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Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Puisque vous allez tous sur les questions trop dramatiques, typiquement sur le SMIC, demain il y a une conférence sociale,
00:07le gouvernement devrait faire des annonces pour essayer de répondre à ces milliers de personnes qui ont encore manifesté samedi.
00:13Et ce qui se profile donc c'est une augmentation du SMIC au 1er décembre qui irait donc au-delà
00:19de 1500 euros net finalement, donc un peu plus loin que prévu.
00:23Il y a aussi un message qui est passé clairement au patron pour qu'il se mette d'accord lors
00:28de cette conférence sociale et si jamais il y a des engagements qui sont pris, le gouvernement est prêt à
00:33prendre sa part.
00:33Mais déjà sur le SMIC, au-delà de 1500 euros net, on n'a pas le chiffrage définitif mais est
00:39-ce que vous dites...
00:39Ça fait 25 euros de plus.
00:40Oui.
00:40Mais est-ce que ça fait 25 euros de revenus disponibles nets en plus ? Parce que vous savez qu
00:45'en réalité quand on augmente le SMIC, on baisse la prime d'activité, on a moins d'aide au logement.
00:51Et donc si en réalité on veut que le revenu net disponible du salarié soit de 25 euros de plus,
00:58il va falloir mettre beaucoup plus d'argent.
01:00Donc moi j'aimerais effectivement...
01:01J'ai le sentiment que c'est plus que 25 hein Thierry Arnault, c'est ce que disait M. Vacheron
01:04tout à l'heure, il parlait plutôt de 30 euros.
01:05Oui alors on a bien compris que ça serait plus que 25, que ça serait au-delà de 1500.
01:10Après ce qu'on ne sait pas dire c'est combien.
01:12Ce qu'on peut dire c'est que le scénario si j'ose dire 1700 euros est clairement exclu.
01:18Jean-Pierre Farando le dit ce matin dans les colonnes de la Tribune Dimanche, il considère qu'à 1700 euros
01:23de SMIC, dit-il, on détruit 230 000 emplois, donc c'est hors de question.
01:28Donc on sera quelque part dans cette fourchette et si on comprend ce que dit le ministre, beaucoup plus près
01:33des 1500 que des 1700.
01:34Alors évidemment vous avez chacun vos programmes et on a entendu les grandes lignes des vôtres typiquement.
01:40Mais est-ce que là, en l'espèce, dans le contexte actuel, alors qu'il faut des réponses à court
01:43terme, vous dites suffisant ou pas ?
01:46Si ça va au-delà de 1500 ?
01:48Je pense que ce n'est pas une bonne idée.
01:49Prisca Tevenot.
01:50Non mais on ne va pas dire qu'il ne faut pas le faire.
01:52Même si c'est 25, 30 euros, c'est déjà ça, mais ça ne sera clairement pas suffisant.
01:56Ça ne sera pas suffisant pour les personnes qui sont déjà au SMIC, parce que ça continue à les tanker.
02:00Et ça ne sera pas suffisant, voire inaudible, pour tous les autres.
02:03Parce que rappelons que la majorité des salariés dans notre pays ne sont pas au SMIC, mais ne sont pas
02:08non plus des personnes qui roulent sur l'or et qui finissent correctement les fins de mois.
02:12Parce que si on a réussi, jusqu'en 2024 en tout cas, à résorber le chômage de masse, reste la
02:16question du salaire.
02:17Et sur le salaire, il y a quelque chose qu'on peut faire assez simplement, si on a un peu
02:21de courage politique et qu'on veut faire des réformes, c'est réduire la différence entre le net et le
02:25brut.
02:25Et là-dessus, le gouvernement dit, j'attends des engagements des entreprises, engagements salariaux forts.
02:31Et s'il y en a, il y aura un des gels, des exonérations de cotisations patronales, dont le gel
02:37est prévu d'ailleurs dans le budget.
02:38Donc ça, on le sort déjà du budget.
02:40Et il y aura aussi la compensation, c'est très compliqué, mais la compensation de la prime d'activité, elle
02:46sera prise en charge par le gouvernement.
02:49Oui, l'idée, c'est vraiment de réduire l'écart entre le brut et le net sur les bulletins.
02:52Pour le coup, ça répond à ça.
02:54J'entends très bien, mais en fait, on vient de sortir du budget.
02:56Moi, je n'ai pas de sujet.
02:57Et il faut qu'on soit très technique aussi.
02:58Et parce que c'est aussi important d'être dans un moment de transparence.
03:01Parce que les gens qui sont en train de défiler, qu'on voit sur l'image derrière vous,
03:04ils veulent aussi, pas simplement des effets d'annonce, ils veulent du concret et du réel.
03:08On vient de finir le budget dont la première partie a été rejetée, pour plein de raisons, à l'unanimité.
03:12Ce qui est assez rare quand même, de faire l'unanimité contre soi sur un budget.
03:15Mais là, ce que j'entends, et je ne suis pas contre, je dis simplement comment on finance.
03:19Parce que sinon, on va annoncer des mesures d'un côté, qu'on va les reprendre dans la poche de
03:25ces mêmes personnes de l'autre côté.
03:27Et les Français, pardon, ils le voient bien ça.
03:29Donc moi, je suis ouverte à toutes les propositions, parce que c'est un enjeu extrêmement important.
03:33Mais il faut qu'on ait le débat plein et entier sur les tenants et les aboutissants,
03:36qui seront peut-être demain proposés à la Commission.
03:39On réduit la négociation sociale, les organisations d'un syndical ne le font pas, à la question salariale du SMIC.
03:44Bien sûr qu'il faut un coup de pouce, et un sacré coup de pouce.
03:47Mais dans la négociation sociale, il y a aussi les négociations de branches,
03:50sur notamment tous les minimas inférieurs au SMIC, qu'il faut résorber.
03:54Ça, c'est un élément qui sera...
03:55Mais le gouvernement ne dit pas autre chose, il semble.
03:57Je suis en train de le préciser.
03:59Des fois, quand les choses convergent, c'est plutôt bien pour ceux qui souffrent.
04:02Et on n'est pas que dans la dispute politique.
04:04On est dans un pays où il y a le plus d'accidents du travail de l'Union Européenne.
04:10Donc la question du bien-être au travail, on est dans le pays où le burn-out a augmenté,
04:15à cause des sujets de bien-être au travail.
04:16Et par ailleurs, le panier, si j'ose dire, de ceux qui terminent le mois au 15 ou au 12
04:21en ce moment,
04:22c'est aussi le bouclier mobilité avec...
04:25Nous nous proposons, mais on est ouvert à d'autres propositions, avec 500 euros par mois.
04:30Et on ne passera pas...
04:31Qui paye, pardon, au premier trimestre, 8 milliards de profits.
04:34Trimestre, 8 milliards de profits pour total.
04:36On ne passera pas sans une taxation des super-profits pétroliers.
04:39Et puis, dans la campagne électorale, il faudra aussi qu'on parle logement.
04:42Parce qu'il y a 20 ans, le logement, c'était 20% finalement des dépenses contraintes.
04:47Et maintenant, on tombe dans la région parisienne, dans les métropoles, à 40 ou 50%.
04:51Donc c'est tous ces sujets-là qui doivent être mis sur la table.
04:55En urgence, remonter le SMIC bouclier sur l'énergie.
04:58Et plus largement ensuite, dans la campagne électorale.
05:01Et là, je rejoins beaucoup d'expressions, même si je suis socialiste, de part et d'autre.
05:05Parce que tout le monde le dit, il faut rapprocher le net du brut.
05:08Et donc, financer autrement notre protection sociale que l'assayant seulement sur le seul travail.
05:13Parce que ça le pénalise.
05:14Est-ce que demain, pour rapprocher le brut du net, pour que ces négociations aboutissent,
05:20la balle est dans le camp du patronat ?
05:21En fait, est-ce que le gouvernement est en train de dire, en gros,
05:24mettez-vous d'accord et si ça échoue, ce ne sera pas de notre faute ?
05:27C'est-à-dire qu'à l'arrivée, les salaires, c'est les entreprises qui vont les payer.
05:30Oui, mais est-ce qu'il faut leur tordre le bras ?
05:32La conférence sociale de demain, elle ne concerne pas la fonction publique.
05:36Sébastien Lecœur-Nu a prévu une autre réunion avec la fonction publique.
05:38Oui, vendredi.
05:39Or, c'est la fonction publique que l'État peut concrètement décider un certain nombre de choses.
05:46Là, bon, et c'est vrai que c'est un peu facile, on n'est pas dans un contexte facile,
05:51mais le gouvernement peut dire, vous voyez, moi je suis favorable à ce qu'on a abouti des accords,
05:55sachant que ce n'est pas lui, in fine, qui va devoir les payer.
05:59Mais je crois qu'il y a une question qui se pose, et finalement elle se pose aussi à l
06:02'ensemble de vos intervenants,
06:03c'est que, vous l'avez dit, tout le monde est d'accord pour dire,
06:05il faut que le pouvoir d'achat des Français s'améliore.
06:09Tout le monde est d'accord pour dire, il faut approcher le net du brut.
06:12Mais, dans le débat spécifique sur le SMIC, or c'est devenu le débat symbolique,
06:16beaucoup de gens, et ça ne date pas uniquement d'Emmanuel Macron,
06:19je me souviens de François Hollande, président de la République,
06:21de ses gouvernements avec Manuel Valls à Matignon, Bernard Castelvin à Matignon,
06:24qui considéraient précisément que, utiliser le levier de l'augmentation du SMIC
06:30était une fausse bonne idée, dans la mesure où ça avait plutôt tendance,
06:34non seulement d'écraser l'échelle des salaires,
06:37donc de peser sur les salaires moyens, mais même de détruire des emplois.
06:41Mais bien sûr.
06:42Et, moi ce que j'ai un peu de mal à comprendre, c'est que...
06:43Mais ce n'est pas pour ça qu'il ne faut pas augmenter les salaires.
06:44Oui, mais...
06:45Mais si, mais...
06:46Non, non, mais attendez, je termine ma question.
06:50Si augmenter le SMIC détruit des emplois...
06:53Bien sûr.
06:53Alors, ça on peut dire, ça en détruit plus si on passe à 1700,
06:56mais là, bon, est-ce que vous dites, malgré tout,
06:58il faut quand même soutenir une solution dont beaucoup d'entre vous pensent
07:02qu'elle va détruire des emplois ?
07:03Non, mais moi je ne suis pas favorable à cela.
07:05Bien sûr que j'aimerais pouvoir augmenter les salaires,
07:08mais on ne peut pas tordre le coût des entreprises.
07:10Les entreprises, elles réagissent.
07:11Si on leur impose, par exemple, une augmentation de 100,
07:14ou comme le dit Jean-Luc Mélenchon, de 225 euros de SMIC,
07:17eh bien, qu'est-ce qu'elle va faire ?
07:18Elle va répercuter cette hausse du SMIC sur les prix,
07:22donc ça va créer de l'inflation,
07:23et elle va s'arrêter d'embaucher.
07:25Alors que c'est précisément...
07:26Aujourd'hui, on a un problème en France,
07:28c'est que le taux d'emploi est trop faible.
07:29Donc, en réalité, la solution,
07:31plutôt qu'à chaque fois de se poser la question
07:32à qui on prend, parce que je sais que mon voisin de gauche,
07:35c'est le cas de le dire, veut prendre aux riches,
07:37et il estime qu'à partir de 2 millions d'euros,
07:39c'est-à-dire un cadre supérieur qui a bien économisé,
07:43qui a peut-être boursicoté,
07:44qui est devenu propriétaire avec l'envolée des prix...
07:46Je termine.
07:46Avec l'envolée des prix de l'immobilier,
07:48il a un capital à la fin de sa vie de 2 millions d'euros.
07:51Mon voisin de gauche appelle ça un méga héritage
07:53et considère qu'on doit tout prendre.
07:55Et c'est la mélanchonisation des esprits de la gauche.
07:57Eh bien, je pense que c'est une erreur,
07:59et qu'en réalité, ce qu'il faut,
08:00il y a un mot qu'on n'a toujours pas utilisé
08:02depuis le début de ce débat,
08:04c'est la croissance.
08:05Il faut produire de la richesse.
08:06C'est la raison pour laquelle, nous, avec Bruno Rotailleau,
08:09on propose...
08:10Eh bien, il va bien falloir s'y mettre.
08:11Parce qu'on a le taux d'impôt le plus élevé des pays de l'OCDE,
08:15c'est-à-dire des pays développés,
08:16et on a le taux de croissance le plus faible.
08:18Donc, ce qu'il faut,
08:19et c'est ce que nous proposons autour de Bruno Rotailleau,
08:21c'est de dire, on propose...
08:23On n'a pas le taux de croissance le plus faible.
08:25L'un des plus faibles.
08:26L'un des plus faibles des pays développés,
08:28et l'un des plus faibles.
08:29Et ce qu'on propose,
08:31c'est d'augmenter le temps de travail
08:33de 30 minutes par jour,
08:35exonérer des cotisations sociales et patronales,
08:37ce qui permet d'avoir un 13e,
08:39voire quasiment un 14e mois net.
08:40Dans un an.
08:41Ça, c'est de la production de richesse,
08:43c'est de la croissance,
08:44c'est bon,
08:45plutôt que de se poser la question
08:46de savoir à qui on prend à chaque fois de l'argent
08:48pour augmenter les salaires de l'OCDE.
08:49Hier, M. Farandou, ministre du Travail,
08:51disait, avec une augmentation
08:52de plus de 100 euros nets sur le SMIC,
08:56on supprimerait 230 000 emplois.
09:00Avec un SMIC à 1 700 euros nets,
09:03on détruirait plus de 230 000 emplois.
09:06On peut augmenter le SMIC
09:07à condition de ne pas nuire à l'emploi.
09:09On a un exemple, pardon, contraire.
09:11Je voudrais qu'on fasse parler Priscate-Evno.
09:12Je ne l'ai pas entendu.
09:13Allez-y, Priscate-Evno.
09:14Ça me plaît beaucoup.
09:19Tout le monde devrait faire la même chose.
09:21Blague à part, je lis ce qui a été écrit.
09:23Il est loin de moi l'idée
09:24de venir contredire les propos d'un ministre
09:25qui, à mon avis, est beaucoup plus informé
09:27puisqu'il est effectivement depuis Bercy
09:29et qu'il a pas mal d'informations,
09:31visiblement, que nous n'avons pas
09:31depuis l'Assemblée nationale.
09:32Je dis simplement que je me mets à la place
09:34des gens qui sont au SMIC
09:35ou un peu plus au SMIC
09:37ou même qui ne sont pas du tout au SMIC
09:38mais qui n'arrivent pas à finir les fins de mois.
09:40C'est inaudible.
09:41Je suis désolée de le dire comme ça.
09:42C'est inaudible.
09:43Donc oui, il y a un enjeu de salaire
09:45et je le redis.
09:46Moi, je suis d'accord avec ce qu'a dit M. Tabard.
09:48Ce n'est pas que le SMIC.
09:49C'est les salaires en général.
09:51Parce que sinon, on va faire des effets de seuil.
09:52On va créer aussi des effets où
09:54est-ce qu'on aura vraiment intérêt à être augmenté
09:55parce que derrière, on n'aura peut-être pas
09:57d'autres aides ou d'autres avantages.
09:59Et donc, ce qu'on doit pouvoir regarder,
10:01c'est la part entre le net et le brut.
10:03Et c'est là où je ne suis pas
10:04complètement d'accord avec mon collègue de droite.
10:06Vous voyez, c'est là où on peut avoir
10:08des débats intéressants,
10:09pas sur une coalition, mais sur une primaire,
10:10pour savoir comment on avance.
10:12Et oui, il faut que les entreprises
10:13puissent investir massivement,
10:15qu'elles puissent porter la croissance.
10:16pour ça.
10:17Désolé, M. Calfon, je vous ai écouté.
10:18Avec plaisir, on est fouillé pour parler du temps.
10:20Il fait juste un petit bon.
10:22Oui, mais vous savez, M. Calfon,
10:24c'est un peu le principe de couper la parole.
10:25Mais pas grave.
10:26Vous n'avez l'inventé, celle-là.
10:28On se parle à la parole.
10:29On est d'accord.
10:29Elle arrive au désaccord entre nous, ça m'intéresse.
10:31Non, mais c'est important.
10:32C'est un sujet de débat important.
10:34C'est un sujet de débat important qu'on doit avoir.
10:36Il faut déjà de la stabilité fiscale.
10:37Et depuis 2024,
10:39depuis 2024,
10:40M. Barnier...
10:41Non, mais arrêtez avec ça.
10:42Attendez, vous me dites que vous êtes dans la stabilité fiscale,
10:44vous avez eu de cesse d'augmenter les impôts.
10:46Vous êtes quand même mal placé pour parler de stabilité.
10:48Ça va être la fête, l'heure-fumère, là.
10:49Je vais finir.
10:50Mais non, mais c'est un moment de débat.
10:51On a des désaccords, bien sûr.
10:52Je suis désolée, on a le droit de débattre.
10:53Vous avez le droit de débattre avec Mélenchon.
10:54On a le droit de débattre entre nous aussi.
10:56Je vais le dire assez simplement.
10:58Le procès en macronisme de la part des LR,
11:00ça doit s'arrêter maintenant.
11:02Depuis 2024,
11:02il y a beaucoup plus de LR au gouvernement
11:04que de n'importe quelle autre famille politique.
11:06Qui a augmenté les impôts en 2024 ?
11:08C'est M. Barnier.
11:10Qui les a pérennisés ?
11:11C'est les LR au gouvernement.
11:12Le maire de l'Aïreau, c'est les LR.
11:13Je veux bien ce petit slogan
11:15qui peut-être fait plaisir
11:16pour truter ou pour faire la tête d'une personne.
11:20Non, attendez.
11:20Je ne me suis pas très intéressante.
11:24Je vous implore
11:26de mettre en place la stabilité fiscale
11:29et de vous engager solennellement
11:31à ne pas augmenter
11:32ne serait-ce qu'un seul impôt ou une seule tâche.
11:34Je vais vous dire, à ce moment-là,
11:36faites en sorte avec nous à l'Assemblée nationale,
11:38quand les textes budgétaires reviendront,
11:40de faire en sorte que les taxes pérennes,
11:43exceptionnelles, mises en place au Barnier
11:44soient supprimées.
11:46Il faut qu'elles soient supprimées.
11:47Parce que ça crée aussi des signaux.
11:49Moi, je suis favorable à ce qu'on n'augmente aucune.
11:51Et qu'on n'en crée aucune.
11:52Aucune, ça, très bien.
11:53Aucun impôt.
11:54Et d'ailleurs, M. Calzon,
11:56il est sur ma gauche,
11:56il crée une méga évitage.
11:59Il y a une autre chose importante
12:00que dit le gouvernement
12:01et après, on ira sur la lumière.
12:03Non, mais attendez, je peux aussi vous poser
12:05les questions que j'ai envie de vous poser.
12:07Le gouvernement dit ce qui va changer aussi.
12:09Maintenant, c'est plus de transparence
12:10dans les aides qui vont être mises à disposition
12:13des entreprises, les aides publiques.
12:15Eh bien, les entreprises vont devoir
12:16être transparentes et justifier,
12:19expliquer comment elles les utilisent.
12:20C'est une bonne chose, ça ?
12:21C'est compris à la région,
12:22puisqu'il y a beaucoup de collectivités
12:23au-delà de l'État
12:24qui subventionnent des entreprises.
12:27Ça doit toujours s'accompagner
12:28d'un objectif.
12:29Et au moins d'avoir auprès des élus
12:31un compte rendu
12:32de ce qui a été fait
12:33avec l'argent des Français.
12:34Ça me paraît...
12:35211 milliards d'euros.
12:36C'est évident.
12:37Il y a eu 74 milliards
12:38d'exonération de cotisations aussi,
12:41par exemple.
12:42Donc, on peut parler des chiffres.
12:43Maintenant, j'aimerais juste répondre
12:44à un point.
12:45Sur l'augmentation du SMIC.
12:471477 euros net.
12:49Comment est-ce qu'aujourd'hui,
12:51quelqu'un qui est au SMIC,
12:52qui travaille 35 heures,
12:54peut se dire qu'il s'en sortira
12:56alors que tout augmente ?
12:576% le gaz, 7% les assurants,
13:00tout augmente.
13:01Donc, n'oubliez pas une chose.
13:03C'est un, taux de pauvreté record.
13:04Donc, l'augmentation des salaires,
13:06c'est légitime.
13:06Et deuxièmement,
13:08le nombre d'éfaillances d'entreprises
13:09recort également.
13:10Qu'est-ce que je propose
13:11avec Marine Le Pen ?
13:12C'est d'abord, un,
13:13n'oubliez pas une petite,
13:15à mon avis, arnaque du gouvernement
13:16qui va imaginer savoir
13:19si vous augmentez le SMIC.
13:20D'abord, il y a des augmentations
13:20réglementaires.
13:22Lorsque l'indice à la consommation
13:24augmente de moins de 2%,
13:26par rapport à cet indice,
13:28il y a une augmentation.
13:29En juin dernier,
13:30c'est 34,88 euros net
13:32qui ont augmenté.
13:33On n'avait pas eu de débat.
13:34Donc, c'est déjà comment ça ?
13:34Du coup, vous proposez...
13:35Qu'est-ce que l'on propose ?
13:36Pour faire face en ce moment ?
13:37Eh bien, Marine Le Pen l'a proposé,
13:39mais vous avez voté contre.
13:41C'est à la fois augmenter
13:43le pouvoir d'achat,
13:43c'est-à-dire de l'oxygène
13:44pour les Français,
13:45et à la fois ne pas pénaliser
13:46l'employeur, le patron.
13:48Qu'est-ce que Marine Le Pen
13:49a proposé ?
13:50C'est une augmentation
13:50sur l'ensemble des salaires
13:52de 10%,
13:53ce sera évidemment
13:55le chef d'entreprise
13:55qui décidera,
13:56sans augmenter
13:57les charges patronales afférentes.
14:00Ça permet de l'augmenter.
14:02On finance comment ?
14:03Ça permet d'augmenter.
14:04Pourquoi ?
14:05Aujourd'hui,
14:05M. Geoffroy,
14:06Didier,
14:06vous le savez,
14:07si un patron veut augmenter
14:08de 200 euros net,
14:10il doit payer 400 euros.
14:12Eh bien,
14:13avec ces 10%-là,
14:14il ne donnera que 200 euros.
14:17Vous pouvez également
14:22baisser la TVA
14:23de 255,
14:24comme le font les Allemands,
14:25comme le font
14:26vos partenaires espagnols,
14:27M. Gallon,
14:28comme le font
14:28nos partenaires italiens.
14:30Vous pouvez baisser
14:32la TVA à 0%
14:33sur 100 produits
14:34de première nécessité
14:35à l'heure où
14:37l'alimentaire...
14:38Non, mais surtout,
14:38on finance comment ?
14:39Je sais que c'est bon.
14:40Mais on finance comment ?
14:41On est au bord
14:42de la crise financière.
14:42Je vais répondre
14:43à M. Jean-Pierre Didier.
14:45Il va jusqu'au bout
14:46de son raisonnement
14:47et ensuite,
14:47vous répondrez.
14:48Ce n'est pas des cadeaux,
14:49monsieur.
14:49Des cadeaux sans jamais
14:50payer la facture.
14:51Il ne va pas y avoir
14:51le mécanisme européen
14:52de stabilité.
14:53C'est-à-dire que
14:53je vais valoir du FMI.
14:54Il va toquer à la porte
14:56et là,
14:56le SMIC,
14:57il n'augmentera pas
14:58de 5% de 30%.
14:59S'il vous plaît,
15:00il y a une chose,
15:01on a échangé là-dessus
15:03avec Thierry Arnoyer.
15:04Les débats
15:04où on ne s'entend pas,
15:05où on ne s'écoute pas,
15:06les gens en ont ras-le-bol.
15:08Ne regardent plus.
15:09Donc, s'il vous plaît,
15:10écoutons-nous.
15:11Chacun aura son temps de parole.
15:12On a beaucoup de temps
15:13devant nous.
15:14Comment vous financez ?
15:15Une réponse rapide,
15:16s'il vous plaît.
15:17Non, mais vraiment...
15:17Il ne veut pas dire.
15:18Je ne veux pas dire.
15:18Monsieur,
15:19mais vous plaisantez ou quoi ?
15:20On a présenté
15:21durant une heure et demie
15:22de conférence de presse
15:23avec la candidat
15:24un contre-budget.
15:25Il y avait 20 milliards
15:26de différences sur le même objet.
15:28Comment vous financez
15:29cette mesure en particulier
15:31sur les salaires ?
15:32Qu'est-ce que l'on fait ?
15:33Premier point,
15:34la cotisation à l'Union Européenne.
15:35Monsieur Geoffroy,
15:36on baisse la PAC ?
15:38Vous êtes en train de dire
15:39aux agriculteurs
15:39que vous allez baisser
15:40les subventions aux agriculteurs ?
15:42Qui coupe la parole à qui ?
15:42Allez-y.
15:43On peut débattre.
15:44Oui, mais ce que je veux dire,
15:46c'est qu'il faut le laisser finir
15:47et ensuite,
15:48Monsieur Calfon,
15:49sinon il va...
15:49C'est des règles de bien-séance évidentes.
15:52Premier point,
15:53la cotisation à l'Union Européenne.
15:55Tous nos voisins
15:56ont baissé leur contribution
15:57à l'Union Européenne.
15:57Tous nos voisins,
15:59sauf la France.
16:00Totalement faux.
16:00Il y a de russes
16:01d'inventeurs sur l'immigration.
16:03Pas logique,
16:03Monsieur Cotara.
16:0416 milliards en moins.
16:04Comment, par exemple,
16:06ce que vous n'avez pas fait
16:07lorsque vous étiez à Beauvau
16:08avec Monsieur Rotaillot,
16:10c'est par exemple
16:10demander à ce que
16:12les cotisations
16:14pour les primo-arrivants
16:15ne soient pas distribuées.
16:17Troisième point.
16:1716 milliards.
16:19Troisième point,
16:19on peut aussi rendre
16:20du pouvoir d'achat
16:21aux Français.
16:22J'en ai parlé sur la TVA.
16:23J'en ai parlé sur le genre.
16:24Et évidemment,
16:25là où vous avez raison,
16:26Monsieur Geoffroy Didier,
16:26on peut parler de tout
16:28et de rien.
16:28C'est sur la croissance.
16:30Il faut créer de la richesse.
16:32Comment est-ce que l'on fait ?
16:33La France est en retard
16:34sur la robotique.
16:35Marine Le Pen a proposé
16:36un programme.
16:37Je vais peut-être
16:37prendre la parole
16:38parce que là,
16:38je crée un choc
16:39de compétitivité.
16:40Un choc de compétitivité
16:42de 16 milliards.
16:43Supprimer la CBE.
16:45Supprimer, par exemple,
16:45la C3S,
16:46que vous n'avez pas fait.
16:47Il faut un choc
16:48de création.
16:49La seule manière
16:49de financer,
16:50c'est de diminuer
16:51les subventions aux agriculteurs.
16:53Mais ce n'est pas vrai.
16:53C'est notre argent.
16:55Allez-y, s'il vous plaît.
16:56Vous aimez pas
16:57que les gens
16:57s'il vous plaît ?
16:59M. Calfon,
17:00oui, mais bon,
17:00arrêtez de faire des commentaires.
17:02C'est votre temps.
17:03Écoutez, faites la primaire
17:04avec les autres.
17:05Allez-y.
17:06Certaines de la raison.
17:07On va en parler
17:09de la primaire.
17:11Juste, les choses,
17:12elles sont tout à fait simples.
17:13D'abord,
17:14il y a une espèce
17:14d'imposition de sens.
17:16D'ailleurs,
17:17M. Farandoui participe
17:18sur le fait
17:19qu'augmenter le SMIC,
17:20ça détruit les emplois.
17:21On a un exemple
17:22d'un grand pays
17:23qui a 3,7% de croissance
17:25en Europe.
17:25La plus forte croissance
17:26de l'Europe
17:27qui a créé
17:28de nombreux emplois,
17:29c'est là où on peut
17:29peut-être vous rejoindre
17:30parce qu'il y a de la croissance
17:32et qui n'a absolument
17:33pas détruit l'emploi,
17:34au contraire,
17:34qui a augmenté
17:35son taux d'emploi.
17:36Ça s'appelle
17:36l'Allemagne
17:38dirigée par M. Pedro Sanchez.
17:40L'Allemagne
17:40de M. Sanchez.
17:41Vous allez laisser parler
17:42parce que...
17:43Non, mais l'Allemagne
17:43de M. Sanchez, monsieur.
17:45L'Allemagne de M. Sanchez.
17:50Non.
17:515 millions de clandestins.
17:52Allez, s'il vous plaît,
17:53laissez-le aller au bout
17:53de votre...
17:54Où voulez-vous en venir ?
17:56La deuxième chose,
17:57je crois que les téléspectateurs
17:58doivent le savoir.
18:00L'histoire,
18:00parce qu'en fait,
18:01tout ça,
18:02c'était du bon taux
18:02de la porte de clients courts,
18:03sauf une chose,
18:04c'est la baisse de contribution
18:05à l'Union Européenne.
18:06Vous dites tous les pays le font,
18:08vous êtes un moteur pathologique.
18:09Mais c'est pas vrai,
18:09monsieur, vous mentez.
18:10Et ensuite,
18:11je le dis avec force,
18:12je le dis avec force
18:13à longue durée de plateau,
18:14les Français doivent savoir
18:15que voter pour le Rassemblement National,
18:18s'est voté pour le Frexit.
18:20Parce qu'ils sont...
18:21Arrêtez...
18:21Mais si, c'est la vérité.
18:22C'est la vérité.
18:23Franchement, vous n'augmenterez pas
18:23comme ça dans les sondages.
18:24Le montant de baisse
18:25à l'Union Européenne,
18:26c'est la mort de l'Union Européenne.
18:28Mais arrêtez,
18:28il y a n'importe quoi.
18:28Et c'est, finalement,
18:30l'absence de réponse
18:31à nos engagements internationaux.
18:33Arrêtez, mais arrêtez,
18:33c'est pas vrai.
18:34Mais c'est pas vrai.
18:34Mais monsieur Philippot
18:35est beaucoup plus cohérent que vous.
18:37Mais c'est pas vrai.
18:37Et la deuxième chose,
18:38en ce qui concerne
18:39votre rapport à l'Union Européenne
18:40qui est problématique
18:42sauf pour voler l'argent,
18:43c'est votre histoire.
18:44Mais arrêtez de me couper
18:45en parlement.
18:46S'il vous plaît,
18:46monsieur Cotarac,
18:47laissez le terminer.
18:48C'est la vérité.
18:49La deuxième chose...
18:50Mais vous êtes pénible.
18:51Non, mais vous mentez,
18:52monsieur Calafon.
18:53Alors, je vais attendre
18:53qu'il arrête d'envoyer la parole.
18:53S'il vous plaît,
18:54laissez le terminer.
18:55Allez-y.
18:56La deuxième chose
18:57qui va vous mettre
18:57en dehors de l'Union Européenne
18:59parce que c'est en contradiction
19:00avec la Convention Européenne
19:02des Droits de l'Homme
19:03ainsi qu'avec la Charte
19:04des Droits fondamentaux
19:05de l'Union Européenne.
19:06C'est la mise en place
19:07de la préférence nationale.
19:08Mais bien sûr que si,
19:09tout le monde pourra le vérifier.
19:14Vous allez abandonner
19:15et je rejoins monsieur Didier là-dessus
19:16les agriculteurs français,
19:18les aides régionales
19:19qui sont les CBL.
19:21Vous serez en contradiction
19:23et même en contravention
19:24avec l'Union Européenne.
19:25Allez, on avance.
19:26Exactement comme
19:26vos amis de la Hongrie,
19:27monsieur Armand.
19:28Vous êtes toujours aussi déchaînés
19:30tous les deux.
19:32C'est la même chose
19:33que la dernière fois
19:34avec les mêmes arguments,
19:35messieurs.
19:36Je suis désolée.
19:36C'est fondamental
19:37de savoir les mêmes accusations.
19:38Non, non, les mêmes accusations.
19:39Bien sûr.
19:40Oui, pour le coup,
19:41vous faites preuve de constance.