- il y a 9 heures
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00On va accueillir nos responsables politiques pour le débat, évidemment, de 22h54.
00:06Merci Nathalie Arthaud. J'entends la voix à 25 km de François Calfon, député européen du Parti Socialiste Place Publique.
00:16Bonsoir, bienvenue. Bonsoir, Julien Audoul. Bonsoir, comment ça va, député Rassemblement National de Lyon.
00:23Et Priska Thévenot qui est avec nous sur ce plateau. Bonsoir, Priska, député Renaissance des Hauts-de-Seine.
00:30On va commencer avec l'actualité la plus fraîche, si je puis dire.
00:36C'est ce rendez-vous qui est donc confirmé pour demain, puisqu'on a eu une journée de contestation globalement
00:42réussie,
00:42mais encore des milliers de personnes dans la rue. 800 000 selon la CGT hier, plus de 400 000 selon
00:49le ministre de l'Intérieur.
00:50Des gens à qui il va falloir apporter des réponses. Demain, donc, rencontre avec les lycéens et le Premier ministre.
00:58Et dans la folie, une prise de parole du ministre de l'Éducation nationale et du ministre de l'Enseignement
01:02supérieur.
01:02Ça a été confirmé ce soir, donc j'imagine que c'est pour faire des annonces.
01:06Que faut-il dire, François Calfon, à ces lycéens demain ?
01:08Déjà, c'est une bonne nouvelle, parce que pendant des semaines, la France a brûlé et M. Macron a voyagé.
01:14Donc il est temps qu'ils rencontrent les uns les autres.
01:17Et je ne reprendrai pas le mot, mais pour une fois, je suis d'accord.
01:20De M. Mélenchon, soit il règle les problèmes, soit il part, parce que jour après jour, le pays s'enfonce
01:27dans la crise.
01:28Donc maintenant, il faut des solutions.
01:29Donc les solutions, nous les connaissons, il y a une plateforme revendicative.
01:32Un principe basique que tout parent ou tout élève peut comprendre à la rentrée, il faut des professeurs, finalement, devant
01:39la classe.
01:40Quand il y a 15 millions d'heures qui ne sont pas remplacées, c'est autant de chances pour les
01:44parents, les enfants, pour l'ensemble, l'avenir du pays, qui ne fonctionne pas.
01:47La deuxième chose, il faut suspendre Parcoursup et y mettre un système plus égalitaire.
01:53Alors derrière, ce n'est pas qu'un algorithme, c'est qu'il faut plus de moyens, notamment dans les
01:57filières qui permettent aux jeunes gens qui y vont, dans l'enseignement supérieur, de trouver des places.
02:01Et on sait très bien que ce gouvernement, qui finalement a l'art de l'enfumage, si j'ose dire,
02:08là, ils ne nous ont pas fait le coup des cahiers de doléances.
02:09Au début, ils ont dit, tu vas appuyer sur un flash code, tu pourras mettre ta revendication, etc.
02:14Non, il faut maintenant des moyens pour les sections de techniciens supérieurs, pour les IUT qui ont été arrasés pendant
02:2210 ans de Macron.
02:23Trois réponses concrètes. Est-ce que c'est ce qui se profile, selon vous, Prisca Tevenot ? Est-ce que
02:27c'est ce qu'il faut faire ?
02:29Déjà, je vais rejoindre M. Calfon sur un point, c'est qu'effectivement, il faut que le dialogue soit mis
02:33en place et que des réponses soient apportées.
02:35Parce que c'est vrai qu'il y a eu quand même un retard à l'allumage depuis maintenant plusieurs
02:38semaines avec des jeunes, des étudiants, des jeunes travailleurs aussi,
02:40qui ont des revendications légitimes auxquelles il faut pouvoir avoir une réponse.
02:44Ce n'est pas forcément oui sur tout, mais une réponse, c'est important.
02:48En revanche, là où je suis assez étonnée, et c'est pour ça que j'ai regardé un peu M.
02:51Calfon de façon extrêmement choquée,
02:54c'est que vous représentez M. Glucksmann, si je ne m'abuse, dans cette campagne, et reprendre le slogan de
03:00Jean-Luc Mélenchon,
03:01« céder ou partir », je ne suis pas sûre que ce soit à la hauteur de la campagne présidentielle
03:05qui s'ouvre.
03:07Je ne t'appelle que d'une question.
03:10Vous allez voir, c'est simple. Je pose cette question-là, non pas parce que je serais devenu...
03:14J'ai été touché par la grâce de LFI. En cela, vous avez raison, je n'ai pas été touché
03:18par la grâce.
03:19C'est parce que j'ai dialogué avec de nombreux Français qui sont...
03:23Attendez, comme ça, vous allez pouvoir me reprendre d'une phrase.
03:25Ils trouvent la fin de ce mandat de M. Macron.
03:27Juste une phrase.
03:28Mais vous allez voir, je vois que le RN va au secours de M. Attal.
03:34Je sens qu'il va y avoir une bonne ambiance.
03:37Je termine d'une phrase.
03:39Ne soyez pas gênés.
03:41C'est bien de vous en faire l'avocat et regarder les soins.
03:43Franchement, par rapport à ce qu'on a vécu, c'est le monde des bisounours.
03:46Je trouve ça très calme.
03:47Mais je dis d'une phrase, il n'y a pas un Français qui se demande
03:50quel est le sens de la fin crépusculaire de ce mandat de M. Macron.
03:54Et les gens se demandent comment on va tenir en compte comme ça pendant six mois.
03:57Super, M. Calfon, on a compris.
03:59Ce que je vous dis juste, c'est que vous faites partie d'un mouvement,
04:02d'une candidature qui se veut quand même une candidature de gouvernement,
04:05une candidature respectueuse des institutions.
04:07Et vous le savez très bien, nous rentrons dans une campagne des présidentielles
04:10et appeler à la démission, pas simplement d'Emmanuel Macron,
04:13mais du président de la République.
04:16Vraiment, je vais continuer ma phrase.
04:17Du président de la République, ce n'est pas à la hauteur de la campagne présidentielle
04:21que nous pouvons avoir.
04:22Nous n'avons pas eu de campagne présidentielle en 2022.
04:24Nous pouvons en avoir une là de plusieurs semaines, de plusieurs mois sur le fond
04:27pour aborder un certain nombre de sujets, de colères qui peuvent s'exprimer.
04:31Et donc, appeler simplement au slogan de Jean-Luc Mélenchon
04:34de la part de l'équipe de Glucksmann, je trouve, de Raphaël Glucksmann,
04:37je trouve que ce n'est pas à la hauteur du moment et ça m'étonne de votre part.
04:41Mais pas de souci, dont acte, avançons.
04:43Mais du coup, vous dites qu'il faut le dialogue.
04:46Au-delà du dialogue, qu'est-ce qui doit être dit concrètement demain ?
04:48Ah ben ça, c'est au gouvernement qui va le dire.
04:50Moi, ce que je dis assez simplement, c'est qu'il faut pouvoir aujourd'hui
04:53regarder l'ensemble des sujets sur les demandes, notamment en termes budgétaires,
04:58parce que nous sommes sur une période budgétaire parlementaire en ce moment.
05:00Et là, nous pouvons y répondre, par exemple, que le gouvernement revienne sur sa décision
05:03de suppression de postes au sein de l'enseignement public,
05:06parce qu'il y a 1600 suppressions de postes sur ce budget,
05:10et nous l'appelons, nous, avec Gabriel Attal,
05:11à ce que cette ligne soit rectifiée au regard des revendications.
05:14C'en est une, par exemple.
05:15Par exemple, mais on garde Parcoursup ?
05:17Parcoursup, on peut le réformer.
05:18On le refondre.
05:19Non, on peut le réformer, mais encore une fois, Parcoursup est un outil.
05:23On fait une refonte.
05:23C'est un outil.
05:24Est-ce qu'il faut plus de transparence ?
05:25Oui.
05:26Et d'ailleurs, ça a été assez souvent remis sur le sujet.
05:29Ça a été réformé à quelques reprises l'année dernière et l'année d'avant.
05:33Et je pense qu'on doit pouvoir l'entendre.
05:34Mais ce que je redis encore une fois,
05:36et il n'y a pas besoin de faire, de lever les bras au ciel,
05:39le premier des problèmes, c'est qu'il n'y avait pas eu d'un sens de dialogue et d
05:43'échange.
05:43Et c'est ça qui a cristallisé aussi de nombreux scolaires.
05:45Monsieur Odoul, jusqu'où faut-il répondre aux revendications de ces lycéens ?
05:49On entendra dans un instant quelques réponses de Jordan Bardella,
05:52puisque vous organisez votre congrès ce week-end à Orléans.
05:56Donc on a eu quelques éléments de réponse.
05:58Mais vous êtes en face de moi.
06:00Jusqu'où, selon vous, faut-il répondre à ces revendications des lycéens ?
06:04Déjà, il faut dissocier les manifestations des lycéens,
06:07qui s'établissent sur des revendications sincères et légitimes.
06:12Donc on peut évoquer, que ce soit le bâti scolaire, le temps scolaire,
06:16parcours sup, le remplacement des professeurs, encore une fois,
06:20qui sont des revendications concrètes.
06:22Et puis, le climat de violence, d'insécurité et même d'ensauvagement que l'on vit depuis des semaines.
06:28Nous avons un pays qui est malheureusement aujourd'hui à feu et à sang.
06:33Le préalable à la négociation, c'est déjà le rétablissement de l'ordre.
06:38C'est ce qui s'est passé hier ? On est d'accord ?
06:40J'attends de voir les prochains jours.
06:42Il y a d'autres manifestations qui sont en gestation.
06:46Il y a d'autres mouvements qui sont malheureusement en préparation.
06:50Donc il faut déjà rétablir l'ordre.
06:52Ça passe par quoi ?
06:53Déjà, la dissolution des groupuscules d'extrême-gauche,
06:57qui n'ont qu'un seul but.
06:58Mais monsieur Audie...
06:58Attendez, attendez, attendez.
07:01Si je peux, je pense que mes contradicteurs ont pu s'exprimer...
07:03Oui, mais on est sur l'éducation.
07:05Monsieur Calfon a eu un boulevard...
07:07On va parler. On est ensemble ce soir.
07:10Attendez, mais...
07:11Pourquoi je ne voulais pas répondre ?
07:14Est-ce qu'il n'a rien à dire ?
07:15Vous me permettez ? Vous n'êtes pas mon ventriloque, comme disaient certains.
07:18Ah, certainement pas, oui.
07:19Donc très clairement, je dissocie les deux.
07:22Céder aujourd'hui, c'est donner du crédit à Jean-Luc Mélenchon,
07:26qui légitime la violence et qui veut le chaos.
07:28Après, sur les revendications, moi je vais être très clair.
07:32Demain, vous avez la suppression de Parcoursup.
07:34Demain, vous avez l'annonce du remplacement de tous les professeurs absents.
07:39Demain, vous avez même une revalorisation des salaires des enseignants.
07:43Est-ce que vous pensez que les pillards, les casseurs...
07:46C'est tout ce qui l'intéresse.
07:47Est-ce que vous pensez que les gauchistes qui agressent les forces de l'ordre depuis des semaines,
07:52vous rentrez chez eux calmement en disant, bon, on a des revendications, c'est bon ?
07:56Évidemment que non.
07:57Donc c'est pour ça que je dissocie les deux choses et les deux mouvements.
08:01Sur les revendications lycéennes, il faut effectivement leur parler et revenir sur un certain nombre de choses.
08:07La réforme Blanquer qui a été très mal digérée.
08:10Les promesses du gouvernement sur le remplacement total de tous les professeurs qui est un échec.
08:15Le bâti scolaire, effectivement, qui dans bon nombre de départements n'est pas au niveau de la septième puissance du
08:20monde.
08:21Mais le préalable, c'est la remise en or de notre pays.
08:25Écoutons juste ce que disait Jordan Bardella, lui, son discours aujourd'hui à Orléans.
08:30Quelles mesures il mettrait, lui, Premier ministre, ce qu'il ferait pour ses lycéens et pour l'école ?
08:36Si elle laisse faire le délabrement de son école et le déclassement de ses professeurs,
08:40la France ne pourra pas continuer d'être cette grande nation de lettres, de savoirs et de progrès.
08:45Nous revaloriserons les salaires des professeurs à la hauteur de leurs responsabilités et de leurs qualifications.
08:51Nous restaurerons leur autorité.
08:54Le vouvoiement sera obligatoire.
08:58Une tenue unique et uniforme sera instaurée.
09:04Et nous rétablirons la discipline dans les classes en écartant systématiquement les élèves perturbateurs.
09:11Alors, ça vous fait sourire, vous, François Calofron ?
09:13Le vouvoiement obligatoire ?
09:14Je sais que M. Bardella n'est pas allé longtemps à l'école, mais à l'école, les élèves vouvoient
09:20leurs professeurs.
09:21Pourquoi vous dites ça ?
09:22Parce qu'il n'y a que lui qui croit qu'on tutoie les professeurs.
09:25Ça n'existe pas.
09:26Oui, ça existe.
09:27Peut-être, mais enfin, c'est pas comme ça que vous allez régler la problématique.
09:29Ensuite, on va revenir sur le fond.
09:31Vous avez peur de poser la question.
09:32Non, mais le vouvoiement, qui est pour le vouvoiement à l'école ?
09:35Mais le vouvoiement, il existe.
09:36Est-ce que vous pensez que c'est un faux débat ?
09:37Moi, je suis pour le vouvoiement, mais ça existe.
09:39Si vous croyez qu'on va régler un professeur dans chaque classe, devant chaque classe où il n'y a
09:44pas de professeur, 140 000 heures perdues, c'est ça la réponse à l'auteur ?
09:49Ça vous fait sourire, Pris-Katevenot, pourquoi ?
09:51Ça me fait sourire pour la simple et bonne raison, c'est que oui, il faut pouvoir parler d'école.
09:55Oui, il faut pouvoir avoir des propositions concrètes.
09:57Le vouvoiement, OK.
09:58La tenue unique, OK.
10:00Mais pardon, c'est tellement l'écume des vagues dans le contexte actuel.
10:05Il faut pouvoir regarder, il n'a pas dit que ça.
10:09Vous avez pris un extrait, des propositions pour l'école, le retour aux savoirs fondamentaux et d'autres mesures.
10:15Je vais le dire aussi, assez simplement, oui, mais regardez encore une fois, moi, je viens d'un autre plateau
10:19là où j'ai eu la chance, l'opportunité, je ne sais pas quel mot, d'échanger avec Edwis Diaz.
10:23Où on lui demandait précisément combien de profs en plus, combien de moyens en plus, et où est-ce qu
10:28'on pouvait trouver ces éléments ?
10:30Elle nous a dit quoi ? On fait 36% dans les sondages, circuler, il n'y a rien à
10:33voir, je n'ai pas besoin de débattre.
10:34Mais attendez, peut-être sur le fond.
10:37Monsieur Oudoul peut répondre.
10:38Vous êtes face à...
10:39Il va pouvoir nous répondre précisément.
10:42Moi, c'est très clair, et Marine Le Pen et Jordan Bardella souhaitent qu'en matière de recrutement, puisque nous
10:48souffrons aujourd'hui, effectivement, d'un manque de professeurs, mais pas partout.
10:53Il y a un manque de professeurs, surtout dans les territoires où on a supprimé un certain nombre de classes,
10:58où on a supprimé des écoles.
11:00Nous avons, j'allais dire, entre guillemets, une chance.
11:02La seule chance de la baisse démographique, c'est quoi ? C'est de permettre qu'on va réduire les
11:09effectifs devant les professeurs, on va pouvoir avoir un accompagnement beaucoup plus ciblé, notamment pour favoriser l'inclusion.
11:16Et je parle, dans mon département, vous avez des classes surchargées.
11:19Pourquoi surchargées ? Parce qu'on a supprimé des classes à 18-19.
11:22– C'est peut-être quand même en réel. – Laissez-moi parler de vous autres.
11:24– Mais je vais vous interpeller, parce que…
11:26– Alors, nous nous souhaitons, effectivement, la mesure qui a été celle du gouvernement de dédoubler les classes dans les
11:31quartiers dits prioritaires, entre guillemets les banlieues, était une bonne mesure.
11:35Et je le dis, c'est une bonne mesure.
11:36Le malheur, c'est qu'elle n'a concerné que certains territoires.
11:41Et nous nous disons que tous les enfants de France, qu'ils soient nés à Trappes, à Bondy, à Sens
11:46ou à Villeneuve-Larchevêque dans mon département,
11:50tous doivent avoir la même qualité d'enseignement.
11:52– Mais attendez, vous foutez du monde.
11:53– Et donc, comme il va y avoir moins d'élèves liés à la baisse démographique…
11:58– Oui, ça peut être un débat, parce que…
11:59– Allez-y, François Calcon !
12:01– Pourquoi vous dites ça ?
12:03– Mais je vais vous dire, parce que, si vous voulez, de temps en temps, il faut connecter les informations.
12:07Le contre-budget de Marine Le Pen, 140 milliards de coupes sombres dans les budgets.
12:12200 000 fonctionnaires qui disparaissent.
12:14Et vous nous parlez de dédoublement des classes ?
12:16– Mais oui, mais…
12:17– Ou dans quel monde, vous avez augmenté le nombre de professeurs face à la classe,
12:22vous avez augmenté les salaires des profs, ça, ça nous intéresse, avec 140 milliards de coupes sombres.
12:28– Ce n'est pas des coupes sombres, c'est des économies.
12:30– Ah bah oui, c'est 40 milliards.
12:31– Pour un socialiste, quand on fait des économies, c'est des coupes sombres.
12:33– La vérité, pourquoi…
12:33– Quand on rentre de l'argent en français, c'est des coupes sombres.
12:35– Pourquoi vous êtes échappé à la question d'Alice Darfeuil tout à l'heure ?
12:38– À part la photo sépia du retour à l'âge d'or des choristes, vous n'avez rien à
12:43dire.
12:44– Les choristes n'étaient pas si mal sur certaines choses.
12:46– Mais ça, c'est du cinéma.
12:47– Le niveau…
12:50– C'est intéressant ce que vous dites, notamment sur les valeurs.
12:52Tout n'était pas mieux avant, Marine Le Pen l'a très bien dit.
12:58– Mais vous pensez qu'il faut restaurer l'autorité ?
13:01– Sur les savoirs fondamentaux, vous savez, ma grand-mère, par exemple,
13:04n'avait que le certificat d'études.
13:06Le niveau d'un élève du temps de ma grand-mère qui avait le certificat d'études
13:10vaut aujourd'hui, malheureusement, en termes de culture générale,
13:14le niveau, à mon avis, d'un étudiant de licence ou de master.
13:17– Le futur pour le Rassemblement national, c'est l'appui sur Ripley et revenir à l'ORTF.
13:21– Mais non, mais je viens de vous dire le contraire.
13:22Il y a un effondrement du niveau, c'est pour ça qu'il ne faut pas moins de sélections.
13:27Il faut de la sélection, certainement pas avec Parcoursup,
13:30qui a montré ses échecs et qui génère des angoisses pour bon nombre de familles,
13:33mais il faut qu'il y ait une sélection.
13:35Tous les lycéens de France, tous les jeunes de France,
13:39ne sont pas faits pour faire des études supérieures.
13:43Nous souhaitons favoriser davantage l'émanuelle, l'apprentissage.
13:47– Oui, ça les étudiants de France ne sont pas faits pour devenir astronaute ou chirurgien.
13:51– Effectivement, bonne question.
13:52– Combien vous recrutez de professeurs ?
13:53– Ce blabla, c'est bien, mais on peut faire la réponse.
13:56– François Calfon, vous me permettez de poser les questions, s'il vous plaît.
13:59– Je pense pas.
14:00– Mais ce qui intéresse à tes spectateurs, c'est votre réponse, pas ma question.
14:02– Non, mais concrètement, puisque visiblement,
14:04Edwige Diaz n'a pas voulu répondre tout à l'heure.
14:06– Je ne sais pas, je n'ai pas regardé l'élection.
14:08– Moi, je vais vous dire tout à l'heure.
14:10– Non, il n'a pas regardé. Arrêtez, François Calfon !
14:11Non, on arrête là.
14:12– Combien vous recrutez de professeurs et avec quels moyens ?
14:16– Alors, sur la question du recrutement, nous souhaitons,
14:20notamment dans la fonction publique, ça ne concerne pas que les professeurs,
14:23nous souhaitons ne pas renouveler certains fonctionnaires qui vont partir en retraite.
14:27En revanche, au niveau des professeurs, nous souhaitons un effectif constant.
14:34Constant, parce que nous souhaitons plus de professeurs dans les classes
14:38qui ont été, encore une fois, et les territoires qui ont été désaussés,
14:42délabrés depuis des années.
14:43Donc, comme vous allez avoir moins d'élèves mécaniquement…
14:46– Vous ne recrutez pas de professeurs.
14:47– Mais non, mais pourquoi ?
14:48– Mais si je veux l'entendre, que les téléspectateurs l'entendent.
14:50– Il y a des endroits où il faut plus de professeurs,
14:53il y a des endroits où il en faut moins.
14:56Et tout ça va s'équilibrer, puisque vous allez malheureusement
15:00avoir moins d'élèves devant les professeurs.
15:02Mais il n'y aura pas moins de professeurs au final.
15:04– Ça, c'est sur la crise lycéenne.
15:06Ce qu'on voit bien, Thierry Arnaud, c'est qu'il y aura probablement des réponses…
15:09– Non, c'était très clair.
15:09– Pas convaincant pour vous, en tout cas.
15:11– Non, pas du tout.
15:11– Première réponse à portée de demain.
15:13Mais ce qui se profile quand même, c'est que les revendications
15:16de ces gens dans la rue sont beaucoup plus larges que ça
15:20et qu'on doit s'attendre à de nouvelles manifestations,
15:22notamment le 5 novembre.
15:23Nathalie Artaud nous disait quelque chose tout à l'heure d'assez intéressant.
15:27Elle le dit forcément dans son couloir,
15:28mais qu'il fallait peut-être s'attendre à une journée d'immobilisation
15:31encore plus importante.
15:33– Oui, et on a bien compris dès samedi, Alice,
15:36que ce qui défilait dans la rue n'était pas là seulement
15:38pour demander la suppression de parcours sup'
15:40ou des preuves supplémentaires,
15:42que la contestation était à la fois plus profonde
15:44et touchait désormais un nombre de sujets beaucoup plus vastes.
15:48Et donc le gouvernement se retrouve dans la situation aujourd'hui,
15:52pour avoir sans doute trop tardé clairement à répondre aux revendications
15:55des lycéens, d'avoir répondu à des revendications multiples.
15:59Et quand bien même annoncerait-il demain l'abrogation de parcours sup',
16:03des moyens supplémentaires donnés à l'éducation nationale,
16:06du recrutement et des replacements de professeurs,
16:09il n'arriverait pas à éteindre le mouvement qui va nous conduire
16:13jusqu'au 5 novembre.
16:14Et ça veut dire qu'il va falloir d'autres annonces
16:18sur d'autres sujets si le gouvernement veut éteindre
16:21cette contestation sociale dans les dix prochains jours.
16:23– Avec à chaque fois évidemment la question du maintien de l'ordre.
16:26Hier, ça s'est globalement mieux passé,
16:28Priscatef, notamment en raison du dispositif policier
16:31qui avait été renforcé, 20% de plus.
16:33Est-ce qu'il faut faire la même chose à chaque fois ?
16:36Dupliquer ça ?
16:37Est-ce qu'il faut mettre un pays sous cloche pour que ça se passe bien ?
16:40– Il y a deux choses.
16:41Moi, je ne vais pas faire l'amalgame comme l'a fait tout à l'heure
16:43M. O'Doul sur les casseurs d'un côté
16:45et qui seraient en même temps les manifestants
16:47parce que je n'ai pas très bien compris ça.
16:48– Ah non, j'ai dissocié les d'autres, c'était très clair.
16:50– Tant mieux alors, tant mieux.
16:51– Ah ben je l'ai fait.
16:52– Non mais tant mieux, je ne vais pas chicailler, tant mieux.
16:55Ce que je dis, c'est que c'est un droit de manifester dans notre pays.
16:58Et donc si des gens ont besoin de revendiquer,
17:00ont besoin de s'exprimer,
17:02eh bien il faut que ce soit possible.
17:04Et il y a eu clairement, clairement un loupé,
17:06et ce n'est pas simplement moi qui le dit,
17:07le gouvernement l'a dit lui-même,
17:08je crois que différents ministres l'ont dit,
17:10sur le 17 octobre,
17:11qui va rester, je pense, un traumatisme
17:13pour beaucoup de Françaises et de Français,
17:15notamment des commerçants,
17:16mais également des manifestants,
17:18enfin bref, plein de gens.
17:20Et donc tout l'enjeu qu'on a,
17:21c'est de se rappeler aussi que hier, ça s'est bien passé,
17:24en espérant que si d'autres appels à manifestations
17:26puissent avoir lieu, qu'elles aient lieu dans le calme.
17:29Et rappelons-le aussi avec des forces de l'ordre
17:31qui sont mobilisées, engagées,
17:33qui font un travail exemplaire
17:35et vraiment très lourd,
17:37mais qui sont aussi épuisées.
17:38– Évidemment, mais ça s'est bien passé aussi
17:40parce qu'il y avait des conditions particulières
17:42qui ont été mises en place,
17:43des parcours encadrés, modifiés,
17:48parfois des manifestations interdites,
17:50des couvre-feux aussi dans certaines villes,
17:52il va falloir continuer sur cette pente-là ?
17:55– Je ne l'espère pas.
17:56Je ne l'espère pas et j'espère que ces décisions-là
17:58que vous avez effectivement décrites,
18:00qui sont des décisions exceptionnelles,
18:02ne vont pas se reproduire
18:03et qu'elles étaient surtout le contre-coup du 17 octobre
18:06qui s'est clairement mal passé.
18:07– Est-ce que ça doit passer par là, Julien Honoul ?
18:09– Mais ça doit passer surtout par le fait
18:11que les irresponsables qui jettent de l'huile sur le feu,
18:15qui attisent la violence,
18:17qui incitent à la violence
18:18et qui appellent à la légitime violence,
18:20comme M. Mélenchon,
18:22comme les membres de la France Insoumise,
18:23comme M. Bali Bagayoko,
18:25tous ces gens-là se taisent une bonne fois pour toutes
18:28parce qu'ils entretiennent les éléments les plus radicaux,
18:31leur proxy d'extrême-gauche,
18:33les éléments qui veulent en découdre,
18:35qui veulent agresser nos forces de l'ordre,
18:37qui veulent piller,
18:37qui veulent ravager,
18:38qui veulent dévaster,
18:39ils entretiennent tout ça dans un climat de violence.
18:41Et les propos de Jean-Luc Mélenchon qui dit
18:43« il faut céder, sinon ça va continuer »
18:45sont des propos totalement irresponsables.
18:47Normalement, un démocrate et un républicain
18:50dignes de ce nom
18:51devraient appeler au calme
18:53et devraient appeler à ce qu'il n'y ait plus aucune violence.
18:56Et moi, je pense aux commerçants
18:58qui n'en peuvent plus dans notre pays
18:59que chaque manifestation soit polluée,
19:02dévastée par des milices d'extrême-gauche
19:04et par aussi, il faut le dire,
19:06– Mais vous vous accusez les uns, les autres,
19:07Julien Houdoul,
19:08de participer à ce climat de violence.
19:10Du coup, est-ce qu'il n'y a pas quand même
19:11une responsabilité collective ?
19:15– Mais non, pas collective.
19:16– Non, pas collective.
19:17– Mais pas collective.
19:18La responsabilité, excusez-moi,
19:21la responsabilité revient aujourd'hui
19:24à M. Mélenchon
19:25et aux mouvements de gauche,
19:27je le dis,
19:27le Parti socialiste en prend sa responsabilité,
19:30qui ont lâché les policiers,
19:33qui ont lâché les commerçants
19:34et qui ont continué à diffuser
19:36des appels à la violence.
19:38non, si.