00:00J'ajoute ces mots de Jérôme Fourquet qui dit
00:01« La question du profil des émeutiers au regard de leurs origines est un sujet sensible et instrumentalisé politiquement.
00:07Les individus déférés après les événements du 17 octobre ne sont sans doute pas parfaitement représentatifs de la foule émeutière
00:14car comme disent à demi-mot les spécialistes du maintien de l'ordre, on n'attrape souvent que ceux qui
00:18courent le moins vite. »
00:20Je trouve que c'est important de conclure ce sujet-là en tout cas avec ces mots de Jérôme Fourquet.
00:26Dernier mot sur Edouard Philippe, le fait qu'ils disent ce soir Thierry ou Guillaume
00:30« Pas de primaire de la droite et du centre », on se met d'accord au mois de février
00:34mais ça ne passe pas par une primaire.
00:36Est-ce que ça ouvre un boulevard pour Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen en vue d'un second
00:40tour ?
00:41Je pense que ce qui ouvre un boulevard à Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen,
00:46ce n'est pas l'absence de procédure interne à un bloc qualifié de bloc central.
00:50C'est juste la difficulté, pour ne pas dire l'incapacité, de chacun des candidats à susciter un élan positif.
00:57Lorsqu'Edouard Philippe...
00:58Plus que le fait de départager.
01:00Oui, je pense que ce serait une illusion de croire que sous prétexte qu'il y ait une candidature unique,
01:08les électeurs diraient « C'est bon, on va voter pour lui ».
01:10A ma connaissance, dans l'histoire récente des présidentielles, il y a un seul cas
01:14où un candidat désigné par un parti a dit « Allez, je me retire pour permettre une dynamique de mon
01:20camp ».
01:21C'est lorsque Yannick Jadot s'est retiré au profit de Benoît Hamon.
01:25Je n'ai pas le souvenir que c'est aider Benoît Hamon à remporter cette collection présidentielle.
01:30Il y a quand même une forme de paradoxe à dire qu'il ne faut pas de primaire parce que
01:34ça va diviser,
01:36alors que le maintien de candidatures multiples, lui, ne serait pas un facteur de division.
01:41Ça, c'est quand même un raisonnement qui, quelque part, est un peu étrange.
01:45Ensuite, ce qu'il peut interroger aussi, c'est le calendrier.
01:48Février, c'est très tard.
01:50Et pourquoi février ?
01:51Je n'ai pas la réponse, je ne comprends pas ce choix.
01:55Il y a quelque chose qui nous échappe, Thierry.
01:57Parce qu'il est évident que ce qu'Edouard Philippe, comme tous les autres candidats de ce bloc central,
02:04a parfaitement compris, c'est que s'ils restent tous en lice, ils vont perdre.
02:07Et s'ils décident de se départager de manière brutale, désordonnée et trop tardive, ils vont perdre.
02:15Donc, on peut contester la primaire, mais il faut qu'il y ait un processus, quel qu'il soit, à
02:20un moment donné,
02:21pour qu'émerge de ce bloc une candidature unique si ce bloc veut être représenté au deuxième tour de l
02:26'élection présidentielle.
02:26– C'est Robert Ménard qui disait tout à l'heure, ils sont suicidaires en fait, de continuer à fonctionner
02:32comme ça.
02:32– Oui, alors…
02:33– Vous, ça vous fait sourire, ça ne vous inquiète pas plus que ça.
02:36– Non, je vais vous dire, ce qui est surprenant, c'est qu'Edouard Philippe met en février le curseur,
02:42puisque son intérêt personnel, c'est de le faire plus tôt.
02:46Et donc, on a l'impression, est-ce que c'est qu'il a vraiment envie d'y aller à
02:48la fin ?
02:49Ça interroge en tout cas.
02:50Alors, en mettant ce curseur en février.
02:52– Il doit y avoir quelque chose qui nous échappe.
02:53– Moi, je vous donne une analyse, je peux me tromper.
02:56Mon analyse, c'est que quand vous êtes, vous, vous auriez intérêt, je suis Edouard Philippe,
03:01Attal est en train de décrocher, pardon, je me dis que c'est maintenant qu'il faut qu'on me
03:06désigne
03:06comme le candidat du bloc central.
03:08En mettant en février, je trouve qu'il se tire un peu une balle dans le pied.
03:11Et puis après, je vais jouer contre moi-même, c'est pour ça que je souriais,
03:15l'État, on peut sourire, je joue contre moi-même.
03:19Notre question, ce n'est pas de trouver le plus mauvais candidat,
03:22c'est qu'on n'a plus beaucoup d'électeurs.
03:24C'est-à-dire, il faut être honnête, c'est-à-dire que,
03:28moi je pense que le début du quinquennat était un très bon quinquennat.
03:32Je veux dire, ça…
03:33– Le premier ou le second ?
03:34– Le premier quinquennat.
03:36Le premier quinquennat.
03:36Moi, vous savez que j'ai été failli de virer de mon propre parti
03:40parce que j'ai dit que Macron était dingue avec la dissolution,
03:42donc j'assume tout ce que j'ai dit sur le président.
03:46Mais je pense que cette première partie était bonne et après, ça dévise.
03:51Mais notre vraie difficulté, c'est évidemment d'avoir un seul candidat,
03:55parce que là, sinon c'est mort, mais c'est de retrouver les électeurs.
03:59Retrouver les électeurs, c'est ça l'enjeu.
04:01Et pour retrouver les électeurs, il faudrait être courageux.
04:03– Merci, merci à tous les cinq.
04:05– Sous-titrage ST' 501