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- #faceaface
Eliot Deval reçoit deux éditorialistes aux idées diamétralement opposées, dans #FaceaFace
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00:00Il est quasiment 19h sur CNews, merci d'être avec nous. Nous poursuivons notre édition spéciale au plus près de
00:07Léon XIV ce dimanche soir.
00:10Ce dimanche soir nous amène à Lourdes. Parmi les pèlerins, le pape doit participer à la grande procession au Fembeau
00:15qui sera organisée ce dimanche soir aux alentours de 21h.
00:19Toutes nos équipes, vous allez le voir, sont mobilisées bien évidemment pour vous faire vivre cet instant extraordinaire.
00:26Je salue Marie-Victoire Dieudonné, Régine Delfour, Jean-Luc Thomas. Il y a déjà beaucoup de monde derrière vous les
00:33amis.
00:34Et nous allons venir tout au long de cette émission de 19h à 20h mais également dans l'heure des
00:39Pro 2 avec vous pour donner la parole à tous ces fidèles et tous ces sourires,
00:46toutes ces générations qui se rassemblent au plus près du pape Léon XIV. Ce moment de communion que nous vivons
00:55depuis vendredi 10h.
00:56Et le premier pied de Léon XIV qui a été posé sur le sol français. Un face-à-face, pas
01:04comme les autres.
01:05Et je suis ravi de recevoir Eugénie Bastier. Cher Eugénie, bonsoir.
01:09Bonsoir, cher Eliott.
01:10Merci d'être avec nous. Eric Nolot est avec nous. Bonsoir.
01:13Bonsoir, Eliott.
01:14Et avant de débuter ce face-à-face et parce que c'est notre boussole depuis le début de nos
01:21éditions spéciales, c'est-à-dire vendredi,
01:23je suis ravi de recevoir Marie sur ce plateau. Marie, vous êtes étudiante.
01:27Vous n'êtes pas une étudiante comme les autres parce que vous êtes étudiante en école d'infirmiers et donc
01:31vous êtes au plus près des malades.
01:33Et vous étiez vendredi à la veillée au Stade de France.
01:38Oui.
01:38Et vous étiez samedi à la messe.
01:40Oui.
01:40Comment allez-vous ce dimanche ?
01:42Très, très bien.
01:43Bon, est-ce que vous pouvez nous dire un peu ce que vous avez vécu pendant ce week-end-là
01:47?
01:47Qu'est-ce qui vous marque le plus ?
01:49Moi, ce qui m'a marquée le plus vraiment dans la veillée, c'était l'unité entre tous ces jeunes
01:56qui étaient au Stade de France.
01:58Vraiment, c'était magique. C'était vraiment des jeunes catholiques de tout horizon.
02:03Vraiment, on était tous différents et pourtant tous si unis autour du Saint-Père
02:08et surtout autour du Christ.
02:10Et vraiment, ça m'a tellement touchée de voir 80 000 jeunes.
02:14C'est énorme.
02:15Et aussi, la messe avec plus de 700 000 personnes.
02:20Vous pouvez rajouter un 100 000.
02:22On a dépassé les 800 000 places de la Concorde.
02:26Ça allait jusqu'à la porte Maillot.
02:28C'était sur 4 kilomètres.
02:30Vous étiez placée où d'ailleurs pendant cette messe samedi après-midi ?
02:33Moi, j'ai eu la chance d'être placée en dernière minute en zone A.
02:37J'ai échangé avec une copine de place qui avait des amis en zone E.
02:41Et donc, voilà, j'étais avec ma meilleure copine en zone A, juste devant le…
02:47Enfin, on n'était pas juste devant, on était un peu loin.
02:49Mais c'était vraiment génial.
02:51En fait, ce que je trouve incroyable, c'est que vraiment, avec les gens qui étaient autour de moi,
02:59on partage.
02:59C'est comme si je les connaissais.
03:01Enfin, vraiment…
03:02C'est comme si c'était des amis de longue date.
03:05Voilà, on a joué, on a patienté, on a joué à un jeu de société avec deux autres jeunes
03:09qu'on n'avait pas vus avant.
03:12C'était vraiment…
03:12Vraiment, c'était magique de voir vraiment l'unité de tous les catholiques réunis autour du Saint-Père.
03:18La question que tout le monde se pose, bien sûr, lorsqu'on assiste à cette messe,
03:23c'est évidemment, est-ce que vous avez pu échanger avec les fidèles qui étaient autour ?
03:27Mais surtout, est-ce que vous avez vu le pape ?
03:29Est-ce que vous avez croisé son regard ?
03:31Alors, je n'ai pas croisé son regard, mais il y avait 3-4 personnes devant moi, devant la barrière.
03:37Donc, j'ai vu le pape d'assez près et surtout, il y avait une petite fille à côté de
03:40moi
03:40qui a été baignée par le pape.
03:42Et c'était très, très, très touchant.
03:44Surtout de voir les gens avancer vers la barrière pour apercevoir le Saint-Père,
03:50c'était vraiment magique.
03:52Bon, il y a quelque chose de très intime et de personnel dans le rapport à la foi.
03:56Donc, je ne vais pas vous demander pourquoi, quel est votre rapport à la foi, évidemment.
03:59Mais la question qu'on peut vous poser, c'est pourquoi vous êtes rendue au Stade de France
04:06et pourquoi samedi après-midi sur les Champs-Elysées ?
04:09Eh bien, je m'y suis rendue parce que moi, je suis catholique depuis que je suis petite.
04:14Mais parce que, en fait, le Saint-Père, c'est vraiment le symbole de tous les chrétiens.
04:20Et donc, en tant que catholique, je me devais d'aller voir celui qui rassemble tous les chrétiens.
04:27Et cette jeunesse aussi, forcément, parfois, on peut se sentir un peu seul en tant que jeune.
04:34On a souvent cette image d'une religion qui est vieillissante.
04:38Alors que là, au Stade de France, je savais que j'allais retrouver plein de jeunes.
04:41Et ça donne un renouveau dans notre foi et aussi dans le témoignage qu'on peut donner aux autres.
04:50Et quand vous vous revoyez, est-ce que vous avez revu les images du Stade de France, des Champs-Elysées
04:56?
04:57Quand vous voyez cela, j'ai dit, je me permets, mais je vous sens émue quand vous entendez le témoignage
05:02de Marie.
05:03Je suis très émue depuis vendredi soir.
05:05J'ai des moments d'émotion, effectivement.
05:08Je suis très touchée par ces jeunes.
05:12Alors moi, je n'étais pas au Stade de France vendredi soir, mais j'ai regardé la télévision la veillée.
05:15Et il y a plusieurs fois, les larmes me sont montées aux yeux, je l'avoue.
05:19Et parce que j'ai trouvé ça extrêmement touchant, tous ces jeunes.
05:22Puis c'est vrai, on a l'image d'une France déchristianisée, d'un christianisme vieillissant,
05:29de cheveux blancs dans des églises à moitié vides.
05:31Et quand on voyait tous ces jeunes chanter ensemble le Salve Regina en latin avec le pape dans ce stade,
05:38on ne pouvait pas ne pas être émue.
05:40Et voilà, je sors gonflée à bloc de ce week-end.
05:43On sort, mais c'est exactement ça.
05:45C'est-à-dire que nous avons travaillé des heures durant,
05:47mais interdiction de dire que ça commence à tirer ou qu'on a des petits yeux.
05:51Parce que déjà, un, vous avez un pape qui a quand même fait enchaîner les déplacements.
05:56Et puis surtout, vos sourires, et je m'adresse à vous Marie,
05:59mais à tous les Français qu'on a pu interroger, ces témoignages qu'on a pu avoir.
06:04C'est tellement revigorant.
06:06C'est-à-dire qu'en fait, je voudrais travailler encore plus de journées spéciales comme celle-ci.
06:13C'est vrai que c'est magique de voir tous ces gens.
06:16Enfin, c'était vraiment de la joie à l'état pur.
06:18Moi, vraiment, ce que je retiens de cette visite du pape, c'est que ça donne tellement de joie.
06:21Et au-delà de la messe et au-delà du Stade de France, vraiment, c'est une joie.
06:26Par exemple, dans les transports, quand on est rentré du Stade de France,
06:28on chantait, mais à ne plus pouvoir respirer tellement on était heureux.
06:33C'était vraiment génial.
06:35Et c'est ce qu'on appelle aussi l'espérance.
06:37Merci beaucoup, Marie, d'être venue nous voir.
06:40Je suis ravi de commencer cette émission comme ça.
06:42C'est une idée de Génie Bastier.
06:44Parce que je me suis dit, on va vous prendre un peu plus tard dans l'émission.
06:46On va commencer par le face-à-face.
06:48Eh bien, non, Génie, vous aviez raison.
06:50On va commencer par un beau témoignage.
06:51Évidemment.
06:52Et en fait, c'était parfait de commencer par des ondes positives,
06:56des ondes heureuses, des ondes bienveillantes,
06:58pour aller vers un homme qui pense que tout est foutu.
07:00Eric Nolo, rebonsoir.
07:02Bonsoir, je pense qu'effectivement tout est foutu.
07:04Mais ça me touche beaucoup parce que, d'abord,
07:06c'est vrai que la fatigue est effacée,
07:07parce que c'est quand même fatigant comme expérience.
07:10Mais on ne sent pas la fatigue en vous, ni en Elliot.
07:13Et puis moi, ce qui me touche beaucoup,
07:14c'est en effet ce que vous avez dit,
07:16une expérience à la fois intime,
07:17mais partagée avec des centaines de milliers de personnes.
07:19Moi, je trouve que cette articulation est tout à fait formidable.
07:22Donc, je suis touché.
07:24Ça entame un peu mon foutuisme sans l'anéantir.
07:28On y vient.
07:29Cher Marie, je vous souhaite une excellente soirée.
07:32saluer toutes vos amies,
07:33tous vos amis qui étaient présents avec vous.
07:35Peut-être qu'ils nous regardent.
07:36Et lorsqu'il sera question des étudiants infirmiers,
07:41des difficultés des infirmiers,
07:42vous serez la bienvenue pour nous en parler.
07:44Merci.
07:44Et à la prochaine visite du pape,
07:46vous revenez nous voir.
07:47Je vous remercie, Marie.
07:48C'est JMJ en 2030, vous savez quoi ?
07:50Ah bah oui, mais alors là,
07:51on a encore un peu de temps.
07:52J'espère qu'il viendra avant 2030, le pape.
07:56Regardez, cher Eric Nolot,
07:57je n'ai pas mis mes lunettes,
07:58mais je n'arrive pas à voir le thème,
07:59le premier thème de cette émission, c'est ?
08:01Si tout n'était pas foutu,
08:03en relation avec le pape Léon XIV.
08:05D'accord.
08:06Et à cette question, vous répondez quoi ?
08:09Moi, je...
08:09Est-ce que ça, vous avez changé d'avis ce week-end ?
08:12Non, ça ne me fait pas changer d'avis,
08:13mais ça me donne l'occasion de préciser
08:15ce qu'est le foutuisme.
08:17En fait, rien n'est perdu
08:18si on avait la volonté que rien ne soit perdu.
08:21Mais il n'y a pas cette volonté.
08:22C'est ça que je ne sens pas.
08:22Beaucoup des problèmes pourraient être résolus,
08:24mais personne n'a la volonté.
08:26Alors après, quand on voit tout d'un coup
08:28ce regain de foi, ce regain du catholicisme,
08:31j'ai dit, le disait, dans un pays
08:33où on pense que c'est une pente fatale
08:35et que le catholicisme finira par disparaître,
08:38c'est vrai que ça permet de voir les choses autrement.
08:41Non, après, ce n'est qu'un aspect du monde moderne
08:43qui, par bien des côtés,
08:45je pense qu'on va en aborder certains,
08:47est assez désespérant.
08:48Enfin, c'est un week-end d'espoir
08:49ou plutôt d'espérance.
08:51Écoutez, moi, j'ai été frappée pendant ce week-end
08:52parce que j'ai reçu plusieurs messages
08:54de gens athées ou d'autres confessions
08:57qui m'ont envoyé leur soutien
08:59face à cette visite du pape en France
09:01en me disant, ça me redonne espoir,
09:02je pense que tout n'est pas foutu.
09:04Justement, j'ai pensé à Eric
09:05parce que j'ai pensé au foutuisme d'Eric.
09:07Alors moi, je ne suis pas du tout foutuiste
09:09parce que de la même manière
09:11progressiste et que je ne pense pas
09:12qu'on va vers un progrès indéfini
09:13et que l'humanité ne cesse de marcher vers le progrès.
09:16Je ne pense pas qu'elle cesse de marcher vers le déclin.
09:19Il n'y a pas de sens de l'histoire
09:20dans un côté comme dans un autre.
09:22Et ce que nous prouve cette visite du pape,
09:24c'est qu'il y a des choses qui sont éternelles.
09:25Ce qui est éternel, c'est le besoin de l'homme
09:28de transcendance, le besoin de verticalité,
09:30le besoin de croire à quelque chose.
09:32Et quand je voyais ce pape remonter
09:34les Champs-Élysées dans cette pape amobile
09:35vers d'ailleurs la place de la Concorde
09:37où, quand même, on a guillotiné le roi de France
09:40il y a deux siècles,
09:42il y a quelque chose, un symbole,
09:43on a voulu justement effacer cette transcendance
09:45quelque part, couper la tête à toute verticalité.
09:47Quand je le voyais acclamé comme un roi presque,
09:50comme un roi, je m'imaginais les rois de France
09:51peut-être...
09:53Je me suis dit, le contraste qu'il y a
09:54entre ce prince de l'Église
09:57et nos politiques actuelles
09:58qui ne suscitent aucun enthousiasme
10:00était saisissant.
10:02Et je pense que ça traduit un besoin éternel
10:04qui est chevillé au cœur de l'homme,
10:06qui a un besoin de regarder vers le ciel,
10:08de regarder vers le haut.
10:09Et c'était vraiment...
10:10C'est ça que cette visite a rappelé,
10:14quelque chose de fondamental.
10:15Ce qui est certain, c'est qu'il ne faut pas se contenter
10:16de combler les déficits économiques,
10:18il faut aussi combler le déficit de transcendance.
10:21Je pense qu'on ne peut pas vivre comme ça.
10:23Et je pense qu'une société
10:24où la seule angoisse métaphysique
10:25porte sur la date des soldes
10:27n'est pas viable.
10:28En réalité, il faut autre chose.
10:29Et c'est sans doute ça
10:30qu'ont voulu manifester
10:31ces centaines de milliers de personnes.
10:33Plus, il faut bien le dire quand même,
10:35une certaine dimension identitaire, je pense.
10:37Parce qu'à force d'entendre dire
10:38que la France doit disparaître,
10:40que ça n'a jamais été une terre chrétienne
10:42ni catholique,
10:43il y a quand même eu, je pense,
10:44un réflexe d'affirmation
10:46que si la France est un pays catholique,
10:49une république laïque,
10:50mais un pays catholique,
10:51en tout cas chrétien.
10:51Alors, ce que je vous propose,
10:53c'est qu'on jongle
10:54entre le débat entre vous deux.
10:55Et c'est vraiment...
10:56Je suis très content
10:57de vous recevoir ce soir.
10:58Et en même temps, le terrain.
11:00Et le terrain, c'est quoi ?
11:01C'est tous ses fidèles.
11:02Régine Delfour,
11:03merci d'être avec nous.
11:04Et rebonjour, Delphine,
11:05puisque...
11:06Régine, puisque nous étions ensemble
11:07ce matin,
11:09il y a, comme ce matin,
11:10beaucoup de monde autour de vous,
11:12Régine Delfour,
11:13parce que ce soir,
11:14on va vivre un moment extraordinaire
11:16qui est la procession mariale
11:17au flambeau de Lourdes.
11:19C'est le patrimoine immatériel,
11:21il faut le dire,
11:22de la France,
11:23cette procession.
11:25Régine,
11:26les fidèles autour de vous
11:27attendent avec impatience,
11:29j'imagine,
11:29le pape Léon XIV.
11:34Oui, absolument, Elliot,
11:36puisque le pape va marcher aussi
11:38lui-même à pied.
11:40Ce sera un pèlerin.
11:41Donc, c'est un moment
11:41très, très important
11:42ici à Lourdes.
11:43Et je suis avec Marie-Pierre.
11:44Marie-Pierre,
11:45vous avez pu apercevoir le pape.
11:47Qu'est-ce qu'on ressent
11:48quand on voit le pape ?
11:49Beaucoup d'émotions.
11:51C'est vraiment un plaisir
11:52de voir cet homme
11:53passer au milieu
11:54de tous ces Français catholiques.
11:57Et c'est un grand plaisir
11:59de voir cette ferveur
12:00autour de lui.
12:01C'est un grand homme
12:02qui prêche la paix.
12:04Et j'espère qu'un jour,
12:05on pourra dire merci
12:07à ce pape
12:08qui essaye de réunir
12:10toutes les nations.
12:11En quelques mots,
12:12qu'est-ce que vous avez retenu ?
12:14Quels sont les mots forts,
12:16les messages forts
12:16que vous avez retenus ?
12:17J'ai retenu
12:19qu'on ne pouvait pas
12:20ôter la vie.
12:22Voilà,
12:22donc c'est un message
12:23sur l'euthanasie.
12:26Effectivement,
12:27il n'y a qu'une personne
12:28qui peut décider
12:29de notre fin de vie
12:31sur cette terre.
12:32Et voilà,
12:33j'ai bien entendu
12:34ce que le pape
12:35nous a dit
12:36à ce sujet.
12:37Vous pouvez nous montrer
12:37ce que vous avez dans la main ?
12:38C'est le cierge
12:40pour la procession mariale
12:44pour accompagner le pape
12:46qui va venir encore
12:47nous voir
12:48une dernière fois
12:49aujourd'hui.
12:50Merci Marie-Pierre.
12:51Oui,
12:52parce qu'Eliott,
12:52en fait,
12:53ici,
12:54on ne peut pas
12:55suivre,
12:55faire cette procession.
12:56Alors,
12:56toutes les personnes
12:57qui sont là
12:58ont ce cierge,
12:59vont l'allumer
13:00au moment de la procession.
13:01Merci Régine Delfour.
13:03Merci à Corentin Salonor
13:04qui vous accompagne
13:06et Timothée Somme-Forgé
13:07également.
13:08Timothée Forgé,
13:10je vous avais dit
13:11quelque chose
13:11de très important.
13:12Vous avez dit
13:12qu'il y a un aspect
13:13évidemment cultuel
13:15et il y a aussi
13:16un aspect culturel.
13:17Et on en vient
13:18à notre deuxième question,
13:19cette génération Léon.
13:21Est-ce que c'est
13:21la Nouvelle France
13:22ou est-ce que c'est
13:23la France éternelle ?
13:24Et pour lancer le débat,
13:26je vous propose
13:26d'entendre
13:28l'une des séquences,
13:29l'un des temps forts
13:30de ce week-end.
13:31on est à la veillée
13:32au Stade de France
13:33et le pape Léon
13:35va remercier
13:36cette génération
13:37en disant
13:38vous êtes
13:38les nouveaux saints
13:39de France.
13:40Écoutez.
13:42Une chose
13:42que je voudrais dire
13:44est très simple.
13:47Merci.
13:48Merci à Dieu.
13:50Merci à vous.
13:56Merci pour votre courage.
14:00Merci.
14:01Merci pour votre présence.
14:03Merci pour votre foi.
14:05Vous êtes les saints
14:07de France.
14:15Et lorsqu'il dit
14:16vous êtes les saints
14:17de France,
14:18ça n'était pas écrit.
14:19Il est sorti de son texte,
14:20il est venu naturellement.
14:23Génie Bastier.
14:23Cet appel à la sainteté
14:24il est évidemment
14:25au cœur du message
14:26du pape,
14:26mais ce qui a été
14:28très touchant
14:28dans cette cérémonie,
14:29c'est ce spectacle
14:30qui montrait effectivement
14:31que l'histoire de France
14:32et l'histoire de l'Église catholique
14:34étaient intimement liées
14:35puisque avec cette fresque historique
14:38remontant
14:38tous les saints de France
14:41depuis Rémi,
14:42Jeanne d'Arc
14:42jusqu'à
14:43Sainte-Thérèse de Lisieux,
14:44montrer que
14:45le christianisme
14:46ce sont un certain nombre
14:48de valeurs universelles,
14:49mais ça s'est inscrit aussi
14:50dans une culture,
14:52dans une histoire
14:53et la France
14:53parmi toutes les nations
14:55du monde
14:55a particulièrement
14:56été un écrin
14:57pour le christianisme
14:58mais je crois que c'est
14:58ce qu'a montré
14:59cette cérémonie
15:01et le pape d'ailleurs
15:02a assumé
15:04sans complexe
15:04une référence
15:05aux racines chrétiennes
15:06qui n'était pas forcément
15:07le cas du pape François
15:09en parlant à plusieurs reprises
15:10d'identité chrétienne,
15:12de racines chrétiennes,
15:13d'héritage
15:14sans évidemment
15:15vouloir en faire
15:15quelque chose de figé,
15:17une identité apportée
15:17en étendard
15:18pour l'opposer à d'autres
15:20mais en tout cas
15:20avec ses soucis assumés
15:21de rappeler à la France
15:22que oui,
15:23elle a un lien spécifique
15:25avec le catholicisme
15:26et avec l'église de Rome.
15:27Alors c'est quoi ?
15:28C'est cette nouvelle France ?
15:29Parce que certains ont pu dire
15:31mais c'est la France d'avant
15:32qu'on a vu ce week-end.
15:34Mais pardonnez-moi,
15:35c'est pas la France d'avant,
15:35c'est la France profondément
15:37d'aujourd'hui.
15:37Apparemment ces gens-là
15:38sont d'ici et de maintenant.
15:39Bah voilà.
15:40Le moins qu'on puisse dire
15:41c'est que le courant passe
15:42entre la fille aînée
15:43de l'église
15:44et son père.
15:45Parce que moi je trouve
15:47à titre personnel
15:48je me sens beaucoup plus à l'aise
15:49avec ce pape
15:50qu'avec son prédécesseur.
15:51Je trouve que par ses manières,
15:54par la manière
15:54dont il parle aussi,
15:56je trouve qu'il est
15:57beaucoup plus facile
15:57de se connecter,
15:59de l'écouter,
15:59de l'entendre
16:00qu'avec son prédécesseur
16:01qui avait des manières
16:02je trouve un peu cassantes.
16:04Voilà.
16:04Je trouve qu'il est
16:06plus enveloppant,
16:07c'est un homme plus apaisant.
16:09Ça c'est un ressenti
16:10un peu psychologique
16:11mais je crois que ça compte.
16:13Ensuite, écoutez,
16:14il a rappelé une évidence,
16:15la France est un pays
16:16de culture chrétienne.
16:18Voilà.
16:19Pourquoi nous sommes
16:20des saints de France ?
16:21Parce que nous sommes
16:21les descendants
16:22des saints de France.
16:23Jeanne d'Arc est la patronne
16:24certes secondaire
16:25mais la patronne de la France.
16:26Nous sommes les héritiers.
16:28Donc ça n'a pas de sens
16:29cette France d'avant,
16:30cette France d'après.
16:32C'est la France éternelle
16:34et c'est cette France
16:35que beaucoup veulent éradiquer,
16:37veulent éliminer
16:38d'un trait de plume
16:39et que beaucoup
16:40font beaucoup d'efforts
16:42pour conserver.
16:43Et je crois que c'est ça
16:44le clivage en fait.
16:45Je crois d'ailleurs
16:46que le clivage droite-gauche
16:47est en train de s'effacer
16:48au profit de ce clivage
16:49entre ceux qui veulent
16:50faire table rase du passé
16:51et ceux qui disent
16:53non, il y a une continuité,
16:54nous ne venons pas
16:55de nulle part
16:56et nous venons notamment
16:57de cette histoire
16:59catholique multiséculaire.
17:00Mais ce qui est vrai
17:00c'est que ce qu'on a vu
17:01au stade de France,
17:02en Seine-Saint-Denis,
17:04vendredi soir,
17:04il y avait des Français
17:05de toutes origines
17:06et on a vu,
17:07effectivement,
17:08il y avait à la fois
17:08des scouts d'Europe
17:09et des chrétiens
17:11de banlieue.
17:13Et je pense qu'effectivement
17:14il n'y a que l'Église
17:14qui peut réussir
17:15à réunir justement
17:17cette France fracturée,
17:19archipélisée
17:20dans un récit commun,
17:21justement le récit
17:22de notre histoire,
17:23de l'histoire chrétienne
17:24et un appel à transcender
17:25justement les différences
17:27dans du commun.
17:28Et voilà,
17:29je trouve que ce symbole
17:30était assez beau
17:31parce que ce n'était pas
17:32une exaltation
17:32de la différence
17:33pour la différence
17:33en mode SOS racisme,
17:35la diversité.
17:35C'était justement
17:36des gens qui venaient
17:37de tout horizon
17:37sans revendiquer
17:38leur identité forcément
17:40d'origine raciale
17:42ou je ne sais quoi,
17:43mais qui avaient communié
17:44justement dans
17:45ce patrimoine commun
17:46et cette foi
17:47en l'avenir
17:48et cette espérance.
17:50Et c'est ce que nous disait
17:51Marie,
17:51qu'elle avait autour d'elle
17:52des gens
17:53complètement différents
17:53mais qui étaient
17:55rattachés à une seule chose
17:56et qu'elle avait
17:58la sensation
17:58d'être avec des copains
17:59de longue date.
17:59quel parti politique,
18:00quelle organisation,
18:02peut-être les grandes
18:05manifestations sportives
18:06mais de moins en moins
18:06parviennent à réunir
18:08des gens aussi différents ?
18:09La dernière fois
18:10qu'on a vu
18:11800 à 900 000 personnes
18:13sur les Champs-Elysées,
18:15c'était le 13 juillet 1998.
18:18C'est très simple.
18:19Mais là,
18:19pas une vitrine brisée,
18:20pas une interpellation.
18:20Ah non,
18:21ça c'est sûr.
18:22Quand même,
18:23on a vu des gens
18:24s'agenouiller pour confesser.
18:25Ah oui, attention.
18:26Et visiblement,
18:28ça dérange certains.
18:29Alors puisque,
18:30j'ai quand même
18:31la sensation
18:31que le Stade de France
18:32vous a même presque
18:33plus marqué
18:34que l'avenue des Champs-Elysées
18:35remplie.
18:35Et pendant que j'étais
18:36à la messe,
18:37c'est vrai que la jeunesse
18:38c'est quelque chose.
18:39Je vous propose
18:40cette séquence
18:41où c'est l'armée des Saints,
18:43l'armée de Sainteté,
18:44c'est 1700 acteurs
18:46qui vont représenter
18:47les 1700 Saints de France
18:48et c'est vrai que
18:49c'est peut-être
18:50l'apothéose du spectacle
18:51qu'on a vécu
18:51vendredi soir.
18:53Il y a grande pitié
18:55au royaume de France
18:56mais le ciel,
18:58une fois encore,
18:59laisse briller
19:00un rayon de sa lumière.
19:02Même le plus noir
19:03nuage
19:04a toujours
19:05sa frange d'or.
19:07Elle est le visage
19:08de la jeunesse,
19:09du courage,
19:10de l'héroïsme.
19:12Elle deviendra
19:13la patronne
19:14de la France,
19:16Jean-Luc.
19:17Et à des années plus tard,
19:19elle sera chauvée
19:21dans le reste des seuls.
19:23Alors là,
19:23c'est l'ovation
19:24pour Jeanne d'Arc
19:25mais je voudrais vraiment
19:26qu'on voit
19:26cette première séquence
19:27de l'armée des Saintet
19:29mais c'est vrai
19:30qu'on a réussi
19:31à mêler
19:31et l'histoire française
19:34qui ne commence pas
19:35à 1793,
19:36Eric Nolot
19:38et on peut ovationner
19:40Jeanne d'Arc.
19:41Voilà,
19:41c'est possible en France.
19:43Quel contraste
19:44avec la cérémonie
19:45d'ouverture
19:45des Jeux Olympiques.
19:46Non mais là,
19:48le message
19:48qui est envoyé
19:49c'est que nous sommes ensemble.
19:50Le message
19:50de la cérémonie
19:51d'ouverture
19:52des Jeux Olympiques
19:53c'est les uns
19:53contre les autres.
19:54Ça commence
19:54par Marie-Antoinette
19:56décapitée
19:56et il y a une parodie
19:57de la scène
19:57c'est-à-dire
19:58le but est de choquer
19:59les gens
20:00c'est-à-dire
20:00de les diviser,
20:01de les monter
20:01les uns comme les autres.
20:02Là c'est un message
20:03d'union,
20:04de communion,
20:05de communauté.
20:06Écoutez,
20:06moi je trouve
20:07qu'en un certain sens
20:08tout ce que je vois là,
20:09tout ce que je vois
20:10depuis l'arrivée du pape
20:11répare un peu
20:16vous avez fait
20:17le parallèle
20:17avec la cérémonie
20:18des JO
20:18vous aussi
20:19Génie Bastier
20:20ou pas ?
20:20Vous vous êtes dit
20:21c'est...
20:21Bien sûr,
20:22c'est évident
20:22une espèce de réparation
20:24pour cette cérémonie
20:26qui était...
20:26C'est une veillée
20:27de réparation.
20:29Non mais il y avait
20:31effectivement
20:31moi je n'ai pas aimé
20:33cette cérémonie
20:33d'ouverture des JO
20:34je l'ai dit
20:34à plusieurs reprises
20:35je l'ai trouvée
20:36inutilement choquante
20:38inutilement blessante
20:39pour les chrétiens
20:40pour...
20:41Marie-Antoinette
20:42décapitée
20:42ça n'est pas passé
20:43et il y avait
20:45un choix vraiment idéologique
20:46très fort
20:47justement en faveur
20:48de cette espèce
20:49de concept
20:49de nouvelle France
20:50et effectivement
20:51j'ai vu beaucoup
20:52sur les réseaux sociaux
20:53ça a été énormément repris
20:54à l'international
20:55j'ai vu beaucoup
20:55d'Américains
20:56d'Espagnols
20:57d'Italiens
20:58dire regardez la France
20:59c'est magnifique
21:00ce qu'ils ont fait en France
21:01la France est de retour
21:02une espèce d'exaltation
21:04ça a vraiment marqué
21:05l'opinion mondiale
21:06en disant
21:07regardez ce qu'ils sont
21:08capables de faire en France
21:09une admiration
21:09pour cette cérémonie
21:12en disant bravo à l'église
21:13et bravo à l'église de France
21:14ce qui parfois
21:14nous a habitués
21:15à des choix un peu plus mous
21:17peut-être un peu moins
21:18de courage
21:20ou même des tenues
21:20surprenantes
21:21parfois
21:21des tenues surprenantes
21:22comme à Notre-Dame
21:23où effectivement
21:24c'était on va dire
21:26différent
21:28là il n'y avait pas
21:29de fausses notes
21:30et c'était très réussi
21:30pour finir avec ce parallèle
21:32il y a beaucoup de musulmans
21:33qui m'ont dit
21:34qu'ils avaient été choqués
21:35par la cérémonie
21:36d'ouverture des Jeux Olympiques
21:37alors que là
21:38je suis sûr que ce message
21:39le message envoyé par le pape
21:40a touché bien au-delà
21:42de la communauté chrétienne
21:42on ne peut pas s'intégrer au vide
21:43on ne peut pas s'intégrer
21:45et d'ailleurs je vous rappelle
21:46que Patrick Boucheron
21:47a pour projet de faire
21:48un puits du fou
21:48en Seine-Saint-Denis
21:51un spectacle vivant
21:53en Seine-Saint-Denis
21:53où il a pour projet
21:54de faire quelque chose
21:55et payé par le département
21:57de Seine-Saint-Denis
21:57sur le parvis
21:58de la Basique-Saint-Denis
21:59de faire un spectacle
22:00sur la profanation
22:02de la sépulture royale
22:03donc un moment extrêmement sombre
22:05de notre histoire
22:05extrêmement choquant
22:07qu'un historien qualifie
22:09de moment d'émancipation
22:10et bien là au contraire
22:11ce qu'on a vu
22:12c'est plutôt
22:12des moments de notre histoire
22:14glorieux
22:15et noble
22:16et puis
22:18c'est même pas
22:19glorieux
22:20au sens de militaire
22:20de la guerre
22:22de la gloire militaire
22:25c'est la gloire
22:25des saints
22:26qui sont parfois
22:26des gens humbles
22:27simples
22:28et qui ont tissé
22:29profondément
22:30la grande tapisserie française
22:31et bien ce que je vous propose
22:32c'est que
22:33on souffle
22:34quelques instants
22:35pour une courte pause
22:37et on se quitte
22:38sur les images
22:38de l'armée des saintetés
22:39qui est pour moi
22:40l'une des plus belles séquences
22:41de cette cérémonie
22:42vendredi soir
22:43et ensuite on revient
22:44c'est un face à face
22:45spécial consacré
22:46à un week-end
22:47extraordinaire
22:48un week-end
22:49où le pape
22:51est venu
22:52donc en France
22:53et l'est encore
22:54et nous vivrons
22:55sur ces news
22:55à 21h
22:56la procession mariale
22:58au flambeau de Lourdes
22:59un moment qui va être
23:00là aussi hors du temps
23:02regardons cette séquence
23:03et on se quitte
23:03sur cette séquence
23:03pour se retrouver
23:04dans quelques instants
23:4519h30
23:45sur ces news
23:46avec un face-à-face
23:49exceptionnel
23:49au sens propre
23:50comme au sens figuré
23:51pour un week-end
23:52extraordinaire
23:53Eugénie Bastier
23:54et Éric Lonolo
23:55sont avec nous
23:56pour revenir
23:56sur la visite
23:59du pape Léon XIV
24:02ce week-end en France
24:03et ce dimanche soir
24:05édition spéciale
24:06qui se poursuit
24:06puisque ce dimanche soir
24:08nous serons à Lourdes
24:09et nous le sommes déjà
24:11pèlerins
24:11parmi les pèlerins
24:13le pape doit participer
24:14à la grande procession
24:15au flambeau
24:16qui sera organisée
24:17comme chaque jour
24:18et chaque soir
24:19à 21h
24:21à Lourdes
24:21et Eugénie
24:22si je ne dis pas de bêtises
24:23vous avez déjà participé
24:24à une procession à Lourdes
24:25Oui parce que
24:26quand j'étais jeune
24:26et enfant
24:28j'allais à Lourdes
24:29au pèlerinage national
24:30en août
24:30un pèlerinage
24:31où on accompagne
24:32des malades
24:32et on faisait
24:33effectivement
24:33tous les 15 août
24:34il y avait
24:35cette grande procession
24:36au flambeau
24:37en chantant
24:38le salvé régina
24:39des chants à la vierge
24:41et c'est toujours
24:43très très beau
24:43de voir cette déambulation
24:45dans le sanctuaire de Lourdes
24:46et depuis le 9 septembre 2026
24:48la procession mariale
24:51et bien cette procession mariale
24:52de Notre-Dame de Lourdes
24:53est inscrite
24:54au patrimoine culturel
24:55immatériel
24:56de la France
24:58et toutes nos équipes
25:00je le disais
25:00sont sur le terrain
25:01pour nous faire vivre
25:02ce moment extraordinaire
25:03merci Jean-Luc Thomas
25:04d'être avec nous
25:05et Jean-Luc Noma
25:06n'est pas seul
25:07vous êtes accompagné
25:08d'une fidèle
25:09Jean-Luc Thomas
25:14Oui exactement
25:15j'ai juste à côté
25:16de moi
25:17Valérie
25:17qui est marseillaise
25:19elle est avec un groupe
25:21du diocèse
25:22de Marseille
25:23ils sont 400
25:25à être venus
25:26et Valérie
25:28il fallait absolument
25:29que vous soyez là
25:31Ah oui absolument
25:32ça s'est imposé
25:33comme une évidence
25:34dès qu'on a su
25:35que le pape venait en France
25:37on s'est inscrit
25:38auprès de notre diocèse
25:39il est une présence
25:41vraiment rassurante
25:43un guide spirituel
25:44formidable
25:45dans cette époque
25:46où on est vraiment
25:47chahuté par l'actualité
25:49c'était évident pour moi
25:50et ça vous connaît
25:52les papes
25:52parce que c'est pas
25:53le premier
25:53que vous voyez
25:54c'est pas le premier
25:54non on a vu
25:55le pape François
25:55au stade Vélodrome
25:56et là le pape
25:59Léon
25:59c'est notre pape
26:00génération Léon
26:01voilà donc
26:03il y a quelque chose
26:05d'important ce soir
26:06ici pour illuminer
26:08et bien
26:09cette
26:10voilà
26:12Jérôme
26:12on va nous vous le
26:13montre
26:13ce cierge
26:14et bien
26:15fait 32 grammes
26:17simplement
26:18il sera allumé
26:19tout à l'heure
26:20et évidemment
26:21c'est la
26:22ciergerie
26:23de Lourdes
26:24qui a
26:24confectionné
26:25ces bougies
26:28et il faut bien
26:29voir qu'en tout
26:30il y a eu
26:31175 000 bougies
26:33qui ont été faites
26:34pour l'ensemble
26:36de la visite
26:37du pape
26:37mais aussi
26:38pour cette
26:40procession
26:40au flambeau
26:41qui débutera
26:42tout à l'heure
26:43à 21h précise
26:46pour se terminer
26:47un petit peu
26:48après 22h
26:49Merci Jérôme
26:50nous et Jean-Luc Thomas
26:51qui nous accompagne
26:53merci à tous les deux
26:54de nous faire vivre
26:55ce moment
26:56donc sur le terrain
26:57justement
26:58le pape à Lourdes
26:59et là on va passer
27:00à un aspect
27:01plus politique
27:02puisque le pape
27:04Léon XIV
27:05s'est dressé
27:06contre l'euthanasie
27:08et le suicide
27:09assisté
27:09Léon XIV a choisi
27:10Lourdes et ses milliers
27:11de pèlerins malades
27:11ou en situation
27:13de handicap
27:13pour amplifier
27:14son opposition
27:15à l'euthanasie
27:15à laisser passer
27:17à l'accueil
27:17de Notre-Dame
27:18une structure
27:19offrant hébergement
27:20et assistance
27:21aux personnes malades
27:22ou âgées
27:23écoutons le pape
27:24Léon XIV
27:25on va l'écouter
27:26dans un instant
27:27génie bestier
27:30et personne ne sera surpris
27:32par la déclaration
27:33en revanche
27:34il faut du courage
27:34personne ne sera surpris
27:36évidemment
27:36mais il l'a dit
27:37quand même à plusieurs reprises
27:38il l'a dit à l'Elysée
27:39où il a condamné
27:41la mort sur commande
27:43la mort programmée
27:44pour être juste
27:46donc devant Emmanuel Macron
27:47lui-même
27:48il l'a redit
27:49il l'a redit à Lourdes
27:50il a parlé de
27:51la tentation
27:52de donner la mort
27:52sous couvert
27:53de fausses compassions
27:54et il a eu
27:55moi je le trouve
27:55un moment très très émouvant
27:57où il s'est adressé
27:57aux malades
27:58à Lourdes
27:59où il a dit
27:59vous n'êtes pas un poids
28:00vous êtes le cœur battant
28:02de notre humanité
28:03et moi j'étais
28:03assez touchée par ces mots
28:04parce que
28:05c'est vrai que ces malades
28:06qu'on met souvent en marge
28:08de la société
28:08lui dit
28:09vous portez l'humanité
28:10avec votre maladie
28:11parce que la faiblesse
28:13nous porte tous collectivement
28:15et je trouve que c'est un discours
28:16qui est tellement à l'encontre
28:17de tout ce qu'on vit aujourd'hui
28:19et il a dit
28:20à ces malades
28:20vous n'êtes pas obligés
28:21de vous donner la mort
28:22vous n'êtes pas un poids
28:24et c'est bien tout le problème
28:26de l'euthanasie
28:26c'est qu'on fait porter
28:28le poids et la responsabilité
28:29de partir à des gens
28:29qui sont souvent très faibles
28:30je vais vous donner la parole
28:31cher Éric
28:32mais on a eu un petit souci technique
28:33je voudrais quand même
28:34qu'on écoute le pape Léon XIV
28:35justement sur ce sujet
28:38j'appelle toute la communauté
28:40des soignants
28:41à se souvenir du sens profond
28:43de sa vocation
28:45veiller sur la présence souffrante
28:48et non pas la supprimer
29:00oui, chers amis
29:02soyez des serviteurs passionnés
29:05de la vie
29:06personne n'a le droit
29:08jamais
29:09sous la base d'algorithmes
29:11d'un laboratoire
29:12de décider de la vie
29:14de tel embryon
29:15ou de telle personne âgée
29:17jamais la médaçée
29:19ne pourra se faire
29:21la servante
29:21de la mode programmée
29:33en ce sens
29:34je vous invite
29:36d'une part
29:37à développer
29:38sans relâche
29:39les structures
29:41du soin palliatif
29:42et de recherche
29:49et d'autre part
29:51accompagner
29:53avec tendresse
29:54les malades
29:55comme ici à Lourdes
29:57aux médecins
29:58infirmiers
29:59francardiers
30:00aumôniers
30:01et qui passera
30:02des malades
30:03et tant d'autres
30:05encore
30:05exercent
30:06leur vocation
30:07au service
30:07de la dignité
30:08de la personne humaine
30:10pour que le monde
30:11ait la vie
30:12en soyant des corps
30:14vous passez aussi
30:16les âmes
30:17ce qu'il faut comprendre aussi
30:19c'est que tout au long
30:20du week-end
30:20Éric Nolot
30:21nous avons célébré
30:23la vie
30:24défendue
30:24ou protégée
30:25les plus fragiles
30:26dans un pays
30:27qui a voté
30:28l'administration
30:29de la mort
30:30cet été
30:30et c'est toute cette dualité
30:32non mais le pape
30:33est là dans son rôle
30:34parfaitement dans son rôle
30:36il rappelle
30:37un des principes
30:37fondamentaux de l'église
30:38en effet
30:38la vie avant tout
30:40évidemment ce qui rend
30:41le plus touchant
30:41c'est qu'il le déclare
30:44devant des personnes
30:46handicapées
30:46ou gravement malades
30:48effectivement
30:48si ces personnes
30:49pensent que
30:50cette loi
30:51revient à les désigner
30:53comme des points morts
30:53de la société
30:54je trouve que c'est un message
30:56à délivrer
30:56et c'est un message
30:57qu'elles ont dû apprécier
30:58après il est vrai
30:59qu'au sein de la communauté catholique
31:01parfois il y a des opinions
31:02un peu divergentes
31:03par rapport à ce sujet
31:04en tout cas il y a des nuances
31:05mais c'est très normal
31:06que le pape
31:07n'entre pas dans ces nuances
31:08ce qui rappelle
31:08les fondamentaux de l'église
31:10je crois au contraire
31:10que dans le catholicisme français
31:12aujourd'hui
31:12s'il y a une chose
31:13qui fait l'unité
31:13même des cathos de gauche
31:15aux cathos de droite
31:16de toutes les nuances
31:17c'est bien l'opposition
31:18à l'euthanasie
31:19et l'opposition
31:20à la mort programmée
31:21et je trouve que les paroles
31:22du pape sont extrêmement fortes
31:24dans un contexte
31:24où on a certains
31:25qui veulent supprimer
31:27la clause de conscience
31:27sur l'euthanasie
31:29et qui se battent
31:29mais corps et âme
31:30pour supprimer ce droit
31:31aux soignants
31:32ce qu'il a dit
31:33c'est-à-dire aux soignants
31:34rappelez-vous
31:34que votre métier
31:35ce n'est pas de donner la mort
31:37rappelez-vous de ce devoir-là
31:37de soyez les serviteurs
31:39de la vie
31:39je trouve ça extrêmement fort
31:40et c'est un message
31:42à tous ceux
31:43qui veulent effectivement
31:44supprimer cette liberté
31:45de conscience
31:46et c'est un message
31:47extrêmement fort
31:48et on a eu
31:49deux temps très forts
31:50dans ce voyage
31:50c'est à la fois
31:51les jeunes
31:52et les malades
31:53et c'est deux symboles
31:55très forts
31:55les jeunes dans une Europe
31:56qui est effectivement
31:57vieillissante
31:57qui a une tendance
31:58à la dénatalité
31:59en disant
31:59vous êtes l'avenir
32:00de notre continent
32:01c'est vous
32:01qui devez transmettre
32:02cet héritage chrétien
32:04et les malades
32:05dans un contexte
32:05effectivement
32:06où on a cette euthanasie
32:07cette possibilité
32:09de donner la mort
32:10qui fait peser
32:11une pression
32:11sur les gens
32:12les plus faibles
32:12les malades
32:13qui sont extrêmement
32:15handicapés
32:15qui peuvent se sentir
32:16un poids
32:17dans la société
32:17qui peuvent avoir
32:18la tentation
32:18d'avoir recours
32:19à l'euthanasie
32:19donc je trouve
32:20que c'est un discours
32:20très fort
32:21qui a peut-être
32:21d'ailleurs été
32:22un peu occulté
32:22dans cette espèce
32:23de joie généralisée
32:25on a vu
32:26le spectacle
32:27au Stade de France
32:27le côté médiatique
32:30peut-être même
32:31spectaculaire
32:32mais il y a un message
32:33politique très fort
32:34et quand je vois
32:34beaucoup de gens
32:35j'ai même vu
32:35des députés
32:36acclamer la visite
32:37du pape
32:37qui eux-mêmes
32:38avaient voté
32:38l'euthanasie
32:39ils font un certain culot
32:39ils font un certain culot
32:41j'ai eu la même sensation
32:44que vous
32:44d'être cathédique
32:45aujourd'hui
32:46c'est pas juste
32:47être cool
32:48c'est pas juste
32:48se prendre un selfie
32:49avec le pape
32:50c'est aussi respecter
32:51les valeurs chrétiennes
32:51et les valeurs chrétiennes
32:52c'est la vie
32:52les selfies
32:53sur la place de la Concorde
32:55au premier rang
32:55après avoir voté
32:56il y a deux mois
32:56la loi sur le suicide
32:59ou en prenant
32:59la citation pour autrui
33:00ou d'autres dérives
33:02je vois très bien
33:02de qui vous
33:03je ne citerai pas de nom
33:04parce que je ne veux pas
33:05voilà
33:05nous sommes dans un week-end heureux
33:07donc pas de polémique
33:08mais il faut
33:09et puis le culot
33:10ça peut être positif
33:12quelqu'un de culotté
33:13ça peut être une qualité
33:14oui le problème
33:14c'est que le culot
33:16il y a des synonymes
33:17qui viennent à l'esprit
33:17qui sont moins positifs
33:19écoutez
33:20pas ce week-end
33:21une nouvelle fois
33:22je voudrais qu'on avance
33:24un petit peu
33:25et qu'on revienne
33:26quand même
33:26sur le grand absent
33:29du week-end
33:30c'est Emmanuel Macron
33:31tout à fait
33:33Emmanuel Macron
33:34absent de la messe
33:35qui a certes
33:37évidemment
33:38accueilli
33:39le pape Léon XIV
33:40qu'il a accueilli
33:42aussi à l'Elysée
33:43mais qui était absent
33:45peut-être
33:46pour le moment
33:47le plus important
33:47place de la Concorde
33:49il faut quand même rappeler
33:51que selon certaines sources
33:52ce serait l'Elysée
33:53qui a pensé
33:54l'idée de la place
33:55de la Concorde
33:56en disant
33:56il faut le plus bel endroit
33:57et surtout l'endroit
33:58qu'on sait sécuriser
33:59s'il y a 600 à 800 000 personnes
34:01qui ne font pas tout mal
34:02quand même
34:04mais je vous propose
34:05d'écouter le pape Léon
34:06qui a invité Emmanuel Macron
34:08à ne pas oublier
34:10du moins il n'a pas dit
34:11Emmanuel Macron
34:11il parle des chefs
34:12des chefs de l'État
34:14en France
34:14à ne pas oublier
34:15les racines chrétiennes
34:16de la France
34:16ne pas manquer à ce devoir là
34:18il a parlé de devoir
34:18écoutez
34:19pour reprendre les paroles
34:21significatives pour chacun
34:24prononcées par votre excellence
34:26aux évêques de France
34:28en 2018
34:29souligne combien
34:32une Église
34:33prétendant
34:34se désintéresser
34:36des questions temporelles
34:37n'irait pas
34:38au bout de sa vocation
34:40et qu'un président
34:42de la République
34:43prétendant
34:44se désintéresser
34:45de l'Église
34:46et des catholiques
34:47manqueraient
34:48à son devoir
34:49soyez assurés
34:52de ma févente prière
34:53pour votre belle nation
34:56samedi soir
34:57à Lourdes
34:58il va avoir aussi
34:59une prière
35:00pour nos dirigeants
35:01écoutez ce qu'il va dire
35:02c'est très intéressant
35:05nous te prions
35:06Notre-Dame
35:07pour la France
35:09dont tu es la patronne
35:11et que tu as
35:13durant tant de siècles
35:15entouré
35:16de ta protection
35:19obtient pour son peuple
35:21le don de la concorde
35:23fraternelle
35:24qu'il construisse
35:27une société harmonieuse
35:30manessant
35:31toute violence
35:32et toute haine
35:34permettant à chacun
35:37de travailler
35:38de fonder sa famille
35:40et d'accomplir
35:42sa vie jusqu'au bout
35:44dans la tranquillité
35:46et la sérénité
35:48obtient pour la France
35:51des dirigeants
35:52sages et généraux
35:54prêts au sacrifice
35:56d'eux-mêmes
35:57capables d'affronter
35:59les défis
36:00et voulant servir
36:02le bien commun
36:05Alors comment vous
36:06décodez ça ?
36:07Il y a du boulot
36:09Effectivement
36:10il y a du travail
36:10et au-delà du travail
36:12que doivent accomplir
36:12nos dirigeants
36:13est-ce que vous avez
36:14considéré que c'était
36:15une faute d'Emmanuel Macron
36:16de ne pas être présent ?
36:18Écoutez
36:19ce qui est vrai
36:20c'est que c'était
36:20une tradition
36:21de ne pas être présent
36:22les présidents de la République
36:23ne venaient pas
36:24aux messes des papes
36:24c'était le cas
36:25de Nicolas Sarkozy
36:26quand Benoît XVI
36:26est venu en 2008
36:29Emmanuel Macron
36:29en allant à la messe
36:30à Marseille
36:31vous vous souvenez
36:31pour le peuple François
36:32avait suscité
36:33un scandale
36:34parmi toujours
36:35les éternels
36:35habitués du scandale
36:37les fondations
36:38de libre-pensée
36:39qui pensaient
36:40qu'il avait rompu
36:42la tradition républicaine
36:43alors il s'est conforté
36:45dans cette tradition
36:45moi je trouve
36:46que cette tradition
36:47pardonnez-moi
36:47est idiote
36:48parce que
36:50dans tous les autres
36:51pays du monde
36:51ça ne pose aucun problème
36:52vous avez les premiers ministres
36:53en Belgique
36:54qui va à la messe
36:55quand le pape est là
36:55en Italie
36:57donc
36:59sachant qu'il y avait
36:59l'ensemble du personnel politique
37:01Brigitte Macron
37:01elle-même était là
37:03il y a un côté
37:03un peu hypocrite
37:04c'est-à-dire
37:04comme si la présence
37:06du président de la République
37:07allait changer
37:08finalement
37:08c'est diffusé
37:09sur le service public
37:11la messe était diffusée
37:12sur le service public
37:12de l'audiovisuel public
37:13donc moi je trouve
37:14que c'est un côté
37:15un côté un peu hypocrite
37:16cette espèce de vieille
37:17tradition républicaine
37:18on est effrayé finalement
37:19d'une espèce de mélange
37:21des pouvoirs temporels
37:21et spirituels
37:22alors ça s'explique
37:22par notre histoire
37:23mais je pense qu'on est rentré
37:24dans une période
37:24un peu plus apaisée
37:25et que ça ne devrait pas
37:26poser de problème
37:27qu'un président de la République
37:28se rende à une messe
37:30ça devrait pouvoir s'assumer
37:31sans aucun problème
37:32et pour le coup
37:34moi qui suis souvent
37:35attachée à la tradition
37:36cette là
37:36je la trouve un peu ringarde
37:37c'est ça la jurisprudence
37:39et la jauge
37:41classe de la concorde
37:42si vous avez parlé
37:43de la libre pensée
37:44que personne ne connaît
37:45les mouvements
37:46ils attaquent en tout cas
37:47systématiquement
37:48la présence du religieux
37:48dans l'estat public
37:49ils attaquent
37:49d'accord
37:50mais ils sont ultra minoritaires
37:52si on fait la jauge
37:53non mais si
37:54si vous avez la jauge
37:55Champs-Elysées
37:56vous pensez que si demain
37:57la libre pensée
37:58fait une manifestation
37:58ils seront combien
38:01peu nombreux
38:03ils sont très bruyants
38:05mais ils sont ultra minoritaires
38:06et très actifs
38:07vous avez raison
38:08c'est le principe
38:09de la tyrannie des minorités
38:10moins on est nombreux
38:11et plus on fait de bruit
38:12en s'agissant d'Emmanuel Macron
38:14je pense que c'est une erreur
38:15je pense que c'est une faute
38:17même
38:17et je pense qu'il n'a pas été
38:18à la hauteur de la situation
38:19et d'autant moins
38:20que la présence du pape
38:21moi je suis très impressionné
38:22par ce qu'on vient d'entendre
38:24ou plutôt de réentendre
38:25sur deux points
38:26la présence du pape
38:27permet de poser
38:27deux questions
38:28très intéressantes
38:29et même cruciales
38:30et ça aurait été bien
38:31que Emmanuel Macron
38:32soit au premier rang
38:33pour les entendre
38:33d'abord sur l'identité
38:35de la France
38:35il faut quand même
38:36poser le problème un jour
38:37oui l'identité de la France
38:38est chrétienne
38:39il faut quand même poser ça
38:40république laïque
38:41pays chrétien
38:42donc déjà
38:43ça aurait été intéressant
38:44d'écouter ce message
38:44quand vous dites
38:45qu'il faut poser ça
38:45c'est jusqu'à l'inscrire
38:46dans la constitution
38:47moi je trouve
38:48en fait
38:49je trouve que c'est la seule
38:50manière de sortir
38:51de cet entre deux
38:52très bizarre
38:53moi je suis pour
38:54la laïcité
38:55dans la république
38:56mais je suis pour
38:56reconnaître l'évidence
38:58c'est que nous sommes
38:58un pays chrétien
38:59si on veut ajouter
39:00judéo-chrétien
39:01je veux bien
39:01mais nous sommes un pays
39:02avec des racines
39:03très profondes
39:04et il faut les reconnaître
39:05or non seulement
39:06c'est de moins en moins
39:07reconnu
39:07mais certaines veulent
39:08couper les racines
39:09de l'arbre
39:09ce qui condamne
39:10l'arbre à la mort
39:11et la deuxième chose
39:12qui était encore
39:12très intéressante
39:13dans le discours du pape
39:14c'est qu'il dit
39:15qu'il y a une possible
39:16adaptation laïque
39:18de principes chrétiens
39:19l'attention à l'autre
39:21la manière de réaliser
39:22sa vie
39:22de pouvoir vivre
39:24sereinement
39:24d'élever une famille
39:25je trouve que c'est
39:26quelque chose à entendre
39:27il ne demande pas
39:27que la religion
39:28s'invite dans la république
39:29il dit
39:30les principes chrétiens
39:31peuvent vous inspirer
39:32dans un autre cadre
39:33je trouve qu'Emmanuel Macron
39:35aurait été bien inspiré
39:36d'écouter ça au premier rang
39:37et peut-être
39:38d'en tirer quelques conclusions
39:39Je ne suis pas sûre
39:41qu'un président
39:41venant de légaliser
39:43l'euthanasie
39:44ça aurait été un peu hypocrite
39:45aussi de le voir
39:45peut-être dans la foule
39:47écoutant le pape
39:48lui-même condamnant
39:49je pense qu'il aurait eu
39:50un petit malaise en fait
39:50et c'est vrai que c'est
39:52d'ailleurs
39:52c'est assez frappant
39:53cette visite du pape
39:54la même année
39:55où on a légalisé en France
39:57la loi sur la fin de vie
39:58comme on l'appelle
40:00moi le symbole
40:01me semble très fort
40:02et je pense
40:03qu'il y aurait eu
40:03effectivement peut-être
40:04un décalage aussi
40:04à le voir
40:06peut-être parmi les fidèles
40:08mais voilà
40:08moi je trouve en tout cas
40:09qu'effectivement
40:11à mesure qu'on va avancer
40:12dans le siècle
40:13parce qu'il y a
40:13un retour
40:14d'un besoin de racine
40:15d'identité
40:16de transcendance
40:17cette espèce de compromis
40:18de laïcité
40:19un peu hypocrite
40:20qu'on a en France
40:21qui consiste à effacer
40:22des places publiques
40:23une statue de Saint-Michel
40:24ou des crèches
40:25dans les mairies
40:26tout ça va devenir
40:27de plus en plus difficile
40:27à tenir
40:28parce qu'il y a une évidence
40:29et je pense d'ailleurs
40:30que même nos compatriotes
40:31musulmans
40:31sont les premiers
40:32à le reconnaître
40:33sans aucun
40:33enfin pas tous
40:35manifestement
40:36pas tous manifestement
40:37il y a des islamistes
40:38mais beaucoup
40:39sont prêts à le reconnaître
40:40on a vu
40:40on a vu
40:41Baligayoko
40:41par exemple
40:42dire que les racines
40:43de la France
40:44étaient chrétiennes
40:44sans aucun problème
40:45donc
40:46je pense qu'une clarification
40:47serait bienvenue
40:48voilà
40:49alors de la constitution
40:50ou pas
40:50moi j'y suis plutôt favorable
40:51c'est pas obligatoire
40:53quant à la question
40:54de l'euthanasie
40:54moi ça ne m'aurait pas choqué
40:55même qu'Emmanuel Macron
40:57entende un discours
40:58où il condamner l'euthanasie
40:59parce que moi je ne demande pas
41:00une entente parfaite
41:01pour avoir des points
41:02de convergence
41:03avec la religion chrétienne
41:04et d'autres
41:05de divergence
41:06je trouve que ce dialogue
41:07aurait été fécond
41:08je répète
41:09je pense que c'est une grave faute
41:10d'Emmanuel Macron
41:11une de plus
41:11dernier sujet maintenant
41:13puisqu'il ne nous reste
41:13que quelques minutes
41:14et c'était un plaisir
41:15d'être avec vous
41:16ce dimanche soir
41:18que faire
41:19que faire pour que la joie demeure
41:21c'était la une
41:22du journal du dimanche
41:23que la joie demeure
41:24ça a été employé également
41:26dans un tweet
41:27de notre cher
41:28Eugénie Bastier
41:29mais plus qu'un point
41:31d'exclamation
41:32désormais
41:32il faut se poser la question
41:33du et maintenant
41:34que faire
41:35pour que la joie demeure
41:37et je vous propose
41:38d'écouter
41:39peut-être ces français
41:40qui étaient si heureux
41:41ce week-end
41:42avant de vous donner la parole
41:43vous n'aurez pas 3 heures
41:44parce que c'est une question
41:45de philo
41:45vous aurez une minute
41:48ça me fait hyper plaisir
41:49d'être ici
41:50voilà
41:51c'est pas tous les jours
41:52qu'on a l'occasion
41:52de voir le pape
41:53moi c'est la deuxième fois
41:54que je le vois
41:55j'étais au jubilé
41:55à Vomme
41:56et très content d'être là
41:58très content de partager
41:59ce moment
42:00avec 79 999 autres personnes
42:04et voilà
42:04je suis vraiment très content
42:05d'être là
42:06grand bonheur
42:06de voir le Saint-Père
42:08venir à Lourdes
42:08c'est le deuxième pape
42:10que j'ai la chance
42:12de voir
42:12ici
42:13dans cette belle cité mariale
42:15et c'est vraiment un bonheur
42:16de partager cette communion
42:18avec toutes ces personnes
42:20qui sont venues
42:21aujourd'hui à Lourdes
42:22je suis heureux
42:22de l'avoir vu surtout
42:24et surtout
42:25on l'a vu passer
42:26il est monté
42:27dans sa papa mobile
42:28et il a descendu les champs
42:29donc c'est émouvant
42:31alors que faire maintenant
42:33pour que la joie demeure ?
42:34moi je pense
42:36que ce ne sera pas
42:36qu'une parenthèse enchantée
42:37je pense que cette visite
42:38aura un impact profond
42:40le fait qu'elle se soit passée
42:42à la veille d'une présidentielle
42:43où on a effectivement
42:44une France extrêmement
42:45divisée
42:46et puis
42:46on ne peut pas dire aussi
42:48une médiocrité
42:48du personnel politique
42:49il y avait vraiment
42:50un contraste saisissant
42:51c'est-à-dire d'un côté
42:51la communion
42:52de l'autre la division
42:53d'un côté la verticalité
42:55de l'autre l'horizontalité
42:57et d'un côté l'éternité
42:58et de l'autre
42:59l'espèce de course au présent
43:00la polémique
43:00qui chasse l'autre
43:01donc j'espère
43:03que je pense
43:04qu'il y aura
43:05quelque chose de fécond
43:06dans cette visite
43:06on s'en rendra peut-être compte
43:08dans les années qui viennent
43:09mais ça accompagne d'ailleurs
43:10un mouvement très profond
43:11qu'on voit
43:12ces dernières années
43:12de, je ne vais pas dire
43:13de re-christianisation
43:14parce que c'est trop vite parlé
43:15mais en tout cas
43:15un sursaut
43:16un tressaillement
43:17chez les catholiques de France
43:18on voit ce nombre
43:19de baptêmes
43:20qui explose
43:21multiplié par 3
43:21on voit le pèlerinage
43:23de Chartres
43:24qui explose
43:24on voit quelque chose
43:26qui se passe dans la jeunesse
43:27et moi
43:27ça se retrouve
43:28dans d'autres pays occidentaux
43:30aux Etats-Unis
43:30etc.
43:31et il y a un besoin
43:32chez les jeunes
43:33dans les nouvelles générations
43:34de transcendance
43:35on ne tuera pas ce besoin
43:36dans le cœur de l'homme
43:37et moi je pense
43:38qu'on est appelé
43:39à avoir des surprises
43:39dans les années qui viennent
43:41et que Dieu
43:42n'est pas mort
43:43contrairement à ce que
43:44pensent beaucoup de philosophes
43:45je pense que la joie demeure
43:47c'est une invitation
43:48à sortir de la tyrannie
43:50des passions tristes
43:51que nous subissons
43:52depuis trop longtemps
43:54franchement
43:54si on me demande
43:55de définir la France
43:58ce 21ème siècle
43:59c'est la haine de soi
44:00moi je résume
44:01par la haine de soi
44:02tous les jours
44:02on entend
44:03la détestation de la France
44:05par les français eux-mêmes
44:06la joie
44:07que la joie demeure
44:07d'abord qu'elle s'installe
44:08avant de demeurer
44:09parce que ça fait longtemps
44:10qu'on n'avait pas été joyeux
44:12et je pense qu'en effet
44:12c'est un message
44:13qui peut être entendu
44:15qu'on change de
44:16voilà
44:16qu'on change de registre
44:18qu'on arrête
44:18avec cette grisaille
44:20permanente
44:20et puis en effet
44:21cette tyrannie du matérialisme
44:23et cette condamnation
44:24sans d'ailleurs
44:25trop d'explication
44:26de toute transcendance
44:27et bien écoutez
44:28un grand merci
44:29chers amis
44:29merci Eric Nolo
44:30je sens qu'il était
44:31à deux doigts
44:32après avoir vu
44:33les séquences
44:34du week-end
44:35à déchirer
44:37sa carte
44:37du parti foutuiste
44:39il est deux doigts
44:41écoutez
44:41moi ce que je vous propose
44:42c'est que vous regardiez
44:43à 21h
44:44sur CNews
44:45ce que
44:46vraiment vous allez vivre
44:47un moment extraordinaire
44:48qui est la procession mariale
44:49une fois la procession mariale
44:51vous regardez votre carte
44:52du parti foutuiste
44:53et là
44:54vous réfléchissez
44:56pensez à tout ce week-end
44:57vous prenez un ciseau
44:58main gauche
44:59carte main droite
45:00et après libre à vous
45:01vous êtes libre
45:01ça me rappellera
45:02des vieux souvenirs
45:02moi j'ai fait ma retraite
45:03à Lourdes
45:04avant ma communion
45:04oh bah écoutez
45:06moi qui pensais
45:07alors là je découvre
45:09un autre personnage
45:10ça ne rajeunit pas
45:12j'ai dit
45:12tiens un grand merci
45:14excellente fin de week-end
45:15à tous les deux
45:15on se retrouve dans un instant
45:16vous savez
45:17on sera avec Sophie
45:18qui Sophie
45:20Sophie c'est la maman d'Octave
45:22est-ce que vous avez entendu
45:23parler d'Octave
45:24Octave c'est un garçon
45:25exactement
45:26c'est un petit ange
45:27qui a passé 700 jours
45:29à l'hôpital
45:30il n'avait jamais quitté l'hôpital
45:32et la première fois
45:33il quitte l'hôpital
45:34c'est pour être béni par le pape
45:36ça c'est bouleversant
45:37et bah écoutez
45:38regardez
45:38et puis vous prenez
45:39votre carte de foutuiste
45:40je vous tiens au courant
45:41ok
45:41c'est dans un instant
45:43sur CNews
45:43on se retrouve dans un instant
45:46il n'avait pas de moitié
45:46et puis on se retrouve dans un instant
45:46il n'avait pas de moitié