00:00On est dans un contexte budgétaire très spécifique, on est à six mois des élections présidentielles, il va y avoir
00:06le projet de loi de finances, le projet de loi de finances de sécurité sociale, PLF et PLFSS, et c
00:12'est là où j'en appelle à la responsabilité républicaine.
00:15On emprunte à 5%, on est dans une zone de secousse d'une rare violence, et on a 4000 milliards
00:22de dettes. Il faut qu'on soit en capacité d'avoir au minimum minimum un accord avec tous les candidats
00:29à la présidence de la République, républicains et responsables, qui se disent « ok, il y a un budget à
00:34voter, on doit sortir d'une crise, on ne veut pas que notre pays soit à la solde du FMI
00:40et qu'il se retrouve dans une situation telle que la Grèce dans les années 2000 ».
00:45Trouvons un accord et focalisons-nous.
00:49Mais là, ils sont tous d'accord pour ne pas voter le budget.
00:51C'est d'une inconscience incroyable, M. Domenac.
00:54Comment, si vous avez le SMIC du patriotisme, si vous avez le SMIC de la responsabilité politique, vous votez le
01:05budget sur la base d'un compromis avec une volonté commune ? Sauvez le pays.
01:11Mais Antoine, le budget actuel, est-ce qu'il est discuté actuellement ? On est d'accord qu'il est
01:16hors des clous ? Il est déconnecté de la réalité, non ? Ou vous, vous les appelez à voter cette
01:20feuille de route ?
01:21Il n'y aura pas de budget voté s'il n'y a pas de compromis. Il n'y aura
01:26pas de compromis si on n'intègre pas les deux mamelles qui font qu'actuellement, nous sommes dans une situation
01:32de crise conjoncturelle,
01:34à savoir un message clair en termes de pouvoir d'achat, concrètement, gagner plus d'argent pour ceux qui sont
01:40le plus précarisés,
01:41et deuxièmement, apporter des solutions pérennes, sérieuses, dignes de confiance, nous donne la possibilité de renouer la confiance en direction
01:50de nos lycéennes et lycéennes.