Passer au playerPasser au contenu principal
Eliot Deval reçoit deux éditorialistes aux idées diamétralement opposées, dans #FaceaFace

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Il est quasiment 19h sur CNews, merci d'être avec nous pour le face-à-face et nous avons un
00:07retardataire, le baron noir, bonsoir le chevalier blanc.
00:12Je compte sur vous pour lui faire de sévères remontrances.
00:14Alors qu'il est dans la maison.
00:16L'ordre, vous savez c'est...
00:17Oui mais justement.
00:18L'ordre.
00:19Il sent un certain flottement.
00:20Il sera sanctionné durement.
00:22S'il vous plaît.
00:23Mais il est dans la maison au plus.
00:24Il est dans la maison, je l'ai vu.
00:25Mais qu'est-ce qu'il se fait ? Il se cache.
00:27Je ne sais pas.
00:29Aurait-il peur de vous ?
00:29J'ai du mal.
00:30Oui je pense qu'il craint l'affrontement.
00:33Est-il sûr de gagner ?
00:36Est-il sûr de gagner ?
00:37Non mais c'est extraordinaire.
00:39On ne va arrêter du mal de lui parce que je l'aperçois.
00:41Non mais ce qui est incroyable chez le baron noir, c'est qu'il pense qu'il est chez lui.
00:46Il peut arriver à tout moment.
00:47Oui mais ça c'est... Pardon, c'est politique.
00:49Écoutez non mais c'est incroyable.
00:51Alors le baron noir entre.
00:52Ne vous inquiétez pas, nous sommes en direct monsieur le baron noir.
00:55Vous n'avez que 5 minutes de retard.
00:57À mon âge, il y a des choses qu'on est obligé de faire avant l'émission.
01:00Écoutez, n'allez pas dans ces détails-là.
01:02Enfin vous avez une montre sur le centre.
01:05Oui mais comme vous m'avez distrait en arrivant, vous m'avez perdu du temps.
01:09C'est odieux ce qu'il vient de dire.
01:11Vous m'avez distrait alors que vous êtes le chevalier.
01:13Vous n'êtes pas le bouffon du roi.
01:14Vous m'avez distrait.
01:15Distrait ça veut dire recense.
01:17Non, non, non.
01:17J'ai compris ce que vous voulez dire.
01:19Il m'a adressé la parole.
01:20Il a fallu que je réponde.
01:21Parce qu'il a tout de suite lancé la polémique.
01:23Dans deux secondes, ça sera une ruse de ma part.
01:25Je n'explique pas d'ailleurs que je n'ai pas été assez prudent et que vous aviez déjà quelque
01:30chose dans la tête.
01:31Cher Julien Drey, bonsoir.
01:32Bonsoir.
01:32Merci d'être avec nous.
01:34Et il est agréable de pouvoir sourire quand malheureusement l'actualité ne le permet pas.
01:40Parce que c'est un week-end terrible pour la France.
01:42On a vécu encore un week-end de violence.
01:44Et puis on a vécu l'horreur vendredi avec cet attentat raciste.
01:50Et on va commencer notre émission par cet attentat à Trappes.
01:53L'assaillant a fait un mort et cinq blessés, dont une fillette de 12 ans.
01:58L'assaillant, sa garde à vue a été levée.
02:01On apprend qu'il est sous traitement pour schizophrénie.
02:04Plusieurs figures politiques ont attaqué notamment Jordan Bardella et une partie de la sphère politique,
02:13considérant qu'ils avaient en quelque sorte armé idéologiquement le meurtrier, ce barbare.
02:22Je vous propose d'écouter justement Jordan Bardella, qui a réagi, c'était il y a quelques instants, sur ce
02:27drame absolu.
02:29À Trappes, il y a deux jours, la barbarie a encore frappé.
02:33Quand un terroriste a délibérément tiré à l'arme automatique sur des innocents qui ont eu le malheur de croiser
02:38sa route,
02:39allant jusqu'à tirer huit cartouches sur une enfant de 12 ans.
02:47Dans son périple meurtrier, l'assaillant a ôté la vie d'un homme de 26 ans.
02:53Nous pensons aux victimes et à leur famille.
03:05Et nous disons clairement que la justice devra être impitoyable
03:10et faire en sorte que cet assassin entre en prison sans possibilité d'en ressortir un jour.
03:18Habituellement, je me tourne vers vous, William Golnadel.
03:21Ça peut être quand même intéressant, pour commencer, d'avoir un avis aussi de l'avocat que vous êtes.
03:25Et beaucoup s'étonnent de voir cette garde à vue levée.
03:29Qu'est-ce que l'avocat peut expliquer peut-être aux téléspectateurs qui ne sont pas avertis
03:36et qui ne connaissent pas le monde dans lequel vous travaillez ?
03:40Je voudrais quand même dire que l'extrême-gauche, en principe, dit qu'il ne faut pas généraliser.
03:45Déjà, quand il se passe un acte terroriste, il ne faut pas généraliser.
03:48Ils sont les premiers à généraliser, à accabler, y compris effectivement M. Bardella.
03:53J'ai l'impression qu'il a été d'une condamnation sans faille par rapport à la chose terrible qui
03:59s'est passée.
04:01Un sportif de couleur qui est mort, il n'avait rien fait.
04:04Et une petite fille de 12 ans.
04:06Alors, je sais qu'elle va mieux, mais c'est quand même terrible.
04:09Une fois que j'ai dit ça, qui n'est certainement pas une procuration oratoire,
04:11je vais répondre professionnellement à votre question,
04:14parce que j'ai vu que l'avocat, alors je ne sais plus si c'est l'avocat de la
04:19victime principale
04:19ou des autres victimes, qui s'est permis de dire que c'était scandaleux,
04:24que c'était scandaleux qu'on interrompe la garde à vue pour l'emmener au service psychiatrique.
04:31Mais pardon de le dire, d'abord, c'est toujours comme ça que ça se passe.
04:35Et je ne suis pas le mieux à le placer pour vous dire que les dernières fois où ça s
04:39'est passé,
04:40c'était tous des islamistes.
04:42Tous des islamistes.
04:44Que ça soit à Nice, que ça soit à Paris, chez une liste de cinq ou six noms, je peux
04:48vous dire.
04:49Et on regarde effectivement sur qui on a affaire.
04:52Et quelquefois, ils disent que son discernement a été aboli.
04:56Oui, ça peut arriver, je ne le connais pas, ce salaud qui a tué la personne.
05:02Je ne le connais pas.
05:03Et il ne m'inspire pas une tendresse particulière.
05:06Je vous prie de le croire.
05:08Ça m'est même arrivé dans un cas invraisemblable.
05:11En tant qu'avocat de la famille de Sarah Halimi, n'est-ce pas ?
05:18Celui qui a torturé et assassiné Sarah Halimi, qui est un islamiste, encore une fois,
05:27eh bien, on a considéré que son discernement avait été aboli parce qu'il avait fumé trop de hachiches.
05:33Ça va loin, ça va très loin.
05:36Mais en l'occurrence ici, ce qui se passe est habituel.
05:43Donc, il n'y a pas à critiquer la manière dont les choses se passent.
05:46Et on verra sur qui on a affaire.
05:48Moi, je ne le connais pas, ce type-là.
05:50Au-delà du profil du suspect, la justice déterminera les contours de, vous avez dit, ce salaud.
05:58Ah ben, il n'y a pas de doute.
05:59De ce barbare.
05:59C'est peut-être un salaud fou, mais c'est un salaud.
06:01Qui a tué un innocent et fait cinq blessés, dont une fillette de 12 ans.
06:08Julien Dres, on essaye de comprendre de quoi ce drame absolu est-il le nom, selon vous ?
06:14D'abord, il y a un mot.
06:17C'est un crime raciste.
06:19D'ailleurs, le parquet antiterroriste n'a pas laissé de doute là-dessus.
06:23À partir du moment où il s'est lui-même autosaisi de ça,
06:26c'est qu'il a considéré que la connotation raciste était, dès le départ, constituée.
06:32Donc, c'est un crime raciste.
06:34Et donc, il faut faire attention, évidemment, dans un deuxième temps,
06:37parce que, malheureusement, dans d'autres affaires, effectivement,
06:40la stratégie de la défense, c'est souvent de dire,
06:43oui, mais c'est un détraqué ou c'est une faiblesse psychologique, etc.
06:48On l'a vu dans d'autres affaires qui concernaient Sarah Limi ou Gisèle ou Madame Knoll.
06:55Voilà.
06:55Donc, ça, c'est la stratégie de défense classique.
06:57Pour autant, c'est de toute manière qu'il faut que les choses soient claires.
07:00C'est-à-dire, celui qui se met à tuer une vieille dame ou qui se met à tuer un
07:04homme
07:05parce qu'il a la couleur de peau qui ne lui revient pas, ou un enfant,
07:08il est forcément détraqué.
07:10Mais pour autant, ça n'exclut pas que l'acte qu'il a commis, c'est un acte raciste.
07:15Voilà.
07:15Ça, c'est la première chose et sur laquelle, je pense, qu'il faut que tout le monde se mette...
07:20pas que tout le monde se mette d'accord, mais qu'on constate, voilà, en tous les cas.
07:22Après, de quoi est révélateur cet acte ?
07:26Et ça, c'est le débat politique qui va effectivement suivre.
07:30Une fois qu'on a bien caractérisé les choses,
07:32on voit bien que chacun va essayer, non pas de récupérer,
07:36mais de donner son explication sur la situation.
07:39Mais dans un moment comme celui-là, je pense que ce que chacun doit faire,
07:44parce que c'est comme ça, c'est la dignité du débat politique,
07:48c'est qu'il doit se remettre en cause.
07:51Ça ne veut pas dire qu'il est complice, ça ne veut pas dire qu'il est coupable,
07:53mais qu'il doit forcément se poser des questions.
07:56Est-ce que, par mes prises d'opposition, par mes engagements,
07:59dans telle ou telle situation, je n'ai pas contribué à créer un climat ou un contexte ?
08:04Ça ne désigne personne à la vindicte populaire.
08:07C'est un devoir que chacun doit s'appliquer à lui-même.
08:10Je ne sais pas. Je ne sais pas ce que Julien Dre veut dire.
08:14Moi, j'ai lu un éditorial dans Le Monde,
08:17avant même qu'on sache les perspectives psychiatriques sur le plan judiciaire,
08:23qui expliquait que c'était de la faute de M. Retailleau,
08:27parce qu'il a osé effectivement mettre en cause l'immigration.
08:31Déjà, il y avait un lien de fait entre M. Retailleau et ce qui s'est passé à Trappes.
08:36C'était la faute de CNews. C'était aussi la faute de CNews.
08:39Enfin, il y a toute une liste de personnes.
08:44Le Monde ne s'intéresse jamais sur ses propres responsabilités
08:47en matière d'antisémitisme quand on pond
08:49quatre articles anti-israéliens invraisemblables par jour.
08:54Ça, il ne se pose pas les questions, M. Le Monde, si vous voulez.
08:56Donc, personne, en ce qui me concerne, en tous les cas,
09:02je ne céderai pas au terrorisme intellectuel.
09:04D'accord ?
09:05J'ai un profond mépris pour ce qui s'est passé à Trappes.
09:09On parlera peut-être de l'attitude, je suis sûr même,
09:12du président de la République.
09:15Mais il n'y aura pas de terrorisme intellectuel.
09:18Ça ne marchera pas.
09:19Je n'ai, me semble-t-il, pas exercé de terrorisme intellectuel.
09:22Ah non, non, je n'ai pas du tout.
09:24J'ai simplement dit...
09:25Mais bon, il faut se remettre en question, etc.
09:28Je n'ai pas bien compris.
09:29Je pense que dans ce genre de situation,
09:33parce que ces faits-là ne sont pas simplement des faits
09:36qui tombent du ciel liés à des détraqués.
09:38Il y a toujours des contextes qui amènent des détraqués
09:42à considérer, à un moment donné, qu'ils peuvent être des justiciers
09:44ou qu'ils peuvent mener un combat
09:46ou qu'ils sont responsables de quelque chose.
09:48C'est de la folie sanguinaire qu'on voit, par exemple,
09:52dans les crimes de masse aux États-Unis, derrière.
09:55Voilà.
09:56Donc, je dis simplement, et c'est comme ça,
09:58c'est parce que je considère qu'on est dans un moment très compliqué
10:01dans la société française,
10:03que chacun, à tout moment, doit avoir, savoir raison garder,
10:08faire la part des choses et dire,
10:10est-ce que, par hasard, à un moment donné ou à un autre,
10:12on n'a pas, non pas une responsabilité directe,
10:14même pas une responsabilité indirecte,
10:16mais on n'a pas créé les conditions d'un contexte
10:18où les esprits fragiles sont amenés après à faire n'importe quoi.
10:21Ne pas le faire serait une erreur.
10:23Je vous propose, parce que vous avez parlé justement du débat politique,
10:27une séquence chez nos confrères de BFM.
10:30François-Xavier Bellamy était l'invité face à Alexis Corbière.
10:34Et il est revenu justement parce que, dans le débat,
10:37a été amené, vous savez, par exemple,
10:39dans son combat politique,
10:42Bruno Retailleau a pu dire cette formule,
10:45« Abat le voile ».
10:46Et certains sont allés faire une sorte de trait d'union
10:50entre ces déclarations-là et ce crime raciste,
10:54cet attentat raciste,
10:56attrape et la verrière.
10:58Voyez cette séquence.
10:59Ce que vous faites, Alexis Corbière,
11:01c'est stupéfiant.
11:04Pendant des années,
11:05pendant des années, on nous a dit,
11:06et à raison,
11:07qu'après un attentat terroriste,
11:09il fallait éviter l'amalgame.
11:10Vous êtes d'accord avec ça ?
11:12Et aujourd'hui, vous êtes en train d'expliquer
11:13qu'après cet attentat horrible attrape,
11:16que vous récupérez de manière indécente,
11:18c'est d'une certaine manière
11:19Bruno Retailleau qui serait le coupable ?
11:20Vous vous rendez compte de ce que vous dites ?
11:22En fait, ce que vous faites, Alexis Corbière,
11:24c'est que vous répétez exactement
11:25le geste des terroristes islamistes
11:27qui ont voulu interdire dans notre pays
11:29sous peine de mort qu'on critique l'islam.
11:32J'ai connu la gauche anticléricale.
11:33J'ai connu la gauche qui haïssait le christianisme.
11:34Vous êtes en train de m'expliquer
11:35que c'est la faute aux islamistes qui a eu lieu hier.
11:37Vous êtes en train de faire la même chose.
11:39Il y a des gens qui critiquent l'islam dans ce pays.
11:41Est-ce qu'ils ont encore le droit de le faire ?
11:42Il y a des gens qui, par exemple, ont quitté l'islam.
11:44Est-ce qu'ils ont encore le droit de vivre ?
11:45Il y a des gens qui, effectivement, se disent
11:47que le voile n'est peut-être pas un symbole du féminisme.
11:50Est-ce que c'est encore possible de dire aujourd'hui...
11:52Ce que disait d'ailleurs Jean-Luc Mélenchon il y a 10 ans...
11:54Personne dit que c'est un symbole du féminisme.
11:55Ce que disait Jean-Luc Mélenchon il y a 10 ans,
11:57que le voile est un signe d'infériorisation des femmes
11:59et une tentative de les invisibiliser.
12:01Dire ça, c'est pas prêcher la violence.
12:03C'est l'exact inverse.
12:03Dire ça, c'est reprendre le cri de liberté
12:05que portaient les femmes iraniennes.
12:07Et quand je vous dis ça, vous expliquez qu'en fait,
12:08c'est nous qui sommes responsables de l'attentat
12:10qu'il y a eu lieu hier.
12:11Juste un attentat, il est abominable.
12:14Je vais vous en donner la parole.
12:15C'est un sujet sérieux.
12:16Je vais vous en donner la parole dans un instant.
12:17Les gens qui nous ont dit pendant des années,
12:19pas d'amalgame, pas d'amalgame,
12:20vont nous expliquer maintenant.
12:21C'est Bruno Retailleau qui est responsable,
12:23qu'un type vise Mein Kampf dans sa chambre
12:24et aille ensuite...
12:26Je vais vous donner la parole dans un instant.
12:28On part juste à Marseille pour retrouver notre équipe.
12:30Foui, c'est un mot qui vient directement de l'islamisme.
12:33Justement, ce mot même vient...
12:34Et la question que je me pose,
12:36récupération, par exemple,
12:37le politique, dans sa forme la plus noble,
12:39la plus courageuse,
12:40de récupérer un drame
12:41et de se poser toutes les questions
12:43avec cette promesse qu'il n'arrête plus.
12:45C'est instrumentalisé.
12:46Ah, voilà.
12:47On y vient.
12:48La récupération est noble.
12:50Au sens propre, bien sûr.
12:51L'instrumentalisation peut être indécente.
12:54Est-ce qu'on a vécu ces dernières 48 heures
12:57des séquences d'instrumentalisation ?
13:00Je peux vous donner un cas pratique.
13:01Je ne suis pas...
13:03Les capacités d'observation que vous avez
13:05et la surveillance de tout,
13:08mais dans cette séquence,
13:09je pointe une faute.
13:12Parce que je ne critique pas l'islam.
13:14Je critique l'islamisme.
13:16Ce n'est déjà pas la même chose.
13:17Et vous avez remarqué que souvent,
13:19dans les débats que nous avons,
13:20je dis attention qu'il n'y ait pas de confusion.
13:24Attention que les extrémistes radicaux islamistes
13:29ne sont pas représentatifs
13:31de toute une communauté de croyants français,
13:34d'abord et avant tout,
13:36et qui ne veulent pas se retrouver amalgamés à ça.
13:38Vous voyez ?
13:39C'est pour ça que je dis que chacun doit faire attention
13:41à la manière dont il se positionne.
13:43Moi, je considère que M. Bellamy a raison de dire
13:45que le droit, pas simplement,
13:47le devoir d'ailleurs, d'après moi,
13:49de combattre l'islamisme radical et politique
13:52tel qu'il s'est exprimé
13:53et tel qu'il est parfois couvert
13:57et même repris à son compte
13:58par un certain nombre de forces politiques françaises,
13:59c'est un devoir et c'est un combat politique.
14:01Mais en même temps, à chaque étape,
14:03nous devons, c'est ça la responsabilité que nous avons,
14:06bien dire, attention,
14:07tous les musulmans de France
14:09doivent se sentir protégés par la République
14:12et pas désignés à la vindicte populaire.
14:14Et cette précision est importante de l'affaire.
14:18Si vous vouliez un cas pratique,
14:19je vous en donnais un.
14:20Orléans, Sophie Binet,
14:22en tête d'un cortège dit antifasciste
14:24contre le Rassemblement National,
14:26micro tendu.
14:27Première question, pourquoi vous êtes là ?
14:29On est là pour apporter notre soutien
14:31après l'attaque terroriste-raciste
14:35qui s'est produite hier à Trappes.
14:38Il s'avère que l'organisation de la mobilisation
14:40dite antifasciste est organisée depuis des semaines.
14:43Donc, c'est pour ça que je vous dis
14:45l'instrumentalisation,
14:46il ne faut pas non plus être...
14:47C'est là tout le danger
14:48entre l'instrumentalisation et la récupération.
14:50Non, mais c'est inhérent
14:52à l'attitude de l'extrême-gauche
14:55de manière générale
14:56de faire la malgame.
14:59De considérer,
15:00de considérer que...
15:02De faire le lien là où il n'y a pas de lien.
15:04Moi, je n'ai aucune envie
15:06de me mettre dans une position défensive.
15:09Je n'ai jamais généralisé.
15:13Je n'ai jamais essentialisé.
15:15Il ne m'est pas venu à l'idée
15:16à un seul instant de considérer
15:17l'ensemble des membres
15:19de la communauté immigrée
15:21d'origine islamique
15:22comme responsable de ce qui nous arrive.
15:24Par contre, personne ne m'empêchera
15:26de dire ce que je vois
15:28et de voir le mal
15:30qu'a fait une partie,
15:32effectivement,
15:33de l'immigration
15:34ces dernières années
15:36et ces dernières semaines.
15:38Personne ne m'empêchera de le dire
15:40et je ne prendrai même pas
15:41une position défensive
15:42parce que ce que pensent
15:44de vous à moi
15:45M. Corbière
15:47et ses amis,
15:48non seulement je m'en fous,
15:50mais je pense qu'une très grande partie
15:51des Français s'en foutent aussi.
15:54Moi, je connais la technique
15:55qui considère que la meilleure défense,
15:57c'est l'attaque
15:57et plus elle est virulente,
15:59plus on pense que ça esquive
16:01de se poser des questions.
16:02Je considère que
16:03à force de réduire
16:05le débat politique
16:06systématiquement
16:07qu'à cette question-là,
16:09on donne le sentiment
16:10à toute une partie
16:11de la communauté française
16:13de confessions musulmanes
16:14de se sentir tout le temps
16:16sur la scellette.
16:16Ce que je vous témoigne,
16:18c'est des témoignages,
16:19c'est des récits que j'ai
16:20de gens qui disent
16:21moi je n'ai rien à voir
16:22avec ces gens-là.
16:23Et j'en ai marre d'ailleurs
16:24qu'en permanence,
16:25d'autant que c'est une petite nuance
16:27que je vous apporte,
16:29il s'agit là
16:30de citoyens français
16:32et françaises.
16:33Je dois avoir moi
16:34un grand défaut.
16:36J'avoue que ma compassion
16:38ces dernières semaines,
16:40de manière générale,
16:42s'adresse davantage
16:45principalement
16:46ou peut-être essentiellement
16:47à la communauté française,
16:49aux policiers français.
16:51Mais pourquoi
16:52les français-fonditions musulmanes,
16:54ils ne sont pas français et françaises ?
16:56Pourquoi vous dites ça comme ça ?
16:58Écoutez,
17:00je dis et je répète,
17:01vous ne m'empêcherez pas
17:01d'aller jusqu'au terme.
17:02Je ne vous empêche pas,
17:03je vous fais une remarque.
17:04Je dis simplement,
17:05ma compassion va à l'ensemble
17:07de la communauté française.
17:09Je crois que dans l'ensemble
17:10de la communauté française,
17:11si vous n'incluez pas
17:12la communauté musulmane,
17:14c'est vous qui commettez une faute.
17:16Non, pas du tout.
17:16Si je peux me permettre.
17:17Non, pas du tout.
17:18Pas du tout si vous me permettez.
17:19Je pense que justement
17:20qu'à partir du moment...
17:21Je n'ai pas fini.
17:2130 secondes, je peux faire une remarque.
17:24Non, je n'ai pas fini.
17:24Ah, ça y est,
17:25c'est la dictature de la pensée
17:26qui commence.
17:26Et principalement,
17:28je pense aux policiers français,
17:31je pense aux commerçants français
17:32qui frôlent la faillite
17:34et très sincèrement,
17:37dans ce contexte-là,
17:39je ne considère pas
17:40la communauté musulmane
17:42comme la principale victime
17:44de ce qui nous arrive.
17:46Alors, peut-être que mon stock compassionnel
17:48est trop limité,
17:49mais je vous avoue
17:50que je ne ressens pas ce sentiment
17:52et encore moins
17:53un sentiment de culpabilité.
17:55Alors, personne ne...
17:56C'est intéressant la démonstration
17:57que vous venez de faire
17:59parce qu'elle corrobore
18:00exactement ce que je pense.
18:02Votre devoir comme le mien,
18:04quand vous parlez
18:05de la communauté française,
18:06c'est d'inclure tout le monde
18:08et de le dire.
18:10Et de le dire
18:11de manière explicite.
18:12Je crois l'avoir dit expressément.
18:15Non, parce que vous...
18:16Je l'ai dit expressément.
18:17Alors, c'est marrant
18:18parce que quand moi,
18:18je vous interromps,
18:19je n'ai pas le droit de le faire,
18:20mais quand moi, je parle,
18:21vous, vous avez le droit de le faire.
18:22Alors, peut-être que
18:23vous êtes stock compassionnel
18:25et total
18:26et dépuisé.
18:27Le stock compassionnel,
18:28il impacte le respect
18:29de son adversaire
18:30et de ce qu'il dit.
18:31Voilà.
18:32Et si je fais cette faute-là,
18:33je me le reproche à moi aussi.
18:34Voilà.
18:35Donc, je m'excuse,
18:36mais dans vos propos,
18:37je pense que j'aurais dit...
18:38Je n'aurais pas dit
18:39il y a les policiers et les machins.
18:40Alors, à ce moment-là,
18:41j'aurais dit
18:41il y a les policiers,
18:42il y a les fonctionnaires,
18:43mais il y a aussi tout.
18:45Pourquoi ?
18:45Parce qu'à l'époque,
18:46au moment dans lequel on parle,
18:48il y a les policiers
18:48qui ont été blessés
18:49et qui sont victimes.
18:50Voilà.
18:51Mais il y a aussi
18:51une famille française
18:54qui a aujourd'hui
18:56subi un meurtre.
18:57Si vous me permettez,
18:58il a commencé par ça.
18:59Il a commencé par ça ?
19:00Non.
19:00Ah non, je n'ai pas commencé par là.
19:02Magneto, comme il dit
19:03Magneto,
19:03Magneto-CH,
19:04il n'a pas commencé.
19:05Il a dit
19:05mon stock compassionnel,
19:07c'est ça.
19:07Il a oublié de citer ça.
19:08Non, je n'ai commencé
19:10par la communauté française.
19:12Oui, mais vous n'avez pas parlé
19:13de cette composante-là.
19:14C'est donc vous qui excluez,
19:15c'est vous qui excluez,
19:17si j'ai bien compris,
19:18les musulmans
19:19de cette communauté française.
19:21Non, non,
19:22ça c'est une pirouette.
19:23Ah non,
19:23ce n'est pas une pirouette.
19:24Non, non,
19:25c'est une pirouette.
19:27Laissez répondre.
19:28Ce n'est pas la peine.
19:29Je sais que,
19:29vous savez très bien,
19:30je vous connais parfaitement
19:31et je sais que
19:32quand vous êtes en difficulté,
19:34votre système de défense
19:35est parfait.
19:36Vous ne vous arrêtez pas ?
19:37J'avoue que je n'ai pas
19:38le sentiment
19:39d'être dans une difficulté particulière.
19:41Moi, je pense que vous l'êtes
19:42parce que si vous avez dit
19:43la communauté française,
19:44vous devez prendre
19:45toutes ces composantes
19:47et vous ne l'avez pris qu'une,
19:49il y en a une autre
19:49que vous avez oubliée.
19:50Alors, il eût fallu que je dise,
19:51si j'ai bien compris,
19:53dans votre raisonnement,
19:54je ne suis pas directeur
19:55de votre pensée.
19:55Il eût fallu que je dise
19:56la communauté française
19:59et j'insiste pour dire
20:00qu'à l'intérieur
20:01de la communauté française,
20:02il y a la communauté musulmane,
20:04il y a la communauté juive,
20:05la communauté catholique.
20:06Ça m'aurait pris
20:07un certain temps,
20:07M. Drey.
20:08Mais des fois,
20:08vous savez prendre le temps.
20:09Non, non, non, non, non.
20:10Non, non, non, non.
20:10Mais excusez-moi.
20:11Des fois, vous savez prendre le temps
20:12quand c'est nécessaire.
20:13Là, vous ne l'avez pas pris.
20:14Je ne veux pas tourner autour du pot.
20:16Voilà, vous ne l'avez pas pris.
20:17Et moi, si j'avais votre esprit polémique
20:20comme vous l'avez parfois,
20:22je dirais tiens,
20:23c'est marrant,
20:23il n'a pas pris ce temps-là.
20:24Mais j'insiste,
20:25j'insiste pour dire
20:26qu'à l'intérieur de cette communauté,
20:30le souci que j'ai actuellement,
20:33c'est principalement,
20:34je l'avoue très sincèrement,
20:36c'est principalement
20:38pour les policiers français
20:39et pour les commerçants français.
20:42Vous voyez ?
20:42Si on me disait,
20:44William,
20:45pour qui crains-tu le plus en ce moment ?
20:47Je crains effectivement
20:49pour la sécurité
20:51des policiers français
20:52et pour la prospérité
20:54des commerçants français.
20:56Ensuite, je veux bien
20:57dresser une liste
20:58non exhaustive
20:59de toutes mes préoccupations.
21:01Eh bien, vous voyez,
21:01à la différence de vous,
21:02c'est là qu'il y a une différence.
21:04C'est clair.
21:04Ça ne m'avait pas échappé.
21:06Mais soyez calme.
21:07Mais je suis très calme.
21:08Mais non, mais non,
21:08vous n'êtes pas calme.
21:09Je vous assure, monsieur Dré.
21:11Je suis d'un calme
21:12olympien.
21:13Non, justement,
21:13je vous connais bien.
21:14Vous n'êtes pas du tout
21:15un calme olympien.
21:16Celui qui a le calme olympien
21:17pour l'instant, c'est moi.
21:18D'accord.
21:18Voilà.
21:19Et je sais pourquoi
21:19j'ai fait ce calme olympien
21:20parce que je connais
21:22les dangers
21:23de ma propre parole
21:24quand elle s'emporte.
21:25Voilà.
21:26Je maintiens
21:27que moi,
21:28je n'y hiérarchise pas.
21:29Donc, j'aurais dit,
21:30j'aurais pris
21:31toutes les composantes.
21:32D'autant
21:32qu'on est dans un moment
21:34particulier
21:34parce qu'il y a une famille
21:36et d'autres familles.
21:37Il y a une famille
21:38qui est en deuil
21:38parce qu'elle a perdu
21:39son frère
21:39ou son fils.
21:41Et il y en a d'autres
21:41parce que la petite fille
21:42qui va bien,
21:43quand elle en a pris
21:44huit balles dans le corps,
21:45ce n'est pas sûr
21:45que l'avenir
21:46soit aussi réjouissant
21:47que ça.
21:47Il y a beaucoup
21:47de policiers français
21:48qui sont blessés.
21:49Mais pourquoi vous opposez
21:49les autres ?
21:50Non, mais je vous indique
21:50parce que vous n'en parlez pas.
21:54Justement,
21:54Magneto,
21:56j'ai parlé et j'ai dit...
21:57Vous avez parlé
21:58des policiers français blessés.
21:59Oui, oui, oui.
22:00J'ai dit,
22:01je l'ai fait plusieurs fois.
22:03Maintenant,
22:03vous ne voulez pas écouter
22:04parce que ça vous arrange
22:05parce que ce que vous voulez faire,
22:06c'est la caricature
22:07de Julien Drey.
22:08La caricature,
22:09c'est dire,
22:09mais vous voyez,
22:10Julien Drey,
22:10il ne s'occupe que de cela
22:11et pas des autres.
22:12mais si j'avais voulu caricaturer,
22:14mais si j'avais voulu caricaturer,
22:15je vous en supplie,
22:16ne me mettez pas au défi.
22:18Si je voulais caricaturer
22:20Julien Drey,
22:21mais je pourrais dire,
22:21mais vous avez réjeuni,
22:23monsieur Julien Drey,
22:25comme autant de SES racisme.
22:27C'est formidable.
22:28Non, non, non, Julien.
22:29Je ne veux pas être
22:31dans la caricature.
22:31Alors,
22:31si vous ne voulez pas
22:32être dans la caricature,
22:35je vous ai dit,
22:35vous ne l'avez pas fait,
22:36vous le corrigerez
22:37parce que je sais
22:38que vous allez entendre
22:40ma critique
22:40et que vous le ferez.
22:41Je vous ai dit,
22:42dès le début,
22:43chacun doit être capable
22:44de balayer devant sa porte.
22:45Maintenant,
22:46si vous voulez qu'on ait
22:47un débat
22:48sur la responsabilité
22:49des uns et des autres
22:50et sur les courants de pensée
22:52qui ont favorisé l'État,
22:53je n'ai aucun problème.
22:55Vous étiez sûr
22:55de vos convictions,
22:56je suis sûr aussi
22:57de mes convictions.
22:58Courte pause, messieurs.
23:00On aura un dernier mot
23:01sur les propos tenus
23:02vendredi soir
23:03par Emmanuel Macron.
23:04qui s'est rendu
23:05à Trappes
23:07et ensuite,
23:08nous reviendrons
23:09sur les autres sujets
23:10d'actualité
23:11et notamment Orléans,
23:13les manifestations
23:14et les autres sujets
23:16du jour.
23:17Restez avec nous.
23:18Très bien.
23:21Nous poursuivons
23:22le face-à-face
23:22entre Gilles,
23:23William,
23:23Golnadel
23:24et Julien Drey
23:25qui avait échangé
23:26et je l'ai appris
23:27pendant la publicité
23:28quelques amabilités
23:29sur les réseaux sociaux.
23:30Non, on n'avait pas échangé,
23:32j'avais fait une remarque
23:33comicale.
23:33Je savais que c'était
23:34une manière de provoquer
23:35Gilles Drey
23:36avant le débat à venir.
23:38Revenons
23:38à notre débat
23:40et nous parlions
23:41de ce crime raciste
23:43à Trappes
23:43avec une présence
23:45d'Emmanuel Macron.
23:47Vendredi,
23:48il s'est rendu
23:49très rapidement
23:49sur place
23:50comme il s'était rendu
23:51au moment
23:52de l'attentat
23:53terroriste islamiste
23:54contre Samuel Paty,
23:56Dominique Bernard
23:56ou encore
23:57à la Basilique de Nice.
23:58Je vous propose
23:59d'écouter Emmanuel Macron
24:01parce que
24:02c'est une déclaration
24:03qui a choqué
24:04des millions de Français.
24:05Il a été contraint
24:06d'ailleurs
24:06de s'en expliquer
24:08sur un tweet
24:09et même l'Elysée
24:10a dû faire
24:11un rectificatif.
24:12Écoutez,
24:13Emmanuel Macron,
24:13est-ce que c'était
24:14une maladresse
24:18ou est-ce que
24:19c'est une faute ?
24:21Ce qui s'est passé
24:22aujourd'hui,
24:23je le dis,
24:23c'est un tournant
24:23parce que c'est
24:24la première fois
24:25qu'il y a un acte
24:26terroriste planifié
24:27pour tuer
24:28nos compatriotes,
24:30nos enfants
24:32à raison
24:33de leur couleur de peau
24:35ou de la religion
24:36qu'on leur donne.
24:38Alors,
24:38maladresse
24:39ou faute majuscule ?
24:40Non mais c'est plus
24:41que ça
24:42si vous voulez.
24:43Je vais rester
24:44sur le terrain
24:45politique
24:46n'étant pas psychologue.
24:48D'accord ?
24:49C'est à tout le moins
24:51un mensonge
24:52par omission
24:55inexcusable
24:56et d'ailleurs
24:57il n'a pas essayé
24:59de s'en excuser.
25:00Ils ont fait
25:00un petit communiqué
25:01après
25:01mais le minimum
25:03suite était
25:04de s'en excuser.
25:04Ça fait dix ans.
25:05Ça fait dix ans
25:07que monsieur Macron
25:08est au pouvoir.
25:09D'accord ?
25:11Il a refusé
25:12de marcher
25:13contre l'antisémitisme
25:14et là,
25:15il piétine
25:16les victimes
25:17de cet antisémitisme.
25:18Je ne suis pas
25:19le plus mal placé
25:20enfin je ne suis pas
25:20le plus mal placé
25:21pour le savoir
25:22quand même.
25:23Je suis l'avocat
25:26de Natacha Goldenberg
25:27dans le massacre
25:28de la rue des Rosiers
25:29contre le restaurant
25:30Goldenberg.
25:31Il n'en a pas parlé
25:32de ce massacre-là.
25:33Je suis l'avocat
25:35de la famille
25:36de Sarah Halimi.
25:37On en a parlé
25:37tout à l'heure.
25:38Il n'en a pas parlé.
25:39Je suis l'avocat
25:40de la famille
25:41de Merek Noll.
25:42Il n'en a pas parlé.
25:44Je suis dans
25:45l'affaire
25:46de la rue Copernic
25:48à San Diab
25:49celui
25:50l'assassin
25:51l'un des auteurs
25:54de la synagogue.
25:55Il est peinard
25:56au Canada
25:57sans que les autorités
25:58judiciaires
25:58s'en préoccupent beaucoup.
26:00Il n'en a pas parlé.
26:01Je n'aurai pas assez
26:02de la soirée
26:03pour vous parler
26:04des victimes juives
26:05qu'il a oubliées
26:05et les victimes chrétiennes
26:07et les victimes chrétiennes.
26:09Pourquoi il n'a pas parlé
26:10du Père Hamel
26:12tout près d'Ormond
26:13où j'habitais
26:14à Saint-Pierre-du-Rouvray ?
26:16Pourquoi il n'a pas parlé
26:17de Gervaise
26:18que le pauvre Gervaise
26:20qui a été chercher
26:22ses enfants
26:23devant l'école catholique ?
26:24Pourquoi il n'a pas parlé
26:25du Syrien chrétien
26:29sur sa petite chaise
26:31sur sa petite chaise
26:32d'handicapé
26:33qui parlait
26:33des chrétiens
26:34et qui s'est fait assassiner ?
26:36Pourquoi il n'a pas parlé
26:37de tout cela ?
26:38Très sincèrement,
26:39je n'ai
26:40aucune explication
26:42rationnelle.
26:43Il n'est pas possible
26:44que le président
26:46de la République
26:46depuis dix ans,
26:47il sait ce qui s'est passé
26:49depuis dix ans
26:50et qu'il puisse dire
26:51tranquillement
26:52c'est la première fois
26:54qu'il y a un acte terroriste
26:56à raison de la religion.
26:58Je vous assure,
26:59je n'ai pas
27:00d'explication
27:01tout à fait rationnelle.
27:02Mais je peux vous dire
27:03très sincèrement,
27:05il a fallu
27:05que j'apaise
27:06ma colère
27:07sur les réseaux sociaux
27:08pour qu'elle tente
27:10de passer un peu
27:12et au moment
27:13où je vous parle,
27:14elle n'est pas encore passée.
27:15Je précise
27:16qu'il s'en est expliqué
27:17sur les réseaux sociaux,
27:18il a dû justifier
27:20en quelque sorte
27:21cette déclaration.
27:22On va le découvrir ensemble
27:24quelques heures après.
27:26Je n'ai pas vu
27:26de justification.
27:27Je veux aussi rappeler
27:28une vérité essentielle,
27:29éviter toute polémique.
27:30Notre pays a connu
27:31ces dernières années
27:32des attentats
27:33qui ont frappé des chrétiens
27:34parce qu'ils étaient chrétiens
27:35et des juifs
27:36parce qu'ils étaient juifs.
27:37Aucune de ces victimes
27:38ne doit être oubliée,
27:39aucune douleur
27:39ne doit être hiérarchisée
27:42et je veux que rien
27:44ce soir ne vienne ajouter
27:45à la peine des familles,
27:46à la tristesse du pays
27:47et au recueillement
27:48de la nation.
27:48Ce n'est pas une justification.
27:49Faut-il y voir un président
27:51déboussolé
27:52parce que ça peut être
27:53une maladresse ?
27:54Je pense que c'est
27:55une maladresse,
27:57c'est une vraie maladresse.
27:58C'est une faute
27:59ou une maladresse ?
28:00Si vous voulez
28:01finir ma phrase.
28:02C'est une maladresse
28:03qui devient une faute.
28:04Ah.
28:05Voilà.
28:05C'est une maladresse
28:06qui devient une faute
28:07parce qu'évidemment,
28:08elle amène
28:09à se poser des tas
28:10de questions.
28:10Je ne pense pas
28:11que le président
28:12avait évoqué
28:12dans cette déclaration
28:13l'ensemble des crimes racistes,
28:14etc.
28:15Mais la faute,
28:16c'est de dire
28:16que c'est la première fois
28:17parce que ça veut dire
28:18qu'il y a un oubli
28:19pour le moins surprenant
28:20pour quelqu'un
28:21qui dirige le pays.
28:24Quelqu'un qui ne dirige pas
28:25le pays,
28:26déjà,
28:26ce serait une faute
28:26mais là,
28:27quand on dirige le pays
28:28et qu'on a été confronté
28:29à toutes ces réalités-là,
28:30c'est surprenant.
28:32Mais si vous voulez,
28:34malheureusement,
28:34Emmanuel Macron,
28:35il est dans son temps,
28:37tristement.
28:38Ça veut dire
28:39qu'il veut faire du buzz
28:40à toute vitesse.
28:42Il se précipite
28:43et en se précipitant,
28:45il fait une faute politique majeure
28:46qui est d'ailleurs
28:47une insulte
28:47à l'égard de toutes les victimes
28:49et de toutes les familles
28:50et même de la communauté nationale
28:52qui a eu à partager
28:54cette détresse,
28:55etc.
28:56Et puis,
28:57il est dans une fuite en avant
28:59émotionnelle
28:59parce que,
29:01comme les choses
29:02ne vont pas bien,
29:04on se dépêche,
29:05on se précipite.
29:06Ce qui est encore plus grave,
29:07c'est que l'entourage
29:07n'est pas spontanément,
29:08tout de suite,
29:09dans les minutes qui suivent,
29:11dit M. le Président,
29:11vous avez dit une bêtise
29:12et il faut le corriger
29:13et s'en excuser.
29:14Ils l'ont fait ?
29:14Ils ont envoyé un message
29:16à toutes les boucles
29:16des journalistes
29:17qui sont proches de l'Élysée.
29:20Pardon de vous dire.
29:22Acte 1...
29:23Et après,
29:23il faut qu'on avance.
29:24D'accord,
29:24mais je vous dis simplement,
29:26acte 1,
29:26il refuse de marcher
29:28contre l'antisémitisme
29:29en expliquant,
29:30en expliquant,
29:31parce qu'il ne voulait pas,
29:33justement,
29:34se fâcher
29:34contre les banlieues.
29:36Acte 2,
29:37il est en banlieue
29:38par rapport
29:39à un acte raciste
29:41et,
29:42comme par hasard,
29:43il ne parle
29:44ni des juifs
29:45ni des chrétiens.
29:46Si vous ne faites pas le lien,
29:47j'ai un problème.
29:48Non,
29:48mais après,
29:48on peut lui faire,
29:49s'il vous plaît.
29:50Deux secondes.
29:50On peut lui faire,
29:51effectivement,
29:52ce procès-là,
29:53parce qu'il est le Président
29:54de la République.
29:54Il ne serait pas
29:55le Président de la République
29:56pour dire,
29:56bon,
29:57dans l'émotion,
29:58il a fait...
29:58Mais comme il est le Président
29:59de la République,
30:00il a une responsabilité
30:01particulière.
30:02Ce n'est pas n'importe qui
30:03un Président de la République.
30:04Donc,
30:05il est détenteur
30:07de la mémoire du pays
30:08et de ce qui s'est passé.
30:10Et puis,
30:11il y a une déclaration
30:12dans cette partie,
30:14dans son discours,
30:15qui là aussi
30:16a été peu commentée,
30:18mais tout aussi surprenante,
30:20c'est d'aller sur le terrain
30:21d'un climat,
30:22d'un discours,
30:23et on avait bien compris
30:24qu'il tentait
30:25de viser.
30:28Parlons d'Orléans.
30:29À présent,
30:30à Orléans,
30:31ce week-end,
30:32on annonçait
30:33un week-end
30:34sous très haute tension.
30:35Il a fallu
30:35bunkeriser cette ville
30:36avec plus de 3000
30:38forces de l'ordre.
30:39Un maire
30:39qui a été
30:41d'une efficacité
30:42absolue,
30:43M. Grouard,
30:45il est incroyable,
30:46ce maire.
30:46Ce n'est pas
30:48un membre
30:49du Rassemblement National.
30:50C'est un profond démocrate.
30:52Il dit,
30:54il faut que la présidentielle
30:56se déroule.
30:57Elle a failli
30:58commencer
30:59puisque c'était
30:59la convention
31:00du Rassemblement National
31:01et le premier meeting
31:02aujourd'hui
31:02de Marine Le Pen
31:04dans des conditions
31:04où, d'ailleurs,
31:06vous savez qu'il y a
31:07des militants du RN
31:08aujourd'hui
31:08qui se sont fait
31:09caillasser à Grenoble.
31:10Vous allez voir
31:11le bus qui a été
31:12caillassé.
31:13Voilà comment se déroule
31:14ce début de campagne.
31:16Je vous propose
31:17d'écouter
31:17Jordan Bardella
31:19sur cette ultra-gauche
31:22qui a tenté
31:22d'empêcher le Congrès.
31:26Rendez-vous compte
31:27qu'à l'extérieur
31:29et même à l'intérieur
31:31ici à Orléans
31:32des organisations
31:34d'ultra-gauche
31:39appuyées
31:40par des partis politiques
31:42représentés au Parlement
31:44ont tenté
31:47d'intimider
31:49des Français
31:49et d'empêcher
31:50le premier parti de France
31:51d'organiser son Congrès.
31:55Et votre présence
31:57ici en nombre
31:58est la meilleure réponse
31:59que vous pouviez
32:00leur apporter.
32:05Et il y a eu
32:06des tensions à l'intérieur
32:07avec des membres
32:07de l'UEJF
32:09l'Union étudiante
32:10des juifs de France
32:11l'UEJF
32:11qui ont voulu
32:13perturber
32:14le discours
32:17de Jordan Bardella
32:18et qui ont été
32:19exfiltrés
32:20de ce meeting.
32:22Mais sur le climat
32:23général
32:24c'est-à-dire
32:25qu'il y a eu
32:25des manifestations
32:26hier
32:26avec Olivier Faure
32:28avec
32:29madame Sophie Binet
32:30avec le maire
32:32également de Trappes
32:33qui a fait
32:33le déplacement
32:34et puis aujourd'hui
32:35des groupes
32:36d'extrême-gauche
32:37qui voulaient
32:38perturber
32:39ce meeting
32:40ça n'a pas été
32:41chose faite
32:41puisqu'on a mis
32:42un dispositif
32:43de sécurité
32:44XXL
32:44qu'est-ce que ça dit
32:45de notre démocratie
32:47Julien Drey ?
32:48C'est intéressant
32:48d'avoir d'abord
32:49le regard de Julien
32:49sur ce sujet
32:50le baron noir
32:51mais ça dit
32:53qu'il y a
32:54d'abord
32:55il y a une situation
32:55qui devient
32:56de plus en plus inquiétante
32:58et j'ai employé
33:00cette expression
33:00il y a quelques semaines
33:01en disant
33:01la France ressemble
33:03progressivement
33:03à la fin
33:04de la République
33:04de Weimar
33:06c'est une société
33:07qui se décompose
33:09tous les éléments
33:10d'un affrontement
33:11sont en train
33:11de se mettre en place
33:12avec une forme
33:13de jouissance
33:14d'une partie
33:15des élites
33:15qui attendent
33:16cet affrontement
33:18ou qui le souhaitent
33:19ou qui voudraient
33:19en être spectateurs
33:21et je dis
33:22j'en profite
33:23ce soir
33:24pour dire
33:24que ceux
33:25qui pensent
33:25qu'en votant
33:26pour les uns
33:27on va se séparer
33:28les autres
33:28n'ont pas compris
33:29qu'ils auront
33:29les uns
33:30et les autres
33:31et que la société
33:32française
33:33est aujourd'hui
33:33dans une situation
33:35chaotique
33:35d'une manière
33:36ou d'une autre
33:37voilà
33:37ce qui veut dire
33:38que dans les semaines
33:39à venir
33:39j'ai commencé à dire
33:41chacun devra prendre
33:42ses responsabilités
33:43il va falloir aussi
33:44comprendre
33:45la situation
33:46dans laquelle nous sommes
33:46et que peut-être
33:48le moment est venu
33:49de faire le compromis
33:50historique nécessaire
33:51pour que la France
33:52évite ce chaos
33:54et ça c'est un autre
33:55débat politique
33:55c'est pour ça que je préfère
33:56qu'on précise
33:57sur le débat actuel
33:58est-ce que vous
33:59Julien Drey
34:00vous condamnez
34:01le fait qu'on vienne
34:02perturber
34:03un congrès politique
34:04j'allais y venir
34:05parce que je savais
34:06que j'allais avoir droit
34:06à une petite interrogatoire
34:07sur la question
34:08c'est une question
34:09expliquez-vous Drey
34:11je savais que
34:12je parle au baron noir
34:13je parle pas au trotskiste
34:14oui mais
34:15le baron noir
34:16était trotskiste
34:16et il l'assume
34:17et il n'a pas honte
34:20voilà
34:21mais pas trotskiste
34:22t'as le mérite d'être clair
34:23mais pas trotskiste
34:24d'aujourd'hui
34:25parce que
34:26si j'ai rompu
34:27c'est qu'il y avait des raisons
34:28maintenant
34:28je considère que l'erreur
34:30que commet une partie de la gauche
34:32c'est qu'elle n'analyse pas
34:35la société telle qu'elle est
34:36elle n'analyse pas
34:37ses évolutions
34:38parce que
34:39elle-même n'a pas été capable
34:40de répondre
34:41à des tensions qui existent
34:42en matière d'insécurité
34:43de monter
34:45des tensions
34:46liées au phénomène migratoire
34:47et que donc
34:48elle est dans un passé
34:49qui devient un passif
34:51parce que
34:52effectivement
34:52elle tombe dans le piège
34:54qui est dans un langage simpliste
34:55où tout est fasciste
34:57et donc à partir de là
34:58quand on est de gauche
34:59on est forcément antifasciste
35:00on fait n'importe quoi
35:02la preuve en est
35:02c'est qu'il ne fallait pas
35:03faire cette manifestation
35:04même s'il y a eu des milliers de gens
35:06dont je peux comprendre
35:07l'émotion
35:07qui sont en colère
35:09ça a été un flambe absolu
35:10des milliers de gens
35:11ils annonçaient 20 à 40 000 personnes
35:12il y avait à peu près
35:1413 000
35:14le nombre est pas important
35:15donc plusieurs centaines de radicaux
35:17je peux comprendre
35:18qu'il y a des gens
35:19qui ne sont pas d'accord
35:19qui veulent le dire
35:20mais là où on se trompe
35:22c'est quand on commence
35:23à passer dans une autre situation
35:25c'est-à-dire à faire
35:28ce qui n'avait pas été
35:29puisqu'on a évoqué
35:30le cas de SOS Racisme
35:31la position que nous développons
35:32c'est-à-dire la guéguerre
35:34avec les manifestes
35:35contre le Front National
35:36et les insultes
35:37etc. et tout
35:37le combat politique
35:39contre le Front National
35:40si on doit le mener
35:41il doit se mener
35:42en sachant qui on affronte
35:43et je considère
35:44que la référence permanente
35:46à l'antifascisme
35:47est une erreur
35:48non mais
35:49au-delà de la référence
35:51à l'antifascisme
35:53bon j'ai parlé
35:54depuis 15 jours
35:553 semaines
35:56je n'ai plus
35:56de crainte
35:57d'une guerre civile
35:59ce qui s'est passé
36:00n'apaise pas
36:01mes craintes
36:03mais ce que je veux dire
36:03sur le principe
36:05vous avez un parti
36:07politique
36:08qui dans le cadre
36:10démocratique
36:10organise son congrès
36:13d'accord
36:14le fait
36:15de vouloir
36:17justement
36:18à ce moment-là
36:19dans la ville précise
36:21en question
36:23organiser
36:24un rassemblement
36:25antifasciste
36:26en rifasciste
36:27est pour moi
36:28une atteinte
36:30gravissime
36:31à la démocratie
36:32ça c'est
36:33la première remarque
36:34mais la deuxième remarque
36:36et le baron noir
36:36de ce point de vue-là
36:37répond à ma question
36:38parce que c'est ce que
36:39je pensais moi aussi
36:40mais je m'y connais
36:41moins que lui
36:42ça leur rapporte quoi
36:44mais très sincèrement
36:46ça leur rapporte quoi
36:47de faire cela
36:49est-ce qu'ils pensent
36:50vraiment
36:51que ça va coûter
36:53au rassemblement national
36:54au stade
36:55où il en est
36:56et ce
36:57est-ce que ça va
36:57leur apporter à eux
36:59la présence
36:59d'une militante
37:01syndicale
37:01je veux dire
37:02en dit long
37:02sur le syndicalisme
37:04à la française
37:05qu'est-ce que
37:06en dit long
37:07sur un syndicat
37:08peut-être
37:08mais pas sur le syndicalisme
37:09autant pour moi
37:10parce qu'il y a
37:10des dirigeants syndicaux
37:12qui n'ont pas participé
37:13et qui sont d'ailleurs
37:14pas n'importe qui
37:15dans le paysage syndical
37:17reconnaissez qu'elle est
37:18omniprésente dans les médias
37:19c'est pas parce qu'elle est
37:21omniprésente dans les médias
37:22qu'elle représente
37:23l'ensemble du syndicalisme
37:24mais enfin
37:25je constate quand même
37:27autant pour moi
37:28il n'y avait
37:28je n'ai pas aperçu
37:30dame Léon
37:30de la CFDT
37:32madame Léon
37:32oui
37:33dame Léon
37:34madame Léon
37:36il me passe
37:38il ne me passe rien
37:39mais qu'est-ce qu'il
37:40mais c'est le retour
37:42surtout quand il s'agit
37:43de la CFDT
37:44qui est un syndicat
37:45que j'aime bien
37:45et d'une dirigeante syndicale
37:47que j'apprécie
37:47on va dire que c'est un réflexe
37:49pavlovien
37:50de défense de la CFDT
37:51je vais vous faire une concession
37:53il est pavlovien
37:54parce que c'est un syndical
37:55que j'apprécie
37:56et que sa dirigeante
37:57est de qualité
37:57dame Léon
37:58c'est un sultan ?
37:59non mais bon
37:59non mais il est décidé
38:01sur gold nadal
38:02allez-y
38:02elle aussi
38:04mais ça en dit long
38:05quand même
38:06sur une partie
38:07une grande partie
38:07du syndicalisme
38:08à la française
38:10qui est politisée
38:11à l'extrême
38:12au sens littéral
38:14du mot
38:14et ça explique
38:16d'ailleurs
38:16une partie
38:16de nos mots
38:17à nous
38:18voilà
38:18alors nos mots
38:19à nous
38:19il nous reste
38:20un minute
38:21deux secondes
38:21je ne peux rien dire
38:23mais c'est fou
38:23si vous avez dit beaucoup
38:24et si on fait les décomptes
38:25vous allez voir que
38:28je considère
38:29qu'on a le droit
38:30d'exprimer des opinions
38:31contre le Front National
38:32et que
38:33ça c'est l'époque
38:34d'avant
38:34ça c'est l'époque
38:35où vous étiez président
38:36de l'ESOS
38:36je lui ai dit
38:37qu'il a rajeuné
38:38il ne veut pas me croire
38:39il a plein rajeuné
38:40d'accord
38:41ok
38:41ok
38:42d'accord
38:44on doit le faire
38:45mais on doit le faire
38:45justement
38:46ne se trompant pas
38:47de cible
38:47voilà
38:48et quand on se trompe
38:49de cible
38:50ce qui se passe
38:51se retourne à l'inverse
38:52parce que quand vous
38:53diabolisez des gens
38:54et que l'opinion publique
38:55malheureusement
38:55elle ne vit pas ça
38:56comme vous
38:57ça veut dire que c'est vous
38:58qui devez vous poser
38:59des questions
38:59bien sûr
38:59alors je vais vous proposer
39:01puisqu'il ne nous reste
39:02que 4 minutes 50 d'émission
39:04je voudrais quoi que
39:05je voulais vous montrer
39:06une séquence
39:07parce que vous savez
39:08que les violences
39:09les émeutes
39:09elles ont une portée
39:12mondiale
39:12à tel point que
39:13désormais
39:13Donald Trump
39:14et la Maison Blanche
39:16utilisent les images
39:17pour sa campagne
39:18des midterms
39:19en disant
39:19vous voulez voir
39:20ce chaos chez nous
39:22écoutez
39:23votez pour mon adversaire
39:24qu'il ait tort
39:25ou les raisons
39:26c'est pas la question
39:26la question c'est que
39:27c'est devenu une référence
39:28pour dire
39:29si vous voulez ça
39:30votez pour mon adversaire
39:31mais
39:31je pense
39:32que la priorité
39:34c'est de donner la parole
39:34et je vais vous montrer
39:36deux séquences
39:36d'abord les policiers
39:37qui ont été attaqués hier
39:38certes ce n'était pas
39:39le même chaos
39:40que la semaine dernière
39:41mais il a fallu
39:42saturer le terrain
39:43de force de l'ordre
39:44on a vécu
39:45un confinement sécuritaire
39:46mais les magasins sont fermés
39:47et les magasins sont fermés
39:48donc je veux qu'on voit
39:49les policiers
39:49qui sont attaqués
39:50juste après
39:51le désespoir des commerçants
39:52regardez
40:06c'est très dur
40:07parce que c'est des années
40:09des années de travail
40:09parti en fumée
40:10en quelques heures
40:11moi ce que je veux
40:13ainsi que mes collègues
40:14commerçants
40:15c'est de pouvoir
40:16aller retravailler demain
40:17sans avoir la boule
40:18au ventre
40:18en tant que commerçant
40:20on se sent impuissant
40:21on a été spectateur
40:23de ces scènes
40:25de violences
40:26et de pillages
40:27dans nos commerces
40:29voilà
40:30aujourd'hui
40:30c'est une incompréhension totale
40:32pourquoi on était seul
40:34on ne comprend pas
40:35des conditions comme ça
40:36ce n'est pas possible
40:37on ne peut pas venir
40:37et se dire
40:38aujourd'hui je vais me battre
40:39franchement ça me dégoûte
40:40ça me dégoûte du commerce
40:41parce que la plupart
40:42des gens qu'on cassait
40:43on va les servir en plus
40:44comment on fait ?
40:45comment on fait ?
40:46est-ce qu'on les laisse faire
40:47et on reste à la maison
40:48sur le canapé
40:48en attendant que ça se passe
40:49ou est-ce qu'il faut
40:50se battre
40:51et essayer de défendre
40:52ce pourquoi
40:53nos aïeux se sont battus
40:55voilà
40:55donc je vous laisse la question
40:56mais au bout d'un moment
40:57il va falloir
40:58qu'on se défende nous-mêmes
41:00si on n'est pas défendu
41:02comment on mette fin
41:03à cette impunité ?
41:05c'est quoi ?
41:05c'est manifester
41:05quoi qu'il en coûte ?
41:07quitte à ce qu'on ait
41:07des milliers de commerçants
41:09qui mettent la clé sur la porte
41:10commençons par
41:11William Golnadet
41:12vous avez 2 minutes 34
41:14divisé par 2
41:15divisé par 2
41:1715 chacun
41:17top !
41:18non mais je serai très rapide
41:19nous sommes déjà
41:21en raison de la politique
41:22de ce gouvernement
41:23depuis 10 ans
41:24en état de faillite
41:26financière
41:27économique
41:28morale
41:29politique
41:30et comme si ça ne suffisait pas
41:32au malheur français
41:33on est en train de tuer
41:35complètement
41:36le commerce
41:38donc
41:38il y a
41:39un aspect
41:40je ne sais pas
41:42s'il est suicidaire
41:43s'il est masociste
41:45s'il est sadique
41:47mais encore une fois
41:48l'explication politique
41:50ne suffit pas
41:51si on n'a pas recours
41:52également
41:53au psychologique
41:54voire au psychiatrique
41:55résumé en 30 secondes
41:56il vous a offert
41:571 minute 30
41:58non je pense que
42:00sur le débat
42:01sur la gestion
42:02de ces événements
42:03et des manifestations
42:04et la même chose
42:05on passe d'un extrême
42:07à un autre
42:07parce que hier
42:08c'était une ville assiégée
42:09et donc toute une partie
42:10on ne comprenait d'ailleurs
42:11pas pourquoi
42:12elle était dans ces conditions là
42:13on regarde du parcours
42:13de la manifestation
42:14voilà
42:15donc c'est une psychose
42:16qui s'est installée
42:17qu'on a entretenue
42:18d'ailleurs tout au long
42:18de la semaine
42:19avec des réflexions débiles
42:20du genre
42:20maintenant les commerçants
42:21ont qu'à prendre des vigiles
42:23pour se protéger
42:24et puis quand un vigile
42:24va tuer un manifestant
42:26on dira quoi à ce moment là
42:28voilà
42:28donc c'est pas à l'état
42:29c'est à l'état
42:29de protéger les commerçants
42:30c'est pas aux commerçants
42:31de faire justice eux-mêmes
42:32ou alors ça veut dire
42:33qu'on encourage ça
42:34et alors
42:35je suis d'accord avec
42:38Iluia Mungan-Ladel
42:38parce que c'est une question
42:39que j'ai posée d'ailleurs
42:40à mon ami Alain Boer
42:41pas plus tard qu'il y a deux jours
42:42j'ai dit
42:43est-ce que c'est de l'incompétence
42:47ou c'est du laisser aller
42:48ou c'est les deux d'ailleurs
42:49parce que mon avis
42:50mon avis personnel
42:51c'est que c'est un peu les deux
42:52c'est-à-dire qu'on est dans
42:54une forme de dramatisation
42:55en outrance
42:56pour d'ailleurs effacer
42:57les erreurs qui ont été commises
42:58la semaine passée
42:59et ça ça pose problème
43:01parce qu'il y a des solutions
43:02qui peuvent éviter
43:03cette situation
43:04et ça peut-être
43:05que justement
43:06le pouvoir pour une fois
43:07pourrait prendre le temps
43:08de recevoir
43:09un certain nombre de gens
43:10qui travaillent sur ces questions-là
43:11et qui ont des solutions
43:12à noter
43:12Il a répondu quoi Boer ?
43:14Il a répondu
43:15que lui il pensait
43:15que c'était
43:17pas de l'incompétence
43:18mais comment dire
43:19qu'ils n'avaient pas vu
43:20grosso modo
43:21Un manque d'anticipation
43:23Un manque d'anticipation
43:24etc.
43:25Et moi j'ai eu un petit désaccord
43:26avec lui là-dessus
43:27il le sait
43:27Je lis le Boer illustré
43:30le dictionnaire du Boer illustré
43:32vous l'avez vu en privé ?
43:34C'est un ami depuis 30 ans
43:35C'est un ami aussi
43:36C'était une question
43:37pour lequel j'ai beaucoup d'estime
43:39Je le connais depuis 1980
43:40donc je n'étais pas né
43:42Une date qui a fait
43:45beaucoup de mal à la France
43:47Oui oui
43:47Non
43:47Pardon de penser que c'est du mal
43:48Moi de France c'est du bien
43:49Mais je plaisante
43:50pour vous taquiner
43:51Et d'ailleurs
43:51il ne pensera la même chose
43:52que moi
43:52puisqu'il était parti prenant
43:54de l'élan de 1981
43:55Laissez tranquille mon ami
43:56Drey s'il vous plaît
43:57Monsieur Drey
43:58Merci beaucoup
44:00le Baron Noir
44:00d'être venu nous voir
44:01Merci le Chevalier Blanc
44:02dans un instant
44:03c'est l'heure des pros
44:04et à la semaine prochaine
44:05Soyez à l'heure
44:06Monsieur Drey
44:06la prochaine fois
44:07J'étais là
44:07Ça c'est bien
44:08Vous m'avez tendu un piège
44:09Vous n'avez pas sur le plateau
44:10Vous m'avez tendu un piège
44:11Merci de l'avoir remis
44:12Vous avez essayé de me distraire
44:13Oui c'est fini
44:14Et m'empêcher à mes obligations
44:16Naturelles

Recommandations