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- #faceaface
Eliot Deval reçoit deux éditorialistes aux idées diamétralement opposées, dans #FaceaFace
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00:0019h02 sur Seigneuse, on poursuit notre grande soirée politique du dimanche avec un face-à-face inédit.
00:09Le chevalier blanc Golnadel a déserté, mais il n'a pas déserté Twitter et on l'embrasse.
00:14J'ai tweeté, le baron noir Julien Drey croisera le fer avec Eric Tegner, rendez-vous à 19h.
00:20Et regardez ce qu'a écrit Gilles-William Golnadel.
00:23À peine le chevalier blanc Garoyance, Terre Sainte, avait le deux tournées, que Duval, le félon, l'accusé de déserté,
00:32lasse pour lui son collaborateur Elon Musk l'avertissait de la ville calomnie,
00:36notre humble héros a donc ordonné à son lieutenant Eric Latègne de liquider définitivement le baron noir sans autre forme
00:46de procès.
00:48Liquider définitivement le baron noir ? Mais c'est un odieux personnage.
00:52Il a bien fait d'être loin de ce plateau.
00:55Bonsoir d'abord.
00:56Bonsoir le baron noir.
00:58Bonsoir Eric Tegner.
01:00Bonsoir Ayotte.
01:01Merci de l'invitation.
01:02Si j'étais Ségolène Roya, je vous dirais liquidé.
01:03C'est méchant, c'est terrible.
01:05Mais oui, c'est-à-dire liquidé.
01:07Effectivement, Ségolène Roya...
01:09C'est pire qu'à battre.
01:11Mais je suis très inquiet.
01:13Aba le voile, c'était très drôle, vous avez raison.
01:16Julien Drey.
01:17Messieurs, bonjour, ravis de vous retrouver pour ce face-à-face inédit, je le disais.
01:21C'est effectivement William Golnadel qu'on retrouvera la semaine prochaine.
01:26Et merci d'être avec nous, cher Eric Tegner.
01:29Vous avez vécu un week-end compliqué.
01:32Et vous allez nous expliquer ce qui s'est passé où la censure a frappé du côté de la Bretagne.
01:36Intimidation, violence et censure.
01:39Et on vous retrouvera à 22h avec un certain Gauthier Le Brette pour 100% politique.
01:45Le nouveau rendez-vous du dimanche de 22h à minuit.
01:49Messieurs, commençons avec la mobilisation du 31 octobre qui, comme la semaine dernière,
01:56comme la semaine d'avant, a été le théâtre de violence à des degrés moindres, mais quand même.
02:02Et je vais vous montrer une image.
02:04Alors, on aurait pu commencer avec l'image du jour, du week-end, qui est donc ce gendarme visé par
02:10un cocktail Molotov.
02:11Mais j'avais envie de commencer par une image qui n'a pas été traitée par les médias.
02:14Pourquoi cette image n'est pas relayée ?
02:16Pourquoi elle ne provoque pas la même indignation ?
02:19Pourquoi un drapeau israélien et un drapeau américain est brûlé à Lyon ?
02:25Regardez cette séquence.
02:28C'est un drapeau américain est brûlé à Lyon.
02:55Et sous les ouras Julien Drey, le drapeau américain et le drapeau israélien est brûlé.
03:02Moi, j'avais vu ça dans les rues de Téhéran.
03:04Je n'avais pas vu ça dans les rues de Lyon.
03:06Et le maire Grégory Doucet, je ne suis pas sûr qu'il ait réagi.
03:09Du moins, hier, il ne l'avait pas fait.
03:10Je vais regarder.
03:12Mais je vous apprends cette information.
03:13Vous me l'apprenez, je viens de la voir.
03:15Je n'ai pas vu sur les réseaux sociaux non plus.
03:17Ah, sur les réseaux sociaux, si, elle y était.
03:19Mais ça dit quelque chose.
03:20Le problème, c'est qu'on ne peut pas être 24 heures sur 24 sur les réseaux sociaux.
03:22Pourquoi on brûle aujourd'hui des drapeaux comme celui-ci ?
03:25Ça vous étonne ?
03:26Je ne vois pas le rapport, oui.
03:28Ah, vous ne voyez pas le rapport, c'est autre chose.
03:29Après, ça fait partie du climat dans lequel on est,
03:31de la radicalisation qui s'est installée et qui mélange tout, et tous les combats.
03:37Et malheureusement, des confusions qui sont aussi installées dans la tête d'une partie de la jeunesse de ce pays.
03:43Comme d'ailleurs, pas que de ce pays.
03:45Parce que nous n'avons pas le monopole de ce délire.
03:49Éric Tegner, cette image, je le disais, elle a été massivement reléguée sur les réseaux sociaux,
03:53mais les médias n'en ont pas parlé.
03:55Les grands médias, elle est passée complètement.
03:57On a beaucoup parlé, à juste titre, de racisme cette semaine, du danger du racisme.
04:03L'antisémitisme, ou l'antisionisme, ou l'anti-américanisme,
04:06parce que là, on pourrait se draper sous l'anti-américanisme et l'anti-sionisme,
04:10en brûlant le drapeau israélien.
04:13Israélien, ça dit quoi de l'état de notre société ?
04:15Déjà, les médias, aujourd'hui, ils cèdent.
04:17Ils cèdent à la peur, ils cèdent aux invectives.
04:19D'une certaine façon, depuis ce terrible attentat terroriste raciste à Trappes,
04:24les médias, qui sont accusés, tout type de médias, y compris BFM TV ou le service public,
04:29veulent donner des gages.
04:31Et donc, on ne va pas parler, évidemment, de ces sujets.
04:33Alors qu'on l'a vu, encore une fois, ce week-end,
04:35qu'on est à la fois sur une convergence des luttes,
04:37mais également une convergence des brutes.
04:39C'est-à-dire qu'on se retrouve avec des gens
04:41qui, finalement, sont très opposés sur un certain nombre de causes,
04:44qui vont prétendre défendre les causes dites LGBT,
04:46qui vont prétendre lutter contre le Rassemblement national qui sera antisémite,
04:50alors que ce sont les mêmes qui ont tout simplement abandonné les homosexuels dans les quartiers,
04:54qui vivent une véritable homophobie,
04:56qui ont abandonné les ouvriers,
04:57alors qu'ils prétendent en ce moment tout simplement aller défendre cette cause sociale,
05:01et qui, enfin, ont abandonné les Juifs de France.
05:04Et aujourd'hui, ils se retrouvent finalement dans la rue,
05:06à violenter, à casser.
05:08Et évidemment, aujourd'hui, quelque chose qui, d'une certaine façon,
05:11les rassemble toutes, c'est, d'une certaine façon, un antisionisme,
05:15et qui se rapproche très clairement aujourd'hui d'un antisémitisme.
05:20Confondons pas tout.
05:21Je veux dire, aujourd'hui, vous avez un problème qui est posé
05:24avec un certain nombre de groupes d'ultra-gauche insurrectionnels,
05:27qui sont en train, malheureusement, effectivement,
05:30de faire régner un terrorisme, à la fois intellectuel, c'est vrai,
05:33et en même temps un terrorisme physique dans les manifestations.
05:36Le problème, c'est que la fermeté du pouvoir ne s'exerce pas, d'après moi,
05:40comme il le faudrait.
05:41Je comprends pas qu'un certain nombre de groupescules très identifiés,
05:44très connus, et encore, je dirais, soit...
05:47Je dirais, comment on dit...
05:51– Et pignon sur rue.
05:52– Voilà, et pignon sur rue.
05:52– La possibilité d'aller sur le terrain en permanent.
05:54– Voilà, et deuxièmement, il faut aussi que la gauche soit capable
05:59de dresser un rempart total avec ces groupes
06:02qui n'ont rien à voir avec un quelconque combat social.
06:05Je veux dire, et d'ailleurs, c'est pour ça que je vais me permettre cette remarque.
06:11Je pense qu'un certain nombre de responsables politiques de gauche,
06:14je les observe sur les plateaux télé,
06:16et quand ils sont interpellés, ils font toujours la même erreur.
06:19On leur dit, est-ce que vous condamnez les violences ?
06:20Ils commencent par dire oui, parce qu'ils peuvent pas.
06:22Et puis tout de suite après, ils sont en train d'essayer de...
06:26Je dirais, d'essayer de...
06:27Ils ont honte de leur propre condamnation.
06:30– Ils rajoutent un mais à la condamnation.
06:31– Voilà, c'est un oui mais.
06:32– Ils se contorsionnent.
06:32– Non mais, voilà.
06:33– Pardonnez-moi, j'ai vu des responsables politiques condamnés,
06:35ce qui s'est passé ce week-end.
06:37Il y en a aussi beaucoup qui n'ont pas condamné.
06:39Et notamment, à gauche, de l'échiquier politique.
06:42Je peux vous faire la liste.
06:44– Non, mais à gauche, j'allais toujours faire la même liste,
06:45on la connaît, c'est la France Insoumise.
06:47– Ah non, non, non !
06:47Moi, je parle d'Olivier Faure, je parle de François Hollande.
06:51Emmanuel Grégoire, le maire de Paris,
06:52a attendu 18 heures d'être invité de BFM TV
06:56pour condamner la violence contre le gendarme.
06:59– Bon, écoutez, j'ai pas...
07:00– Moi, j'ai surveillé, j'ai bossé.
07:02– D'accord, mais vous surveillez François Hollande 24 heures sur 24, c'est bien.
07:05– Évidemment, c'est le prochain candidat.
07:06– Vous avez raison, parce que c'est un personnage qu'il faut surveiller,
07:09non pas de manière négative, mais de manière positive.
07:12Voilà, alors, concernant les violents,
07:13on peut lui faire des tas de procès à François Hollande,
07:14ne pas lui dire qu'il est complice des casseurs.
07:16– Je n'ai jamais dit ça.
07:17– Bon, donc, d'accord.
07:18– Éric Tegner.
07:19– Moi, je pense que Julien Drey est encore un grand naïf,
07:22c'est-à-dire qu'il veut, d'une certaine façon,
07:23il aimerait qu'on ressuscite une certaine gauche
07:26qui serait en total, finalement,
07:28qui serait totalement hermétique avec ses groupuscules d'ultra-gauche.
07:30Pardonnez-moi quelques exemples.
07:32Je pense notamment aux groupuscules de la jeune garde,
07:34qui pourtant est très identifiée.
07:36Il y a certains de leurs membres
07:37qui ont assassiné, notamment, le jeune Quentin de Ranque.
07:40Eh bien, il y avait chez eux des collaborateurs
07:43qui étaient les collaborateurs de Raphaël Arnaud
07:45qui, aujourd'hui, est accueilli en grande pompe
07:47à l'Assemblée nationale.
07:48C'est le premier exemple.
07:49Le deuxième exemple, c'est la dissolution d'urgence palestine.
07:52Voilà.
07:53Un groupuscule également qui, d'une certaine façon,
07:55véhicule toutes ces logiques antisémites
07:58avec un homme, Eliasdine Salen,
07:59qui est appelé à une intifada dans les rues de Paris.
08:01Eh bien, on l'a vu à nouveau derrière le maire de Trappes,
08:04Ali Rabet, lors de la première conférence de presse,
08:06il y a près d'une semaine.
08:08Ça, c'est le deuxième exemple.
08:09Le troisième exemple, les soulèvements de la Terre.
08:11Un autre groupuscule qui se prétend écologiste
08:13mais qui adopte des méthodes proches d'une forme de terrorisme.
08:16On sait, par exemple, que le principal suspect
08:20dans l'incendie de la mairie de Limoges
08:23avait pu participer, notamment, à des actions
08:25des soulèvements de la Terre.
08:26Et qui soutient, aujourd'hui, les soulèvements de la Terre ?
08:28C'est Marine Thondelier.
08:30Et un quatrième exemple, on a pu voir sur les réseaux sociaux
08:32durant le week-end, Marie Mesmer,
08:34qui est une députée LFI, notamment, de Rennes.
08:37La Bretagne, c'est une terre qui met chère.
08:38Eh bien, elle était avec, sur les photos,
08:41avec des individus qui ressemblaient à des Black Blocs,
08:44très clairement.
08:44C'est-à-dire qu'ils étaient totalement masqués.
08:47Et l'un d'eux, apparemment,
08:48était un conseiller municipal avec Marie Mesmer à Rennes.
08:51C'est-à-dire qu'on la voit, cette convergence.
08:53La même qu'on a vue, par exemple,
08:54avec l'élu de Grenoble, Alan Brenon,
08:57le week-end d'avant, il y a près d'une dizaine de jours,
08:59où il était en train de prendre des photos
09:01avec un drapeau palestinien,
09:02aux côtés de Black Blocs.
09:04Un individu qui a reçu le soutien, par exemple,
09:06de la femme, de la sœur de M. Ruffin,
09:08aux dernières élections municipales.
09:10Pardonnez-moi, en fait.
09:11Aujourd'hui, tous les individus violents
09:12sont les collaborateurs parlementaires des députés,
09:15sont leurs élus, sont leur soutien.
09:17Non, je ne vais pas vous pardonner.
09:18C'est assez certain.
09:19Vous ne mettez pas dans la vie.
09:21Alors, désolé, mais où est ma naïveté ?
09:24J'ai commencé par vous dire qu'il fallait dénoncer,
09:27sans avoir la moindre concession intellectuelle,
09:31je dirais même complaisance,
09:33à l'égard de ces gens-là.
09:35Où est ma naïveté ?
09:36Alors après, vous parlez toujours des mêmes.
09:37Oui, c'est pour ça que je vous dis,
09:39il y a aujourd'hui une rupture totale qu'il faut assumer,
09:42mais Eliott, vous, peut-être pas,
09:44parce que je pense que vous avez mieux à faire
09:45que me regarder le dimanche soir et vous avez raison,
09:47mais Eliott le sait,
09:50je milite depuis des mois et même quelques années
09:52pour que la rupture soit totale avec ces groupes
09:55et qu'il n'y ait aucune illusion possible.
09:57Alors, les noms que vous me citez
09:58renvoient tous au courant de la gauche, d'après moi,
10:01qui fait une énorme erreur
10:02et qui va le payer très cher dans les mois et les années à venir
10:06par cette complicité indirecte ou directe,
10:09j'en sais rien.
10:10Pour certains, c'est direct, pour d'autres, c'est indirect.
10:12Voilà, on n'a rien à voir avec ces gens-là.
10:14Moi, en tous les cas, je n'ai rien à voir.
10:16Et la gauche auxquelles vous faites référence,
10:18notamment celle de François Hollande,
10:19je vous rappelle qu'au moment de la loi travail,
10:22ils n'ont pas ménagé leur violence à notre égard.
10:25C'est la fameuse loi El Khomri qui a eu un point de bascule en 2016
10:29où on a vu...
10:30C'est un premier point.
10:31Il y en avait d'autres.
10:31Oui, mais c'est quand même un point de bascule lorsque les Black Blocs ont investi les rues de Paris
10:37et ont effectivement violenté des forces de l'ordre
10:40et on attendait que justice soit rendue et justice extrêmement ferme.
10:43Ce qui nous permet de faire la transition.
10:44Je voulais qu'on voit les larmes des commerçants
10:46et je vous poserai la question après.
10:48Le droit de manifester quoi qu'il en coûte.
10:50C'est une question qu'on va se poser.
10:51Je voudrais quand même qu'on revoie l'image, on l'a vue à l'instant.
10:57Un gendarme qui a été agressé ce samedi,
11:00on lui a lancé un cocktail Molotov.
11:04Voyons l'image pendant que je parle s'il vous plaît.
11:06Un cocktail Molotov.
11:10Hier après-midi du côté de la porte de Charenton,
11:12le parquet de Paris a ouvert une enquête.
11:16On va voir l'image.
11:17Non, ça c'est les images de manifestations et de violences.
11:20On regarde la séquence gendarme, est-ce qu'on peut la voir en régie ?
11:23Alors, on la joue.
11:42C'est particulier de se voir à postérieure pour la première fois
11:45face à ce qu'on a pu vivre.
11:48Néanmoins, ce que je me dis actuellement,
11:51finalement, quelques heures après,
11:52c'est que la catastrophe a été évitée.
11:54J'ai été très rapidement soutenu
11:56par des camarades de mon unité
11:58qui ont cherché à éteindre ce feu
11:59qui persistait sur mes jambes
12:01et montait quand même assez haut
12:03jusqu'au niveau du torse.
12:04Ce qui est peut-être plus particulier pour nous aujourd'hui
12:07sur ce compartiment de terrain sur lequel on était engagé,
12:10c'est que ça a été face à une adversité
12:12qui était vraiment intense,
12:13spontanée, durable
12:15et avec un ensemble d'éléments
12:19qui cherchaient évidemment à blesser,
12:21voire à blesser très gravement,
12:22avec plus d'une centaine d'adversaires
12:25face à nous,
12:26clairement hostiles
12:27et non pas du manifestant
12:28tout à fait habituel
12:32auquel on était confronté
12:33ou qu'on avait côtoyé
12:34depuis le début de matinée
12:36sur la manifestation.
12:39Éric Tegner,
12:39des policiers qui sont agressés,
12:41là on parle de tentative de meurtre,
12:43enfin d'homicide,
12:44donc de meurtre,
12:45avec la possibilité
12:46pour celui qui l'a fait
12:48de risquer jusqu'à la réclusion criminelle
12:50à perpétuité.
12:51La question qu'on se pose,
12:52c'est jusqu'à quand la chienlit ?
12:53Jusqu'à quand on va accepter
12:55de voir des policiers,
12:56des gendarmes
12:59être agressés à ce point sur le terrain
13:01et on parlera à des journalistes
13:02dans quelques instants ?
13:03Pour l'instant, on l'accepte
13:04et ça va à minima durer
13:06jusqu'à l'élection présidentielle.
13:07Il faut vraiment comprendre
13:08que, évidemment,
13:09que là c'est une tentative d'assassinat,
13:11c'est-à-dire que c'est la volonté de tuer.
13:13On sait aujourd'hui
13:14qu'un certain nombre, évidemment,
13:16de Black Blocs
13:16veulent véritablement en découdre
13:18avec la police.
13:18Je tiens à rappeler
13:19qu'en ce début d'année,
13:20il y avait eu notamment le procès,
13:22on en a très peu parlé finalement,
13:24de 10 individus de l'ultra-gauche
13:26qui ont été condamnés
13:27pour entreprises terroristes.
13:29Contre qui ?
13:29Contre des policiers.
13:30Parce qu'aujourd'hui,
13:31les policiers se sont des cibles.
13:32Mais ce n'est pas étonnant
13:33parce qu'on se retrouve
13:34dans ces fameuses manifestations
13:35de la gauche
13:36qu'on peut parfois qualifier
13:37dite républicaine
13:38dont parlait M. Julien Drey tout à l'heure
13:40où il y a des slogans
13:41d'une certaine façon.
13:42Je ne suis pas républicain, moi ?
13:43Bien entendu,
13:43mais je parle de celles
13:44dont vous parlez.
13:45Non, celles dont vous parlez.
13:47C'est-à-dire que
13:47celles dont vous pensez
13:48qu'elles existent encore.
13:49Eh bien, dans ces manifestations
13:51dites populaires,
13:53on entend, bien sûr,
13:54mais on entend des slogans,
13:55par exemple,
13:56qui diront
13:56un bon flic est un flic mort.
13:58On va considérer
13:59qu'il y a des violences policières.
14:01Et donc,
14:01on n'a pas allé
14:01dans ces manifestations
14:02si on dit ça.
14:03D'ailleurs,
14:03c'est pour ça que je n'y vais pas, moi.
14:04Et qu'il y en a d'autres
14:05qui n'y vont pas non plus.
14:06Oui, mais la problématique
14:07dans ce cas-là,
14:08c'est que vous ne pouvez pas aller
14:09dans de nombreuses manifestations,
14:10dans de nombreux conserves.
14:12Non, la problématique,
14:13c'est d'abord,
14:13premièrement,
14:14on ne doit pas aller
14:14avec ces gens-là,
14:15on ne doit pas manifester
14:16et on doit se faire respecter.
14:18Voilà.
14:19Je ne vais pas ouvrir.
14:20C'est beaucoup de conditions
14:20pour l'instant
14:21qui ne sont pas cochées.
14:22Je vais vous dire une chose.
14:23Ces gens-là,
14:24pour une part,
14:25certains,
14:25leurs ancêtres,
14:26j'ai eu affaire avec eux.
14:28À un moment donné,
14:29notamment,
14:30puisqu'on parle de l'histoire
14:31de l'SOS racisme,
14:32on n'avait plus le droit
14:32de venir dans les manifestations.
14:34Moi, j'ai été agressé, etc.
14:35À un moment donné,
14:36il faut savoir se faire respecter.
14:37Je ne vous donne pas de détails,
14:38mais il y a des moyens de le faire.
14:39Voilà.
14:40Mais si vous ne vous faites pas respecter,
14:43si vous n'avez pas de...
14:45Comment dire ?
14:45Si vous avez le doute
14:46dans votre tête
14:47sur qui ils sont,
14:48sur le fait que vous pensez
14:49que peut-être,
14:50ou qu'il y a une forme
14:53mais la gauche,
14:54si elle veut exister
14:55et rester ce qu'elle est,
14:56elle doit rompre avec ces gens-là.
14:58Ces gens-là vont l'emmener
14:59à la catastrophe.
15:00Ce qui me permet...
15:01Deux secondes, excusez-moi.
15:02Là, je reconnais
15:03que je monopolisais un peu la parole.
15:04Ce qui me permet
15:05de revenir à vos premiers propos.
15:07C'est là la question que je pose.
15:09Ces groupuscules-là,
15:10ils sont identifiés.
15:11Et quand ils sont dissous,
15:13on sait les cibler.
15:14Ce qui n'est pas normal,
15:16c'est que, justement,
15:17la veille de ces manifestations-là,
15:18ils ne soient pas ciblés.
15:19Parce que j'ai eu
15:20une petite divergence
15:20avec le policier
15:22qui a brûlé.
15:23Le cocktail Mottof,
15:24c'est tout sauf spontané.
15:27Le cocktail Mottof,
15:28ça se prépare.
15:29C'est un gendarme.
15:30C'est un gendarme,
15:31excusez-moi.
15:31Et ça ne se prépare
15:32pas à la dernière minute.
15:33Oui, c'est-à-dire que...
15:34D'ailleurs, je crois
15:35que l'ouverture de l'enquête,
15:37c'est pour tentative d'homicide.
15:38Mais c'est plus...
15:40Vous avez dit,
15:40à juste titre, Eric,
15:41que c'est un assassinat.
15:42Parce que c'est prémédité.
15:43Il veut faire ça.
15:44Donc, il le prépare.
15:45Avançons.
15:45Et je voudrais que,
15:46parmi tous les témoignages,
15:47je voudrais vous faire écouter
15:48Cédric.
15:49Et la question qu'on va se poser,
15:50c'est le droit de manifester
15:51quoi qu'il en coûte.
15:52Est-ce que la semaine prochaine,
15:55rebelote,
15:56c'est le tiers c'est perdant,
15:57blocus, manif, violence ?
16:00Et les commerçants pâtissent.
16:01Écoutez ce témoignage,
16:03Cédric,
16:03c'est un commerçant parisien
16:05qui a vu son commerce saccagé
16:08dans la nuit du 17
16:09et qui, aujourd'hui,
16:11est très inquiet
16:12pour l'avenir de son commerce,
16:14commerce familial.
16:15Trois générations.
16:16Qui a été saccagé
16:18à proximité
16:19de la place de la République.
16:20Les familles avons peur.
16:22C'est-à-dire que les gens
16:22étaient dans les étages.
16:24Ils ont défoncé des portes.
16:25Ils ont cambriolé
16:26des petites vieilles
16:27en face de chez moi.
16:28Donc, ça a été prégnant pour nous.
16:31On essaye de sauver le commerce.
16:36Donc, si ça se rajoute à nous,
16:38en fait,
16:38si notre outil de travail,
16:39il est détruit,
16:40on n'a plus rien derrière.
16:42Ça sert à dire
16:43ce que ma famille,
16:44elle a mis 80 ans
16:45à construire.
16:46C'est fini.
16:47Et on n'est pas protégés.
16:49Nos biens ne sont pas protégés.
16:50On nous demande
16:51de nous protéger nous-mêmes.
16:52Mais on n'est pas formés pour ça.
16:54Et puis,
16:55on est là.
16:56C'est-à-dire que même
16:57si on se protège
16:58dans 15 jours,
16:58dans 3 semaines,
16:59dans un mois,
16:59dans 2 mois,
17:01il y a des représailles.
17:01C'est possible.
17:02On est à visage découvert.
17:04Ce n'est pas à nous
17:05de nous protéger.
17:06Alors,
17:06qu'est-ce qu'on fait,
17:07Eric Tegner,
17:07selon vous ?
17:08La semaine prochaine,
17:08on interdit les manifestations ?
17:10Moi,
17:10je suis pour la liberté
17:11de manifester.
17:12Mais en effet,
17:12il y a quand même
17:13certains critères
17:14qui doivent être respectés.
17:15C'est-à-dire,
17:15la liberté d'exercer
17:16lorsqu'on est commerçant,
17:17elle est essentielle.
17:18Je veux vous dire,
17:19il y a une France des honnêtes gens
17:20qui en a ras-le-bol.
17:21Qui en a ras-le-bol
17:22que la rue,
17:22elle soit colonisée
17:24depuis des années par la gauche
17:25parce que les manifestations
17:26et les grèves de droite,
17:27on ne les voit pas beaucoup.
17:28En règle générale,
17:28lorsqu'il y a des demandes
17:29de manifestations
17:30de la part de la droite,
17:31d'ailleurs,
17:31elles sont interdites.
17:32On l'a vu à nouveau ce week-end.
17:34C'est le premier point.
17:35Le deuxième point,
17:35c'est que je pense
17:36qu'il y a une réforme de fond à faire.
17:38Moi,
17:38je fais partie de ceux,
17:39il n'y en a pas beaucoup
17:39effectivement aujourd'hui
17:40dans le débat médiatique,
17:41où je pense qu'il faut aujourd'hui
17:43casser les syndicats.
17:45Je pense pour le coup
17:45que Margaret Thatcher,
17:47en effet,
17:47a sorti le Royaume-Uni
17:49qui était le malade de l'Europe,
17:50d'une sorte de pénombre
17:51parce que les syndicats
17:53bloquaient tout.
17:53Aujourd'hui,
17:54on est dans un pays
17:54où il y a moins de 10% de syndiqués
17:56et c'est eux qui font la loi.
17:58Et en plus,
17:58ils s'ultra-politisent.
18:00Quand vous dites
18:01casser les syndicats,
18:02qu'est-ce que vous voulez dire par là ?
18:04C'est-à-dire que je pense
18:05casser les syndicats
18:06de façon progressive
18:07en s'inspirant de Margaret Thatcher
18:08qui ne les a pas interdits.
18:09Je pense qu'il faut
18:10se poser la question
18:11du financement des syndicats,
18:13c'est-à-dire
18:13beaucoup plus contrôler
18:14lorsque ces syndicats,
18:15finalement,
18:19dans le cadre d'un entre-deux-tours
18:20de l'élection présidentielle.
18:21Est-ce que c'est aux Français
18:22et aux entreprises
18:22qui contribuent
18:23à près de 150 millions d'euros
18:25bien plus que l'État aujourd'hui
18:27pour le financement des syndicats
18:28de payer finalement ce qui se passe ?
18:30Je ne pense pas
18:31que ça soit une possibilité aujourd'hui.
18:33C'est-à-dire que,
18:33vous savez,
18:34dans la rue là,
18:35les chefs d'entreprise...
18:35Je suis un peu insensible.
18:36Vous savez qu'il est très attaché
18:37aux syndicats.
18:38Je sais bien.
18:38Notamment à la CFTC, non ?
18:40Non, la CFTC.
18:41Mais pourquoi pas à la CFTC ?
18:42Il y a quelques bons syndicats.
18:44Mais je pense qu'il y a des syndicats,
18:45les syndicats de la magistrateur,
18:46par exemple,
18:47pour les juges.
18:47Je pense en effet,
18:49pour le coup,
18:49vous voudrez l'interdire.
18:50Alors,
18:50on m'avait dit
18:50qu'il fallait que je fasse attention
18:52quand je suis venu.
18:52Mais il y a attention,
18:53ils t'ont sorti,
18:54le gros sel là,
18:55comme on dit à la chasse.
18:58Casser les syndicats.
18:59Qu'est-ce que ça veut dire ?
19:00Qu'est-ce que ça veut dire ?
19:01Madame Tartt...
19:02Tartt-sur, d'ailleurs,
19:02elle n'a pas cassé les syndicats,
19:03elle a cassé une grève.
19:05C'est-à-dire qu'elle a tenu bon
19:06face à une grève des mineurs.
19:07Non, non,
19:08elle a tenu bon
19:09face à une grève des mineurs
19:10qu'elle a réussi
19:12à empêcher de gagner,
19:14etc.
19:14Elle n'a pas cassé les syndicats.
19:16Elle a fait plus de 6 réformes.
19:17Après, elle a fait des réformes.
19:18D'accord.
19:19Elle leur a donné l'obligation
19:20d'être beaucoup plus responsable
19:22en cas de casse.
19:22Ça, c'est un élément important.
19:24Si elle la casse
19:24après la manifestation de jeudi,
19:26peut-être qu'il faudra qu'il paye.
19:27Vous avez dit...
19:28Termine ses propos,
19:29c'est intéressant.
19:29Vous avez dit
19:30casser les syndicats,
19:31vous êtes obligés
19:31de nuancer maintenant,
19:32en disant attendez...
19:33Non, le compteur,
19:34il a précisé.
19:35C'est moi qui l'avais fait.
19:36Vous êtes son avocat, là ?
19:37Je ne suis pas payé.
19:38C'est pour bono.
19:39C'est pour la noblesse de la cause.
19:43Je serai le vôtre avec plaisir.
19:44Elliot, à chaque fois,
19:45vous faites ce coup-là.
19:47C'est-à-dire que tout de suite...
19:48Après, vous savez
19:50que je me fais engueuler
19:50dans la rue, moi.
19:51Non.
19:51Parce que les gens,
19:52ils me disent
19:52mais Elliot Deval,
19:53il vous en veut ou quoi ?
19:53Vous plaisantez,
19:54je me fais engueuler
19:55sur les réseaux sociaux
19:55et ils disent
19:56que je suis votre premier soutien.
19:57C'est ça.
19:57Et je crois qu'ils ont raison.
19:59Revenons.
19:59Casser les syndicats.
20:00On ne va pas casser les syndicats,
20:02d'autant que pour une partie
20:03d'entre eux,
20:03ils n'ont rien à voir
20:05avec ces casseurs-là.
20:06Je veux dire,
20:06après, vous pouvez discuter
20:07sur le financement des syndicats.
20:08Ce n'est pas le financement
20:09des syndicats
20:09qui payent les bad blocks.
20:12D'ailleurs,
20:12si on regardait bien,
20:13on aurait des surprises
20:14très intéressantes
20:15sur qui financent
20:16les bad blocks.
20:16Le nom de CGT, pardon.
20:18Non, mais la CGT,
20:19elle s'est faite...
20:21Je vous rappelle
20:22que la CGT,
20:23elle a eu maille à partir
20:24avec les bad blocks
20:25il y a deux ans
20:26qui sont attaqués
20:26à son cortège,
20:27mais elle a su se faire respecter.
20:28C'est ça le problème
20:29qui est posé.
20:30Donc, dans le droit de manifester,
20:32la question qui va être posée,
20:33c'est effectivement
20:34revenir à des formes
20:35traditionnelles
20:36d'organisation des manifestations.
20:37C'est-à-dire,
20:38quand la préfecture de police
20:38discute avec des organisations,
20:40elle doit avoir des responsables,
20:41c'est-à-dire avoir des noms,
20:42pas des parcours improvisés
20:43avec des organisations inexistantes.
20:45Il doit y avoir des services d'ordre.
20:46Il doit y avoir une collaboration
20:47entre les services d'ordre
20:48et la police républicaine.
20:49C'est comme ça
20:50que ça fonctionnait
20:50pendant des années.
20:51Ça gênait peut-être
20:54monsieur de ses manifestations,
20:55mais en tous les cas,
20:55elle se passait correctement
20:56et c'est l'expression démocratique.
20:58Vous savez,
20:58les manifestations de droite,
20:59il y en a eu.
20:59Je crois qu'il s'est passé
21:00quelque chose en 68.
21:01Vous êtes obligé
21:03de revenir 50 ans.
21:03Non, non, mais oui.
21:04C'est intéressant.
21:05Qui n'a pas de passé,
21:06n'a pas de lire.
21:07Il y en a eu d'autres,
21:08vous savez,
21:08il y a eu 84,
21:09il y en a eu d'autres.
21:10Mais le problème,
21:10c'est pas,
21:11la tradition de la droite,
21:12c'est pas de manifester dans la rue.
21:13Il faut être honnête.
21:14Mais pourquoi ?
21:15Parce qu'ils seront nazifiés
21:16une fois qu'ils sont là.
21:16Mais non,
21:16c'est pas parce que vous êtes légitime,
21:18parce que essentiellement,
21:19vous n'êtes pas dans une logique
21:20de revendication
21:20par rapport à un ordre social.
21:22Et ça, c'est autre chose.
21:23On peut se retrouver sur un point,
21:24vous avez parfois des syndicats
21:25qui autrefois étaient majoritaires
21:27dans les entreprises
21:28qui sont désormais minoritaires,
21:30qui ne représentent plus beaucoup
21:31cette puissance syndicale,
21:33je pense par exemple à la CGT,
21:35dont les combats ont été dévoyés
21:37par rapport à l'histoire de la CGT.
21:39Quand la CGT s'attaque à Amir,
21:41le chanteur Amir,
21:42vous êtes en train de pointer
21:44un des problèmes
21:44des dix années qui viennent de s'écouler,
21:46c'est-à-dire que le pouvoir macronien,
21:49macronisme, ce que vous voulez,
21:50a passé son temps
21:51à passer par-dessus les corps sociaux,
21:52à les affaiblir,
21:53et aujourd'hui,
21:54ces corps sociaux sont affaiblis.
21:55Et Julien Dreyne nous permet
21:56de faire la transition.
21:57On va passer à Emmanuel Macron.
21:59Est-ce qu'il pourra tenir
22:00encore six mois ?
22:01Je vous propose qu'on écoute
22:02Emmanuel Macron,
22:03qui nous a expliqué lundi
22:05que le 24 a été un modèle.
22:07Il était où ?
22:07À Marseille.
22:08Six jours plus tard,
22:10Marseille,
22:10avec de la casse,
22:11des violences,
22:12ça s'est passé samedi.
22:13Regardez.
22:15Ce n'est pas normal
22:16qu'à six mois d'une élection présidentielle,
22:18notre pays soit dans cet état d'ébullition.
22:20Il y a des gens qui se réjouissent
22:22du désordre,
22:23moi non.
22:24Donc, plus jamais le 17 octobre.
22:26Le 24 octobre est un modèle,
22:28on a tenu,
22:29et c'est ce qu'on continuera de faire.
22:52Et je me tourne vers vous, Julien,
22:54et on se pose beaucoup cette question,
22:55est-ce qu'Emmanuel Macron
22:56peut encore tenir six mois ?
22:58Six mois, c'est demain
22:59le premier tour de la présidentielle,
23:01c'est demain.
23:01Mais six mois,
23:02c'est finalement très long
23:03dans ce contexte.
23:04Vous avez raison de vous poser la question,
23:06je me pose la même question,
23:07parce que je pense que
23:09c'est la première fois
23:09que je vois ça autour de moi.
23:11Il y a une unanimité totale
23:12de toutes mes interlocutrices
23:14et mes interlocuteurs
23:15par rapport au bilan
23:16d'Emmanuel Macron,
23:17par rapport à la situation
23:18dans laquelle il se trouve.
23:20Ce qui veut dire
23:20que par rapport à la question
23:21que vous posez,
23:22la semaine prochaine,
23:23c'est la semaine
23:23de tous les dangers
23:23pour le pouvoir en place.
23:25si par hasard,
23:26les lycéens et les étudiants
23:29manipulaient ou pas,
23:29mais ils ne rentrent pas,
23:30comme on dit,
23:31si la journée de l'élu 5,
23:33qui est une journée sociale,
23:34est énorme,
23:35le pouvoir va se retrouver
23:36dans une situation très difficile,
23:37parce que je pense que
23:37par-delà les revendications syndicales,
23:40va s'imposer une idée,
23:41comme ce qu'on faisait,
23:42mai 68,
23:43et vous avez référence
23:44à mes vieilles années,
23:45à mes jeunes années,
23:46c'est Macron démission.
23:48Et le pouvoir là.
23:49Alors après,
23:50il y a une autre question
23:50que je me pose,
23:51c'est à quoi joue ce pouvoir ?
23:52Je vais vous prendre un exemple.
23:53C'est clair qu'aujourd'hui,
23:54par rapport à la situation
23:55financière de la France,
23:56il faut qu'elle ait un budget
23:57et vite.
23:59Et donc le 49-3,
24:00il s'impose.
24:01Après discussion,
24:02etc.,
24:02il s'impose.
24:03Après,
24:03il y aura censure ou pas.
24:04Mais plus vous attendez,
24:05les marchés financiers,
24:06je peux vous dire,
24:06sont en train de s'apprêter
24:08à s'attaquer à la France
24:09d'une sale manière.
24:10Et je ne comprends pas
24:10que le pouvoir
24:11ne se rende pas compte
24:12qu'il y a besoin
24:13de rassurer sur le plan économique.
24:15Et à quoi il joue,
24:16c'est la question que je me pose.
24:17Éric Tegner ?
24:18Moi, je pense qu'il va tenir
24:19et il va tout faire pour tenir
24:21pour une simple et bonne raison,
24:22parce qu'il a besoin de temps
24:23pour continuer à placer ses copains.
24:24Je m'explique.
24:25Emmanuel Macron,
24:26bien entendu,
24:28il reste par exemple la BCE.
24:29On a appris la semaine dernière
24:30que Christine Lagarde
24:31démissionnait de la BCE
24:32neuf mois à l'avance.
24:33Pourquoi ?
24:34Parce qu'évidemment,
24:35il faut qu'Emmanuel Macron
24:36ait la possibilité
24:37de pousser son candidat
24:38à la tête de la BCE.
24:39Il ne le laissera certainement pas,
24:41par exemple,
24:41à Marine Le Pen.
24:42Moi, je vais vous dire,
24:43c'est cette inquiétude
24:44que j'ai aujourd'hui,
24:44d'un président de la République
24:46qui accepte que ça soit
24:48une potentielle catastrophe
24:49et je vous rejoins là-dessus
24:49d'un point de vue financier,
24:51etc.
24:51Pourquoi ?
24:52Parce qu'il se voit déjà
24:53post-2027
24:55avec potentiellement,
24:56s'il y a Marine Le Pen,
24:57à la tête d'une sorte
24:58de combat institutionnel
25:00avec, à la Cour des comptes,
25:01Améry de Montchalin,
25:02avec quasiment son meilleur ami
25:04au Conseil constitutionnel
25:05qui est Richard Ferrand,
25:06avec également,
25:08potentiellement,
25:08à la tête de la Banque de France
25:09et de la BCE
25:09des gens qui sont proches de lui.
25:11Quand je vois le contexte,
25:12on ne va pas en parler aujourd'hui,
25:13mais de ce qui se passe,
25:14par exemple, en Pologne
25:15ou de ce qui a pu se passer en Hongrie,
25:17moi, je m'inquiète.
25:18Parce qu'il est prêt,
25:18finalement,
25:19à tout faire,
25:20quitte à ce qu'on perde
25:21des milliards et des milliards d'euros
25:23dans le pays,
25:23que ça soit une catastrophe,
25:25qu'il n'y ait aucune réforme
25:26d'ici le mois de mai.
25:27Pourquoi ?
25:28Pour cette raison-là.
25:29Et c'est pour ça que ça rejoint
25:30cette analyse,
25:31Julien Drey,
25:32avec ma critique,
25:33tout à l'heure,
25:33sur le fait que je pensais
25:34que la gauche dont vous parlez,
25:35elle était fictive.
25:36Parce que le combat
25:37qu'on va avoir
25:37dans les neuf prochains mois,
25:38c'est le combat
25:39contre le Rassemblement national,
25:41le combat contre le racisme,
25:42le combat contre l'extrême droite.
25:44Et pour cela,
25:45tous ces petits amis
25:46qui aujourd'hui
25:46font semblant
25:47de ne pas être d'accord,
25:49ils savent qu'ils vont
25:50se retrouver
25:50dans le même camp
25:51et ensemble.
25:52C'est-à-dire les socialistes,
25:53finalement,
25:53qui vont être obligés
25:54de soutenir potentiellement
25:55Jean-Luc Mélenchon
25:56et Emmanuel Macron
25:57qui va se dire
25:57qu'avec finalement
25:59une partie du bloc central,
26:00ils vont utiliser
26:00ce que certains appellent
26:01une forme d'état profond,
26:03malgré tout,
26:03pour essayer de lutter
26:04et de faire en sorte
26:05que les potentielles réformes
26:06de Marine Le Pen
26:06ne soient pas appliquées.
26:08Donc ça, pour moi,
26:08c'est pour ça
26:09qu'Emmanuel Macron
26:10va s'attacher
26:11jusqu'au bout à rester.
26:12Alors, je ne sais pas
26:13si je prends acte
26:15de vos explications
26:17sur il veut placer
26:18tous ses copains.
26:19Je pense qu'il en reste
26:19tellement placé
26:20qu'il n'en reste plus grand-chose.
26:22Premièrement.
26:22Deuxièmement, la BCE,
26:23avec le départ de Christine Lagarde,
26:24la question de la présidence
26:25sera réglée.
26:26La France n'aura pas
26:26la présidence de la BCE.
26:28Je prends rendez-vous avec vous.
26:28Oui, mais il peut placer quelqu'un.
26:30Oui, il y a deux nominations
26:30à faire, mais ça, c'est deux nominations.
26:32Il y avait aussi reçu l'avant-parlégal
26:32contre Angela Merkel à l'époque.
26:33Oui, oui.
26:34Mais ça servait ses entraînements.
26:35Bon, on peut imaginer
26:37le scénario que vous dites.
26:38Moi, je pense que
26:39par-delà les scénarios
26:40qu'il imagine,
26:41et à un moment donné,
26:41vous êtes face à une opinion.
26:43Et quand cette opinion,
26:44elle s'empare d'une idée,
26:46ça devient une force
26:46à laquelle vous ne pouvez pas résister.
26:48Voilà.
26:48Et c'est à ça
26:49qu'il doit réfléchir.
26:50Parce qu'après,
26:51on peut faire
26:51tous les scénarios
26:51que vous voulez.
26:59C'est comme ça
26:59que naissent les révolutions.
27:01Je veux dire,
27:02quand le pouvoir n'a pas compris
27:03et qu'il est toujours en retard
27:04d'un train,
27:05et à un moment donné,
27:06le train, il le foche.
27:07Donc, le problème est posé
27:09par rapport à Emmanuel Macron.
27:11Alors après,
27:11par rapport à l'autre question
27:12que vous avez posée,
27:13qui est une question,
27:14évidemment, vous avez raison.
27:15Moi, si vous voulez,
27:16j'ai deux ennemis
27:16dans cette affaire-là.
27:17Je ne le cache pas.
27:18C'est que je...
27:20Ce n'est pas la finance.
27:22Non, ce n'est pas la finance.
27:23La finance,
27:23c'est un combat politique.
27:24Ce n'est pas pareil.
27:26Plus t'un temps,
27:27quelqu'un disait
27:27mon édition de la philosophie.
27:28Oui, mais il est revenu dessus.
27:29Vous auriez dû lire son livre.
27:31C'est propre de la gauche
27:32de revenir.
27:34Moi, je ne regarde
27:34que les dessins.
27:35Vous ne le savez très bien.
27:36Non, mais bon.
27:37Peut-être qu'un jour.
27:37Vous avez passé l'âge
27:39de ne regarder que les dessins.
27:41Vous êtes aussi un praticien.
27:43Bon, donc,
27:45oui, vous avez raison.
27:46Moi, ma hantise,
27:47je ne le cache pas,
27:48c'est de voir
27:49l'affrontement
27:50entre Marine Le Pen
27:51et Mélenchon
27:51se mettre en place.
27:52Deux trains lancés
27:53à grande vitesse
27:54et je sais
27:54ce qui va se passer derrière.
27:56Elle pourra...
27:56Elle a effectivement,
27:57d'après moi,
27:58dans ces cas-là,
27:59le rapport de force
27:59qui lui est favorable
28:00au deuxième tour.
28:01Mais alors,
28:01au regard de ce qui est
28:02en train de se passer,
28:02je ne vous dis pas
28:03ce qu'il va y avoir derrière.
28:04Et je ne suis pas sûr
28:05qu'elle soit même capable
28:06de tenir face à cette situation-là.
28:07C'est ça,
28:08le calcul de Mélenchon.
28:09C'est celui-là.
28:10Celui du chaos.
28:12Et je finis juste.
28:13C'est pour ça
28:14que même par rapport
28:15à mes petits amis
28:15et tout ce que vous voulez,
28:16la question qui va se poser,
28:17et je vois d'ailleurs
28:18que les choses sont en train
28:19de faire leur chemin,
28:21c'est est-ce qu'il peut y avoir
28:23est-ce qu'il peut y avoir
28:24enfin l'idée
28:25d'un compromis historique,
28:27intelligent,
28:28écrit,
28:29verbalisé,
28:30formé
28:31pour éviter ce scénario-là ?
28:32Je ne sais pas.
28:33S'il n'y a pas,
28:33ça sera terrible.
28:34Terminons sur les manifestations
28:36et les violences.
28:37C'est intéressant aussi
28:38le traitement médiatique
28:39et politique.
28:40Le traitement médiatique,
28:41j'ai vraiment voulu commencer
28:42par cette séquence
28:43des drapeaux israéliens
28:44et américains
28:45brûlés à Lyon
28:46parce que l'Omerta,
28:47ce ne sont pas des images,
28:49elles ne sont pas folkloriques
28:50ces images.
28:50Et puis elles peuvent déranger
28:52un système politique
28:53complaisant
28:54face à l'extrême-gauche
28:55qui a pignon sur plateau.
28:57On a vu d'ailleurs
28:58que l'extrême-gauche syndicale
29:00par exemple
29:00est susceptible
29:02dans la semaine
29:03d'expliquer
29:03qu'elle veut des partis
29:05finalement mourir.
29:07La mort de partis,
29:08ça s'est passé
29:09chez notre excellente
29:11consoeur Sonia Mabrouk
29:12sur BFM
29:13il y a trois jours.
29:15Julien Andoul
29:15a d'ailleurs porté plainte.
29:16Mais ce qui a marqué
29:18certains de nos autres
29:19excellents confrères
29:20et là on bascule
29:21à LCI
29:22c'est le mot racaille.
29:23Il a été employé
29:24par un député
29:25du Rassemblement National
29:26et le mot racaille
29:28dérange
29:28M. Guillaume Fard.
29:30Je vous propose
29:30de l'écouter.
29:32Condamné
29:32dont les actions
29:33ne sont jamais condamnées
29:34par les élus de gauche
29:35et d'extrême-gauche
29:35et ça ce n'est pas acceptable.
29:37Il faut enfin
29:38mettre hors d'état
29:39de nuire
29:39toute cette racaille
29:41qui vient
29:41s'en prendre aux policiers
29:42s'en prendre aux bâtiments
29:43publics
29:44et tout dégrader.
29:45Alors cette racaille
29:46effectivement
29:46vous disiez tout à l'heure
29:47qu'il fallait être relatif
29:49effectivement
29:49la racaille
29:50ce n'est pas la majorité.
29:53Bien sûr que non.
29:54La racaille
29:54ce sont ceux
29:55qui s'en prennent
29:55aux forces de l'ordre.
29:56Non non
29:56ça s'appelle
29:58un délinquant
29:59pas de la racaille
30:00ça c'est un terme
30:01qui est un terme impropre.
30:01Appelez ça comme vous voulez.
30:03Comme ça s'appelle
30:03dans le code pénal
30:04en fait ça suffit.
30:05Voilà le terme neutre
30:06c'est effectivement délinquant.
30:09Racaille
30:09est-ce que c'est tabou
30:10de parler de racaille ?
30:11C'est dans le dictionnaire ?
30:12C'est dans le Larousse ?
30:13Oui enfin moi
30:14je n'emploie pas
30:15ce terme-là.
30:17le terme délinquant.
30:20Après moi je suis contre
30:20la police de la pensée
30:21chacun s'exprime
30:23mais ce mot est connoté
30:24pour certains.
30:25Mais pourquoi ?
30:26Qu'est-ce qu'il y a là
30:26la connotation ?
30:27Il faut juste regarder un...
30:29Ah Elliot
30:29vous ne faites pas plus bête
30:30que vous n'êtes
30:30vous savez très bien
30:31comment il est connoté
30:32et vous savez très bien
30:33ce que ça déclenche.
30:34Ah bah alors
30:35Eric Tegner
30:36Moi je peux le dire
30:37comment il est connoté ?
30:37Il est connoté sur peut-être
30:38que la racaille
30:39dans l'espace public
30:41en effet
30:41certains considèrent
30:42que ça désigne en partie
30:44et pas totalement
30:44des délinquants
30:45issus notamment des quartiers.
30:47Mais pardon
30:47contrairement à ce que disait
30:48par exemple Mediapart
30:49toute la semaine dernière
30:50ça n'était pas une fake news
30:51que d'expliquer
30:52que le 17 octobre
30:53en effet
30:53une partie de ces racailles
30:55et de ces délinquants
30:56qui sont venus
30:57piller les magasins
30:58créant plus d'un milliard
31:00quand même potentiellement
31:01un milliard trois
31:01de dommages
31:02que les français vont payer
31:04notamment avec une augmentation
31:05de 0,8%
31:06de la taxe sur les assurances
31:08provenait de gens
31:09issus des quartiers.
31:10C'est-à-dire que
31:11le nombre de témoignages
31:12qui expliquent de commerçants
31:13qui disent qu'ils ont vu
31:14des voitures venir
31:15qui étaient notamment
31:16marquées du 93.
31:18Ça c'est quelque chose
31:19de concret
31:19lorsqu'on va parler
31:20aux policiers
31:21lorsqu'on a les comptes rendus
31:22notamment
31:23des personnes
31:24qui ont pu interpeller
31:25une certaine partie
31:26provenait notamment
31:27de ces quartiers.
31:29Alors vous c'est pareil
31:29vous désappuyez
31:30des quartiers défavorisés
31:31les quartiers populaires
31:32c'est-à-dire que
31:34quartiers populaires
31:34en général
31:35ils sont plutôt défavorisés
31:35ça n'exclu que pas
31:37ça n'exclu que
31:38c'est pas parce qu'on dit
31:40quartier populaire
31:41que pour autant
31:41ça excuse la délinquance
31:43la violence
31:43ou ça la justifie
31:44vous savez il y a plein de gens
31:46qui vivent dans les quartiers populaires
31:47qui ne sont pas des racailles
31:48édulcorés la réalité
31:49à travers des termes
31:51finalement et des poncifs
31:51où les gens ne comprennent pas
31:53et ce qui fait qu'une partie
31:54des Français
31:54de la gauche notamment
31:55qui ont basculé
31:56c'est parce qu'en fait
31:57ils en ont assez
31:58qu'on discute les termes
31:59j'ai très bien compris tout ça
32:00mais vous savez pourquoi
32:00j'ai ce livre-là dans les mains ?
32:02Dites-moi
32:03et depuis tout à l'heure
32:03il a un livre
32:04c'est un livre écrit
32:05par un personnage
32:06qui s'appelait Julien Drey
32:07écrit en 1999
32:08je savais qu'il avait
32:10un truc dans les mains
32:11je me suis allé
32:11il va sortir après
32:12je me fais cadeau
32:13et j'ai eu du mal
32:14parce que j'en ai plus beaucoup
32:14État de violence
32:16Julien Drey
32:16quelle solution à l'insécurité ?
32:19Alors c'est passionnant ?
32:20Oui c'est passionnant
32:21Regardez
32:21Non mais on ne le trouve plus
32:22ce n'est plus la peine
32:23Attendez quand même
32:2430 secondes
32:25on ne va pas faire de la pub
32:26je voulais apporter pourquoi
32:27parce que je voulais vous indiquer
32:29que sur les questions
32:31que vous évoquez
32:32ça fait des années
32:33qu'un certain nombre de gens
32:34à gauche ont expliqué
32:36que les délinquants
32:37c'était délinquant
32:37qu'il n'y avait rien
32:38qui justifiait ça
32:39je n'aime pas m'en racquer
32:40parce que je pense que
32:40j'ai toujours peur
32:42que dans le vocabulaire
32:43on se serve
32:44de ce vocabulaire
32:45pour marquer sa propre impuissance
32:46et donc on va dans la surenchère
32:48des mots
32:48pour marquer son impuissance
32:49parce que la délinquance
32:50malheureusement
32:51elle s'est installée
32:52dans le quartier
32:52au travers du trafic
32:53de stupéfiants
32:54on a laissé faire etc
32:54tout ça a malheureusement
32:56été prévisible
32:57alors ce sur lequel
32:59je vous l'accorde
33:00puisque ça me permet
33:01de faire la jonction
33:01avec Trapp etc
33:02c'est que ces dernières années
33:04tout ce qui avait été
33:05ce travail qu'on avait fait
33:07a été balayé
33:08dans un revers de main
33:09c'est à dire
33:10qu'ils ont jeté
33:10le bébé avec le sale du bain
33:12et que tout ce que nous avions
33:13expliqué les uns et les autres
33:14c'est à dire
33:14qu'il fallait être dur
33:16avec les causes
33:16de la délinquance
33:17mais dur avec la délinquance
33:19et être intransigeant
33:20a été balayé
33:21et je le vois
33:22notamment
33:22et je finis
33:23je m'excuse d'avoir pris
33:24autant de temps
33:25et de faire de la pub
33:26pour votre livre
33:27je finis
33:27le maire de Trappes
33:30on va en revenir
33:31dans un instant
33:32attendez
33:32attendez avant de parler
33:33du maire de Trappes
33:34simplement
33:35moi je suis allé voir
33:35le Larousse
33:36vous savez
33:37c'est simple
33:39populace méprisable
33:40catégorie de personnes
33:40considérées comme villes
33:43je ne vois pas
33:43en quoi ça a à voir
33:44avec les personnes
33:47qui seraient issues
33:47des quartiers populaires
33:48vous pouvez avoir
33:49des racailles
33:50à col blanc
33:51vous pouvez avoir
33:52des racailles
33:53dans des rédactions
33:54alors c'est très bien
33:55mais j'ai remarqué
33:55que ceux qui emploient
33:56le mot racaille
33:57ils l'emploient souvent
33:58en direction
33:59des quartiers populaires
33:59mais pas de l'école blanc
34:01c'est pour ça que je ne l'emploie pas
34:02ni pour l'un
34:03ni pour l'autre
34:03c'est logique de faillite culturelle
34:04c'est à dire que
34:05le délinquant
34:06et d'une certaine façon
34:07pourquoi on a basculé
34:08du terme délinquant
34:08au terme racaille
34:09c'est parce qu'à votre époque aussi
34:11on considérait
34:12que s'il y avait
34:12une délinquance
34:13notamment dans certains quartiers
34:14c'était pour des raisons sociales
34:15et du coup
34:16on a mis des dizaines
34:17de milliards là-bas
34:17c'est pour ça que je vous ai dit
34:18qu'on avait fait un travail
34:21considérable à l'époque
34:21pour justement
34:22ne pas tomber
34:23dans ce qui était
34:23l'explication sociologique
34:25de la délinquance
34:26qui devenait une justification
34:28voilà
34:29la racaille
34:29c'est gérément ?
34:30non c'est
34:33sauvageant
34:33c'est pas pareil d'ailleurs
34:34c'est parce qu'il avait
34:34un problème de vocabulaire
34:35qu'il ne voulait pas employer
34:36bon on ne va pas refaire l'histoire
34:39c'est de constater que les sauvages
34:41ont une formule
34:42qui a été employée
34:42par monsieur Chevènement
34:43elle était employée
34:44et Bruno Retailleux
34:45a utilisé le mot barbare ensuite
34:46voilà
34:47allez on avance
34:48moi je vous dis
34:50par expérience
34:51les mots sont souvent
34:52l'expression d'une impuissance
34:54parfois
34:54c'est à dire que
34:55plus vous êtes violent
34:56dans les mots
34:56plus ça veut dire
34:57quand vous regardez la réalité
34:58que vous n'êtes pas capable
34:59de lutter
34:59voilà
35:00avançons
35:01puisque vous avez voulu
35:02parler de monsieur Rabet
35:03et dans quelques instants
35:04je le dis aux téléspectateurs
35:05de CNews
35:06il est 19h37
35:07on est ensemble
35:08jusqu'à 20h
35:09pour suivre notre face à face
35:11écoutez on a mis un peu de clim
35:13on vous a apporté un verre d'eau
35:14vous voulez quoi de plus
35:15quand le chat n'est pas là
35:16les souris dansent
35:17non mais si le chat
35:18si le chat était là
35:19il serait plus dur encore que moi
35:21à votre égard
35:21sur la climatisation
35:22bon écoutez
35:23vous devenez une véritable star
35:25ou redevenez
35:26une véritable star
35:26non je ne suis pas star
35:27je n'ai jamais voulu être ça
35:28parlons de trappe
35:29si vous connaissez ma vie
35:29vous savez que je n'ai jamais voulu être ça
35:30parlons de trappe
35:31et la question qu'on va se poser
35:32c'est
35:33était-ce un meeting politique
35:35indécent
35:36vendredi
35:36au moment de l'hommage
35:38citoyen
35:39pour les victimes
35:41de cet attentat raciste
35:43à trappe et la verrière
35:44et évidemment
35:46c'était la possibilité
35:47de tous se rassembler
35:48pour rendre hommage
35:50aux victimes
35:50et lutter
35:51contre le racisme
35:53quelle que soit la forme
35:55d'ailleurs du racisme
35:57je vous propose d'écouter
35:57Ali Rabet
35:58le maire de Trappe
35:59qui a profité
36:00de cette tribune
36:01pour placer
36:03des cibles dans le dos
36:05de médias
36:05de journaliste
36:07ou encore attaquer
36:08durement
36:09le rassemblement national
36:10écoutez Ali Rabet
36:12que faut-il de plus
36:14pour ouvrir les yeux
36:16qui osera prétendre encore
36:18que ce parti a fait sa mue
36:19et a abandonné son projet raciste
36:25le rassemblement national
36:28a assuré la transmission
36:30de la haine
36:31à travers les décennies
36:33ce parti
36:35fondé par d'anciens SS
36:37est désormais
36:38présidé par un homme
36:40qui a fait la synthèse
36:41odieuse
36:42de l'antisémitisme
36:43dissimulé
36:44et de l'islamophobie
36:46revendiquée
36:48hier le clan Le Pen
36:50ciblait explicitement
36:51les juifs
36:53aujourd'hui
36:54ils pointent
36:55les musulmans
36:56les immigrés
36:57et leurs descendants
36:59mais ne vous y trompez pas
37:01aucune minorité
37:02ne saura t'épargner
37:04que personne
37:05ne se croit
37:06à l'abri
37:07alors je vais me tourner
37:08d'abord vers Julien Drey
37:10est-ce que par exemple
37:11cet hommage
37:15je ne sais pas si vous y êtes rendu
37:16mais vous auriez pu vous y rendre
37:19alors il fut un temps
37:20où j'aurais même organisé
37:22la manifestation
37:23mais la manifestation
37:24comme vous l'a
37:25comme l'a très bien expliqué
37:26Bernard-Henri Lévy
37:27tout à l'heure
37:28dans une émission de radio
37:29nous on plaçait ça
37:30sur la logique du rassemblement
37:32et de la fraternité
37:33pas sur la logique
37:34de l'exclusion
37:35nous on serait battu
37:36à l'époque
37:36pour que la droite
37:37et la gauche
37:38soient unis
37:39dans le combat
37:40contre le racisme
37:40et on n'aurait pas fait
37:41un discours
37:43aussi politique
37:43surtout quand il y a eu
37:45un meurtre raciste
37:46excluant une partie
37:47parce que la lutte
37:48contre le racisme
37:48elle n'est pas le monopole
37:49des uns ou des autres
37:50et elle doit permettre
37:51justement
37:51parce qu'elle se fait
37:52au nom de la république
37:53de rassembler
37:55Eric Tegner
37:56moi ce que je tiens
37:57à souligner
37:57c'est que
37:58je me souviens
37:59de la marche
38:00et de la manifestation
38:02pour Lola
38:03elle avait été
38:03totalement diabolisée
38:04et ça rejoint
38:05notamment ce que je vous disais
38:06tout à l'heure
38:07dès que la droite
38:07organise des manifestations
38:08ils sont nazifiés
38:10d'une certaine façon
38:11le maire de Tratt
38:11à l'Irabé
38:12pourquoi elle tient
38:13tous ses propos
38:13qui selon moi
38:14en effet sont indignes
38:15parce qu'ils ont été tenus
38:16notamment par le bloc central
38:17par Emmanuel Macron aussi
38:19qui pendant l'entre-tour
38:20de chaque élection présidentielle
38:22donnait finalement
38:23l'impression
38:23qu'en face
38:24avec Marine Le Pen
38:25il avait la France de Vichy
38:26qui arrivait
38:27c'est-à-dire qu'il pouvait
38:28par exemple
38:28se rendre à Oradour-sur-Glane
38:30tentant de faire croire
38:31finalement
38:31que Marine Le Pen
38:32c'était le retour
38:33finalement
38:33de ses années
38:34de collaboration
38:35ça c'est le premier point
38:36le deuxième
38:37c'est que
38:38j'ai entendu
38:38notamment dans ce meeting
38:39des gens dire
38:41alors que
38:41Ali Rabé parlait
38:42de Marine Le Pen
38:43et Jordan Bardella
38:44c'est eux les terroristes
38:45que n'a-t-on pas entendu
38:46en 2022
38:47lorsqu'Éric Zemmour
38:48rappelez-vous
38:49Eliot
38:50faisait un meeting
38:51au Trocadéro
38:52et qu'on a entendu
38:53dans la foule
38:53Macron assassin
38:54ah bah toute la presse
38:55en a parlé
38:56on ne pouvait pas dire
38:57avoir trois personnes
38:58qui disaient
38:59Macron assassin
38:59mais aujourd'hui
39:00on a le droit
39:01d'avoir des personnes
39:02lors de cet hommage
39:03qui vont dire
39:04c'est eux les terroristes
39:05en désignant Marine Le Pen
39:06et Jordan Bardella
39:07et c'est quelque chose
39:07d'indigne
39:08et moi je vais vous dire
39:09en faisant
39:10évidemment
39:10en prenant toute la prudence
39:11qui est nécessaire
39:12dans ce genre de moment
39:13je pense qu'aujourd'hui
39:14Ali Rabé
39:15le maire de Trapp
39:15a une logique
39:16de banalisation
39:17de ce que certains
39:19experts qualifient
39:20d'islamisme
39:20pour lui
39:21il va considérer
39:22finalement
39:22que l'islamisme
39:24et bien
39:24ça n'existe pas
39:25aujourd'hui
39:26dans le pays
39:26quand je vois
39:27qu'il est capable
39:27d'avoir derrière lui
39:28Elias Dim Salen
39:29qui est fiché
39:30est-ce qu'il est un antisémite notoire
39:32qui a été recondamné
39:32en appel
39:33cette semaine
39:34derrière lui
39:34lors d'une conférence de presse
39:35c'est un problème
39:36lorsque je vois
39:37des spécialistes
39:38des politologues
39:39comme Bernard Rougier
39:40qui dès 2021
39:42devant une audition parlementaire
39:44expliquait déjà
39:45qu'Ali Rabé
39:45pouvait par exemple
39:46faire du clientélisme communautaire
39:48Haughtman Nassrou également
39:49qui n'est pas connu
39:50pour être un radical
39:51qui était candidat à Trapp
39:53en 2020
39:54aux élections municipales
39:55pour les républicains
39:56considérait également
39:57la même chose
39:57donc on a un vrai problème
39:58aujourd'hui
39:59et moi j'ai trouvé passionnant
40:00ce matin notamment
40:01un papier de Charlotte Dornelas
40:03dans le JDD
40:03qui tendait finalement à dire
40:05mais pourquoi est-ce qu'on nous explique
40:06que critiquer Trapp
40:07ça serait tout de suite finalement
40:08être responsable de cet attentat
40:10et je vais vous reprendre
40:11quelques éléments
40:11très rapidement qu'elle a repris
40:13elle a rappelé
40:13un journal de l'UMA
40:14en 2003
40:15à Trapp
40:16l'islamisme
40:17tisse sa toile
40:17c'était un article
40:18il y a plus de 20 ans
40:19ensuite France 2
40:20envoyé spécial
40:21Trapp
40:21à l'heure de la prière
40:23c'était le titre
40:24on s'est retrouvé également
40:25avec l'inspecteur général
40:26Jean-Pierre Aubin
40:27qui est très reconnu
40:27qui parlait de communautarisme islamique
40:30en 2004
40:30dans la ville de Trapp
40:31en 2016
40:32M6
40:33avec enquête exclusive
40:34titre
40:34Trapp
40:35bastion français
40:36du djihadisme
40:37on a vu Paris Match
40:38qui a fait des reportages
40:39pour expliquer le nombre considérable
40:41plusieurs dizaines
40:42d'individus
40:42qui partaient de Trapp
40:43pour rejoindre la Syrie
40:44et on a même vu
40:45des journalistes du monde
40:46Raphaël Baquet
40:47et Ariane Chemin
40:48qui ont écrit un livre sur Trapp
40:49qui s'appelle
40:49La Communauté
40:50et aujourd'hui
40:51Ali Rabé
40:52il tente finalement
40:53en essayant d'expliquer
40:54que tous ceux
40:55qui critiquent cela
40:56à Trapp
40:56sont responsables
40:57de cet attentat terroriste
40:58de faire en sorte
40:59qu'on ne puisse plus
41:00en parler
41:01et ça c'est extrêmement grave
41:02parce qu'aujourd'hui
41:03il y a des problèmes de racisme
41:04avec cet attentat raciste ignoble
41:06mais on a encore
41:07un problème très important
41:09d'islamisme dans ce pays
41:10alors il y a deux choses différentes
41:11si vous me permettez
41:12le maire de Trapp
41:13est un militant politique
41:15le maire de Trapp
41:16il appartient au groupe
41:17de Benoît Hamon
41:19qui s'appelle Génération
41:20voilà
41:21qui va d'ailleurs
41:22dans les jours à venir
41:23certainement soutenir
41:24la candidature
41:25de Jean-Luc Mélenchon
41:26contre vraisemblablement
41:27quelques postes
41:28ici ou là
41:29il ne vous a pas échappé
41:31que Benoît Hamon
41:31avait scissionné
41:32du parti socialiste
41:33avait monté son propre groupe
41:34après un échec
41:36retentissant
41:36à la présidentielle
41:38c'est lui qui a déclenché
41:39le déclin du parti socialiste
41:41avec ses 6%
41:42je peux vous dire
41:42que je ne suis pas copain idéologique
41:44avec Benoît Hamon
41:44et même pas sur le plan personnel
41:46parce que moi je l'appelle
41:46le Attila de la gauche
41:48parce que partout où il passe
41:48il ne reste rien
41:50notamment dans les organisations
41:51syndicales étudiantes
41:52lycéennes etc.
41:53et vous avez raison
41:55le maire de Trapp
41:56d'après moi
41:57n'a pas fait ce qu'il a fait
41:58ce qu'aurait fait par exemple
41:59le maire de Saint-Ouen
42:00différent
42:01parce que le maire de Saint-Ouen
42:02il n'aurait pas fait ça
42:03un maire de la gauche républicaine
42:05il aurait tendu la main
42:06il aurait dit
42:06on doit tous se rassembler
42:07et il n'aurait pas fait
42:08on n'aurait pas sur-politisé
42:10ou en profité
42:11pour faire un meeting politique
42:12surtout au moment
42:13où c'est un hommage
42:13après il y a un combat politique
42:14à mener
42:15contre le Rassemblement National
42:16mais vous savez
42:17ça fait partie justement
42:19de ce que je vous ai
42:20je l'évoquais tout à l'heure
42:21cette régression intellectuelle
42:22parce qu'il y a toute une partie
42:24de la gauche aujourd'hui
42:24qui n'ayant pas été capable
42:26d'analyser les évolutions
42:27de la société
42:28n'ont pas été capable
42:29d'être ferme
42:29sur les problèmes d'insécurité
42:30n'ont pas été capable
42:31de comprendre
42:32comment devaient être traités
42:33les problèmes migratoires
42:34et comment il fallait notamment
42:35reprendre la position de quota
42:36est aujourd'hui dans une fuite en avant
42:38qui est une fuite en avant
42:39de l'interdit
42:40et de la radicalité verbale
42:41et ça c'est un échec terrible
42:42parce que cette gauche là
42:43je sais qu'elle est le meilleur allié
42:45du Rassemblement National
42:46d'arriver
42:46je voudrais qu'on avance
42:48il est 19h45
42:50on poursuit notre face à face
42:52entre Eric Tegner
42:54et le baron noir
42:56Julien Drey
42:56le livre est pour lui
42:57non non il n'est pas pour vous
42:58il est pour lui
42:59état de violence
43:00mais il est pour lui
43:00vous faites des cadeaux
43:01oui oui c'est à lui
43:02ah il attendait
43:04cette attention
43:04c'est une technique
43:07proskiste
43:07qu'il a déjà
43:10utilisé
43:10moi c'était des chocolats
43:11un jour
43:11il m'a apporté
43:12vous c'est un livre
43:13signe qu'il a compris
43:15que j'avais quelques préférences
43:18merci
43:19bon on avance
43:20c'est pas une technique
43:20troskiste
43:21ça s'appelle la générosité
43:22oui comme quoi
43:23effectivement
43:24même les troskistes
43:25n'étaient pas généreux
43:25mais en revanche
43:26Julien Drey
43:27on avance
43:28il est 19h45
43:30je voudrais qu'on parle
43:30de Sarah Knafo
43:32pourquoi Sarah Knafo
43:33parce que
43:33et d'ailleurs
43:34on pourrait parler
43:35de l'échange
43:35que vous avez eu
43:36avec elle
43:37sur les réseaux sociaux
43:38et avant cela
43:40c'est un témoignage
43:41plus qu'un débat
43:42Eric Tegner
43:43ce samedi
43:44vous deviez
43:46dans votre brasserie
43:47en Bretagne
43:48Carfave
43:49inviter
43:50la députée européenne
43:52pour la signature
43:52de son livre
43:53et vous avez été
43:54contraint
43:54d'annuler
43:56cette signature
43:57le casse du siècle
43:59c'est 300 000 livres
44:00316 000
44:01316 000 livres vendus
44:03c'est un casse
44:04chez les éditeurs aussi
44:04c'est extraordinaire
44:05c'est un casse
44:06chez les éditeurs aussi
44:07c'est le casse
44:07de l'année
44:08en matière littéraire
44:11revenons sur
44:12ce qu'il vous est arrivé
44:13Eric Tegner
44:13c'est simple
44:14hier je devais organiser
44:15en effet dans ma brasserie
44:16en Bretagne
44:16une séance de dédicaces
44:18dans le cadre
44:18de la tournée littéraire
44:19de Sarah Knafou
44:21mais j'ai dû annuler
44:21tout simplement
44:22parce qu'il y avait
44:22des menaces de pillage
44:24et des menaces d'attaque
44:25non seulement de ma brasserie
44:27mais des commerces
44:27tout autour
44:28pourquoi ?
44:28parce que pour rappeler
44:29l'histoire
44:30on a une députée LFI
44:31qui s'appelle Muriel Lévreau
44:32qui mobilise une manifestation
44:34sur le papier
44:35on pourrait se dire
44:36tiens
44:36elle a le droit de le faire
44:37c'est son combat politique
44:38sauf que
44:38un
44:39elle ne dépose pas
44:40la manifestation
44:40on en parlait tout à l'heure
44:42la gauche se permet
44:43absolument tout
44:43y compris
44:44mener des manifestations
44:45illégales
44:46on avait près de
44:472000 manifestants
44:48d'ultra gauche
44:49qui devaient être
44:49mobilisés hier
44:50dans un village
44:51Eliott
44:52de 1500 habitants
44:53avec des antifas
44:55et avec également
44:56des casseurs
44:57qui devaient venir
44:57de Brest
44:58et de toute la Bretagne
44:59donc on se retrouvait
45:00avec des appels
45:01de la part de collectifs
45:02à faire du pillage
45:03et en effet
45:04moi j'avais travaillé
45:05pendant plusieurs jours
45:06avec la préfecture
45:07la gendarmerie
45:07il devait y avoir
45:08plus de 300 forces
45:09de gendarmes immobilisés
45:11des drones
45:12du brouillage
45:13des unités
45:13sur les toits
45:14des commerçants
45:15et de la boucherie voisine
45:16et on a malgré tout
45:17été obligé finalement
45:18d'annuler
45:18parce que sinon finalement
45:20la zone commerciale
45:21où on est
45:21serait partie en feu
45:22et ça c'est un énorme
45:24problème pourquoi ?
45:25parce qu'en fait
45:26on est sur un cas de figure
45:27où les antifas
45:28ils sont très forts
45:29dans certains endroits
45:30et dans le cadre
45:31de la Bretagne
45:31c'est un véritable bastion
45:33c'est-à-dire qu'on a
45:34une interdiction finalement
45:35lorsque vous avez
45:36des commerces privés
45:37de faire des séances
45:38de dédicaces
45:39avec une personnalité
45:40qui rencontre
45:40un succès politique
45:41populaire
45:42pardonnez-moi
45:42mais on a le droit
45:43par exemple
45:44dans le même temps
45:44d'avoir à Saint-Malo
45:45ce week-end
45:46vous savez
45:47il y a la route du Rhum
45:47ils sont partis
45:48je leur souhaite
45:48bon courage
45:49à 13h
45:49il y avait un concert
45:51notamment d'un groupe
45:51qui s'appelle
45:52les Ramoneurs de Ménhir
45:53et qu'est-ce qu'ils ont dit
45:54lors de ce concert
45:55ils ont dit que la police nationale
45:57était nazie
45:57ils ont traité
45:59les policiers d'assassins
46:00donc ça c'est un deux poids
46:01deux mesures
46:02qui est toujours
46:02très insupportable
46:03c'est-à-dire que
46:04dès que vous êtes de droite
46:05vous avez le droit
46:06de rien faire
46:06vous vous retrouvez
46:07avec des menaces
46:07de pillage
46:08avec de la casse
46:09avec des députés
46:10qui se croient absolument
46:11tout permis
46:12en revanche
46:13dans la culture populaire
46:14on a le droit de dire
46:15que les policiers
46:16sont des assassins
46:17et que finalement
46:17la police nationale est nazie
46:19et ça je trouve
46:20que c'est un problème démocratique
46:21alors dans la culture populaire
46:22on n'a pas le droit de le dire
46:23et je ne crois pas que
46:24et je ne crois pas d'ailleurs
46:25que
46:26je n'ai jamais sanctionné
46:29ça s'appelait le peuple
46:30en général
46:30pense ça
46:31voilà
46:31après qu'il y ait une minorité
46:32et je l'ai dénoncé tout à l'heure
46:34avant
46:34je peux le refaire encore
46:35qui effectivement aujourd'hui
46:37est dans une fuite en avant
46:38dangereuse
46:39et d'ailleurs
46:39c'est pour ça que
46:41j'insiste sur ce qui est passé
46:42samedi
46:42parce que c'est des signes
46:44qui montrent qu'on n'est pas loin
46:45d'un basculement
46:45dans un autre type d'affrontement
46:47qu'on a connu
46:48ça s'appelait
46:49les stratégies de tension
46:49en Allemagne et en Italie
46:51c'est pour ça qu'il faut surveiller
46:52ce qui est en train de se passer
46:52avec ces groupes-là
46:54voilà
46:55je ferme la parenthèse
46:56ceux-là
46:56ils doivent être
46:58combattus
46:59mais de manière
46:59voilà
46:59normalement
47:00la gauche démocratique
47:01en Bretagne
47:02moi je ne suis pas en Bretagne
47:02c'est les socialistes
47:03qui dirigent
47:04ils espèrent
47:04ils sont tenus
47:05par cette minorité radicale
47:07je ne suis pas en Bretagne
47:07mais j'ai beaucoup de respect
47:07pour la Bretagne
47:08et pour les Bretons
47:09et les Bretonnes
47:12voilà
47:13les dédicaces
47:13je vais d'autant plus dire
47:15qu'elle a le droit
47:15de dédicacer
47:16c'est que moi
47:16je n'ai pas eu le droit
47:17de le faire
47:17parce que vous savez
47:18que le livre que j'avais fait
47:19je n'ai eu aucune dédicace
47:21possible dans aucune librairie
47:22sur Jean-Luc Mélenchon
47:24oui
47:25toutes les librairies
47:26je peux vous amener
47:26toutes les librairies
47:28toutes les libraires
47:29m'ont dit
47:29on ne peut pas prendre de risque
47:30parce qu'on a eu des visites
47:32qui nous disaient
47:33si vous laissez le livre
47:34on va le casser
47:35donc je trouve ça insupportable
47:37inacceptable
47:37et en plus
47:39je vous dis une chose
47:39on a des milliers de manières
47:41de combattre
47:42Sarah Knafo
47:43intellectuellement
47:43et c'est ça qu'il faut faire
47:45c'est ça l'intelligence
47:45et vous avez commencé
47:46sur les réseaux sociaux
47:47non moi sur les réseaux sociaux
47:48regardez bien
47:49on y reviendra
47:50on y reviendra
47:51mais puisque vous avez commencé
47:52vous m'avez allumé là-dessus
47:53ah non pas tout de suite
47:53vous m'allumez
47:54après vous ne laissez pas répondre
47:55bah non je laisse
47:55le feu se développer
47:58j'ai un avantage
48:00c'est que je viens d'une région
48:00en effet
48:01où on voit à quel point
48:02les antifas sont extrêmement importants
48:04avec la complicité
48:05pardonnez-moi ce terme
48:06et de vos amis socialistes
48:07parce qu'ils laissent
48:08totalement faire cela
48:09dans le même temps
48:10je vous l'ai dit
48:11il y a ce week-end
48:11ce cas d'une dédicace annulée
48:13mais qu'est-ce qui se passe
48:16dans le même village
48:16avec une mère qui est centriste
48:18on se retrouve avec un gros
48:20collectif
48:21pendant tout un week-end
48:22contre l'extrême droite
48:23avec le cofondateur
48:24de Mediapart
48:24Laurent Meudy
48:25qui vient
48:25alors là ils ont le droit
48:26ils ont le droit de le faire
48:27notamment dans des bâtiments municipaux
48:29et c'est ça qui est insupportable
48:31c'est-à-dire qu'on n'entendra
48:32jamais un élu socialiste
48:33critiquer et condamner
48:34dans certaines régions de France
48:36la violence de cette extrême gauche
48:38parce qu'elle est main dans la main
48:39avec eux
48:40alors écoutez
48:40je connais un peu
48:41les socialistes bretons
48:42et même assez bien
48:44et je peux vous dire
48:44qu'y compris à l'intérieur
48:46du Partiériste
48:46la Bretagne ne se caractérisait pas
48:47par une complaisance
48:49à l'égard des extrêmes gauches
48:50c'est le cas aujourd'hui
48:50ça a bien changé
48:51non non c'était pas il y a longtemps
48:53je vais appeler mon ami
48:54Bernard Poignant
48:55qui est une figure
48:56symbolique
48:57et je crois pas
48:57qu'il va me dire
48:58qu'il défendait
48:58oui mais Brest
48:59ils ont perdu
48:59ça basculait à droite
49:00c'est pas vrai
49:01non mais lui il n'est pas à Brest
49:01il est à Quimper
49:02c'est pas pareil
49:02mais c'est pareil
49:04l'NG pas sur la Bretagne
49:05non non je ne s'allonge pas
49:06je n'ai pas l'intention de changer
49:07sur autre chose
49:08mais pas sur la Bretagne
49:09on va revenir ou non ?
49:10oui on y vient
49:11justement
49:11alors j'ai hésité beaucoup
49:13parce que
49:13en fait Sarah Knafo
49:15répond à un tweet
49:17d'une personne
49:17qui ne mérite pas
49:18véritablement
49:19la lumière
49:20qu'on pourrait lui faire
49:21à 19h51
49:22et qui d'ailleurs
49:24lorsqu'il n'était pas député
49:26venait sur le plateau
49:27de CNews
49:28Thomas Porte
49:29qui veut désormais
49:30fermer CNews
49:32la fermeture de CNews
49:33est une priorité
49:34comme quoi
49:35elles sont importantes
49:36les priorités
49:37du côté
49:38de la France insoumise
49:39j'aurais imaginé
49:40que la priorité
49:41c'était
49:41de réduire les inégalités
49:43de s'occuper
49:44des plus fragiles
49:46d'essayer
49:47d'éviter
49:48qu'il y ait
49:49un taux de pauvreté
49:50aussi important
49:50non c'est la fermeture
49:52de CNews
49:52revoyons
49:52la réponse
49:53de Sarah Knafo
49:54s'il vous plaît
49:55puisque Sarah Knafo
49:56lui répond
49:57bolchevik
49:58un jour
49:59bolchevik
50:00toujours
50:00et alors là
50:02un certain
50:03Julien Drey
50:04débarque
50:05de nulle part
50:05c'est pas cette tweet
50:06là que je répondais
50:07vous êtes trompé
50:08ah mince
50:08ça fait bien longtemps
50:09que j'avais pas vu
50:10une haine anti-bolche
50:11regardez
50:11c'est pas ce tweet là
50:12moi je répondais
50:14parce que ça m'a fait rigoler
50:15je me suis trompé alors
50:17et oui
50:17vous allez voir
50:18et d'ailleurs
50:19j'ai fait exprès
50:19de Mélenchon sur LCI
50:20voilà
50:21je répondais à un tweet
50:22de Sarah Knafo
50:23sur Mélenchon
50:24et vous avez vu
50:24d'ailleurs
50:25que la forme du tweet
50:26j'ai fait exprès
50:26j'ai fait exprès
50:27il y a lol et relol
50:29à la fin
50:30moi je sais pas
50:31ce que ça veut dire
50:32lol et relol
50:32alors allez
50:34je vais lire
50:35votre tweet
50:35je vais le lire
50:37le lire
50:38pardon
50:38allez-y
50:38parce que je trouvais
50:40qu'elle voulait
50:41se mettre
50:42à la hauteur
50:42de Jean-Luc Mélenchon
50:43pour lui répondre
50:44ce fameux interview
50:45qu'il a fait
50:46sur le droit
50:46de la propriété
50:47etc
50:47je trouvais
50:48que les arguments
50:49m'avaient fait sourire
50:50parce qu'elle ressortait
50:51les bolcheviques
50:51elle ressortait Lénine
50:52elle ressortait
50:54donc c'est pour ça
50:55j'ai dit
50:55d'après moi
50:55c'est pas comme ça
50:56que vous allez être efficace
50:57mais c'était peut-être
50:59un vieux sage
50:59qui parlait
51:01et bah écoutez
51:01cher Julien Drey
51:02j'ai même du mal
51:03à trouver le tweet
51:04dont vous parlez
51:05vous l'aviez vu
51:05cher Éric Tegner
51:06oui c'est un tweet
51:08c'est pas un tweet
51:09c'est une vidéo tweet
51:10bon allez écouter
51:11allez
51:12ça tombe à l'eau
51:13voilà
51:13désolé
51:15effectivement
51:16Julien Drey
51:16mais je pense que
51:17vous avez manipulé
51:18votre compte Twitter
51:19pour nous mettre
51:19en difficulté
51:20les dernières minutes
51:21une technique
51:22non ça permet
51:23justement on va passer
51:24du coq à l'âne avec ça
51:25ça me permet de répondre
51:26à toutes ces histoires
51:27d'interdiction
51:28ah ça ça m'intéresse
51:29parce que
51:30sur la censure
51:30oui parce que moi
51:31je suis
51:32bon de temps en temps
51:33on peut pas faire autrement
51:34mais c'est dans des cas exceptionnels
51:35je suis contre la censure
51:36et contre les interdictions
51:37parce que je pense que
51:38la démocratie
51:38c'est la liberté de penser
51:40etc
51:40sauf quand elle franchit
51:41etc
51:41mais il y a
51:42effectivement aujourd'hui
51:43une gauche
51:43qui n'a plus que ce mot
51:45à la bouche
51:45et je pense notamment
51:46à la bataille
51:47contre un certain nombre
51:48de chaînes de télévision
51:48dont CNews
51:49et je pense que
51:50ces gens là
51:52vous avez donné
51:52la leçon
51:53vous avez donné d'ailleurs
51:53le manuel
51:54il faudrait mieux
51:54de s'occuper
51:55des problèmes sociaux
51:56parce que c'est pas CNews
51:57qui fait que la France
51:58bascule
52:00c'est justement
52:01parce que la France
52:01bascule que des médias
52:02peuvent effectivement
52:04en parlant des problèmes
52:05que vivent les françaises
52:05et les français
52:06rentrer en phase
52:07donc si on s'occupe
52:08des problèmes sociaux
52:09en général
52:10c'est plus efficace
52:11un dernier mot
52:12sur la censure
52:13sur l'esprit de censure
52:14vous le patron de presse
52:15très apprécié
52:16notamment dans les médias
52:17mainstream
52:18Eric Tegner
52:18oui tout à fait
52:19d'ailleurs
52:19vous savez
52:20à chaque fois
52:20qu'on était agressé
52:21nos journalistes
52:22de frontière
52:22sur le terrain
52:24on disait aux journalistes
52:25parce qu'on devient
52:26habitué
52:26on disait aux journalistes
52:27y compris ceux de BFM TV
52:28vous savez
52:29il faudrait peut-être
52:29nous défendre
52:30parce que ça va vous arriver
52:31c'est ce qui est en fait
52:31aujourd'hui ça arrive
52:32c'est à dire
52:33qu'avant c'était nous
52:33maintenant c'est absolument
52:34tout le monde
52:35deux actualités
52:36à l'international
52:37et là je me tourne
52:38vers Julien Drey
52:39les élections
52:40en Israël
52:42savoir si c'est un tournant
52:44ou non
52:44et quand est-ce
52:45qu'on connaîtra
52:47le prochain
52:48ou l'actuel
52:51dirigeant
52:51chef du gouvernement
52:53est-ce que Netanyahou
52:54l'a emporté
52:55selon vous
52:56et est-ce qu'il va réussir
52:57à obtenir une majorité
52:58d'abord
52:59si vous pouvez remettre
53:00deux remarques
53:01par rapport à tout
53:01ce que nous vivons
53:02depuis le 7 octobre
53:032023
53:05ce petit pays
53:06de 9 millions d'habitants
53:06c'est une démocratie
53:09c'est pas un état
53:10d'apartheid
53:10parce que dans ce petit pays
53:12de 9 millions d'habitants
53:13vous avez aujourd'hui
53:14une population arabe
53:15israélienne
53:15qui a fait
53:1720 députés
53:18qui a remporté
53:19des scores considérables
53:20j'ai rarement vu
53:21des états d'apartheid
53:22où cela a été possible
53:23au point même
53:23que c'est eux
53:24qui dans certains points de vue
53:25détiennent la clé
53:26pour savoir comment
53:27va se fabriquer
53:28un gouvernement
53:28ce gouvernement
53:29donc
53:31tous ceux qui nous ont expliqué
53:32que c'est un état d'apartheid
53:33génocidaire
53:33j'aimerais bien
53:34que tous les pays autour
53:37avec lesquels ils ont
53:38visiblement de complaisance
53:39soient pareils
53:40je pense notamment
53:41à l'Iran
53:41puisqu'on en a parlé
53:43tout à l'heure
53:43avant l'émission
53:44à l'heure où nous parlons
53:45il y a encore
53:4512 femmes israéliennes
53:48qui risquent d'être pendues
53:49dans les heures
53:50ou les jours à venir
53:50mais ça
53:51eux ils n'en parlent pas
53:52voilà
53:53donc c'est plutôt à la gloire
53:54d'Israël
53:54ce qui s'est passé
53:55ça ne veut pas dire
53:56qu'Israël est un état parfait
53:57ça ne veut pas dire
53:57qu'il n'y a pas de problème
53:59ça ne veut pas dire
54:03des Israéliens
54:04c'est qu'ils sont
54:05plus compliqués
54:06qu'on peut le penser
54:07donc il n'y a pas de solution
54:08pour l'instant
54:09il va y avoir un vrai débat
54:11au sein de la nation israélienne
54:13et ce débat finalement
54:14c'est les partis arabes israéliens
54:16qui vont être devant
54:17des questions simples
54:18est-ce qu'ils condamnent
54:19la direction du Hamas
54:20est-ce qu'ils reconnaissent
54:21qu'aujourd'hui
54:22ils appartiennent totalement
54:23et à 100%
54:24à l'État israël
54:25et donc ils ne sont pas
54:25pour les histoires
54:27de destruction de l'État israël
54:28de la mer etc
54:28ou est-ce qu'ils ont une ambiguïté
54:30s'ils ont une ambiguïté
54:31aucune alliance ne sera possible
54:33s'il n'y a pas d'ambiguïté
54:34c'est possible
54:35à ce moment-là
54:35qu'un gouvernement
54:36soit formé
54:36mon sentiment personnel
54:37c'est que ça va re-voter
54:39ah
54:39vous dites qu'il va y avoir
54:41un nouveau vote
54:41je pense qu'ils n'arriveront pas
54:43à trouver une solution
54:43il n'y aura pas de consensus
54:45il n'y aura pas de consensus
54:46en quelques secondes
54:47je pense que ça a été compliqué
54:48pour Emma Hassan
54:49parce qu'elle comprend
54:50qu'il y a des arabes israéliens
54:51oui ça c'est vrai
54:52elle a découvert
54:52et qu'en effet
54:54ils ont une capacité démocratique
54:56parce que c'est eux
54:57vous avez raison
54:57qui tiennent d'une certaine façon
54:59ce qui peut se passer
55:00dans les prochains jours
55:00donc ça montre en effet
55:01que c'est une grande démocratie
55:02et il ne faut pas oublier non plus
55:03qu'on a beaucoup enterré
55:04Benjamin Netanyahou
55:05eux ils ont la chance
55:06d'avoir 3,8% de croissance
55:08une croissance pour 2027
55:10prévue à 5,6%
55:12donc c'est intéressant
55:13c'est-à-dire qu'avec
55:14le conflit dans lequel
55:15ils sont aujourd'hui
55:16ils arrivent malgré tout
55:17à avoir une vraie croissance
55:17et ça c'est quand même
55:18également au crédit du Premier ministre
55:20Un dernier mot
55:21Donald Trump
55:22Donald Trump va-t-il perdre sa majorité
55:25alors que 112 millions d'Américains
55:26sont appelés aux urnes
55:27mardi 3 novembre
55:28pour les élections
55:29de mi-mandat
55:30selon certains médias locaux
55:32un peu plus de 52 millions de personnes
55:33ont déjà déposé leur bulletin
55:35et la question c'est de savoir
55:36si oui ou non
55:38Donald Trump peut perdre sa majorité
55:40à quel point les midterms
55:42peuvent être un tournant
55:44pour Donald Trump
55:45selon vous Eric Tegner
55:46en 30 secondes
55:47Alors Barack Obama avait perdu
55:48également les midterms de 2014
55:50donc c'est quelque chose
55:51qui est assez commun
55:52ensuite on sait que Donald Trump
55:54quand même d'une certaine façon
55:55gouverne beaucoup
55:55avec des décrets
55:56moi ce que je trouve
55:57qui est intéressant
55:58c'est que dans cette campagne
55:59il a parlé beaucoup
56:00des émeutes en France
56:01parce que ça fonctionnait
56:02parce que ça a choqué
56:04véritablement les Etats-Unis
56:05et j'ai vu un dernier article
56:07de Mediapart
56:08qui est publié il y a une heure
56:09très intéressant
56:09midterms
56:10une campagne républicaine
56:11alimentée par l'islamophobie
56:13voilà eux également
56:14ils ont leur propre sujet
56:16à chaque fois
56:17de concentration
56:17Vous voyez
56:18la personne a changé
56:20au niveau du siège
56:21mais on voit
56:22à quel point
56:22vous savez
56:23le chevalier blanc
56:25vous lui laissez
56:26France Inter
56:27et le chevalier blanc
56:28vous laisse Mediapart
56:30en un mot
56:31sur Donald Trump
56:32cher Julien
56:32et c'était un plaisir
56:33d'être avec vous
56:33ce dimanche soir
56:35ce duo
56:36la question essentielle
56:37je pense que
56:39c'est pas le parlement
56:40parce que je pense
56:40que le parlement
56:40il aura perdu
56:41je pense que ça va être
56:42le Sénat
56:42et là ça peut devenir
56:44pour Donald Trump
56:46difficile
56:46parce que s'il a un Sénat
56:47qui est complètement hostile
56:48ce Sénat peut mettre en place
56:49des commissions d'enquête
56:50ce Sénat peut le paralyser
56:51sur le plan budgétaire
56:52c'est pour ça que je pense
56:53qu'il va dans les dernières heures
56:55essayer de polariser à mort
56:56sur les 3 ou 4 états
56:59où les choses sont en bascule
57:01après c'est compliqué aussi
57:02la démocratie américaine
57:03parce que vous avez
57:03quelques candidats démocrates
57:05qui sont pas sans poser problème
57:07merci à tous les deux
57:08merci à Eric Fegner
57:09qu'on retrouvera
57:11à 22h
57:12pour 100% politique
57:14je vais défendre
57:14vos intérêts jusqu'au bout
57:15vous pouvez lui donner
57:16le lit s'il vous plaît
57:17oui je vais lui donner
57:18et je constate
57:19que maintenant
57:20il y a des privilégiés
57:21on va sur le terrain
57:22parce qu'on poursuit
57:23je le dis aux téléspectateurs
57:24de CNews
57:25c'est la grande soirée
57:27politique du dimanche
57:2818h
57:29minuit
57:29non-stop
57:30sur notre antenne
57:32dans quelques instants
57:33c'est bien sûr
57:33l'heure des pros
57:34à 21h
57:35Laurence Ferrari
57:35et à 22h
57:37et bien c'est la réussite
57:39du dimanche soir
57:40le duo
57:41Eric Tegner
57:42Gauthier Lebret
57:43pour 100% politique
57:44avec beaucoup d'images exclusives
57:45ah bon vous avez
57:46des images exclusives
57:47ah bah oui
57:47on avait nos reporteurs
57:48également
57:49comme les reporteurs
57:49de CNews
57:50et c'est en option
57:50de les donner
57:51un peu avant
57:5222h
57:52quand vous me donnerez
57:53le livre
57:54je commencera
57:54à vous donner
57:55des images
57:55vous voyez c'est un peu
57:56moi je pensais
57:57que c'était une grande famille
57:59qui donnait tout
57:59il y a
58:00en même temps les familles
58:01moi je vais vous faire
58:02une confidence
58:02si vous
58:03si vous qui êtes si influent
58:04moi ?
58:05oui
58:05vous arrivez à trouver
58:06quelqu'un qui me fournit
58:08d'autres exemplaires
58:08parce que moi
58:09j'en avais plus sur Amazon
58:09bah écoutez
58:10mais moi je ne suis qu'un
58:11votre humble serviteur
58:12un petit soldat
58:1320h donc
58:14le terrain
58:15et revenons aux choses sérieuses
58:16le tireur donc
58:17on l'apprend
58:18était connu de la police
58:19il a été interpellé
58:21je rappelle
58:23près de Marseille
58:23un policier
58:24qui a été blessé
58:25un pompier
58:26qui a été blessé
58:27par Bâle
58:27Marie-Victoire
58:28Dieu donné
58:28quelles sont
58:29les dernières nouvelles
58:30et espérons
58:31que les nouvelles
58:31sont rassurantes
58:32du côté du pompier
58:33qui a été visé
58:34par ces tirs
58:36bonsoir
58:36merci
58:39oui
58:40exactement
58:40Elliot
58:41nous avons pu échanger
58:42avec un certain nombre
58:43d'officiels
58:45le pompier
58:46a donc été transféré
58:47en urgence
58:48absolue
58:49pour une plaie
58:50au thorax
58:51à l'hôpital
58:52ici
58:52nous sommes
58:53nous sommes
58:54au peine
58:55Mirabeau
58:56nous sommes
58:56à une vingtaine
58:57de minutes
58:57de Marseille
58:58et ce que l'on peut
58:59vous dire
59:00c'est qu'ici
59:00les gyrophares
59:01des camions
59:03de pompiers
59:03se mêlent
59:04depuis plusieurs heures
59:05avec ceux
59:06évidemment
59:07des camions
59:08de gendarmerie
59:09la BRB
59:10est également
59:10sur place
59:11ainsi que la police
59:12scientifique
59:13c'est évidemment
59:14un véritable
59:15périmètre de sécurité
59:16qui a été
59:17dressé
59:18juste derrière nous
59:19la victime
59:21c'est un sapeur
59:22pompier
59:23professionnel
59:24un individu
59:25qui intervenait
59:26donc pour
59:27un feu
59:27de véhicule
59:28à quelques mètres
59:29de nous
59:30ce père de famille
59:31d'une cinquantaine
59:33d'années
59:33un père
59:33de 50 ans
59:35est donc actuellement
59:36à l'hôpital
59:37ce que l'on sait
59:39et bien
59:40nous avons pu
59:41avoir des échanges
59:42avec notamment
59:43le président
59:43du ZIS
59:44des Bouches du Rhône
59:45il revient justement
59:46sur le déroulé
59:47des faits
59:47je vous propose
59:48de l'écouter
59:48à vous
59:50de l'hôpital