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Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Alors précisément, demain, il y aura peut-être une sortie de crise, dans le sens où le gouvernement va essayer
00:04d'apporter des réponses politiques à la colère sociale.
00:09On a donc ces informations du service éco de Gaëtan Mélin de BFMTV, qui laissent entendre que le gouvernement va
00:16accepter une revalorisation anticipée du SMIC au 1er décembre,
00:20en allant finalement au-delà de 1 500 euros nets.
00:25Monsieur Vacheron, bonsoir. Ça va donc plus loin que ce qui a été attendu. Comment vous réagissez ce soir ?
00:33On réagit de la manière suivante. Déjà, les mobilisations par centaines de milliers et même par millions, elles ont permis
00:38que plus personne ne remette en cause la question des bas salaires
00:41et qu'on n'arrive pas à vivre de son travail. Évidemment, ce qui vient de se passer avant, c
00:44'est compliqué de réagir suite à ce que Monsieur vient d'évoquer.
00:47Nous, on est solidaires des travailleurs quels qu'ils soient. Évidemment, on a des accords total avec tout ce qui
00:52vient de se passer.
00:53On en a discuté évidemment avant. C'est pour ça que je tiens à dire dans ce sens-là.
00:55Et l'idée n'était pas de vous opposer, mais je trouvais ça intéressant d'avoir ce témoignage ce soir
01:00aussi.
01:00Mais en tout cas, on en a discuté évidemment. Donc voilà, je tenais à dire ça d'abord.
01:06Ensuite, tout le monde reconnaît aujourd'hui, enfin, et il était temps, qu'en France, dans la sixième économie de
01:11la planète,
01:12deuxième de l'Union européenne, on n'arrive pas à vivre de son travail.
01:14Mais deuxième chose, c'est que les mobilisations, elles sont utiles, parce qu'il y a les 0,01%
01:20dont on vient de parler,
01:21mais la grande masse de celles et ceux qui se sont mobilisés par millions, 1,5 million selon les chiffres
01:26de toute l'intersyndicale jeudi,
01:28ça permet de faire quoi ? Pour la première fois, un coup de pouce au SMIC.
01:31Il n'y avait pas eu de coup de pouce depuis 2012.
01:33Et mieux, il n'y avait pas eu de coup de pouce lié à des grèves et des manifestations depuis
01:371968.
01:37Alors, en 1968, il y avait une grève généralisée, il y avait plus de 10 millions, près de 10 millions
01:43de personnes en grève,
01:44il y avait eu 35% d'augmentation du SMIC.
01:45Là, on n'est pas dans ce niveau-là, mais le gouvernement est contraint, le chiffre que vous annoncez, ça
01:49serait 2%,
01:50ça veut dire 30 euros net d'augmentation, c'est évidemment pas suffisant.
01:55Personne, toutes celles et ceux qui sont en grève, qui ont perdu une journée de travail,
01:58ils se disent que 30 balles, ça ne suffit pas, évidemment, mais c'est un premier pas,
02:02et ça montre que se mobiliser est utile, comme la jeunesse d'ailleurs.
02:05À force de se mobiliser, ça permet de faire bouger les curseurs.
02:08Mais surtout, il y a la question du SMIC que vous pointez, qui est pointée, qui est discutée demain,
02:12et je termine là-dessus.
02:13Et ensuite, les salaires dans l'ensemble.
02:14Le SMIC, il est à 1 477 euros net, pour l'instant, 1 867 brut,
02:19alors qu'on est à deuxième économie de l'Union Européenne, on a seulement le 6e SMIC d'Europe.
02:23Donc il faut le relever, on est très très en retard, complètement en décalage.
02:26Pour le remettre à une situation de 2012, il faudrait plus de 100 euros,
02:29c'est justement ce que demandent tous les syndicats.
02:31Mais la deuxième chose qu'on veut, parce qu'on a discuté tout à l'heure avec les commerçants,
02:35et je vais céder la parole, juste une chose.
02:37Pour pouvoir, qu'il y ait des commerçants, des artisans,
02:41il faut qu'on puisse avoir de l'argent pour consommer.
02:43Et on veut indexer les salaires sur les prix,
02:45pour que quand les prix augmentent, les salaires augmentent aussi.
02:48Il faut absolument une relance, on est juste avant les fêtes de fin d'année,
02:51il faut que les gens puissent consommer, acheter et vivre de leur travail.
02:54C'est bien pour les artisans commerçants, c'est bien pour les salariés.
02:57Monsieur Manigold, peut-être d'abord sur le SMIC,
02:5930 euros net, c'est ce qui se profile, est-ce que ça vous semble raisonnable, tenable ?
03:04En fait, c'est quoi l'objectif ?
03:08On partage tous, c'est finalement que les salariés les plus pauvres de ce pays doivent gagner plus.
03:13Personne ne pourra le nier, je les dis régulièrement sur ce plateau,
03:16c'est juste la méthode qui peut nous différencier.
03:20Le chemin, c'est quoi ?
03:21C'est un salarié, il souhaite avoir 1500 euros.
03:23C'est ça le pitch du gouvernement ?
03:25Moi, je vous ai ramené un tableau avec toutes les cotisations.
03:28Tout est là, tout ce qui paye.
03:31Et on peut, par exemple, puisqu'on a une mutuelle,
03:35la moitié est payée par le salarié, l'autre moitié par l'employeur.
03:38Globalement, c'est 27 euros.
03:39Ce n'est pas chargé, etc.
03:42Peut-être que l'employeur pourrait prendre, du coup, en charge la totalité,
03:46ça ferait réellement 27 euros net dans la poche du salarié,
03:49plutôt que d'avoir une augmentation chargée.
03:52Pourquoi ? Parce que 15 euros, et vous le savez comme moi,
03:55au mois de juin, a été voté par décret, pardon,
03:59le gel de l'absence des cotisations qui permettent d'être réduites.
04:06Ce qui fait que quand on va donner 15 euros aux salariés,
04:09en réalité, ça va nous coûter 37,40 euros.
04:12Moi, si vous me dites que demain, 37,40 euros va dans la poche du salarié,
04:15ça me va.
04:16Sauf que je n'aime pas la méthode.
04:19La méthode qui consiste à la main sur le cœur en disant
04:22le gouvernement va mettre un coup de pouce, finalement, aux salariés.
04:25Il ne va prendre que 15 euros.
04:26Nous, on va faire 22 euros d'efforts supplémentaires
04:29pour seulement mettre 15 euros dans la poche du salarié.
04:33Non, mais parce que ce qui se profile aussi,
04:34c'est donc le coup de pouce sur le SMIC
04:36et le gouvernement qui dit ce soir attendre des engagements forts des entreprises.
04:40Et si c'est le cas, il y aura un dégel des exonérations de cotisations patronales,
04:45dont le gel était prévu dans le budget.
04:47C'est de ça dont vous parlez ?
04:48Oui, c'est le décret de juin 2016.
04:50Ce que je veux dire, c'est qu'il entend vous aider, le gouvernement.
04:52Oui, mais on l'a dit sur ce plateau.
04:54Donc peut-être que M. Lecornu a dû écouter à ce moment-là.
04:56Et c'est une bonne chose.
04:58Maintenant, prenons les chiffres.
05:00Les complémentaires, puisqu'on a peur de la privatisation.
05:03Pardon, mais ça fait longtemps qu'on a privatisé un certain nombre dans le social.
05:07Je vais prendre la complémentaire santé.
05:09Vous avez sur votre sige de paix une complémentaire santé.
05:11Tous ici, les téléspectateurs qui nous écoutent,
05:14ils ont une complémentaire santé.
05:15C'est 46,5 milliards collectés chaque année.
05:19C'est conséquent.
05:20Et de l'autre côté, on nous explique que la sécu, elle va mal.
05:22On parlait du système de gestion.
05:24La sécu, ça coûte quoi ?
05:25C'est 4 à 5 % de frais de gestion.
05:28Très bien, vous connaissez parfaitement vos chiffres.
05:29Et un gestionnaire privé, ça coûte combien ?
05:31C'est 20 à 25 % pour les assurants.
05:33Voilà, en fait, l'argent, il est là.
05:3520 % d'écart entre eux.
05:37Donc vous défendez comme nous le 100 % sécu.
05:39Mais moi, ça fait très longtemps que je considère que d'avoir mis une espèce d'usine à gaz
05:44à l'aigle de l'aigle de l'aigle qui eux-mêmes se réassurent, etc.
05:48C'est ce que j'allais dire pour pas trop rendre.
05:51Parce qu'en fait, M. Vacheron, lui, il est dans son couloir et il a son tombale.
05:55Mais ce que je veux dire, c'est que la manière dont c'est financé,
05:58dont les patrons s'arrangent, ce n'est pas votre problème.
06:01En fait, vous voyez bien la différence.
06:04On a un artisan commerçant et un restaurateur.
06:07Ce n'est pas du tout le bon.
06:08Je suis 180 ans salariés.
06:09Voilà, non, mais il n'y a pas de problème.
06:10Vous, vous dépendez de l'argent des gens.
06:14Si on a de l'argent, on le dépense et votre entreprise, pardon, elle fonctionne.
06:19Bon, OK.
06:20On vient de pointer un truc très important.
06:22C'est qu'on sait que le brut, justement, c'est du salaire socialisé.
06:26En fait, si on diminue le brut, et c'est une nuance qu'on a tous les deux,
06:29qu'il appelle des charges, en fait, le brut, ça donne des droits
06:32en cas de maladie, d'accident, de parentalité ou de retraite, justement.
06:36C'est l'élément fondamental.
06:37Mais surtout, on aura toujours les mêmes besoins.
06:40C'est-à-dire que s'il n'y avait plus les charges,
06:41il n'y aurait plus le financement du système de sécurité sociale,
06:44tant mieux si on arrive à un système de 100% sécu.
06:47Et du coup, il y aura quand même des besoins.
06:48Et là, c'est très simple.
06:49Il faut que tout le monde comprenne bien.
06:50Toutes celles et ceux qui veulent tasser les salaires,
06:52parce que le brut et le net, tout ça, c'est les salaires,
06:55c'est en fait, ils veulent remplacer la carte vitale par la carte bancaire
06:59et se retrouver un système américain
07:00où les travailleurs, ils tombent dans les bagnoles.
07:03Et donc, nous, on ne veut pas ça.
07:04Une société de...
07:05Non, je sais que vous ne voulez pas ça.
07:06Justement.
07:07On ne peut pas caricaturer.
07:08Donc, justement, comme vous ne voulez pas ça,
07:09il faut trouver une solution.
07:10Mais le débat de fond, il est de dire
07:13le net, en bas de la fiche de paye,
07:14et le brut, en haut.
07:16Tout ça, c'est du salaire.
07:17Pour maintenant et pour demain.
07:19Pour le mois et pour la vie.
07:20Et donc, du coup, il faut trouver une solution
07:22qui dit, à la fois, il faut pouvoir vivre de son travail.
07:25Et deuxième chose, il y a le coût de la vie
07:27qui est en lien avec les artisans commerçants.
07:29Nous, on est pour, d'un côté, augmenter les salaires
07:32pour vivre de son travail,
07:33indexer les salaires sur les prix.
07:34Quand les prix augmentent, les salaires augmentent aussi.
07:36Mais, pour nous, comme pour vous,
07:38on veut aussi bloquer le prix de l'énergie et du carburant,
07:41par exemple.
07:41Je vais finir là-dessus.
07:42Il y a un intérêt.
07:43Parce que vous savez, quand on discute avec vous
07:44et vos homologues, vous savez que vous avez les salaires,
07:47mais vous avez tout un tas de choses,
07:48les matières premières, l'énergie,
07:50tout un tas d'éléments qui coûtent cher,
07:52et que nous, on propose de plafonner
07:53pour zéro euro d'argent public
07:55sur la question de bloquer le prix du carburant, notamment.
07:59Monsieur Manigol.
07:59Non, mais ce qui me gêne, finalement,
08:02dans cet échange, c'est que
08:06vous êtes fixé sur une situation
08:08où seul l'employeur doit payer.
08:10Sauf que les entreprises vont mal.
08:11Il ne vous a pas échappé qu'il y a plus de 60 000 entreprises
08:13qui ont fermé.
08:14Il ne vous a pas échappé que, dans Paris,
08:16il y a 11,7 % de commerces disponibles
08:19qui ont fermé.
08:20Et que la trésorerie, elle est basse.
08:22Donc, soit, à un moment, on s'écoute,
08:25on trouve des solutions, des consensus,
08:26et c'est ce que moi, en tant que patron, je souhaite,
08:28parce que c'est l'avis de nos salariés aussi,
08:30mais vous ne me ferez pas croire
08:31qu'un salarié qui va gagner 15 ou 20 euros de plus par mois,
08:34il va, d'un coup, découvrir
08:35ce que c'est que la super consommation.
08:37C'est faux.
08:38Mais là, c'est 50.
08:40Nous, on propose 100.
08:42Il y a trois solutions.
08:42Il n'y a pas de magie.
08:44Parce qu'une entreprise qui fait 100 chiffres d'affaires,
08:46elle ne peut pas dépenser 101 ou 102.
08:48Elle est raide, aujourd'hui, l'entreprise.
08:50Je ne parle pas des PME, TPE.
08:52Je ne parle pas de ceux que vous décrivez systématiquement.
08:55Et en plus, ceux qui travaillent dans les grands groupes
08:57comme Total, etc.,
08:57ils sont très bien payés,
08:59ils gagnent très bien leur vie,
08:59ils sont très heureux.
09:00Moi, ce que je vous dis, c'est,
09:01soit, on ouvre le débat du travailler plus.
09:04Il faut revoir, peut-être, les 35 heures.
09:06Pourquoi pas aller à 36 ou 37 ?
09:07Il faut, à un moment, aller sur d'autres normes.
09:10Et puis, il y a aussi ce que, peut-être,
09:13un futur candidat a proposé,
09:14un ancien président de la République, en tout cas.
09:15Et moi, vous savez, je n'aime pas la politique.
09:18Quand, finalement, quelqu'un dit quelque chose de bien,
09:21si c'est bien, je le dis,
09:22quelle que soit sa couleur politique.
09:23François Hollande, il dit quoi ?
09:24Non, mais je vous précise.
09:27François Hollande, il parle de la TVA sociale.
09:29Pourquoi on ne met pas cette TVA sociale sur la table ?
09:32Attendez, 200 milliards,
09:34c'est les résultats de la TVA en France.
09:36Ça permettrait, cette mesure-là,
09:38de rapporter double impact,
09:4040 milliards pour les salariés.
09:43Donc, finalement, les 10% que vous demandez,
09:45c'est même pas 100 euros.
09:46Attendez, je termine.
09:47C'est pas 100 euros,
09:48c'est 150 euros dans la poche des salariés.
09:50Moi, je veux un vrai choc.
09:51Je ne veux pas de la bobologie.
09:53Simplement, il y a quelque chose qu'on a en commun.
09:56Moi, je ne vois pas de volonté malveillante de qui que ce soit.
09:59Je sais très bien, y compris votre parcours,
10:00vous l'avez rappelé à plusieurs reprises, etc.
10:02Donc, là-dessus, moi, je fais attention aux individus
10:04et je sais ce que c'est que le travail, que de faire, etc.
10:06Mais je vous dis juste une chose.
10:07Quand on factualise des éléments,
10:09la TVA antisociale, en fait,
10:11parce que c'est l'impôt le plus injuste,
10:13la TVA, parce que Bernard Arnault,
10:15il ne paye pas plus de TVA.
10:17Bernard Arnault, il ne paye pas plus de TVA
10:19sur sa fiche de paye
10:20que l'ouvrier qui annule 500 balles par mois.
10:22Le sujet, il est grave.
10:23Justement, j'y arrive.
10:24Ce n'est pas la TVA.
10:25Il y a quatre taux de TVA.
10:27Je suis au courant.
10:27Non, mais je suis au courant.
10:29Ça permet d'élargir le financement.
10:29Non.
10:30Ça permet d'élargir le financement.
10:31En fait, on recommence.
10:31Il n'y a que les travailleurs qui financent.
10:33Moi, je veux bien que vous soyez plusieurs
10:34à être contre les propositions des syndicats.
10:36Pour conclure, monsieur Vachon.
10:37Pour conclure, quand même,
10:37il y a deux choses.
10:39La première, c'est qu'on a tout le temps,
10:41et ce n'est pas du tout leur faire offense,
10:42parce que moi, je reconnais les travailleurs.
10:44On a tout le temps des artisans commerçants
10:45en face de nous.
10:46Il y a le grand absent.
10:47C'est le MEDEF.
10:47Et eux, qui, d'un côté,
10:49captent des profits dans la chaîne de valeur,
10:51dans la chaîne de valeur,
10:52avec la sous-traitance en cascade,
10:53et de l'autre côté,
10:54qui prennent des dividendes.
10:55Évidemment, ce n'est pas leur cas à eux.
10:56La TVA, on importe massivement
10:58des produits et du chômage.
10:59Ça devrait vous mettre à la gomme, monsieur.
11:02Pour apaiser, peut-être un mot pour apaiser.
11:05Le mot de la fin, s'il vous plaît.
11:06Le mot de la fin, c'est
11:07il faut entendre la colère populaire
11:09qui amène des millions de personnes dans la rue.
11:11Et pour ça, il faut absolument,
11:15pour apaiser le pays,
11:16retourner à un fonctionnement normal
11:17avant les fêtes de fin d'année,
11:18comme je le disais,
11:19d'entendre et d'augmenter les salaires,
11:21comme le disent tous les syndicats,
11:22à minimum de 100 euros.
11:23Si ce n'est pas le cas,
11:25les salariés continueront à se mobiliser.
11:27Il faut l'entendre.
11:27Du coup, si demain,
11:29ce n'est pas 100 euros qui est annoncé,
11:31vous continuez.
11:32Nous, on demande 10%.
11:33C'est 150 euros net qu'on demande.
11:34Je dis tous les syndicats,
11:35ils sont au-dessus de 100 euros.
11:37Nous, c'est très simple.
11:39Les gens, vous savez,
11:40ils ont fait grève,
11:41ils ont perdu de l'argent.
11:42Dans un moment de vie chère
11:43et de bas salaire.
11:44Ils se sacrifient.
11:45La fin du mois,
11:47elle finit le 15,
11:48elle finit même le 5.
11:49Donc, pour toutes ces raisons,
11:50il faut faire un geste important
11:52et trouver des solutions
11:53pour apaiser le pays.
11:54Et je précise,
11:55ça ne s'arrêtera pas.
11:56On continuera.
11:57Non, non, vraiment.
11:57C'est dommage que vous demandez 100 euros
11:58et qu'il y ait la télévalle sociale,
11:59ça donne 120 euros.
12:00Et juste, monsieur Delomèche,
12:01je précise que la personne
12:02avec qui vous avez été en contact
12:03a été interpellée
12:05et elle vous a ensuite donné
12:06le contact de son avocat.
12:08C'est bien ça ?
12:08Parce que je n'ai pas dit
12:09qu'elle avait été...
12:09Je ne sais pas si elle a été interpellée.
12:11Moi, j'avais tout transmis
12:12à la police, les caméras.
12:13Moi, je lui ai proposé d'abord
12:14de...
12:15Je lui ai laissé un message
12:15en lui parlant de résoudre
12:16le problème à la mienne
12:17parce que je sais que ce n'était pas
12:18le gros poisson du 17 octobre.
12:21Et donc, je n'ai pas la suite.
12:22Moi, la police,
12:23je n'ai pas de nouvelles.
12:24Vous n'avez pas la suite
12:24sur le plan judiciaire.
12:25Ok, mais je voulais
12:25qu'on précise quand même cela.
12:28Merci beaucoup, en tout cas,
12:28d'être venu sur le plateau,
12:29de nous avoir accordé
12:30de votre temps.
12:31Merci à tous les trois, messieurs.
12:33Et dans un instant,
12:34on reviendra sur ces alertes
12:36à la bombe
12:36qui ont visé plusieurs avions
12:39cette semaine
12:39dans le ciel européen.
12:40Pas que, aussi, des médias.
12:42Médias irlandais,
12:43médias britanniques.
12:44Une semaine sous tension.
12:46On va vous expliquer, évidemment,
12:47ce qui s'est passé
12:48et surtout, ce que l'on sait.
12:50Alertes à la bombe,
12:50finalement, sans conséquences.
12:55Heureusement, Thierry Arnaud.
12:56On peut se rejuger
12:56de fausses alertes.
12:57Voilà.

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