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Chaque soir, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00C'est là où on en vient aux contestations.
00:01Vous vous dites, Julien Audoul, il faut notamment agir sur le prix de l'essence.
00:05Vous êtes d'accord avec ça ? Il faut commencer par l'essence, Arthur Delaporte ?
00:08Oui, il faut agir évidemment sur le prix de l'essence.
00:09On a une proposition qui est l'encadrement des marges des raffineurs,
00:13parce que pour le coup, c'est là où se crée l'essentiel de la différence de prix.
00:17La proposition de M. Audoul de baisser les taxes, elle est extrêmement coûteuse.
00:20Chaque centime gagné, c'est potentiellement 500 millions de recettes à trouver pour le budget de l'État.
00:28Donc, vous imaginez, vous avez un prix de l'essence qui a augmenté de 30 centimes.
00:32Si vous voulez baisser de 30 centimes, il vous faut en gros 15 à 20 milliards d'euros.
00:38Donc, ça veut dire que vous allez finalement faire en sorte de massacrer les Français les plus modestes
00:45en augmentant le niveau d'impôt, en augmentant l'intérêt de l'argent.
00:47Il n'est pas d'accord. Céline Géraud, vous vous proposez quoi ?
00:51Allez-y, allez-y. Céline, je viens vers vous après.
00:54Allez-y, répondez pourquoi pour vous c'est finançable.
00:57Alors déjà, ça coûte 12 milliards d'euros.
00:5912 milliards d'euros, c'est en fait deux fois plus que l'augmentation de la contribution au budget de
01:06l'UE européenne.
01:076 milliards d'euros chaque année que nous souhaitons récupérer avec Marine Le Pen.
01:10Et ensuite, nous gagnons de l'argent en baissant le prix des carburants.
01:14Pourquoi ? Parce qu'à l'heure où on se parle, vous avez des Français qui s'arrêtent de travailler.
01:18Vous avez des secteurs entiers qui sont paralysés.
01:20parce que ça coûte trop cher d'aller travailler quand vous avez un prix du diesel et de l'essence
01:25qui avoisine les 2,20, 2,30 le litre.
01:28Donc très clairement, vous redonnez de l'air et vous permettez justement des rentrées fiscales
01:32parce que des secteurs d'activité, des entreprises tournent, parce que le prix des carburants est moins cher.
01:38J'ai juste une réserve, Julien Audoul.
01:41Ça, c'est ce que vous, vous feriez.
01:42Mais là, pour l'instant, vous n'êtes pas au gouvernement.
01:45Et donc ça prend du temps quand même de mettre en place ces mesures.
01:48Qu'est-ce que vous demandez au gouvernement là de répondre urgemment sur les prix de l'essence,
01:53en attendant potentiellement d'arriver au pouvoir et de mettre en place vos mesures ?
01:56Nous sommes en débat budgétaire.
01:58Nous avons proposé un contre-budget.
02:00Nous avons des pistes d'économie justement pour redonner du pouvoir d'achat aux Français.
02:04Nous demandons, on a peu d'illusions malheureusement.
02:07Il ne fait que commencer, Julien Audoul.
02:09Les Français, ils ont besoin d'une réponse demain, après-demain, après-demain.
02:12Très clairement, la baisse de la TVA de 20% à 5,5% sur les carburants
02:16et sur toutes les énergies comme le souhaite Marine Le Pen, c'est immédiat.
02:19Mais comment vous le financez en termes de budget ?
02:21On le finance comment ?
02:22On le finance avec une lutte contre la fraude sociale,
02:26une lutte contre l'immigration, le guichet social,
02:28une mesure, par exemple, de conditionner le versement des prestations sociales non contributives
02:34aux étrangers qui ont cotisé 5 ans.
02:36C'est une mesure de justice sociale et qui est bonne pour nous.
02:40Vous savez très bien, Julien Audoul, que ça, vous ne pouvez pas le faire immédiatement.
02:44C'est des choses, des mesures qui ne peuvent pas être faites immédiatement.
02:47Et en plus, vous avez un problème majeur,
02:49qui est le problème d'ailleurs de tous ceux qui proposent de baisser le prix des carburants,
02:54qui rentrent évidemment, tout cet argent rentre dans les caisses de l'État.
02:57C'est que vous avez nos prêteurs qui disent,
03:00si jamais il y a moins d'argent,
03:03la France récolte moins d'argent avec la vente de pétrole ou d'essence,
03:08eh bien, on ne prêtera plus.
03:09Parce que vous allez vider les caisses.
03:11Pourquoi tous nos voisins européens le font ?
03:14Pourquoi la baisse des taxes sur les carburants ?
03:18Oui, très bien, on a aussi...
03:20On a une dette abyssale, on ne peut pas...
03:21Très bien, mais oui, effectivement,
03:22ils ont fait des efforts que n'ont pas voulu faire les macronistes depuis 10 ans.
03:26C'est vrai, dontat, que ce soit l'Allemagne, la Pologne ou l'Italie.
03:31Mais aujourd'hui, l'urgence sociale impose,
03:34et particulièrement dans la ruralité,
03:36parce qu'avec ce prix de l'essence à ce tel niveau,
03:38vous assignez des Français à résidence.
03:40Quelle est la mesure de l'urgence ?
03:41Vous leur interdisez de travailler et de se déplacer.
03:43On parle d'Europe, il y a la fondation Jean Jaurès
03:46qui dit que deux Français sur trois sont inquiets, angoissés,
03:49qui est un niveau de peur plus élevé en France qu'ailleurs en Europe.
03:53Quelle est la mesure d'urgence, là, à très court terme ?
03:55À très court terme, honnêtement, moi, je n'ai rien de plus à proposer,
03:58si ce n'est ce qui est déjà proposé, c'est-à-dire l'aide aux grands rouleurs,
04:01les fameux 12 à 18 centimes qui vont être proposés à la pompe
04:03avec l'arrivée des barils, des fameux barils de réserve.
04:07Ça a le mérite d'être honnête, c'est un peu déprimant.
04:10Mais c'est ça, et après, on a effectivement des stations de service
04:13comme Total qui plafonnent à 1,99,
04:15mais je sais que les Français roulent beaucoup moins,
04:20on le voit, il y a des déplacements qui sont intégrés.
04:21Une baisse de consommation.
04:23Et voilà, ce que propose Gabriel Attal, lui, c'est effectivement
04:25quelque chose de plus en profondeur, c'est-à-dire de revoir
04:27notre rapport aux énergies fossiles et de passer vers l'électrique.
04:30Tous ceux qui galèrent, c'est l'un zéro.
04:32Tous ceux qui galèrent en ce moment et qui manifestent,
04:35vous leur dites quoi ? Patientez ?
04:36Oui, voilà. Non, il faut patienter.
04:38Là, on va avoir les baisses à la pompe.
04:40Souffrez en silence.
04:41Je ne suis pas porte-parole du gouvernement, donc je suis comme vous.
04:43Mais je pense qu'aujourd'hui, à part prolonger les aides ponctuelles
04:46aux grands rouleurs...
04:47Vous n'êtes pas porte-parole du gouvernement,
04:49mais vous pouvez être considérée comme un allié potentiel du gouvernement.
04:51Oui, je suis porte-parole de Gabriel Attal,
04:53et depuis deux mois ou trois mois...
04:56J'ai l'impression qu'il n'a plus de porte-parole, le gouvernement.
04:57C'est ça qui est dommage.
04:58C'est ça, oui. Après, ils ne viennent pas.
04:58À chaque fois qu'il y a une porte-parole de Gabriel Attal,
05:02c'est pour critiquer le gouvernement.
05:03Donc on ne sait pas à quel sens se vouer.
05:05Il faut quand même rappeler qu'on ne peut pas dire
05:09que rien n'est fait sur les prix de l'essence.
05:11C'est quand même malhonnête intellectuellement.
05:13Il y a quand même des annonces qui ont été faites
05:15par le Président de la République sur deux leviers, Yves.
05:18Le prix à la pompe et l'aide au carburant.
05:19Il y a le prix à la pompe, effectivement,
05:23qui normalement devrait baisser grâce aux réserves,
05:25notamment dans le diesel, sur le diesel notamment,
05:28de 15 à 20 centimes, un peu moins, 15-18 centimes.
05:31Et à ça s'ajoute effectivement...
05:33L'aide aux grands rouleurs.
05:34Eh bien, l'aide aux grands rouleurs,
05:35avec un chèque qui devrait arriver,
05:37pour ceux qui relèvent, sont éligibles à cette aide-là,
05:42de 100 euros.
05:44Alors ça devrait baisser sur le diesel
05:46à peu près les prix de...
05:4840 centimes.
05:49Ah non, diesel.
05:5045 à 40 centimes.
05:50Je précise juste, pour ceux qui nous regardent,
05:52on ne sait jamais, information pratique,
05:54ceux qui n'ont pas eu toutes les informations,
05:55les nouveaux bénéficiaires,
05:56sont ceux dont le revenu fiscal de référence par part
05:59en 2024, ne doit désormais pas dépasser 22 770 euros.
06:05Avant, c'était 16 880 euros pour la précédente vague.
06:09Il faut déposer la demande en ligne.
06:10Pour ceux qui l'avaient déjà fait,
06:12ce sera automatique.
06:13C'est important aussi de le dire à ceux
06:14qui sont un peu perdus dans toutes ces démarches.
06:16Il y a une autre mesure qui fait réagir en ce moment
06:19et qui s'inscrit en fait dans le cadre du budget,
06:22du débat budgétaire,
06:23c'est la volonté de multiplier par deux
06:26les radars urbains pour faire rentrer de l'argent
06:28dans les caisses de l'État.
06:30Est-ce que, qui est pour cette mesure ?
06:32Personne.
06:32Personne ne va défendre cette mesure.
06:34C'est totalement impopulaire.
06:36Mais est-ce qu'au-delà de ça,
06:37vous pensez que ça peut être la mesure
06:39qui, comme au moment des Gilets jaunes finalement,
06:42fait basculer cette mobilisation
06:44dans encore une autre dimension ?
06:45Je ne sais pas si c'est ce qui va faire basculer,
06:46mais ce qui est sûr,
06:47c'est que ce n'est pas ça qui va combler
06:48le déficit budgétaire.
06:50Il faut être très clair.
06:51Mais il faut bien commencer quelque part.
06:53Si vous vous rapportez,
06:54je ne sais pas, 100 millions d'euros
06:55ou 200 millions d'euros,
06:56ce n'est même pas le coût macro.
06:58C'est plusieurs milliards quand même.
06:59Au moins de milliards.
07:00Oui, au moins.
07:01Le doublement des radars ?
07:02Oui.
07:03Deux milliards d'euros ?
07:04Vous voyez, ce n'est pas rien.
07:05Je suis économiste,
07:06mais c'est au moins de milliards.
07:07C'est vrai que ça commence à faire.
07:08Ah, vous voyez ?
07:10Après tout.
07:13On est en l'épaisseur du trait.
07:16Je vais quand même dire une chose.
07:17Moi, je suis pour que les gens
07:18respectent les limitations de vitesse.
07:19Parce qu'en fait,
07:20la survitesse, elle tue.
07:21La réalité, c'est ça.
07:22C'est qu'aujourd'hui,
07:23il y a des gens qui meurent sur les routes.
07:24Et donc, il faut inciter
07:26au respect des institutions.
07:27Et que la politique de radar en France
07:31a quand même eu des effets
07:32de réduction de la mortalité routière.
07:33Donc, vous êtes pour ?
07:35Pour qu'on en mette plus ?
07:36Mais c'est juste qu'il ne faut pas dire
07:37que c'est un moyen de faire rentrer
07:39l'argent dans les caisses de l'État.
07:40Essorer un peu plus les automobilistes.
07:41Parce que ça donne l'impression
07:42que les automobilistes sont des vaches allées.
07:44Et ça, pour le coup,
07:45c'est ça qui génère de l'exaspiration.
07:47Mais rendez-vous compte
07:48que vous avez des fonctionnaires
07:50dans des bureaux
07:51qui se sont dit
07:52quelles mesures spoliatrices
07:54on va encore inventer
07:56pour envenimer la crise sociale ?
07:58Qu'est-ce qu'on va encore ?
07:59Non, mais c'est délirant.
08:01C'est délirant.
08:01Il n'y a rien à contester
08:02à ce que vous dites, M. O'Doul.
08:03C'est vrai que...
08:04Non, mais c'est délirant.
08:05Quelle vraie idée est stratégique ?
08:06C'est comme les 80 km heure.
08:08On connaît en plus le rapport
08:08de ce quinquennat
08:09et du quinquennat précédent
08:11avec la voiture,
08:12la taxe carbone,
08:13les 80 km heure.
08:14Quelles mesures redoutablement efficaces
08:16pour faire rentrer de l'argent ?
08:17Mais catastrophiques
08:19au regard de l'opinion.
08:20C'est vrai que sincèrement,
08:21on se demande
08:21s'il n'y a pas eu une réunion
08:22de quelques personnes
08:23dans un bureau
08:23qui se sont dit
08:24qu'est-ce qu'on peut trouver
08:25comme très mauvaise idée
08:26pour rajouter un peu de carburant
08:28sur un pays qui est déjà tué.
08:29Oui, écoutez,
08:30je vais me faire l'avocat du diable.
08:33Il y a quand même
08:33une dimension aussi sécuritaire
08:36de sécurité routière.
08:38C'est de ramasser de l'argent.
08:40Et tout le problème, justement,
08:42et c'est là que je voudrais
08:43vous entendre les uns et les autres,
08:45ça va être le nœud gordien
08:46de ce qui va nous occuper
08:47en dehors, évidemment,
08:48des manifestations qui ont lieu
08:50et du mouvement social,
08:52c'est comment on boucle le budget.
08:54Quelle attitude allez-vous adopter
08:56et les uns et les autres ?
08:58Juste, Yves,
08:58parce que je me dois de préciser
09:00qu'un quart de ces recettes de radar
09:02va servir la sécurité routière,
09:04la politique de sécurité routière,
09:06et le reste,
09:06c'est l'inverse.
09:08Un quart pour le remboursement de la dette,
09:10le reste pour la sécurité routière.
09:12C'est ce que dit le gouvernement.
09:13Je vous laisse terminer.
09:14Mais ça ne va pas résoudre le problème.
09:18Et le problème, c'est que si en France,
09:20on n'a pas de budget à la fin de l'année,
09:23qu'est-ce qu'on fait ?
09:24Est-ce que le gouvernement va être obligé
09:26de passer soit par 49.3,
09:28soit par ordonnance ?
09:29Et évidemment,
09:30la discussion budgétaire va être extrêmement serrée,
09:33comme elle l'a été l'année dernière,
09:34comme elle l'est...
09:35Mais c'est un budget provisoire.
09:36Pourquoi est-ce qu'on se pose...
09:37Non, parce que si c'est une...
09:38Si c'est un...
09:39Le problème, c'est que si vous prenez
09:41une loi spéciale...
09:42Alors, c'est un peu compliqué,
09:43on va peut-être pas rentrer dans la...
09:44Non, parce que je veux dire,
09:45on peut apporter des rectificatifs après.
09:46Mais si vous prenez une loi spéciale,
09:48c'est très compliqué pour la prochaine équipe
09:52qui arrive au pouvoir,
09:53et il y a une prochaine équipe
09:54qui va arriver au pouvoir nécessairement.
09:56Donc, il est là le sujet.
09:58Et on sait que ça va être une bagarre,
09:59pardon le terme,
10:00mais évidemment,
10:01de chiffonnier à l'Assemblée nationale
10:03pour savoir sur quoi
10:05vous allez accentuer vos demandes.
10:08Mais est-ce que vous diriez
10:09tout ce qu'il faut un budget ?
10:10Je pense qu'il faut un budget.
10:11Alors oui.
10:12Sinon, à partir de la porte,
10:13Julien Audou, vous êtes d'accord ?
10:14Oui, mais est-ce que...
10:15Avant de rentrer dans le détail,
10:16est-ce qu'il faut un budget ?
10:18Il ne faut pas n'importe quel budget.
10:20Et aujourd'hui, le budget,
10:20tel qu'il est présenté,
10:22il ne nous va pas.
10:22On l'a dit très clairement,
10:24c'est un budget qui va aller taper
10:25dans le pouvoir d'achat
10:26des retraités modestes,
10:27c'est un budget qui va mettre
10:28à contribution, finalement,
10:29les plus pauvres,
10:30alors même qu'on n'a aucun effort fiscal
10:31pour les plus aisés.
10:32Et nous, on a toujours été
10:33très clairs là-dessus.
10:34Donc, on n'a pas besoin
10:34de renégocier des demandes
10:36qui sont connues,
10:36qui sont sur la table
10:37depuis des mois,
10:38voire des années,
10:38vis-à-vis du gouvernement.
10:39On leur a dit,
10:40nous, on veut un budget,
10:41un budget fiscal fiscal.
10:42Mais vous avez déjà obtenu
10:42l'année dernière,
10:44la mise en revue.
10:45On a obtenu la suspension
10:45de la réforme d'achat
10:46de plus pour l'hôpital.
10:47Je pourrais refaire la liste,
10:48d'accord ?
10:48Mais en fait,
10:49ce n'est pas parce qu'on a obtenu
10:50des choses l'an dernier
10:51que si on n'obtient rien
10:52cette année,
10:53on doit dire amène à plus.
10:54Je n'ai pas dit ça.
10:55Mais qu'est-ce que vous pourriez
10:56de m'en rendre plus ?
10:57Nous, on l'a dit très clairement
10:58au Premier ministre.
10:59Déjà, il fallait renoncer
11:00au budget de terre
11:01dans l'éducation nationale,
11:02mais pas seulement.
11:02Il fallait investir
11:03dans la transition écologique.
11:04Il fallait évidemment
11:05mettre en place
11:06de la fiscalité
11:07pour les plus grandes fortunes.
11:08Et tout ça,
11:09aujourd'hui, on n'y est pas.
11:10Je vais vous dire une chose.
11:11L'an dernier,
11:11on avait même obtenu,
11:12par exemple,
11:12des millions,
11:13des centaines de millions
11:14de plus pour le fonds vert.
11:15Tout ça a été sucré
11:16au milieu de l'été.
11:17On avait obtenu
11:18le fait de ne pas doubler
11:19les franchises médicales.
11:20Ils ont augmenté
11:21de 40%
11:22les franchises médicales
11:23au milieu de l'été.
11:24Donc, vous voyez,
11:25à un moment,
11:25on est passablement agacés.
11:26Donc, on ne va pas recommencer
11:28le cirque de l'an dernier.
11:29Ça ne va pas se passer comme ça.
11:30Alors, on voit bien,
11:30Céline Géraud,
11:31vous dites qu'il faut un budget.
11:32On voit bien que c'est
11:33très, très, très, très mal embarqué
11:34quand on entend les uns
11:36et les autres.
11:37Vous qui dites qu'il faut un budget,
11:38est-ce que vous pensez
11:39qu'il faut que le gouvernement
11:40passe en force ?
11:41Par exemple,
11:41Yael Brown-Pivet,
11:42président de l'Assemblée nationale,
11:43elle dit ce soir,
11:44il ne faut pas tergiverser.
11:45Il faut utiliser 49.3.
11:47Oui, je pense qu'il faut
11:48passer par ça.
11:49Sinon, on n'avancera pas.
11:50Sinon, le pays sera bloqué.
11:51Sinon, on va freiner la croissance.
11:53On est dans un bazar absolu
11:56avec un pays qui est à l'arrêt.
11:57Il y a des crises sociales.
11:59Gabriel Attal a proposé,
12:00évidemment, de revenir,
12:01de déposer un amendement
12:02pour stopper la suppression
12:04des 1588 postes d'enseignants.
12:06D'ores et déjà,
12:07à la marge,
12:08il y a des sujets
12:08sur lesquels on peut discuter.
12:09Non, mais parce que c'est l'actualité.
12:10Je veux dire que Gabriel Attal
12:11n'a jamais supprimé
12:12des postes d'enseignants
12:12quand il était ministre.
12:13Il en a créé 6 000, pardon.
12:14Non, non, c'est pas vrai.
12:15Si, il a créé 6 000.
12:16On ne va pas revenir à l'actualité,
12:17Le nombre d'enseignants
12:17a diminué de 15 000
12:18depuis que Gabriel Attal est ministre.
12:20Ça a été le premier à dire
12:21que c'est 1548.
12:22Il faut savoir,
12:23il en a supprimé 15 000
12:24ou il en a rajouté 6 000 ?
12:26Il a supprimé des postes
12:27dans l'éducation nationale.
12:28C'est parce qu'il y a été 3 mois.
12:30Ça va.
12:30Mais en fait,
12:31c'est le Rassemblement national
12:32qui a la clé.
12:33Est-ce que vous allez voter la censure ?
12:37Il est là le sujet
12:38parce que si on passe par 49-3...
12:39Mais avant la censure,
12:41il y a le budget.
12:41Si le gouvernement passe par 49-3,
12:44est-ce que le Rassemblement national
12:46vote la censure ?
12:47S'il ne vote pas la censure,
12:48le budget peut éventuellement passer.
12:51Et est-ce que le Rassemblement national
12:52a intérêt à voter la censure ?
12:55Chaque chose en son temps.
12:56On va attendre la tenue de ce budget.
13:01On va attendre les débats.
13:03Et nous, comme vous le savez,
13:04on est responsables
13:05dans les propositions
13:06que nous avons faites au gouvernement
13:08qui n'ont pas dévié.
13:09C'est-à-dire que les efforts
13:10doivent d'abord être faits par l'État
13:12avant de faire peser des efforts
13:13sur les Français les plus modestes,
13:15sur les recrétés.
13:18Oui, 140 milliards d'économies,
13:19dans des domaines
13:21totalement dispendieux,
13:23notamment sur la communication
13:25notamment sur le train de vie de l'État,
13:27notamment sur ce qui est idéologique.
13:29Il y a énormément d'argent
13:31à les récupérer.
13:32Or, on voit bien
13:33que le gouvernement
13:33n'a pas l'envie.
13:35Vous prenez 10 milliards
13:36sur l'hôpital.
13:37Je ne vous ai pas interrompu,
13:38M. Laporte.
13:39En fait, c'est tout parasité.
13:40Quel hôpital vous fermez ?
13:41Mais très clairement,
13:42nous nous souhaitons
13:43que ces économies soient réalisées.
13:46Si ce n'est pas le cas
13:47et si le budget reste en l'État,
13:48si on est sur le dixième acte
13:50du macronisme,
13:51effectivement,
13:52ce budget ne passera pas.
13:53Nous verrons ensuite
13:55s'il y a motion de censure ou pas.
13:56Il y a un autre thèse
13:57qui est arrivé aujourd'hui
13:58dans l'hémicycle,
13:59du côté du Sénat,
14:01en l'occurrence,
14:01et qui est aussi finalement
14:03voué à faire des économies.
14:04C'est en tout cas le lien
14:05que fait le Premier ministre aujourd'hui.
14:07C'est cette loi
14:07casseur-payeur.
14:08Il dit,
14:09vu l'État dans lequel
14:10le pays se trouve aujourd'hui,
14:12c'est lui qui le dit,
14:13on ne peut pas demander
14:14encore aux Français
14:15et au gouvernement
14:16de réparer
14:17et de payer
14:17pour ceux qui ont cassé.
14:18Regardez,
14:19on ne peut pas,
14:19au moment où nous avons
14:20autant de difficultés
14:21d'argent public,
14:22à chaque fois,
14:25solidarité nationale
14:25pour réparer
14:27ce que les casseurs
14:28ont cassé.
14:29Alors,
14:30l'idée,
14:30en fait,
14:31c'est que
14:32ça prévoit que les personnes
14:33présentes autour
14:34d'un casseur
14:35puissent être tenues
14:36responsables des dégâts,
14:37responsables civilement
14:39avec une amende.
14:40La Ligue des droits de l'homme,
14:41je précise quand même,
14:42dénonce un projet de loi
14:44liberticide
14:44et inconstitutionnel.
14:47Vous,
14:47vous allez voter pour ou contre ?
14:49En fait,
14:49quand on lit Sébastien Lecornu,
14:50on a l'impression
14:51que rien ne permet
14:52aujourd'hui
14:53d'aller chercher l'argent
14:53chez les casseurs.
14:55Je vais juste demander
14:55à Sébastien Lecornu
14:56d'acheter,
14:57ça lui coûtera moins cher
14:57que de faire passer le mois,
14:58le code civil.
14:59Article 1240,
15:001241.
15:01On peut déjà se retourner
15:02contre les casseurs.
15:03Le code de procédure pénale,
15:05Article 840-1.
15:06On peut déjà
15:07avoir un principe
15:08de solidarité
15:09quand on a participé
15:10à une manifestation
15:10qui fait des dégradations.
15:12Donc en fait,
15:13vous proposez quelque chose
15:14qui n'est pas...
15:14Donc vous allez voter
15:14s'il n'y a rien qui change.
15:15Non, non, justement.
15:16Parce que là,
15:17ce n'est pas une loi anti-casseurs,
15:18c'est une loi anti-manifestants.
15:19Il faut le dire très clairement.
15:20L'idée,
15:21ce n'est pas de dissuader
15:22les casseurs,
15:22c'est de dissuader des gens
15:23d'aller en manifestation
15:24de peur de se prendre des amendes.
15:26Donc c'est finalement
15:27quelque chose
15:27qui est absolument scandaleux.
15:29Mais si,
15:31parce qu'en fait...
15:34Écoutez,
15:35moi j'ai été manifesté
15:36il y a deux semaines.
15:37Vous n'avez pas reçu d'amende ?
15:38Il y a eu des dégradations.
15:39Non, parce que justement,
15:40cette loi, heureusement,
15:41elle a été abrogée
15:42en 1981
15:44par quelqu'un
15:44qui s'appelait François Mitterrand.
15:45Parce que vous auriez été...
15:46Quel modèle ?
15:47Avec la gauche
15:48pour dire oui,
15:49en 1961.
15:50Juste après mai 68,
15:51on dit
15:52Ah bah tiens,
15:53quand même,
15:53c'est problématique
15:54ces gens qui manifestent.
15:55Donc on fait une loi
15:56et qui va...
15:56Donc vous n'êtes pas d'accord
15:57pour que ceux qui pillent
15:59les vats et cassent
15:59puissent payer
16:01que ce soit le contribuable français
16:03qui a chaque fois
16:04paye l'addition.
16:06Pas en même temps.
16:07Attendez,
16:07vous avez manifesté,
16:08vous n'avez pas cassé.
16:09Non mais je finis,
16:10M. O'Doul.
16:11Pas dire que c'est la même chose.
16:12Mais attendez,
16:13ceux qui cassent
16:14payent déjà,
16:15peuvent déjà payer.
16:15Non, non,
16:17mais c'est faux.
16:17Mais personne,
16:19mais personne.
16:20Ça n'existe pas.
16:21Mais M. Nelapogne,
16:23c'est pas vrai.
16:23Citez-moi un seul exemple.
16:24Citez-moi un seul exemple.
16:25Allez au tribunal.
16:26Non, non, non.
16:26Ça n'existe pas.
16:27Citez-moi un seul exemple
16:29d'un casseur
16:30qui a dévasté un magasin,
16:32qui a cassé
16:32du mobilier urbain,
16:34qui a dû payer
16:35avec ses économies.
16:36Ça n'existe pas.
16:37C'est pour ça qu'il n'existe pas.
16:39Il n'y a pas besoin
16:40de modifier la loi.
16:41S'il y a besoin.
16:43Céline Géraud.
16:43Avec Marine Le Pen,
16:44Jean-Marie Marlena.
16:45Il est chouette
16:46que les casseurs
16:47payent jusqu'au dernier centime.
16:48Il va plus loin,
16:49il va sur la responsabilité civile
16:50effectivement du casseur.
16:51Elle existe déjà.
16:52Il va sur celle des parents.
16:54Je peux vous dire
16:54que les parents
16:55sont déjà responsables
16:57et il va aussi saisir
16:58toutes les prestations sociales.
17:00Il y a une saisie
17:00sur les prestations sociales.
17:01Il conclut sur le RSA.
17:02Il faut tirer le RSA
17:03d'une famille.
17:05C'est-à-dire qu'en gros,
17:06une famille de casseurs.
17:08C'est une famille de casseurs
17:09qui a été cassé.
17:10Vous avez 500 euros
17:11par mois pour vivre.
17:12Vous trouvez ça liberticide ?
17:13Là, ce n'est pas juste liberticide.
17:15C'est criminel.
17:15Ce qui est liberticide,
17:16c'est de ne pas pouvoir
17:17se promener librement
17:18dans une rue un samedi à un midi
17:19sans risque de se faire agresser.
17:21Ce qui est liberticide,
17:22c'est pour un pharmacien
17:23de dire
17:23je vais ouvrir ma pharmacie
17:24monsieur Delacorte.
17:26Vous êtes d'accord ?
17:26Il y a eu 3000 pillages
17:27en une soirée.
17:29Lors des éveux
17:30de l'affaire Naël en 2023,
17:31il y en avait 600 commerces
17:33qui avaient été pillés.
17:33Aujourd'hui, 3000.
17:34On a dépassé l'entendement.
17:36Je trouve que cette loi
17:36casseur-payère,
17:37elle l'est dans le sens
17:38de l'histoire.
17:39Donc vous allez la voter,
17:40votre camp.
17:41cette loi doit exister.
17:43Je tombe de ma chaise.
17:45On a un gouvernement,
17:46votre gouvernement,
17:47qui est incapable
17:48de maintenir l'ordre républicain.
17:51Il y a des commerces
17:52qui sont pillés.
17:52Mais c'est du bon sens.
17:53Et vous, vous dites quoi ?
17:53On va faire un écran de fumée.
17:55Vous savez qu'il y a un suspect
17:55On va faire un écran de fumée.
17:57Vous savez qu'il y a le suspect
17:57Ça ne va rien changer votre loi.
17:59Faites appliquer le droit existant déjà.
18:00Mais qu'est-ce que vous...
18:01Attendez,
18:01vous savez qu'il y a le suspect
18:02d'une taxe émeute
18:04qui risque d'incomber
18:06à tous les Français.
18:07Bien sûr.
18:08Pourquoi ?
18:08Parce qu'il y a eu des pillages organisés.
18:10Parce que vous n'avez pas été capable
18:10de maintenir l'ordre.
18:10Et c'est encore le contribuable français
18:11qui devrait payer.
18:13Arrêtons.
18:13En fait, je vous dis
18:14les casseurs peuvent déjà payer
18:16aujourd'hui les casseurs.
18:17Mais qu'est-ce que vous dites
18:17M. Delaporte, s'il vous plaît ?
18:19Qu'est-ce que vous dites
18:19aux 3000 commerçants
18:21qui ont vu leur magasin
18:22pillé, saccagé
18:23il y a deux semaines ?
18:23Et qui se disent
18:24il est bien sympa M. Delaporte
18:26mais il est à côté de la plaque.
18:27Je vais leur dire une chose simple.
18:29N'écoutez pas
18:29les bonimenteurs de ce plateau.
18:32Ça ne changera rien cette loi.
18:34Ceux qui vous font croire
18:35que 1.
18:35Ça va régler le problème du matin.
18:36On tape au portefeuille.
18:38Je peux vous dire
18:38de taper au portefeuille.
18:39La réponse
18:40de taper au portefeuille
18:41c'est déjà dans le droit.
18:43Je ne sais pas dans quelle langue
18:44il faut le dire.
18:45C'est dans le droit.
18:46C'est dans le droit.
18:47C'est presque de l'avis
18:47de tous les spécialistes
18:48ou presque juridiques
18:49sur cette loi.
18:50La loi actuelle
18:51est très difficilement
18:53applicable.
18:53Mais non, bien sûr.
18:54Vous avez raison, elle existe.
18:55Elle existe.
18:56Vous avez raison, elle existe.
18:57Mais elle est très difficilement
18:58applicable.
18:58Je ne vous ai pas cité
18:58l'article L210
19:00tiré 10.
19:01C'est le défiage
19:04de ça M. Delaporte.
19:05Dans la réalité.
19:06Ça n'est jamais appliqué.
19:08Ça n'est jamais appliqué.
19:09Donc il faut une évolution
19:11législative pour encore une fois
19:12que ce soit dissuasif
19:14et que ça protège
19:15les honnêtes gens
19:16et les commerçants
19:16qui je le dis sont ruinés.
19:19Vous avez des hommes
19:20et des femmes
19:21qui ont tout perdu
19:21en quelques heures
19:22qui ne se relèveront pas
19:24qui ont perdu
19:25leur outil de travail
19:25qui ont perdu
19:26leur magasin
19:27et vous leur dites quoi
19:28il faut que ça continue.
19:29Donc effectivement
19:30il faut des sanctions
19:32extrêmement fermes.
19:34Est-ce que ça existe
19:34oui ou non déjà
19:35Yves Tréas ?
19:36Oui c'est-à-dire que
19:37Ben non mais comme Anne
19:38Où il y a quand même
19:39une différence
19:39lorsqu'on existe.
19:41Il y a un dispositif
19:41qui existe
19:42mais qui est très peu
19:43appliqué
19:43parce qu'il n'est pas
19:44Mais c'est très difficilement
19:45applicable en l'État
19:45je ne sais pas comment
19:46le dire.
19:46Non mais est-ce que le dispositif
19:47est exactement le stade
19:49propose ?
19:49Là il y a la notion
19:50de groupe.
19:51Non non non
19:52Donc ça n'existe pas
19:53déjà complètement.
19:55Il n'est pas le même
19:55parce que là
19:56Techniquement
19:56Monsieur Benafor
19:57t'as raison
19:58aujourd'hui le dispositif
19:59légal permet d'aller
20:00infliger à un casseur
20:02la réparation
20:03Mais là c'est différent
20:04Sauf que là absolument
20:06Il est question
20:07Il y a une présomption
20:08de stabilité
20:09Mais bien sûr
20:10mais je maintiens
20:10là où la loi
20:12est censée aller plus loin
20:13enfin la future loi
20:14est censée aller plus loin
20:14c'est que comme il est
20:15très difficile
20:15de mettre la main
20:16sur le casseur
20:17parce que ce sont souvent
20:18des groupes
20:19il est question
20:20d'élargir
20:21effectivement non pas
20:22à une personne
20:22mais à un groupe
20:23donc une responsabilité
20:25collective
20:25c'est bien comme ça
20:26que c'est indiqué
20:26dans le futur projet de loi
20:27et deuxième élément
20:28en effet
20:29il y a des possibilités
20:30plus importantes
20:31qui sont données
20:31à la puissance publique
20:33pour aller récupérer l'argent
20:34si le casseur
20:35ne veut pas payer
20:36et en l'espèce
20:37je rajoute quand même
20:38un point qui est quand même
20:38important politiquement
20:39c'est que
20:40aller récupérer
20:41l'argent de la casse
20:42dans les prestations sociales
20:44c'est un amendement
20:45sur lequel à l'origine
20:46le gouvernement
20:48mettait énormément de réserve
20:50en disant
20:50attention c'est très inflammable
20:51il y a une question
20:52de reste à vivre
20:54et potentiellement
20:56d'ailleurs
20:56le conseil constitutionnel
20:58dont on pense
20:58ce qu'on veut
20:59mais le conseil constitutionnel
21:00parce qu'il y en a certains
21:00qui le critiquent aujourd'hui
21:01le conseil constitutionnel
21:02peut dire
21:03ça n'est pas possible
21:04de ne pas couper les fonds
21:05c'est très clair
21:06mais ce que je veux dire
21:07c'est que ce dont on débat
21:08en l'occurrence
21:09donc n'existe pas déjà
21:11voilà
21:12mais ce qui existe
21:13actuellement
21:14ne marche pas
21:15mais non
21:15mais parce que
21:15ce qui existe actuellement
21:17ne marche pas
21:17juste
21:17ces 10 000 euros
21:19c'est quand même
21:19très dissuasif
21:20et moi je pense
21:21que dans l'imaginaire
21:21de cette jeunesse désinhibée
21:23pour le coup
21:25qui pille
21:25je pense que ce sera
21:26quand même un pire
21:27et autre disposition
21:28c'est que les casseurs
21:29peuvent payer
21:29ça c'est ce que dit le droit
21:30oui j'ai compris
21:30ça d'accord
21:31mais sauf que l'idée là
21:32c'est d'aller plus loin
21:32en l'occurrence
21:33faire les manifestants
21:34c'est pour ça que c'est une loi
21:35anti-manifestants
21:36autre disposition
21:37intéressante
21:38de cette loi
21:40et après on parlera
21:40de ce qui est arrivé
21:41à Mbappé
21:42teasing
21:44le gouvernement
21:44qui veut permettre
21:45le blocage de contenu
21:46appelant au pillage
21:48il y a du nouveau ce soir
21:49parce qu'il a obtenu
21:50au Sénat
21:51l'adoption d'un dispositif
21:52donc ouvrant la voie au blocage
21:54je précise sur les réseaux sociaux
21:55des contenus
21:55appelant aux violences
21:57c'est le ministre de l'Intérieur
21:58qui l'indique
21:59et qui voit une réponse
22:00aux dégradations commises
22:01en marge des dégradations
22:02du 17 octobre
22:03il dit au moment où on se parle
22:04il y a des appels
22:05qui circulent pour samedi prochain
22:07et qui sont des appels
22:08à l'insurrection
22:09c'est ce genre de contenu
22:11que l'on veut retirer
22:12est-ce qu'il faut le faire ?
22:14Julien Oudoul
22:15Non
22:15c'est liberticide
22:17de vouloir contrôler
22:18les réseaux sociaux
22:20et
22:20je vais aller au bout
22:23de ma phrase
22:23si vous me permettez
22:26d'aller au bout
22:26de la phrase
22:27vous allez mieux comprendre
22:29le gouvernement
22:30est incapable
22:30de rétablir
22:31l'ordre
22:32et la sécurité
22:32dans notre pays
22:33totalement dépassé
22:35il s'en prend
22:36aux réseaux sociaux
22:37comme s'ils étaient
22:37les fauteurs de troubles
22:38c'est pas TikTok
22:39qui a incendié
22:40la mairie
22:41de Limoges
22:42c'est pas Snapchat
22:44qui a ravagé
22:45les magasins
22:45et qui a pillé
22:46les rues de Paris
22:47c'est pas ça
22:47donc à un moment donné
22:48visiblement
22:49ils ont quand même
22:50joué un rôle majeur
22:51et heureusement
22:52excusez-moi
22:52heureusement
22:53qu'il y a des images
22:54qui permettent
22:55notamment de détecter
22:57les individus dangereux
22:58de pouvoir revenir
22:59sur les groupes de casseurs
23:01heureusement
23:01qu'il y a des images aussi
23:02qui nous permettent
23:03de voir
23:03quels sont les profils
23:04les groupes
23:05qui constituent
23:06une menace
23:07en marge
23:07des manifestations
23:08heureusement qu'il y a ça
23:09donc de vouloir faire taire
23:10finalement les réseaux sociaux
23:12donc on laisse les appels
23:12à l'insurrection
23:14circuler sur les réseaux sociaux
23:15le droit existe déjà
23:17c'est des contrôles
23:18très ponctuaires
23:19c'est très difficile
23:20à appliquer
23:21c'est un des droits
23:22avec un coup
23:22c'est la même chose
23:23pour aller chercher
23:25les groupes
23:26les gens peuvent comprendre
23:27qu'on bloque
23:28les réseaux sociaux
23:29c'est pas du tout le cas
23:30c'est-à-dire que
23:32on interdit
23:33on interdit
23:34certaines images
23:36qui sont des images
23:37l'équivalent
23:38d'appels
23:39à aller à la violence
23:40d'appels
23:40à créer le désordre
23:41et c'est ça
23:42qui serait retirer
23:43c'est du bon sens
23:44c'est du bon sens
23:44parce qu'il y a
23:45du mimétisme
23:46à mettre
23:47en fait
23:48pour être tout à fait précis
23:49Faros
23:50donc qui est l'autorité
23:51en question
23:52demande que
23:53ces contenus
23:54qui sont susceptibles
23:54de créer un trouble grave
23:56à leur public
23:56soient retirés
23:58et là les plateformes
23:59sont tenues
24:00de le faire
24:00dans un délai
24:01de 24h
24:02alors ça se fait
24:02dans d'autres pays
24:03oui
24:03c'est pas un blocage
24:05total
24:06ça pourrait donner
24:07l'idée au gouvernement
24:08de bloquer davantage
24:09mais je suis étonnée
24:10que vous
24:10au Rassemblement National
24:11vous ne vouliez pas
24:12cette disposition
24:13on laisse faire du coup
24:15on laisse circuler
24:16vous croyez un seul instant
24:17que ça va avoir
24:18une incidence
24:19jamais
24:19c'est un écran de fumée
24:21monsieur Delaporte
24:22écran de fumée
24:23il faudra juste
24:23que le RN se coordonne
24:24avec son
24:25madame Diaz
24:26qui au Sénat
24:26vient de voter
24:27pour cette amendement
24:28voilà
24:29mais c'est pas
24:30elle avait quand même
24:30des arguments
24:31hier elle était ici
24:32madame Diaz
24:32elle était contre
24:33oui mais je peux vous dire
24:34qu'elle a dit
24:34qu'elle n'était pas d'accord
24:35vous êtes sûre de ce que vous dites là
24:35monsieur Delaporte
24:37vérifier en live
24:38le RN a voté
24:39pour cet amendement
24:40il y a une demi-heure de ça
24:41au Sénat
24:43maintenant
24:43on vérifiera effectivement
24:45ce qui a été voté
24:46ce qu'on peut affirmer
24:48c'est qu'en Nouvelle-Calédonie
24:49j'espère que vous êtes sûr
24:50de ce que vous dites
24:50parce que sinon
24:51à 200%
24:52parce que justement
24:52je suis beaucoup ce sujet là
24:54ayant été président
24:55de la commission d'enquête
24:55sur TikTok
24:56moi je suis très inquiet
24:57quand le gouvernement
24:58en fait
24:59méconnait d'une part
25:00le droit européen
25:00parce qu'on peut déjà
25:02en fait
25:02transmettre des injonctions
25:03aux plateformes
25:04de retrait de contenu
25:04et d'ailleurs
25:05quand on rencontre
25:06les plateformes
25:06et la commission européenne
25:07ils nous disent
25:07mais attendez
25:08le gouvernement
25:08il ne nous fait quasiment
25:09pas d'injonction de retrait
25:10pourquoi ?
25:11parce qu'à Pharos
25:11il y a 150 enquêteurs
25:13à un moment
25:13il faut arrêter
25:14de se moquer du monde
25:15donc là
25:16en fait
25:16le seul objectif
25:17c'est d'introduire
25:17mais au-delà de dire
25:18que ça existe déjà
25:19est-ce que vous y voyez
25:20une atteinte
25:20à la liberté d'expression
25:21c'est évidemment
25:22une atteinte
25:22à la liberté d'expression
25:23parce qu'en fait
25:23la nouvelle incrimination
25:24elle est d'une part
25:25totalement floue
25:26c'est les provocations directes
25:29même non suivies
25:30d'effets
25:30d'atteinte
25:32de vols
25:33bref
25:33ça peut être
25:34tout et n'importe quoi
25:35c'est un champ
25:36qui ratise extrêmement large
25:37la droite au Sénat
25:38et notamment
25:39les spécialistes
25:40du sujet
25:40des questions numériques
25:41sont extrêmement inquiets
25:43donc je peux vous dire
25:44que c'est pas juste
25:45la gauche qui vend debout
25:45c'est pas juste la LDH
25:46c'est tous ceux
25:47qui suivent un peu
25:47les questions numériques
25:48qui disent
25:49que fait le gouvernement
25:50et en fait
25:51le gouvernement
25:52fait encore quelque chose
25:52qui n'est ni constitutionnel
25:53ni conforme
25:55aux droits d'Union Européenne
25:56quand Gabriel Attal
25:56l'avait fait
25:57au moment des émeutes
25:57en Nouvelle-Calédonie
25:58il était condamné
26:00par le Conseil d'Etat
26:00après
26:00mais le temps
26:01que ça se mette en route
26:03le temps que le Conseil constitutionnel
26:04parce que c'est l'on décide
26:05dans l'intervalle
26:06ça avait quand même
26:06calmé les émeutes
26:07et évité un embrasement
26:08c'est pas un seul opérateur
26:12mais c'est surtout
26:13est-ce que ça ne dit pas
26:14quand même un peu la réalité
26:15moi j'ai vu
26:17des reportages
26:18de nos confrères
26:19très sérieux
26:19qui montraient quand même
26:20à quel point
26:21au moment du 17 octobre
26:22certains réseaux sociaux
26:23ont joué un rôle
26:25de catalyseur
26:25bien sûr qu'il y a
26:26une responsabilité
26:27des réseaux sociaux
26:28et notamment
26:28de l'algorithme
26:29des réseaux sociaux
26:30qui va mettre en avant
26:31les contenus violents
26:32donc le gouvernement
26:32essaie de trouver des solutions
26:34mais moi je vais vous dire
26:35les solutions
26:35elles existent déjà
26:36il y a par exemple
26:36quelque chose
26:37qui s'appelle
26:37le groupe de contact permanent
26:38qui est en fait
26:39un lien entre l'Etat
26:40les plateformes
26:41et les opérateurs
26:42ça c'est Gabriel Attal
26:43qui a arrêté de le retenir
26:44de le réunir
26:45quand il est devenu
26:45Premier ministre
26:46et bien en fait
26:49elles peuvent simplement
26:50modérer un certain type
26:52de contenu
26:52elles sont tout à fait preneuses
26:54elles ont besoin
26:54des injonctions de l'Etat
26:55pour les contenus illégaux
26:56et problématiques
26:57et en fait
26:58il faut arrêter
26:59de rajouter de la norme floue
27:00parce que la norme floue
27:02c'est du bon sens
27:02c'est du bon sens
27:03un bloc temporaire
27:04et localisé
27:05c'est du bon sens
27:05et c'est ce qui crée
27:05la censure préventive
27:06de la part des réseaux sociaux
27:07parce que la menace
27:07c'est si vous ne réagissez pas
27:09assez vite
27:09on vous ferme
27:10et bien moi désolé
27:11je considère que les réseaux sociaux
27:12sont aussi des espaces d'expression
27:14je précise
27:19le gouvernement national
27:20ont soutenu
27:21la mesure
27:22et c'est vrai que
27:22hier soir
27:23sur ce plateau
27:24on verra ce qui a été amendé
27:26parce qu'encore une fois
27:26un débat parlementaire
27:29un débat parlementaire
27:31pour ou contre ?
27:32contre
27:32je comprends pas rien
27:33c'est pour ça qu'on verra
27:34ce qui a été amendé
27:36c'est qu'ils ne sont pas toujours
27:36très cohérents
27:37non c'est pas une incohérence
27:38vous le savez très très bien
27:39un débat parlementaire
27:40il y a des amendements
27:41il y a des modifications
27:42du texte
27:43on regardera
27:45avant
27:46excusez-moi
27:46je vais regarder
27:47oui mais je ne vous crois pas
27:48c'est bizarre
27:49spontanément
27:49je vais quand même aller vérifier
27:50je vous ai dit que vous aviez voté
27:52je vais aller vérifier
27:54ce qu'il en est
27:55moi ce que je redis
27:56c'est que le contrôle
27:56des réseaux sociaux
27:57encore une fois
27:58qui est toujours la tentation
28:00macroniste
28:00depuis une dizaine d'années
28:01n'est pas la solution
28:02c'est une mesure liberticide
28:04et ça n'arrangera rien
28:06en matière d'ordre public
28:07ce qu'il faut
28:08et là où le gouvernement
28:09devrait utiliser les réseaux sociaux
28:10c'est aller interdire
28:12les groupuscules
28:12d'ultra-gauche
28:13qui sont référencés
28:14qui ont des sites
28:16sur les réseaux
28:16qui ont des statuts
28:18là il faut les interdire
28:19il faut assigner
28:19les individus dangereux
28:20en résidence
28:21et vous surtout
28:23non mais
28:2485%
28:25c'est vos amis d'ultra-gauche
28:26oui oui
28:26allez
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