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Eliot Deval reçoit deux éditorialistes aux idées diamétralement opposées, dans #FaceaFace
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00:01Madame, Messieurs, bonsoir, il est presque 19h, c'est l'heure en ce dimanche de votre face-à-face hebdomadaire.
00:07Dans le coin droit, évidemment, comme chaque dimanche soir, j'allais dire combien elle a pesé, mais on va passer
00:12celui-là.
00:13On va dire Gilles-William-Goldnadel, maître Goldnadel, qui est avec nous.
00:16Dans le coin gauche, évidemment, comme chaque dimanche, Julien Drey.
00:19Julien ? Ah, Julien n'est pas là, la chaise est vide. Que se passe-t-il ? Attendez, on
00:22m'informe dans l'oreillette.
00:23Julien Drey est en retard, il est sur le périphérique parisien.
00:26Bonjour Julien, vous êtes avec nous ? Qu'est-ce que c'est que cette affaire, Julien Drey ?
00:29C'est ma première avec vous, vous avez décidé de me bisuter, c'est bien ça ? J'ai bien
00:32compris ?
00:33Il faut que vous alliez vous plaindre, un accident à la porte de vent, on va passer 40 minutes en
00:40statique.
00:41Bon, comme ça, la France est au courant que le périphérique parisien reste compliqué en 2027.
00:45Ben oui, il faut qu'on est à 50 et il y a des accidents.
00:48Vous n'avez pas compris qu'il s'agissait d'une dérobade ?
00:51Ah, je ne sais pas.
00:53J'ai eu le malheur de dire du bien de vous et le baron noir utilise ce stratagème qui ne
00:58trompera personne.
00:59Je compte sur vous pour le réprimander en public.
01:02C'est ce que j'allais dire, Julien, parce que non seulement vous nous faites une petite infidélité,
01:05non, vous serez avec nous dans quelques instants, le temps de braver le périphérique.
01:08Mais il y a faute.
01:09Vous savez, cher Julien, que c'est Gilles-William-Goldenadel, dans ce duel à fleur et mouchetés que l'on
01:14propose chaque dimanche,
01:15c'est Gilles-William qui a envoyé la première mèche aujourd'hui.
01:17Vous avez le traditionnel petit tweet auquel il va falloir tout de suite répondre.
01:22Le baron noir est aux abois.
01:24Ce soir, Duval, alors je ne sais pas pourquoi vous l'appelez Duval, Éliote-Deval, mais bon.
01:27Parce que c'est son vrai nom, monsieur.
01:28D'accord.
01:28Ce soir, Duval, son fer-valoir est en fuite.
01:31C'est le droit, Julien Pasquet, qui mènera les débats.
01:34Le chevalier blanc l'a prié de modérer la légitime admiration qu'il lui inspire pour mener les débats.
01:40Honnêtement, le baron a exigé la traduction du mot.
01:43Ça commence par un petit coup en dessous de la ceinture, Julien Drey, cette affaire.
01:47Oui, alors déjà, je vais apporter une précision.
01:49Gilles-William-Goldenadel mord.
01:52Parce que Éliote s'appelle bien Duval, puisque j'ai rencontré, j'ai eu le plaisir hier de rencontrer son
01:58papa,
01:58puisque Éliote s'est fiancé hier.
02:01Et d'ailleurs, je lui apporte encore toutes mes félicitations.
02:03J'ai bien orthographié le nom de son papa.
02:06Donc, Gilles-William le savait, puisque lui aussi était là.
02:09Donc, il est sans blanc, vous voyez.
02:10Ah, c'est à moi qu'il fait des cachotteries.
02:12On en profite pour embrasser Éliote, pour le féliciter pour cette merveilleuse nouvelle, alors.
02:16Et je peux vous dire que le baron noir et les chevaliers blancs ont fait un très, très beau cadeau.
02:21Ah, d'accord.
02:22Absolument.
02:22Vous me direz tout ça un petit peu plus tard.
02:26On entre dans notre première thématique, Julien, si vous le voulez bien, et vous nous répondez à distance.
02:31On va essayer de garder la liaison plus sérieusement avec vous.
02:33Et puis, on vous attend sur le plateau dans quelques secondes.
02:35Bien sûr, à la une de ce face-à-face, Gilles-William-Goldenadel, Julien Drey,
02:39cette tribune publiée dans Le Parisien, qui demande que Charles Sapin perde son édito politique hebdomadaire sur France Inter.
02:46Elle est près de 300 signataires, revendique donc le manque d'un pluralisme, finalement, qui va trop loin sur le
02:55service public.
02:55Alors, avant de vous lire un petit extrait, je voudrais quand même vous montrer quelques visages de cette bien-pensance
03:00parisienne,
03:00de ces bobos qui ont décidé de donner des leçons de vertu à la terre entière.
03:04Vous avez, par exemple, Josiane Balasco, Denis Podalides, Julie Gaillet, Bruno Solo, Valérie Donzeli, Yann Thiersen, j'en passe.
03:11Vous avez les photos de la prix Nobel Annie Arnault, de Leïla Slimani, Pierre Lemaitre, Virginie Despentes, Vanessa Springora, Yann
03:17Arthus-Bertrand, j'en passe, et des meilleurs.
03:20Je vous donne un petit extrait, quand même, pour la compréhension de nos téléspectateurs, avant que vous me donniez chacun
03:24votre commentaire.
03:26On peut lire dans cette tribune.
03:27Radio France doit-elle vraiment s'engager dans ce pari hasardeux et offrir, a priori, un brevet de respectabilité à
03:35ce titre multirécidiviste de la provocation raciste ?
03:38Nous ne le pensons pas.
03:39L'un de ses nouveaux propriétaires, le milliardaire Pierre-Édouard Sterrin, ne cache pas son agenda politique,
03:43formulé dans le projet Périclès qui assume mener un combat idéologique, politique et électoral au bénéfice de l'extrême droite,
03:49en utilisant notamment les médias.
03:51Est-ce le rôle de la radio publique de participer à cet agenda politique ?
03:55Nous ne le pensons pas.
03:57Gilles William, commentaire, pour commencer.
03:59Non, mais je m'inscris en faux par rapport à votre épithète de bien-pensance.
04:04Ah bon ?
04:05Oui, on est bien au-delà du bien-pensé.
04:09D'abord, ces gens, je ne suis pas sûr qu'ils pensent, très sincèrement.
04:12On est sur le terrain de l'intolérance désormais habituelle de l'extrême gauche.
04:19L'extrême gauche qui interdisait d'interdire, maintenant, est totalement dans l'interdiction.
04:27On parle de quelqu'un qui est censé s'exprimer deux minutes par semaine.
04:33Mais ces deux minutes par semaine, ce sont des millions de secondes de torture pour ces gens-là.
04:41Il faut entendre ça.
04:43L'histoire de la condamnation de Valeurs Actuelles, au risque de me répéter,
04:47j'ai fait condamner Libération pour un appel au massacre de Juifs,
04:52juste avant le massacre de la rue des Rosiers.
04:55Et ensuite, ils ont engagé des journalistes de Libération, en veux-tu, en voilà.
05:02Je n'y ai d'ailleurs trouvé aucun reproche à leur faire.
05:06Je ne suis pas dans cet état de pensée.
05:09Et en plus, on parle, j'ai honte à utiliser cet argument,
05:13on parle en plus d'un Charles Sapin qui n'était même pas là au moment où...
05:19Oui, il est passé par plein de médias...
05:21Je veux dire, il y a de l'intolérance, mais il y a aussi énormément de sottises.
05:29C'est-à-dire qu'ils sont, bon, on l'a dit mille fois,
05:33ils sont fous furieux, au sens psychiatrique du terme,
05:38d'avoir perdu le monopole de la parole.
05:42Mais il fut un temps où ils osaient se prévaloir d'une certaine intelligence
05:49que je leur dénie aujourd'hui, pardon de vous le dire.
05:55Madame Annie Ernaud, par exemple, ne m'a jamais ébloui par la qualité
06:00ni de son style, ni de son raisonnement.
06:02C'est une nouvelle de littérature, je le rappelle tout de même.
06:04Oui, il y aurait beaucoup à dire sur la manière maintenant de sélectionner à Stockholm,
06:12si je peux me permettre.
06:14Donc voilà, où que je tourne mon regard, je ne suis même plus dans la colère.
06:19Je ne suis même plus dans la colère, je suis dans quelque chose
06:23qui se situe autour de la lassitude et de la résignation.
06:27Mais une chose est certaine, et j'y vois pour moi une source de consolation sans limite,
06:35c'est que ces gens-là ont perdu tout contact avec le peuple.
06:40Ils n'incarnent en rien le peuple.
06:42Ils représentent peut-être une petite partie de Saint-Germain-des-Prés.
06:47Les Français, eux, savent.
06:48Alors, Julien Dray, on va remontrer l'image de Julien Dray,
06:50qui est en train, en direct, d'arriver dans les locaux de CNews.
06:53Je ne sais pas si vous pouvez faire une ébauche de réponses
06:55avant de prendre l'ascenseur et de nous rejoindre sur le plateau.
06:58Mais moi, ce que je trouve savoureux, Julien,
07:00et répondez-moi en quelques secondes, je vous laisse monter nous rejoindre,
07:03c'est la façon dont est cité le milliardaire Pierre-Édouard Sterrain,
07:07qui, selon ses signataires, ne cache pas son agenda politique.
07:10Il y a quand même un petit peu un deux poids, deux mesures.
07:12J'ai l'impression, en tout cas, quand on sait qu'un autre milliardaire,
07:16situé très à gauche, pour ne pas le nommer M. Pigas,
07:19admet, lui, que ces médias sont au service de son idéologie politique.
07:23Là, ça ne gêne personne, il n'y a jamais de tribune.
07:26Non, le problème de cette tribune libre, qui fait suite à la prise d'opposition
07:30d'une partie de la rédaction de France Inter, c'est que s'ils voulaient donner
07:35les justificatifs pour qu'on critique leur parti pris et qu'on justifie ainsi
07:41tous ceux qui critiquent le service public, ils ne s'y prendraient pas autrement.
07:45Parce que, y compris la formulation du communiqué pour ce problème,
07:49tout le monde a un agenda politique.
07:51Tout le monde a des agendas politiques.
07:53On ne peut pas reprocher à des gens d'avoir un combat
07:55et d'avoir un agenda qui découpe de ce combat.
07:59Voilà, à partir de là, eux, ils ne sont pas comptables, je dirais,
08:03des agendas des uns et des autres.
08:05Ils sont comptables d'établir un équilibre politique
08:07qui permet la confrontation des idées.
08:10Alors, il y a une contradiction qui est très simple.
08:13Souvent, on estime que ces gens, que M. Esterin et d'autres,
08:16sont des menaces pour la démocratie.
08:18Et ils sont des menaces graves.
08:20Alors, à ce moment-là, on mène la bataille pour les interdire.
08:23Ça, c'est une logique.
08:24Mais à partir du moment où, pour l'instant, ils ont le droit de s'exprimer,
08:27ils ont donc le droit aussi de s'exprimer sur le service public.
08:30Et j'arrive.
08:31Et on vous laisse monter dans la...
08:32C'est génial, on a créé un concept, là.
08:34Avec l'émission qui se déroule pendant que Julien chemine vers le studio.
08:38Je vais faire pareil, maintenant.
08:39C'est pas mal, on va la faire comme ça.
08:40Mais chacun, sur son téléphone, a trois endroits différents la semaine prochaine.
08:43Je n'accepte pas ce deux poids de mesure qui me rappelle le privilège rouge.
08:47Bon, encore un mot, Gilles William, avant que Julien nous rejoigne.
08:51Tout ça, quand même, et vous l'avez dit, pour deux minutes trente de temps de parole par semaine.
08:56On part de très, très loin, quand même.
08:58C'est ça qui est extraordinaire.
09:00Oui, mais ça montre, moi, écoutez, la réalité, c'est qu'ils font un cadeau exceptionnel à leurs adversaires.
09:10Ils voudraient singer leur manière de penser qu'ils ne procéderaient pas autrement.
09:16C'est quelque chose...
09:17Non, mais c'est quelque...
09:18Oui, et voilà.
09:18Non, mais attends...
09:19On applaudit, je lui viendrai à la main, qui fait une entrée fracassante sur le plateau du face-à-face.
09:24Alors, vous voyez ça, ça, j'y vois...
09:26Mais c'est de la déstabilisation pure, je n'y vois rien d'autre.
09:28Non, monsieur Pasquet, vous me faites beaucoup de peine, là, j'y vois un réflexe gauchisant.
09:34Vous félicitez les fautifs.
09:37Voilà, vous-même, vous avez été décérébré par...
09:39Je suis très tolérant, vous le savez.
09:40Oui, oui, oui.
09:41Vous le savez.
09:42Vous pensez que j'ai délibérément fait exprès d'un coup tard ?
09:44Mais la clientèle en est...
09:46La clientèle en est consciente.
09:49Je ne sais pas si la clientèle en est consciente, la vôtre, peut-être ?
09:52Nul n'est dupe de votre stratagème, monsieur Drey.
09:57Je vous incite à davantage d'humilité.
09:59Bienvenue, Julien Drey, sur le plateau du face-à-face.
10:03On a compris la position de l'un et de l'autre sur cette tribune, sur ses pères et mères
10:08à la vertu qui ont décidé d'investir les colonnes du Parisien pour dénoncer les 2 minutes 30
10:13de Charles Sapin.
10:14Ça fait le tour des médias depuis plusieurs semaines.
10:17D'ailleurs, cette venue, il y a eu le préavis de grève, d'ailleurs, qui commence aujourd'hui.
10:19C'est exceptionnel, l'édito de Charles Sapin, ce matin.
10:22C'était de la musique.
10:22Évidemment, ils sont en grève.
10:23Bien sûr.
10:24Évidemment.
10:25Mais quel bonheur, quand même.
10:26Quel bonheur.
10:27Écoutez de la musique.
10:28Quel bonheur de ne pas avoir, pendant des heures, subi la moindre désinformation,
10:36le moindre mensonge par omission, la moindre occultation, ou le moindre humoriste à sens inique.
10:43Pardon de vous le dire, moi, je remercie et je félicite les grévistes et je les encourage
10:48davantage encore à prolonger la grève.
10:51Je ne suis pas une grève illimitée.
10:53Je ne sais pas comment interpréter cette image.
10:55Ça, ce sont donc les rassemblements.
10:57C'est le rassemblement.
10:58Tout à l'heure, il y a cet après-midi, Julien, on voit les syndicats, l'inter-syndical
11:03de Radio France.
11:04Je pense qu'il y a plus de journalistes que de syndicalistes et de manifestants.
11:08En tout cas, voici la mobilisation qui fait flop.
11:10Je vais le dire comme ça, devant Radio France.
11:14Tout à l'heure, on a vraiment compris que vous avez une poignée de syndicalistes
11:18qui tient l'ensemble d'une rédaction, qui est dans cette idéologie également.
11:23Mais les syndicalistes, là, c'est les activistes, c'est les initiateurs.
11:26Ils sont parfaitement représentatifs de l'état d'esprit de 90% des journalistes de France Inter.
11:32Je ne suis pas d'accord parce que j'ai beaucoup de journalistes de France Inter que je connais.
11:35Oui, c'est les 10%.
11:37C'est un film, ça, 10%.
11:39Je vous conseille de le voir.
11:40Ça vous mettra de bonne humeur.
11:44Julien, ça a été voté à l'unanimité ?
11:45Non, à l'unanimité des présents dans l'Assemblée Générale.
11:48Quand vous regardez les présents de l'Assemblée Générale, vous voyez qu'il n'y a pas grand monde.
11:51Je crois qu'il y a beaucoup de journalistes de France Inter qui sont ennuyés par ce qui est en
11:54train de se passer.
11:55Et je pense que la rédaction, d'ailleurs, a raison de tenir bon.
11:57En tout cas, ce que je disais à l'arrivée de Julien Dres, c'est que cette affaire, elle fait
12:01les choux gras des grands médias depuis plusieurs semaines.
12:05Là encore, on va parler de deux mesures, mais ces dernières 72 heures, voire 96 heures, on va dire, pour
12:13élargir un peu plus,
12:14il y a des drames qui se sont passés en France, de véritables drames, pour certains, de véritables scandales d
12:19'État.
12:19Et on a listé, sur la semaine qui vient de s'écouler uniquement, Gilles William, sur la semaine qui vient
12:24uniquement de s'écouler,
12:26ce que les grands médias mainstream ont oublié, par omission, je n'en sais rien, de rappeler.
12:31Ce jeune de 31 ans lâché à mort par un OQTF a plus tôt, cette enseignante menace de décapitation à
12:38Toulouse,
12:38cette femme poignardée pour son sac par un multirévitidiviste tchadien.
12:41La liste n'est pas terminée, on a un deuxième volet que nos téléspectateurs liront.
12:45C'est incroyable, et je pense, pour une bonne partie des Français qui nous écoutent, et même d'autres,
12:50c'est insupportable de voir cette indignation à géométrie variable.
12:54Mais il n'y a rien de nouveau.
12:57Ce que j'appelle les autorités d'occultation, qui tournent d'ailleurs, allez, on ne va pas se raconter l
13:05'histoire,
13:05qui tournent d'ailleurs sur le désir de cacher les effets d'une immigration incontrôlée et invasive.
13:14Ces autorités d'occultation sont aux commandes de certains journaux ou du service public depuis des années.
13:23Par contre, je pense que ces gens-là sont restés à Carcassonne.
13:29– Ah là, pour Carcassonne, là où il n'y a pas eu…
13:32– Ah raison, c'est abject ce qu'on entend sur cette séquence.
13:35– Oui, mais avec votre permission, c'est sans doute abject,
13:39mais il n'y a ni eu mort d'homme, ni eu viol de femme, contrairement à ce qu'on…
13:45Voilà, c'est la différence de traitement entre ceux qui les arrangent et ceux qui les dérangent.
13:51– Le scandale, ce n'est pas qu'on ait beaucoup parlé de Carcassonne, Julien Drey,
13:54c'est qu'on ait aussi peu parlé d'Étienne, de cette femme agressée, de ces menaces de décapitation.
13:59– Non, mais ce qui est certain, c'est qu'il y a un monde journalistico-artistique peut-être,
14:04qui est très nombriliste, qui se regarde, qui s'admire, se congratule, ça c'est certain.
14:12Ce n'est pas nouveau d'ailleurs, ce qu'on appelait le parisianisme dans le temps, c'est toujours de
14:16mise.
14:17Ce qui est vrai, c'est que le fossé se creuse de plus en plus avec une grande partie de
14:20la population,
14:21qui a l'impression que ces gens-là ne s'occupent que d'eux, ne pensent qu'à eux,
14:24et leur racontent aussi des fois des choses qui ne sont pas en phase avec la manière dont les choses
14:29sont ressenties.
14:30Alors, je voudrais juste faire une remarque, ce qu'on appelle les faits divers,
14:34toutes les agressions, toutes les violences, ne renvoient pas qu'au phénomène d'immigration.
14:39– Ah non, mais ce n'est pas le sujet.
14:40– Non, mais c'est parce que Gilles William disait, tout ça ne fait partie que d'un complot.
14:46– En revanche, la plupart de ces faits divers, comme vous les nommez,
14:51se répètent dans le temps et deviennent des faits de société,
14:56justement parce qu'ils se répètent et qu'ils ne sont pas isolés.
14:58– Non, mais ça c'est autre chose, il y a une montée de la violence.
15:00– Non, mais pardon.
15:01– Alors, on va laisser finir Julien et je viens vers vous.
15:03– Il y a une montée terrible de la violence, d'ailleurs les policiers eux-mêmes le disent,
15:06les magistrats, les enseignants en témoignent.
15:08C'est la réalité de la société française, d'ailleurs qui n'est pas traitée comme elle devrait être traitée
15:13dans le débat politique, ça c'est sûr.
15:14– Ah mais je ne vous dis pas du tout, M. Drey, que les médias que je vise ne parlent
15:21pas de faits divers.
15:22Pas du tout, ils les sélectionnent.
15:24Je ne vous donne qu'un seul exemple, lorsqu'un malheureux musulman a été pris à partie dans une mosquée,
15:31je peux vous dire qu'on en a beaucoup parlé, parmi les faits divers ou les faits de société dont
15:39vous parlez des dernières 48 heures,
15:43vous avez quelqu'un qui est rentré dans une église de Metz en criant à la Ouagbar, il cherchait partout
15:54le prêtre.
15:55Je peux vous dire que M. Drey, on n'en a pas parlé de ça, curieusement.
15:58– On avance dans nos thématiques, ça s'est passé cette semaine dans l'émission littéraire,
16:03la grande librairie sur France 5, on continue un instant à parler des médias, vous l'aurez compris,
16:07une carte blanche a été donnée par Augustin Trapenard, le présentateur de cette émission,
16:11pour l'actrice Adèle Haenel, durant laquelle elle a pu notamment déclamer sans aucune contradiction
16:17l'État d'Israël commet un génocide en Palestine et la France est complice.
16:20Regardez et découvrez cet extrait si vous l'avez manqué.
16:23– Moi aussi, j'ai pris une décision, je vais parler.
16:29La densification de l'angoisse ne ment pas, ce fauteuil où je m'assois est un plongeoir.
16:35Le premier mot sera un saut dans le silence télévisuel qui englouit le pays,
16:40ce brouhaha médiatique qui masque sans répit l'absence omniprésente de certaines paroles.
16:47Pareillement, la phrase est courte et pareillement, j'ai peur.
16:51Mais puisque je suis ici, il faut parler pour redire ce qu'il y a dans ce silence,
16:56afin que tout le monde l'entende.
16:59L'État d'Israël commet un génocide en Palestine et la France est complice.
17:06N'acceptez pas l'inacceptable, alors sanctionnez Israël et libérez la Palestine.
17:13– Le tout avec l'argent des contribuables et sans la moindre modération.
17:17Gilles William ?
17:17– Il y aurait tellement à vous dire.
17:20D'abord dans la forme, ce sont des propos hallucinants et également hallucinés.
17:29La manière dont elle parle, la manière dont elle regarde, c'est quelque chose de réellement…
17:37– Elle est investie dans son discours.
17:39– Ah non, mais c'est quelque chose d'effrayant et je préfère ne pas insister là-dessus.
17:45Et bien que ce soit effrayant, M. Trappnard n'a pas cru devoir modérer, comme on dit, d'un seul
17:53mot.
17:53C'est pratique le système de carte blanche, je vous invite à le faire de même, comme ça apparemment.
18:00Non, compte tenu de certaines interventions, dont la mienne, le service public a été contraint
18:09pour, en justifiant l'absence de modération, d'enlever l'ensemble de l'émission du replay.
18:17– Ce qui a scandalisé toute la bouche.
18:18– Ce que je veux dire, ce qui est très grave, il faut l'entendre,
18:22M. Trappnard et moi, chaque jour que Dieu ou Diable le fait, on est traité de juif génocidaire.
18:28Son passage où elle explique le viol des femmes, en gros, si j'ai bien compris,
18:32pour autant que ça soit compréhensible, et ensuite l'État d'Israël génocidaire,
18:38et puis la France complice.
18:40C'est un mensonge ignoble, mais totalement ignoble, à l'égard de l'État pogromisé, d'accord ?
18:50Il n'y a rien de plus mortel que la guerre.
18:51Moi, je ne suis pas le dernier à pleurer les enfants de Gaza,
18:54mais les enfants de Gaza, ce sont des enfants boucliers, d'accord ?
18:58La faute au Hamas, en premier.
19:01Et Mme Hennel, elle n'a pas l'idée, un seul instant, ce qu'elle devrait faire,
19:08ce que tout le monde devrait faire, parler du silence, de ce qui se passe au Soudan,
19:13où il y a 400 000 morts ces trois dernières années, sans parler de la famine.
19:20Et on parle du conflit oublié du Soudan.
19:22Tu parles, il est oublié, on n'en parle pas.
19:24Si vous voulez, ma colère et mon indignation sont indicibles
19:30par rapport à tout ce que je viens de vous dire,
19:32et par rapport au grand mensonge qui a triomphé.
19:34Parce qu'avant, Mme Hennel, Mlle Hennel n'est pas responsable du mensonge
19:39qui est maintenant avalé.
19:42Et si vous le rappelez, là, on ne fera pas grève.
19:45Avalé, digéré.
19:46Il n'y aura pas de grève sur le service public après ça.
19:48Nous sommes d'accord. Julien, votre regard.
19:50Plusieurs choses.
19:51Moi, je ne sais pas si je peux me porter un jugement
19:53sur l'expression formelle de Mme Hennel.
19:56Je pense que c'est une actrice et qu'elle a joué parfaitement son rôle
20:00en montrant toute l'émotion qui l'a touchée.
20:02Le premier problème qui est posé, c'est qu'elle n'est pas actrice.
20:05Elle est d'abord militante politique.
20:07Elle est militante d'un groupe qui s'appelle Révolution Permanente,
20:10qui est une scission d'un groupuscule trotskiste.
20:12Donc là, quand elle parle, elle ne parle pas en tant qu'actrice,
20:15ou en tant qu'actrice indignée, révoltée,
20:18ou en tant que conscience morale.
20:19Elle pense d'abord et avant tout comme une militante politique
20:22qui a une analyse du conflit qui est très particulière,
20:25parce qu'elle considère évidemment qu'indépendamment
20:28du caractère génodicidaire,
20:31c'est la lutte contre l'impérialisme américain,
20:33c'est le peuple palestinien qui est en première ligne de cette lutte,
20:35etc. C'est tout ça qu'il y a derrière.
20:37Et c'est en ce sens-là que moi, je ne suis pas en colère avec elle
20:40parce que là, il y a une divergence politique majeure.
20:43Ce qui ne va pas, c'est qu'il n'y ait pas immédiatement...
20:45Ça ne vous met pas en colère que le service public laisse passer...
20:47Je réponds. Laissez-moi finir.
20:48Ce qui me met en colère, ce qui m'ont en colère,
20:50c'est que normalement, il doit y avoir immédiatement une réponse du service public,
20:55du présentateur, en disant, attendez, ça c'est ses propos.
20:58Par ailleurs, d'ailleurs, le service public, s'il avait voulu faire un pied de nez,
21:02il aurait passé la chanson de Boy George,
21:04qui commence à dire, le grand chanteur Boy George,
21:07qui a pris ses responsabilités, lui,
21:09contre, à l'inverse d'autres, en disant,
21:11vous parlez de génocide, je parle de guerre,
21:13pourquoi vous focalisez tout de suite là-dessus ?
21:15Pourquoi vous ne parlez pas des victimes du 7 octobre ?
21:17Et vous avez remarqué, d'ailleurs, que cette chanson a eu un succès considérable,
21:21malgré les tentatives de boycott, etc.
21:24Ce qui me permet de faire une remarque amicale,
21:26vous savez qu'il y a une série,
21:27c'est sur l'état d'esprit.
21:2910% ?
21:30Non, non.
21:32C'est une remarque par rapport à l'état d'esprit
21:36de ce que ces gens-là pensent représenter.
21:38Il y a une série qui s'appelle Fahouda.
21:40Ah oui.
21:40Et vous savez que cette série...
21:41Je commence à regarder cette semaine.
21:42Et cette série, qui est très dure,
21:44très dure, remporte des succès considérables
21:46dans les états arabes.
21:48Elle est même des fois numéro un.
21:49Ah oui ?
21:50Et oui.
21:50Et vous savez, il y a...
21:51Ce qui prouve.
21:52Ce qui montre le point de vue.
21:53Alors pour ceux qui ne connaissent pas,
21:53peut-être faire un petit peu le pitch,
21:55et notamment cette dernière saison
21:57qui tourne autour des attentats du 7 octobre,
21:59avec des agents israéliens
22:02qui souhaitent se venger auprès de supposés terroristes.
22:05Si vous permettez une remarque,
22:07avec une équipe qui, elle, a pris ses responsabilités,
22:10elle ne va pas se faire applaudir.
22:11Une équipe de journalistes juifs,
22:13elle ne va pas se faire applaudir à Venise.
22:15Vous voyez ce que je veux dire.
22:16Elle, il y en a un qui est mort,
22:18il y en a deux qui ont été blessés,
22:19ils ont pris leurs responsabilités.
22:20Et ils ont assumé la défense de l'état d'Israël.
22:22Julien Drey fait allusion
22:24à deux cinéastes israéliens d'extrême-gauche
22:28qui ont été applaudis à Venise
22:35pour leurs films totalement anti-israéliens.
22:41Mais ce qui est extraordinaire,
22:43c'est qu'il y a eu une interview
22:43de ces gens-là dans Le Monde.
22:45Et le cinéaste dit,
22:48écoutez-moi bien,
22:48et Le Monde est content de le mettre en titre,
22:50« Les Israéliens devraient se considérer
22:55comme tous, tous responsables
22:59de ce qui a été commis à Gaza. »
23:00Moi, je peux vous dire
23:01que mon imagination est impuissante
23:03à décrire la réaction du monde
23:05si j'avais dit que les Gazaouis,
23:08l'ensemble des Gazaouis,
23:10après leur réaction de l'IES le 7 octobre
23:13et après avoir accueilli les otages
23:15en crachant dessus et en les frappant,
23:18sont tous responsables
23:20de ce qui s'est passé à Gaza.
23:21Je ne le dirai pas parce que je ne le pense pas,
23:23parce que les enfants de Gaza
23:25qui ont malheureusement été tués
23:26ne sont responsables de rien.
23:28Voilà la différence entre eux et nous.
23:31Le deux poids, deux mesures
23:32comme fil rouge de cette première partie
23:34ensemble finalement
23:34sur les différentes thématiques
23:36qu'on a abordées.
23:37On va marquer la première,
23:38la seule pause d'ailleurs,
23:39de ce face-à-face.
23:40On va parler d'une drôle de fête de l'humain
23:42avec Julien et Gilles-William
23:43dans un instant.
23:45Restez bien avec nous.
23:49Le face-à-face qui se poursuit
23:51à 19h29 sur CNews.
23:53Julien Dré,
23:54Gilles-William Goldenadel.
23:55Une drôle de fête de l'humain.
23:56C'est Julien qui a trouvé le titre
23:57et qui m'en a parlé tout à l'heure au téléphone.
24:00Une drôle de fête de l'humain
24:01parce que ça n'échappe à personne
24:03qu'on est à quelques mois
24:03d'une élection présidentielle,
24:06avril-mai 2027.
24:07Et cette année,
24:08à la fête de l'humain,
24:09quatre candidats de gauche.
24:12Julien,
24:13Fabien Roussel,
24:13Jean-Luc Mélenchon,
24:14Marine Tondelier,
24:15Olivier Faure
24:16qui ont tenu chacun des discours
24:18de leur côté.
24:19La guerre de la gauche
24:20est déclarée,
24:20oui ou non ?
24:22C'est une drôle de fête de l'humain.
24:23D'abord,
24:23ce n'est plus la grande fête de l'humain
24:24qu'on a connue à la Courneuve
24:26puisque là,
24:27maintenant,
24:27elle est venue en Essonne.
24:28C'est vrai.
24:28Ce qui était à l'époque
24:29le centre d'essai en vol.
24:31C'est là que ça se fait.
24:31Ce n'est plus le caractère massif,
24:34etc.
24:35Et là,
24:35c'est vrai que les images
24:36que j'ai vues
24:36et puis les deux ou trois amis
24:37qui ont été m'ont dit
24:38écoute,
24:39c'est simple,
24:39c'était totalement cartélisé.
24:41Chacun avait son espace.
24:43Il y avait les t-shirts des uns,
24:44les t-shirts des autres.
24:45Personne ne se parlait vraiment.
24:46Alors après,
24:47les concerts,
24:48peut-être que ça marche très bien
24:50et la dégustation culinaire
24:52qui fait partie,
24:53qui est consubstantielle
24:54à l'univers de la fête de l'humain
24:56mais qui n'est pas désagréable.
24:57Mais la vérité,
24:58c'est que c'est une gauche
24:59complètement éclatée
24:59où ils ont fait chacun
25:01leur meeting
25:01en comptant le nombre de gens
25:02en se répondant pas
25:05tout en se répondant.
25:05ça prouve l'état
25:07dans lequel se trouve
25:07aujourd'hui la gauche française.
25:08Oui, ça c'est terrible.
25:09Et qu'est-ce que ça vous inspire
25:10pour la suite ?
25:11Ça m'inspire
25:12qu'ils sont dans l'impasse
25:12les uns et les autres
25:13et que la vie...
25:14Moi j'ai entendu un Fabien Roussel
25:16aujourd'hui,
25:16c'était aujourd'hui ou hier
25:17Fabien Roussel ?
25:18Hier.
25:18Hier j'ai entendu Fabien Roussel.
25:19Ils ont fait des politèges
25:20pour qu'elle attend
25:21la fin du meeting
25:21de M. Mélenchon
25:22pour que M....
25:23Mais je l'ai rarement entendu
25:24aussi agressif,
25:25aussi v,
25:25j'ai l'impression
25:26de retour du Parti communiste
25:27des années 70
25:28On dit que c'est un marquage
25:29à la culotte de M. Mélenchon
25:30qui peut en agacer
25:31certains à l'EFI d'ailleurs.
25:32Une demi-heure avant,
25:33il avait effectivement...
25:34Jean-Luc Mélenchon,
25:35il sait faire.
25:36Il a fait venir ses militants,
25:38ses militants,
25:38ses sympathisants.
25:39Donc il avait un public énorme
25:41et donc M. Roussel se devait,
25:43je dirais,
25:43de répondre à cette situation.
25:45Mais c'est aussi ça le danger.
25:47C'est que ça pousse
25:47à la radicalité
25:48et ce n'est pas un concours
25:50à la radicalité
25:51cette élection présidentielle.
25:52Quand on voit les sondages,
25:53on voit bien
25:54que les Françaises
25:54et les Français,
25:55certes,
25:55veulent renverser la table.
25:57Mais ils sont aussi sérieux.
25:59Gilles, William.
26:00Pardon d'avoir
26:02des principes intangibles.
26:04Mais pour moi,
26:06je vous le dis très fermement,
26:09une fête de l'humanité
26:10ne peut pas être drôle.
26:13Il se trouve qu'il n'y a pas eu
26:14de procès de Nuremberg
26:16du communisme,
26:17ce que je déplore beaucoup.
26:18L'Humanité est un journal
26:20qui en 1940,
26:22avec l'autorisation
26:23de la commandanture,
26:24a souhaité
26:25la bienvenue
26:26aux soldats de Hitler
26:28et en 1953,
26:31il a pleuré
26:32le petit père
26:33des peuples
26:33Staline
26:34avec ses millions
26:35de morts.
26:36Donc,
26:37je ne peux pas
26:37accepter ça,
26:38moi.
26:39Moi,
26:40je...
26:40Pardon,
26:41il y a,
26:42au risque de me répéter,
26:44j'y vois la marque
26:45la plus flamboyante
26:47du privilège rouge
26:48dans un monde
26:49normal,
26:50équitable,
26:51qui jugerait...
26:52On va avoir le sentiment
26:53qu'aujourd'hui,
26:54il y a une scission
26:56qui s'est faite
26:56avec le passé,
26:57une césure qui s'est faite...
26:58Quand je vois,
26:59pardon de vous le dire,
27:01quand je vois
27:03l'attitude
27:04du Parti communiste français
27:06dans le cadre
27:07du conflit de Gaza,
27:09je suis loin
27:10d'en être persuadé,
27:11M. Pasquier.
27:12Non,
27:12mais le problème
27:13du Parti communiste français,
27:13c'est qu'il y a une double analyse.
27:15Une part de ce que dit
27:16Gilles William
27:17est réel.
27:21Staline avait signé
27:21un pacte avec Hitler,
27:23les communistes français
27:24ont obéi à ce pacte,
27:25ils ont perdu d'ailleurs
27:25un certain nombre
27:26de dirigeants,
27:26mais par la suite,
27:28c'est les soldats russes
27:29qui ont permis
27:29ces 18 millions de morts
27:32qui sont montés au front
27:33et qui ont permis aussi
27:34de battre le fascisme.
27:35C'est aussi en France
27:36des milliers
27:37de militants communistes
27:38qui sont rentrés
27:39dans la résistance.
27:39C'est pour ça
27:40que le général de Gaulle
27:42accepte qu'il soit
27:43dans le Conseil national
27:43de la résistance
27:44et les prend même
27:45au gouvernement
27:45et à la libération.
27:46L'armée rouge
27:46a libéré les cons de la mort.
27:48Mais s'il n'y avait pas
27:49eu de pacte germano-soviétique,
27:52l'Allemagne n'aurait pas
27:53attaqué la Pologne.
27:54C'est vrai aussi.
27:55Enfin, on ne va pas...
27:56On va part par l'histoire.
27:57C'est pour ça que la question
27:58est contradictoire.
28:00C'est pour ça qu'on ne peut pas
28:01réduire le Parti communiste français
28:02simplement à ses liens
28:03historiques, réels
28:05et de soumission
28:06même souvent
28:06à ce qui se passait
28:08en Russie stalinienne.
28:10Marine Le Pen,
28:11le premier vrai discours
28:13de campagne
28:13pour Marine Le Pen
28:14dans son fief de Hénin-Beaumont
28:15aujourd'hui dans le Nord,
28:17bien sûr.
28:17La candidate qui caracole
28:18toujours en tête des sondages,
28:20qui souhaitait reprendre
28:21les rênes de la campagne.
28:22Au cœur du discours,
28:23la priorité nationale,
28:24le logement,
28:25les priorités du quotidien
28:27des Français également.
28:29Tiens, un premier...
28:30Alors, je dis ça à Maxime
28:31en régie.
28:32On va prendre l'extrait
28:33sur la préférence nationale
28:35pour commencer,
28:36sur laquelle elle a
28:37beaucoup insisté.
28:39La première mesure sociale
28:41que nous prendrons
28:42sera un droit nouveau
28:44pour tous les Français.
28:46Nous allons garantir
28:48à tous les Français,
28:49comme cela se pratique
28:50dans tous les pays du monde,
28:52un droit naturel
28:53et juste.
28:54Avec nous,
28:56les Français,
28:57quelle que soit
28:58leur couleur de peau
28:59ou leur religion,
29:00leur origine
29:00ou leur résidence,
29:02quelle que soit
29:02leur région
29:03ou leur condition sociale,
29:05seront prioritaires
29:06chez eux.
29:10Nous reconnaîtrons
29:11à chacun
29:12de nos compatriotes
29:13un privilège
29:14de l'être.
29:16Ceux qui vous font croire
29:17que cette priorité nationale
29:18serait critiquable
29:19ont inversé les valeurs.
29:22Qu'est-ce que le droit de vote,
29:23sinon un privilège exclusif
29:25accordé aux Français
29:26par la Constitution
29:27et donc la République ?
29:30Qui oserait affirmer
29:31que l'administration française
29:33qui pratique
29:35l'exclusivité nationale
29:36à l'embauche
29:37serait coupable
29:38de xénophobie ?
29:39Julien Dray,
29:40insistance particulière
29:41sur la préférence nationale,
29:42ces militants ce soir
29:43sont contents
29:44de ne pas avoir été surpris
29:45par Marine Le Pen.
29:46Non, je pense que
29:47Marine Le Pen
29:47recentre sa campagne.
29:49Elle a mis à l'écart
29:50M. Bardella.
29:52À l'écart, vous dites ?
29:53Oui, à l'écart.
29:54Je pense à l'écart.
29:55Je pense même
29:56qu'on va le voir
29:56les jours passants,
29:57les semaines à venir.
29:58Je suis prêt à...
29:58Vous souhaitez
29:59joyeux anniversaire
29:59sur la salle du meeting.
30:01Ça, vous savez,
30:02mon expérience
30:02de la vie politique
30:03me laisse avancer
30:04que plus on vous souhaite
30:05joyeux anniversaire,
30:06plus vous avez intérêt
30:07à vous coller le dos au mur.
30:09Bon, ça, c'est un peu...
30:10Attendez, parce que c'est important
30:11ce que vous me dites là.
30:12Vous croyez ?
30:13Est-ce qu'il y a une chance ?
30:14Alors, dans la politique fiction,
30:16Marine Le Pen
30:17est présidente de la République
30:18en mai 2027.
30:19Est-ce qu'il y a une chance
30:20que Jordan Bardella
30:20ne soit pas le Premier ministre
30:21de Marine Le Pen ?
30:22Je ne suis pas devant,
30:22je ne suis pas dans sa tête.
30:23Mais si on s'amusait
30:25à prendre des paris,
30:26j'en prendrais un.
30:27Lequel ?
30:28Qui ne sera pas Premier ministre.
30:29Vraiment ?
30:30Voilà.
30:30Pour une raison simple,
30:31d'ailleurs,
30:32qui est évidente,
30:33c'est que Marine Le Pen
30:34sait pertinemment
30:34que si elle gagne,
30:36ça va être très compliqué
30:37de gérer le pays.
30:37Elle va être obligée
30:38de tendre la main
30:39à beaucoup de gens
30:40parce qu'elle ne peut pas
30:41diriger le pays toute seule.
30:42Et d'ailleurs, en privé,
30:43nombre de militants,
30:44de responsables
30:45du Rassemblement National
30:46le disent
30:47et commencent d'ailleurs
30:48des discussions
30:48avec les uns et les autres
30:49pour essayer de voir
30:50comment ils vont faire
30:51ce qu'ils appellent l'ouverture
30:52pour faire un gouvernement
30:53de rassemblement.
30:54Maintenant, il y a une autre chose.
30:55Si le premier acte
30:56de la présidente Le Pen
30:57est un acte de trahison,
30:59je ne suis pas sûr
30:59que ça augure quelque chose.
31:01C'est tout le problème
31:02de l'orientation
31:04sur laquelle elle est.
31:05Mais je voudrais juste revenir.
31:07Oui, pardon.
31:07Parce que la semaine dernière,
31:08j'avais déjà pointé le problème.
31:10Marine Le Pen va faire
31:10de plus en plus
31:11ce qu'elle sait bien faire.
31:14C'est-à-dire le discours
31:14sur la préférence nationale,
31:16bien entre guillemets,
31:17tout le monde a compris.
31:17Mais pour une raison simple,
31:19c'est qu'elle est extrêmement fragile
31:20sur les questions économiques
31:21et qu'elle avait raté sa rentrée
31:23sur ces questions-là.
31:24Mais,
31:25et on va peut-être
31:26y revenir tout à l'heure,
31:26elle sait que
31:29les propos qu'elle tient
31:30aujourd'hui,
31:31certes,
31:32sur l'immigration,
31:32etc.,
31:33ça a garanti un succès.
31:34Mais par contre,
31:35il va falloir un moment donné
31:35ou un autre
31:36qu'elle rende des comptes
31:37sur ce qu'elle est capable
31:37de faire à la tête du pays.
31:39Non pas simplement
31:40sur la préférence nationale,
31:41mais sur la dette,
31:42sur le pouvoir d'achat
31:43des Français réels.
31:44Mais même sur la préférence nationale,
31:45c'est compliqué
31:46parce que c'est à mettre en œuvre
31:47par une révision constitutionnelle,
31:48par référendum.
31:49Et par ailleurs,
31:49et aussi la question européenne,
31:51qui n'est pas une petite affaire.
31:53Gilles William,
31:54les premiers pas officiels,
31:56les premiers vrais discours
31:57entrés en campagne
31:58de Marine Le Pen
31:58aujourd'hui à Yannin Beaumont ?
31:59Bon,
32:00sans coupler sur la préférence nationale,
32:03est loin de me choquer.
32:05Je l'approuve en tout point.
32:07Il faut comprendre
32:08que cette insistance-là,
32:11alors que c'est naturel,
32:12le privilège
32:13de la citoyenneté,
32:15il est naturel,
32:16c'est que
32:16nous avons connu
32:20une ou deux décennies
32:21ou trois décennies,
32:22je ne sais pas,
32:23de la préférence pour l'autre.
32:25Voilà,
32:26la préférence pour l'autre.
32:27Donc,
32:27d'une certaine manière,
32:29elle revient
32:30au droit naturel
32:33de la citoyenneté
32:35et le droit,
32:36par exemple,
32:36d'avoir des frontières
32:37qui soient respectées.
32:39Pour le reste,
32:40je confesse bien volontiers
32:41que mon esprit critique
32:44à l'égard
32:45du Rassemblement national
32:46est un peu épauffré
32:48tellement l'esprit critique
32:50médiatique
32:51est centré
32:52sur ce que fait
32:54ou ce que ne fait pas
32:54le Rassemblement national.
32:56Le côté de Troublillon.
32:56Non,
32:56mais les 15 derniers jours,
32:58ils ont été passés
32:59à ausculter
33:00l'état des relations
33:02entre Marine Le Pen
33:03et M. Bardella.
33:05L'esprit critique
33:06est moins tourné
33:07vers ce qui se passe
33:09du côté du parti antisémite,
33:11par exemple.
33:11Donc,
33:12du coup,
33:12moi,
33:12par réaction,
33:13je reconnais
33:14que ça doit être
33:14un petit peu,
33:15je dois être
33:16en retour,
33:17je le dis
33:18très franchement
33:19et au premier degré,
33:20victime sans doute
33:21de cela.
33:21Sur l'état des choses,
33:23sur l'état des relations
33:24entre M. Bardella
33:26et Mme Le Pen,
33:28j'imagine bien volontiers
33:30que quand vous êtes
33:31un garçon
33:32à qui on explique
33:34qu'il va se présenter
33:35à la présidence de la République
33:36et que tout d'un coup,
33:38on lui explique
33:39que ça va être
33:39quelqu'un d'autre,
33:40quand bien même
33:41il a une très bonne mentalité,
33:44il a un bon esprit
33:46de parti,
33:46etc.,
33:47il faut,
33:48à mon avis,
33:48plusieurs jours
33:49pour s'en remettre.
33:51Mais cela étant,
33:52je ne serai pas aussi pessimiste
33:55que M. Drey
33:56sur les relations
33:58entre Marine Le Pen
33:59et Bardella,
34:01pas seulement
34:02pour des raisons
34:03d'intérêt,
34:03mais parce que,
34:05d'abord,
34:05ce n'est pas dramatique
34:06d'avoir des divergences,
34:07ça rend complémentaire.
34:09Le problème
34:11n'est pas un problème
34:12pessimiste et optimiste.
34:13Le problème,
34:14sur le fond,
34:14c'est un problème
34:14politique de ligne.
34:16M. Bardella,
34:17quand il a pris,
34:19dans la parenthèse
34:21où il était
34:21en première ligne,
34:23a pris des positions,
34:24notamment sur le plan économique,
34:25sur la question européenne,
34:26sur la règle d'or,
34:28qui n'étaient pas partagées
34:29par Marine Le Pen
34:30parce que ce n'est pas
34:30son orientation économique.
34:32Et c'est là
34:32que réside la contradiction
34:34qu'ils vont avoir
34:35à gérer l'un et l'autre.
34:36Je voudrais quand même dire,
34:37Julien,
34:38très sincèrement,
34:39vous n'avez pas décerné
34:41un diplôme particulier
34:44à Marine Le Pen
34:45en matière d'économie.
34:47Mais très sincèrement,
34:49quand on voit
34:50ce que le Mozart
34:51de la finance
34:52a fait de la France,
34:54le pays
34:55le plus en ruine
34:56de l'Europe,
34:57avec en plus
34:58une crise financière,
35:00une hausse
35:00des taux d'intérêt,
35:02la progression
35:03du chômage.
35:04Très sincèrement,
35:05la réputation,
35:06il faut plutôt
35:07s'en méfier.
35:08Alors le problème,
35:08ce n'est pas la réputation,
35:09Gilles,
35:10Julien.
35:10On en a déjà discuté.
35:12L'économie,
35:13c'est des chiffres,
35:14c'est des faits.
35:15Ce n'est pas des sentiments,
35:16ce n'est pas des...
35:16Voilà, vous pouvez...
35:17L'économie,
35:18elle est simple,
35:18elle va frapper à votre porte
35:20au soir du deuxième tour.
35:22On vous demandera...
35:23Parce que chaque jour,
35:24sur les marchés financiers,
35:26la France emprunte.
35:26et on vous demandera
35:28à vous aller...
35:30Et vous savez,
35:31ça c'est une réalité intangible.
35:32On n'y peut rien.
35:33Nous-mêmes,
35:33la gauche,
35:34nous avons été victimes
35:34parce qu'on a cru,
35:36à un moment donné,
35:36qu'on pouvait faire sans.
35:37Voilà.
35:38On ne peut pas faire sans.
35:39Voilà.
35:39Et ça,
35:40ça implique autre chose derrière.
35:41C'est que si vous ne respectez pas
35:43un certain nombre
35:43de règles économiques,
35:45eh bien les marchés
35:46vous sanctionnent
35:46et vous sanctionnent
35:47de manière terrible.
35:48La Grèce en a été
35:49la démonstration.
35:50M. Tsipas voulait sortir...
35:52Le scénario de la Grèce
35:53ne semble pas si loin
35:54que cela pour notre pays.
35:56M. Tsipas a même voulu
35:56opposer la volonté populaire.
35:58Vous vous souvenez,
35:59il a fait un référendum
36:00en disant
36:00je ne veux pas se traiter.
36:02Ça a été pire.
36:02D'ailleurs,
36:03il a perdu le pouvoir
36:03par la suite.
36:04Dernier mot,
36:04si vous voulez qu'on avance
36:05dans nos thèmes.
36:05Ce que je voulais dire simplement,
36:07c'est que quels que soient
36:08encore une fois
36:08les désirs de Marine Le Pen
36:11d'être du côté
36:12des nains Beaumont
36:13d'une certaine manière,
36:15compte tenu de la réalité
36:16plus que cruelle
36:17de la situation financière
36:19et je vois que son discours
36:21aussi a été teinté
36:22de réalisme
36:23de ce côté-là.
36:24Elle n'aura pas
36:25d'autre choix
36:25que d'imposer à la France
36:27un régime sec.
36:27Ah tiens,
36:28juste avant d'avancer...
36:29Justement,
36:29ça va être le débat
36:30parce que je ne crois pas
36:30que la question
36:31se réduit simplement
36:32à un régime sec.
36:33Je crois que justement
36:34la France voudra
36:35un équilibre de débat.
36:37C'est en ça que je pense
36:38que cette présidentielle
36:38va être passionnante.
36:39C'est comment on peut
36:40effectivement éviter
36:41le régime sec,
36:42c'est-à-dire faire un effort
36:43parce qu'il faudra faire
36:44un effort mais qu'il reste partagé.
36:45Quand il n'y a plus rien à manger
36:46t'es contraint au régime sec.
36:47Disons encore
36:48un tout petit mot
36:49de Marine Le Pen.
36:49Je voudrais juste
36:50vous soumettre ce sondage
36:51que CNews a publié
36:52avec OpinionWay
36:53ces derniers jours
36:54qui montre encore une fois
36:55que Marine Le Pen
36:57est gagnante au second tour
36:58quels que soient
36:58les scénarios.
37:00Photo instantanée
37:01évidemment
37:02à l'instant T
37:03et l'histoire nous a montré
37:05que les sondeurs
37:05étaient capables
37:06de se tromper
37:07c'est le moins
37:07que l'on puisse dire
37:08mais à l'aune
37:09de ces scénarios
37:10qui se dessinent
37:11de ces scénarii
37:12qui se dessinent
37:13est-ce qu'elle est imbattable
37:13Marine Le Pen ?
37:15À cinq mois
37:15de l'élection présidentielle
37:17personne ne peut dire cela
37:19de manière
37:19elle a c'est clair
37:20un socle
37:21qui est solide
37:22et qui est plus solide
37:23que dans toutes les autres
37:24élections présidentielles.
37:25Elle a une marge de progression
37:26qui est là
37:27mais elle a quand même
37:28encore un plafond de verre.
37:29Elle le sait
37:29et plus on va avancer
37:31dans la campagne
37:31plus ce plafond de verre
37:32va être là.
37:33Et puis après
37:34ça va être la qualité
37:34du débat politique
37:35c'est-à-dire
37:35s'il n'y a pas d'offre
37:36c'est-à-dire
37:36si on en reste
37:37à ce qu'on est en train de voir
37:38c'est-à-dire une dispersion
37:40des querelles
37:41de gamins
37:42à qui va être candidat
37:44va pas être candidat
37:44évidemment
37:45elle s'en sortira.
37:46Maintenant
37:47s'il y a une offre politique nouvelle
37:48qui se constitue
37:49et une offre politique
37:50qui répond aux attentes
37:51des Français
37:52elle sera en difficulté.
37:53C'est vrai que
37:54là où Julien Drey a raison
37:56et dans l'incertitude
37:57que provoquent ces sondages
37:59c'est que c'est
38:00c'est plus facile
38:00de dire à un sondeur
38:01qu'on va voter Marine Le Pen
38:03que de le faire
38:03au soir du deuxième tour
38:05au jour du deuxième tour
38:06dans les urnes
38:07avec notamment
38:08cette menace
38:09d'insurrection
38:09de colère populaire
38:11en cas d'élection
38:13de Marine Le Pen.
38:14Je ne sais pas
38:14je suis modeste
38:15Monsieur le Baron
38:17connaît la politique
38:18mieux que moi
38:19mieux que moi
38:20non mais je le dis
38:21au premier degré
38:21mais cela étant
38:23c'est vrai que
38:23le socle sociologique
38:25du Rassemblement National
38:26a changé
38:28il s'est modifié
38:29il a gardé
38:30évidemment
38:30la base populaire
38:33mais également
38:34maintenant
38:34touche les retraités
38:35touche les fonctionnaires
38:37ce qui explique aussi
38:38une certaine
38:40modification
38:40modération
38:41du discours
38:42en matière d'économie
38:43mais
38:45la vie m'a appris
38:46que tout est possible.
38:47Certes
38:48les Français
38:49le regard des Français
38:50l'état d'esprit
38:51des Français
38:52sondage très intéressant
38:53qu'a publié
38:54le Cevipof
38:55ces derniers jours
38:56cette semaine
38:56précisément
38:57sur l'état d'esprit
38:58de nos compatriotes
38:59à quelques mois
39:00de cette présidentielle
39:01parmi les différentes questions
39:03on peut trouver
39:04celle-ci d'abord
39:05parmi les mots suivants
39:06quels sont ceux
39:07qui caractérisent
39:07le mieux
39:08votre état d'esprit
39:08aujourd'hui
39:09et les six premières réponses
39:12sont toutes négatives
39:14avec des sentiments négatifs
39:16l'inquiétude
39:17qui est majoritaire
39:18l'incertitude
39:19la fatigue
39:21la colère
39:21la révolte
39:22l'angoisse
39:22c'est l'espoir
39:24qui vient juste derrière
39:25et qui est le premier
39:25sentiment positif
39:27avec 17%
39:28Julien
39:29un mot là-dessus
39:30ce qui est
39:31morose
39:32la France
39:33révélateur
39:33dans ce sondage
39:34j'éprouve
39:35la profondeur
39:36de la déception
39:37de la colère
39:38de l'état général
39:40dans lequel se trouve
39:40notre pays
39:41qu'on constate
39:41les uns et les autres
39:42c'est que
39:44l'espérance
39:45elle est réduite
39:45maintenant au strict minimum
39:46c'est que des mots négatifs
39:49alors
39:49ce qui est intéressant
39:50c'est que c'est intergénérationnel
39:52c'est toutes les générations
39:54qui sont très pessimistes
39:55à juste titre
39:56parce qu'elles voient bien
39:57que les choses n'avancent plus
39:59que l'ascenseur social
40:00ne marche pas
40:01que la violence continue
40:02que la justice dysfonctionnelle
40:03il y a tout
40:04et puis le pouvoir d'achat
40:05le pouvoir d'achat
40:05je pense que tous
40:06les françaises et français
40:07qui utilisent des voitures
40:08et qui vont à la pompe
40:10ils commencent à vraiment
40:11se demander où ça va
40:12on va bientôt être
40:13à 3 euros le litre
40:14j'ai trois autres infographies
40:16à vous nommer
40:16on va montrer la globalité
40:17pour qu'il y ait un commentaire général
40:19avant la fin de cette émission
40:21l'évolution attendue
40:22de la situation en France
40:23dans les mois à venir
40:24diriez-vous
40:24que la situation du pays
40:26va s'améliorer
40:26se détériorer
40:27ou rester la même
40:28pour 74%
40:30des français interrogés
40:31la situation
40:32va se détériorer
40:34sentiment extrêmement négatif
40:35qu'attendez-vous
40:36de la prochaine élection
40:37autre question
40:38avant de vous faire agir
40:39Gilles William
40:40de réaliser
40:41un vrai changement
40:43social et politique
40:44pour 71%
40:4716% seulement
40:48attendent que
40:49la prochaine présidentielle
40:51apaise la France
40:53et puis les questions
40:54prioritaires
40:55auxquelles la France
40:56est confrontée
40:57parmi les grandes questions
40:58qu'elles sont
40:59parmi les suivantes
40:59donc les deux
41:01qui vous semblent
41:01les plus importantes
41:02les questions économiques
41:03et financières
41:04pour commencer
41:05sociale
41:06environnementale
41:07identité à 30%
41:08représentation et décision
41:09politique
41:10à 15%
41:11cette photographie globale
41:13montre en effet
41:14un pessimisme ambiant
41:15à quelques mois
41:16de cette présidentielle
41:17qui est assez édifiant
41:18vertigineux même
41:19bah écoutez
41:20s'il n'en était pas
41:21si les français
41:22ne pensaient pas ça
41:23je les considérais
41:24comme insensés
41:25pardon mais un peuple
41:26submergé
41:27un peuple insécurisé
41:29un peuple ruiné
41:31il ne manquerait plus
41:31qu'il soit content
41:32et j'y ajoute
41:33c'est vrai
41:34c'est juste
41:35une faible confiance
41:37dans le personnel
41:39dans le personnel
41:42politique
41:42dans le personnel
41:44enseignant
41:45dans le personnel
41:47judiciaire
41:47dans ce qu'on appelait
41:49autrefois
41:50les élites
41:51tout le monde a compris
41:52qu'ils n'ont rien
41:53d'élite
41:55donc bien entendu
41:56et je vous avoue
41:58que je partage
41:59ce sentiment
41:59Julien
42:00avant de vous entendre
42:01je pense qu'on peut ajouter
42:01à ces infographies
42:02et ce sondage passionnant
42:04cette affiche
42:05qu'on peut voir
42:07fleurir
42:08sur les réseaux sociaux
42:09et ces appels
42:10de plus en plus nombreux
42:11à un rôle
42:12retour des gilets jaunes
42:13ça va faire mal
42:14et beaucoup
42:15donnent rendez-vous
42:16le 17 octobre 2026
42:17je pense que le lien
42:18entre ces appels
42:19entre cette colère
42:20et ce sondage
42:20qu'on décrypte ensemble
42:21il est assez évident
42:22oui parce que
42:23les gilets jaunes
42:24c'était la première
42:24grande alerte
42:25de ceux qu'on n'écoutait pas
42:27n'entendait pas
42:28qui n'existait pas
42:29et qui pourtant
42:29travaillaient durement
42:31mais ne demandaient rien
42:32et quand on leur a expliqué
42:33qu'il fallait qu'ils payaient
42:34encore plus d'essence
42:34qu'ils allaient encore plus
42:35payer de taxes
42:36ils sont révoltés
42:37et je note qu'à ce moment-là
42:39et c'est triste
42:40les organisations syndicales
42:41notamment
42:41et les organisations politiques
42:43même celles de gauche
42:44se sont méfiées
42:45de ces gens-là
42:45au lieu de se porter
42:46à leur devant
42:47de discuter
42:47de dialoguer
42:48voilà
42:48alors ce mouvement
42:49n'a pas obtenu grand chose
42:51si ce n'est ce grand dialogue
42:53etc. et tout
42:54mais il est resté là
42:55l'état d'esprit
42:55et vous savez
42:56le gouvernement devrait faire
42:58très attention
42:58parce qu'il y a un thème
42:59qui est très fédérateur
43:00dans les semaines à venir
43:01à savoir
43:02le fait que le gouvernement
43:03Bercy impose
43:04que toutes les comptabilités
43:06des petites entreprises
43:06soient numérisées
43:07c'est un casse-tête chinois
43:09pour toutes les entreprises
43:10c'est terrible
43:11ils y passent des heures
43:12leur comptable
43:12leur explique
43:13même les comptables
43:14n'y arrivent pas
43:14ça je peux vous dire
43:16que ça peut faire
43:16une belle jacquerie
43:17parce que
43:18à juste titre
43:19les gens disent
43:20on a autre chose à faire
43:21il faut qu'on s'occupe
43:21de nos boîtes
43:22plutôt que d'aller
43:23c'est le millefeuille administratif
43:24il y a le millefeuille des colères
43:25qui est en train
43:26de se composer
43:27je m'excuse une minute
43:28après moi
43:29allez-y
43:29il nous reste très peu de temps
43:30ce qui m'intéresse dans ce sondage
43:31alors non seulement
43:32il est en retard
43:33mais il prend le monopole
43:34je ne reprends pas mon retard
43:34allez-y
43:37c'est les deux questions prioritaires
43:39la question économique
43:41et la question sociale
43:43ça ça montre
43:44que si un candidat
43:45ou une candidate
43:46est capable
43:46d'apporter des réponses
43:48satisfaisantes
43:48et pas démagogiques
43:49il y a un chemin impossible
43:51non mais
43:52c'est une bonne conclusion
43:52non
43:53vous voulez le dernier mot
43:54à tout prix vous
43:55je lui laisse
43:56c'est normal
43:56ça sera mes excuses
43:57pour avoir été en retard
43:58mais non mais Julien a raison
43:59sur l'exigence
44:01sur l'exigence fiscale
44:02quand on sait en plus
44:03que maintenant
44:04on va chercher
44:04des hackers
44:05vont chercher maintenant
44:06à Bercy
44:07à Bercy
44:08la renseignement
44:09c'est insupportable
44:10je voulais dire
44:11je voulais vous dire quand même
44:12que j'ai entendu
44:13monsieur Le Maire
44:14sur RTL
44:16Bruno
44:17s'exprimer
44:18pour donner des leçons
44:19d'économie et de finances
44:20j'ai un peu eu du mal
44:21à l'accepter
44:22bon
44:22merci messieurs
44:23je voulais quand même
44:25terminer
44:25avec un petit peu plus
44:27de légèreté
44:27et finalement
44:28prenez la paix
44:29la paix des peuples
44:30et la paix des ménages
44:31en l'occurrence le vôtre
44:32chers amis
44:33avec la grande
44:34la reine
44:35la seule
44:35l'unique
44:36Céline Dion
44:36qui nous a gratifié
44:37vous n'étiez pas au conseil hier
44:38non mais je vais essayer
44:39de me battre
44:40pour en faire un quand même
44:40ah vous avez des contacts
44:43non je vais payer
44:43comme dirait l'autre
44:44ah bon
44:45d'accord
44:46bon
44:46si vous avez un peu
44:47en reste dans le portefeuille
44:48n'hésitez pas à en prendre une
44:49pour moi
44:50Julien
44:50merci Julien
44:51pour trouver bien sûr Elliot
44:52pour vous encadrer
44:53la semaine prochaine
44:54le baron noir
44:55le chevalier blanc
44:56comme vous dites
44:57l'heure des pros
44:572 dans un instant
44:59je reste en place
44:59je vous remercie messieurs
45:00bonne soirée
45:01il n'y a pas de mal
45:03ça va pas être facile
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