- il y a 19 minutes
Ce soir, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00On va accueillir à présent Julien Audoul, député Rassemblée Nationale de Lyon,
00:04Céline Géraud, responsable communication et porte-parole de la campagne de Gabriel Attal,
00:09et Arthur Delaporte, député socialiste du Calvados et porte-parole du groupe à l'Assemblée Nationale.
00:17Bonsoir à tous.
00:18Bonsoir.
00:19Porte-parole du groupe à l'Assemblée Nationale, mais qui n'était pas à l'Assemblée Nationale aujourd'hui.
00:25Vous avez loupé quelque chose, visiblement.
00:26Apparemment, cet après-midi, j'ai séché les questions au gouvernement, mais c'était une séance particulièrement augmentée pour une
00:33très bonne raison.
00:35Lesquelles ?
00:36Les raisons professionnelles ?
00:37On a des rendez-vous, et donc ça nous amène à ne pas aller aux questions au gouvernement.
00:42On va regarder ce qui s'est passé.
00:43Pour ceux qui ne l'ont pas vu, ce spectacle affligeant, diront certains, à l'Assemblée Nationale.
00:50On est quelques jours après l'attentat terroriste raciste de Trappes.
00:54Une minute de silence est observée pour la victime de cet attentat.
00:57Pour ceux qui ont été blessés aussi, sept blessés.
00:59La présidente de l'Assemblée Nationale prend la parole.
01:02Elle appelle à la concorde.
01:03Et puis, Sébastien Chenu s'exprime.
01:06Échange avec le Premier ministre très tendu.
01:09Regardez.
01:10Le déshonneur et la honte pour ceux qui tentent ces minables récupérations politicardes démontrent combien leurs intérêts politiciens,
01:18on est loin du pas d'amalgame, on est loin du pas d'amalgame, prennent le pas sur la concorde
01:25nationale appelée de nos voeux par Marine Le Pen et Jordan Bardella.
01:29Ce qui se joue ici, monsieur le Premier ministre, c'est ce que notre pays est en train de devenir,
01:33ou plutôt ce que nous ne voulons pas qu'il devienne.
01:36Un pays communautarisé.
01:37Un pays dans lequel les Français, quelles que soient leurs origines, leurs couleurs de peau ou leurs religions, se sentent
01:45menacés.
01:47Vous vouliez contextualiser, Anne-Soran Dubois, ce qui s'est passé.
01:50Oui, c'est qu'ensuite, la réponse du Premier ministre, là où il dit que le climat est nauséabond et
01:54que ça n'augure rien de bon pour les mois de campagne qui s'annoncent,
02:00faisait réponse, après la question de Sébastien Chenu, président du groupe RN à l'Assemblée Nationale,
02:06à ce départ que vous voyez sur l'image, c'est-à-dire le départ d'un certain nombre de
02:10députés de gauche, lors de la question posée par Sébastien Chenu.
02:13On est d'accord que du coup, vous êtes OK pour débattre avec Julien Audeau, vous n'avez pas quitté
02:17le plateau ?
02:18Non mais en fait, moi je veux bien débattre pour refronter les idées, mais c'est juste qu'à un
02:21moment, l'indécence a des limites.
02:23Et quand vous avez quelqu'un comme Sébastien Chenu, qui fait comme s'il n'y avait pas de responsabilité
02:30de l'extrême droite dans le racisme d'atmosphère,
02:33qui a imprégné le débat public ces dernières années, je trouve ça d'une indécence crasse.
02:39Et vous aviez sur votre plateau, Alir Abbé, il y a quelques jours de cela, qui vous expliquait, le maire
02:46de Trappes,
02:47à quel point il y avait une responsabilité dans ce qui s'est passé de l'extrême droite,
02:52qui a fait de Trappes finalement la cible pour dire, vous voyez, c'est là l'islamisation de la France,
02:59c'est là que la République a failli.
03:00Et bien c'est là qu'il y a eu, cette semaine, un attentat terroriste motivé par des raisons racistes,
03:07motivé par ce rejet alimenté par l'extrême droite d'une partie de nos concitoyens.
03:13Il était vendredi sur ce plateau, mais aujourd'hui à l'Assemblée, je pense que le maire de Trappes,
03:16il était un peu consterné par la manière dont les débats se sont déroulés.
03:19Je peux vous dire que le maire de Trappes était à ses côtés hier soir,
03:22et le maire de Trappes, il n'a pas changé d'avis.
03:24Il y a une responsabilité non seulement dans l'écosystème médiatique
03:27qui donne la parole sans contradiction bien trop souvent à des théories racistes.
03:31Vous avez un représentant de l'URN ?
03:33Non, attendez, parce que du coup, il s'adresse à moi.
03:36Non, pas l'écosystème médiatique, ça je ne sais...
03:38Non, certainement pas.
03:39L'écosystème médiatique, on est des professionnels, on sait ce qu'on fait.
03:42Non, c'est pas vrai.
03:42Et d'ailleurs, ici, vous êtes en face de quelqu'un qui ne partage pas vos opinions.
03:47Donc, vous ne pouvez pas dire ça.
03:49Vous savez, la contradiction, on l'a tous les jours à l'Assemblée nationale.
03:52Mais l'indécence, dans des moments qui appellent le recueillement,
03:55franchement, ce n'était pas possible.
03:57Julien Audoul, l'indécence ?
04:00On parle d'indécence.
04:02Qui est indécent quand, quelques minutes après l'annonce de l'attentat terroriste de Trappes,
04:10tous les irresponsables de gauche sont montés au créneau
04:14pour se repaître de ce drame, pour l'exploiter politiquement,
04:18avant même, avant même, le début du commencement de l'enquête.
04:23On a tout entendu.
04:24On a tout entendu, c'est vrai.
04:25C'est le ministre de l'Intérieur qui a le premier évoqué
04:29caractère terroriste et raciste.
04:30D'un attentat avec des visées islamophobes.
04:34Est-ce que vous le niez ?
04:35Je vous ai laissé.
04:36Est-ce que vous le niez ?
04:36Non, non, monsieur Delaporte.
04:37Est-ce que vous faites de la contre-vérité ?
04:39Monsieur Delaporte, je vous ai laissé bien sagement,
04:42je ne vous ai pas interrompu,
04:44le débat démocratique.
04:45Je vous pose juste une question.
04:45Non, non, non, non, il n'y a pas de question là.
04:47Je vous ai laissé.
04:48Donc, vous allez me laisser dérouler tranquillement.
04:52Ce que vous dites est grave.
04:54Ce qui se passe est grave dans notre pays.
04:56Les mots, encore une fois, que vous avez,
04:58que le maire de Trappes a eu aujourd'hui,
05:01lors de sa conférence de presse,
05:02qui était intolérable déjà vis-à-vis de vos confrères de CNews,
05:07excusez-moi de le dire,
05:08mais qui ont été exclus de la conférence de presse
05:11qu'il a tenue à l'Assemblée nationale,
05:13pour quelqu'un qui se dit démocrate,
05:15on repassera.
05:16Les mots qui sont tenus par le maire de Trappes aussi,
05:19qui nous parle d'islamophobie jusqu'à la nausée,
05:23reprenant un concept qui est celui des frères musulmans,
05:26qui n'a rien à faire en France,
05:28qui n'a rien à faire en France,
05:30parce que l'islamophobie, aujourd'hui,
05:32elle est instrumentalisée pour faire taire
05:34toute critique de l'islam politique,
05:37toute critique de l'antrisme islamiste.
05:39Et ce que veulent faire les irresponsables de gauche
05:43et d'extrême-gauche,
05:44c'est se servir de ce drame de l'attentat terroriste raciste de Trappes,
05:48pour qu'on ne parle plus d'immigration,
05:51pour qu'on ne parle plus de submersion immigratoire,
05:54et qu'on ne parle plus des conséquences de l'antrisme islamiste.
05:57Sauf que le maire de Trappes,
05:58il vous répondrait, Julien Oudoul,
05:59que ce que disait encore hier soir sur ce plateau,
06:02Edwige Diaz, qui parle de Trappes comme d'une république islamiste,
06:07miniature, reprenant les propos de Jordan Bardella,
06:10pour lui, c'est insupportable.
06:12Alors, qui répond à qui ?
06:14Et qui accuse qui ?
06:16À un moment donné, parler de la vérité, parler des faits,
06:19qui ont été notamment relayés en leur temps par les journalistes du Monde,
06:24et notamment Raphaël Baquet et Ariane Chemin,
06:26qui ont produit et qui ont écrit un article sur les départs au djihad,
06:31en Syrie et en Irak, notamment,
06:33de l'individu radicalisé de Trappes.
06:36Les journalistes ont de beaux rôles.
06:37Soit on les accuse, soit on s'en sert pour appuyer ses propos.
06:41Laissons les journalistes en dehors de cela, deux secondes.
06:43Je ne laisse pas les journalistes.
06:45Parlez-vous entre responsables politiques.
06:46Excusez-moi, c'est factuel.
06:48Les journalistes, vos confrères, vos consoeurs,
06:50ont relayé la réalité de ce qui se passe à Trappes.
06:53Ce n'est pas le Rassemblement National qui a inventé l'affaire d'Idié Lemaire,
06:57un professeur de la République française,
06:59qui a dû être exfiltré à cause du communautarisme
07:02islamiste à Trappes.
07:04Ce n'est pas non plus le Rassemblement National
07:05qui a inventé la présence de ce sinistre personnage
07:10derrière le maire Ali Rabais,
07:13Elias Imzalem,
07:14qui est un fiché S islamiste antisémite
07:17qui prêche l'itifada dans les rues de la République.
07:21C'est ça la réalité.
07:22Monsieur Audoul parlait de communautarisme,
07:25d'éléments de communautarisme dans une ville de France.
07:27Factuel.
07:29Mais cataloguer cette ville comme une république islamique,
07:32miniature, ce n'est quand même pas la même chose.
07:34On est d'accord, les mots ont un sens, vous en convenez.
07:36Ce n'est pas la même chose.
07:37Mais les mots ont un sens.
07:38Parler d'un phénomène ou essentialiser une ville
07:40comme le symbole d'une république islamique miniature,
07:44ce n'est quand même pas la même chose.
07:45On est d'accord.
07:46Quand vous avez les conséquences...
07:48Islamistes.
07:49Islamistes.
07:50J'ai dit islamistes.
07:51Les conséquences de politiques
07:56qui ne sont pas le fait des habitants de Trappes,
07:58encore une fois,
07:59mais qui ont produit l'avancée
08:02et la construction du communautarisme à Trappes,
08:04quand vous avez des commerces
08:05où les femmes ne peuvent pas aller,
08:07ce n'est pas une invention aussi.
08:09C'est la réalité de ce qui se passe à Trappes.
08:11Quand vous avez...
08:11Oui, figurez-vous.
08:13Oui, oui, M. Delaporte.
08:13Moi, j'ai été le dernier.
08:14Mais oui, M. Delaporte.
08:15Vous allez demander aux habitants de Trappes
08:16si vous voulez qu'on parle de leur ville comme ça.
08:17Je voudrais que Céline Géraud prenne la parole.
08:18J'ai traversé la place du marché, M. Delaporte, effectivement.
08:21Et excusez-moi, je ne me suis pas senti...
08:23Avec un gilet pare-balles ?
08:24Je ne me suis pas senti...
08:25Non, mais excusez-moi, M. Delaporte.
08:27Vous êtes indécent.
08:27Vous êtes...
08:28Non, je suis dans la réalité.
08:29Vous êtes dans l'imaginaire.
08:30Arrêtons de parler pour les habitants de Trappes.
08:32Céline Géraud, que pensez de ce qu'on entend encore ce soir
08:37et de ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale cet après-midi ?
08:39Moi, je trouve ça, effectivement, assez désastreux.
08:42Je trouve qu'effectivement, c'est terrible
08:45de ne pas vouloir vous exonérer quand même de votre responsabilité, M. Oudoul.
08:50Faut-il rappeler que Jordan Barnela, en 2022, avait dit que Trappes était Kaboul aussi,
08:53puisqu'on parle de cette république islamiste miniature de Mme Diaz.
08:59Voilà, c'était en 2022.
09:01Alors, pourquoi avez-vous voté, finalement, en 2021 contre ?
09:04Ou vous êtes-vous abstenu quand il y a eu la loi anti-séparatisme ?
09:07Vous vous posez la question ?
09:08Vous vous plaisantez.
09:09Non.
09:09Vous savez que le contenu de cette loi était dérisoire.
09:14Et d'ailleurs, rien que sur l'intitulé...
09:16On peut constater, c'est que finalement, si demain, le communautarisme s'arrête,
09:20ça tue votre fonds de commerce.
09:21Donc, aujourd'hui, on peut aussi constater qu'il y a cette idée d'entretenir...
09:26On entretient le communautarisme.
09:28Oui, enfin, quelque part.
09:29Vous n'avez pas dénoncé...
09:30Vous êtes exonéré de votre responsabilité,
09:33vous ne vous êtes pas excusé, voilà.
09:35C'était peut-être le minimum.
09:37Mais à aucun moment, jamais de l'avis ?
09:38Souvenez-vous aussi, l'attentat de Christchurch en Nouvelle-Zélande 2019,
09:41qui avait fait plus de 50 morts, souvenez-vous.
09:44L'auteur des faits, c'était revendiqué de Renaud Camus,
09:47qui est quand même un écrivain français.
09:50Et donc ?
09:50Voilà.
09:51Je veux dire, c'est que le tueur de la...
09:55Quel est le lien ?
09:55Mais les uns, les autres, pourquoi il n'y avait aucune concorde possible,
09:58cet après-midi, à l'Assemblée nationale ?
10:00Il peut y avoir une concorde possible...
10:01Non, pas là, non, visitellement.
10:02Pourquoi ?
10:02Il y a eu un moment de concorde qui était le début de cette séance des questions gouvernement.
10:07Puisqu'il y a eu un recueillement de l'ensemble de l'hémicycle,
10:09dans un discours de la présidente de l'Assemblée nationale,
10:12qui a dit qu'il y avait eu un attentat raciste sur notre territoire.
10:17Et donc, le moment où ça a clairement dérivé,
10:22c'est quand Sébastien Chenu a pris la parole.
10:24C'est faux.
10:24C'est quand il a dit qu'il y avait ici une tentative d'instrumentaliser.
10:30Je peux vous dire que j'ai suivi une minute par la séance.
10:31Alors, à quel moment ça a dégénéré ?
10:33Non, ça a dégénéré dès les premières questions.
10:35Et d'ailleurs, la ministre Aurore Berger a été prise à partie par tous les députés de gauche,
10:41a été huée d'une manière extrêmement violente.
10:44Et toutes les questions et toutes les réponses ont été ponctuées,
10:50émaillées de cris, de hurlements de la part des rangs de gauche
10:54qui ont préféré partir quand Sébastien Chenu a posé une question extrêmement calme
10:59sur la situation.
11:01Et je tiens à dire effectivement que le seul moment,
11:04le seul moment, comme vous l'avez dit,
11:05le seul moment de communion et d'unité républicaine
11:08a été le moment de l'hommage de la présidente de l'Assemblée nationale.
11:12L'hommage de la présidente de l'Assemblée nationale
11:14et la minute de silence encore heureux, j'ai envie de dire, Yves Tréard.
11:18Est-ce qu'il s'est passé quelque chose de particulier cet après-midi à l'Assemblée ?
11:22Bon, vous qui en avez vu d'autres.
11:24Je pense que c'est un peu le jeu politique et c'est un jeu politique,
11:26je renverrai tout le monde dos à dos, assez détestable,
11:30parce que c'est l'exploitation finalement d'un pays qui est dans un très malade,
11:34qui est complètement compartimenté,
11:36qui est aujourd'hui où on vit face à face et non pas côte à côte.
11:43Et déjà côte à côte, ce n'est pas terrible.
11:44Donc face à face, je vous laisse deviner.
11:47Et aujourd'hui, c'est, si vous voulez, la gauche qui fait la courte échelle
11:53à la droite de la droite et la droite de la droite
11:56qui ramasse les marrons de ce que la gauche attise comme feu.
12:01Et c'est assez détestable.
12:03C'est exactement ce que vous faites.
12:05Je ne peux pas raconter n'importe quoi.
12:06Je raconte n'importe quoi.
12:08Mais bien sûr que non, vous savez très bien.
12:10En fait, j'ai l'impression qu'on oublie ce qui s'est passé dans ce pays.
12:13Ce que je voudrais qu'on dise, c'est qu'on parle un peu des vrais problèmes des gens.
12:16Alors justement, des vrais problèmes des gens, c'est des vrais problèmes des gens.
12:20Ils ont peur, bien sûr, ils ont peur de vous.
12:22Ils ont peur de vous parce que vous n'avez aucune réponse à leur problème.
12:26Aucune réponse à leur problème.
12:27Déjà, moi j'aimerais juste Yves Créard.
12:30Et c'est ça le problème que vous vivez.
12:33Pas en criant.
12:33C'est pour ça d'ailleurs que c'est Yves Créard qui est en train de s'énerver tout seul.
12:38Arthur Delaporte, répondez.
12:39Et ensuite, on va parler de la contestation.
12:41Il n'y a pas de réponse sur le fond.
12:43Les Français, ils veulent des réponses sociales.
12:46Ils veulent des réponses sur l'éducation de leurs enfants.
12:48Et c'est pour ça qu'ils sont dans la rue aujourd'hui.
12:50En fait, les Français, ils veulent évidemment des réponses que le gouvernement ne leur donne pas sur les questions sociales.
12:54Mais ils veulent aussi que le gouvernement, ils ne mettent pas, comme l'a fait le Premier ministre,
12:57sur un plan d'équivalence, Quentin Deranc et la tuerie raciste de Trappes.
13:04Un gamin qui se fait buter dans la rue, c'est quelque chose qui est un homme pour vous.
13:08Et quand le Premier ministre dit qu'il y a ici du recel politicard, ou je ne sais comment il
13:14le dit,
13:15moi, je suis indigné d'entendre ça.
13:17Parce qu'en fait, moi, je me suis engagé en politique contre le racisme.
13:21Je me suis engagé contre les idées de l'extrême droite.
13:25Des gens qui vous expliquent qu'en fait, les étrangers n'ont pas leur place en France,
13:28qui vous expliquent qu'ils sont responsables du désordre.
13:30Et qu'en fait, ceux qui ont tué Vendredi à Trappes, ce n'est pas les étrangers.
13:34C'est quelqu'un qui, justement, était alimenté par cet imaginaire raciste.
13:39Et je crois qu'on ferait mieux de le reconnaître, plutôt que de dire qu'il s'agit ici de
13:43politique à hériter.
13:43Parlons de la contestation et des problèmes des Français, s'il vous plaît.
13:47Ça fait 30 ans que ce pays est traversé par le terrorisme,
13:50avec des gens qui tuent des catholiques, qui tuent des juifs, qui tuent des musulmans,
13:55qui tuent pour une couleur de peau ou pour une opinion qui est distincte de la scène.
14:00Je vais même vous dire, un peu plus que 30 ans.
14:02Et vous avez participé, comme tout le monde, à ce problème-là.
14:06Vous avez participé à quoi ?
14:07Vous avez participé à quoi ?
14:08Non mais Yves Tréard, allez-y.
14:09Tout ça a commencé à 4 ans.
14:09C'est diffamatoire ce que vous dites là.
14:11Tout ça a commencé à vous poser.
14:11J'ai tué personne, moi.
14:12J'ai accusé personne.
14:13Je n'ai jamais alimenté les tensions ni les haines.
14:15J'ai toujours appelé à la concorde nationale.
14:17Et je crois que c'est l'honneur du Parti Socialiste, d'ailleurs.
14:19Vous parlez d'une responsabilité collective de la classe politique.
14:22C'est cette responsabilité-là, la vôtre notamment, à l'instant,
14:25qui contribue à faire monter les haines dans notre pays
14:27et à mettre sur équivalence des idées qui ne se valent jamais.
14:30La différence, c'est ça.
14:32Monsieur, j'ai une question pour monsieur De Laporte,
14:35qui a accusé, une nouvelle fois, le Rassemblement National de racisme.
14:41Bien sûr.
14:41D'accord.
14:42Qu'est-ce qu'il y a de raciste dans le programme du Rassemblement National ?
14:44Vous savez, moi, je peux vous...
14:45Non, non, je veux une proposition.
14:46Je veux une proposition.
14:47La préférence nationale.
14:49Très facile, c'est la première.
14:51Vous voulez réserver les emplois aux Français.
14:53Non, non, non, on va être très factuel.
14:55On va être très factuel.
14:56Définition du racisme, monsieur De Laporte.
14:58Le racisme, en fait, c'est le considéré de la nationalité.
15:01En fonction...
15:01Le racisme, c'est la nationalité.
15:03Je vous rends un exemple.
15:04La préférence nationale, c'est la préférence raciale.
15:07Bien sûr.
15:08C'est ça l'arrière-plan que vous voulez qu'il est.
15:09Donc, pour monsieur De Laporte, la nation française...
15:12Là, laissez-moi parler.
15:12La nation française est constituée uniquement de Français de couleur blanche.
15:17Et c'est ce que vous diffusez ?
15:20La priorité nationale, monsieur De Laporte, s'applique à tous les Français,
15:23quelle que soit leur origine, leur couleur de peau, leur religion.
15:27Vous savez très bien ce qu'il y a derrière.
15:28Donc, vous dites n'importe quoi.
15:29Moi, je vais vous dire quelque chose.
15:31La réponse de monsieur De Laporte, et après, on avance, s'il vous plaît.
15:35Elle privilégie les Marocains.
15:36Vous l'avez en Australie.
15:37Elle privilégie les Australiens.
15:39Vous l'avez aux Etats-Unis.
15:40Je vous dis n'importe quoi.
15:42Je lui cite une mesure raciste.
15:43Non, mais il faut être précis sur les termes.
15:45Le racisme, c'est considérer qu'il y a des individus qui sont supérieurs aux autres
15:49en fonction de leur origine, de leur ethnie ou de leur couleur de peau.
15:53Ce qui n'est pas dans le programme de racisme.
15:55En revanche, c'est dans le programme de la France Indomite.
15:58Allez, la réponse de monsieur De Laporte, et après, on parlera de ce qui va se passer dans la rue.
16:02Non, mais vous dites n'importe quoi, c'est encore la preuve.
16:05La priorité nationale, ce n'est pas du racisme, c'est la nationalité.
16:09Et la nationalité, comme disait Jacques Bainville, la France, c'est une nation, c'est mieux qu'une race.
16:14Vous savez qui est Jacques Bainville ?
16:15Bon, alors arrêtez de citer Jacques Bainville.
16:17Si, si.
16:18Non, je vais vous répondre, parce que moi je connais un peu le programme du Rassemblement national.
16:23Je peux même aussi vous dire ce qui s'est passé, par exemple.
16:25Cité de l'immigration, vous connaissez ?
16:27Pardon ?
16:28Le palais de la Porte dorée, vous connaissez ?
16:29Oui.
16:29Bon, la semaine dernière, j'étais en commission des affaires culturelles.
16:32Proposition du Rassemblement national, on va supprimer le palais de la Porte dorée,
16:36parce qu'il y en a marre, en gros, qu'on parle de l'histoire de l'immigration en France.
16:40Je vous raconte quand même quelque chose qui fait qu'en effet, on devient français,
16:43parce qu'on a contribué à ce pays, parce qu'on s'est intégré.
16:46C'est ça l'histoire de la France, c'est aussi une histoire de l'immigration.
16:49En fait, vous voulez supprimer le musée de l'immigration,
16:52parce qu'en fait, vous préféreriez que la France, elle reste la France éternelle.
16:55C'est ça la réalité de votre parti.
16:57Est-ce que c'est raciste, ça ?
16:58Bien sûr, bien sûr que c'est raciste.
17:00Quand on dit, en fait, la France n'est pas construite par un agrégat,
17:05la France n'est pas quelque chose de vivant, qui est en permanence en reconstruction,
17:08ben oui, quand on veut mettre l'immigration zéro,
17:10évidemment qu'on a un arrêt pour le musée d'immigration.
17:12Attendez, attendez.
17:13Voilà, à un moment, il faut assumer, monsieur O'Doul.
17:15Alors, s'il vous plaît, s'il vous plaît, messieurs, parce que, non mais...
17:18Vous vous rendez, vous vous rendez compte.
17:20Messieurs, c'est intéressant, mais vous monopolisez le débat,
17:23et j'aimerais bien entendre ces lignes Géraud.
17:24On la preuve, on la preuve, que les argumentaires du Parti Socialiste,
17:28c'est le néant le plus total.
17:29On ne vous mettra pas d'accord, on l'a bien compris.
17:32Et on nous dit...
17:33Non, attendez, monsieur Delaporte, s'il vous plaît.
17:35Il y en a plein des mots racistes.
17:35Je voudrais qu'on parle, on entend ces lignes d'eau.
17:38Juste une question.
17:39La mythologie du racisme de la France...
17:40Monsieur O'Doul, s'il vous plaît, est-ce que c'est vrai que vous voulez supprimer
17:42ce musée de l'immigration, ou non ?
17:44Ou ils racontent...
17:45C'est dans le cadre du budget.
17:48Il ne s'agit pas de supprimer le musée de l'immigration.
17:51Il s'agit encore une fois de regarder, aujourd'hui, pour faire des économies.
17:54Et vous avez, effectivement, un bâtiment public...
17:57Et la suppression du droit du sol, c'est raciste ou c'est pas raciste ?
17:59Ah mais c'est pas raciste.
18:00C'est lignes Géraud.
18:01C'est bizarre, parce que vous l'avez dans plein de pays...
18:02Parlons de ce qui se profile, s'il vous plaît,
18:05parce qu'il y a eu les questions au gouvernement, aujourd'hui, s'il vous plaît.