49non il a toute sa place
00:56:50et il a une place même particulière
00:56:51au sein de la campagne
00:56:52de Raphaël Guzman
00:56:53il a été président de la république
00:56:54il a fait gagner la gauche
00:56:55il a exercé le pouvoir
00:56:57dans une condition
00:56:58extrêmement difficile
00:56:58donc vous lui dites quoi ?
00:57:00je lui dis
00:57:00sort du banc de touche
00:57:03rentre sur le terrain
00:57:03et je vais le dire
00:57:04dans des termes
00:57:05qui sont plus agréables
00:57:07pour les journalistes
00:57:08rentre sur le terrain
00:57:09pour faire équipe
00:57:10avec Raphaël Guzman
00:57:11ou pour prendre sa place ?
00:57:13il y a quand même
00:57:14140 000 personnes
00:57:15qui ont voté
00:57:1579 000
00:57:16qui l'ont investi
00:57:17donc maintenant
00:57:18l'idée selon laquelle
00:57:19tout ça n'allait pas fonctionner
00:57:21elle est un peu derrière nous
00:57:23si
00:57:23et je crois que François Hollande
00:57:24a l'esprit de responsabilité
00:57:25qu'est-ce que vous répondez François Calfon
00:57:27et pour le coup
00:57:28je cite Alexis Corbière
00:57:29que j'écoutais attentivement
00:57:30tout à l'heure
00:57:31à ceux qui vous disent
00:57:32attendez
00:57:32on parle de 140 000 votants
00:57:34il faut peut-être
00:57:35redescendre dans le temps
00:57:36120 000 suffrages exprimés
00:57:37voilà
00:57:37120 000 suffrages exprimés
00:57:39je réponds qu'il n'y a aucun candidat
00:57:40actuellement
00:57:41ça c'est vrai
00:57:42qui a été investi
00:57:43par autant de personnes
00:57:44et je réponds
00:57:45qu'il y a eu
00:57:4580 000 citoyens
00:57:46qui sont adhérents
00:57:47aucun candidat
00:57:47dans des primaires socialistes
00:57:48aucun candidat
00:57:50actuellement
00:57:50qui a été investi
00:57:51par 120 000 personnes
00:57:52actuellement
00:57:52tout est dans le actuellement
00:57:53et je réponds même
00:57:55et je réponds
00:57:57et je réponds même
00:57:57qu'il y avait 80 000 citoyens
00:57:59qui sont adhérents
00:58:00d'aucun parti politique
00:58:01et j'en ai croisé encore
00:58:02tout à l'heure
00:58:03parmi vous
00:58:05dans la rue
00:58:06qui m'en ont parlé
00:58:07même de la difficulté
00:58:07à voter
00:58:08et ça compte
00:58:09et ça François Hollande
00:58:10qui lui-même
00:58:11j'en suis certain
00:58:12on va vérifier
00:58:13mais il va nous le dire
00:58:14a voté
00:58:14et je suis presque sûr
00:58:15qu'il a voté pour
00:58:16Afé M. Hussmann
00:58:17alors
00:58:17moi je pense que
00:58:18l'un parmi
00:58:19c'est 120 000 personnes
00:58:20oui mais attendez
00:58:21Guillaume Tabard
00:58:21et après vous posez vos questions
00:58:22Guillaume Tabard
00:58:24M. Ramos s'il vous plaît
00:58:25on n'a pas entendu
00:58:25M. Tabard
00:58:26sur François Hollande
00:58:28est-ce que quand même
00:58:28ce plébiscite
00:58:30de Raphaël Guzman
00:58:3166%
00:58:32n'est pas de nature
00:58:32à un peu entamer
00:58:33sa motivation
00:58:35d'y aller
00:58:36alors sa motivation
00:58:36je ne pense pas
00:58:37la possibilité d'y aller
00:58:38certainement
00:58:39parce que
00:58:39d'abord
00:58:40on l'a dit
00:58:41on peut ergoter
00:58:42sur le chiffre
00:58:43dire que bien sûr
00:58:44c'est moins que
00:58:44les grandes primaires
00:58:45de 2011
00:58:46et de 2016
00:58:47de 2017 pardon
00:58:49mais voilà
00:58:50c'est quand même
00:58:51effectivement
00:58:51un chiffre significatif
00:58:53en tout cas
00:58:53plus élevé
00:58:54que ce qu'on pensait
00:58:55au départ
00:58:55au départ
00:58:56on disait
00:58:57600 000
00:58:57ce sera bien
00:58:58le maximum
00:58:59on finit
00:59:00avec 120 000 électeurs
00:59:01c'est moyen
00:59:02mais c'est significatif
00:59:04et surtout
00:59:04ce score de 66%
00:59:06et une fois encore
00:59:07avec un premier secrétaire
00:59:08à 15%
00:59:09et une Ségalène Royale
00:59:10finalise la présidentielle
00:59:12qui est autour de 7%
00:59:13là il y a
00:59:13le score
00:59:14est sans affaire
00:59:15et le pari
00:59:16juste un mot
00:59:17le pari de François Hollande
00:59:18c'était de dire
00:59:19que cette primaire
00:59:20ne donnerait pas
00:59:21la légitimité suffisante
00:59:23à son vainqueur
00:59:24ce soir
00:59:25ça n'est pas le cas
00:59:26mais l'histoire
00:59:27l'est longue
00:59:27et François Hollande
00:59:28connaît bien
00:59:28son histoire politique
00:59:29on a toujours vu
00:59:30tous les vainqueurs
00:59:31des primaires
00:59:31que ce soit à gauche
00:59:32ou à droite
00:59:32il attend qu'il loupe
00:59:33sa campagne
00:59:34je pense à Benoît Hamon
00:59:34ou Adéry Pécresse
00:59:35qui dans la foulée
00:59:36de la primaire
00:59:37ont percé dans les sondages
00:59:38sont montés très haut
00:59:39l'un comme l'autre
00:59:40y compris Benoît Hamon
00:59:41sont montés à près de 20%
00:59:45montre aussi que l'on peut
00:59:46à la fois gagner une primaire
00:59:49et rater sa campagne
00:59:50c'était le cas
00:59:50de Benoît Hamon
00:59:51et de Valérie Pécresse
00:59:52et je pense qu'au fond de lui
00:59:54François Hollande
00:59:54se dit
00:59:54maintenant il est désigné
00:59:56très bien
00:59:56on attend de voir
00:59:57ce qu'il va se passer
00:59:58on attend de voir
00:59:58ce qui est passé
00:59:59avec les autres partenaires
01:00:00de la gauche
01:00:01le PC, les Verts
01:00:02la relation aux Insoumis
01:00:04etc.
01:00:05et voilà
01:00:05et je pense que
01:00:05Jusqu'au bout
01:00:06il ne redonçera pas
01:00:07Jusqu'au bout
01:00:07la métaphore
01:00:09avec le terrain de foot
01:00:09je vais faire le rôle du coach
01:00:11Monsieur Delaporte
01:00:12Je passe le relais
01:00:13au banc de touche
01:00:13mais tu vas être un joueur
01:00:15de choumou le titulaire
01:00:17Merci Monsieur Calcoun
01:00:18Richard Loimbo
01:00:19Je pense que
01:00:20il y a deux candidats
01:00:21depuis un moment
01:00:22qui sont installés
01:00:23c'est Madame Le Pen
01:00:24et Monsieur Mélenchon
01:00:24deux candidats incontestés
01:00:26dans leur camp
01:00:28maintenant on a
01:00:28un autre candidat
01:00:29qui est là
01:00:30qui est Raphaël Glucksmann
01:00:32je pense que François Hollande
01:00:34ne jouera jamais
01:00:35le rôle de candidat
01:00:36mais le rôle de recours
01:00:37c'est-à-dire qu'il ne rentrera pas
01:00:39dans cette affaire-là
01:00:40il se dit
01:00:40s'il y a un crash
01:00:42avec Monsieur Glucksmann
01:00:43je serai le recours
01:00:45je pense que c'est ce que pense
01:00:46aussi le Premier Ministre
01:00:47Monsieur Lecornu
01:00:48c'est-à-dire qu'ils disent
01:00:49on laisse les candidats
01:00:50et si c'est le chaos
01:00:51on sera des recours
01:00:52et donc je ne pense pas
01:00:53parce que la question
01:00:54on peut le souhaiter
01:00:56c'est pas une question
01:00:57que je fais
01:00:58on ne débranche pas comme ça
01:01:00un candidat
01:01:01qui a été désigné
01:01:02vous pensez que Monsieur Lecornu
01:01:04pourrait finalement
01:01:06se lancer dans cette campagne
01:01:07mais il est comme François Hollande
01:01:09ils ne se positionneront pas
01:01:11comme des candidats
01:01:12mais comme des recours
01:01:13et c'est pour ça que François Hollande
01:01:14puisque c'est la question
01:01:15sur François Hollande
01:01:16je l'ai dit depuis des mois
01:01:18il se mettra comme un recours
01:01:20oui mais Richard Armand
01:01:21ah je pense que ça aurait été
01:01:22plus facile pour lui
01:01:23sur quelle ligne c'est la question
01:01:23oui sur quelle ligne
01:01:25mais lui
01:01:26on peut avoir un jugement
01:01:27si je vous permets
01:01:29François Hollande
01:01:29au-dessus du lot
01:01:30non c'est pas au-dessus du lot
01:01:31lui
01:01:32il fait un pari du recours
01:01:33là je suis totalement d'accord
01:01:34avec ce qu'on dirait Richard Ramos
01:01:35mais aussi du recours
01:01:35sur une autre stratégie
01:01:36François Hollande
01:01:37il essaie d'être un candidat
01:01:38qui parle y compris
01:01:39à ce qu'éventuellement
01:01:39si Gabriel Attal se retire
01:01:41voire même au bloc central
01:01:42d'être un candidat
01:01:43qui est un candidat
01:01:44moi je pense que ça n'existera pas
01:01:45mais je suis d'accord
01:01:46au-delà du score
01:01:47de Glucksmann
01:01:48c'est qu'en vérité
01:01:49peut-être qu'on peut se recevoir
01:01:51préparer des trucs
01:01:51parce qu'il a l'aura
01:01:52d'un ancien président de la République
01:01:53et fondamentalement
01:01:54il n'aura pas l'autorité
01:01:55pour être un candidat
01:01:56de substitution
01:01:56qui chevaucherait en quelque sorte
01:01:58le bloc central
01:01:59et cette partie du PS
01:02:00ça c'est dans ses rêves
01:02:01voilà je pense
01:02:01donc alors il attend
01:02:03il aurait aimé
01:02:04qu'il y ait plus de bazar
01:02:04sans aucun doute
01:02:05pour revenir
01:02:06il va se cracher
01:02:06c'est ce que vous dites
01:02:07après il y a la vraie vie
01:02:09il y a des questions
01:02:10de réalité sociale
01:02:12c'est à dire
01:02:12comment donner
01:02:13ce que nous dit
01:02:14moi je reviens
01:02:15mardi il y a le mouvement lycéen
01:02:16le pays à un moment donné
01:02:17de la gauche
01:02:17il y a quand même
01:02:18des fondamentaux
01:02:19c'est comme au patinage artistique
01:02:20il y a des figures obligées
01:02:21il faut parler sociale
01:02:22il faut parler retraite
01:02:23il faut parler travail
01:02:24il faut parler etc
01:02:25augmenter les salaires
01:02:26Hollande j'ai été très surpris
01:02:27il a fait un bouquin
01:02:28pardon qui est très à droite
01:02:29d'un certain point de vue
01:02:30qui est très
01:02:31qui parle plus à la gauche
01:02:32qui pense qu'il peut être
01:02:33une espèce de nouveau Macron
01:02:35bon je pense qu'il a tort
01:02:37et il s'est craché
01:02:37c'est ça qui va le planter
01:02:39parce qu'on va revenir
01:02:39à des choses fondamentales
01:02:41la solution de monsieur Nikolic
01:02:42on est d'accord
01:02:42elle est là
01:02:43c'est une solution qui dit
01:02:44on en est
01:02:45les étrangers
01:02:46d'abord les français auront du boulot
01:02:47et s'il en reste sinon dehors
01:02:49ils ne pourront plus occuper un logement
01:02:50ils ne pourront plus occuper un travail
01:02:51c'est un message
01:02:52que je conserve
01:02:53un peu caricatural
01:02:54non je ne suis pas caricatural
01:02:55c'est votre programme
01:02:56c'est votre programme
01:02:57pour bénéficier d'aide sociale
01:02:59il faut avoir travaillé
01:02:59cotisé durant 5 ans
01:03:00et 70% des français
01:03:01qui sont pour
01:03:01je pense que François Hollande
01:03:03vous savez que c'est pas vrai
01:03:04ce que vous dites
01:03:05si si
01:03:06François Hollande
01:03:07vous voulez supprimer
01:03:08le droit au chômage
01:03:11pas en même temps
01:03:12oui mais il ne faut pas qu'il monte
01:03:13sur son propre programme
01:03:14oui mais il faut qu'il puisse répondre
01:03:16pour pouvoir
01:03:16aujourd'hui
01:03:17François Hollande
01:03:18c'est terminé
01:03:19parce que lui espérait
01:03:20évidemment
01:03:21qu'il y ait un duel
01:03:22serré
01:03:23qu'il y ait un grand conflit
01:03:25au sein du parti socialiste
01:03:27actuel
01:03:28et qu'il allait peut-être
01:03:29arriver en sauveur
01:03:30pour réunir tout le monde
01:03:32là
01:03:32évidemment
01:03:33force est de constater
01:03:34qu'avec 66% des voix
01:03:35Raphaël Glucksmann
01:03:36il s'installe
01:03:37comme le leader
01:03:37aujourd'hui
01:03:38du parti socialiste
01:03:39le sujet pour Raphaël Glucksmann
01:03:41ça va être
01:03:41d'essayer
01:03:43de faire venir
01:03:44François Hollande
01:03:45parce que
01:03:45Raphaël Glucksmann
01:03:46son problème
01:03:46il l'avait reconnu lui-même
01:03:48vous savez
01:03:48il y a quelques années
01:03:49il avait dit
01:03:49et ce qui est normal
01:03:51que je me sens plus chez moi
01:03:52quand je suis à Berlin
01:03:53ou à New York
01:03:55qu'en Picardie
01:03:56parce qu'il assumait
01:03:57justement ce côté très urbain
01:03:58et il se dit
01:04:00je pense
01:04:01qu'un François Hollande
01:04:02qui fait un peu plus terroir
01:04:03va peut-être parler
01:04:04qui vient de la Corrèze
01:04:05voilà
01:04:06qui va peut-être parler
01:04:07à un autre électorat
01:04:08mais moi je n'y crois pas
01:04:09parce que François Hollande
01:04:10à l'issue de son quinquennat
01:04:12vous l'aurez rappelé
01:04:13il n'avait pas pu se présenter
01:04:14et le candidat
01:04:14qui avait porté la voix
01:04:16du parti socialiste
01:04:17avait fait un et quelques pourcents
01:04:18Benoît Hamon
01:04:18mais ce n'est pas arrivé par hasard
01:04:20c'est parce que
01:04:20c'était combien ?
01:04:216,3
01:04:22ah pardon c'était 6%
01:04:23c'est Anne Hidalgo
01:04:24pardon excusez-moi
01:04:25j'ai confondu
01:04:26mais donc il avait fait 6%
01:04:28mais François Hollande
01:04:29lui-même n'avait pas pu
01:04:30se présenter
01:04:31parce que
01:04:31les Français
01:04:32étaient en défiance
01:04:33avec son bilan
01:04:34un bilan sécuritaire
01:04:35des lois laxistes judiciaires
01:04:38un bilan économique
01:04:40qui n'était pas au rendez-vous
01:04:41on avait vu
01:04:42plus de 300 milliards de dettes
01:04:43et pourtant
01:04:44des impôts qui avaient augmenté
01:04:45tout ça avait conduit
01:04:46à une image d'échec
01:04:47une grande défiance
01:04:48dans l'opinion publique
01:04:49et lui-même n'avait pas pu y aller
01:04:50donc l'espoir de Raphaël Glucksmann
01:04:52qu'un François Hollande
01:04:53va peut-être lui permettre
01:04:54de conquérir d'autres voies
01:04:56je pense
01:04:57est une erreur
01:04:58et Raphaël Glucksmann
01:04:59va se limiter
01:05:00à un électorat très urbain
01:05:02comme il l'assume
01:05:03d'ailleurs lui-même
01:05:04et il n'y a pas
01:05:06d'espace électoral
01:05:07assez important
01:05:08je pense
01:05:08pour Raphaël Glucksmann
01:05:09là-dessus
01:05:10est-ce que vous pensez
01:05:11vous que
01:05:11malgré ce que dit
01:05:12monsieur Nicolique
01:05:14le ralliement
01:05:15de François Hollande
01:05:15à Raphaël Glucksmann
01:05:16on en est très très loin
01:05:17en ce soir
01:05:17mais serait malgré tout
01:05:20un atout de taille
01:05:21je ne vais pas parler
01:05:23des ralliements internes
01:05:24aujourd'hui
01:05:24c'est toute la famille socialiste
01:05:25qui est derrière
01:05:26Raphaël Glucksmann
01:05:27parce qu'il a emporté
01:05:28cette primaire
01:05:28François Hollande
01:05:29inclut
01:05:30à ma connaissance
01:05:30François Hollande
01:05:31est membre du groupe socialiste
01:05:32et du parti socialiste
01:05:33donc il a voté
01:05:34à cette primaire
01:05:34il en reconnaît le résultat
01:05:35donc il va faire campagne
01:05:36pour lui
01:05:37bien sûr
01:05:37il va faire campagne
01:05:39pour lui
01:05:40dans le message
01:05:42qu'il adresse
01:05:42ce soir
01:05:43à Raphaël Glucksmann
01:05:44il dit
01:05:44une démarche
01:05:45c'est une victoire
01:05:47qui clarifie une ligne
01:05:48et engage une démarche
01:05:49qui doit donner
01:05:50de l'élan
01:05:50c'est une première étape
01:05:52oui c'est évidemment
01:05:53une première étape
01:05:54mais écoutez
01:05:54vous pouvez être
01:05:55dans l'analyse
01:05:56comme vous voulez
01:05:56mais moi je considère
01:05:57que ce message
01:05:59je me fais exciter
01:06:00ce qu'il dit
01:06:00première étape
01:06:01vers la suite
01:06:02et évidemment
01:06:04arrêtons de tourner
01:06:04autour du pot
01:06:05franchement
01:06:06il pourrait dire
01:06:07les choses
01:06:07beaucoup plus simplement
01:06:08et beaucoup plus clairement
01:06:09dire ce n'est qu'une première étape
01:06:11franchement
01:06:12ça veut tout dire
01:06:13ça veut tout dire
01:06:13et rire dire
01:06:14je suis d'accord
01:06:14François Hollande
01:06:15d'aimer jouer avec vous
01:06:15merci
01:06:16mais le sujet
01:06:17et vous l'aurez sans doute
01:06:18l'occasion de lui poser la question
01:06:20n'est évidemment pas
01:06:21de savonner la planche
01:06:22à quelqu'un qui vient
01:06:22non seulement d'être élu
01:06:24de remporter largement
01:06:25une désignation
01:06:26et ça ne s'est pas joué
01:06:27à rien du tout
01:06:27donc maintenant
01:06:28et moi je n'étais pas soutien
01:06:29de Raphaël Glucksmann
01:06:30donc je suis là ce soir
01:06:31mais vous en devenez un
01:06:32pour vous dire que
01:06:33c'est évidemment
01:06:33le candidat
01:06:34de notre famille politique
01:06:36point
01:06:36maintenant la question
01:06:37c'est qu'est-ce qu'il va
01:06:38aller raconter
01:06:39à qui il va s'adresser
01:06:40et évidemment
01:06:41que je ne souhaite pas
01:06:42que Raphaël Glucksmann
01:06:43est la stratégie
01:06:43que François Hollande prône
01:06:44de rassemblement
01:06:45avec le centre
01:06:46dans la perspective
01:06:47d'un accord législatif
01:06:48ça n'aurait aucun sens
01:06:49dans la perspective
01:06:50d'une élection présidentielle
01:06:51non plus
01:06:51il va y avoir une vérité
01:06:53des prix en toute la gauche
01:06:54c'est ça l'enjeu de Raphaël
01:06:56est-ce qu'il veut dire
01:06:57est-ce qu'il veut encore
01:06:58être avec Mélenchon ?
01:06:59non mais attendez
01:07:00parce que vous dites
01:07:01s'il ne faut pas être
01:07:02avec le centre
01:07:02vous n'avez pas gagné tout seul
01:07:04ce soir
01:07:05les électeurs
01:07:06ils ont tranché
01:07:07ils ont dit
01:07:08on ne veut pas de Mélenchon
01:07:09ils n'ont pas dit
01:07:10on ne veut pas de la gauche
01:07:10parce que
01:07:11ceux qui sont venus
01:07:12il faut faire la différence
01:07:13entre les deux
01:07:15ils ont dit
01:07:15ils sont venus
01:07:16par peur de Jean-Luc Mélenchon
01:07:17moi j'en connais
01:07:18j'en connais beaucoup
01:07:19qui sont venus voter
01:07:19parce qu'ils ont peur
01:07:21que Jean-Luc Mélenchon
01:07:21s'il est au deuxième tour
01:07:23soit battu
01:07:24par le Rassemblement National
01:07:25parce qu'il a cristallisé
01:07:26contre lui
01:07:27mais ils n'ont pas dit
01:07:28ces électeurs-là
01:07:29je ne veux pas
01:07:30d'un candidat
01:07:31qui s'adresse à toute la gauche
01:07:32face à Mme Le Pen
01:07:33c'est tout le problème
01:07:34et moi il y a des gens
01:07:36qui s'engagent
01:07:37avec Jean-Luc Mélenchon
01:07:37parce qu'ils ne veulent plus du PS
01:07:39moi j'essaie de dire
01:07:39je suis peut-être le couillon
01:07:41de l'histoire de dire
01:07:41il faut faire revivre 2024
01:07:43moi j'aimerais dire une chose
01:07:44je pense qu'en janvier
01:07:45je pense qu'en janvier
01:07:48ce qui va avoir lieu
01:07:49janvier ou février
01:07:50le bloc central
01:07:51va se rassembler
01:07:52c'est ça qui va avoir lieu
01:07:53il n'y aura plus la division
01:07:54Edouard Philippe
01:07:55Gabriel Attal
01:07:56et même je pense
01:07:56Wynor Otaillot craquera
01:07:57à mon avis
01:07:58il y aura un candidat
01:07:59de ce bloc-là
01:08:00qui sera à 22, 23
01:08:01voire même près de 25%
01:08:02à ce moment-là
01:08:04la gauche devra se poser la question
01:08:05est-ce qu'on continue
01:08:06à se mettre sur la gueule
01:08:07par l'heure de la vulgarité
01:08:08et il n'y aura personne
01:08:10au second tour
01:08:11soit à un moment donné
01:08:12la question de la nécessaire unité
01:08:14aurait pu se poser
01:08:14et vous êtes obligé d'attendre
01:08:15que la droite et le sol
01:08:16ne se rassembler
01:08:17vous ne pouvez pas vous mettre
01:08:18d'accord maintenant
01:08:19je ne pense pas
01:08:21que ce soit de la politique fiction
01:08:22que la droite
01:08:23je ne crois pas
01:08:23on va poser la question
01:08:26à Guillaume Tabard
01:08:27et pour terminer
01:08:27c'est là où Hollande
01:08:28puisqu'on parlait de lui
01:08:28c'est que lui il pense
01:08:30qu'il veut se faufiler
01:08:31pour être éventuellement
01:08:32ce candidat
01:08:33mais tout ça c'est des rêves
01:08:34mais lui il ne rassemblera pas
01:08:36le centre droit
01:08:36c'est pour ça que
01:08:38ça n'existe pas
01:08:39ce que cherche à faire
01:08:39François Hollande
01:08:40dans la vraie vie
01:08:41et s'il avait un minimum d'élégance
01:08:42il ferait comme Lionel Jospin
01:08:43l'avait fait il n'y a pas longtemps
01:08:44de revenir
01:08:44de venir faire campagne
01:08:45ce qu'il ne fera pas
01:08:47parce que la 5ème République
01:08:48et les anciens présidents
01:08:49fait que les mecs
01:08:49qui pensent qu'ils sont toujours
01:08:50encore dans le jeu
01:08:51voudra revenir
01:08:52et qu'il veut faire le bazar
01:08:53et que c'est assez sordide
01:08:54en vérité
01:08:54d'avoir un homme
01:08:55qui est entretenu aujourd'hui
01:08:57aussi comme ancien président
01:08:58de la République
01:08:59et qui participe
01:08:59à perturber le jeu politique
01:09:01moi je suis aussi en colère
01:09:02vis-à-vis des François Hollande
01:09:03qui fait député NFP
01:09:04qui a pris critique
01:09:05au NFP
01:09:05ça suffit ceci
01:09:06Oui mais attendez
01:09:07c'est important ce que dit
01:09:08M. Corbière
01:09:11ce jeu ambigu
01:09:11que joue François Hollande
01:09:12ça fait réagir pas mal de gens
01:09:14Guillaume Tabard
01:09:14Oui mais je pense
01:09:15qu'il y a une clarification
01:09:16à voir à tout le monde
01:09:16et moi j'ai deux questions
01:09:17à poser à M. Delaporte
01:09:20est-ce que maintenant
01:09:20que Raphaël Glucksmann
01:09:22est votre candidat
01:09:23est-ce que vous lui reconnaissez
01:09:24le droit de fixer
01:09:26la stratégie
01:09:27y compris la stratégie électorale
01:09:29de la gauche
01:09:30ou est-ce que vous dites
01:09:30qu'il n'est votre candidat
01:09:31que dans la mesure
01:09:32où il accepte
01:09:33ce que vous voulez
01:09:35et deuxièmement
01:09:36au lendemain
01:09:37puisqu'il est
01:09:39plus que probable
01:09:39qu'au lendemain
01:09:40dans la présidentielle
01:09:40il y aura une dissolution
01:09:41de l'Assemblée
01:09:42donc de nouvelles législatives
01:09:43est-ce que selon
01:09:45que l'élu s'appelle
01:09:47Marine Le Pen
01:09:47Edouard Philippe
01:09:48ou Raphaël Glucksmann
01:09:49est-ce que vous souhaitez
01:09:51que la gauche
01:09:51que les candidats de la gauche
01:09:52notamment que les députés
01:09:54sortant de la gauche
01:09:55partent à la bataille
01:09:56sous un label commun
01:09:57ou non ?
01:09:58Alors moi je vais vous dire
01:09:59une chose
01:09:59déjà on a Raphaël Glucksmann
01:10:02qui est candidat
01:10:03à l'élection présidentielle
01:10:04il n'est pas candidat
01:10:05à l'élection législative
01:10:06donc on va faire
01:10:06il a parlé
01:10:07de refus d'alliance
01:10:09à la présidentielle
01:10:10et au législatif
01:10:10je vous dis
01:10:11très bien
01:10:11c'est lié
01:10:12la ligne qu'il a
01:10:14emportée
01:10:14mais de toute façon
01:10:16je me souviens
01:10:17il est malin Guillaume Tabard
01:10:18cette question c'est
01:10:19est-ce que
01:10:20la ligne qui est la tienne
01:10:21est-ce que vous la
01:10:22qui tiendra le stylo ?
01:10:23je reste meurtri
01:10:24par le score
01:10:26d'Anne Hidalgo
01:10:27à l'élection présidentielle
01:10:28je ne sais pas
01:10:29si vous vous souvenez
01:10:30plus elle tapait
01:10:31sur le reste de la gauche
01:10:33plus elle baissait
01:10:34dans les sondages
01:10:35moi je crois
01:10:36que Raphaël Glucksmann
01:10:37il a tout intérêt
01:10:38à faire une campagne
01:10:38en pour
01:10:39une campagne
01:10:40qui s'adresse aux français
01:10:41une campagne
01:10:42qui ne parle pas
01:10:43à des segments
01:10:45mais à tout le monde
01:10:47pourquoi ça commence mal ?
01:10:48parce que ses premiers mots
01:10:49sont justement
01:10:50de dire
01:10:51pas d'alliance à égalifier
01:10:52et je suis là
01:10:52pour combattre
01:10:53le rassemblement national
01:10:55et rupture avec le macronisme
01:10:56c'est l'essence
01:10:57donc il s'attaque
01:10:59aux autres
01:11:00je vous disais juste
01:11:01ça commence mal
01:11:02par rapport à ce que vous disiez
01:11:03je suis pour un projet
01:11:05de société intégrateur
01:11:06je peux parler en pour
01:11:07pourquoi je combats
01:11:08le macronisme
01:11:09parce que je suis contre
01:11:11je suis contre
01:11:11une société qui divise
01:11:12et je suis pour une société
01:11:13qui redistribue
01:11:14les richesses
01:11:15qui sont produites
01:11:15et qui n'est pas
01:11:16il y a des gens
01:11:17qui sont pour les sociétés
01:11:18qui divisent
01:11:18Emmanuel Macron
01:11:20il nous a parlé
01:11:20du ruissellement
01:11:21comme la solution
01:11:21il nous a parlé
01:11:22de la nécessité
01:11:23de baisser les impôts
01:11:24des ultra-riches
01:11:24comme le truc
01:11:25qu'allait régler la société
01:11:26oui moi je crois
01:11:27que ce n'est pas
01:11:28quelque chose
01:11:28d'accord
01:11:28et d'ailleurs
01:11:28l'axe c'est réarne
01:11:29juste parce que c'est
01:11:30intéressant là-dessus
01:11:31d'ailleurs
01:11:31Raphaël Luxman
01:11:31a cranté des choses
01:11:32cet été
01:11:33notamment sur la question
01:11:34de la captation
01:11:35de l'héritage
01:11:36des ultra-riches
01:11:37qui aujourd'hui
01:11:37est un sujet
01:11:38qui va se poser
01:11:39dans un instant
01:11:40on l'entendra
01:11:40sur ce qu'il a été interrogé
01:11:42sur la contestation
01:11:42lycéenne
01:11:43parce qu'il va devoir
01:11:44évidemment se prononcer
01:11:45aussi sur ces sujets-là
01:11:46mais sur ses adversaires
01:11:48il dit rupture
01:11:49avec le macronisme
01:11:50il dit pas rupture
01:11:51avec la France insoumise
01:11:52il dit fin de l'hégémonie
01:11:54de la France insoumise
01:11:55et c'est pas pareil
01:11:56non c'est pas pareil
01:11:57parce qu'il sait bien
01:11:57que s'il veut avoir
01:11:58une chance de figurer
01:11:59au second tour
01:12:00il aura besoin
01:12:02des électeurs
01:12:03de la France insoumise
01:12:04en tout cas
01:12:04d'une partie d'entre eux
01:12:05donc c'est une façon
01:12:07d'essayer
01:12:08de commencer
01:12:09à introduire l'idée
01:12:11que si on est
01:12:13de gauche
01:12:15d'une gauche radicale
01:12:16mais qu'on veut
01:12:17être représenté
01:12:18au second tour
01:12:19qu'on mesure
01:12:20le rejet
01:12:21dont fait preuve
01:12:22Jean-Luc Mélenchon
01:12:22peut-être que
01:12:23Raphaël Glucksmann
01:12:24ça sera un meilleur pari
01:12:25pour le...
01:12:25Mais Thierry Arnaud
01:12:26vous oubliez sa phrase
01:12:28il l'avait même dit
01:12:28en italien
01:12:29les alliances avec la France insoumise
01:12:30c'est fini finito
01:12:31il avait dit
01:12:32moi ce que je le dis
01:12:33devant Arthur Delaporte
01:12:34Alexis Combert
01:12:35il parle d'alliances
01:12:35avec le parti
01:12:36et là ce soir
01:12:37il s'adresse aux électeurs
01:12:38il l'a assumé d'ailleurs
01:12:39c'est le seul Glucksmann
01:12:40qui l'a assumé
01:12:41lors des dernières municipales
01:12:43les socialistes
01:12:44qui étaient ambigus
01:12:45dans plein de villes
01:12:46moi je le vois à Tours
01:12:47ils ont
01:12:47il y a eu une alliance
01:12:49PS, ELV, LFI
01:12:51et les places publiques
01:12:52se sont retirées
01:12:53et dans beaucoup de villes
01:12:54les Glucksmanniens
01:12:55moi ce que je pense
01:12:55c'est que je continuerai
01:12:56à plaider
01:12:57en fortiori
01:12:57si par malheur
01:12:58Mme Le Pen
01:12:59venait à l'emporter
01:12:59nous devrons
01:13:00continuer à avoir
01:13:01une ligne d'unité
01:13:02de la gauche
01:13:02et d'avoir des candidatures
01:13:03commises
01:13:04et j'espère qu'à ce moment-là
01:13:04il n'y aura pas une folie
01:13:05en cours
01:13:06et j'espère que celui
01:13:07qui aura les stylos
01:13:08ne sera pas
01:13:08M. Glucksmann
01:13:09s'il est resté candidat
01:13:10jusqu'au bout
01:13:11parce que si c'est ça
01:13:12oui
01:13:13nous rentrons dans un
01:13:14non mais c'est pour ça
01:13:14qu'au bout d'un moment
01:13:15Arthur Delaporte a dit
01:13:16il n'est pas premier secrétaire
01:13:18c'est pour ça que je trouve
01:13:18qu'il y a du cynisme
01:13:19et du positionnement
01:13:20moi je suis pour dire
01:13:21aux gens de gauche
01:13:22vous n'aimez pas Mélenchon
01:13:23vous n'aimez pas Glucksmann
01:13:24ok
01:13:25mais nous sommes dans un moment
01:13:27ce que j'ai voulu dire
01:13:28tout à l'heure
01:13:29on n'est plus à l'époque
01:13:30où la gauche fait 44%
01:13:3148%
01:13:32on est dans un moment
01:13:33très particulier
01:13:34de tripolarisation
01:13:35de la vie politique
01:13:35oui mais du coup
01:13:36vous leur dites quoi
01:13:36à ces gens qui n'aiment pas Glucksmann
01:13:38et qui n'aiment pas Mélenchon
01:13:38je leur dis que les deux mâchoires
01:13:39de la division
01:13:40qui étaient des composantes
01:13:42du nouveau Front Populaire
01:13:43qui ont refusé l'unité
01:13:44c'est un problème
01:13:45vous voulez que Glucksmann
01:13:46fasse une alliance
01:13:46avec Mélenchon
01:13:47qui se moque de son nom
01:13:48à consonance juive
01:13:50vous rigolez
01:13:51comment il peut faire ça
01:13:52je crois que ce n'est pas
01:13:53ce qu'il a dit d'ailleurs
01:13:54je crois qu'il n'a pas dit ça ce soir
01:13:56l'idée là
01:13:57c'est qu'on parle de la présidentielle
01:13:58donc il y aura
01:13:58une candidature de Glucksmann
01:13:59une candidature de Mélenchon
01:14:00je crois que les choses
01:14:01sont au moins fixées
01:14:02depuis ce soir
01:14:02écoutez regardez cette réaction
01:14:03de Marlène Schiapas
01:14:05ce soir
01:14:05qui réagit à cette victoire
01:14:07de Raphaël Glucksmann
01:14:08voilà ce qu'elle dit
01:14:09pour une coalition
01:14:12Raphaël Glucksmann
01:14:12avec nous
01:14:13pour une coalition républicaine
01:14:15Renaissance
01:14:15Horizon Paris
01:14:17Modem
01:14:18Parti Radical
01:14:19et Place Publique
01:14:20elle a oublié
01:14:21les républicains
01:14:22de Bruno Retailleau
01:14:22moi
01:14:23ce que je crois
01:14:24à la chance
01:14:24la force de Raphaël Glucksmann
01:14:26c'est que
01:14:27on l'a dit tout à l'heure
01:14:28à plusieurs sur le plateau
01:14:29la qualification du deuxième tour
01:14:31c'est 24-25
01:14:32M. Mélenchon
01:14:33il va être à 20-22
01:14:35Raphaël Glucksmann
01:14:36dans ses sondages
01:14:37il est à 14
01:14:37est-ce qu'il arrivera
01:14:38à convaincre
01:14:39une partie des gens
01:14:40de penser que c'est lui
01:14:41qui peut battre Mme Le Pen
01:14:43c'est-à-dire
01:14:43ses 10 points d'écart
01:14:44avec M. Mélenchon
01:14:45il peut y avoir
01:14:46un vote utile pour lui
01:14:47et ça
01:14:48c'est le seul
01:14:49qui a cet espace-là
01:14:50Adam
01:14:51par contre
01:14:52sa faiblesse
01:14:54c'est que son électorat
01:14:55il peut partir
01:14:56vers le juin du bloc
01:14:57et ça démarre ce soir
01:14:58c'est que jusqu'à présent
01:14:59il était dans une primaire
01:15:01et c'est toujours compliqué
01:15:02une primaire
01:15:02il devient officiellement
01:15:04candidat à la présidentielle française
01:15:06c'est une force
01:15:06ça peut être une faiblesse
01:15:08si vous êtes fragile
01:15:09oui mais ça peut être
01:15:10propulsif
01:15:11on en a connu des candidats
01:15:12qui étaient
01:15:13pardon
01:15:14l'intérêt
01:15:15que ça soit pour
01:15:17Edouard Philippe
01:15:18ou Raphaël Glucksmann
01:15:19ça va être
01:15:20qui va aller chercher
01:15:21les voix
01:15:21de ceux qui ne veulent pas
01:15:24Mélenchon
01:15:25Mme Le Pen
01:15:26et donc
01:15:26c'est celui
01:15:27ceux qui vont aller chercher
01:15:28les voix des gens
01:15:29qui se disent
01:15:30moi j'entends des gens
01:15:31qui ne savent pas
01:15:31pour qui ils vont voter
01:15:32mais plein
01:15:33mais qui me disent
01:15:33je ne veux pas de l'un et de l'autre
01:15:34et pour cela
01:15:35les gens qui veulent de Mme Le Pen
01:15:36il y en a plus qui disent
01:15:37qu'ils veulent voter Mme Le Pen
01:15:37dans tous les sondages
01:15:38dans tous les sondages
01:15:39au second tour
01:15:40mais mais Richard Ramon
01:15:41si le bloc central
01:15:43se réunifie
01:15:43l'électeur
01:15:45et je suis contre
01:15:46cette manière
01:15:46mais qui ne veut
01:15:47ni de Mélenchon
01:15:48ni de Le Pen
01:15:48il aura un champion
01:15:49ce sera celui du bloc central
01:15:51et M. Glucksmann
01:15:51risque de voir son électorat
01:15:53partir dès le premier tour
01:15:54pour cela
01:15:54il va devoir faire campagne
01:15:57sur les préoccupations
01:15:59des français
01:15:59justement
01:16:00il est entre 12 et 13%
01:16:03des intentions de vote
01:16:04on est d'accord
01:16:04à ce stade
01:16:06donc il a du retard
01:16:07même 10%
01:16:08dans certains sondages
01:16:10et les derniers sondages
01:16:11pour Jean-Luc Mélenchon
01:16:12Jean-Luc Mélenchon
01:16:13il est entre 16 et 18
01:16:15donc il y a du retard
01:16:16à rattraper
01:16:17et si l'idée
01:16:19d'un vote utile
01:16:19s'impose à gauche
01:16:21pour l'instant
01:16:22ça joue en faveur
01:16:23de Jean-Luc Mélenchon
01:16:23et je pense qu'il ne faut pas
01:16:24oublier cette journée
01:16:25on retient bien sûr
01:16:26les images de la primaire
01:16:27et de ces résultats
01:16:28sans appel
01:16:28de Raphaël Glucksmann
01:16:30je pense qu'il ne faut pas
01:16:31oublier non plus
01:16:32les images du meeting
01:16:33de Jean-Luc Mélenchon
01:16:34à Clermont-Ferrand
01:16:35on les a montré tout à l'heure
01:16:36comme toujours
01:16:36Jean-Luc Mélenchon
01:16:37a le sens de la mise en scène
01:16:38en plus dans un moment
01:16:39avec la contestation lycéenne
01:16:41il ne faut pas oublier
01:16:42qu'il y a aujourd'hui
01:16:4442% des 18 et 24 ans
01:16:46qui veulent voter
01:16:47pour Jean-Luc Mélenchon
01:16:47dès le premier tour
01:16:48donc on voit bien
01:16:49comment Jean-Luc Mélenchon
01:16:50lui
01:16:51quelque part
01:16:51il ne se soucie pas
01:16:52de cette primaire à gauche
01:16:53il n'en a quasiment pas parlé
01:16:55il continue
01:16:55à être dans son dialogue
01:16:56direct avec la jeunesse
01:16:58et il a cette puissance électorale
01:17:00et à mon avis
01:17:01entendre
01:17:02pour un électeur de gauche
01:17:03entendre
01:17:03notamment ce soir
01:17:04dire
01:17:04est-ce que Marlène Schiappa
01:17:05pourrait travailler
01:17:06avec Raphaël Glucksmann
01:17:07est-ce que M. Ramos
01:17:08de Pénourge
01:17:09là Marlène Schiappa
01:17:10c'est une blague
01:17:11franchement à un moment
01:17:12non mais c'est vrai
01:17:12ça suffit
01:17:13il a raison
01:17:14vous lui dites quoi
01:17:15Marlène Schiappa
01:17:15c'est une plaisanterie
01:17:17à un moment
01:17:18ça suffit
01:17:18ok alors parlons
01:17:20non mais vraiment
01:17:20juste avant votre retour
01:17:21François Caron
01:17:22et M. Ramos
01:17:23sur le thème
01:17:24est-ce qu'on pourrait travailler
01:17:24ensemble ou non
01:17:25mais c'est parce que
01:17:26je les interroge là-dessus
01:17:27juste pour terminer
01:17:28Jean-Luc Mélenchon
01:17:29se réjouit
01:17:30d'entendre des gens
01:17:31du bloc central
01:17:32et des gens du PS
01:17:34dire on pourrait travailler ensemble
01:17:35tout ça
01:17:36je vais vous dire une chose
01:17:36vous lui dites quoi
01:17:37Marlène Schiappa
01:17:38je dis à Marlène Schiappa
01:17:39qu'elle retourne
01:17:40s'occuper de ses affaires
01:17:41je crois que la gauche
01:17:42ça n'est pas Marlène Schiappa
01:17:44qu'elle a suffisamment
01:17:45fait de mal
01:17:45avec Emmanuel Macron
01:17:46pour nous laisser
01:17:47essayer de reconstruire le pays
01:17:48et de proposer
01:17:49une alternative politique
01:17:51et que Marlène Schiappa
01:17:52retourne s'occuper de ses affaires
01:17:53nous on essaie avec Raphaël Luxman
01:17:55de construire
01:17:56le rassemblement
01:17:57le plus large possible
01:17:58à gauche
01:17:59pour l'emporter
01:18:00c'est ça notre enjeu
01:18:01Entendons-le
01:18:01sur la crise lycéenne
01:18:03aussi ce soir
01:18:04puisqu'il a été
01:18:05évidemment interrogé
01:18:06sur ce sujet
01:18:07on le rappelle
01:18:08la contestation se poursuit
01:18:09prochain rendez-vous
01:18:10prochaine manifestation
01:18:11ce sera ce mardi
01:18:13voilà ce qu'il dit
01:18:15Ils ont demandé des choses
01:18:16très simples
01:18:17avoir un enseignant
01:18:18face à eux
01:18:19pour apprendre
01:18:20pouvoir étudier
01:18:21dans des lycées
01:18:22qui ne sont pas
01:18:23délabrés
01:18:24ou insalubres
01:18:25et bien nous avons
01:18:26les réponses
01:18:27nous allons remettre
01:18:28l'école au coeur
01:18:29du projet national
01:18:30et nous allons faire
01:18:31de l'éducation nationale
01:18:32mais le centre
01:18:33de nos priorités
01:18:34pourquoi ?
01:18:34parce que c'est ce qu'a fait
01:18:35la France
01:18:36moi quand je vais
01:18:37partout dans le pays
01:18:37je visite à chaque fois
01:18:39les écoles
01:18:39et je suis désespéré
01:18:41par ce qu'on a fait
01:18:42de l'école
01:18:42de la République
01:18:43alors il faut quand même
01:18:44préciser que l'intervention
01:18:45a été courte
01:18:46et qu'il n'a pas eu
01:18:47vraiment le temps
01:18:48et le loisir
01:18:49de développer ces mesures
01:18:50mais il va falloir
01:18:51effectivement qu'il donne plus
01:18:52non mais elles sont connues
01:18:54les questions
01:18:55et les demandes
01:18:56des lycéens
01:18:57dit-ils sont simples
01:18:59les réponses à apporter
01:19:01sont très difficiles
01:19:02à apporter
01:19:02parce que
01:19:03elles ont un coût
01:19:04très important
01:19:05parce que
01:19:06pour certaines d'entre elles
01:19:07ça nécessite
01:19:08de déployer
01:19:09des réponses
01:19:10sur plusieurs mois
01:19:11voire sur plusieurs années
01:19:12or là les interlocuteurs
01:19:14des lycéens
01:19:14on ne sait pas
01:19:15s'ils seront encore là
01:19:15dans 6 à 8 mois
01:19:16et on a de bonnes raisons
01:19:17de penser qu'ils n'y seront plus
01:19:19et par ailleurs
01:19:20il n'y a plus un sou
01:19:20dans les caisses
01:19:21donc effectivement
01:19:22il y a des réponses
01:19:23qui sont très attendues
01:19:24parce que
01:19:25elles sont complexes
01:19:26elles sont difficiles
01:19:27et le contexte
01:19:28est très défavorable
01:19:29même du côté
01:19:29du rassemblement national
01:19:31on a du mal
01:19:32finalement à savoir
01:19:33quel serait vraiment
01:19:33le mode d'emploi
01:19:35pour sortir de cette crise
01:19:36mais on l'a expliqué
01:19:37nous sur le fond
01:19:37et j'ai commencé
01:19:39à l'évoquer tout à l'heure
01:19:40justement
01:19:40sur la défense
01:19:42des filières
01:19:43de l'apprentissage
01:19:43pour qu'on ait
01:19:44des métiers
01:19:44qui correspondent
01:19:45des jeunes formés
01:19:46aux métiers
01:19:47de demain
01:19:48et qu'on s'adapte
01:19:49à ça
01:19:50mais Marine Le Pen
01:19:51a déjà annoncé
01:19:51des mesures
01:19:52justement
01:19:52de conduire
01:19:55la suppression
01:19:55de la CVEC
01:19:56que paient
01:19:57des étudiants
01:19:58aujourd'hui
01:19:58plus de 100 euros
01:19:59et dont on peut
01:20:00parfois se demander
01:20:01l'utilité
01:20:01même si on compensera
01:20:02mais il y a déjà
01:20:04des annonces
01:20:05Marine Le Pen
01:20:05le fera dans quelques jours
01:20:07attendez
01:20:07monsieur Nicolas
01:20:08je vais vous dire
01:20:09c'est important
01:20:10vous vouliez parler
01:20:11des sujets de fond
01:20:12allons-y
01:20:12vous avez vu
01:20:13ce qui revient en tête
01:20:16dans cette fameuse
01:20:17plateforme de consultation
01:20:18qui a été mise en place
01:20:20ce sont notamment
01:20:21les horaires
01:20:22les plages horaires
01:20:23des journées
01:20:24des étudiants
01:20:25par exemple
01:20:25il y avait un étudiant
01:20:26il y a deux jours
01:20:27qui était avec nous
01:20:28tiré un autre
01:20:28qui disait en fait
01:20:29les journées de 8h à 18h
01:20:30c'est plus possible
01:20:31et je lui disais
01:20:32mais c'est pas la vraie vie
01:20:33de faire ça
01:20:33non pas du tout
01:20:34ça c'est plus possible
01:20:35ça revient en tête
01:20:36vous vous faites quoi
01:20:36là-dessus
01:20:37je vais pas
01:20:38c'est son tour
01:20:39franchement c'est son tour
01:20:40vous vous faites quoi
01:20:41là-dessus
01:20:41je vais pas spoiler
01:20:42entre guillemets
01:20:42les annonces de Marine
01:20:44qui va bientôt annoncer
01:20:45les mesures sur l'éducation
01:20:47mais effectivement
01:20:47se dire qu'il faut
01:20:48des journées plus courtes
01:20:49comme ça peut être réalisé
01:20:51dans d'autres pays
01:20:51et ensuite privilégier
01:20:52le sport
01:20:53la culture
01:20:54sur les horaires
01:20:55qui suivront
01:20:56ça peut faire partie
01:20:57d'axes
01:20:57qui vont permettre
01:20:59de concentrer
01:21:00la journée
01:21:00la journée
01:21:01d'effort
01:21:02et on l'a dit
01:21:02on voudrait revenir
01:21:03sur les suppressions
01:21:04de postes
01:21:05de 9000 sur le secondaire
01:21:06depuis 2017
01:21:07sous Emmanuel Macron
01:21:07pour justement
01:21:08diminuer le nombre
01:21:09d'élèves par classe
01:21:10notamment dans le général
01:21:11parce qu'aujourd'hui
01:21:12j'ai dit revenir
01:21:13j'ai parlé de 9000
01:21:14vous allez entrer
01:21:16dans les milliards
01:21:16d'économies de Marine Le Pen
01:21:17il y a l'embauche
01:21:18de 9000 enseignants
01:21:19mais dans les milliards
01:21:20d'économies de Marine Le Pen
01:21:21il n'y a pas de hausse
01:21:23globale du budget
01:21:23de l'éducation nationale
01:21:26attendez mais je vais vous répondre
01:21:27vous n'allez pas budgéter ça
01:21:28en tout cas
01:21:28je peux vous répondre
01:21:29et après vous répondez
01:21:31vous aussi
01:21:31vous savez si on parle
01:21:32du budget de l'éducation nationale
01:21:33à combien il est le budget
01:21:35de l'éducation nationale
01:21:35M.Cormier ?
01:21:3663,5 milliards
01:21:37si on enlève les retraites
01:21:39évidemment
01:21:39et les lycées agricoles
01:21:40évidemment
01:21:40il était à combien
01:21:4187
01:21:41non mais de quoi
01:21:42bon bref
01:21:43en 2017
01:21:45il était à combien
01:21:47sous Emmanuel Macron
01:21:48il était à 49 milliards
01:21:50il a donc augmenté
01:21:51de près de 30%
01:21:52et ils ont supprimé
01:21:53des postes de prof
01:21:54c'est qu'aujourd'hui
01:21:56l'augmentation du budget
01:21:57de l'éducation nationale
01:21:58même si on enlève
01:21:59les retraites
01:22:00qui a énormément augmenté
01:22:01elle n'a pas servi
01:22:02à mettre des professeurs
01:22:03directement pour transmettre
01:22:04le savoir
01:22:06justement dans les classes
01:22:07et on voit des disparités
01:22:09aujourd'hui
01:22:09entre les classes pro
01:22:10et les classes générales
01:22:11vous parliez des filières pro
01:22:12vous savez qu'il y a 18 élèves
01:22:14par classe en moyenne
01:22:14aujourd'hui sur les filières pro
01:22:16quand on est à 30 en moyenne
01:22:17sur les filières générales
01:22:18ça montre bien aussi
01:22:19qu'on a eu des problèmes
01:22:29parce qu'on en sait
01:22:31Thalys en 2024
01:22:32dans tous les pays de l'OCDE
01:22:33nous a indiqué
01:22:34que dans les collèges français
01:22:35le temps des professeurs
01:22:37à remettre de l'ordre
01:22:38c'est 18%
01:22:39ça fait près de 11 minutes par heure
01:22:424h30 sur une semaine
01:22:44sur les 25 heures de semaine de cours
01:22:46il n'y a pas un seul pays
01:22:48où c'est le cas
01:22:48cette crise de l'autorité
01:22:50justement pour qu'on ait plus de temps
01:22:51et que les profs aient plus de temps
01:22:52pour transmettre du savoir
01:22:53elle est essentielle
01:22:53et cette crise de l'autorité
01:22:55elle entraîne
01:22:55les violences aussi
01:22:56qui parfois il peut y avoir
01:22:57la défiance envers des professeurs
01:22:59qui ont été frappés
01:22:59la défiance envers des professeurs
01:23:01et la défiance envers des policiers
01:23:02aujourd'hui on estime que
01:23:0310% des heures d'enseignement des élèves
01:23:06ne sont pas assurées
01:23:06en raison de l'absence
01:23:07et on ramène ce chiffre
01:23:08à 7,5%
01:23:09parce qu'il y a un moment
01:23:10notamment qui est pris
01:23:10dans ces 10%
01:23:11sur les moments d'examen
01:23:12je ne suis pas du contraire
01:23:13non non mais là
01:23:13je ne suis pas en train
01:23:14de polémiquer avec vous
01:23:15donc c'est quelque chose
01:23:16qui est très très important
01:23:17le manque d'enseignants
01:23:19la bombe qui va exploser
01:23:20cette semaine
01:23:20c'est que les annonces
01:23:21de monsieur Jeffrey
01:23:22qui veut faire croire
01:23:23qu'il y aurait des remplaçants
01:23:24qui vont arriver
01:23:25les gens vont s'apercevoir
01:23:26premièrement je ne crois pas
01:23:27à ces chiffres
01:23:27et deuxièmement
01:23:28ça va être un prof de maths
01:23:29qui va remplacer
01:23:29un prof d'anglais absent
01:23:30c'est-à-dire que des gens
01:23:31qui sont en terminale
01:23:32qui ont besoin d'un prof
01:23:33je vais parler de mathématiques
01:23:34ils n'auront toujours
01:23:35pas de mathématiques
01:23:36mais on leur dira
01:23:37que c'est un prof d'anglais
01:23:37parfois habitant
01:23:38à 150 km
01:23:39c'est ce que nous a raconté
01:23:40le prof que nous avons
01:23:42on va s'apercevoir
01:23:42que la cathédrale
01:23:43comment dirais-je
01:23:44le château de carte
01:23:45d'Étoile Jeffrey
01:23:45va s'effondrer cette semaine
01:23:47et on va s'apercevoir
01:23:48du mensonge
01:23:49ou alors
01:23:49il va aussi proposer
01:23:50aux professeurs
01:23:51ce qu'on appelle
01:23:51dans le cadre du pacte
01:23:52de faire des heures supplémentaires
01:23:54alors que déjà
01:23:54ils sont mal payés
01:23:55mais la seule augmentation
01:23:56de salaire qu'on leur proposait
01:23:57c'est de travailler plus
01:23:58pour éventuellement
01:23:58gagner un peu plus
01:23:59bref ça va tomber dans l'eau
01:24:00on n'y a pas de solution
01:24:02me semble-t-il
01:24:02dans l'éducation nationale
01:24:03qui ne passe pas par le fait
01:24:05qu'il va falloir
01:24:05réouvrir des postes au concours
01:24:07embaucher des enseignants
01:24:08revenir sur la saignée
01:24:09qu'a subie l'éducation nationale
01:24:11notamment de suppression
01:24:12de près de 10 000 postes d'enseignants
01:24:14depuis qu'Emmanuel Macron
01:24:14est en situation
01:24:15et nous avons aujourd'hui
01:24:16au lycée
01:24:17l'école primaire
01:24:18on voit le problème démographique
01:24:20mais au collège
01:24:21et au lycée
01:24:21des classes
01:24:22moi je suis député
01:24:23de Seine-Saint-Denis
01:24:24à 34-35 élèves
01:24:25en terminale
01:24:26il y a trop
01:24:27c'est un problème
01:24:28que les jeunes
01:24:29à juste raison posent
01:24:30alors on peut discuter
01:24:31que la jeunesse
01:24:32elle a évolué
01:24:32qu'elle est
01:24:33c'est plus la même jeunesse
01:24:35il n'y a plus de
01:24:35votre histoire d'autorité
01:24:37oui les jeunes
01:24:37ils ont
01:24:38mais fondamentalement
01:24:39aujourd'hui
01:24:40il est vrai
01:24:40que les réductions
01:24:41budgétaires
01:24:42qu'on a fait sur l'école
01:24:43je vais reprendre
01:24:43la formulation
01:24:44de Raphaël Glucksmann
01:24:44ont abîmé l'école publique
01:24:46et vous
01:24:47le rassemblement national
01:24:48pour le coup
01:24:48parce que je suis
01:24:49en commission éducation
01:24:50j'ai vos collègues
01:24:50en face de moi
01:24:51vous ne proposez pas
01:24:52de création
01:24:53de postes
01:24:54c'est pas vrai
01:24:54vous me l'avez dit
01:24:55vos représentants
01:24:56et vous pensez
01:24:57que c'est par des solutions
01:24:58comme vous le dites
01:24:58de diriger la jeunesse
01:25:00vers l'enseignement professionnel
01:25:01je rappelle que l'enseignement professionnel
01:25:02en raison
01:25:03notamment des politiques menées
01:25:04a perdu un sur un bac
01:25:06qui était fait en 3 ans
01:25:06aujourd'hui
01:25:07il s'est ramené à un an et demi
01:25:08quasiment
01:25:09la formation générale
01:25:10des membres de lycées professionnels
01:25:11a diminué
01:25:12pour faire des économies budgétaires
01:25:13donc on a abîmé
01:25:14les diplômes professionnels
01:25:15une phrase
01:25:17je vais rappeler
01:25:19et après monsieur Belaporte
01:25:21pour conclure
01:25:21la France Insoumise
01:25:22par exemple
01:25:23parce que la France Insoumise
01:25:24détourne
01:25:25les préoccupations
01:25:26des lycéens
01:25:27en ayant d'autres slogans
01:25:27mais si on va vraiment
01:25:28sur le fond
01:25:30vraiment 30 secondes
01:25:31une phrase
01:25:32c'est fini
01:25:32c'est moi qui décide
01:25:3430 secondes
01:25:35je rappelle
01:25:36que les lycées
01:25:37dépendent des régions
01:25:37je rappelle que
01:25:385 régions métropolitaines
01:25:39sont tenues par la gauche
01:25:40avec des élus
01:25:41de la France Insoumise
01:25:41à chaque fois
01:25:42mais des élus
01:25:42PS, ELV
01:25:43si on prend l'Outre-mer
01:25:45c'est 8 régions
01:25:45je rappelle que
01:25:47mais si vous baissez
01:25:48les dotations
01:25:49pour les régions
01:25:49Macron il les arnaque
01:25:50ce sont des choix politiques
01:25:51des régions
01:25:52donc si vous ne pouvez pas dire
01:25:53il n'y a pas assez de moyens
01:25:54aujourd'hui
01:25:55dans la rénovation des lycées
01:25:56et dire qu'il n'y a pas
01:25:57une responsabilité
01:25:58des conseils régionaux
01:25:59dont vous avez
01:26:00la responsabilité
01:26:01je suis désolé
01:26:03mais moi je suis élu à Tours
01:26:05il y a énormément de casse
01:26:06à Tours et Orléans
01:26:07c'est une région
01:26:08qui est tenue par la gauche
01:26:09et en ville
01:26:09Monsieur Delaporte
01:26:11vous avez dépassé
01:26:12les 30 secondes
01:26:13monsieur Nicol
01:26:13j'aurais aimé montrer
01:26:14que la gauche
01:26:15non mais c'est ça
01:26:16le RN
01:26:16ils ne savent pas tenir
01:26:17leur promesse
01:26:17moi je vais vous dire
01:26:18une chose
01:26:18parce que moi
01:26:19je n'ai pas dit
01:26:20un seul mot
01:26:20sur ce qu'on propose
01:26:21vous avez juste dit
01:26:22on n'a pas entendu
01:26:22ce que disait Raphaël Gluck
01:26:23sur l'éducation
01:26:24moi je peux vous dire
01:26:24que ce qu'on propose
01:26:25de façon constante
01:26:26depuis notamment
01:26:26la campagne des européennes
01:26:27c'est un plan massif
01:26:29de restructuration
01:26:30des bâtiments scolaires
01:26:31avec une rénovation thermique
01:26:32des bâtiments
01:26:33on n'a pas attendu
01:26:34la canicule de cet été
01:26:35pour dire qu'il faisait chaud
01:26:36en été
01:26:36froid en hiver
01:26:37c'est ce que disent
01:26:38on a aussi un sujet particulier
01:26:42qui est évidemment
01:26:42le fait de viser
01:26:44laissez moi juste de finir
01:26:45non c'est terminé
01:26:47on va écouter une nouvelle réaction
01:26:54mais non mais
01:26:56s'il vous plaît
Commentaires

Recommandations