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Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00On reste sur le salaire et notamment sur le SMIC.
00:02Qu'y a-t-il dans les tuyaux, Lisa Adeph ?
00:04Je ne peux pas poser la question plus précisément
00:06parce que le gouvernement laisse planer une espèce de voile de mystère
00:09autour de ce qu'il pourrait faire sur le SMIC.
00:10Oui, depuis la semaine dernière avec le ministre de l'Économie,
00:13Laurent Roland-Lescure, qui évoquait une hausse anticipée du SMIC,
00:16en clair, plutôt que d'attendre la revalorisation du 1er janvier prochain,
00:20le SMIC augmenterait dès cet automne.
00:21Depuis, ce n'est toujours pas acté.
00:23Effectivement, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou,
00:25se dit ouvert à l'idée d'une anticipation au 1er décembre,
00:28ce qui, vous l'avez bien compris, permettrait uniquement de revaloriser plus tôt,
00:32mais pas de mieux revaloriser.
00:34Mais, en plus, le ministre a évoqué, et c'est la nouveauté,
00:37la piste d'un éventuel coup de pouce.
00:39C'est ce qu'avait fait François Hollande en 2012.
00:41Un coup de pouce de 0,6% en plus de la revalorisation anticipée.
00:46Est-ce que ça va suffire ?
00:48C'est la question que tout le monde se pose pour la CGT.
00:50Pas du tout.
00:52Notre objectif est clair.
00:53Nous voulons deux choses.
00:54Un, des augmentations de salaire partout.
00:56Ça veut dire augmentation du SMIC immédiate de 10%,
01:00pas des clopinettes comme ce que nous propose le gouvernement.
01:02Augmentation du SMIC de 10%,
01:04augmentation du point d'indice des fonctionnaires
01:06qui sont très maltraités depuis 10 ans.
01:08Et puis, nous voulons une révision du projet de budget du gouvernement
01:11qui, en l'état, est catastrophique pour le pays.
01:13Je récapitule.
01:14Augmentation du SMIC de 10%,
01:16augmentation du point d'indice des fonctionnaires,
01:18révision du projet de budget,
01:19trois engagements que le gouvernement ne prend pas,
01:22ou pas pour l'instant, en tout cas,
01:23mais qui permet aux nombreux candidats à la présidentielle de se positionner.
01:27Effectivement.
01:27Qu'est-ce que vous dites par rapport à ce qui pourrait être dans les tuyaux ?
01:30C'est-à-dire, on avance la révalorisation et on donne un petit coup.
01:32Vous remarquez qu'ils disent déjà qu'il y a des choses dans les tuyaux
01:34parce que ce n'était pas le discours il y a quelques mois par rapport à ça.
01:37Quand vous commencez à dire ça, en général, c'est que vous êtes prêts à cédir.
01:40Ça, c'est couru.
01:42Quand vous commencez à dire par rapport à Parcoursup,
01:45on va l'aménager,
01:46ça veut dire qu'à un moment donné, vous allez finir par l'abroger.
01:48Et quand vous commencez à dire, on peut peut-être donner un coup de pouce,
01:55vous allez, à un moment donné, aller plus loin.
01:59Donc ça, c'est un formidable encouragement aussi pour les salariés.
02:02J'ai dit que tout à l'heure, la rencontre que prévoit M. Lecornu
02:05est un formidable encouragement pour les citoyens et les citoyens
02:07à amplifier le mouvement, mais pour les salariés aussi.
02:10Ils ont raison de se dire,
02:11si jeudi, ils sont très massivement en grève
02:14et s'ils s'engagent là-dessus,
02:17ils peuvent gagner sur des revenus.
02:18Le pouce de 0,5, ce n'est pas un coup de pouce ?
02:20Non, mais c'est ce que j'ai dit.
02:22Ça veut dire qu'il envisage déjà ça.
02:24Ça veut dire qu'il est sur une pente
02:25où maintenant, vous pouvez pousser.
02:27Ils vont finir par céder.
02:28Moi, je vais vous dire une chose.
02:29Je pense que ce mouvement, il est d'une ampleur historique.
02:31Il n'y a pas un mouvement comme ça
02:32tous les 50 ans environ.
02:34Donc ce mouvement est d'un ampleur historique.
02:36Vous pensez à 68 ?
02:37Non, non, pas forcément.
02:39Mais on a eu, le 95 a été un très grand mouvement.
02:42Ça, c'était le retrait d'une...
02:43C'était le retrait d'un texte.
02:44Je sais, mais je sais, c'est la petite difficulté.
02:47Mais enfin, on voit bien qu'il commence à y avoir
02:48quand même des revendications précises.
02:50C'est plus important en colère, en nombre
02:52que les Gilets jaunes.
02:54Les Gilets jaunes, c'était extrêmement massif.
02:56Oui, mais attendez, non.
02:57La plus grande journée de Gilets jaunes,
02:59c'est 240 000 personnes.
03:01Alors, c'est vrai que leur mode,
03:02au bout d'un moment de mobilisation,
03:04était plus spectaculaire.
03:05C'était un engagement inouï.
03:06Ils étaient en permanence dans la rue.
03:09Absolument.
03:09Mais en termes de nombre de gens engagés,
03:11là, on est à des mobilisations
03:14qui font 800 000 personnes.
03:16Les Gilets jaunes, c'était 240 000.
03:17C'est la même colère.
03:20C'est les mêmes ressorts,
03:22c'est-à-dire des ressorts de justice,
03:24d'égalité,
03:25de ne plus pouvoir finir les fins de mois.
03:27Mais c'est encore plus important.
03:29Je ne vois pas comment le gouvernement,
03:30qui a cédé quand même aux Gilets jaunes,
03:33je vous rappelle qu'ils ont remisé leurs taxes,
03:35ne céderait pas de manière massive
03:36à un mouvement de ces temps pleurs.
03:37Mais la grève sur le long terme,
03:40ils sont conscients aussi,
03:41les Français,
03:41que ça leur coûte.
03:42On est d'accord ?
03:42Oui, bien sûr.
03:43Surtout dans un contexte
03:44où le pouvoir d'achat,
03:44ce n'est pas pour dire
03:45qu'il y a une forme de sacrifice
03:49aussi dans ce moment-là.
03:50Oui, c'est pour ça
03:51que c'est beaucoup moins facile
03:52aujourd'hui de faire une grève générale
03:53qu'il y a une france de l'année.
03:54Surtout prolongée.
03:55Mais n'empêche,
03:56quand quelque part,
03:58c'est vos conditions de vie concrètes,
04:00c'est le fait que vous n'y arrivez pas,
04:02qui est engagé,
04:03et que vous partez dans l'action,
04:05à un moment donné,
04:05vous n'avez plus cette réflexion.
04:06Vous avez une dynamique collective,
04:09vous avez un espoir de victoire,
04:10je vous assure,
04:11qui peut transcender tout.
04:12Et notre histoire,
04:12notre peuple a prouvé
04:13que ce soit en 1936,
04:15que ce soit en 1936.
04:16Je relis ça à la question de Maxime
04:18qui vous disait en effet
04:18qu'un gouvernement qui est faible
04:20avec des marges de manœuvre financière
04:22qui sont quasi nuls,
04:24reniés sur le peu de salaire qu'on a
04:25en faisant grève sur le lundi.
04:27Mais il y a des marges de manœuvre.
04:27Est-ce qu'il n'y a pas une prise de risque importante ?
04:30Là, on va revenir sur un problème.
04:31Il y a des choses
04:31auxquelles ils ne veulent pas toucher.
04:33Il y a des marges de manœuvre.
04:34Nous, on a déjà mis sur la table
04:36la façon d'aller taxer
04:37les grandes entreprises,
04:39de taxer les riches.
04:40On peut récupérer des milliards d'euros
04:42qui peuvent contrebalancer ça.
04:43Pour l'instant,
04:44il faut revenir au salaire.
04:46Pardon, c'est mon obsession du soir.
04:48Là, si je suis l'ISA-DEF,
04:50on est sur quelque chose
04:51qui pourrait ressembler à, je ne sais pas,
04:52à 1,5% d'augmentation du SMIC.
04:54Quelque chose comme ça
04:55dans les tuyaux pour le gouvernement.
04:57Vous, vous réclamez 15% d'augmentation.
04:59Vous réclamez le SMIC à 1 700 euros net.
05:00Nous, c'est dans notre programme.
05:02Dans votre programme.
05:02Mais attendez, là,
05:03on se comprend bien.
05:04Là, il y a le mouvement social.
05:05J'ai vu, Mme Binet,
05:06qu'il y a des exigences
05:08sur un petit plus 10.
05:10Donc, ce n'est pas moi
05:10qui vais dire aux syndicats...
05:11Non, non, je sais bien.
05:12Voilà.
05:13Je sais bien.
05:13Mais attendez, attendez.
05:14Laissez-moi poser un point sur la table.
05:16La semaine dernière,
05:21au forum,
05:23ils vous disent,
05:23nous, on ne peut pas.
05:24En fait, on avait, par exemple,
05:26une coiffeuse qui nous disait,
05:27moi, j'ai une trentaine de salariés.
05:29Ça fait 5 ans
05:29que je ne me paye pas, moi, personnellement.
05:31Comment voulez-vous
05:31que j'augmente mes salariés
05:33de 10 ou 15%
05:34pour ceux qui débutent,
05:35qui sont en suivi, etc.
05:36Elle dit, je ne peux pas.
05:37Matériellement, je ne peux pas.
05:38Qu'est-ce que vous dites à ces patrons ?
05:39Alors, moi, ce que je dis,
05:40c'est que...
05:41Prenons l'exemple de votre coiffeuse.
05:42D'accord ?
05:43Si vous augmentez les salaires,
05:44elle aura plus de clients.
05:46Mais dans un premier temps,
05:48ça va lui coûter.
05:49Eh bien, très bien.
05:50Donc, attendez,
05:51vous êtes d'accord avec moi,
05:52si vous augmentez les salaires,
05:53au bout d'un moment,
05:54elle aura plus de clients
05:55ou la PME aura plus
05:56de carnets de commandes.
05:57Donc, il y a un temps,
05:58vous avez raison,
05:58un laps de temps entre les deux.
06:00Le moment où vous augmentez
06:01les salaires
06:02et ça produit un effet
06:03de relance dans l'économie
06:05qui fait que...
06:05Et si, pendant ça,
06:06on s'en a la coiffeuse,
06:07c'est cassé la gueule.
06:07Donc, entre les deux,
06:09nous, nous sommes pour ça.
06:10Nous sommes pour mettre en place
06:11le fait que les aides
06:12aux entreprises
06:13soient orientées
06:15qu'elles ne le sont aujourd'hui,
06:16qu'elles viennent, par exemple,
06:17en aide, effectivement,
06:18si on arrive à le voir,
06:19dans les PME
06:20qui ont des difficultés
06:21pendant un certain temps
06:22à pouvoir, en même temps,
06:24j'allais dire,
06:24entre guillemets,
06:25supporter l'augmentation
06:26des salaires
06:27et puis le fait
06:28de les payer.
06:29Nous, on est tout à fait
06:30prêts et disposés.
06:31On avait même imaginé
06:32un fond de péréquation
06:33entre les entreprises
06:34pour pouvoir les venir en aide.
06:35On est tout à fait prêts
06:37à aider à passer ce cap
06:38jusqu'à ce que cette politique
06:39produise des essais
06:40et que cette coiffeuse,
06:42elle est deux fois plus client.
06:42Et ça pourrait prendre
06:43combien de temps ?
06:44Parce que les gens
06:45ont plus d'argent.
06:46Mais vous savez très bien
06:46qu'augmentant les salaires,
06:47vous ne faites pas d'une reprise.
06:49Ça, c'est la relance habituelle,
06:51le keynesianisme
06:51qui ne marche jamais.
06:52Parce que, de toute manière,
06:53au bout d'un moment,
06:54vous êtes en plus
06:54en période d'inflation.
06:56Vous allez vite rattraper.
06:58Donc, je ne vois pas du tout
07:00où c'est possible.
07:01Et d'ailleurs,
07:02les petits patrons en question,
07:03ils étaient...
07:03Ben si, c'est une vérité économique.
07:05Non, c'est une vérité économique
07:05des pages économiques
07:06du Figaro,
07:07mais ce n'est pas la réalité
07:08tout le temps.
07:08Non, non, non.
07:09Je n'ai rien à voir avec ça.
07:11Je vous dis...
07:12Non, mais je ne représente pas
07:14le Figaro.
07:14C'est une loi économique.
07:16C'est tout.
07:16Dans l'histoire,
07:17il y a plein de politiques
07:17de relance
07:18à commencer...
07:19Qui n'ont jamais marché.
07:21Qui n'ont jamais marché.
07:21A commencer par celui
07:23que vous venez citer,
07:24c'est-à-dire Keynes,
07:25qui a inspiré les politiques
07:26de relance et de New Deal
07:27de Roosevelt.
07:27Oui, mais il faut un autre contexte
07:29qu'aujourd'hui.
07:30Vous êtes en train de me dire
07:31que ça n'a jamais marché.
07:32Je viens de vous donner
07:32un exemple où ça a marché.
07:33Vous me dites,
07:34ah, vous avez un autre contexte.
07:34Donc, il faut savoir.
07:35Non, ça a marché à d'autres moments.
07:37Les politiques, par exemple,
07:38de la gauche plurielle,
07:39d'accord,
07:39qui ont été de dire
07:40on réduit le temps de travail
07:41et puis en même temps,
07:43on crée de l'emploi
07:44avec les emplois jeunes
07:44et on crée des salaires,
07:46notre économie a très bien fonctionné.
07:48On n'a jamais créé
07:48autant d'heures de travail
07:49que sous la gauche plurielle.
07:51Donc, les Espagnols, par exemple,
07:52ont une politique de relance
07:54justement d'augmentation du SPIC.
07:55Ils ont les meilleurs résultats
07:56en Espagne
07:57en termes de croissance.
07:58Donc, ne dites pas des choses
07:59comme ça, Yves Tréer.
08:00C'est infirmé par les faits.
08:01C'est deux visions de l'économie.
08:03Il y en a une qui consiste à dire
08:05on crée des richesses,
08:06on les met vers les plus riches,
08:08vers le capital
08:08en espérant que ça rejaillisse
08:09sur tout le monde.
08:10C'est le macro-disc.
08:11C'est un échec total.
08:12Et puis, il y en a une deuxième
08:13qui est, au contraire,
08:14de proposer une relance
08:15en mettant de l'argent
08:16du côté du travail
08:17parce que ça fait
08:18de la consommation intérieure.
08:20Et puis, en plus,
08:20en investissant,
08:21ça c'est une autre chose.
08:22Il y a d'autres possibilités,
08:23Éric Ocrel.
08:23Il y a ce que propose
08:24Édouard Philippe, par exemple,
08:25qui dit
08:26on va défiscaliser
08:27les heures supplémentaires.
08:28Ce que dit Marine Le Pen
08:29qui dit
08:29on va défiscaliser
08:31une augmentation des salaires,
08:32par exemple,
08:32au-dessus du SMIC, etc.
08:34Elle dit pire que ça.
08:35Elle dit qu'elle est prête.
08:36Pourquoi vous dites pire ?
08:37Parce que, je vais vous dire,
08:38elle dit pire que ça.
08:39Elle et puis aussi Édouard Philippe,
08:40ils sont tous à peu près
08:40sur cette ligne.
08:41Ils sont pour augmenter
08:42les salaires
08:43en prenant le salaire brut,
08:45les cotisations.
08:46C'est la meilleure manière
08:47de mettre à bas
08:48notre régime social.
08:49Vous prenez aux salariés
08:51quelque chose,
08:51vous donnez aux salariés
08:53quelque chose
08:53que vous l'avez pris
08:53dans l'autre poche
08:54parce que je rappelle
08:54que les cotisations,
08:55c'est un salaire différent.
08:56Donc, c'est une très mauvaise manière.
08:59Défiscaliser les heures supplémentaires,
09:00par exemple.
09:00C'est inciter, en réalité,
09:02au lieu de faire en sorte
09:02de mieux payer les gens,
09:04on va les inciter
09:04à travailler plus
09:05et on va leur donner
09:07des avantages
09:08de défiscalisation
09:09qui vont coûter
09:09aux recettes de l'État
09:10et qui vont faire en plus
09:11que le patron
09:13qui va se retrouver
09:13dans cette situation,
09:14il va avoir plus intérêt
09:15à faire travailler
09:16davantage de salariés
09:17qui vont continuer
09:18à payer au taux horaire
09:19au même prix
09:20dans son entreprise
09:21plutôt que d'embaucher
09:22quelqu'un d'autre.
09:22Donc, c'est un truc
09:23qui ne marche pas
09:24contre le chômage
09:25et encore une fois,
09:27ce n'est pas incitatif
09:28à augmenter les salaires.
09:29On a eu une autre proposition.
09:29Ça avait marché
09:30sur Sarkozy, non ?
09:31Un petit peu, quand même.
09:32Mais on a eu une autre solution.
09:33On a eu une solution.
09:34C'est les primes.
09:35Le bilan, maintenant,
09:36c'est qu'on sait tous
09:36que les primes
09:37qui ont été créées
09:38sur l'activité,
09:39les primes Macron,
09:40c'est quelque chose
09:41qui a été un effet de même
09:42qui a fait que les salaires
09:42n'augmentent pas.
09:43Quand les salaires
09:44n'augmentent pas,
09:44les cotisations
09:45n'augmentent pas.
09:47Tout ça, ça a été fait
09:48par Macron.
09:49Il serait peut-être temps
09:49de regarder le bilan.
09:50Le bilan économique,
09:51excusez-moi quand même,
09:52résumons-le,
09:53fin 2026.
09:55L'investissement est en berne.
09:56Il y a un nombre
09:57d'entreprises
09:57qui disparaît
09:58absolument record.
09:59Le chômage va repartir
10:01à plus de 8%.
10:06Le déficit
10:06n'a jamais été aussi fort.
10:08Je veux dire,
10:09rien ne marche.
10:09C'est parce qu'il y a
10:10la confiance qui est partie,
10:11qui a disparu,
10:11parce qu'il a fait des dévices.
10:13Non, c'est pas pour ça.
10:14C'est parce qu'on est en train
10:16de prendre des mesures récessives,
10:17de mettre de l'argent
10:18là où il ne faut pas le mettre
10:20au lieu de le mettre
10:20dans les poches
10:21des gens qui travaillent.
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