- il y a 14 minutes
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Bienvenue, nous resterons très vigilants tout au long de la soirée, tout au long de la nuit.
00:04Ce sont les mots ce soir du ministre de l'Intérieur, Laurent Nunes, qui a pris la parole évidemment au
00:09terme d'une journée de manifestation
00:10beaucoup plus calme que la semaine dernière.
00:14Une mobilisation importante, alors les chiffres diffèrent selon les sources.
00:18800 000 personnes selon la CGT et 410 000 manifestants selon le ministère de l'Intérieur.
00:25Vigilance maintenue ce soir, pourquoi ? Parce qu'il y a eu quelques tensions à la fin.
00:30de plusieurs cortèges en plusieurs villes et des pillages aussi.
00:33On va y revenir évidemment avec mes invités sur ce plateau.
00:37Je vais commencer avec Laurent Valdiguier et Dominique Rizet.
00:40Tout d'abord, un point d'étape. Dominique Rizet, on en est où ce soir à 21h07 ?
00:45L'un des derniers faits marquants, c'est qu'il y avait des pillages en cours dans deux villes, Paris
00:50et Marseille.
00:51Écoutez, pour l'instant, il y a quelques groupes qui continuent encore à faire courir les policiers.
00:57Il n'y a pas de pillage, ça s'est arrêté.
01:00Et la situation est en train de revenir à la normale.
01:04Ça va encore prendre un peu de temps, mais bien évidemment, le ministre de l'Intérieur a fait un point
01:11de situation en nous apprenant,
01:13en nous disant que c'est la première fois que des groupes d'extrême droite viennent affronter des groupes d
01:20'extrême gauche.
01:21Ça s'est passé à Nice, on l'a vu, mais on a appris que ça s'était également passé
01:26à Montpellier.
01:27C'est ce que je retiendrai, moi en tout cas, de son discours après qu'il a dit « la
01:31situation revient à la normale ».
01:33Laurent Valdiguier, on va revenir évidemment longuement sur les mots du ministre de l'Intérieur.
01:36Mais vous, comment qualifieriez-vous cette journée d'un point de vue sécuritaire ?
01:42Est-ce qu'on peut considérer qu'elle est réussie ?
01:45À Paris, oui. À Paris, c'était un gros cortège. À un moment donné, à 13h.
01:50Vous savez, il y avait une incertitude ce matin entre le rassemblement Place de la Bastille et le rassemblement Portes
01:56d'Italie.
01:57Place de la Bastille, la police s'attendait à ce qu'il y avait un gros dispositif policier autour de
02:01midi, Place de la Bastille,
02:02parce qu'ils s'attendaient à ce qu'il y ait quand même un cortège chauvage et qu'ils aient
02:05à gérer deux cortèges chauvages.
02:06Finalement, la Place de la Bastille, enfin le peu de monde qui avait, a été évacué dans le calme.
02:12Et en revanche, ça a mis longtemps avant de se mettre en route Portes d'Italie et pas Place d
02:17'Italie,
02:17parce qu'il y avait beaucoup de monde qui ont confondu les deux.
02:19Et donc finalement, Portes d'Italie, à 13h, il y avait 2, 3 000, peut-être 4, 5 000 personnes.
02:24C'était très peu de monde.
02:26Et puis tout d'un coup, la foule est arrivée.
02:29Et une grosse foule, puisque d'après le ministère de l'Intérieur, c'est 110 000 personnes.
02:33110 000 personnes, ça fait 5,5 kilomètres, le boulevard des Maréchaux,
02:38entre la Porte d'Italie et la Porte de Vincennes.
02:43110 000 personnes, ça fait 20 personnes par mètre de visu.
02:48Il y en avait plus par certains endroits.
02:50Donc c'était un itinéraire qui était très favorable au Fort de l'Ordre,
02:53puisqu'il était très extentré du centre-ville de Paris.
02:56Zéro magasin, vous savez, les Maréchaux, il y a le tram avec l'herbe au milieu.
03:01Il y a des gros immeubles de la ville de Paris, de la fin du milieu du 19e.
03:07Autour, c'est un peu austère et froid.
03:09Il n'y avait pas de force de l'ordre de chaque côté des rues.
03:14Donc il n'y avait pas le trajet en lui-même.
03:16Les 5,5 kilomètres se sont passés dans le calme.
03:19Et ensuite, il y a eu...
03:20Parce que l'inconvénient de ce trajet pour les forces de l'ordre,
03:23c'est que ce n'est pas du tout un lieu de dispersion.
03:26Le cours de Vincennes, ça devenait une impasse.
03:29Le cortège arrivait buté sur des camions de gendarmerie mobile,
03:34de gendarmes mobiles.
03:35Alors, ils ont tenu les gendarmes mobiles,
03:36parce qu'ils étaient une centaine, un escadron.
03:39Ils avaient devant eux 1 000, 2 000, puis 10 000 personnes.
03:43Ils ont tenu, ils n'ont pas bougé.
03:45Ils ont pris des cailloux au début.
03:46Ils n'ont pas bougé.
03:47Et puis finalement, quand la situation s'est un peu...
03:50C'était un dispositif délicat,
03:54parce qu'il ne fallait pas qu'ils tirent tout de suite.
03:56S'ils tirent, il y allait avoir une cavalcade.
04:01Des gens se seraient mis à courir,
04:02on aurait paniqué.
04:03Et là, avec une foule, il y aurait eu un mouvement de foule.
04:06Donc ils ont attendu.
04:07Et quand ça s'est un peu dispersé,
04:09alors là, ils ont repris en main le cours de Vincennes,
04:12avec, on les voit derrière vous, Alice,
04:14des grenades assourdissantes,
04:16le canon à eau,
04:17l'hélicoptère qui tournait autour.
04:19Et ça a duré deux heures.
04:20Il faut quand même aussi rappeler ce chiffre.
04:221 000 interpellations à l'issue de cette journée,
04:25au lieu de 385 la semaine dernière.
04:28Et ça, c'est peut-être aussi un indicateur important.
04:31Mais donnons la parole aussi,
04:32et avant tout à ceux qui étaient dans cette manifestation.
04:35Sophia Tizaoui, ancienne présidente de l'Union syndicale lycéenne.
04:38Bonsoir.
04:39Et Jérôme Rodriguez, membre du mouvement des Gilets jaunes.
04:41Je vais commencer avec vous, Jérôme Rodriguez.
04:43Vous étiez avec moi hier soir sur ce plateau.
04:46Je vous ai dit, revenez demain,
04:47on parlera des revendications.
04:49Et vous m'avez dit, je reviendrai
04:49si je n'ai pas été placé en garde à vue.
04:51Vous êtes là.
04:52Ça s'est bien passé aujourd'hui ?
04:54Tant bien que mal.
04:55C'est clair que je n'ai pas eu cette malchance
04:57de tomber en garde à vue.
04:59Et que j'ai respecté ma parole
05:00d'aller sur la manif déclarée.
05:02Et d'ailleurs, je tiens à préciser que ce matin,
05:03sur votre antenne,
05:05mes propos ont été mal interprétés,
05:06comme quoi j'appelais les gens
05:07à aller tous à la Bastille.
05:08Ce n'est pas du tout les propos que j'ai tenus hier,
05:09parce que j'ai revu la vidéo.
05:11J'ai dit que moi, personnellement,
05:13j'allais dans une manifestation autorisée
05:15pour éviter tout problème,
05:16parce que j'ai assez payé dans ma vie
05:17le mouvement des gilets jaunes,
05:19mais que ceux qui avaient la liberté d'aller,
05:20qui prendraient la liberté d'aller à la Bastille,
05:23leur encombre leur responsabilité.
05:25Et ça, je tenais à le préciser,
05:26de faire un erratum sur ce qui a pu être dit ce matin.
05:30Sur la journée d'aujourd'hui,
05:31vous diriez que cette journée de manifestation,
05:33qui, encore une fois, a réuni beaucoup de monde,
05:36malgré la crainte des débordements,
05:38malgré les interdictions de manifester dans certaines villes,
05:41est-ce que ça s'est passé comme il se devait ?
05:43Alors, je vais rejoindre les propos du monsieur à ma gauche
05:46et je le rejoins tout à fait sur le faible chiffre
05:50qu'a pu donner Laurent Nunez.
05:51On a l'habitude que celui-ci passe son temps à mentir.
05:54Ce n'est pas nouveau.
05:56Je dirais que le seul point positif,
05:59en tout cas, d'avoir manifesté sur les maréchaux,
06:03c'est l'amplitude, en tout cas, de la rue
06:06et la longueur de la rue
06:08et les images aériennes qu'on peut voir.
06:10On est très loin du chiffre annoncé par Laurent Nunez.
06:13Je n'ai pas pour habitude de gonfler,
06:14je ne suis pas langue de bois,
06:15mais je dirais que les 410 000 personnes,
06:16si elles n'étaient pas sur les maréchaux,
06:19je ne m'appellerais pas Jérôme.
06:20C'était juste énorme.
06:21Ça a été très compliqué.
06:23J'ai beaucoup de vos confrères
06:24qui cherchaient à venir me contacter
06:26et qui n'arrivaient pas à remonter la totalité de la manif.
06:28C'était une belle manif, pour le coup,
06:32même si on n'a pas eu accès à ce qu'on apprécierait,
06:34c'est-à-dire d'aller sur les lieux de pouvoir,
06:36sur les lieux d'institutions
06:38pour peut-être se faire mieux entendre.
06:39En tout cas, la manif en elle-même,
06:41à 90%, elle est restée très belle.
06:43Et ce qu'il faudrait retenir aussi,
06:44c'est ce que nous, nous avions attendu
06:46en tant que Gilets jaunes à l'époque,
06:47c'est d'avoir cette union de la colère
06:48et d'avoir plusieurs groupes en lutte aujourd'hui
06:50qui venaient revendiquer exactement
06:52le mécontentement populaire,
06:53qui venaient aussi reprendre
06:54les principales revendications des étudiants,
06:58parce qu'on est quand même liés,
06:59ils ont un problème avec leur avenir.
07:00Aujourd'hui, les familles françaises
07:01ont un problème avec leur avenir,
07:02elles aussi, parce qu'il faut soutenir
07:04nos enfants qui vont étudier
07:06et qui n'ont pas les moyens
07:07de pouvoir l'étudier correctement.
07:09Et je trouve qu'on a mis du temps
07:11à se faire entendre en tant que Gilets jaunes.
07:12Ça a pris peut-être 8 ans,
07:13le temps que ça atterrisse dans le cerveau des gens,
07:15qu'on se battait exactement pour la même chose
07:17et que les Gilets jaunes
07:18n'étaient pas forcément des gens à part.
07:20On reste des citoyens que je mette
07:22ou que j'enlève mon Gilets jaunes,
07:23je reste égal à moi-même
07:23et les idées ne changent pas pour autant.
07:25Sophia Tizaoui, vous étiez vous aussi
07:28dans le cortège parisien ?
07:30Bien sûr.
07:31Est-ce que ça s'est bien passé pour vous aussi ?
07:33Et qu'est-ce que vous avez noté,
07:35vous qui manifestez depuis plusieurs jours maintenant,
07:38au-delà évidemment du nombre de forces déployées aujourd'hui,
07:4270 000 forces de l'or déployées,
07:44est-ce que vous avez par exemple remarqué
07:45un changement d'attitude ?
07:47Si vous me permettez déjà,
07:49avant de préciser que j'étais à la manifestation,
07:51ce qui est le cas,
07:51j'étais aussi au rassemblement de Trappes
07:53et j'aimerais aussi rendre hommage
07:55à la famille des victimes,
07:56à la petite aujourd'hui qui est en train de se battre.
07:59Et j'aimerais faire passer un message
08:00qui est pour moi très important
08:01parce que je me sentirais tellement hypocrite
08:03d'avoir la parole et de ne pas le faire.
08:05Mais c'est de dire,
08:05aujourd'hui,
08:06et je vais le dire comme je le pense,
08:07les Noirs et les Arabes de ce pays,
08:08les minorités de ce pays
08:09ne baisseront pas la tête face au racisme,
08:11ne baisseront pas la tête face à l'extrême droite
08:12qui aujourd'hui encourage ce climat délétère,
08:15encourage à mettre une cible
08:17sur le dos des minorités,
08:18notamment des Noirs,
08:19des Arabes, des Musulmans
08:20et de tous ceux dont ils rejettent la faute
08:25des conditions délétères aujourd'hui des Français.
08:26Ce n'est pas de leur faute.
08:28Par contre, aujourd'hui,
08:28leur discours tue.
08:30Et voilà, je me sentais obligée
08:31de le préciser aujourd'hui.
08:32C'est l'autre grande actualité
08:33de ces dernières 24 heures.
08:34Je prends aussi énormément à cœur.
08:35Cet attentat terroriste raciste.
08:37Nous avons reçu hier sur ce plateau
08:39le maire de Trappes
08:40et nous allons évidemment y revenir aussi
08:42tout au long de la soirée.
08:43Bien sûr, maintenant,
08:44je répondrai à votre question.
08:44Sur cette journée de mobilisation.
08:45Et la manière dont vous avez vécu les choses.
08:48Moi, déjà, j'ai été très étonnée
08:49et très fière du monde qu'il y avait.
08:53Étonnée parce qu'on entendait
08:54à longueur de journée
08:55que parce qu'il y avait la pluie,
08:56les gens allaient être moins mobilisés
08:57alors que ce n'est pas du tout le cas.
08:59On nous a mis des bâtons dans les roues
09:00en nous changeant de dernière minute
09:01le parcours
09:02et finalement,
09:03les gens étaient quand même au rendez-vous.
09:04Ça prouve bien qu'il y a une colère.
09:05Ça prouve bien que les gens sont là
09:06pour revendiquer leurs droits.
09:08Et donc non, franchement,
09:10toujours dans la joie,
09:10la bonne humeur.
09:11Ça a été formidable.
09:14Maintenant, moi, je ne dirais pas
09:15que ça a été un maintien de l'ordre
09:17réussi dès lors qu'il va falloir
09:19faire usage de la force.
09:20Ça n'a pas été, pour moi,
09:22en tout cas, un maintien de l'ordre réussi
09:23comme ce n'est pas le cas
09:24depuis le début, en fait,
09:25parce qu'on a encore eu
09:26des débordements,
09:27on a encore eu des CRS,
09:28des forces de l'ordre
09:29qui insultaient,
09:30parfois même de manière raciste,
09:31encore, toujours dans ce climat
09:33très délétère.
09:34On a entendu des sales bouignoules,
09:37enfin, vraiment...
09:38Des sales bouignoules,
09:39de la part de qui ?
09:39Des forces de l'ordre.
09:41Enfin, vraiment,
09:41à un moment donné,
09:42moi, je me dis,
09:43mais à quel point on a réussi
09:44à banaliser ce genre de choses ?
09:46Et donc...
09:46Alors ça, c'est pour un langage
09:48que vous,
09:48puisque nous n'y étions pas.
09:50C'est vraiment un témoignage personnel
09:51que je vous partage.
09:53Mais ce que je veux dire,
09:54c'est que mon témoignage personnel,
09:55ça vaut pour énormément de gens
09:56et énormément de personnes
09:57qui manifestent aujourd'hui
09:58et ce n'est pas normal.
09:59Pourquoi des interventions policières ?
10:01Voilà comment ceci est expliqué
10:04par le ministre de l'Intérieur
10:05qui est quand même revenu
10:06sur le fait que dans chaque cortège,
10:09il y a, je reprends,
10:10ces groupes des casseurs
10:11de l'ultra-gauche
10:12qui, en fait,
10:12se sont greffés aux manifestations.
10:15Écoutez-le.
10:16Les cortèges se sont bien passés.
10:18Les cortèges se sont déroulés,
10:19encadrés par les forces
10:20de sécurité intérieure.
10:22Les cortèges se sont bien déroulés.
10:23Mais comme nous l'avions anticipé,
10:25nous avons eu plusieurs constitutions
10:28de groupes à risque,
10:29de personnes qui se sont grimées,
10:32la plupart vêtues de noirs,
10:35militants de l'extrême-gauche radicale,
10:37de l'ultra-gauche
10:38et qui ont parfois fédéré autour d'eux
10:40des éléments ultra-radicaux.
10:43Donc, comme nous l'avions anticipé,
10:44à peu près dans chaque cortège,
10:46on a eu la constitution
10:47de ces groupes à risque.
10:49Juste un mot sur la forme,
10:50Thierry Arnaud,
10:51si on rembobine,
10:52il y a une semaine,
10:53on avait quand même le sentiment
10:55que c'était un autre homme
10:56qui parlait ce soir,
10:57un autre ministre de l'Intérieur.
10:59Oui, effectivement,
11:00je pense qu'on le sentait
11:01à la fois vigilant
11:02et soulagé quand même ce soir.
11:04Malgré tout,
11:06c'était assez clair
11:07dans le ton qu'il employait
11:09parce que le pire a été évité,
11:11évidemment,
11:12à l'échelle du pays.
11:12Alors, ça ne veut pas dire
11:13qu'il ne s'est rien passé.
11:15Il y a eu des commerces saccagés,
11:16on l'a dit.
11:17Il y a eu plusieurs bressés graves
11:18à la main,
11:19notamment à Clermont-Ferrand,
11:20à Toulouse,
11:21un blessé à l'œil à Poitiers.
11:23Ça veut dire qu'il y a quand même
11:24des gens qui ont vécu
11:25des journées dramatiques
11:27et qui, pour certains,
11:28ont vu leur vie changer aujourd'hui.
11:30Mais on peut dire que,
11:31globalement,
11:31à l'échelle du pays,
11:32le scénario catastrophe
11:34qui a été redouté,
11:36la perte de contrôle équivalente,
11:37voire encore pire
11:39que celle de la semaine dernière,
11:40rien de tout cela
11:41ne s'est produit.
11:43Et c'est donc, évidemment,
11:44une forme de soulagement
11:45qu'on a entendu
11:46chez les ministres de l'Intérieur.
11:47Cela dit,
11:48vous le disiez
11:49il y a quelques minutes,
11:50Alice,
11:50qui nous prévenait
11:51aux alentours de 20 heures
11:52que la journée est loin
11:53d'être terminée.
11:55Loin de là,
11:55disait-il.
11:56C'est le regard
11:58qu'on peut porter
11:59au moment où on se parle
11:59à 21h19.
12:00Mais, effectivement,
12:01cette journée
12:02n'est pas encore
12:02totalement terminée.
12:03Il faut rester prudent.
12:04Comment peut-on expliquer,
12:06Laurent Valdiguier,
12:07que, comme l'a dit
12:09le ministre de l'Intérieur,
12:10dans plusieurs cortèges,
12:11Nantes,
12:12Rennes,
12:12Bordeaux
12:12ou encore Paris,
12:13il y avait,
12:15effectivement,
12:15des casseurs de l'ultra-gauche
12:16qui ont réussi
12:17à se greffer au cortège ?
12:18Parce qu'il y en a toujours
12:19depuis 10 ans maintenant.
12:22Chaque fin de cortège,
12:24depuis 10 ans maintenant,
12:26est maillée d'incidents
12:27avec des groupes
12:28qui s'en prennent
12:30directement à la police.
12:31Mais c'est vrai
12:31qu'il suffisait
12:32de se promener
12:33dans Paris aujourd'hui,
12:34indépendamment des cortèges,
12:35pour voir à quel point
12:37Paris a eu peur.
12:40Des dizaines de magasins
12:41étaient
12:44emmurés
12:44derrière des grilles
12:45ou des vitrines
12:47de bois,
12:48que ce soit
12:49sur les Champs-Elysées,
12:50où il n'a jamais été question
12:51qu'il y ait une manifestation
12:51aujourd'hui,
12:52que ce soit
12:52rue de Rivoli.
12:54Et puis,
12:55la BRI,
12:56rendez-vous compte,
12:56Alice,
12:57était prépositionnée,
12:58place de la Concorde,
13:00avec des unités
13:02de Centaure,
13:03des camions
13:04de la gendarmerie.
13:06C'est dire
13:07à quel point
13:07Paris a eu peur.
13:08C'est dire
13:09à quel point
13:10le ministre de l'Intérieur
13:10était réellement soulagé.
13:12Oui,
13:12Jean-André Rodriguez.
13:13Au-delà de Paris,
13:14le gouvernement,
13:14parce que je pense
13:15qu'ils ont appris
13:16les leçons de leur fiasco
13:17de la semaine dernière
13:18et qu'ils sont complètement flippés,
13:19on ne va pas se mentir,
13:20parce que pour essayer
13:22de déstabiliser
13:22l'ensemble de la manifestation
13:23et toujours ne pas parler
13:24des revendications,
13:26parce qu'aujourd'hui,
13:27je suis désolé,
13:27je n'ai pas d'autres expressions,
13:28mais ils ont quand même
13:29ça cogne des genoux,
13:30ça claque des dents,
13:31on ne va pas se mentir
13:32que le gouvernement
13:32est complètement flippé.
13:34Mais est-ce que les gens
13:34ont des peurs ?
13:35Les gens qui manifestent
13:36ont des peurs ?
13:37Je voudrais juste réagir
13:38au propos de Laurent Nunez.
13:39Ah, c'est cool,
13:40ils se sont soulagés ce soir,
13:41mais quand est-ce qu'on va
13:42soulager aujourd'hui
13:42les Français ?
13:43Que tous ceux
13:44qui sont dans la souffrance,
13:45de les soulager un petit peu,
13:46d'écouter leurs revendications,
13:47de prendre contact
13:48avec les corps intermédiaires,
13:49de ne pas faire fi
13:50de l'ensemble de ceux
13:51qui ne sont pas contents aujourd'hui
13:52et de pouvoir peut-être discuter,
13:54mettre des propositions sur la table
13:55et surtout des solutions
13:55sur la table.
13:58Vous avez raison de dire
13:59que la solution,
14:00la réponse politique
14:01va très vite revenir
14:03sur le devant de la table,
14:04mais il y avait quand même
14:04une réponse sécuritaire
14:06à apporter par rapport
14:07à ce qui s'est passé
14:07la semaine dernière.
14:08On peut entendre
14:09que le ministre de l'Intérieur
14:10dise ce soir,
14:12soit satisfait,
14:12que ça se soit bien passé
14:13pour les commerçants vandalisés,
14:15pour ceux qui ont été violentés.
14:17On est d'accord ?
14:17Ça, on est d'accord,
14:18mais qu'ils se sentent soulagés,
14:19c'est une chose.
14:20Mais l'insécurité
14:21dans laquelle vivent
14:21les Français aujourd'hui,
14:22l'insécurité des étudiants
14:24aujourd'hui qui ont du mal
14:24à boucler leurs études
14:25et à étudier dans de bonnes conditions,
14:27quand est-ce qu'on s'en occupe ?
14:28Mais vous, du coup,
14:28vous n'avez pas le sentiment
14:29que vos revendications ont été...
14:31Les boucliers, les matraques,
14:32ce n'est pas ce qui va répondre
14:33aux Français aujourd'hui.
14:34Les yeux crevés, les mains arrachées,
14:35ce n'est pas ce qui va répondre
14:35aujourd'hui aux Français.
14:36Il faudrait peut-être
14:37à un moment donné
14:37qu'on se mette au boulot,
14:39d'engager des forces de l'ordre
14:40pour pouvoir apporter
14:41des solutions aux Français.
14:41Ce n'est pas là-dessus
14:42qu'on va gagner non plus.
14:43Justement,
14:43est-ce que vous avez quand même
14:44le sentiment, malgré tout,
14:45qu'aujourd'hui,
14:47vous avez pu être davantage écouté,
14:49davantage entendu,
14:50parce que ça s'est beaucoup mieux passé ?
14:52Les principaux messages
14:53passent par les médias.
14:54Alors, je suis désolé,
14:55aujourd'hui,
14:55je n'ai pas eu le temps
14:55de regarder l'ensemble des médias
14:57et de faire un petit peu
14:58la rétrospective
14:58de ce qui a pu être dit
14:59sur les plateaux.
15:00Hier soir,
15:01ça a été très compliqué
15:02de pouvoir justement parler
15:03des différentes revendications
15:04à la fois lycéennes
15:05et de l'ensemble des citoyens
15:06vivant dans ce pays.
15:07Ça a été fait en fin d'émission,
15:08ça a été compliqué,
15:09difficilement repris.
15:10Il faudrait peut-être
15:11qu'on s'y intéresse aujourd'hui
15:12et qu'on puisse inviter
15:13des personnes...
15:13C'est pour ça que je vous pose la question.
15:14Vous voulez quoi aujourd'hui ?
15:15Vous demandez quoi ?
15:16En tant que gilet jaune,
15:17par exemple ?
15:18Ou en tant que lycéen,
15:19je laisserai parler
15:20ma consoeur à côté ?
15:21En tant que citoyen ?
15:22Je ne sais pas.
15:23Augmenter le pouvoir d'achat,
15:24revaloriser les salaires
15:24et les pensions,
15:25réduire les taxes
15:25sur les carburants
15:26et les produits essentiels,
15:27renforcer la justice fiscale,
15:28développer la démocratie participative
15:30sur le référendum
15:30d'initiative citoyenne.
15:31Les propositions,
15:32on n'en manque pas.
15:33Ça fait 8 ans
15:33qu'on essaye de les gueuler
15:34dans la rue.
15:35Vous savez,
15:36aujourd'hui,
15:36on est en pleine période électorale.
15:37Nos voix,
15:38on vient de les chercher.
15:39Ah, nos voix,
15:39on en a besoin
15:40pour les mettre dans l'urne.
15:41Une fois qu'ils sont élus,
15:42nos voix,
15:42il faut la fermer.
15:43Et si on ose l'ouvrir,
15:44c'est un œil de perdu,
15:45une main d'arraché.
15:47Nos voix comptent si peu,
15:48au final.
15:49Et justement,
15:49est-ce qu'il ne faut pas
15:50attendre les prochaines élections ?
15:51Quelles promesses
15:52le gouvernement peut vous faire
15:53vu qu'il s'en va
15:54dans 6 mois ?
15:55Je ne sais pas
15:56quelles sont les promesses
15:56parce que les promesses
15:57n'engagent que celles
15:57qui les prononcent.
15:59Mais aujourd'hui,
15:59on peut promettre
16:00que celui qui se prendra
16:01pour le Messie
16:01à vouloir régler
16:02les problèmes des Français,
16:02ils se sont prévenus.
16:04Il a peut-être 6 mois
16:05pour se mettre à la page.
16:06Et si c'est pour compter
16:06sur des Édouard Philippe
16:07ou des Gabriel Attal
16:08qui ont mis la France
16:09dans cet état,
16:10qui a tellement énervé
16:11le peuple français
16:12et qui prétend aujourd'hui
16:13apporter des solutions
16:14alors que c'est la cause du problème,
16:15il faudrait peut-être
16:15se poser les bonnes questions.
16:16Et je ne crois en aucun Messie
16:17quel que soit le parti aujourd'hui.
16:19Sophia Tisaoui,
16:20je viens vers vous
16:20dans un instant
16:21parce qu'il y aura une rencontre
16:21prévue lundi
16:22avec le Premier ministre.
16:24Mais je voudrais
16:25qu'on parle quand même
16:25du fait que la semaine dernière,
16:27Dominique Rizet,
16:33entre l'ultra-gauche,
16:35les casseurs de l'ultra-gauche
16:36et des jeunes venus
16:37de banlieues.
16:39Qu'est-ce qui a fait
16:40que cette alliance
16:41n'a pas eu lieu aujourd'hui
16:42et qu'elle a pu être empêchée ?
16:44C'est le chiffre
16:44des interpellations par exemple ?
16:46Je ne sais pas
16:46s'il y a une alliance
16:47de circonstances.
16:48C'est un groupe
16:50qui passe avant l'autre,
16:52un qui suit l'autre.
16:53Aujourd'hui,
16:53ça ne s'est pas produit
16:54peut-être parce qu'il y avait
16:56plus de...
16:56Il y a déjà eu
16:57un traumatisme
16:58samedi dernier
17:00et je crois que
17:02il ne fallait pas le revivre.
17:04Donc, la semaine dernière,
17:05il y a eu une mauvaise évaluation
17:06de ce qui allait se passer
17:08par les services
17:09du renseignement,
17:10par le ministère
17:12de l'Intérieur.
17:12Moi, j'ai parlé
17:13d'amateurisme.
17:14C'est un peu violent
17:15mais je crois
17:16qu'on n'en était pas loin.
17:17En tout cas,
17:19le service d'ordre
17:20avait été sous-évalué.
17:2160 000 personnes,
17:23il y avait 70 000
17:24cette semaine.
17:2510 000,
17:25ce n'est pas beaucoup.
17:26Ce n'est pas tellement plus.
17:28Mais bon,
17:28c'était suffisant.
17:29Il y a eu ces engins blindés,
17:30des hélicoptères,
17:31des drones,
17:32beaucoup de drones aussi.
17:34Laurent disait tout à l'heure
17:35le déploiement
17:36de la BRI,
17:38leur aide,
17:38le GIGN,
17:41les soldats
17:42de Sentinelle
17:42qui étaient là.
17:43Alors, personnellement,
17:44ça, on en a parlé aussi,
17:45je ne vois pas très bien
17:46ce que vient faire la BRI,
17:47leur aide,
17:47le GI
17:48et Sentinelle
17:49dans des manifestations.
17:51ils n'ont rien à faire
17:51dans le maintien de l'ordre,
17:52ce n'est pas leur métier.
17:53Imaginez que Sentinelle
17:54se mette devant
17:54l'Assemblée nationale,
17:56que les manifestants
17:57réussissent à s'en approcher,
17:58qu'est-ce qui se passe ?
17:58C'est un drame
17:59parce que les soldats
18:00de Sentinelle
18:00sont capables
18:01d'aller au bout du monde
18:02en Afghanistan
18:03faire des choses incroyables,
18:05mais ce n'est pas à eux
18:06qu'il faut confier
18:07cette mission
18:09de rétablir l'ordre.
18:10Imaginez que 300 manifestants
18:12se précipitent vers eux,
18:13qu'est-ce qu'ils vont faire ?
18:14Je ne préfère même pas
18:16dire la suivi.
18:16C'est la méthode lunese.
18:18Elle avait déjà été appliquée
18:19au moment des Gilets jaunes
18:20quand ils avaient enlevé
18:21des postes de garde
18:22pour y mettre l'armée,
18:23pour mettre un maximum
18:24de policiers dans la rue.
18:25Ils étaient 98 000.
18:26On détient un triste record
18:27du nombre de policiers
18:28présents sur Paris.
18:29Ils avaient déjà délogé
18:31les postes de garde
18:31pour y placer l'armée.
18:32Donc on en revient
18:33au même contexte.
18:34Au final,
18:34rien n'a changé,
18:35si ce n'est pire.
18:37Le dispositif a été renforcé
18:39et je pense qu'il y avait
18:41moins de monde
18:41chez les casseurs,
18:43chez les manifestants.
18:43Il y en avait tout autant
18:44que la semaine dernière.
18:46Mais chez les casseurs,
18:48il y en avait moins.
18:49Anticipation d'ailleurs.
18:49Je pense que tout ça a joué.
18:51Anticipation,
18:51tout ça a joué aussi.
18:52Et puis ceux qui sont venus
18:53la semaine dernière
18:54qui se sont servis
18:54parmi les pilleurs,
18:56ça va très bien
18:56qu'il n'y avait plus grand-chose
18:57à piller aujourd'hui.
18:58Le parcours de la manifestation
19:00autorisée à Paris,
19:01même si c'était au dernier moment
19:02sur les grands boulevards,
19:04Laurent disait tout à l'heure,
19:05il y a un tramway
19:06et des immeubles
19:07en briques rouges
19:09de l'Opac HLM
19:11de la ville de Paris.
19:12Donc il n'y a absolument
19:13que ceux-là n'étaient pas là aujourd'hui.
19:15On est en direct de Marseille
19:17où un feu a commencé
19:21au niveau d'une barricade
19:22qui avait été mise en place
19:23par certains manifestants.
19:25On essaiera de retrouver
19:25notre reporter sur place
19:27dans un instant
19:28pour essayer de comprendre
19:28ce qui se passe
19:29alors qu'il y a eu
19:31en fin de journée,
19:32début de soirée,
19:33des pillages du côté de Marseille
19:34et aussi du côté de Paris
19:35mais sans commune mesure
19:36avec ce qui s'est passé
19:37évidemment la semaine dernière.
19:38Il faut le préciser.
19:39Nous avons un commerçant
19:40qui est avec nous,
19:41Antoine Delomès,
19:42gérant de l'atelier AMLO
19:43dans le 11e arrondissement.
19:45Je rappelle, Antoine,
19:46que votre boutique
19:48la semaine dernière
19:49avait été pillée,
19:50saccagée même.
19:52Vous aviez pris
19:53vos dispositions hier.
19:54Vous aviez carrément
19:55vidé toute votre boutique.
19:57Quel bilan
19:58vous faites aujourd'hui ?
20:00Comment ça s'est passé
20:01cette journée de samedi ?
20:03Oui, bonsoir.
20:04Écoutez, nous,
20:05ça s'est bien passé
20:06du côté de République.
20:07On n'a pas eu de casse,
20:08clairement.
20:09Ce matin,
20:09on était inquiets
20:10quand on a vu
20:12le changement d'itinéraire
20:14à la dernière minute.
20:15À un moment,
20:15on pensait
20:16que les manifestants
20:17allaient être éparpillés,
20:18ce qui aurait pu profiter
20:19aux casseurs.
20:20Mais finalement,
20:21ça s'est très bien passé
20:22de notre côté.
20:23Tant mieux,
20:23on est rassurés.
20:25Vous aviez barricadé
20:26votre boutique,
20:27Antoine,
20:28au-delà de la vidée ?
20:30Oui,
20:31on l'avait barricadé
20:32en plus de l'avoir vidé
20:33parce qu'il y avait
20:35le matériel
20:35et puis même
20:37l'incendie,
20:37les incendies,
20:38etc.
20:39Donc,
20:39on l'avait barricadé
20:40en plus.
20:41Bon,
20:42voilà.
20:42Écoutez,
20:42j'espère qu'on n'aura
20:43pas à le refaire.
20:44On attend de voir
20:45le 5 novembre
20:45ce qui va se passer
20:46mais d'ici là,
20:47on va essayer
20:48de retravailler correctement
20:49et on va essayer
20:50de ne pas se remettre
20:51dans cet état
20:52de magasins vides
20:54et barricadés,
20:54clairement.
20:55Vous reprenez
20:56le boulot lundi,
20:57Antoine ?
20:57Oui,
20:58on reprend lundi
20:59avec ce qui nous reste
21:01parce qu'on a eu
21:01quand même
21:01beaucoup de casses
21:02la semaine dernière
21:02mais en tout cas,
21:04c'est vrai que là,
21:05après ce week-end,
21:05on va remplir le magasin
21:07et repartir
21:07un petit peu comme avant.
21:09Vous vendez quoi
21:10dans cet atelier Hamelot ?
21:12Alors nous,
21:12on vend du textile
21:13et on personnalise
21:14du textile
21:15donc en fait,
21:16on a du textile
21:17qu'on peut retrouver
21:18rapidement,
21:18on a des machines
21:20aussi qui personnalisent
21:21qui ont été dégradées
21:21donc ça,
21:22ça va mettre
21:22un petit peu plus de temps
21:23et puis on va aussi
21:24avoir des difficultés
21:25sur tout ce qui a été cassé.
21:26On a une façade
21:27qui a été complètement dégondée.
21:29Ça,
21:30on a commencé
21:30à se renseigner
21:31mais c'est au moins
21:31deux mois
21:32pour remettre en état.
21:33Donc voilà,
21:34on va refaire
21:34comme on peut
21:35avec ce qu'on a
21:35mais on va faire le max
21:36dès lundi.
21:37Évidemment.
21:38Merci beaucoup
21:39Antoine Delemez
21:39pour votre témoignage
21:40et on vous souhaite
21:41évidemment du courage
21:42pour la suite.
21:44Nous sommes en direct
21:45du côté de Marseille
21:45avec notre reporter.
21:47Est-ce que vous pouvez
21:48nous expliquer
21:48ce qui est en train
21:49de se passer ?
21:53Oui,
21:54alors sur ces images
21:55vous voyez un important
21:56foyer d'incendie
21:57qui s'est déclaré
21:58au pied d'un immeuble
21:59dans une zone délimitée
22:01vous voyez par des barrières
22:02de chantier.
22:03On n'est pas loin
22:04du quartier de Noa
22:06ici à Marseille
22:08vous voyez les flammes
22:09qui atteignent
22:09plusieurs mètres de hauteur
22:10et un épais panache
22:11de fumée
22:12qui s'élève ici
22:13le long de la façade.
22:15On voit des voisins
22:16qui regardent par la fenêtre
22:17et vous voyez
22:18sur les images
22:18des dizaines
22:20de manifestants
22:21qui essaient
22:22donc de décrocher
22:24tout type d'objet
22:27là vous voyez
22:27des éléments
22:28de parking
22:29ou des poubelles
22:30pour ériger
22:32donc une barricade
22:34ici pour se protéger
22:37des forces de l'ordre
22:38des forces de l'ordre
22:39qui ne sont pas présentes
22:40sur place.
22:42Au total
22:43aujourd'hui à Marseille
22:44plus de 50 personnes
22:46ont été interpellées
22:4720 majeurs
22:4820 ont été placés
22:50en garde à vue
22:513 commerces
22:52ont également été pillés
22:54il faut rappeler
22:55tout de même
22:56que la manifestation
22:57avait débuté
22:58dans le calme
22:59et on va devoir reculer
23:02parce que
23:03la situation dégénère
23:05et on nous demande
23:06de...
23:08Merci
23:08il faut faire très attention
23:09parce qu'il faut aussi rappeler
23:10qu'à plusieurs reprises
23:11aujourd'hui
23:12les journalistes
23:12ont été ciblés
23:13lors des manifestations
23:14et notamment
23:15les équipes de BFM TV
23:16mais ces images
23:18elles racontent quelque chose
23:19est-ce que c'est ça
23:19le risque
23:20l'un des risques
23:21de cette soirée
23:22Laurent Valiguier
23:23et ce pourquoi
23:24le ministre de l'Intérieur
23:26a dit
23:26nous resterons vigilants
23:27tout au long de la nuit
23:28qu'il y ait des petits groupes
23:30comme ça
23:30d'éléments perturbateurs
23:32de casseurs
23:33qui se forment
23:34dans certaines zones
23:34où les forces de l'ordre
23:35sont absentes
23:36c'est exactement le risque
23:38c'est ce qui s'est passé
23:39à Paris la semaine dernière
23:40la semaine dernière
23:41le cortège à Paris
23:42s'est bien passé
23:43s'était bien déroulé
23:44et ensuite
23:45c'est après la dispersion
23:46du cortège
23:47Plage Clichy
23:47que des petits groupes
23:49se sont reformés
23:50sans qu'il y ait
23:51de grandes coordinations
23:52ou de grandes planifications
23:55ils se sont formés
23:56au son du canon
23:57comme on disait
23:58au moment des armées
23:59napoléoniennes
24:00vous savez
24:00là c'était au son
24:01de la grenade assourdissante
24:02vous vous dirigez
24:02vers un endroit
24:04et les groupes
24:05ont été en surnombre
24:07et là ce qu'on voit
24:08sur les images de Marseille
24:09c'est ça
24:09c'est des groupes
24:10qui sont en surnombre
24:12il n'y a pas de cortège
24:13il n'y a pas de force
24:14de l'ordre au contact
24:15et il n'y a pas de force
24:16de l'ordre
24:16parce que là à Paris
24:17vous voyez les consignes
24:18aujourd'hui à Paris
24:18c'est d'éviter
24:20toute constitution de barricade
24:22c'est exactement
24:23ce qui est en train
24:24de se passer
24:25les forces de l'ordre
24:26interviennent
24:26pour justement éviter
24:28qu'il y ait un point fixe
24:29un point de fixation
24:30ça c'est les consignes
24:32c'est d'éviter
24:33le plus vite possible
24:34la constitution de barricade
24:36de points fixes
24:36et donc là
24:37il y a une charge
24:38pour reprendre
24:39cette portion de rue
24:40Jérôme Rodrigues
24:41on entendait un commerçant
24:42il y a quelques instants
24:44de Paris
24:45qui nous disait
24:46qu'il allait rouvrir
24:46sa boutique lundi
24:47mais que ce qu'il craignait
24:49évidemment
24:49ce sont les prochaines
24:50manifestations
24:51le prochain rassemblement
24:52il me semble que c'est
24:53samedi prochain
24:54apparemment
24:55à l'appel des gilets jaunes
24:56c'est ça ?
24:56à l'appel des gilets jaunes
24:58après je ne sais pas
24:59aujourd'hui
24:59il y a une coordination
25:00de gilets jaunes
25:01qui prétend parler
25:02au nom des gilets jaunes
25:03moi je connais très bien
25:04les gilets jaunes
25:04je sais que cette coordination
25:06pose beaucoup de questions
25:07on est toujours assez libre
25:07on prend nos propres responsabilités
25:09sur les appels
25:10qu'on peut mettre en place
25:11il y a des gilets jaunes frondeurs
25:12parmi les gilets jaunes
25:13je ne dirais pas
25:13qu'il y a des gilets jaunes frondeurs
25:14je pense qu'aujourd'hui
25:15le gilet jaune est devenu une marque
25:16et qu'elle intéresse
25:18d'une façon ou d'une autre
25:19une marque médiatique
25:19qui permettrait peut-être
25:20de diaboliser aussi
25:21ceux qui portent le gilet jaune
25:23d'autres qui s'y intéressent
25:24parce qu'on sait
25:24qu'elle est porteur de messages
25:26et qu'elle peut aussi
25:27agglomérer pas mal
25:28de mécontents
25:31cette coordination
25:32je le dis très clairement
25:33pourquoi s'appeler
25:34coordination des gilets jaunes
25:35en sachant que j'en connais
25:36que deux qui en font partie
25:37à la rigueur coordination
25:38du 17 octobre
25:39pourquoi pas
25:40donc c'est vrai que c'est
25:41quelque chose qui pose
25:41beaucoup de questions
25:42moi j'ai beaucoup de retours
25:43vis-à-vis de certains référents
25:45ou d'initiateurs du mouvement
25:46de l'époque
25:46qui se posent la question
25:47sur cette coordination
25:48dans l'absolu
25:49elle essaye de faire le travail
25:50elle essaye de regrouper
25:51ça c'est peut-être
25:51le point positif
25:52qu'on peut lui donner
25:53maintenant sur cet appel du 31
25:54moi je l'ai dit moi-même
25:55sur une vidéo
25:56le combat se limitera pas
25:57juste au 17 octobre
25:59il faudra qu'il perdure
26:00parce qu'on a bien compris
26:01qu'on ne sera jamais
26:02en tout cas très peu entendu
26:03par le gouvernement
26:04pour pouvoir apporter
26:05des solutions
26:06moi je compte surtout
26:07beaucoup
26:07je pense plus sur cette date
26:09du 5 novembre
26:10qui aura peut-être
26:11la capacité de beaucoup
26:11à l'appel des syndicats
26:12à l'appel des syndicats
26:13certes
26:14après on est tous des travailleurs
26:15on est pour la plupart
26:16d'entre nous
26:16et je connais aussi
26:17des syndicalistes
26:18qui portent le gilet jaune
26:19qui sont dans l'idée
26:19du gilet jaune
26:20que cette journée
26:21soit beaucoup plus porteur
26:22de convictions
26:23de revendications
26:24et qu'il sera capable
26:26peut-être de beaucoup plus
26:26agglomérer du monde
26:28pour vraiment
26:29se faire entendre
26:30et je joins aujourd'hui
26:32tous les appels
26:33de mécontentement
26:33et toute cette union de colère
26:35qu'il pourrait y avoir
26:35aujourd'hui en France
26:36que ce soit le 31 octobre
26:37ou le 5 novembre
26:38Merci Jérôme Rodriguez
26:39d'avoir été avec nous
26:41Sophia Tizaoui
26:41vous restez sur ce plateau
26:43nous allons accueillir
26:44Otman Nasrou
26:45Xavier Iacovelli
26:46qui vont venir sur ce plateau
26:48Otman Nasrou
26:48secrétaire général
26:49des Républicains
26:50porte-parole de Bruno Retailleau
26:51et Xavier Iacovelli
26:52président du groupe
26:53Rassemblement des démocrates
26:54progressistes
26:55et indépendants
26:56au Sénat
26:57il faut expliquer
26:59ce qui se passe
27:00en ce moment
27:00à Marseille
27:02et qu'est-ce qu'il va falloir suivre
27:03très attentivement
27:05dans les heures
27:07qui viennent
27:07Dominique Rizé
27:08alors que je le rappelle
27:09Laurent Nunez
27:10qui a pris la parole
27:12c'était aux alentours
27:13de 19h30-20h
27:15a dit
27:16nous resterons vigilants
27:17tout au long de la soirée
27:18et tout au long de la nuit
27:19lorsqu'il dit que les dispositifs
27:20sont maintenus
27:21ça veut dire qu'il restera
27:23tel quel
27:23tout au long de la nuit
27:24même à Marseille
27:25à Paris
27:26dans chaque grande ville
27:27il y a un moment
27:28où les policiers
27:29finiront par s'en aller
27:30bien sûr
27:30une fois que les casseurs
27:32pardon
27:32je rectifie
27:34immédiatement
27:35seront partis
27:35oui le dispositif est là
27:37une partie du dispositif
27:39reste en place
27:40dans certaines villes
27:41je rappelle quand même
27:42qu'il y a beaucoup de villes
27:42dans lesquelles
27:43il s'est passé des choses
27:44aujourd'hui
27:45et notamment
27:46en fin de manifestation
27:49il y a eu des problèmes
27:50à Nantes
27:51à Paris
27:52à Lyon
27:53à Toulouse
27:53à Tours
27:54à Angers
27:56chez Dijon
27:57je ne sais pas si je l'ai dit
27:58à Grenoble
27:58400 black blocs
27:59qui commettaient
28:00des dégradations
28:01qui attaquaient
28:01les forces de l'ordre
28:03à Lyon
28:03ils étaient 300
28:04donc il faut que
28:05toutes ces personnes
28:06s'en aillent
28:07je parle bien
28:08et encore une fois
28:08des casseurs
28:09il y a eu 5 magasins
28:11pillés en tout
28:13j'ai envie de dire
28:13ces 5 magasins
28:15mais comparé
28:15à la semaine dernière
28:16450
28:16la semaine dernière
28:17combien ?
28:19donc les forces de l'ordre
28:21vont rester dans
28:22certaines villes
28:22oui
28:23et puis s'en aller
28:25au petit matin
28:26quand l'ordre
28:26sera rétabli
28:27et que les gens
28:30reviendront
28:30dans des villes
28:31et des quartiers apaisés
28:32mais pour revenir
28:33sur les images
28:34qui ne sont pas venues
28:35il y a quelques instants
28:36grâce aux équipes
28:36de BFM TV
28:37on voit par exemple
28:38cette rue de Marseille
28:39où une barricade
28:41est en feu
28:42avec
28:44pas de force de l'ordre
28:45dans cette rue
28:46aucun policier
28:47pas de manifestants
28:48non plus
28:48pas de manifestants
28:50mais des casseurs
28:51j'en veux
28:51pas de casseurs non plus
28:52Alice
28:53des personnes ont mis le feu
28:55à ce qu'on voit brûler ici
28:57à Marseille
28:57nous on a des équipes
28:58sur place
28:59qui sont allées
29:00directement
29:01évidemment
29:02près de cette barricade
29:04de ces objets
29:05qui brûlent
29:05mais vous remarquerez
29:06qu'il n'y a pas
29:07de casseurs
29:08qui sont en train de
29:09je me permets de vous interrompre
29:10Dominique
29:11parce que visiblement
29:12quelques minutes après
29:13nos équipes ont constaté
29:14qu'il y avait quand même
29:15des casseurs
29:16qui se sont enfuis
29:16qui les ont repoussés
29:17nos équipes
29:18qui les ont repoussés
29:19mais bon
29:19j'imagine qu'on ne peut pas
29:20quadriller toute la ville
29:21de Marseille
29:23mais en gros
29:23ce soir
29:24le dispositif marseillais
29:26comment il s'articule
29:27comment on s'organise
29:28dans ces moments-là
29:28on reste en place
29:30je vous rappelle
29:30qu'à 18h15
29:31Benoît Payan
29:32était rassurant
29:34il a parlé
29:35dans les caméras
29:36il a tenu un point presse
29:37il a parlé assez longtemps
29:38en disant
29:38on a encore
29:39quelques heures
29:40sporadiques
29:42il y avait chez nous
29:43avec les forces
29:44de l'ordre
29:45casseurs et forces
29:46de l'ordre
29:46mais il était plutôt rassurant
29:47nous avions à Marseille
29:497 unités de force mobile
29:50c'est-à-dire 7 fois
29:52à 90 à peu près
29:53hommes
29:54plus un centaure
29:55plus un canon à eau
29:56plus une centaine
29:58de policiers municipaux
30:00la manif s'est bien
30:01passée aujourd'hui
30:02pas comme la semaine passée
30:03et encore une fois
30:04il était rassurant
30:05il disait
30:06voilà
30:06on est au bout
30:07de cette journée
30:08c'est terminé
30:08bon
30:09visiblement
30:09ce n'est pas terminé
30:10on ne va pas non plus
30:11amplifier
30:13le problème
30:14ce sont quelques objets
30:16à lisse
30:16qui brûlent
30:17dans une petite rue de Marseille
30:18il n'y a pas de casseurs
30:20il n'y a pas de policiers
30:20nos journalistes
30:22vous me l'apprenez
30:23ont été écartés
30:24mais bon
30:26on n'est pas
30:27dans les heures
30:27de la semaine dernière
30:28cet incendie
30:29va être atteint
30:30par les pompiers
30:30et puis
30:32souhaitons-le
30:32et c'est comme ça
30:33que ça devrait se passer
30:33l'ordre va revenir
30:35ou la tranquillité
30:36dans les rues de Marseille
30:36Marine Tondelier
30:37bonsoir
30:38secrétaire nationale du parti
30:39les écologistes
30:40candidate à l'élection présidentielle
30:42est en direct
30:43avec nous depuis
30:44Énimbeaumont
30:44Marine Tondelier
30:45vous
30:46quel mot
30:47vous choisiriez
30:48pour qualifier
30:49cette journée
30:54détermination
30:54je vous dirais détermination
30:56parce que
30:56tout a été fait
30:57pour que cette journée
30:59soit une journée
30:59de relâchement
31:00en termes de mobilisation
31:02il y a eu
31:03l'intimidation
31:04la peur
31:04pour beaucoup de manifestants
31:05qui se demandaient
31:06si ça se passerait bien
31:07vu ce qui s'est passé
31:08la semaine dernière
31:09il y a eu
31:10cette prise de parole
31:11le président de la république
31:12qui appelle quand même
31:13à ne pas manifester
31:14en donner des restrictions
31:15très précises
31:16pour que les manifestations
31:17puissent être acceptées
31:18il y a les organisateurs
31:19qui ne lâchent rien
31:20qui déposent un parcours
31:21entre Bastille et Léaixion
31:22qui est accepté
31:22mais la préfecture
31:23qui finit par rétro-pédaler
31:25et hier vraiment
31:26en fin d'après-midi
31:27à moins de 24 heures
31:28de l'événement
31:29par dire finalement
31:29vous n'avez plus
31:30le rôle à la Bastille
31:30on va changer
31:31et mettre
31:33un parcours
31:34vraiment éloigné
31:35de ce dont on a l'habitude
31:37tout le monde se demandait
31:38un peu comment ça se passerait
31:39s'il y aurait du monde
31:40et puis voilà
31:41peut-être que c'était
31:41un test de détermination
31:43et si c'est le cas
31:44et bien je pense
31:44que nous l'avons réussi
31:46haut la main
31:46il y avait 800 000 manifestants
31:49en tout en France
31:49aujourd'hui
31:50c'est beaucoup
31:51c'est beaucoup
31:52vu les circonstances
31:53et je m'en réjouis
31:55vraiment
31:56et je ne sais pas
31:56ce qu'a fait
31:57la préfecture de police
31:58de Paris sur ce coup
31:59est-ce que c'était
32:00de l'impréparation
32:01est-ce que c'était
32:01du manque de respect
32:02dans les deux cas
32:03à leur niveau de responsabilité
32:05c'est un problème
32:06mais du coup
32:06est-ce que vous diriez
32:07que je précise
32:09que le ministère de l'Intérieur
32:10parle lui
32:11de 410 000 manifestants
32:12à l'échelle nationale
32:13vous dites 800 000
32:14ce sont les chiffres
32:15des organisateurs
32:16je voudrais rappeler
32:17ces autres chiffres
32:19mais j'ai envie de dire
32:20si on en est ce soir
32:25à se concentrer
32:26sur les divergences
32:27qui concernent
32:28les chiffres de la mobilisation
32:29c'est que c'est plutôt
32:29très bon signe
32:30puisqu'il y a en l'occurrence
32:32une semaine
32:32on n'en était pas du tout là
32:33à la même heure
32:34on est bien d'accord
32:37exactement
32:38mais avec tout le respect
32:39que je dois
32:39à Dominique Rizé
32:40c'est pas l'expert
32:41police-justice
32:42qui devrait être en plateau
32:43ce soir
32:43ou en tout cas
32:44pas tout seul
32:44moi j'aimerais
32:45que vous ayez
32:46un expert pouvoir d'achat
32:48un expert colère sociale
32:49qui vienne sur le plateau
32:50parler des revendications
32:51des manifestants
32:52parce que
32:52je vous écoute
32:53depuis tout à l'heure
32:54et je constate
32:54qu'on est sur les images
32:55de Marseille
32:56sur ce qui se passe
32:57en fin de cortège à Paris
32:58et je l'entends
32:59c'est du direct
33:00il y a beaucoup de téléspectateurs
33:01aussi qui ont envie de savoir
33:02qui suivent avec attention
33:03ces dossiers
33:04mais enfin
33:04on finit plus par ne parler
33:06que de ça
33:06pendant 12 heures
33:07on a parlé du changement
33:08de parcours
33:08et maintenant
33:09on parle des fins de cortège
33:11mais pas des revendications
33:13des lycéens
33:14et pas que des lycéens
33:15et des étudiants
33:16puisque vous avez vu
33:16qu'il y avait une vraie convergence
33:17des luttes
33:18tout le monde dans le cortège
33:19est solidaire
33:20je le dis
33:20des revendications
33:21des lycéens
33:22et des étudiants
33:23sur la fin de parcours sub
33:23sur les moyens d'enseignement
33:25sur le nombre de tables
33:26et de chaises suffisants
33:27dans les salles de cours
33:28ça paraît nécessaire
33:28sur la rémunération
33:29des professeurs
33:30mais maintenant
33:31dans les cortèges
33:31on parle énormément aussi
33:33de pouvoir d'achat
33:33de climat
33:34d'emploi
33:35de racisme aussi
33:36vu ce qui s'est passé
33:37hier à Trappes
33:38voilà
33:39on imagine en fait
33:40une autre société
33:41ensemble
33:41il y a beaucoup de détermination
33:43beaucoup de chaleur
33:44de convivialité
33:45beaucoup d'angoisse aussi
33:46mais pas de l'angoisse
33:47qui terrifie
33:48et qui tétanise
33:49de l'angoisse
33:50qui met en mouvement
33:51et qu'on arrive
33:52à dépasser ensemble
33:53pour construire quelque chose
33:54de plus grand
33:54en vue de la présidentielle
33:56vous savez aujourd'hui
33:57on a vu des militants
33:58de plein de partis
33:58qui peuvent être
33:59à ce stade concurrent
34:00pour la présidentielle
34:01mais qui marchaient ensemble
34:02et sans aller s'apaguer
34:04sans se tirer dans les pattes
34:05c'était vraiment beau
34:06et je voulais le dire aussi
34:07parce que c'est ça aussi
34:08les manifestations
34:09mais alors justement
34:10si on essaie de se projeter
34:12vous diriez ce soir
34:13que le ministre de l'Intérieur
34:14a fait le job
34:15et que les erreurs du passé
34:17sont oubliées ?
34:20Non
34:22Non je vais vous le dire franchement
34:23vous savez on a été convoqué
34:24à Matignon
34:25pour une réunion de 3 heures
34:26d'ailleurs on convoque
34:27tous les chefs de parti
34:28les présidents de groupe parlementaire
34:29et c'est Macron
34:30qui annonce cette réunion
34:31dans une allocution
34:31aux français
34:32donc voilà
34:33c'est une réunion
34:34qui me paraît importante
34:35quand on arrive
34:36monsieur Lecornu
34:36déjà nous dit
34:37que c'est une réunion technique
34:37ah bon
34:38si c'est une réunion technique
34:39pourquoi le président
34:40l'annonce à tous les français
34:41à 20 heures
34:41et pourquoi il convoque
34:42des politiques
34:43bon c'était un peu bizarre
34:44et après on a eu un powerpoint
34:45ce qui nous expliquait
34:46la doctrine française
34:47du maintien de l'ordre
34:47comme si on ne la connaissait pas
34:49ou alors qu'on ne l'avait pas
34:50bien comprise
34:50on l'a très bien comprise
34:51c'est juste qu'on n'est pas d'accord
34:52tout à fait
34:53et on nous explique
34:54que par exemple
34:55dans la doctrine française
34:56du maintien de l'ordre
34:57on évite que les parcours
34:59passent par exemple
35:00sur des ponts
35:01ou passent à proximité
35:02de voies ferrées
35:03et bien écoutez
35:04moi cet après-midi
35:05j'étais sur le trajet
35:07demandé par la préfecture
35:08de police de Paris
35:08j'ai défilé pendant deux heures
35:10sur une voie de tram
35:11qui est passée sur un pont
35:13surplombant la Seine
35:14puis à proximité
35:15de rails
35:15c'est-à-dire à peu près
35:16tout ce qui était
35:18interdit dans la doctrine
35:19ou déconseillé dans la doctrine
35:20du maintien d'ordre français
35:21donc déjà je m'interroge
35:23et puis
35:24voilà
35:24ce changement de cortège
35:25il y a quand même
35:26beaucoup de gens
35:26qui n'ont pas pu rejoindre
35:27les cortèges
35:27parce qu'ils n'ont pas eu
35:28le contre-ordre
35:29ils se sont couchés
35:30il fallait aller à Bastille
35:31moi quand je suis partie
35:32de chez moi
35:32à Inambeaumont ce matin
35:33pour aller manifester à Paris
35:34je suis partie de chez moi
35:35à 10h30
35:36je ne savais toujours pas
35:37s'il fallait que j'aille à Bastille
35:38ou à Porte d'Italie
35:39ça a quand même empêché
35:40beaucoup de gens
35:40de s'organiser
35:41et moi j'avais des copains
35:42qui habitent de l'autre côté
35:43du périph'
35:44c'est-à-dire en banlieue
35:45attention gros mot pour certains
35:46ça a été extrêmement difficile
35:48pour eux
35:48d'accéder à ce cortège
35:50je pense notamment
35:50à notre numéro 2
35:51du parti
35:51à Elissa Ghanmi
35:52qui habite à Ivry-sur-Seine
35:53et qui se faisait contrôler
35:55la ville était complètement
35:57mise sous cloche
35:59on sentait que c'était
36:00très protégé
36:01et c'était très difficile
36:01d'accéder au cortège
36:02c'était quand même un sujet
36:03là-dessus
36:03je vais faire réagir
36:05vous savez quoi Marine Tordunier
36:06je vais faire réagir
36:06l'expert Dominique Rizet
36:08c'est vrai que ces divergences
36:09au niveau du trajet
36:10du cortège parisien
36:12c'est toujours un plaisir
36:12c'est toujours un plaisir
36:14je le sais
36:16jusqu'à hier soir
36:17on s'est demandé
36:18si ça n'allait pas
36:19créer le trouble
36:20ces divergences
36:22ces allers-retours
36:23sur le trajet
36:24du cortège parisien
36:25c'était mal engagé
36:26hier soir
36:26et finalement
36:27au bout d'un moment
36:28ça a été acté
36:29décidé
36:29le cortège a été finalisé
36:31absolument
36:32c'était mal engagé
36:33mais bon
36:33les organisateurs
36:35ont tenu leurs manifestations
36:36et ont fait savoir
36:39aux manifestants
36:39que le lieu de rendez-vous
36:41ça n'était pas
36:42la place de la nation
36:44c'était la porte d'Italie
36:46et donc le message est passé
36:48même si quelques personnes
36:49jusqu'au dernier moment
36:50se sont trompées
36:52et comme le disait Laurent
36:53tout à l'heure
36:53que certains ont confondu
36:54la place d'Italie
36:55et la porte d'Italie
36:56mais encore une fois
36:58c'est vrai que
36:58la préfecture de police
37:00a vraiment traîné
37:01pour donner l'information
37:03au dernier moment
37:04peut-être que
37:05le drame de Trappes
37:07hier
37:07y était pour quelque chose
37:08qu'on a eu peur
37:10parce que
37:10parce qu'il y a des tensions
37:12et des choses qui se passent
37:13qui sont inquiétantes
37:14en marge
37:15en marge
37:16des manifestations
37:17et des événements
37:18et peut-être que Trappes
37:19en fait partie
37:20et donc
37:22ensuite
37:23les organisateurs
37:24ont été intelligents
37:25parce qu'ils ont tenu
37:26leurs troupes
37:26et troupes au bon sens du terme
37:28en leur disant
37:28c'est ici que nous allons
37:30et pas ailleurs
37:30et pas àilleurs
37:30– Sous-titrage FR 2021
Commentaires