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Le journaliste Erik Tegnér parle d’une séance de dédicaces de Sarah Knafo qui a été annulée : «La Bretagne est un bastion des antifas».

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00:00Eric Tegner. Moi ce que je tiens à souligner c'est que je me souviens de la marche et de
00:05la manifestation pour Lola.
00:07Elle avait été totalement diabolisée. Et ça rejoint notamment ce que je vous disais tout à l'heure.
00:11Dès que la droite organise des manifestations, ils sont nazifiés.
00:15D'une certaine façon, le maire de Trattes, elle y rabait. Pourquoi elle tient tous ces propos qui selon moi
00:18en effet sont indignes ?
00:20Parce qu'ils ont été tenus notamment par le bloc central, par Emmanuel Macron aussi,
00:24qui pendant l'entre-tour de chaque élection présidentielle, donnait finalement l'impression qu'en face avec Marine Le Pen,
00:30il avait la France de Vichy qui arrivait. C'est-à-dire qu'il pouvait par exemple se rendre à
00:33Oradour-sur-Glane
00:34tentant de faire croire finalement que Marine Le Pen c'était le retour finalement de ses années de collaboration.
00:40Ça c'est le premier point. Le deuxième, c'est que j'ai entendu notamment dans ce meeting des gens
00:45dire
00:45alors qu'Al-Irabet parlait de Marine Le Pen et Jordan Bardella, c'est eux les terroristes.
00:50Que n'a-t-on pas entendu en 2022 ? Lorsqu'Éric Zemmour, rappelez-vous Elliot, faisait un meeting au
00:56Trocadéro
00:56et qu'on a entendu dans la foule « Macron assassin ». Ah bah toute la presse en a parlé.
01:01On ne pouvait pas dire avoir trois personnes qui disaient « Macron assassin ».
01:04Mais aujourd'hui, on a le droit d'avoir des personnes, lors de cet hommage,
01:08qui vont dire « c'est eux les terroristes » en désignant Marine Le Pen et Jordan Bardella
01:11et c'est quelque chose d'indigne. Et moi je vais vous dire, en faisant, évidemment,
01:15en prenant toute la prudence qui est nécessaire dans ce genre de moment,
01:18je pense qu'aujourd'hui, Ali Rabet, le maire de Trappes, a une logique de banalisation
01:22de ce que certains experts qualifient d'islamisme.
01:25Pour lui, il va considérer finalement que l'islamisme, eh bien ça n'existe pas aujourd'hui dans le pays.
01:31Quand je vois qu'il est capable d'avoir derrière lui Elias Dimsalen, qui est fiché,
01:35est-ce qu'il est un antisémite notoire, qui a été recondamné en appel cette semaine derrière lui
01:39lors d'une conférence de presse, c'est un problème. Lorsque je vois des spécialistes,
01:43des politologues comme Bernard Rougier, qui dès 2021, devant une audition parlementaire,
01:48expliquait déjà qu'Ali Rabet pouvait par exemple faire du clientélisme communautaire.
01:53Haute-Man-Nassrou également, qui n'est pas connu pour être un radical,
01:56qui était candidat à Trappes en 2020 aux élections municipales pour les Républicains,
02:01considérait également la même chose. Donc on a un vrai problème aujourd'hui.
02:04Et moi j'ai trouvé passionnant ce matin notamment un papier de Charlotte Dornelas dans le JDD,
02:08qui tendait finalement à dire « Mais pourquoi est-ce qu'on nous explique que critiquer Trappes,
02:12ça serait tout de suite finalement être responsable de cet attentat ? »
02:15Et je vais vous reprendre quelques éléments très rapidement qu'elle a repris.
02:17Elle a rappelé un journal de l'UMA en 2003, « À Trappes, l'islamisme tisse sa toile ».
02:22C'était un article, il y a plus de 20 ans.
02:24Ensuite France 2, « Envoyé spécial, Trappes à l'heure de la prière ». C'était le titre.
02:28On s'est retrouvé également avec l'inspecteur général Jean-Pierre Aubin, qui est très reconnu,
02:32qui parlait de communautarisme islamique. En 2004, dans la ville de Trappes, en 2016,
02:37M6, avec enquête exclusive, titre « Trappes, bastion français du djihadisme ».
02:42On a vu Paris Match, qui a fait des reportages pour expliquer le nombre considérable,
02:45plusieurs dizaines d'individus qui partaient de Trappes pour rejoindre la Syrie.
02:49Et on a même vu des journalistes du Monde, Raphaël Baquet et Ariane Chemin,
02:52qui ont écrit un livre sur Trappes qui s'appelle « La communauté ».
02:55Et aujourd'hui, Ali Rabé, il tente finalement, en essayant d'expliquer que tous ceux qui critiquent cela à Trappes
03:01sont responsables de cet attentat terroriste, de faire en sorte qu'on ne puisse plus en parler.
03:05Et ça, c'est extrêmement grave, parce qu'aujourd'hui, il y a des problèmes de racisme
03:09avec cet attentat raciste ignoble, mais on a encore un problème très important d'islamisme dans ce pays.
03:14Alors, il y a deux choses différentes, si vous me permettez.
03:17Le maire de Trappes est un militant politique.
03:20Le maire de Trappes, il appartient au groupe de Benoît Hamon, qui s'appelle « Génération ».
03:25Voilà.
03:26Qui va d'ailleurs, dans les jours à venir, certainement soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon
03:30contre vraisemblablement quelques postes ici ou là.
03:34Il ne vous a pas échappé que Benoît Hamon avait scissionné du Parti Socialiste,
03:38avait monté son propre groupe après un échec retentissant à la présidentielle.
03:42C'est lui qui a déclenché le déclin du Parti Socialiste avec ses 6%.
03:46Je peux vous dire que je ne suis pas copain idéologique avec Benoît Hamon,
03:49et même pas sur le plan personnel, parce que moi je l'appelle le Attila de la gauche.
03:52Parce que partout où il passe, il ne reste rien.
03:55Notamment dans les organisations syndicales étudiantes, lycéennes, etc.
03:57Et vous avez raison, le maire de Trappes, d'après moi, n'a pas fait ce qu'il a fait,
04:03ce qu'aurait fait par exemple le maire de Saint-Ouen.
04:05Différent.
04:06Parce que le maire de Saint-Ouen, il n'aurait pas fait ça.
04:08Un maire de la gauche républicaine, il aurait tendu la main,
04:10il aurait dit on doit tous se rassembler,
04:12et il n'aurait pas fait, on n'aurait pas surpolitiser,
04:14ou en profiter pour faire un meeting politique,
04:16surtout au moment où c'est un hommage.
04:18Après il y a un combat politique à mener contre le Rassemblement National,
04:21mais vous savez, ça fait partie justement de ce que je vous ai évoqué tout à l'heure,
04:26cette régression intellectuelle.
04:27Parce qu'il y a toute une partie de la gauche aujourd'hui,
04:29qui n'ayant pas été capable d'analyser les évolutions de la société,
04:33n'ayant pas été capable d'être ferme sur les problèmes d'insécurité,
04:35n'ayant pas été capable de comprendre comment devaient être traités
04:37les problèmes migratoires et comment il fallait notamment reprendre la position de quotas,
04:41est aujourd'hui dans une fuite en avant,
04:43qui est une fuite en avant de l'interdit et de la radicalité verbale.
04:46Et ça c'est un échec terrible,
04:47parce que cette gauche-là, je sais qu'elle est le meilleur allié
04:49du Rassemblement National à l'arrivée.
04:51Je voudrais qu'on avance, il est 19h45,
04:55on poursuit notre face à face entre Éric Tegner
04:59et le baron noir, Julien Drey.
05:01Le livre, il est pour lui.
05:02Non, non, il n'est pas pour vous, il est pour lui.
05:04État de violence.
05:04Mais il est pour lui.
05:05Ah, vous faites des cadeaux ?
05:06Oui, oui, c'est à lui que j'ai...
05:08Ah, il attendait cette attention.
05:09Je vous le disais une fois que je l'aurais lu.
05:10C'est une technique trotskiste qu'il a déjà utilisée.
05:15Moi, c'était des chocolats un jour.
05:16Il m'a apporté, vous, c'est un livre.
05:18Signe qu'il a compris que j'avais quelques préférences.
05:23Merci.
05:24Bon, on avance.
05:24C'est pas une technique trotskiste, ça s'appelle la générosité.
05:27Oui, comme quoi.
05:28Effectivement, même les trotskistes n'étaient pas généreux.
05:30Mais en revanche, Julien Drey.
05:31Allez, allez, allez.
05:32On avance.
05:33Il est 19h45.
05:34Je voudrais qu'on parle de Sarah Knafo.
05:36Pourquoi Sarah Knafo ?
05:38Parce que...
05:38Et d'ailleurs, on pourrait parler de l'échange que vous avez eu avec elle sur les réseaux sociaux.
05:42Oui, on va changer.
05:43Mais avant cela, c'est un témoignage plus qu'un débat.
05:47Éric Tegner, ce samedi, vous deviez, dans votre brasserie en Bretagne, Carfave,
05:54inviter la députée européenne pour la signature de son livre.
05:57Et vous avez été contraint d'annuler cette signature.
06:02Le casse du siècle, c'est 300 000 livres.
06:05316 000.
06:06316 000 livres vendus.
06:08C'est un casse chez les éditeurs aussi.
06:09Mais c'est extraordinaire.
06:10C'est un casse chez les éditeurs aussi.
06:25Mais j'ai dû annuler tout simplement parce qu'il y avait des menaces de pillage et des menaces d
06:30'attaque,
06:30non seulement de ma brasserie, mais des commerces tout autour.
06:32Pourquoi ?
06:33Parce que pour rappeler l'histoire, on a une députée LFI qui s'appelle Muriel Lévraud,
06:37qui mobilise une manifestation.
06:39Sur le papier, on pourrait se dire, tiens, elle a le droit de le faire, c'est son combat politique.
06:43Sauf que, un, elle ne dépose pas la manifestation.
06:45On en parlait tout à l'heure.
06:46La gauche se permet absolument tout, y compris mener des manifestations illégales.
06:51On avait près de 2 000 manifestants d'ultra-gauche qui devaient être mobilisés hier
06:55dans un village, Eliott, de 1 500 habitants, avec des antifas
06:59et avec également des casseurs qui devaient venir de Brest et de toute la Bretagne.
07:04Donc, on se retrouvait avec des appels de la part de collectifs à faire du pillage.
07:08Et en effet, moi, j'avais travaillé pendant plusieurs jours avec la préfecture, la gendarmerie.
07:12Il devait y avoir plus de 300 forces de gendarmes immobilisés, des drones, du brouillage,
07:17des unités sur les toits des commerçants et de la boucherie voisine.
07:21Et on a malgré tout été obligé, finalement, d'annuler parce que sinon, finalement,
07:24la zone commerciale où on est serait partie en feu.
07:27Et ça, c'est un énorme problème. Pourquoi ?
07:30Parce qu'en fait, on est sur un cas de figure où les antifas, ils sont très forts dans certains
07:34endroits.
07:35Et dans le cas de la Bretagne, c'est un véritable bastion.
07:38C'est-à-dire qu'on a une interdiction, finalement, lorsque vous avez des commerces privés.
07:42De faire des séances de dédicaces avec une personnalité qui rencontre un succès politique,
07:46populaire, pardonnez-moi.
07:47Mais on a le droit, par exemple, dans le même temps, d'avoir à Saint-Malo ce week-end,
07:51vous savez, il y a la route du Rhum, ils sont partis, je leur souhaite bon courage, à 13h.
07:54Il y avait un concert, notamment, d'un groupe qui s'appelle les Ramoneurs du Ménhir.
07:58Et qu'est-ce qu'ils ont dit lors de ce concert ?
08:00Ils ont dit que la police nationale était nazie.
08:02Ils ont traité les policiers d'assassins.
08:05Donc ça, c'est un deux poids, deux mesures qui est toujours très insupportable.
08:08C'est-à-dire que, dès que vous êtes de droite, vous avez le droit de rien faire.
08:11Vous vous retrouvez avec des menaces de pillage, avec de la casse,
08:14avec des députés qui se croient absolument tout permis.
08:17En revanche, dans la culture populaire, on a le droit de dire que les policiers sont des assassins
08:21et que, finalement, la police nationale est nazie.
08:23Et ça, je trouve que c'est un problème démocratique.
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