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  • il y a 18 minutes
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Il faut revenir aussi, et on va évidemment continuer à parler de ces deux sujets, mais je voudrais qu'on
00:05revienne à 21h57 sur le bilan de cette journée de mobilisation,
00:08parce que les mots du ministre de l'Intérieur sont importants. Il a quand même dit ce soir que la
00:12vigilance allait être maintenue tout au long de la nuit.
00:16Xavier Iacovilli, on ne vous a pas encore entendu. Vous qui représentez donc le rassemblement des démocrates progressistes et indépendants
00:24au Sénat,
00:25quel bilan vous tirez de cette journée ? Est-ce que vous êtes soulagé ?
00:30Je suis soulagé déjà dans la mesure où les manifestants, qui ont des revendications légitimes, ont pu exercer leurs droits
00:37constitutionnels dans la sécurité pendant tout le long de ce cortège.
00:42Alors effectivement, on peut regretter, certains peuvent regretter que pour des raisons de sécurité, et parce que la question du
00:49droit de manifester,
00:50c'est aussi le droit d'être en sécurité pour manifester, et si la préfecture de police a fait le
00:54choix de changer au dernier moment le parcours,
00:59c'est aussi parce qu'il y avait des informations, certainement, qui devaient arriver, et qui pouvaient provoquer de l
01:05'insécurité sur le parcours initial.
01:06Et d'ailleurs, moi j'entends, et j'entends aussi pas mal sur les réseaux sociaux, parce qu'on m
01:11'interpelle aussi sur les réseaux sociaux,
01:12en disant « nous ne sommes plus dans l'état de droit, mais justement nous sommes dans un état de
01:15droit ».
01:16La préfecture de police a décidé le changement d'un itinéraire, les organisateurs ont saisi le juge des référés,
01:22le juge des référés a estimé que ça rentrait dans le droit constitutionnel, et donc il n'y a pas
01:27de sujet là-dessus.
01:28Et les organisateurs, en responsabilité, ont assumé le changement de manifestation,
01:33et vu le nombre de personnes qu'il y avait dans la rue, c'est plutôt une réussite pour les
01:36organisateurs.
01:37Donc je ne pense pas que le changement de parcours ait provoqué un problème.
01:43– J'insiste, soulagement quand même, ce gouvernement ne pouvait pas se louper aujourd'hui.
01:48– Mais vous savez, on ne pouvait pas se louper, le gouvernement ne pouvait pas se louper, pourquoi ?
01:51Parce que, vous l'avez rappelé tout à l'heure, mais il y a eu 2000 interpellations le week-end
01:57dernier,
01:57et c'est vrai que quand on dit qu'on maintient…
02:00– 1000 aujourd'hui, 385 la semaine dernière, beaucoup plus aujourd'hui.
02:04– 2000 en tout, 2000 en tout, interpellations, sur le 17 et le 18, parce que c'est deux jours,
02:09et c'est d'ailleurs pour ça qu'il est important que les dispositifs puissent rester aussi actifs,
02:14et ce soir et éventuellement demain, c'est qu'on a vu la semaine dernière, c'était sur deux jours,
02:19le cassage.
02:20Il y a eu 3000 commerçants qui ont été touchés.
02:24– On estime les dégâts matériels et les pertes d'exploitation à plus d'un milliard,
02:28sans rien que pour le week-end dernier.
02:30Donc on ne peut pas dire que c'est un épiphénomène,
02:32et qu'il n'y avait pas une réponse de sécuriser aussi les parcours des manifestants,
02:36de sécuriser les commerces, c'était nécessaire.
02:39Là, effectivement, les forces de l'ordre ont réussi, entre guillemets, le pari,
02:44et les manifestants également ont réussi à manifester et à revendiquer dans le calme,
02:49et je pense qu'on peut se satisfaire de ça.
02:51Par contre, on peut aussi noter, malgré tout, un certain nombre de pilleurs et de casseurs
02:55qui ne viennent que pour ça, et je ne suis pas sûr que lorsqu'on vient avec des jéricanes d
03:00'essence
03:00pour brûler les boutiques ou les mairies, ça soit une quelconque revendication
03:04pour ne pas reçu qu'un pouvoir d'achat.
03:05– Fin de journée sous tension, Paris sous haute surveillance également.
03:09Je vous remercie, Sophia Tisaoui, d'avoir été avec nous sur ce plateau.
03:13Vous pouvez nous voir la semaine prochaine après cette rencontre prévue avec le Premier ministre.
03:18On va accueillir Carlos Martens Bilongo, député LFI du Val d'Oise.
03:22Qu'est-ce que ça dit ? Pardon, Dominique Crisé, mais vous en avez vu d'autres.
03:26Qu'est-ce que ça dit, la manière dont ça s'est passé aujourd'hui ?
03:29On rappelle quand même 70 000 forces de l'ordre mobilisées.
03:33Journée beaucoup plus calme que la semaine dernière, ça veut dire quoi ?
03:36Ça veut dire qu'aujourd'hui, pour qu'une journée de manifestation en France se déroule bien,
03:40il faut que le pays soit sous cloche ?
03:42– Ça veut dire que l'État a pris la mesure du problème, la vraie dimension du problème.
03:48Oui, l'État sous cloche, c'est-à-dire que des lieux dans le cœur des villes ont été interdits
03:53d'accès.
03:54C'est pas rien, parce que ça prive une partie des citoyens aussi de leur liberté d'aller et de
03:59venir.
04:00Ça prouve donc qu'on a pris la mesure de tout ce qui s'était passé la semaine dernière.
04:06Et ce que décrivait M. Iacovelli, parce que c'est pas simplement 450 boutiques cassées,
04:12c'est 3 000 commerçants qui ont eu à souffrir de ce qui s'est passé,
04:16et pas seulement des blessés parmi les forces de l'ordre, je commençais par eux,
04:21et puis ensuite dans les manifestants également.
04:24Donc l'État a pris la mesure des moyens qu'il fallait mettre en place.
04:29Maintenant, j'ai peur de ce qui va se passer samedi prochain,
04:32ça va être une manifestation particulière, c'est Halloween.
04:36Donc je vous rappelle qu'on n'a pas le droit de paraître dans une manifestation,
04:39le visage masqué.
04:41Samedi prochain, c'est Halloween, manifestation.
04:43Le lundi, c'est un jour férié.
04:46Et puis après, il y aura encore le 5 novembre.
04:49Et j'ai la désagréable impression, comme vous me disiez, vous en avez vu d'autres,
04:52de revivre ce qu'on a vécu pendant les Gilets jaunes.
04:55Je me souviens que je suis venu m'asseoir et j'étais pas le seul.
04:58Loin de là, 28 samedis, dimanche, d'affilée, ici, 28.
05:04Et à chaque fois, on a raconté, on a vécu des horreurs,
05:09on a commenté des horreurs, on a commenté des violences,
05:12on a vu des gens pleurer, des commerçants pleurer,
05:15on a vu des manifestants blessés, on a vu des policiers blessés,
05:18des gendarmes boxer, boxer sur un pont à Paris.
05:21Souvenez-vous de cette image terrible.
05:25des politiques qui sont venus, qui ont essayé de trouver des solutions.
05:28Et puis finalement, on s'aperçoit que, quelques années plus tard,
05:32on revient au point de départ avec d'autres Gilets jaunes.
05:34– Mettez-moi, ça a été le début du prêt quoi qu'il en coûte,
05:38parce que c'est les Gilets jaunes qui ont commencé à faire en sorte
05:41que l'État a dû apporter des solutions, y compris financières,
05:45qui a agrévé aussi le déficit qui est maintenant catastrophique pour notre pays.
05:48Et je rappelle quand même que le taux d'intérêt à 10 ans qui vient de tomber,
05:51on est à 5,13, c'est un record.
05:54– Quoi qu'il en coûte, Gilets jaunes, quoi qu'il en coûte Covid.
05:56– Quoi qu'il en coûte, énergie, enfin on a eu du quoi qu'il en coûte
06:00pendant pas mal d'années maintenant, enfin presque 9 ans.
06:03Et donc oui, effectivement, maintenant on en paie les conséquences.
06:05– Est-ce qu'on se dirige vers ça, selon vous, 28 week-ends d'affilés de manifestations ?
06:10Il y avait beaucoup de monde aujourd'hui dans la rue, je le rappelle,
06:13malgré les craintes de débordement, malgré les interdictions,
06:17il y avait, on va rappeler les chiffres, 800 000 personnes selon la CGD,
06:20410 000 selon le ministère de l'Intérieur.
06:22Est-ce que selon vous, on s'inscrit dans quelque chose qui va durer,
06:24Hothman Nassrou ?
06:25– Peut-être, mais le sujet, ce ne sont pas les manifestations,
06:28c'est bien la violence.
06:29Si les manifestations se passent pacifiquement,
06:30on peut avoir des débats de fond, et j'espère qu'on les aura.
06:33Il y a une campagne d'ailleurs présidentielle pour cela,
06:34sur le pouvoir d'achat, sur l'avenir,
06:36il y a énormément de vrais sujets à aborder,
06:37et vivement d'ailleurs qu'on ait ce débat.
06:39Simplement ce qu'on oublie de dire,
06:41puisque la journée s'est mieux passée que la semaine dernière,
06:47on demandait l'état d'urgence, nous pensons qu'il faut quand même
06:49aller plus loin, et que cette situation…
06:51– Encore aujourd'hui, vous demanderiez l'état d'urgence ?
06:53– Mais moi je n'accepterais jamais,
06:55même les images qu'on voit en fin de parcours,
06:57en fin de cortège. Je crois qu'on s'est habitué dans ce pays
07:00à ces dégradations, à ces violences de fin de parcours,
07:02elles sont évidemment beaucoup plus limitées que la semaine dernière,
07:04c'est tant mieux, mais je ne vais pas non plus me réjouir
07:06que désormais dans notre pays, à chaque fois qu'il y ait une manifestation,
07:09il y ait, par exemple aujourd'hui à Paris, 500 casseurs.
07:12Je ne peux pas accepter qu'il y ait 500 casseurs.
07:14– Vous demandez l'état d'urgence, vous ne vous dites pas malgré tout,
07:18ça s'est quand même beaucoup mieux passé,
07:20on va essayer de calmer le jeu,
07:21et on va peut-être revoir un peu notre discours.
07:23– Madame Darfeuil, vous venez de dire vous-même
07:25que ça allait peut-être être inscrit dans la durée.
07:27Donc moi mon sujet, c'est de faire en sorte
07:28qu'on n'ait plus à nouveau de pillage,
07:30et qu'on n'ait plus de dégradation.
07:31Et j'aimerais simplement rajouter que contrairement à ce que dit…
07:33– Oui mais l'état d'urgence, ce n'est pas une mesure préventive,
07:35Haute-Mannes-Nassrou, si, c'est une mesure d'anticipation ?
07:38– Non, parce que c'est une mesure qui permet
07:40des perquisitions administratives,
07:41c'est une mesure qui permet des assignations à résidence
07:43pour les casseurs déjà identifiés,
07:45dont on sait qu'ils sont par exemple des black blocs, etc.
07:49– Ça a duré un peu deux jours.
07:50– Si vous me le permettez, ça a duré deux jours,
07:53et c'est pour ça que nous proposons aussi
07:54d'inscrire de manière plus pérenne un certain nombre de dispositifs,
07:57par exemple la loi casseur-payeur dont tout le monde parle,
07:59celle-là, il va falloir l'inscrire dans la durée
08:01pour qu'on, définitivement dans notre pays,
08:03nous n'ayons plus des individus qui profitent des manifestations,
08:06et d'abord pour les manifestants qui veulent s'exprimer pacifiquement,
08:10et bien ne soient plus pollués par ces individus
08:12qui sont des individus gueuleurs.
08:13– J'aimerais juste, si vous me le permettez,
08:15juste finir sur un point, parce que tout à l'heure,
08:16Mme Tondelier se félicitait du succès de la journée,
08:19elle a quand même oublié de dire, d'abord merci aux forces de l'ordre,
08:21on ne l'a pas entendu, je peux quand même le dire,
08:23c'est grâce à nos policiers, à nos gendarmes et à nos préfets
08:25que ça s'est bien passé, avant tout,
08:27et puis ensuite c'est la fermeté qui a marché aujourd'hui,
08:29cette fermeté qui n'était pas au rendez-vous la semaine dernière,
08:32cette fermeté dont Mme Tondelier et bien d'autres ne voulaient pas,
08:34les centaures qui ont été déployées,
08:36le discours très dur du ministre de l'Intérieur désormais,
08:39ça a permis de dissuader les pilleurs et les casseurs,
08:42et c'est tant mieux.
08:43– Avant de donner la parole à Carlos Martens-Bilongo,
08:46je voudrais qu'on fasse un point d'étape
08:47avec Laurent Valiguier, Dominique Crisé à 22h06,
08:51il est important de rappeler où on en est.
08:54Pour ceux qui nous regardent,
08:55pour ceux qui ont eu peur il y a une semaine,
08:58et qui se demandent s'ils peuvent se balader ce soir,
09:00tranquillement, en toute sérénité,
09:02à Paris, à Marseille, à Nantes, à Lille, à Montpellier,
09:05on en est où ce soir, Dominique Crisé ?
09:07– Dans la plupart des villes de province,
09:10la situation est redevenue, on est revenu au calme,
09:13il y avait tout à l'heure ce début d'incendie
09:17qu'on voyait dans une rue de Marseille,
09:19de mobilier, de carton,
09:23avec quelques manifestants, ou quelques casseurs,
09:26qui se sont enfuis,
09:28et des policiers qui n'étaient pas encore intervenus,
09:31ni les pompiers, on en était là.
09:33La situation, on revient vraiment au calme,
09:36je ne suis pas sûr qu'on puisse conseiller
09:38à ceux qui nous écoutent d'aller faire un tour en ville,
09:40ce n'est peut-être pas le moment,
09:42attendre demain matin,
09:43ça serait mieux, bien évidemment.
09:46On est, j'ai envie de dire, rassurés,
09:49parce qu'en début d'après-midi,
09:52on a vu ces manifestations qui se déroulaient bien,
09:54et puis ça commence à partir en fin de manifestation,
09:59un peu à Lyon, un peu à Marseille, à Nice,
10:02et puis la grosse manifestation de Paris
10:04que Laurent a vécue puisqu'il était là-bas dans la manif,
10:08a fini, elle aussi, à la fin du cortège,
10:13quand tout le cortège s'est rassemblé,
10:15parce qu'il a mis longtemps à arriver à la porte d'Italie.
10:19Après, il y a eu des casseurs qui sont arrivés là aussi.
10:22– Indépendamment.
10:24– Valdiguet, qui nous parviennent en direct,
10:26trois commerces pillés, des interpellations.
10:29– Et puis une fin de cortège, 51 interpellations, c'est ça.
10:34– 51 interpellations, 20 gardes à vue,
10:36le maire de Marseille, qui quand même, la semaine dernière,
10:39avait poussé un coup de gueule en disant qu'il s'était senti abandonné
10:42par le gouvernement, explique qu'à la fin de la journée,
10:45plusieurs groupes d'individus ont tenté de se livrer à des pillages
10:47en différents secteurs de la ville, la police municipale,
10:50le bataillon de marins-pompiers interviennent aux côtés de la police nationale.
10:54Et je demande surtout à l'ensemble des Marseillais
10:55de rester prudents ce soir.
10:57– Et trois commerces pillés à Marseille.
10:59– Oui, c'est ça.
11:00Mais indépendamment du volet sécuritaire que Dominique vient de faire,
11:04pour moi, le volet, le bilan de la journée,
11:08pour revenir sur votre idée de cycle,
11:10c'est qu'il y avait énormément de monde dans la rue.
11:15Avant que ça se passe mal en fin de cortège,
11:18à Paris, il y avait, d'après la préfecture, 110 000 personnes.
11:21Si on fait des constatations, il y en avait au moins 150 000,
11:24vu les 5,5 km du trajet.
11:26Il y avait beaucoup de monde à Marseille.
11:27Il y a eu du monde aussi dans des villes,
11:30comme à Lyon, où tout rassemblement était interdit,
11:32parce que c'est aussi la nouveauté de la journée d'aujourd'hui,
11:34c'est qu'il y avait des endroits où c'était interdit de manifester.
11:37Et donc, les lycéens ont fini leur cycle samedi dernier,
11:44puisque, souvenez-vous, une des grosses erreurs d'appréciation
11:47du gouvernement de la semaine dernière,
11:48c'était de dire, les lycéens, c'est fini.
11:51C'est pour ça qu'ils ont mal anticipé la situation de samedi.
11:53Mais aujourd'hui, pour la deuxième fois consécutive,
11:57donc à craindre pour une troisième et une autre,
11:59alors que Paris était sous cloche.
12:01Indépendamment du cortège, il fallait voir les vitrines fermées.
12:04C'est le début d'un autre cycle, apparemment,
12:07auquel on assiste.
12:08Carlos Martins-Bilongo, je reprends les mots de M. Nassron.
12:13C'est la fermeté qui a marché aujourd'hui.
12:17Vous, comment vous avez vécu cette journée ?
12:19Et quel bilan vous en dressez ce soir ?
12:22Déjà, je pense que beaucoup de Français se sont levés en deuil.
12:26Je ne me suis pas encore exprimé sur le sujet.
12:28Moi, je suis endeuillé par ce qui s'est passé à Trappes.
12:31J'apporte mon soutien aux parents du jeune qui est décédé,
12:36à l'ensemble des Trappistes et à l'ensemble des Français et Françaises
12:40qui sont accabés par ce qui se passe.
12:43Parce que je prends juste un exemple.
12:46Vous avez le père de ce jeune homme qui est décédé.
12:5026 ans.
12:51Et son père était, M. Boulema, un militant des Black Dragons.
12:55C'était un groupe d'autodéfense contre les skins
12:57qui s'attaquaient aux Noirs et aux Arabes dans les années 90 à Paris.
13:02Son père, du coup, a milité en autodéfense pendant des années.
13:07Et pour qu'en 2026, son fils décède des balles d'un militant d'extrême-droite,
13:17d'ultra-droite, qui avait le bouquin Mein Kampf chez lui.
13:21Même personne, selon le Monde, a exprimé ces mots-là.
13:24Il a dit qu'il a vengé les commerçants qui se sont fait piller le 17 octobre.
13:31C'est consultable sur l'article du Monde.
13:33Oui, alors nous, je précise que nos services, notre service n'est pas en mesure de...
13:38On ne reprend pas ça, nous, on n'a pas confirmation.
13:40On n'a pas confirmation de cet imprimé.
13:41D'après le Monde, c'est ce qui a été notifié dans l'article du Monde.
13:43D'après le Monde.
13:44D'accord.
13:46On vit une séquence où il y a beaucoup de mobilisation d'habitants et habitantes,
13:50des gens qui se lèvent, des lycéens, des lycéennes, des chômeurs, des gens désactifs,
13:54des syndicalistes.
13:55Moi, je remercie la CGT et l'ensemble d'inter-syndicales
13:58qui ont fait des services d'ordre pour l'ensemble des manifestations.
14:01Si les gens, malgré les images qu'on leur a renvoyées, sont allés par milliers
14:06dans les rues de Paris et d'autres...
14:08Moi, j'étais à Caen aujourd'hui parce que j'avais un engagement sur la ville de Caen.
14:10Il y a eu des milliers de personnes.
14:12Plus de 15 000 personnes à Caen qui ont manifesté.
14:13C'était un rassemblement autorisé, pour le coup ?
14:15Autorisé, oui, autorisé.
14:17Il y a eu des itinéraires qui ont été cassés.
14:20Et c'est encore irresponsable de changer un itinéraire.
14:23Moi, je pense aux commerçants qui sont entre Nation et Bastille,
14:27qui ont barricadé leur boutique.
14:29Et ensuite, on entend finalement que ça change chez Porte de Vincennes,
14:33boulevard d'Italie.
14:34C'est inacceptable.
14:36C'est inacceptable.
14:37Mais les gens sont révoltés parce qu'il y a trop d'investissements.
14:40Mais vous dites que c'est inacceptable, mais c'était pour trop pécher.
14:42Vous avez raison pourquoi ça a été changé ?
14:44Avant de dire que c'est inacceptable.
14:46C'est inacceptable sur un itinéraire.
14:47Mais est-ce que vous savez pourquoi ça a été changé ?
14:50C'est une impréparation totale.
14:51Ça a été d'ailleurs validé par le juge.
14:52Est-ce que vous pouvez le dire ?
14:54Monsieur le sénateur, ne nous coupez pas, je ne vous pas couper.
14:55C'est bien de répondre.
14:55Merci beaucoup.
14:57Mais est-ce que ça n'a pas été modifié pour protéger un maximum de gens, justement ?
15:00Mais alors pourquoi ça a été modifié ?
15:02Vous exposez les commerçants qui sont sur le boulevard d'Italie et de Vincennes.
15:08À ce moment-là, vous les mettez en difficulté également
15:09parce que ces commerçants-là, ils ont la préformation le soir même.
15:12Comment ils se préparent le matin même pour mettre un bardage dans l'orbitré ?
15:15Il n'y avait pas une logique sécuritaire quand même, Laurent Valvillier, là-dessus ?
15:18C'est vrai qu'il n'y a eu aucun magasin cassé sur ce trajet.
15:23Il y en a très peu sur ce trajet.
15:24Oui, mais dans tous les cas, on ne met pas en difficulté des commerçants comme ça.
15:27Ce que dit M. Millongot, c'est pourquoi on considère que les commerçants de cet axe-là
15:32seraient plus susceptibles de faire face à des débordements plutôt que d'autres ?
15:37C'est vrai.
15:37On n'a pas changé l'itinéraire la veille pour le lendemain.
15:40Ça met les gens en difficulté.
15:41Les personnes qui n'ont pas la formation, on peut être à l'autre point.
15:43Ensuite, il va y avoir la police, etc.
15:45Ensuite, M. Mastro, ce n'est pas la fermeté.
15:47Ce n'est pas la fermeté.
15:48Il faut des réponses politiques.
15:50Et vous le savez très bien.
15:51Il n'y a pas eu de réponse politique.
15:52Ça s'est mieux passé que la semaine dernière.
15:54Donc, c'est bien qu'il y ait des choses qui ont changé.
15:55Qu'est-ce qui a changé ?
15:56Demandez au maire de Marseille.
15:57Qu'est-ce qui a changé ?
15:59Qu'est-ce qu'il a dit au maire de Marseille ?
16:00Plus de policiers, plus de policiers.
16:02Le maire de Marseille, la semaine dernière, qu'est-ce qui s'est passé à Marseille ?
16:06Il a regretté qu'il ne s'est passé, il n'est pas été assez présent.
16:08Il a dit, j'ai les images.
16:10Il a dit, si le ministère de Marseille ne se dépasse pas à Marseille, je montrerai les images.
16:14Et vous verrez ce qui s'est passé.
16:15Il y a eu plus de fermeté aujourd'hui.
16:16Ce n'est pas que une fermeté, c'est juste d'organiser les choses.
16:20Nous sommes, la France, un grand pays qu'on chérit tous ici, j'espère, autour de table.
16:24Tout le monde veut la meilleure des choses pour la France.
16:26Mais à un moment donné, on peut quand même organiser des manifestations.
16:29On a réussi à recevoir le pape en France.
16:31Ça s'est bien organisé.
16:32On a fait les JO en France.
16:33Ça s'est bien organisé, les JO en France.
16:34Ça vous dérange qu'on puisse avoir de la fermeté face aux casseurs et aux pillons ?
16:38Mais où est le mal ?
16:39Je crois que vous avez besoin de revenir sur ce point.
16:41Le pape.
16:42Il y a eu plus de policiers, il y a eu plus d'équipements et des instructions différentes.
16:45Ce n'est pas une question de fermeté.
16:46Parce que moi, je parle déjà d'un pays où nous sommes endeuillés.
16:49Ce n'est pas de la fermeté.
16:50Ce n'est pas le sujet.
16:51C'est qu'on sait, dans notre pays, organiser des manifestations.
16:55Moi, on se fait convaincre qu'on sait le faire.
16:56Et malheureusement, aussi, je suis convaincu que l'exécutif ne sait pas le faire.
16:59Ça ne date pas d'aujourd'hui ni d'hier.
17:02Vous-même, vous avez dit que les JO étaient organisés correctement.
17:06Arrêtez, c'est le sénateur de me couper.
17:08Laissez-le terminer.
17:10Vous dites tout une inverse.
17:11Monsieur le sénateur, ne vous plaît pas, s'il vous plaît.
17:12Merci.
17:12D'accord, monsieur le député.
17:14Vous avez vu l'exemple de la Champions League.
17:17Quand les gens sont rentrés sans billets.
17:20On n'arrive pas à organiser correctement des événements.
17:23Et à chaque fois, c'est cet exécutif qui est le vôtre.
17:25Sauf la venue du pape, monsieur Bilongo.
17:27La venue du pape, les JO, ça a été un succès.
17:30Oui, mais on continue le French-Bashing.
17:32Il a raison de soulever ce point, vous répondez.
17:34Vous répondez quoi à ça ?
17:36Il faut avoir l'esprit critique.
17:37Ce n'est pas le French-Bashing.
17:37C'est de comprendre que les choses, quand ça va mal,
17:39il faut dire que ça va mal, il faut s'améliorer.
17:41Mais on l'a reconnu.
17:44Le ministre de l'Intérieur a reconnu un échec la semaine dernière.
17:46Nous avons des difficultés à organiser des événements,
17:49même des simples manifestations.
17:52Quand les gens se déplacent,
17:53moi j'ai rencontré des gens à Caen
17:54qui ont manifesté avec leurs enfants.
17:56Mais donc, est-ce que vous diriez ce soir
17:58que cette journée de mobilisation est un succès ?
18:01C'est un succès par rapport à la mobilisation
18:02parce que quand vous voyez des images comme ça,
18:05ça démotive les gens à aller manifester normalement.
18:07Mais les gens se déplacent quand même
18:08parce que la colère est profonde
18:10en termes de justice sociale,
18:12en termes d'équité,
18:13contre l'extrême droite aussi.
18:15Parce que les gens, quand ils viennent manifester,
18:16ils en ont marre de l'extrême droite.
18:18Ils en ont marre de l'extrême droite.
18:20Ils en ont marre de ce qui se passe.
18:21Il faut le comprendre, il faut l'entendre.
18:24Et, M. le maire Ali Rabel l'a dit hier,
18:27il y a une responsabilité des médias
18:29pour ce qui se passe dans la montée
18:30de l'extrême droite du pays.
18:31Oui, alors ça je sais,
18:32j'ai eu l'occasion d'en parler avec lui
18:34puisqu'il était sur ce plateau BFM TV,
18:37ce même média qu'il pointait du doigt.
18:39Mais voilà, l'idée encore une fois...
18:41Non, ce n'est pas vous qui l'a pointé du corps.
18:43C'est plusieurs jeunes, mais...
18:44Mais bon, peu importe.
18:44L'idée n'est pas de parler de ceux qui ne sont pas là.
18:47Je déteste ça.
18:48Thierry Arnaud, ce soir, vigilance maintenue,
18:51mais on a quand même senti une certaine satisfaction,
18:54voire du soulagement du côté du ministre de l'Intérieur.
18:57Ok, soit.
18:58Sauf que, maintenant, il va falloir se projeter sur la suite.
19:02Il y a déjà deux autres journées de manifestation.
19:04Oui, cette journée, d'un point de vue politique,
19:07elle n'a rien résolu.
19:08Elle a permis d'éviter un scénario catastrophe.
19:10Mais la mobilisation a été très forte.
19:13Ça s'envoie un message très clair au gouvernement,
19:15avec la perspective d'une nouvelle mobilisation samedi prochain, le 31,
19:19et puis surtout, cette grande journée de manifestation
19:22qui est prévue le 5 octobre.
19:23Concrètement, qu'est-ce que ça veut dire, Alice ?
19:25Ça veut dire que le gouvernement, il a une dizaine de jours devant lui
19:27pour trouver des réponses,
19:29à commencer par les étudiants qu'on va recevoir demain,
19:32dans un contexte politique extrêmement compliqué,
19:35parce que le président de la République, aujourd'hui,
19:37n'a plus de capital politique.
19:38Il est à 15% de bonnes opinions dans les sondages.
19:40Il n'a pas de majorité à l'Assemblée nationale.
19:42Il n'a pas de moyens financiers pour répondre
19:45à des demandes des 10 milliards que lui réclament les lycéens,
19:50les mesures de pouvoir d'achat que lui réclament
19:52ceux qui sont dans la rue aujourd'hui,
19:53donc avec des marges de manœuvre extrêmement compliquées.
19:56Pour autant, il a une obligation de produire
19:58un certain nombre de décisions, me semble-t-il,
20:00lui et le gouvernement, dans une dizaine de jours.
20:03Alors, demain, premier chapitre avec...
20:05Pardon, plutôt lundi, avec la réunion avec les lycéens.
20:10Tout le monde est en train de penser à Parcoursup.
20:12Pourquoi ? Parce que, un, lorsqu'il a reçu les lycéens,
20:15vendredi, le président de la République a évoqué
20:17la perspective d'une renfonte en profondeur de ce système,
20:21passer de la renfonte en profondeur à la suppression,
20:24ce n'est pas un pas supplémentaire considérable.
20:26Et par ailleurs, Parcoursup, même si c'est très compliqué à changer,
20:30pardonnez-moi de le dire comme ça,
20:32mais ça ne coûte pas grand-chose
20:33par rapport à des mesures de pouvoir d'achat
20:35qui vont être beaucoup plus difficiles à financer.
20:38En tout cas, il y a un message de mobilisation fort
20:41qui est envoyé aujourd'hui,
20:42auquel le gouvernement va devoir répondre
20:44par des gestes concrets dans les jours qui viennent.
20:46– Si on en revient au maintien de l'ordre,
20:48Laurent Valéguier, on le rappelle,
20:5070 000 personnes, 70 000 forces de l'ordre
20:53mobilisées ce soir.
20:55Détention, certes, à la fin des cortèges,
20:59quelques pillages du côté de Marseille,
21:00du côté de Paris.
21:02Mais globalement, ça s'est beaucoup mieux passé.
21:04Ça s'est beaucoup mieux passé
21:05parce qu'il y a eu plus d'anticipation.
21:07Le ministre de l'Intérieur l'a dit.
21:09Mais au-delà de ça, expliquez-nous
21:10ce qui s'est joué en termes de maintien de l'ordre.
21:14Qu'est-ce qui a été fait différemment aujourd'hui ?
21:16– Aujourd'hui, c'était une journée classique.
21:18Il y avait un départ de cortège,
21:20une fin de cortège,
21:21et pendant tout le chemin du cortège,
21:24un encadrement.
21:25Donc, il n'y a pas eu de débordement.
21:27Le cortège s'est cantonné à Paris,
21:30d'abord de la place d'Italie,
21:32puis à la porte d'Italie,
21:33puis à suivre les maréchaux.
21:34est arrivé, à son point d'arrivée,
21:37la porte de Vincennes,
21:39et s'est dispersé.
21:40Alors, il s'est dispersé dans les lacrymogènes
21:43et dans les grenades assourdissantes,
21:46plus le canot à eau.
21:48Mais c'est un classique des manifestations
21:50depuis 1986.
21:52Et il sait,
21:53parce que c'est le rôle de la police,
21:54à la fin du cortège,
21:55c'est d'abord d'encadrer les manifestants,
21:58les protéger, dit la police,
22:00mais de les encadrer en tout cas,
22:01pour ne pas qu'ils dévient du cortège.
22:03Et puis ensuite, les disperser.
22:04Vous savez, c'est comme un fleuve, une foule.
22:07Il y a un grand courant.
22:09C'était très impressionnant,
22:11parce qu'il y avait beaucoup de monde.
22:12Moi, je pense que la journée de trappe,
22:13le drame de trappe d'hier a mobilisé.
22:15Les gens sont descendus dans la rue aussi pour ça,
22:18parce qu'à la surprise générale,
22:20il y avait au moins 150 000 personnes dans Paris.
22:22À la surprise générale, je dis bien.
22:24Et ensuite, ça s'est dispersé
22:27de façon par petits ruisseaux
22:30autour de cet endroit-là.
22:31La semaine dernière, ce qu'il faut voir, Alice,
22:33c'est que tout ce qui s'est passé la semaine dernière
22:35n'aurait jamais dû se passer
22:37en termes de maintien de l'ordre.
22:38La semaine dernière,
22:39il était une journée anormale
22:41à tout point de vue.
22:42Le cortège était mal encadré.
22:44D'entrée de jeu, le cortège s'est dispersé,
22:46puisque comme il y a eu des tirs,
22:49des jets de grenades,
22:49en tout cas, il y a eu des affrontements
22:52au point de départ.
22:53Le point de départ,
22:54il y a eu le cortège normal,
22:56mais ensuite, ça s'est dispersé tout de suite
22:57dans le centre-ville de Paris.
22:59Rien n'allait.
23:00Le dispositif n'allait pas.
23:01Et ensuite, les gens se sont retrouvés
23:03de façon sauvage
23:05en plein centre de Paris.
23:06Donc, rien n'allait la semaine dernière.
23:08La semaine dernière,
23:08il était une journée tout à fait anormale
23:10sur lequel une enquête parlementaire
23:12devra apporter la lumière.
23:14Pour faire mieux,
23:15il fallait faire totalement différemment.
23:17On marque une pause.
23:18On se retrouve dans un instant
23:19avec un document BFMTV,
23:21des images d'un pillage,
23:24d'un supermarché du côté de Marseille
23:27puisqu'il y a eu des pillages
23:28en fin de journée
23:29dans la cité fosséenne.
23:30On vous montre ces images
23:31dans un instant.
23:32A tout de suite.

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