00:00Alors moi je ne crois pas beaucoup à une vraie sortie de crise, elle peut s'étioler, la crise et
00:06finir par disparaître, mais une vraie sortie de crise, je ne crois pas, c'est une crise étrange, c'est
00:13-à-dire d'abord c'est une crise qui arrive à un moment où les crises n'arrivent jamais, parce
00:18que le gouvernement en place n'a pas les moyens de répondre à la demande.
00:26Et puis une crise c'est facile, en tout cas c'est simple, elle est créée par une décision, par
00:34une loi, par une réforme, à ce moment-là vous pouvez dire bon on va arrêter les frais et on
00:40va abandonner la réforme ou abandonner le projet de loi, c'est arrivé plusieurs fois, c'est arrivé avec Mitterrand
00:44sur l'école libre, avec Chirac sur le CPE, même en 95 quand Chirac a demandé à Juppé de reculer
00:50sur la retraite,
00:54c'est arrivé avec Hollande, alors c'était les bonnets rouges mais c'était le recul, il s'agissait d
00:59'enlever la co-taxe qui avait été votée, il me semble, à l'unanimité.
01:05Parce que là il y a quand même une demande claire sur les salaires.
01:08Là c'est une crise très profonde.
01:10Il y a une demande qui sort du lot quand même, sur les salaires, sur le SMIC.
01:12Non mais ça justement c'est beaucoup plus compliqué, les salaires, alors vous pouvez donner un coup de pouce au
01:18SMIC comme on va le faire mais si je comprends bien ce que veut faire le gouvernement,
01:25ça va faire au moins 23 euros par mois, c'est pas négligeable mais c'est pas ça qui va
01:30résoudre la crise du pouvoir d'achat en France.
01:32La crise du pouvoir d'achat, on ne peut en sortir, et encore il faudra du temps, que par une
01:40autre politique économique.
01:41Vous n'allez pas changer de politique économique, de toute façon le gouvernement n'a pas les moyens parlementaires, ni
01:45les moyens financiers, ni l'autorité nécessaire aujourd'hui pour faire ça.
01:49Donc la crise sociale elle est très profonde en France et on la néglige complètement depuis très longtemps.
01:55Moi je me souviens comment Chirac a gagné la présidentielle de 95, et pour cause c'était la fracture sociale.
02:03Et bien les fractures elles n'ont cessé depuis de se multiplier, de se creuser.
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