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Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Il est 22h30, nous sommes en direct, et oui, pendant que Laurent Valdiguet continue à nous décrypter cette journée de
00:06mobilisation
00:06qui s'est beaucoup mieux passée que la semaine dernière.
00:10Il y a eu un point d'étape qui a été fait ce soir par le ministre de l'Internet,
00:12on va en parler dans un instant.
00:15Mais regardons d'abord ces images, parce que malgré tout, il y a eu quelques tensions à la fin des
00:19quarters,
00:19donc plusieurs grandes villes et des pillages aussi, à Marseille notamment, dans un supermarché.
00:25Document BFM TV, regardez.
01:04Voilà donc pour ces images qu'on va commenter ensemble, c'est précisément pour ces raisons, Dominique Rizet et Laurent
01:10Valdiguet,
01:11c'est pour ces images que ce soir le ministre de l'Internet a dit que la vigilance serait maintenue
01:15toute la nuit
01:16pour éviter que ces scènes-là se multiplient. On est à Marseille ici.
01:19Oui, parce que la semaine dernière, on a vécu des pillages à partir de 16h30,
01:24et là où on pensait tous que ça allait s'arrêter, ça a continué une bonne partie de la nuit
01:29dans plusieurs villes de France,
01:31à Paris, à Marseille, à Lyon.
01:33On a vu le résultat le lendemain, donc il est inenvisageable que de telles scènes se reproduisent aujourd'hui.
01:40Il y a eu cinq pillages de magasins annoncés par le ministre de l'Intérieur tout à l'heure.
01:45Mille interpellations, cinq pillages de magasins, dont trois à Marseille.
01:49Des arrestations dans un supermarché, je crois que c'est à Lyon, celui-ci,
01:53où des casseurs se trouvaient encore à l'intérieur du magasin.
01:58Donc on ne peut pas revivre ce qu'on a vécu la semaine prochaine.
02:01Et il est impossible de laisser la rue à des casseurs qui se sont disséminés dans des quartiers ou dans
02:09des ruelles
02:10et de risquer de les voir revenir.
02:12Donc il est évident qu'une bonne partie de la nuit, voire même toute la nuit,
02:17des policiers, des gendarmes mobiles vont rester dans les villes en surveillance.
02:22On ne peut pas totalement éviter ces images parce qu'on ne peut pas non plus mettre des policiers et
02:27des gendarmes
02:27dans chaque rue, chaque coin de rue, de chaque grande ville l'envalidait.
02:32Oui, et puis là, ce n'est plus vraiment du maintien de l'ordre.
02:34C'est de la délinquance à l'état brut.
02:36Elle consiste à aller piller des magasins en troisième mi-temps.
02:39La première mi-temps d'une manif, c'est la manif elle-même, le cortège.
02:42La deuxième mi-temps, c'est la dispersion.
02:45C'est toujours le moment le plus délicat parce qu'une foule se converge vers un endroit.
02:50À un moment donné, le rôle de la police en mode dispersion, c'est de la disperser
02:55pour que justement ça s'arrête et qu'elle ne revienne pas en manifestation sauvage ailleurs.
03:00C'est ce qui s'est passé la semaine dernière de façon chaotique.
03:02Et puis la troisième mi-temps, ce sont les pillages.
03:05Donc là, à Marseille ce soir, apparemment, Dominique donnait le bilan tout à l'heure,
03:11quelques pillages sont en cours.
03:13Ce qui est important aussi de retenir, Laurent Geoffrin, bonsoir.
03:16Bonsoir.
03:16Ce sont ces chiffres de la mobilisation, 800 000 personnes selon la CGT, 410 000 manifestants
03:24samedi en France, du monde dans la rue, des revendications nombreuses du monde dans la rue
03:28alors qu'il y avait une crainte de débordement, alors qu'il y avait des contraintes pour manifester.
03:33Et ce que ça dit des prochaines heures, c'est que ça va devenir un problème pour le gouvernement.
03:37Bien sûr, parce qu'il y avait toutes sortes de raisons pour ne pas manifester.
03:42Ce qu'avait dit le ministre, il vaut mieux pas manifester ou Macron.
03:45et en plus, le temps n'était pas propice, il y avait des risques de violence
03:50et finalement, il y a pratiquement le même nombre de gens.
03:53Alors je ne crois pas aux chiffres de la CGT parce qu'ils gonflent toujours les chiffres.
03:57Mais la police dit elle-même 400 000, c'est beaucoup quand même.
04:00Et plus de 100 000 à parler.
04:01Non, la police gonfle aussi les chiffres.
04:04Donc la vérité étant que la police aussi gonfle les chiffres.
04:06Non, moi, quand on a fait des comptages...
04:09Non, pardon, la police les minimise.
04:12Donc la vérité est entre les deux.
04:16Non, non, la vérité n'est pas entre les deux.
04:18Excusez-moi, quand les journaux de droite et de gauche ont fait des comptages indépendants,
04:23le chiffre auquel ils aboutissaient était toujours plus proche de celui de la police
04:26que de celui de la CGT en tout cas.
04:29Mais plus proche de celui de la police, ce n'était pas celui de la police.
04:31Si, c'était pratiquement...
04:32Une fois même, ils ont compté en dessous de celui de la police.
04:36Ça n'engage que Laurent Geoffroy.
04:37Non, ça n'engage pas que moi.
04:39Il y avait beaucoup de monde aujourd'hui à Paris.
04:40C'est ce qui s'est passé.
04:40Il y avait beaucoup de monde en tout cas, c'est clair.
04:42Vous êtes d'accord là-dessus au moins ?
04:44Oui, bien sûr.
04:45Il y avait pratiquement autant de monde alors qu'il y avait toutes sortes de raisons pour qu'il y
04:47en ait beaucoup moins.
04:48Donc ça veut dire que le gouvernement est obligé de négocier.
04:52Il ne négocie pas seulement parce qu'il y a des violences,
04:54mais aussi parce qu'il y a un mouvement de masse qui s'est développé
04:59et qui dépasse maintenant très largement le mouvement lycéen initial.
05:04Donc il va falloir négocier.
05:06La difficulté du gouvernement, c'est que pour négocier,
05:09il faudrait pouvoir avoir quelques réserves financières qu'il n'a pas.
05:12Donc c'est un problème.
05:14Répondre à qui et à quoi les revendications sont en hausse.
05:18Et encore, faut-il avoir les moyens ?
05:21C'est ce que vous dites aussi.
05:22On est avec Laurent Jacobelli, député du Rassemblement national de Moselle
05:29qui s'exprime avec nous depuis Orléans, bien sûr,
05:33où se tenait le congrès du RN,
05:35où M. Bardella a été réélu sans surprise.
05:39Bonsoir M. Jacobelli.
05:41Merci d'être avec nous.
05:42Vous, quel bilan vous dressez de cette journée ?
05:45Est-ce que vous parleriez d'une journée de mobilisation tout simplement réussie ?
05:52Bonsoir Alice Darfeuil.
05:53Écoutez, il y avait encore beaucoup de monde dans les rues,
05:55des gens qui avaient des légitimes réclamations,
05:58notamment sur le pouvoir d'achat, sur le niveau des salaires.
06:01Et c'est vrai que malheureusement, depuis 10 ans,
06:04on voit bien que le pouvoir d'achat s'effrite,
06:06qu'aucune mesure d'importance a été prise pour une augmentation des salaires.
06:09C'est vrai qu'en France, les salaires, par rapport à nos voisins européens, sont très faibles.
06:14Bref, on assiste là à 10 ans d'immobilisme.
06:17Et puis, avec, évidemment, à la fin, à chaque fois,
06:20les mêmes pilleurs qui débarquent des mêmes cités,
06:23avec la même incapacité à gérer le problème.
06:26Tant qu'il n'y aura pas des peines planchées,
06:28tant qu'il n'y aura pas des peines exemplaires,
06:31eh bien certains penseront qu'il est légitime de piller,
06:33que c'est naturel, à la fin d'un cortège,
06:35brouillant ainsi le message légitime de tous ceux qui disent,
06:39aujourd'hui, on peut travailler, mais on paye simplement
06:41pour payer l'essence et les impôts.
06:43Et puis après, il ne nous reste plus rien.
06:45— M. Jacobelli, vous reconnaissez quand même que ce soir,
06:48si l'on s'en tient aux faits, aux images, aux chiffres,
06:52les mêmes pilleurs, ils étaient beaucoup moins nombreux.
06:56Grâce à qui ? Grâce à quoi, selon vous ?
07:00— Écoutez, les moyens de police ont été augmentés par 7 ou 8.
07:04Donc évidemment, ça joue.
07:07Mais malgré tout, vous vous rendez compte
07:08qu'il y a quand même des gens qui arrivent,
07:11qui cassent des vitrines, qui terrorisent les commerçants,
07:14que je salue d'ailleurs et à qui je souhaite bon courage,
07:17et qui volent dans les boutiques.
07:18Mais je vais vous dire tout ce à quoi on assiste en ce moment,
07:22c'est à la fois l'immobilisme et l'impuissance macroniste
07:25à donner un peu de pouvoir d'achat aux Français
07:27et toute la violence de la gauche qui mène dans la rue
07:30à la fois des extrémistes, des ultras de gauche
07:33et des gens venus de banlieue pour en découdre.
07:36Je pense qu'il faut ramener en France...
07:37Et c'est pour ça qu'on est réunis aujourd'hui à Orléans
07:39pour préparer cette alternance.
07:41Il faut ramener en France l'ordre dans les comptes,
07:44l'ordre dans la rue.
07:45Et ça devient une urgence.
07:47Donc si je vous suis bien, vous diriez que cette journée
07:49n'est pas totalement réussie ?
07:53Bah écoutez, non, elle n'est pas totalement réussie
07:56dans la mesure où il y a eu encore des violences.
07:58Quand est-ce qu'on comprendra qu'il n'est pas normal
08:00à chaque nouvel an d'avoir des voitures qui brûlent,
08:02à chaque manifestation d'avoir des boutiques qui sont pillées,
08:05à chaque match de foot d'avoir des policiers qui sont agressés ?
08:08Ce n'est pas normal.
08:10Un seul policier agressé, une seule boutique pillée,
08:13c'est déjà un échec.
08:15Un échec pour deux raisons.
08:16Ça veut dire qu'en France, il n'y a plus d'autorité de l'État.
08:18Et un échec pour une deuxième raison,
08:20c'est que le message qui est porté par ceux
08:22qui veulent alerter le gouvernement sur leur situation
08:25et qui étaient nombreux aujourd'hui dans les rues de France
08:27est complètement brouillé.
08:28Mais est-ce que ce n'est pas normal aussi
08:30de la part d'un responsable politique comme vous
08:32de calmer le jeu, de dire malgré tout
08:36en l'espace d'une semaine, les choses se sont
08:38beaucoup mieux déroulées, les gens ont pu manifester
08:41calmement, est-ce que vous ne pouvez pas reconnaître ça ?
08:43Et est-ce que ce soir, vous appelez encore
08:45à la démission du ministre de l'Intérieur ?
08:50Écoutez, nous avions dit qu'un ministre de l'Intérieur
08:52avec un tel résultat aurait dû de lui-même démissionner.
08:55Mais nous, nous n'allons pas le lui demander.
08:57Je vais vous dire, je vais être très honnête avec vous.
08:59Il reste six mois.
09:00Six mois à supporter ses incompétents.
09:02Six mois à supporter ses donneurs de leçons
09:04qui ne savent pas gérer le pays.
09:06Six mois à supporter ceux qui regardent ailleurs.
09:08Alors oui, nous, on apporte un message d'espoir à ceux qui sont dans la rue
09:12en leur disant bien sûr que le travail doit être valorisé.
09:14Bien sûr qu'on vous rendra du pouvoir d'achat, notamment avec la baisse de la TVA sur les énergies.
09:19Mais bien sûr qu'on vous rendra votre sécurité et que les petits voyous qui traînent dans la rue,
09:23leur place, elle est très clairement en prison et pas dans la récidive le week-end d'après.
09:27— Mais qu'est-ce que vous dites à ces Français qui sont désespérés,
09:32qui ont le sentiment de ne pas être entendus, de ne pas être respectés,
09:35mais qui pensent qu'il n'y a que par la casse qu'ils feront entendre leurs revendications ?
09:39Vous leur dites quoi ?
09:42— Je leur dis « Ne faites pas ça ».
09:45Ne faites pas ça parce que la seule réponse qui pourra vous être donnée
09:48est la réponse du maintien de l'ordre.
09:49Et c'est normal d'ailleurs dans un pays démocratique
09:51parce que la police fait respecter les règles républicaines.
09:54En revanche, la meilleure manifestation qui soit,
09:57la meilleure protestation qui soit, c'est le bulletin de vote.
10:01Alors oui, il y a encore six mois à tenir.
10:02Mais est-ce que vous croyez qu'Emmanuel Macron et sa bande
10:05prendront les mesures urgentes qu'il faut prendre en six mois
10:08alors qu'ils ne les ont pas prises pendant neuf ans ?
10:10Bien sûr que non.
10:11La seule chance, c'est l'alternance, pas la violence.
10:15— Vous, je reviens vers vous dans un instant, Laurent Jacobelli.
10:18Vous, M. Carlos Martens-Bilongo, vous ne voulez pas attendre six mois,
10:22si je crois Jean-Luc Mélenchon.
10:23Vous demandez la démission du président de la République dès maintenant.
10:26— C'est ça parce qu'il vient de dire.
10:31Il assimile, il dit, les casseurs se confient des pillages,
10:35viennent de banlieues, des cités.
10:37Ce n'est pas vrai.
10:39On a eu aujourd'hui, malheureusement, des groupes d'extrême droite,
10:43néo-nazis, qui ont défilé à Nice, à Toulouse, à Montpellier, à Lyon,
10:48et qui ont agressé des manifestants, qui manifestaient paisiblement,
10:52de manière pacifiste.
10:53— Alors, il faut préciser ce qui a été dit là-dessus,
10:56Laurent Valdiguet, par le ministre de l'Intérieur.
10:58Il a parlé d'une première à Montpellier et Nice,
11:01affrontements entre ultra-gauche et ultra-droite.
11:03Laurent Valdiguet.
11:06— Allez-y, Laurent Valdiguet, s'il vous plaît,
11:09c'est important de rétablir l'été.
11:09— Il a parlé de Montpellier et de Nice.
11:13C'est vrai que, vérification faite,
11:14il y a eu des affrontements à Toulouse aussi et à Lyon.
11:17— Mais qu'est-ce qui s'est passé, exactement ?
11:18— Il s'est passé des militants d'ultra-droite.
11:20Alors, vous dites néo-nazis, mais des militants d'ultra-droite
11:22qui s'en sont pris à des manifestants,
11:27des casseurs, en tout cas, des groupes en train de manifester.
11:30— Mais ça, pour le coup, ça n'a rien à voir avec les scènes de pillage.
11:33— Non, mais parce que je réponds déjà à M. Jacovelli,
11:36parce que ces personnes qui agressent des manifestants pacifistes,
11:40ils ont l'idéologie du Front national et du Rassemblement national.
11:44Ils parlent des manifestants,
11:46que les manifestants doivent attendre encore six mois avant les élections.
11:49Mais les pancartes qu'affichent les manifestants et manifestantes
11:52dans les rues de Paris et dans toute la France,
11:55c'est que tout le monde déteste le Front national.
11:57Ce n'est pas leur idéologie qui va donner une débouchée à ces mobilisations.
12:02Personne, personne, personne, 99% des personnes qui sont dans les rues
12:06sont contre le Front national.
12:08— Oui, mais de l'autre côté, il y a ceux qui disent
12:09« Oui, mais les casseurs de l'ultra-gauche, ils sont reliés à la France insoumise. »
12:12Non, mais à quel moment ? Vous pensez que ces scènes de pillage qu'on voit
12:17en fin de manifestation, ouvertes le soir à 21h, 22h,
12:20vous pensez qu'ils étaient dans la rue à 14h à manifester ?
12:22Moi, je ne pense pas.
12:23Ces personnages, du coup, c'est lié à un autre sujet.
12:26— C'est vrai que la procureure de Paris a dit que la plupart des gens présentés
12:29n'étaient pas politisés.
12:31On a vu même à Bordeaux, la personne qui est rentrée dans la maison,
12:34la résidence de la sous-préfète, c'est un enfant d'une personne qui travaille dans le GGN.
12:40Un ancien du GGN, c'est son fils qui est rentré sur la sous-préfète.
12:43C'est lui qui ne s'est pas arrêté à Bordeaux.
12:44— Ça, c'est un profil parmi tant d'autres.
12:46Où est-ce que vous voulez en venir ?
12:48— Où je veux en venir, Mme Derfeuille ?
12:49C'est qu'il faut arrêter de stigmatiser les personnes qui viennent de banlieues.
12:53Moi, je suis un élu, je viens de banlieues.
12:55Je viens de Ville-Belle, de Sarcelles, de Gare, de Charmobiles.
12:57Je ne veux pas que M. Jacovelli, par sa pensée d'extrême droite,
13:03puisse la véhiculer comme ça ici à BFM TV.
13:04— C'est important.
13:05— Les pilleurs, les casseurs viennent de banlieues.
13:07Ce n'est pas vrai.
13:08— C'est important qu'il réponde à ça, M. Villango.
13:10— L'exemple que je donne de la sous-préfète de Bordeaux,
13:13c'est quand même un enfant d'un ex-membre du GGN
13:17qui a été arrêté dans la résidence.
13:19Et maintenant, quand il y a des pillages à Marseille,
13:23je ne sais pas si c'est une boutique alimentaire,
13:24mais ça veut dire quelque chose aussi.
13:26Nous sommes la septième chance économique.
13:28Si vous voyez des personnes qui pillent et qui volent de la nourriture,
13:31à un moment donné, on va tous s'interroger.
13:33Vous savez, où est-ce que nous sommes ?
13:34— On verra dans un instant, justement, avec Dominique Rizet et Laurent Valiguier,
13:36ce qu'on sait des profils de ceux qui ont été interpellés la semaine dernière
13:40et placés en garde à vue.
13:41Mais c'est important que M. Jacovelli puisse répondre, évidemment,
13:44à ce que vient de vous dire M. Bilingo.
13:47Vous stigmatisez sans savoir, Laurent Jacovelli.
13:50— Ah non, on sait.
13:54Il suffit de lire les rapports de police,
13:56de voir les jugements, de voir les multirécidivistes,
13:58de voir ce qui se passe à chaque fois,
14:00qu'il y a soit un moment de joie, soit un moment de protestation
14:02dans les rues de Paris.
14:03Oui, je le redis, des gens débarquent de banlieues
14:05et sèment le désordre.
14:07Et oui, bien sûr, l'extrême-gauche est complice des black blocs.
14:10Ce sont des faits.
14:10La police, les juges, tout le monde le dira.
14:12Alors M. Bilingo rame.
14:13Il a peut-être trouvé un type dont la cousine avait une sœur
14:16qui, un jour, a voté à droite.
14:18Peut-être.
14:19Mais pour autant, on connaît le problème de la rue.
14:21Et c'est le cocktail explosif d'une gauche devenue folle,
14:24d'une gauche qui ne gagne plus dans les urnes
14:26et qui veut gagner par la violence,
14:27et de gens qui viennent de banlieues pour tout piller.
14:30Moi, vous savez, je n'invente rien.
14:32Ça ne me réjouit pas.
14:33Je vois le réel.
14:34Et face au réel, face à toutes les violences,
14:36il n'y a qu'une seule réponse.
14:37L'autorité, la fermeté et le soutien
14:40s'enfaillent à nos forces de l'ordre.
14:42Pas comme les amis de M. Carlos Bilingo
14:44qui sont députés et qui vont sur les barricades,
14:47j'allais dire, pour s'interposer
14:49entre la police et les manifestants,
14:51voire pour attiser la haine du flic.
14:53Tout cela n'est plus tolérable
14:54et ce n'est plus responsable.
14:56Donc maintenant, nous le disons aux Français,
14:58il faut régler d'abord les problèmes de fond,
15:00le niveau de l'éducation nationale,
15:02le pouvoir d'achat, les salaires trop faibles,
15:05ceux qui, en restant chez eux,
15:06gagnent autant que ceux qui vont bosser.
15:08Il faut régler ce problème.
15:09Et deuxièmement, il faut régler le problème
15:11de l'autorité.
15:12L'autorité partout, l'autorité tout le temps.
15:14L'autorité dans la famille,
15:15l'autorité à l'école
15:16et l'autorité dans les rues.
15:18Sinon, ce sera le chaos avec Mélenchon
15:20ou une France apaisée avec Marine Le Pen.
15:23Ce qui est intéressant, s'il vous plaît,
15:26ce qui est intéressant...
15:27Non, mais enfin, M. Bilingo,
15:29ce qui est intéressant, Thierry Arnaud...
15:31Oui, mais c'est pour ça
15:31que je voudrais donner la parole.
15:33Est-ce que M. Jacobelli...
15:33Juste à me savoir, Mme Darfay,
15:34si vous pouvez demander à M. Jacobelli
15:35s'il condamne les groupes d'ultra-droite
15:38qui agressent des personnes ?
15:39Ça, c'est important de savoir.
15:41M. Jacobelli, en fait,
15:44ce qui est insupportable,
15:45c'est le débat à distance, en fait.
15:47Donc, je trouve que ça biaise le débat.
15:50Mais si M. Jacobelli,
15:51et qu'il veut bien répondre à la question
15:53de M. Bilingo,
15:54on vous écoute, M. Jacobelli.
15:56Parce qu'effectivement,
15:57c'est l'un des faits importants
15:58qui a été relatés par le ministre de l'Intérieur.
16:00Ces affrontements entre l'ultra-droite
16:01et l'ultra-gauche
16:02dans deux villes au moins,
16:03Nice et Montpellier.
16:05Et vous, M. Bilingo,
16:06vous dites qu'il y a des membres
16:07de l'ultra-droite
16:08qui ont agressé...
16:09Des manifestants pacifistes.
16:10Des manifestants pacifistes.
16:11M. Jacobelli.
16:12Merci, Mme Darfay.
16:15Alors, je vais être très clair avec vous.
16:17Toute personne qui agresse une autre,
16:20qui détruit ou qui pille,
16:22quelles que soient ses opinions politiques,
16:24quelles que soient ses origines,
16:25quelles que soient sa taille,
16:27son nom, son nom de famille
16:28ou son prénom,
16:29on s'en fiche.
16:30La loi est faite pour être respectée.
16:32Je condamne toutes les violences.
16:34Mais j'aimerais que M. Bilingo
16:35condamne aussi la violence
16:37de ces racailles
16:38qui viennent piller,
16:39qui viennent agresser
16:40et qui, souvent,
16:43rencontrent la complicité,
16:44voire l'excuse,
16:45des députés de gauche
16:46et d'extrême-gauche.
16:47La différence entre lui et moi,
16:49c'est que quand la violence,
16:50elle vient du camp adverse,
16:51il la condamne.
16:52Quand elle est dans son camp,
16:53il applaudit.
16:53Moi, je la condamne toujours.
16:55Parce que l'ordre et l'autorité
16:57doivent être amenés dans ce pays
16:58et doivent être amenés partout.
17:00Et ces deux partis,
17:03Thierry Arnault,
17:03qui s'accusent à distance,
17:05qui se pointent du doigt,
17:07sont ceux qui, aujourd'hui,
17:08sont les plus hauts
17:10dans les intentions de vote.
17:11Oui, les sondages sont très clairs
17:12de ce point de vue.
17:13Je voulais juste ajouter,
17:14en s'agissant de ces manifestations
17:15d'ultra-droite,
17:16que Éric Ciotti,
17:17le maire de Nice,
17:18où des agressions de ce type
17:20ont été constatées,
17:21a publié un message
17:22sur les réseaux sociaux.
17:23Il dit,
17:23je condamne avec la plus grande fermeté
17:25les agressions commises
17:26aujourd'hui à Nice
17:27par des militants d'ultra-droite
17:28contre les manifestants
17:30du cortège pacifique.
17:31Donc, la condamnation
17:32est claire
17:32et sans ambiguïté.
17:34Mais oui,
17:34pour répondre à votre question,
17:36très clairement,
17:36les sondages vont dans ce sens-là.
17:40La présence de Marine Le Pen
17:41au second tour
17:42de l'élection présidentielle
17:43est assurée.
17:44La présence de Jean-Luc Mélenchon
17:46au second tour
17:46de l'élection présidentielle,
17:47si l'on en croit
17:48les dernières enquêtes d'opinion,
17:49est de plus en plus probable,
17:51en effet.
17:51Donc, on est en présence
17:52de deux parties
17:53qui, à ce stade,
17:54selon les enquêtes d'opinion,
17:56ont de très fortes chances
17:57d'être représentées
17:57au deuxième tour
17:58de l'élection présidentielle.
17:59Je voudrais corriger,
18:01si je puis corriger,
18:02une phrase qui vient d'être dite,
18:04c'est,
18:05les casseurs
18:05ou l'ultra-gauche
18:07sont du camp de la gauche.
18:09Mais moi, je ne dirais pas ça,
18:10parce qu'ils ne sont pas
18:11du camp de la gauche,
18:12ils sont du camp
18:14des délinquants.
18:16La plupart ne sont pas politiques.
18:18Quant au groupe d'ultra-gauche,
18:20ils sont tout aussi critiques
18:21à l'égard de la gauche
18:22qu'à l'égard de la droite.
18:23Ce sont des gens
18:23qui ont un autre projet.
18:25Ils ne cherchent pas
18:25à faire avancer
18:26les revendications des lycéens.
18:28Ils s'en foutent.
18:29Ils sont contre le système
18:30en général.
18:31Et ils considèrent
18:32que tous les partis
18:32qui se présentent aux élections
18:34confortent, en fait,
18:35le système,
18:36y compris,
18:37pour certains d'entre eux,
18:38que le parti de Jean-Luc Mélenchon.
18:40Donc, ce sont deux facteurs
18:42très différents
18:42dans les motivations
18:44et dans les effets.
18:46Parce que,
18:46qui est-ce qui favorise
18:48la montée en puissance
18:50de l'extrême droite ?
18:52Sinon, ces casseurs-là,
18:53justement.
18:53plus il y aura
18:54de désordre
18:55dans les manifestations,
18:56plus les gens
18:57seront émus
18:58de se comprendre
18:59et plus ils seront tentés
19:00de voter
19:02pour ceux
19:02qui tiennent
19:03le discours
19:03le plus ferme
19:04ou le plus répressif.
19:05Et donc,
19:06c'est une des raisons
19:06pour lesquelles
19:07le Rassemblement national
19:08monte.
19:09Et toute personne
19:10de gauche
19:11doit condamner
19:12de manière très formelle
19:13et très nette
19:15les agissements
19:16de ces gens-là.
19:18Monsieur Jacobelli,
19:19qu'est-ce que vous dites
19:19à ceux qui veulent
19:20continuer cette mobilisation
19:22malgré les risques,
19:24malgré les craintes ?
19:25Un nouveau Rassemblement
19:26est prévenu samedi prochain,
19:27un autre est prévu
19:28le 5 novembre prochain.
19:30Vous leur dites quoi ?
19:31Continuez ?
19:34Moi, je leur dis
19:35qu'ils ont
19:36toute la légitimité
19:38pour le faire en France.
19:38Le droit de manifester
19:40est un droit essentiel
19:41et je regrette,
19:42je vous le dis,
19:42que le message
19:43de ces manifestations
19:45soit pollué
19:45par ceux
19:46qui viennent
19:47soit mettre le bazar
19:49et je pense
19:50au black bloc,
19:51soit qui à la fin
19:51viennent piller.
19:52Moi, je le savais,
19:53avec Marine Le Pen,
19:54nous voulons une France
19:55apaisée.
19:56Voilà.
19:56C'est-à-dire où le débat
19:57est possible,
19:58où la manifestation
19:58est possible,
19:59où les expressions
20:00de tristesse,
20:01de joie,
20:02de réclamation
20:02sont possibles.
20:04On est aujourd'hui
20:04dans une France
20:06très violente
20:06et moi, je le dis,
20:08je pense que,
20:08oui, l'extrême-gauche
20:09a une part de responsabilité
20:11là-dedans
20:12quand on entend
20:12certains députés
20:13de la France insoumise.
20:14Eh bien,
20:15la violence ne règle rien
20:16malheureusement,
20:17on a au pouvoir
20:18des gens qui ne font rien,
20:19qui ont été incapables
20:21de prendre des mesures
20:21essentielles
20:22pour réduire la dette,
20:23pour relancer notre économie,
20:25pour donner du pouvoir d'achat
20:26à ceux qui triment.
20:27On a eu, finalement,
20:28des gouvernements
20:28qui ont taxé
20:29tant qu'ils ont pu,
20:30qui ont craigné
20:31des normes
20:31qui nuisent aux entreprises
20:32et qui n'ont jamais écouté
20:34les demandes légitimes
20:36du corps enseignant
20:37ou des salariés.
20:39Donc,
20:39ces 10 ans de désastre
20:40qui se terminent
20:41en chaos dans la rue.
20:42Vous savez,
20:43moi, Emmanuel Macron
20:44me fait penser à Néron.
20:45Néron, cet emprunt romain
20:46qui regardait Rome brûler
20:48sans jamais rien faire,
20:50peut-être de temps en temps
20:50un sourire.
20:51Je crois qu'on est
20:52dans cette situation
20:53aujourd'hui.
20:53Sous-titrage Société Radio-Canada

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