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Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Il est 22h31, on est presque à l'heure. Vous êtes dans BFM Grand Soir et nous accueillons Karim Bouamran.
00:07Bonsoir.
00:07Bonsoir madame, bonsoir monsieur.
00:08Maire du Parti Socialiste de Saint-Ouen, candidat à l'élection présidentielle et auteur aussi de L'espoir ou le
00:14mépris aux éditions Plon, qui est sorti hier, c'est bien ça ?
00:19Absolument.
00:19Et vous nous racontiez que vous arriviez à l'instant d'une séance de dédicaces.
00:23À Saint-Ouen au Café 104, après une autre mercredi soir, gros lancement, 1700 personnes, et à chaque fois une
00:30dédicace personnalisée.
00:31Un moment, franchement...
00:33Un moment d'échange important, j'imagine, que vous allez nous raconter.
00:37À Victor Hérault qui est avec moi évidemment, éditorialiste politique, bonsoir.
00:40Et Nicolas Deménac, éditorialiste politique à Challenge, bonsoir Nicolas, ravi de vous avoir avec nous ce soir sur ce plateau.
00:46On va commencer par cette nouvelle journée de mobilisation, donc ce samedi, il y aura des gilets jaunes mais aussi
00:51des syndicats.
00:52Avec un dispositif de sécurité reconduit, parce qu'il y a encore évidemment un enjeu sécuritaire comme chaque semaine.
00:59Laurent Nunez d'ailleurs, comme chaque semaine maintenant, a pris la parole en fin de journée pour détailler, expliquer le
01:04dispositif de maintien de l'ordre.
01:06Écoutez.
01:07Le dispositif de demain est reconduit en volume et en doctrine opérationnelle.
01:13En volume, ça veut dire qu'on mobilise le même nombre de forces mobiles.
01:17On aura 110 forces mobiles qui seront mobilisées pour la gestion de la journée de demain.
01:21Et puis, on engage à nouveau, et je veux vraiment les en remercier, les policiers et les gendarmes territoriaux, les
01:28locaux,
01:28qui seront également engagés sur ce dispositif qui sera de nouveau, qui va de nouveau mobiliser 70 000 effectifs.
01:35On mobilise également nos centaures, les 25 centaures de la gendarmerie, les 15 engendres le sardeau,
01:41qui sont mobilisés et qui ont été répartis sur l'ensemble du territoire national.
01:47Dispositif renforcé, donc contrôle, protection aussi systématique des centres-villes.
01:52Ça y est, on a trouvé la bonne recette pour que ça se passe bien quand il y a des
01:56mobilisations en France ?
01:58J'espère.
01:59Mais la bonne recette pour que ça se passe bien, c'est qu'on arrive à trouver une issue favorable
02:02à toutes les revendications de toutes celles et ceux qui manifestent.
02:06J'ai aussi une pensée pour les commerçants qui, depuis le 17 octobre, ont vraiment une épée d'amoclès.
02:13Ils vivent une période très compliquée.
02:15Au-delà des revendications des lycéens, au-delà des revendications de toutes celles et ceux qui se battent pour un
02:20meilleur pouvoir d'achat,
02:21donc on est en période trouble.
02:23Et l'objectif, c'est que le gouvernement donne tout de suite des gages pour pouvoir sortir de cette crise
02:30conjoncturelle
02:31qui exacerbe la crise systémique.
02:34On ne peut pas rester chaque week-end ou tous les deux jours en croisant les doigts en se disant
02:38on espère qu'il n'y aura pas de mort, on espère qu'il n'y aura pas de vitrine
02:41cassée, on espère qu'il n'y aura pas de pillage.
02:44Notre pays ne peut plus se permettre d'accepter ce type de situation plus longtemps.
02:48C'est précisément ce que nous a dit ce soir une commerçante, témoignage très fort.
02:51Je voulais vous le faire entendre.
02:52Elle s'appelle Solène Amiel, elle est présidente de l'association de 80 commerçants Village Popincourt.
02:57C'est dans le 11e arrondissement.
02:58Et elle, clairement, écoutons-la, elle n'en peut plus.
03:07Ah, on a un bug, c'est dommage.
03:08Bon, en gros, ce qu'elle dit, Solène Amiel...
03:10On va surtout marre que ça passe par le boulevard Voltaire.
03:13On en a marre de cet itinéraire, on n'en peut plus.
03:16Les 80 commerçants du Village Popincourt sont d'accord pour dire que les mobilisations sont légitimes.
03:22Nous aussi, on est les premiers à souffrir.
03:24On est des petits entrepreneurs, des petits commerçants, des petits employeurs.
03:27On n'en peut plus, mais on n'en peut plus depuis plusieurs années.
03:31Et là, c'est la cerise sur le gâteau, c'est toujours chez nous.
03:35La rue devient un no man's land.
03:37Il n'y a plus de clients, il n'y a plus de chiffre d'affaires.
03:40Et elle, en l'occurrence, elle va encore se retrouver demain sur le trajet de la manifestation des syndicats entre
03:45République et Nation.
03:47Qu'est-ce qu'on peut dire à ces commerçants ?
03:49Ce qu'on peut dire, c'est qu'on espère vraiment que, dès la semaine prochaine, les revendications trouveront une
03:57issue favorable.
03:59Parce que, que ce soit dans le vestimentaire, que ce soit dans la restauration, les commerçants, actuellement, souffrent énormément, énormément.
04:06Je ne dis pas plus tard qu'il y a une heure, j'étais au Café 104 à Saint-Ouen.
04:09On me disait qu'on n'a jamais eu autant, aussi peu de clients que ces deux dernières semaines.
04:15Parce que les magasins, les restaurants se vident, en fait.
04:17D'une part, et puis il y a un climat anxiogène qui a été exacerbé.
04:23Vous y voyez un motif d'espoir dans l'ampleur de cette mobilisation ?
04:26Parce que, d'une certaine façon, on peut expliquer cette radicalité et l'ampleur de ces manifestations par le dédain
04:34vis-à-vis des politiques auxquelles on ne croit plus.
04:36Sinon, on attendrait la présidentielle, et puis tranquillement, selon le résultat du vote, tandis que là, ils veulent maintenant.
04:43Alors, il y a un mélange, monsieur Domenech, d'espoir, et j'en parle dans mon ouvrage, et je l
04:48'ai vu pas plus tard que cet après-midi, en inaugurant la première prépa médecine gratuite à Saint-Ouen.
04:54Et j'ai vu le regard des lycéennes, parce que c'était la première promotion composée 100% de lycéennes,
04:59avec l'espoir, l'espoir de démocratie d'excellence, l'espoir de se dire, même si je suis issu d
05:05'un milieu populaire ou de classe moyenne, je vais pouvoir devenir médecin.
05:08Et à côté, il y a le rejet du mépris. Et ces lycéennes et lycéens, et toutes celles et ceux
05:14qui manifestent demain, c'est le mépris.
05:16Il y en a assez du mépris, du mépris de toute une classe politique, qui expliquait à une partie du
05:21peuple, ça va, ça va aller mieux.
05:25A toute une génération de lycéennes et de lycéens, d'étudiantes et d'étudiants, à qui on a expliqué, vous
05:30allez être bacheliers, vous allez être étudiantes et étudiants, vous savez quoi ?
05:34Vous allez pouvoir bénéficier d'un avenir radieux si vous arrivez à avoir un bac plus 5. Une grande partie
05:40se retrouve au chômage, une partie de toutes celles et ceux qui bénéficient d'une formation qualifiante
05:45pendant des années et des années qui se sont retrouvées au banc de la société, stigmatisées, méprisées. Donc à la
05:51question, est-ce qu'on retrouve de l'espoir ? On doit retrouver de l'espoir.
05:53Alors, sur les sujets favorables.
05:54Moi, je suis optimiste.
05:56Vous avez l'air optimiste. Mais justement, lundi, il y a cette grande conférence sociale qui a annoncé dans la
06:00foulée que le Premier ministre va recevoir à nouveau les lycéens.
06:03Bon, on sent qu'il a quand même pris la mesure de l'urgence.
06:06Enfin !
06:07Enfin !
06:07Enfin !
06:08Mais du coup, est-ce que ceux qui se mobilisent demain doivent encore le faire alors que ça pénalise encore
06:13les commerçants ?
06:14Est-ce qu'il ne faut pas attendre ce qui va être annoncé lundi et voir ce qui se dit
06:17?
06:17Qu'est-ce que vous leur dites à ceux qui descendent quand même dans la rue ?
06:19Monsieur Domenac l'a évoqué en filigrane. Il y a une rupture de confiance avec toute une partie des politiques.
06:25Et les politiques qui ont le taux de confiance le plus élevé, c'est ceux qui sont ancrés dans le
06:30réel, à savoir les maires.
06:32Quelle que soit leur obédience, à partir du moment où il y a un ancrage républicain fort.
06:36Vous voyez, aujourd'hui, il y a cette notion, on ne fera pas de chèque en blanc au gouvernement si
06:43vous souhaitez que nous sortions de cette crise,
06:45malgré les éléments que nous venons de décrire, à savoir des conséquences pour nos commerçants, des conséquences aussi pour l
06:54'intérêt général,
06:54parce que ça impacte notre croissance, ça impacte la confiance au niveau des investisseurs, ça impacte le moral des entreprises,
07:03ça impacte le moral de toutes celles et ceux qui souhaitent consommer, ça impacte tout un pan de l'économie.
07:08Donc il faut vite sortir de là. Quelle serait, selon vous, une solution, une issue favorable à cette crise ?
07:14Qu'est-ce que le gouvernement doit dire lundi ?
07:16Ça fait depuis trois semaines, témoignage à l'appui, dans votre antenne, que j'ai dit la chose suivante.
07:25Des états généraux précis avec les jeunes, avec un format précis, avec une délégation précise, avec des attentes précises.
07:36Sur la santé mentale, un lycéen sur quatre qui est pris de pulsions suicidaires, un sur sept qui les met
07:45à exécution.
07:46C'est d'une violence inouïe. Le bâtimentaire, c'est-à-dire concrètement la cartographie de tous les lycées qui
07:52posent problème avec un plan pluriannuel d'investissement.
07:56Mais ça, ça a effet fait, non ? Pour le coup, il y a eu des annonces sur le bâti.
08:00Il y a eu des annonces, mais le sujet, c'est la confiance exacerbée par un mépris systémique.
08:09Et le troisième élément, pardonnez-moi, des garanties claires sur le système d'orientation et de réorientation.
08:16J'ai discuté avec une experte en éducation nationale qui me disait, il ne faut pas que Parcours Sup soit
08:21remplacé par Sup-Parcours.
08:23Comment on arrive à humaniser la relation avec nos lycéens ?
08:27Et puis derrière, l'aspect salarial, on est dans un contexte budgétaire très spécifique.
08:33On est à six mois des élections présidentielles.
08:36Il va y avoir le projet de loi de finances, le projet de loi de finances de sécurité sociale, PLF
08:40et PLFSS.
08:41Et c'est là où j'en appelle à la responsabilité républicaine.
08:45On emprunte à 5%.
08:46On est dans une zone de secousse d'une rare violence.
08:51On a 4 000 milliards de dettes.
08:52Il faut qu'on soit en capacité d'avoir au minimum minimum un accord avec tous les candidats à la
08:59présidence de la République républicains et responsables
09:02qui se disent, ok, il y a un budget à voter, on doit sortir d'une crise,
09:07on ne veut pas que notre pays soit à la solde du FMI et qui se retrouve dans une situation
09:11telle que la Grèce dans les années 2000.
09:14« Trouvons un accord et focalisons-nous ».
09:18Mais là, ils sont tous d'accord pour ne pas voter le budget.
09:21C'est d'une inconscience incroyable, M. Domenac.
09:24Comment, si vous avez le SMIC du patriotisme, si vous avez le SMIC de la responsabilité politique,
09:33vous votez le budget sur la base d'un compromis avec une volonté commune ?
09:39Sauvez le pays.
09:40Mais entendez, le budget actuel, est-ce qu'il est discuté actuellement ?
09:44On est d'accord qu'il est hors des clous.
09:46Il est déconnecté de la réalité, non ?
09:48Ou vous, vous les appelez à voter cette feuille de route ?
09:51Il n'y aura pas de budget voté s'il n'y a pas de compromis.
09:55Il n'y aura pas de compromis si on n'intègre pas les deux mamelles qui font qu'actuellement,
10:01nous sommes dans une situation de crise conjoncturelle,
10:03à savoir un message clair en termes de pouvoir d'achat,
10:07concrètement, gagner plus d'argent pour ceux qui sont le plus précarisés,
10:11et deuxièmement, apporter des solutions pérennes, sérieuses, dignes de confiance,
10:17qui nous donnent la possibilité de renouer la confiance en direction de nos lycéennes et loucéens.
10:21Est-ce qu'il est possible, Karim Bouhamran, de trouver un compromis entre des politiques
10:24qui sont radicalement opposées, c'est-à-dire qu'ils ne voient pas du tout le problème de la même
10:28façon ?
10:28Il y en a qui, dans ce pays, considèrent qu'il ne faut pas augmenter davantage les recettes,
10:32je parle là de la taxation des ultra-riches,
10:34il y en a d'autres qui vont vous dire qu'il ne faut pas du tout réduire les dépenses,
10:37comme le propose un autre tiers de l'Assemblée.
10:39Je veux dire, ces gens-là n'ont pas vocation non plus à trouver une politique commune
10:42qui n'existe pas, puisque ce sont des visions radicalement contraires.
10:45Vous avez complètement raison, si effectivement, nous étions dans la même situation que 2024,
10:50où le sujet était de trouver un compromis avec des groupes politiques
10:55qui s'opposent et qui ont, comme vous l'évoquez, des visions totalement différentes.
10:59Mais monsieur, nous sommes à six mois des élections présidentielles.
11:05Nous allons avoir, probablement, une nouvelle majorité
11:09avec un nouveau ou une nouvelle présidente de la République.
11:12Est-ce qu'on peut se dire qu'à six mois, on peut, à minima, à minima,
11:18voter un budget qui évite, qui évite, un, que la crise sociale continue à atteindre son paroxysme,
11:27que la capacité de notre pays à emprunter continue à être dans une situation fragilisée
11:33et surtout, surtout, continuer à jeter le trouble sur la confiance des ménages et des entreprises ?
11:39Du coup, ici, je comprends bien. Vous considérez que les politiques doivent faire preuve de responsabilité
11:45en intégrant et en se mettant d'accord sur un budget qui, donc, comprendrait des mesures sur les salaires,
11:52une mesure sur les salaires, une mesure pour les lycéens, une mesure de plus,
11:56et une mesure qui tienne compte quand même, enfin, en tout cas, un équilibre qui tient compte, malgré tout,
12:01des obligations budgétaires et qui fassent passer, c'est ça ?
12:05Vous avez parfaitement résumé les trois axes.
12:06Et si on va concrètement sur chaque sujet, sur les salaires, que faut-il faire ?
12:11Mais si je vous apporte ma proposition sur, très concrètement, baisser la CSG
12:17et faire en sorte que la différence entre le net et le brut bénéficie à ceux qui ont le salaire
12:22les plus bas en France, vous allez avoir une partie des LR qui vont m'opposer une baisse des charges
12:31patronales.
12:32C'est la raison pour laquelle il n'y aura pas de compromis s'il n'y a pas une
12:35discussion
12:36entre les différents groupes parlementaires qui partagent ce sens des responsabilités en se disant
12:42« Dans six mois, les Françaises et les Français feront le choix via les urnes.
12:48En attendant, nous partageons tous un élément, l'intérêt des Françaises et des Français
12:53qui passent par un compromis minimum pour éviter que la crise nous emmène au fond du gouffre. »
13:01Mais cette discussion, elle a lieu. Ce sont les débats à l'Assemblée lorsqu'il y a les amendements,
13:04lorsqu'il y a le vote. Le simple vote est une discussion en soi.
13:06Simplement, les députés n'ont pas vocation à tomber d'accord.
13:10Un député élu...
13:10Sauf que là, il y a urgence. Et ce que dit M. Boimral, c'est qu'il faut qu'il
13:13prenne la mesure de la situation.
13:15Mais ils sont d'accord sur le constat. Tout le monde trouve qu'il y a un problème avec les
13:19salaires
13:19et avec le pouvoir d'achat aujourd'hui en France. Mais ils ne sont pas du tout d'accord avec
13:21la façon
13:22dont il faut y arriver. Et vous n'allez pas convaincre.
13:24Les députés n'ont pas vocation à se dire « Écoutez, je me couche,
13:27puisque je considère que ma solution, finalement, je dois la mettre au tapis
13:30et je dois voter pour le groupe d'à côté. »
13:35La France.
13:35Lorsqu'on est responsable politique et lorsque vous êtes élu,
13:38vous avez une carte, il y a écrit « Bleu, blanc, rouge, liberté, égalité, fraternité ».
13:41Vous ne prêtez pas serment, mais cette fonction vous oblige.
13:47Et elle vous oblige à avoir un sens des responsabilités.
13:49Mais qui de celui qui veut baisser les charges patronales
13:52ou qui de celui qui veut augmenter les taxes sur les ultra-riches
13:56est le plus français ou défend le mieux la France ?
13:58Je veux dire, ce sont des visions qui sont radicalement opposées
13:59mais qui défendent un même objectif.
14:01C'est ce qu'on appelle le compromis.
14:03Et le compromis doit être porté par un intérêt
14:05qui est celui d'assurer la stabilité du pays
14:09à l'aune des élections présidentielles.
14:12Donc vous dites aux députés « Votez la copie du gouvernement ».
14:14Je dis aux députés « Trouvez un accord ».
14:16Et je dis au gouvernement « Ne cherchez pas à imposer, coûte que coûte,
14:20une vision qui fera que la crise continuera à atteindre son paroxysme ».
14:25Et intégrer des mesures qui tiennent compte de ce qui se dit dans la rue.
14:28Sur le compromis, là en l'occurrence,
14:30on a le sentiment que le gouvernement,
14:32plutôt que de miser sur les députés,
14:34va miser sur les partenaires sociaux.
14:36C'est le grand retour des partenaires sociaux, Nicolas Demers.
14:38C'est le grand retour après dix ans d'absence, si j'ose dire.
14:41Mais ça peut marcher, cette fois ?
14:43Alors cette fois, est-ce que ça peut marcher
14:44alors qu'on les a méprisés,
14:47puisque vous parliez de mépris tout à l'heure,
14:49ou pour le moins mésestimés ?
14:50Est-ce que ce rattrapage final peut fonctionner ?
14:54Ça peut être la bonne méthode ?
14:55Mais ça aurait dû être la bonne méthode,
14:57madame, messieurs.
14:58Et vous le savez, les corps intermédiaires,
15:01les syndicats,
15:03la culture de travailler avec les élus locaux.
15:07Il y a eu du mépris.
15:09Il y a eu cette espèce de volonté
15:11d'être des annonciateurs de certitude
15:14en expliquant avec une vision ascendante
15:17ce qui serait bon pour les Françaises et les Français,
15:21ce qui serait bon pour les jeunes.
15:23Un exemple, vous imaginez, vous,
15:25qu'aujourd'hui, aujourd'hui,
15:27nos jeunes vivent moins bien en termes de trajectoire
15:31que leurs parents et leurs grands-parents.
15:34Aujourd'hui, la valeur travaille.
15:36Le travail ne paie plus.
15:37À mon époque, lorsqu'on était issus d'un milieu populaire,
15:41il fallait à peine 15 ans pour doubler son pouvoir d'achat.
15:45Aujourd'hui, il faut 80 ans.
15:46C'est-à-dire que je parle de mépris dans mon livre
15:48« L'espoir ou le mépris »,
15:49mais l'espoir et l'espoir
15:51ça aurait été effectivement une façon de gouverner.
15:53Justement, vous racontez dans votre livre
15:54ce que vous avez dans le ventre.
15:55Vous êtes candidat à l'élection présidentielle.
15:57Là, pour le coup, on n'est pas à l'Assemblée.
15:59Donc, on ne va pas vous opposer les uns, les autres, nos arguments.
16:02Vous, candidat à la présidentielle,
16:03vous faites quoi pour augmenter le pouvoir d'achat ?
16:06J'ai la première résolution et mesure
16:10pour augmenter le pouvoir d'achat
16:12et il n'y a aucun candidat à la présidentielle qui en parle.
16:15Le premier poste budgétaire des Françaises et des Français,
16:17c'est le logement.
16:19C'est donner la possibilité à toutes les Françaises
16:22et aux Français d'accéder à un logement,
16:23quel que soit son niveau social,
16:25quelle que soit son orientation sexuelle,
16:27quel que soit le nombre d'années passées en France,
16:29quelle que soit sa couleur de peau.
16:30Et ça, ça doit être consubstantiel
16:33au droit essentiel de la République.
16:36Comment je fais ?
16:37Il y a une loi exceptionnelle qui s'appelle
16:38la loi Solidarité et Rénovation Urbaine,
16:40la loi SRU,
16:41qui impose 25% de logements sociaux.
16:44Petite correction, Marine Le Pen en a fait
16:46un des éléments de sa campagne présidentielle.
16:48Des candidats en parlent,
16:49mais ça n'imprime pas.
16:50Non, mais ça ne prie pas que ce soit...
16:52Ou peut-être, c'est la démonstration
16:54que c'est un des sujets essentiels.
16:55Elle a fait quasiment tout un meeting
16:56consacré à cette question du logement.
16:59En reprenant mot pour mot,
17:01ma vision du beau,
17:03tout est vérifiable.
17:04Sauf que...
17:05Elle vous copie ?
17:06Oui, mais sauf qu'il y a deux bémols
17:07concernant sa copie.
17:09La première, c'est la mise en œuvre
17:11de la loi Solidarité et Rénovation Urbaine,
17:14la loi SRU,
17:15qui impose à tous les maires,
17:17tous les maires,
17:18minimum 25% de logements sociaux.
17:21Ce que je dis,
17:22et ce que je recommande,
17:23ce que j'exige,
17:24c'est que si les maires,
17:27au lieu de préférer payer l'amende,
17:30si les maires n'ont pas
17:33les 25% de logements sociaux,
17:35ils deviennent inéligibles.
17:36Ça, c'est la première mesure.
17:38La deuxième mesure,
17:39lorsque vous évoquez Marine Le Pen,
17:42Marine Le Pen utilise la préférence nationale
17:46pour le logement social.
17:47Marine Le Pen a encore un biais
17:50digne d'une politique discriminante,
17:52discriminatoire, raciste,
17:55en nous faisant croire
17:57que le logement social est occupé
18:01majoritairement par des immigrés.
18:02Voyez-vous, madame, voyez-vous, messieurs,
18:04le logement social est occupé
18:05à 90% par des Françaises et des Français.
18:09C'est le premier poste de dépense,
18:10c'est la première préoccupation.
18:12C'est la première préoccupation
18:14et ce qui donnerait la possibilité
18:15d'augmenter très concrètement
18:16le pouvoir d'achat des Françaises
18:19et des Français.
18:20Vous commencez par là.
18:21Exactement.
18:2260% du budget des foyers fiscaux,
18:26c'est le logement.
18:27Et juste sur le SMIC,
18:29puisqu'il y a des débats quand même
18:30en ce moment en particulier sur ce sujet
18:31et après on va parler évidemment
18:32de votre livre,
18:33mais sur le SMIC,
18:34concrètement vous faites quoi ?
18:35La question c'est,
18:37sur le plan économique,
18:38vous augmentez les minimas sociaux,
18:39vous augmentez le SMIC,
18:40mais si vous augmentez uniquement le SMIC,
18:44il risque d'y avoir
18:45une SMICarisation de la société.
18:48La question c'est se baser
18:49sur le salaire médian
18:51qui est de 2200 euros
18:52et ensuite c'est qui le paie.
18:54Moi je suis partisan
18:56de baisser une grande partie
18:57de la CSG
18:58et qu'il n'y ait pas de hiatus
19:00entre le brut et le net
19:01avec en plus
19:03une vision assez radicale
19:07en direction des entreprises,
19:09notamment les grosses entreprises.
19:12Pas d'aide sociale
19:13sans contrepartie.
19:14En décorrélant les PME
19:17qui démarrent de zéro
19:18avec ce que j'appelle
19:20le Small Business Act,
19:21c'est-à-dire aider très concrètement
19:23les petites entreprises
19:24à compétence égale
19:26les faire travailler au niveau local.
19:27Trop de petites entreprises
19:29souffrent de ne pas pouvoir
19:30bénéficier de commandes publiques
19:31alors que ce sont
19:32les grosses entreprises
19:33qui en bénéficient,
19:33je le vois tous les jours.
19:35Et dernier élément,
19:36pour pouvoir faciliter
19:37le pouvoir d'achat,
19:39peu de personnes en parlent.
19:42Mandon, à l'époque,
19:43qui était grand spécialiste
19:44de la simplification
19:45et M. Borloo,
19:47également dans son ouvrage
19:48L'Alarme,
19:48en parle de la simplification.
19:50Le nombre de chefs d'entreprise
19:51de PME qui disent
19:52« Je pourrais augmenter
19:54drastiquement les salaires
19:55si je n'avais pas
19:56une tonne de tonnes
19:58de tonnes de paperasse. »
20:00La droite en parle,
20:00le centre aussi.
20:02La droite en parle,
20:03le centre aussi,
20:04probablement.
20:05Mais le candidat à la République
20:06que je suis aussi.
20:07En parlant de compromis,
20:08juste en parlant de compromis,
20:10parlons d'un homme
20:10qui peut-être
20:11pourrait vous amener
20:12à faire des compromis.
20:13Il a passé la soirée
20:15de jeudi avec vous,
20:16c'est Raphaël Glucksmann.
20:17Il était à votre séance
20:19de dédicaces
20:20pour votre livre
20:21dont je rappelle le nom
20:22« L'espoir ou le mépris ».
20:23Vous avez longuement échangé,
20:25vous vous êtes serré la main,
20:26vous avez pris la pause aussi.
20:27Et vous dites
20:28« Je suis convaincu
20:28qu'on va faire campagne
20:31ensemble. »
20:31La question est
20:32« Qui va faire campagne
20:33pour qui ? »
20:34Vous êtes crédité
20:35de 0,5 à 1%
20:36en moyenne
20:37dans tous les sondages.
20:38Lui, il est à 10
20:39et 15%
20:40dans les sondages.
20:41Donc,
20:41qui entre
20:42dans le gouvernement
20:42de qui ? »
20:43Déjà, on est au mois de novembre.
20:45Donc, on va voir.
20:47On va voir
20:49dans quelques semaines,
20:51quelques mois,
20:51où est-ce qu'on se trouvera.
20:53En tout cas,
20:54aujourd'hui,
20:54vous êtes plus que jamais
20:55candidat à la présidentielle.
20:56Je suis candidat.
20:56Je suis candidat.
20:57Il est candidat.
20:58Mais pas plus que jamais.
20:59C'est-à-dire quoi,
21:00plus que jamais ?
21:01Vous êtes plus déterminé
21:02que jamais
21:02ou vous commencez
21:02à vous poser des questions ?
21:04Déterminé.
21:05L'image de ma vie.
21:07J'en parle dans mon livre.
21:08Donc, si à chaque fois,
21:10je regardais la statistique
21:11qui me donnait les chances
21:13de pouvoir mettre en œuvre
21:15ce que je souhaitais mettre en œuvre,
21:16ce que nous souhaitions mettre en œuvre,
21:19franchement,
21:19c'était compliqué.
21:20Donc,
21:21on fait campagne,
21:22on met en avant nos propositions
21:24et on se bat.
21:25Avec de l'espoir,
21:26en étant extrêmement positif.
21:28Sur Raphaël,
21:28tout d'abord,
21:30sa présence
21:30lors de l'ensemble
21:31de mon ouvrage
21:32« L'espoir ou le mépris »,
21:33l'honore,
21:34m'honore,
21:35nous honore.
21:36Parce que c'est une façon
21:37différente de faire de la politique.
21:39Ce n'est pas une histoire
21:40de marketing,
21:40Raphaël Gluckman et moi.
21:42On a milité ensemble
21:43depuis 2019,
21:43à l'époque où il s'est lancé
21:44aux Européennes.
21:45Ensuite,
21:46il est revenu à Saint-Ouen.
21:47Il est venu en 2019.
21:48En 2024,
21:48il est venu au lancement
21:49de mon parti
21:50« La France humaine est forte ».
21:51Sauf que,
21:51contrairement à d'autres,
21:52moi,
21:53je ne suis pas Edouard Philippe
21:54avec Gabriel Attal.
21:55C'est-à-dire,
21:56en off,
21:57on se fait des bisous,
21:58on prend un café,
22:00on parle tactique,
22:01on parle stratégie
22:02et en on,
22:03devant les médias,
22:04devant BFM,
22:05on s'envoie des scudes.
22:07Je ne fais pas de la politique
22:08comme ça,
22:08moi,
22:08madame.
22:09Je déteste ça.
22:10J'ai beaucoup de respect.
22:11Mais vous restez des rivaux,
22:12aujourd'hui.
22:13Pas des rivaux.
22:14Vous êtes tous les deux
22:15candidats à la présidentielle.
22:16D'accord.
22:17On est à 90% d'accord,
22:19il est à 90% d'accord avec moi.
22:20Ça va être une histoire
22:21d'incarnation.
22:23D'incarnation.
22:24Et au final,
22:25ce qui va prévaloir,
22:27ce qui va primer,
22:27c'est l'intérêt
22:28de la France
22:29et des Français.
22:30C'est l'intérêt
22:30de la social-démocratie.
22:32C'est faire en sorte que,
22:33parce que c'est ça
22:34qui m'anime,
22:34je ne veux pas
22:35de Le Pen
22:38Mélenchon
22:38au second tour.
22:40Parce que Jean-Luc Mélenchon,
22:41c'est le marche-pied
22:42de Marine Le Pen.
22:43Là-dessus,
22:44Nicolas Domenac ?
22:45Oui,
22:46est-ce que ça vous gêne
22:47ou pas ?
22:48Je pense que ça vous gêne
22:49quand même
22:50que Raphaël Glucksmann
22:51soit carrément,
22:53je vais dire,
22:54interdit de manif.
22:55En tout cas,
22:55harcelé,
22:56comme il le dit,
22:56comme il s'en plaît.
22:57Euer hier,
22:57lors de la manifestée.
22:58Les Insoumis,
22:59encore là,
23:01pendant les dernières
23:02manifestations,
23:03et poursuivis au cri
23:04de les socialistes
23:05sont des traîtres,
23:06enfin,
23:06etc.
23:07Je connais bien
23:09les valeurs
23:10qui vous animent,
23:12vous trois.
23:13On peut avoir
23:14des divergences,
23:15mais c'est des valeurs
23:16de respect,
23:17des valeurs républicaines,
23:19des valeurs d'écoute.
23:21la manière avec laquelle
23:23une partie des militants
23:25qui s'autoproclament
23:27de gauche,
23:29propriétaire du combat
23:31de gauche,
23:32et qui passent leur temps
23:34à huer,
23:35que ce soit Glucksmann,
23:36que ce soit des camarades
23:37socialistes,
23:37parce que c'était également
23:38Emmanuel Grégoire,
23:39il y a de cela
23:41quelques semaines,
23:41c'est une honte.
23:43Vous savez,
23:43je vous veux dire,
23:43M. Doménac,
23:44Donc c'est juste
23:45une histoire de politique,
23:47ce n'est pas parce qu'il a
23:48déserté ses manifestations ?
23:49Vous voulez que je vous dise
23:50du fond du cœur
23:50ce que je pense ?
23:52Ce sont des petits nantis,
23:55des petits bourgeois
23:56de la politique
23:57qui se prennent
23:59pour des grands militants
24:00et qui,
24:01et qui,
24:02le jour venu,
24:04hésiteront à collaborer
24:05avec l'ennemi.
24:07Ce sont des dactylographes
24:08de la politique,
24:09parce que si jamais
24:11ils avaient
24:13le minimum minimum
24:15de ce qu'est
24:15un militant de gauche,
24:17on se respecte.
24:18L'ennemi,
24:18ce serait qui
24:19dans votre configuration ?
24:20L'ennemi ?
24:21Moi, je n'ai pas d'ennemi,
24:21j'ai que des adversaires.
24:22Vous dites qu'ils ne seraient pas
24:23à collaborer avec l'ennemi.
24:24L'ennemi ?
24:25Pardonnez-moi,
24:25vous avez raison,
24:26le Rassemblement National,
24:27pour moi,
24:29les extrémistes,
24:30l'ennemi.
24:30Parce que derrière,
24:32je l'ai dit,
24:33je ne vois pas
24:33à quel moment
24:33la France Insoumise
24:35collabore avec
24:36le Rassemblement National.
24:37Non, non,
24:37ça c'était,
24:38je parlais,
24:39je parlais de,
24:39je rebondissais
24:40sur la question de Julien,
24:41pour vous,
24:41c'est qui l'ennemi ?
24:42Et dans la configuration
24:43où je pense
24:44qu'une bonne partie,
24:45une bonne partie
24:45de ceux qui se la jouent
24:49comme directeurs
24:50des consciences politiques
24:51à gauche,
24:52ils ne sont pas,
24:53ils ne sont pas,
24:54ils ne sont pas
24:55si récalcitrants
24:56à l'idée
24:57de voir
24:58le Rassemblement National
24:59parce qu'ils veulent
24:59l'insurrection,
25:00ils veulent le chaos
25:01et nous,
25:02issus du peuple,
25:04nous,
25:05qui avons une filiation
25:06avec le peuple,
25:06nous,
25:07qui avons une filiation
25:08avec les combattants
25:10de la démocratie,
25:11on sait ce que c'est
25:12combattre les extrémistes
25:14et le Rassemblement National.
25:15Un mot quand même
25:15sur ce que vous dites aussi
25:17dans votre livre
25:18alors qu'on parle beaucoup
25:19en ce moment
25:19d'intégration,
25:20d'intégration réussie
25:21ou d'échec de l'intégration
25:23pour revenir sur les propos
25:24d'Edouard Philippe.
25:25Vous écrivez,
25:26je vous cite,
25:26je viens de Saint-Ouen,
25:27enfant d'immigré,
25:28fils d'ouvrier,
25:29issu des cités,
25:29c'est un fait,
25:30ni une qualité,
25:31ni un défaut,
25:32mais une grande fierté
25:33et vous ajoutez aussi,
25:34j'ai vu des femmes
25:34et des hommes renoncer
25:35parce qu'ils avaient fini
25:36par croire que leur avenir
25:37était déjà écrit.
25:38Cette fatalité sociale
25:39aurait pu nourrir chez moi
25:40la colère
25:41ou le ressentiment,
25:42mais c'est tout le contraire.
25:44Ce que vous racontez
25:45en fait d'une certaine manière,
25:46vous dites que ça a produit
25:47autre chose,
25:48une détermination sans faille
25:49à agir contre les déterminismes
25:51et la résignation.
25:55C'est forcément un exemple,
25:56un modèle d'intégration réussie.
25:59Moi, je n'ai pas eu
25:59à m'intégrer, madame.
26:01Je suis français.
26:02J'ai grandi
26:04à ce qui allait devenir
26:05le village olympique
26:06au 78 rue Saint-Denis.
26:08Je suis un gars de Saint-Ouen.
26:11Mais pourquoi avez-vous
26:12besoin de préciser
26:13que vous êtes enfant d'immigré ?
26:14Je suis enfant d'immigré,
26:16mais je n'ai pas eu besoin
26:17de m'intégrer.
26:17C'est mes parents
26:18qui ont eu besoin
26:19de s'intégrer
26:19parce que leur langue,
26:20c'était la Dalija,
26:22l'arabe,
26:23parce qu'ils venaient
26:24d'un pays
26:25qui était le Maroc.
26:26Mais moi,
26:27je ne viens pas du Maroc.
26:28Je suis fier
26:29d'être marocain
26:30parce que je suis binational
26:31grâce à mes parents.
26:33Mais je suis odonien,
26:34français,
26:35c'est quoi ?
26:35Néodionysien.
26:36Quand je réfléchis,
26:37je réfléchis en français.
26:38Quand je suis élu,
26:42je suis élu de la République.
26:43Je ne suis pas élu
26:44de la République français
26:46qui s'est intégrée.
26:47C'est là
26:47où il y a un biais cognitif
26:48chez Édouard Philippe.
26:50C'est là où Édouard Philippe
26:50n'a pas réactualisé
26:51le logiciel des années 80.
26:53Il fait un lien
26:55qui est totalement biaisé
26:56entre pillage,
26:59capuche.
27:00Il se dit
27:00tiens,
27:01c'est des immigrés.
27:02Il n'a rien compris.
27:04Il va être président
27:05de la République.
27:06Il pense
27:06qu'on est encore
27:07sous Pompidou.
27:09Il voit quelqu'un
27:10à capuche.
27:10Il arrive à déceler
27:11que c'est une personne
27:13issue de l'immigration.
27:14Bravo.
27:14Il n'a pas compris
27:15que c'est la Gen Z.
27:15La Gen Z,
27:16ce sont leurs grands-parents,
27:18leurs grands-parents
27:19qui ont immigré
27:19pour ensuite
27:20nous faire un discours.
27:22Allez,
27:23on va dire,
27:24et je suis gentil,
27:25je n'ai pas parlé
27:26des personnes disparues,
27:28on va dire
27:28des personnes
27:30qui étaient
27:30ministres de l'Intérieur
27:31à l'époque
27:32de Jacques Chirac,
27:34M. Pendreau,
27:34M. Pasqua,
27:35et nous faire un discours
27:36sur l'intégration.
27:38Mais M. Doménac,
27:39vous avez évoqué
27:40tout à l'heure
27:41le mépris.
27:42Soit il est méprisant,
27:44soit il est
27:45totalement désinformé,
27:46ou soit il balance
27:48un petit pied,
27:50un petit appel du pied,
27:51pardon,
27:52une main,
27:53une petite main tendue,
27:54un petit bisou
27:55au Rassemblement national.
27:57Et là,
27:58là,
27:59il va falloir trancher,
28:01il va falloir se déterminer,
28:02M. Philippe,
28:02parce que ça,
28:03c'est une faute politique.
28:05Merci, M. Boimran.
28:06Et je rappelle
28:07le nom de votre livre
28:08L'espoir ou le mépris.
28:11Ça raconte votre parcours,
28:12mais aussi votre volonté
28:13de parler aux jeunes.
28:14Vous parlez aussi beaucoup
28:15de l'intelligence artificielle
28:16et vous pensez
28:17que c'est un sujet
28:18dont il faut qu'on s'empare.
28:19Merci d'avoir été
28:20avec nous, candidat,
28:21donc toujours candidat
28:23à la présidence,
28:23et plus que jamais même.
28:24Et juste pour conclure,
28:26merci à vous
28:26et merci pour le respect
28:27que vous m'avez témoigné
28:28pendant cet échange.
28:29Merci à vous.
28:30Merci beaucoup,
28:31M. Boimran.
28:31Merci.
28:32Merci.

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