- il y a 7 minutes
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Et que je rejoins nos invités, nos experts, Anne-Saura Dubois, bonsoir Anne, merci d'être là, bonsoir Julien Audoul,
00:05merci d'être là depuis le Rassemblement National de Lyon, Pierre Chasserey, bonsoir et merci d'être là également, délégué
00:11général de l'association 40 millions de consommateurs, Yves Tréhard, ah oui d'automobiliste, pardon, mais oui évidemment, qui sont
00:18aussi des consommateurs, merci Julien Audoul, Yves Tréhard avec Neugonnement, bonsoir, Yves Stéphane Le Foll, maire socialiste du Mans, merci
00:24d'être là, et Lisa Hadef, bonsoir, Lisa, bonsoir.
00:27D'abord une question, il est 21h05, Anne-Saura Dubois, tous mes espoirs reposent sur vous, on en est où
00:34ce soir ? On a bien compris ce qui était en train de se passer, il y a eu deux
00:38réunions autour du gouvernement et du Premier ministre aujourd'hui, des annonces vont être faites demain, rendez-vous à 17h
00:45demain, on en est où ce soir ? Qu'est-ce qu'il y a dans les tuyaux ?
00:48Alors, un approfondissement, un élargissement et vraisemblablement une hausse de l'aide aux grands rouleurs, qui est plafonnée à 100
00:58euros jusque-là, le gouvernement comprenant que décidément la hausse devient hors contrôle, on devrait aller vers une hausse de
01:07cette aide, donc aux grands rouleurs.
01:10Pour l'instant, c'est tout, et ce que disait le ministre de l'économie ce matin très clairement, il
01:16a fermé la porte, il n'y aura pas de baisse de taxes sur le carburant, en tout cas c
01:19'est ce qu'il a redit ce matin.
01:20Au moins une aide supplémentaire, c'est ce que devra annoncer le gouvernement demain, on va rester très prudent ce
01:25soir, Pierre Chassquet, est-ce que ça, ça irait dans le bon sens, vous qui représentez les automobilistes ?
01:31Non, parce que ça ne va pas fonctionner. En fait, la seule chose efficace que l'on peut faire dans
01:37un contexte ou sur un prix de carburant, vous avez l'État qui en prend 60% en fiscalité, il
01:42n'y a qu'une seule chose à faire, c'est la baisse de la fiscalité.
01:44Je vais vous l'exposer en un point, je vais vous montrer pourquoi cette aide est complètement stupide dans l
01:49'ADN. Ça veut dire que l'État, pendant toute l'année, va vous ponctionner, enfin le gouvernement, il fait ce
01:54choix, va vous ponctionner sur votre plein de carburant 60% de taxes, pour en rendre, acceptant par là même,
02:01que la mécanique fiscale est mal faite, puisqu'on est obligé de la corriger. À partir du moment où vous
02:07êtes sur un système comme ça, où vous ciblez, alors on cible un gros rouleur,
02:10moi je ne sais pas ce que c'est qu'un gros rouleur, j'ai des maires, des pères de
02:12famille, des grands... On verra tout à l'heure les critères à récliser à l'aide.
02:15J'ai des grands pères de famille, tout ça, qui ne sont pas à l'intérieur, parce que quand elles
02:18amènent leurs gamins à l'école, ça ne s'est pas considéré comme le trajet domicile-travail, qui est extrêmement
02:23restrictif.
02:24Et ces gens-là, pourtant, sont aussi des gros rouleurs. Et ils n'ont le droit strictement à rien du
02:29tout. En fait, toute mécanique fiscale,
02:31qui nécessite une redistribution partielle, par un effet de cible, sans modifier le prix à la pompe, est une erreur.
02:39Aujourd'hui, on est dans un contexte où l'économie s'effondre. C'est un fait. Parce que la consommation
02:47s'effondre.
02:49Qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on continue à foncer dans le mur, reculer, foncer dans
02:53le mur, reculer, refoncer dans le mur ?
02:55Ou est-ce qu'enfin, dans notre pays, on va considérer qu'il y a une forme d'investissement dans
03:00la baisse de la fiscalité sur les carburants,
03:02qui permettra demain de relancer la consommation, relancer la croissance et doper le...
03:07Julien Audeau, je vous vois acquiescer au mot d'investissement prononcé par Pierre Chastret qui dit
03:10si on baissait les taxes, ce serait un investissement dans l'économie. Ce serait un coût pour le budget de
03:14l'État ?
03:15Non, c'est un investissement, je n'ai pas une virgule à retirer au propos qui vient d'être dit.
03:20Puisque le gouvernement, qui palabre inutilement, qui refuse de se rendre à l'évidence,
03:26qui aujourd'hui continue à ponctionner de l'argent et continue d'immobiliser des Français.
03:32Je rappelle que dans notre pays, pour l'année 2026, on a 17 millions de nos compatriotes qui sont en
03:36précarité mobile.
03:3817 millions de nos compatriotes qui refusent à se déplacer, qui ne le peuvent pas pour des raisons économiques.
03:44Économiques, c'est énorme. Ils n'étaient que 13 millions en 2022.
03:47Vous voyez que ce gouffre s'est creusé et notamment dans la ruralité.
03:51Les conséquences, elles sont effroyables et on perd de l'argent.
03:53C'est terrible d'un point de vue social, mais on perd de l'argent.
03:56Quand vous avez des secteurs entiers qui s'arrêtent, quand vous avez des salariés qui s'arrêtent de travailler
04:00parce que mettre du carburant dans leur réservoir devient beaucoup trop cher, beaucoup trop contraignant
04:05et donc ils décident de se priver de leur emploi pour avoir des aides et pour tenir,
04:10c'est une économie qui s'arrête.
04:11Et M. Macron veut paralyser la France et dans le même temps…
04:15– Veut paralyser ?
04:16– Mais oui, quand on refuse obstinément…
04:17– Donc il est intérêt, il a paralysé la France ?
04:18– Mais bien sûr que oui, quand on refuse obstinément d'employer le seul levier qu'il a en sa
04:24possession,
04:25le seul levier, c'est la baisse des taxes.
04:27Alors on ne lui demande peut-être pas d'aller tout de suite vers la proposition de Marine Le Pen
04:30de baisser la TVA à 5,5, mais au moins s'il pouvait prendre l'exemple espagnol de baisser à
04:3510%
04:36comme ils l'ont fait il y a quelques mois.
04:38Parce qu'en Espagne, aujourd'hui, au moment où on se parle, le diesel, il est à 1,70 €.
04:43L'essence, elle est à 1,80 €.
04:46– Ce qui est intéressant, c'est que c'est un représentant du Rassemblement National
04:50qui prend pour exemple un pays qui est dirigé par des socialistes.
04:53– Ah mais je prends pour exemple Yves Tréa, Yves Tréa, Yves Tréa…
04:55– Mais attendez, donc ce n'est pas une critique.
04:57– Ah, merci.
04:57– Non, non, mais c'est intéressant de voir que…
04:59– J'ai pas l'habitude.
05:00– J'ai une certaine ouverture d'esprit quand même.
05:01– Oui, j'allais dire pour une fois, je peux prendre l'exemple allemand,
05:04je peux prendre l'exemple polonais, je peux prendre l'exemple italien.
05:06– Bien sûr, mais vous arrivez sur les taxes, vous avez raison,
05:08on est un pays qui est hyper taxé.
05:10– Ce qui est intéressant, c'est que l'Espagne a conservé son taux de croissance
05:13là où la France a une croissance qui s'écoute.
05:15– Alors attendez, Stéphane Lefol, qu'est-ce que vous dites vous ?
05:17Est-ce que ça suffit ? Est-ce que de toute façon,
05:19on pourrait faire plus, faire mieux ?
05:21– Je pense que si vous m'avez invité avec tout ce que je viens d'entendre,
05:24c'est que je vais pouvoir avoir une opinion qui est différente.
05:28Je noterais d'ailleurs qu'aux États-Unis aujourd'hui, il n'y a pas de taxes.
05:32Qu'est-ce qui va se passer ? Et qu'est-ce qui se passe ?
05:34Parce que le prix du pétrole, il reste élevé,
05:36c'est que le galon est à 3 dollars et qu'aujourd'hui, Trump risque,
05:41et je l'espère d'ailleurs, de prendre une sévère défaite.
05:45– Il y a beaucoup plus que ça même le galon.
05:46– Oui, peut-être plus que ça.
05:47Donc sans taxes, il y a quand même le prix du pétrole.
05:50– Il a battu son record, le galon vient de battre son record.
05:52– Donc laissez penser, c'est la seule question des taxes,
05:53ça serait laissez penser qu'il n'y aurait rien de sous-jacent derrière tout ça.
05:57Deuxième point, la question de l'inflation,
05:58ce n'est pas bien sur l'essence, mais c'est tout le reste.
06:02Vous allez voir avec les canicules qu'on a eues,
06:04sur la question agricole, sur la question d'alimentation,
06:08sur la question, et j'en reviens au CEE qui faudrait supprimer…
06:11– Certificat d'économie d'énergie.
06:12– Voilà, les certificats d'économie d'énergie
06:14pour investir dans l'isolation des bâtiments.
06:15Qui va directement où ?
06:17Dans ceux à qui on isole les bâtiments,
06:20c'est des charges de chauffage en moins.
06:22Donc c'est du pouvoir d'achat.
06:23Donc c'est facile de prendre un sujet et de dire,
06:25regardez, il suffirait deux,
06:28sans prendre la globalité des problématiques,
06:30qui sont beaucoup plus larges.
06:31C'est tout le débat d'aujourd'hui.
06:33Et c'est toute la politique…
06:34– Mais donc vous, vous dites,
06:35on ne peut pas baisser les taxes ?
06:37– Si vous baissez les charges et les taxes,
06:39plutôt sur l'essence,
06:41que ça soit 10-12 milliards pour la proposition du RN,
06:45ou je ne sais pas combien,
06:46selon ce que vous baissez,
06:47c'est autant de recettes pour l'État en moins,
06:50à un moment où…
06:51Qu'est-ce que demandent les agriculteurs ?
06:53– Des aides.
06:54– Des aides.
06:54Qu'est-ce que disent les artisans ?
06:56J'entendais M. Tréard tout à l'heure,
06:57sur la question des certificats d'économie d'énergie
07:00pour développer l'activité.
07:02– On en a besoin.
07:02– Vous en parliez.
07:03– On en a besoin.
07:04Donc, c'est facile de dire,
07:05je prends un sujet, je retire,
07:07et ça va relancer la consommation.
07:08Ça ne relancera pas la consommation.
07:10Vous trompez là.
07:11– Stéphane Levolu, il y a quand même une chose.
07:13C'est qu'on est dans un pays qui est surtaxé,
07:16surimposé,
07:17qui est un des pays d'Europe et même du monde,
07:19où il y a, par définition,
07:21le plus imposé,
07:23où il y a le plus de prélèvements fiscaux.
07:25Je ne dis pas que vous avez tort.
07:27Ce que vous venez de dire est tout à fait juste,
07:28c'est-à-dire que c'est un contexte international
07:30qui fait qu'il y a une hausse du prix du barol,
07:32et le premier responsable,
07:33c'est M. Donald Trump, c'est clair.
07:36Mais néanmoins,
07:37ça met l'accent sur quelque chose
07:38qui est quand même assez singulier à la France,
07:40c'est que là où tous nos voisins
07:42ont quand même encore un prix de l'essence,
07:44pas tous,
07:45le Danemark s'est très très élevé.
07:46– Oui, oui.
07:47– Mais on a encore…
07:48– Le Danemark est à 2,58 euros pour le gasoil.
07:50– Les salaires sont plus élevés, vous avez raison.
07:52– C'est vrai, nous on est avec une taxation de 60%
07:58qui est indécente, je dirais.
08:00C'est tout à fait indécente.
08:01Et j'ajouterais à ça, vous avez raison,
08:03il faut que l'économie marche,
08:04mais si déjà les agriculteurs,
08:06si déjà les artisans avaient une essence
08:09un peu moins élevée,
08:11eh bien on serait en mesure de moins les aider par ailleurs.
08:14– Il y a des efforts faits par le gouvernement là-dessus.
08:16– Je n'ai pas fait les calculs,
08:17mais enfin quand même,
08:18vous voyez bien que l'impact d'une baisse
08:20à un moment donné,
08:21c'est d'abord la perte de recettes pour l'État.
08:23– Non.
08:23– C'est clair, mais si.
08:25– Non mais attendez,
08:26on connaît tous ces effets.
08:28– Ça représente combien sur le budget de l'État,
08:30M. Le Foll ?
08:30– Sur le budget de l'État,
08:32ça dépend de ce que vous avez décidé.
08:3310, 12 milliards, c'est quelques cents.
08:35– 12 milliards, ça représente combien.
08:36– Et quel est le poids de la dette aujourd'hui ?
08:38– Non mais ça représente combien.
08:39– À quel niveau nous sommes ?
08:40Donc, il y a bien un problème aussi
08:41qui n'est pas sûr.
08:41– Vous savez, parce que vous êtes un petit peu comptable et responsable.
08:44– Non, je ne suis pas comptable,
08:50mais un jour, vous n'êtes pas responsable,
08:51mais vous êtes aussi responsable de ce que vous dites.
08:53– Donc, ne parlez pas de la dette
08:55alors que c'est vous qui avez creusé.
08:56– Mais si, je vous en parle.
08:56– Moi, je n'en suis pas responsable de cette dette.
08:58Donc, on est parti, on avait, non,
09:01à 100% sur le PIB,
09:03sur la dette et même en dessous à 98,
09:05la sécurité sociale…
09:06– Stéphane Lefoy,
09:07le déficit était quasiment à 3% sur François Hollande,
09:09c'est beaucoup moins qu'aujourd'hui,
09:11mais ce n'était pas à l'équilibre non plus.
09:12– Est-ce que je vous ai dit que c'était à l'équilibre ?
09:14– Mais est-ce que je vous ai dit
09:15qu'on était dans la situation dans laquelle on est aujourd'hui ?
09:17Non, quand même.
09:18Alors, il y a eu des choses qui se sont passées,
09:20il y a eu des choix politiques qui ont été faits,
09:21il y a aussi un contexte international,
09:23tout ça, je l'entends.
09:25Mais laissez penser et faire croire aux gens.
09:27Évidemment, quand le prix de l'essence est au niveau où il est,
09:30vous dites, on va vous le baisser.
09:31Qu'est-ce qu'ils peuvent dire d'autre que,
09:33ah ben oui, mais laissez croire derrière
09:35que ça va relancer la consommation
09:37et ça va relancer la croissance,
09:38ça, je le dis aux Français,
09:40pas à ceux qui sont convaincus, c'est faux.
09:43– Les autres gouvernements, si on vous écoute,
09:45monsieur Le Foll, sont stupides,
09:47font des choix stupides,
09:49ne réfléchissent pas aux conséquences
09:50de la baisse des taxes sur les carburants.
09:52Je pense que le gouvernement allemand,
09:54qui a quand même une petite maîtrise en économie,
09:56qui sait quels sont les intérêts économiques de leur pays,
09:59je pense que le gouvernement espagnol,
10:00qui a vu et qui a mesuré effectivement
10:02l'impact à la fois sur le pouvoir d'achat
10:04de ses concitoyens,
10:05mais aussi sur la relance de l'économie
10:07avec cette baisse de la taxe sur les carburants
10:09de 21 à 10%,
10:11très clairement, sont des choix responsables.
10:14– Dans un contexte de 2,5% de déficit
10:17et de déficit budgétaire,
10:19et dans un contexte en Espagne
10:20où la dette est passée sur les 100% de PIB.
10:22– Monsieur Le Foll,
10:24nous avons…
10:25– Chacun doit être responsable.
10:26– Le prix du pétrole est le même pour tous,
10:28nous sommes d'accord.
10:29– Ça ou moins.
10:29– Le baril qui va en Espagne
10:31et le baril qui va en France
10:33est le même.
10:34Il est totalement anormal,
10:36pour ne pas dire indécent,
10:38qu'il y ait une telle différence de prix,
10:40alors même qu'effectivement,
10:41Yves Tréhard l'a redit très justement,
10:44nous sommes le pays le plus fiscalisé du monde,
10:46l'un des pays les plus fiscalisés du monde,
10:48c'est-à-dire qu'on paye pour tout,
10:49et en contrepartie,
10:50on paye pour tout,
10:52et en contrepartie,
10:53on a des services publics en lambeau.
10:55Donc, laisser les gens travailler,
10:57et pour laisser les gens travailler,
10:58j'allais dire avoir du pouvoir de vivre,
11:00parce que là, on ne parle pas de pouvoir d'achat,
11:01on parle de pouvoir de vivre,
11:02il faut baisser ses taxes.
11:04Sur un plein,
11:05et cet exemple, c'est très important,
11:07sur un plein de 40 litres,
11:09avec la mesure de Marine Le Pen,
11:10Jordan Bardella,
11:11c'est 14 euros d'économiser,
11:13c'est énorme.
11:14Il y a un argument gouvernemental,
11:19mais pas seulement d'ailleurs,
11:20c'est que baisser les taxes,
11:21ça serait injuste.
11:22Alors, vous en faites ce que vous voulez,
11:23mais l'idée, c'est de dire,
11:24si on baisse les taxes,
11:26celui qui a les moyens de s'acheter une Porsche,
11:28et celui qui a les moyens de s'acheter une Fiat Punto,
11:30ils vont avoir le même rabais.
11:32Ce qui est quand même étonnant,
11:35c'est qu'ils n'ont pas fait ce raisonnement pour le Covid.
11:38C'est-à-dire ?
11:39Oui.
11:39Tout le monde avait les mêmes aides.
11:42Ah bah non.
11:42Dans quoi ?
11:43Pendant le Covid.
11:44Au niveau économique, il y avait le PGE,
11:46c'était...
11:48Que vous soyez une entreprise qui marche,
11:51qui marche pas tellement,
11:52il y avait les mêmes aides.
11:53C'était assez ciblé en termes de secteur.
11:54En tout cas, l'argument, c'est de dire,
11:57pourquoi est-ce qu'on ferait une telle mesure,
11:59qui va favoriser autant ceux qui sont plus touchés,
12:02c'est-à-dire qu'on va pouvoir d'acheter moins d'acheter plus pauvres,
12:04que ceux qui sont moins touchés,
12:06parce qu'eux, ils ont un revenu qui leur permet d'enquêter le pétrolier ?
12:10C'est facile.
12:11La réponse, elle est toute simple.
12:12Parce que ce taux de fiscalité est tout simplement délirant.
12:15Voilà la raison pour laquelle il faut le baisser.
12:17En plus de cela, on a un gouvernement...
12:19À ce moment-là, il vaudrait mieux réorienter vers les plus pauvres.
12:23Je ne réoriente pas, puisque c'est le prix affiché
12:26qui va libérer la consommation.
12:28Mais bon, je vais partir sur un autre élément.
12:31Lorsque vous avez une fiscalité telle qu'on a en France,
12:34et que vous êtes obligé de faire des rattrapages,
12:36c'est le système fiscal qui en lui-même ne colle pas.
12:39Mais regardez le gouvernement schizophrène.
12:41Vous avez un gouvernement qui dit,
12:42il faut passer à l'électrique.
12:45La voiture électrique n'est que très peu d'accès.
12:49La voiture électrique n'est que très peu d'accès
12:51par rapport aux véhicules thermiques.
12:53Le choix gouvernemental,
12:54et quand j'entends le président de la République,
12:55c'est de dire, il faut tout se passer à l'électrique.
12:58Donc, l'État est prêt à se passer des taxes.
13:02Malheureusement, c'est...
13:02Soit ça, soit à un moment donné,
13:04les taxes vont augmenter sur les voitures électriques.
13:05Alors dans ce cas-là, il faut la technologie
13:08si l'objectif derrière,
13:09c'est de pouvoir les électrocuter à coups de taxes.
13:12Soit on est véritablement honnête...
13:14Je ne suis pas sûr de l'électrocution, mais...
13:16Soit on est honnête dès le départ,
13:18soit ça ne colle pas.
13:19Il n'y a rien qui mérite aujourd'hui
13:21les 60% de taxes sur le carburant.
13:23Pourquoi ?
13:23J'entends l'argument écologique.
13:25Je l'ai entendu.
13:26Je ne suis pas idiot.
13:27Bien sûr que je l'entends.
13:28Mais la réalité, c'est que dans notre économie,
13:31la France a besoin de pétrole.
13:32On a 7 Français sur 10
13:34qui ont besoin de leur voiture pour aller bosser.
13:35On leur dit quoi ?
13:36En ce moment, Maxime,
13:37vous avez des gens qui sont en train de crever
13:40parce qu'ils n'ont plus les moyens de faire le plein.
13:42Et ils choisissent entre faire le plein du frigo
13:45et faire le plein de la voiture.
13:46Et ça ne touche pas que les gros rouleurs.
13:48Ça touche des pères et des mères de famille
13:50qui vont à l'école.
13:51Ça touche la moitié de la population française
13:53et ça touche les chefs d'entreprise.
13:55Parce que quand vous êtes chef d'entreprise
13:56et que vos employés derrière,
13:58il leur manque 100 balles pour faire le plein,
13:59vous devez les augmenter.
14:00Mais quand vous les augmentez,
14:02il se passe quoi ?
14:02Vous êtes taxés sur cette augmentation.
14:04On est dans un pays schizophrène
14:06et qui ne connaît qu'un seul réflexe,
14:08celui de la taxe.
14:09Alors dans un instant,
14:10on va revenir sur l'aide de 100 euros quand même.
14:11Voir ce qu'elle couvre précisément
14:13cette première aide de 100 euros.
14:14On verra si elle est prolongée,
14:16rallongée, etc.
14:17Demain, c'est l'annonce qui est attendue.
14:18Mais vous vouliez,
14:19Julien Audoul répond à Alisson Raduwa,
14:20il y a cet argument qui est de dire
14:21la baisse des taxes,
14:22elle profite à tout le monde.
14:23Mais la question est tout à fait légitime.
14:25Et moi, j'entends cette question.
14:26Et pourquoi cette baisse de taxes est importante ?
14:29D'une part, parce que c'est le seul moyen efficace.
14:31On voit bien que la politique du chèque,
14:33qui met des mois,
14:34qui n'est pas ciblée,
14:35on a un million de Français
14:36qui seraient éligibles,
14:37qui ne font pas la demande, etc.
14:40Mais la politique du chèque ne fonctionne pas.
14:42La baisse des taxes,
14:43c'est automatique
14:44et c'est pour tout le monde.
14:45Et après, quand on regarde le ciblage,
14:48ceux qui font la queue aux stations-services,
14:50ce n'est pas Bernard Arnault,
14:51ce n'est pas qui est NMbappé,
14:53c'est les Français populaires,
14:54c'est ceux qui ont besoin de leur véhicule
14:55pour bosser tous les matins.
14:57Donc, l'immense majorité de nos compatriotes
14:58qui vont en bénéficier,
15:00et on le sait,
15:01sont les Français les plus modestes,
15:03sont les Français qui n'ont pas d'autre choix
15:05que d'avoir une essence pas chère,
15:07un diesel pas cher,
15:08pour aller travailler,
15:09pour aller emmener leurs enfants à l'école,
15:11pour aller se soigner.
15:12Les patrons qui vont à la défense,
15:13c'est une infime minorité,
15:15ça ne représente rien.
15:16C'est une infime minorité.
15:18On dit que les riches n'ont pas de voiture
15:19et qu'ils ne font pas le plan.
15:20Mais non, on ne dit pas ça,
15:21on dit que c'est epsilon
15:22par rapport à la masse des Français
15:24et des classes moyennes
15:25qui sont aujourd'hui asphyxiées.
15:26Alors, attendez,
15:26je reviens à cette aide.
15:28Encore une fois,
15:28ce qui est attendu demain,
15:29c'est un élargissement de l'aide,
15:32un renouvellement de l'aide.
15:33Une prolongation dans le temps,
15:34un réhaussement
15:35et par ailleurs,
15:36l'idée peut-être
15:36de la rendre automatique.
15:38Effectivement.
15:39Parce qu'il y a moins de 50% des gens
15:40qui l'ont réclamée.
15:41Cette première aide
15:42qui a été versée à 1,5 million de Français,
15:44100 euros,
15:44qu'est-ce qu'elle couvre réellement ?
15:46Combien de temps est-ce qu'on peut en bénéficier
15:48quand on est gros rouleur ?
15:49D'abord, je vais vous rappeler
15:50ce que c'est qu'un gros rouleur
15:51ou un grand rouleur.
15:52On se posait la question il y a quelques instants.
15:54Ce sont les personnes
15:54qui parcourent au moins 15 kilomètres
15:56entre leur domicile
15:57et leur lieu de travail.
15:58Donc, a priori,
15:59si tout est normal,
15:59ça fait 30 kilomètres
16:01par jour à les retours.
16:02Et il faut que le revenu fiscal
16:03de référence par part
16:05soit inférieur ou égal
16:07à 16 880 euros.
16:08En clair,
16:09selon le ministère de l'économie,
16:10ça équivaut à peu près
16:11à 1 508 euros net
16:13par mois
16:13pour une personne seule.
16:15Maintenant que tout le monde
16:16a le même niveau d'information,
16:17on va passer au problème de mathématiques.
16:19C'était vraiment un problème
16:20de mathématiques cet après-midi
16:21quand on a essayé
16:21de faire le calcul.
16:23Partons du principe
16:23que je suis éligible.
16:24J'ai reçu mes 100 euros.
16:26J'ai une voiture compacte
16:27qui roule au 100.95
16:28dont le prix aujourd'hui
16:29est en moyenne
16:30à 2,17 euros.
16:31Pour faire le plein,
16:33je dois mettre 50 litres d'essence
16:34dans mon réservoir
16:35et la consommation de ma voiture
16:36colle avec la moyenne
16:37à peu près 7 litres
16:38au 100 kilomètres
16:39pour une voiture compacte.
16:40Avec cette consommation,
16:42en roulant 30 kilomètres par jour
16:43pour aller au travail
16:44et revenir chez moi,
16:46je consomme exactement
16:472,1 litres d'essence par jour.
16:49Jusqu'ici, tout va bien.
16:51Option 1,
16:52le chèque de l'État,
16:53l'aide de l'État,
16:54paye 100% de mes trajets
16:55pendant 22 jours.
16:56Je ne paye pas du tout mon essence
16:57et le prix de mes déplacements
16:59est amorti par les 100 euros
17:00pendant 22 jours
17:01si je vais travailler 22 jours
17:03d'affilée
17:03sans m'arrêter,
17:04sans week-end,
17:05sans pause.
17:06Option 2,
17:06je ne veux pas utiliser
17:07l'intégralité de l'aide d'un coup,
17:09l'intégralité des 100 euros
17:10et je veux profiter
17:11de cette aide
17:12plus longtemps.
17:13L'État m'explique
17:13que 100 euros,
17:14c'est l'équivalent
17:15de 20 centimes en moins
17:16sur le litre d'essence.
17:18Donc, il me faudrait
17:19238 jours
17:20de déplacement professionnel
17:21pour repayer mon essence
17:23plein pot.
17:23Mais quelle que soit l'option
17:24et la précision est importante,
17:2622 jours
17:27ou 238 jours,
17:28ce sont des jours
17:29pendant lesquels
17:29je n'emmène pas
17:30mes enfants à l'école,
17:30je ne vais pas faire
17:31les courses ou autres,
17:32cela ne concerne que
17:34les trajets domicile-travail.
17:36J'ajoute donc
17:37une autre option,
17:38je choisis de vaquer
17:39à mes occupations
17:40ou à mes obligations
17:40avec ma voiture
17:41et avec les 100 euros,
17:42vous le voyez,
17:42je peux m'offrir
17:43un seul plein d'essence
17:45de 46 litres.
17:48Il y a juste une chose,
17:50c'est limite de la prestidigitation
17:51de la part du gouvernement
17:52Yves Tréard,
17:53ça fait 6 mois,
17:54j'ai regardé,
17:55c'était début mai,
17:56le 6 mai je crois,
17:57ça fait 6 mois
17:57que le gouvernement
17:59tient le pays en allèle
18:00avec cette aide de 100 euros.
18:03Alors, certains l'ont touché,
18:03un million et demi,
18:04mais demain,
18:04on en est encore à se demander
18:05si on va la prolonger.
18:06Ça va être très compliqué
18:07de continuer comme ça pour lui,
18:09d'abord parce qu'il va falloir
18:11qu'il se justifie
18:12par rapport à ce qui se passe
18:13effectivement dans d'autres pays.
18:14et demain,
18:15s'il se présente
18:16comme ça doit être,
18:18comme c'est annoncé
18:19en formation,
18:20j'allais dire,
18:21Covid,
18:21c'est-à-dire où il y a
18:22le Premier ministre
18:23avec le Premier ministre
18:24qui chacun dit
18:26un petit mot
18:27ou un grand mot
18:28et que tout ça,
18:29c'est pour simplement
18:30augmenter un petit peu
18:31l'aide
18:32à quelques grands rouleurs
18:34ou d'élargir encore,
18:35c'est possible,
18:36ça soit,
18:36à mon avis,
18:37ça sera les deux d'ailleurs,
18:38il y aura élargissement
18:38comme le disait Anne
18:39et augmentation.
18:41Oui, sans doute.
18:42Ça risque d'être
18:43un peu juste,
18:43je pense,
18:44dans l'opinion publique
18:45et que ça va grincer.
18:46Et le problème,
18:47c'est que tout ça arrive,
18:49d'abord,
18:50il y a l'hiver
18:50qui arrive
18:51et en hiver,
18:53souvent,
18:53vous avez beaucoup plus besoin
18:54de votre voiture
18:55parce qu'il n'y a pas de vacances.
18:58Et du fioul.
18:59Il y a le chauffage
19:01des maisons
19:02en zone rurale,
19:03surtout d'ailleurs,
19:04effectivement.
19:05Et puis surtout,
19:06tout ça arrive
19:07sur fond de budget.
19:09Il faut faire le budget.
19:10Et le budget,
19:11le problème,
19:12c'est que comme
19:12il n'y a pas un sentiment
19:13qu'est-ce
19:14et que le Premier ministre
19:15nous a raconté,
19:16enfin raconté,
19:17pardon,
19:17nous a annoncé
19:18qu'il voulait faire
19:1954 milliards,
19:20non pas d'économie,
19:21mais de ralentissement,
19:23on va dire,
19:24de la réponse publique,
19:25et bien tout ça,
19:26l'équation va être
19:27très difficile.
19:28Je ne suis pas aussi fort
19:29en maths que Lisa,
19:33mais c'est quand même,
19:34ça va être très compliqué.
19:35Et il va y avoir
19:35un débat politique
19:36qui va faire rage.
19:38Mais alors Stéphane Le Foll,
19:38est-ce qu'il n'y a pas
19:39un risque demain
19:40pour le gouvernement
19:41à n'annoncer que
19:44un élargissement de l'aide,
19:45un doublement de l'aide
19:46ou quelque chose
19:46dans le genre
19:46et de ne pas aller du tout
19:48sur le côté baisse des taxes ?
19:49De toute façon,
19:49le risque pour le gouvernement,
19:50il est global.
19:51La question budgétaire,
19:52elle est posée depuis
19:54et pourquoi
19:54ça traîne
19:55et pourquoi
19:56on essaye de procrastiner
19:57à chaque fois
19:58parce que l'équation budgétaire
20:00est pratiquement insoluble
20:01et qu'ils se sont fait rattraper
20:03en plus
20:04par cette crise
20:04et cette montée
20:07irrésistible,
20:07irrépressible du pétrole
20:09qui ne cesse d'augmenter
20:10et qui impacte directement.
20:11Alors après,
20:12la question politique
20:13qui est posée,
20:14c'est comment on règle
20:15le problème pour les Français
20:17et comment on essaye
20:18de régler en même temps
20:19le problème de la France.
20:21Alors c'est là
20:22que le débat,
20:22il doit avoir lieu.
20:23On peut regarder les choses
20:24uniquement sur la question
20:26de la voiture
20:26et dire,
20:27il n'y a qu'une solution,
20:28c'est de faire baisser les taxes
20:30et les recettes en moins
20:32permettront,
20:33mais ça,
20:33ça a souvent été dit,
20:34de relancer la consommation
20:35et donc la croissance.
20:37La croissance,
20:37il faut bien se le mettre
20:38dans la tête
20:39parce que moi,
20:39j'ai été ministre
20:41et je sais ce que c'est
20:42que d'aller chercher la croissance.
20:44La croissance,
20:44bien sûr que le pôle
20:45de la consommation en France
20:46est important sur la croissance,
20:47mais la croissance,
20:48c'est un contexte international
20:50et c'est au moins
20:50un contexte européen.
20:51Alors il y a un peu plus
20:52de croissance en Espagne,
20:53c'est certain,
20:54il y a un peu plus,
20:55pas beaucoup plus en Allemagne.
20:57Mais monsieur Levol,
20:58un petit peu de modestie,
20:59s'il vous plaît.
21:00Je n'ai pas de modestie,
21:00je dis simplement...
21:01Non, laissez-moi finir.
21:02Du coup, je suis ministre,
21:03je sais ce que c'est
21:03que la croissance.
21:04Mais je sais qu'elle a cherché
21:05le bilan de votre famille politique
21:07un peu de modestie.
21:07Oui, mais le bilan de votre famille politique,
21:08excusez-moi.
21:09Il faudrait mieux demander pardon
21:10pour l'instant
21:10que vous n'avez pas de bilan.
21:11Parce que vous n'en avez pas.
21:12Mais moi, légitimement,
21:15je regarde le bilan
21:16et je peux dire
21:17que ce que nous avons laissé
21:18quand nous sommes partis,
21:19ce n'est pas un pays
21:20avec une dette.
21:202 000 milliards d'euros de dette
21:21quand vous êtes parti.
21:22Non, non, non,
21:222 000 milliards d'euros de dette
21:23après la crise des subprimes.
21:26Elles ont bon dos les crises.
21:32C'est facile de dire comme ça
21:33autour d'une table
21:34je baisse et je perds 10 milliards
21:35et puis après,
21:36on va les retrouver.
21:38Je souhaite bon courage.
21:40Donc moi, ce que je dis simplement,
21:42c'est que si on est un peu responsable,
21:43il y a évidemment une crise
21:45et la crise de l'essence
21:46est essentielle aujourd'hui.
21:48Il y a plein de choses aussi à faire
21:49pour essayer de nous être
21:51moins dépendants,
21:52contrairement à ce que vous dites,
21:53du pétrole.
21:54Parce que si on reste dépendant du pétrole,
21:56on reste dépendant
21:56de ce qui se passe
21:57dans le détroit d'Orbouz,
21:58on reste dépendant
21:59de ce qui se passe à Badel-Madel
22:00et on dit
22:01« Ah ben, de toute façon,
22:02on ne peut pas s'en passer.
22:02Donc, on continue comme ça. »
22:04Et à chaque fois,
22:04vous serez rattrapé par des crises.
22:05Parce qu'il y en aura d'autres.
22:06Donc moi, je suis pour.
22:08Il aurait dû y avoir
22:09depuis plus longtemps
22:10des aides beaucoup plus
22:13ciblées et larges
22:14pour faire en sorte
22:15d'aider ceux
22:16qui en ont le plus besoin.
22:17Vous voyez bien,
22:21et c'était très bien dit
22:22par Lisa Hadef,
22:23nos concitoyens
22:24qui font 15 kilomètres
22:26par jour
22:28pour aller
22:29sur leur lieu de travail,
22:30pour aller emmener
22:30leurs enfants
22:31à l'école
22:32et 15 kilomètres
22:33pour rentrer chez eux.
22:34Mais c'est tout le monde.
22:36C'est tous les Français
22:36dans la ruralité.
22:37Et vous avez
22:38de moins en moins
22:39de services
22:40dans la ruralité.
22:41Les écoles sont
22:42de plus en plus loin.
22:43Les médecins sont
22:43de plus en plus loin
22:44quand il y a des médecins.
22:45Donc, vous faites
22:45de plus en plus de routes
22:47et vous assignez
22:48ces Français à résidence.
22:49Et là, ce qu'on observe,
22:50c'est une terrible fracture
22:52territoriale et géographique.
22:53Une inégalité insupportable.
22:54Je rassure, c'est...
22:55Alors, attendez, attendez,
22:56je vais le au bout.
22:57Je vais le au bout.
22:58Je vais le au bout.
22:58Parce que vous acceptez,
23:00et c'est ça qui est insupportable,
23:01deux catégories de Français,
23:03en gros.
23:03Je n'accepte pas
23:04deux catégories de Français.
23:04Mais si, vous,
23:05votre famille politique...
23:06Non, vous,
23:06votre famille politique,
23:07vous acceptez plus
23:08le catégorie de Français.
23:08Encore une fois,
23:09qui a continué
23:10à taxer les Français
23:10et qui continuent
23:12à vouloir le faire.
23:13Mais aujourd'hui,
23:14vous avez des Français
23:14dans la ruralité
23:15qui payent des impôts
23:16et qui veulent avoir
23:17les mêmes droits
23:18et les mêmes chances
23:19que les autres.
23:20Sauf qu'eux,
23:21aujourd'hui,
23:21ils doivent payer
23:22le diesel à 2,50 euros
23:23si ce n'est plus.
23:24Et donc, aujourd'hui,
23:26ils sont dans une situation
23:27cataclysmique
23:28à tous les niveaux.
23:31Je vais vous dire
23:33un exemple très concret.
23:34De baisser la TVA
23:35sur l'essence,
23:35ça va régler
23:36le problème des médecins.
23:37C'est ça que vous avez dit ?
23:38Je vous dis que ça va
23:38améliorer la vie
23:39de nos concitoyens.
23:40Ce n'est pas vrai.
23:41Ce n'est pas vrai.
23:43Dans le rural
23:43comme dans le urbain.
23:45Et quand vous dites ça,
23:46vous n'ayez jamais
23:47que derrière tout ça,
23:48il y a aussi des investissements
23:49pour développer
23:50des alternatives
23:51et des transports collectifs.
23:52Ce que l'on fait
23:53à l'échelle des métro-lours
23:54et même du pays du monde.
23:55Vous êtes déconnecté,
23:56monsieur Le Foll.
23:56Mais bien sûr,
23:57je suis déconnecté.
23:58Vous n'êtes déconnecté.
23:58Je n'ai jamais été élu
23:59ni au niveau rural
24:00ni au niveau urbain.
24:01Vous avez une très longue expérience
24:02et un bilan très très lourd aussi.
24:05Mais vous,
24:06vous n'avez pas de bilan
24:07mais vous avez des mauvais solutions.
24:08Le week-end dernier,
24:09j'ai visité
24:10un club de basket
24:11de ma circonscription.
24:12Oui,
24:12j'étais au foot,
24:14dans le club de foot.
24:15Je peux aller au bout d'un autre bout ?
24:16Allez-y, Génard Deux.
24:17Allez-y.
24:17Ce club de basket me dit
24:19qu'on va devoir arrêter
24:20pour les jeunes
24:20les déplacements
24:21au bout de la région
24:22parce que le prix des carburants
24:23aujourd'hui est insupportable
24:24et insurmontable.
24:26Donc vous allez priver des jeunes
24:27d'une activité sportive
24:28et ça,
24:29c'est pour toutes les associations.
24:30C'est pour des secteurs entiers.
24:32Donc vous paralyser un pays
24:33avec un prix des carburants
24:35qui est intolérable.
24:36Et je le dis,
24:37quand on a 60% de taxes,
24:38quand à chaque passage à la pompe,
24:40c'est l'État qui se gave
24:41de 60% du prix,
24:43c'est intolérable.
24:44Mais si l'État se gavait,
24:46on ne serait pas
24:46dans la situation de l'aide
24:47et du déficit.
24:48Parce que l'État gaspille
24:48énormément à côté.
24:49Donc c'est un autre sujet.
24:51C'est exactement le même sujet.
24:52C'est exactement le même sujet.
24:55C'est pour ça
24:55que pour l'Assemblée nationale
24:56nous voulait faire
24:56125 milliards d'économies
24:58et sur l'association sportive,
25:01c'est 12 milliards.
25:02Tout le sport
25:02et toutes les associations sportives
25:04évidemment sont touchées
25:05par cette question.
25:05Mais à ce moment-là,
25:07c'est là qu'il faut
25:08savoir ce que l'on veut.
25:09Et il peut être nécessaire
25:11d'aider un certain nombre
25:12d'activités essentielles.
25:14Et moi, je n'ai rien
25:15au contraire
25:16contre ce qui doit être fait
25:17et plus largement.
25:18Je dis simplement
25:19que dans ce contexte global,
25:21on peut traiter un sujet
25:22en laissant penser
25:23qu'en traitant ce sujet,
25:24on va tout régler.
25:25Je le dis, attention.
25:27Pierre Chasseret,
25:28encore un mot
25:29pour répondre
25:29à ce que disait ce matin
25:30le ministre Roland Lescure,
25:31ministre de l'Économie
25:32qui dit
25:32qu'on a déjà 54 milliards
25:33à trouver.
25:34Si vous baissez
25:36par exemple 15 points
25:37la TVA,
25:38c'est 9, 10 milliards
25:39à trouver.
25:39On ne les a pas.
25:40On n'a pas le début
25:41d'un euro.
25:41Je ne supporte plus
25:42ce discours.
25:42Pourquoi ?
25:43Ceux qui prononcent ce discours,
25:44c'est ceux qui nous ont
25:44entraînés dans le mur.
25:45Donc pourquoi je les écouterais ?
25:47Pourquoi j'écouterais
25:48quelqu'un
25:48qui a endetté la France
25:49pendant des années ?
25:50Qui est cette personne
25:52pour venir me donner
25:52des leçons d'économie
25:54sur la relance économique
25:55alors qu'on se plante
25:56depuis 40 ans ?
25:57C'est le ministre de l'Économie
25:58qui doit faire en sorte
25:58d'avoir un budget
25:59pour l'an prochain notamment ?
26:00Soyons très clairs.
26:01Les Français ne peuvent pas
26:02dépenser l'argent
26:03qu'ils n'ont pas.
26:04Ça me paraît
26:05d'une évidence redoutable.
26:06Là, je vous entends
26:07M. Lefeul.
26:08Vous dites
26:08oui, vous avez raison,
26:09il faut accompagner
26:10les secteurs
26:10des associations sportives.
26:11Là aussi,
26:12il faut des cibles,
26:12des cibles.
26:13Il faut tellement de cibles
26:14qu'en fait,
26:15à force de cibler,
26:15vous savez,
26:16moi j'ai une mesure simple
26:17qui n'est pas technocratique,
26:18qui est facile
26:19et qui est évidente
26:20pour tout le monde.
26:20C'est d'arrêter
26:21cette politique
26:22de la fiscalité
26:22comme un réflexe
26:23pavlovien en France.
26:24On arrête
26:25avec cette sûreté
26:26de la fiscalité
26:27qui plombe,
26:28qui plombe
26:28toutes les familles.
26:30On vient de la même région,
26:31vous et moi.
26:32On est exactement
26:33dans la même région,
26:34on est dans le même département.
26:35Et vous savez mieux
26:35quiconque comment ça se passe
26:36dans votre ville.
26:37Votre ville du Mans,
26:38elle est irriguée
26:39par toutes les petites communes
26:40autour.
26:41Toutes les petites communes
26:41qui n'ont plus
26:42de médecin traitant,
26:43qui n'ont plus d'accès
26:44aux soins,
26:44qui n'ont plus d'accès
26:45aux dentistes,
26:45qui n'ont plus d'accès
26:47à rien,
26:47qui n'ont même plus
26:47d'accès à l'administration.
26:48Vous croyez
26:49que ce n'est pas
26:49une responsabilité
26:50que nous avons
26:51de manière collective
26:52et qu'il ne faut pas
26:53investir pour régler
26:54ces problèmes-là ?
26:54Ça fait 40 ans
26:55qu'on rentre dans le mur.
26:56Il est temps de changer
26:57et d'arrêter
26:57cette politique fiscale.
26:59Il est temps d'arrêter
27:00avec cette politique
27:00qui asphyxie
27:01les classes moyennes.
27:03Ceux qui nous écoutent
27:03aujourd'hui savent très bien,
27:05ils ont très bien compris
27:06que quand ils vont faire
27:06leur plein,
27:07c'est 2,40 euros.
27:08Ils ne sont pas idiots.
27:09Ils ont compris
27:09que là-dedans,
27:10c'était la fiscalité
27:11et que ce n'est pas
27:11le détroit d'Hermous
27:12qui leur pose problème,
27:13c'est le détroit de Bercy
27:14et celui-là,
27:15je peux vous dire
27:15qu'on est obligé
27:16d'y passer.
27:16Pardon,
27:17mais Hormous,
27:17ça existe aussi.
27:19La difficulté,
27:20c'est qu'en fait,
27:21en ce moment,
27:21on est dans un système
27:22perdant-perdant.
27:23L'État,
27:23il ne faut pas croire
27:24que l'État
27:24est en train de faire
27:25du gain sur les taxes
27:26carburant actuellement.
27:27On en fait moins
27:28que prévu.
27:28Pourquoi ?
27:29Parce que les Français
27:31dépensent moins
27:31et consomment moins.
27:32On va aller les écouter
27:34à la pompe,
27:34les Français.
27:35Donc,
27:35puisque tout le monde
27:36est perdant,
27:37mince,
27:37à un moment donné,
27:39reconnectons tous les fils
27:40de la société
27:40pour faire en sorte
27:41de relancer un petit peu
27:42la consommation
27:43en donnant un bol d'air
27:44aux Français
27:44avant l'hiver.
27:45Pierre Chasson,
27:46on va aller les écouter
27:46les Français
27:47avec Antoine Forestier
27:48du côté de Clichy
27:49dans les Hauts-de-Seine.
27:50Antoine,
27:50pour savoir ce qu'ils attendent
27:51les Français
27:52à la pompe ce soir
27:53avant les annonces
27:54du gouvernement demain.
27:57Alors,
27:57dans leurs rêves
27:58les plus fous,
27:58ils aimeraient bien
27:59que les prix soient ceux
27:59qui étaient avant la guerre
28:01entre les Etats-Unis
28:01et l'Iran.
28:02On a ici 2,12 euros
28:04pour le sans-plomb,
28:052,33 euros pour le gasoil.
28:07A l'époque,
28:07c'était en février,
28:08fin février,
28:091,72 euros.
28:10Ça fait des pleins
28:13de 50 litres
28:13qui sont désormais
28:1420 à 30 euros
28:15plus chers.
28:16Évidemment,
28:16ils ne s'attendent pas
28:17à des miracles
28:18de la part du gouvernement.
28:19Tous nous demandent,
28:20quand on discute
28:21avec ces automobilistes,
28:21il y en a encore ici ce soir,
28:23qu'il y ait des baisses
28:24de taxes.
28:24On leur a répété
28:25qu'Emmanuel Macron
28:26l'avait dit,
28:27on ne peut plus en France,
28:28on n'a plus les moyens
28:29de faire baisser les taxes.
28:30En tout cas,
28:30c'est ce qu'il a dit
28:31à plusieurs reprises
28:31et qu'il avait donc
28:33ciblé prioritairement
28:33les gros rouleurs
28:34et ça,
28:35les automobilistes
28:35avec qui on échange
28:36depuis tout à l'heure
28:36qui eux ne sont pas
28:37forcément des gros rouleurs
28:38et ne le comprennent pas.
28:39Pour eux,
28:39si on baisse les prix
28:41pour certains automobilistes,
28:42il faut que ce soit le cas
28:43pour tous.
28:44Je vous propose
28:44de les écouter.
28:45Ils sont interrogés
28:45au micro de Philippe Vignon.
28:47Je m'attends du gouvernement
28:50de manière logique
28:51qui baisse le prix de l'essence.
28:52Je pense qu'en Espagne,
28:53ils ont stabilisé le prix
28:56et s'ils peuvent stabiliser
28:57le prix comme pour la France,
28:59ce serait bien pour nous.
29:00C'est leur boulot
29:01de trouver une solution
29:02et de s'arranger
29:04à ce que tout le monde
29:05puisse avoir le moyen
29:06de payer l'essence
29:07et pouvoir bosser
29:08en gagnant de l'argent.
29:10Une baisse des prix
29:11directe à la fonte,
29:12ça,
29:12ça serait bien
29:13parce que le chèque d'aide,
29:15moi,
29:15je suis artisan,
29:16je l'ai demandé,
29:17j'attends encore
29:18dans 10 jours
29:19peut-être la réponse.
29:20Je n'ai pas sûr
29:20que ce soit positif
29:21ou négatif.
29:22Donc, pour moi,
29:23c'est nada.
29:24Donc, un prix directement
29:26à la pompe,
29:26ça serait bien.
29:28Les automobilistes
29:28qui viennent ce soir
29:29dans cette station
29:30viennent ici
29:30malgré les tarifs
29:31parce qu'ils n'ont pas réussi
29:32à aller dans une station
29:33où il y avait
29:34des prix plafonnés.
29:35Elles étaient toutes
29:35en rupture de stock
29:36aux alentours
29:37de cette station.
29:38En tout cas,
29:38ceux qui viennent ce soir,
29:39ils font une légère économie
29:40parce que tout à l'heure,
29:41les prix se sont actualisés.
29:42On a perdu 4 centimes
29:43sur le sans-plomb,
29:445 centimes sur le gasoil.
29:45Alors, ça ne présage pas
29:46de ce qui va se passer
29:46dans les prochains jours
29:47mais sur un plein
29:48de 50 litres.
29:49Quand on a 5 centimes
29:49de baisse,
29:50ça fait 2,50 euros
29:51en moins à payer au final.
29:54Juan Forestier,
29:54Philippe Billion,
29:55enfin une petite bonne nouvelle.
29:57Bonsoir Alexandre Jardin.
29:58Merci d'être là.
29:59On va voir où vous en êtes
30:00de votre combat
30:01avec les gueux,
30:01notamment contre
30:02les certificats
30:03d'économie d'énergie.
30:03Vous aviez lancé,
30:04vous étiez venu le dire
30:05sur ce plateau,
30:06une pétition
30:07pour demander justement
30:08l'arrêt pur et sain
30:09du certificat
30:10d'économie d'énergie
30:10qui pèse
30:12autour de 17,
30:1318 centimes
30:14sur le litre d'essence.
30:15Vous en êtes à combien
30:16de signatures récoltées ?
30:18Alors, pour l'instant,
30:20on ne recueille pas
30:20encore les signatures.
30:21Pour l'instant,
30:22sur la plateforme
30:23référendum citoyen,
30:24on demande aux gens
30:25si ce genre de débat
30:26continue en France
30:28ou est-ce qu'on se dote
30:29de la capacité
30:31référendaire populaire
30:32comme les Suisses.
30:33Est-ce qu'on trouve normal
30:34que ce genre de débat
30:35entre élites
30:36soit tranché
30:37entre élites
30:38ou est-ce qu'on veut
30:40devenir une démocratie adulte ?
30:41Entre élites,
30:42il y a des représentants
30:43du peuple,
30:43c'est le principe.
30:44Oui, mais...
30:45Il y a des députés,
30:45il y a des maires...
30:46Sauf que chez nous,
30:47en France,
30:49à la prochaine élection
30:50présidentielle,
30:50on va virer le peuple
30:51le soir de l'élection.
30:53Pour 5 ans,
30:54il y aura un chèque en blanc
30:56pour une majorité.
30:58Chez nos voisins suisses,
30:59ils ne sont pas virés
30:59pendant 5 ans.
31:00Lorsqu'il y a une crise
31:01aussi grave que celle-là,
31:03ils peuvent s'exprimer
31:04autrement qu'en brûlant
31:05les ronds-points,
31:06qu'en brûlant
31:07des préfectures.
31:08Ils utilisent
31:08un instrument démocratique.
31:10Donc, les gens
31:11qui téléchargent
31:12et qui vont voter
31:12sur le référendum citoyen,
31:13on leur pose la question.
31:15Oui, non,
31:16ils votent avec
31:16leur carte d'identité.
31:18Un seul vote,
31:19la preuve qu'ils sont français
31:21est majeure.
31:21C'est ça qu'on est
31:23en train de mobiliser.
31:24Parce qu'on ne peut pas
31:25aller de crise
31:26en crise
31:27en crise
31:28avec un peuple
31:29qui a besoin
31:30de gueuler
31:30en cramant tout.
31:32Or, en ce moment,
31:33on est en train
31:33de franchir
31:35l'invivable.
31:36Il y a deux heures,
31:38je filmais des images
31:39pour un documentaire,
31:41j'étais dans une pompe
31:42à essence,
31:43il y a un monsieur
31:43qui a fait un demi-tour
31:46avec son taxi,
31:47il est venu,
31:47il a baissé sa vite,
31:48il m'a dit
31:48il est gueux,
31:48c'est vous ?
31:49Oui.
31:50Et il a lâché tout.
31:52Il m'a dit
31:53qu'il était au bord
31:53du suicide.
31:55Pourquoi ?
31:55Parce qu'il passe
31:56de huit heures
31:57de travail par jour
31:58à 16.
32:0016.
32:01Pour pouvoir
32:01encaisser le coût
32:03de l'essence.
32:03Et pour un revenu
32:04inférieur.
32:05Parce qu'il a des enfants,
32:06ce monsieur.
32:07Il ne se tue pas,
32:07là,
32:08parce qu'il a des enfants.
32:10Et je me suis dit,
32:11mais qu'est-ce que c'est
32:13que ce pays
32:14où on a des débats ?
32:16Où on est
32:17avec des débats macro
32:18à un moment
32:19lorsqu'il y a une souffrance
32:20sociale
32:21qui est telle ?
32:23On est submergé
32:24de coups de fil
32:24d'élus locaux
32:25qui ont une partie
32:26du personnel
32:27qui ne peut pas venir
32:28pour faire tourner
32:29les cantines.
32:30On a une force de travail
32:31qui est en train
32:32de s'effondrer.
32:33On a un système économique
32:34qui est en train
32:35de s'effondrer.
32:36Qu'est-ce qu'il faut ?
32:38Mais à un moment,
32:39on est tellement déconnectés
32:41qu'on nous dit
32:42oui,
32:42Ormouz,
32:43Ormouz,
32:43OK,
32:43OK.
32:44On a tous compris
32:44qu'il y avait un problème
32:45avec Ormouz.
32:46Mais le pouvoir politique
32:47a comme fonction
32:48de décider
32:50et non pas de dire simplement
32:51non,
32:52non,
32:52l'extérieur gouverne.
32:54Or,
32:54nous,
32:54ce qu'on demande
32:55avec le mouvement des gueux,
32:56c'est extrêmement simple.
32:57On demande une baisse
32:58comme Pierre Chasseret
32:59qui était assis à ma place.
33:00On demande une baisse
33:01de 50 centimes.
33:02Là-dedans,
33:03il y a 18 centimes
33:05à peu près
33:05qu'on peut aller chercher
33:06avec les certificats
33:07d'économie d'énergie.
33:08Plus la TVA,
33:10ça fait 22,
33:1023 centimes.
33:11Le reste,
33:12on demande
33:12à ce que les 7 milliards,
33:14je cite des chiffres,
33:16les chiffres officiels
33:17de la creux,
33:17de l'organisme
33:18qui régule l'énergie.
33:21Les 7 milliards
33:22de subventions
33:24aux énergies renouvelables
33:26intermittentes,
33:27annuelles,
33:28annuelles,
33:28on demande
33:29que ce soit affecté.
33:30On a besoin
33:31pour aller,
33:32pour baisser de 50 centimes
33:34jusqu'à l'élection présidentielle,
33:35on a besoin
33:36de 14 milliards
33:37à peu près.
33:3813,
33:399,
33:3914,
33:401.
33:40Bon,
33:41selon les estimations.
33:42On a besoin
33:42de 14 milliards.
33:43On peut aller les chercher.
33:45Là,
33:46pour l'instant,
33:47on est tous
33:47en train de parler
33:48et les gens
33:48qui nous regardent
33:49sont impuissants
33:50parce qu'on n'a pas
33:51de capacité référendaire.
33:53Donc,
33:53ils vont cramer
33:54tout à un moment.
33:55Le mouvement des gueux
33:56sera avec eux.
33:57Je vous le dis tout net.
33:58Juste une chose,
33:59Stéphane Le Foll,
33:59qu'est-ce que vous dites ?
34:00Sur deux points.
34:01D'abord,
34:01sur cette colère
34:02et sur le fond
34:04de ce que dit
34:05Alexandre de Jardin.
34:05Le 17 octobre,
34:06on va demander aux Français
34:07de faire une journée
34:09station vide.
34:11Symboliquement,
34:12nous ne devons plus...
34:13Vous n'allez pas
34:14chercher d'essence
34:14le 17 octobre.
34:15Le 17 octobre,
34:16station vide.
34:17C'est l'appel des gueux.
34:18Quel est le message ?
34:19Le message,
34:20il est qu'on ne coopère pas
34:21avec un pouvoir
34:22qui est en train
34:23de tuer la population.
34:25Socialement.
34:26Ça va être encore pire pour eux,
34:27alors ils ne pourront pas
34:27du tout aller travailler.
34:28Mais à un moment,
34:30les gens non peuvent plus.
34:31Il faut dire,
34:32il faut marquer le coup,
34:32il faut des actes symboliques.
34:34Nous ne pouvons pas
34:34être un peuple
34:35qui se couche,
34:36qui détruit son économie
34:37parce que des dingues
34:38ne le voient pas.
34:39Stéphane Le Folle,
34:39qu'est-ce que vous répondez
34:40à Alexandre de Jardin ?
34:41Qu'est-ce que je réponds ?
34:42C'est que quand on discute
34:43de la question de l'essence,
34:44on oublie par exemple
34:45ce qui s'est passé
34:46sur toutes les écoles
34:47de France
34:47et dans toutes les mairies
34:48où il va falloir investir
34:50plusieurs centaines
34:51et plusieurs centaines
34:53de millions d'euros
34:54parce que la canicule
34:55quand ça chauffe
34:56dans les écoles,
34:56il va falloir
34:57qu'on les isole.
34:58De la même manière
34:58que quand on consomme
34:59beaucoup d'énergie
35:00dans des bâtiments
35:01et dans des logements,
35:02il faut isoler.
35:03C'est des millions d'euros.
35:04Des milliards.
35:05Des milliards globalement
35:06pour ce qui me concerne.
35:07Oui, bien sûr.
35:08Je suis bien placé
35:08pour le savoir.
35:09Deuxième point,
35:10sur la question des transports,
35:12tout ce qui est fait
35:13aujourd'hui
35:13pour assurer des nouveaux
35:15et des transports
35:16et le manque
35:17comme d'autres métropoles
35:18assurent ce nouveau service
35:21et ces alternatives
35:22en même temps
35:22qu'on va chercher
35:23le rural
35:23puisqu'on a été capable
35:25avec le pays
35:25et le pôle métropolitain
35:27de mettre en place
35:27aussi les transports collectifs
35:28de pétrole
35:29et on n'aura pas réglé
35:30le fond de la question.
35:31On parle évidemment
35:32de court terme.
35:34Quand on lit ce soir
35:35le chef de l'État
35:36qui écrit à la présidente
35:37de la Commission européenne
35:37en disant
35:38il faut relancer
35:39l'électrification,
35:40c'est clair qu'on a l'impression
35:41qu'on est un peu
35:42à côté du sujet.
35:43On est dans l'immédiat.
35:44On est dans
35:45conduire les enfants
35:46à l'école
35:46la semaine prochaine.
35:48Il faut régler
35:49le court terme
35:49et il y a besoin
35:52qui en ont besoin.
35:52Ça c'est indiscutable.
35:54Mais allez dire
35:55que pour régler
35:56le court terme
35:57on va mettre en cause
35:58le moyen et le long terme
35:59ce qui fera que
36:00reporter le problème
36:01parce qu'un jour
36:02il y aura le problème.
36:04Vous l'aurez de toute façon.
36:05J'ai l'impression
36:05qu'on est déjà dedans.
36:07Il y a un problème.
36:07Il y a un problème.
36:08Il y a un problème.
36:09Si on n'a pas réglé le problème.
36:10C'est aujourd'hui
36:11le problème monsieur Le Foll.
36:13Moi je rejoins totalement
36:14Alexandre Jardin
36:15sur le fait d'écouter
36:17une bonne fois pour toutes
36:18le peuple.
36:18Vous n'irez pas prendre
36:19des sens au 17 octobre ?
36:21Mais encore une fois
36:21il faut effectivement
36:22qu'il y ait des signes
36:23extrêmement clairs.
36:24Il y a un moment
36:27qui est le moment
36:27de vérité pour les Français.
36:29Malheureusement
36:29ce gouvernement
36:31ne fera rien
36:32ou presque rien.
36:33Je pense qu'à un moment donné
36:34il va être obligé
36:34de baisser les taxes.
36:35Marine Le Pen le dit
36:36parce qu'il y sera contraint.
36:38La réalité sera insupportable.
36:40Il y sera contraint.
36:41Mais le moment de vérité
36:42aujourd'hui
36:43pour remettre le peuple
36:44au centre
36:44c'est l'élection présidentielle.
36:46C'est un changement de cap.
36:47Mais la question
36:47d'Alexandre Jardin
36:48c'est qu'est-ce qu'on fait
36:49d'ici là ?
36:49Qu'est-ce qu'on fait d'ici là ?
36:50Il reste 7 mois ?
36:51Qu'est-ce qu'on fait d'ici là ?
36:52Il ne faut pas mentir aux Français.
36:54Nous on va faire
36:54notre travail d'opposition
36:55et on va pousser
36:56pour qu'il y ait
36:57cette baisse de taxes
36:58et notamment de 20%
36:59à 5,5%
37:00sur toutes les énergies
37:01parce qu'on parle
37:01des carburants.
37:02le gaz qui va augmenter
37:03de 6,3%
37:04au mois d'octobre
37:06l'électricité
37:07qui a encore augmenté
37:08une nouvelle fois
37:09alors que normalement
37:10notre parc nucléaire
37:11devrait nous garantir
37:12l'électricité
37:13la moins chère d'Europe.
37:14On a une électricité
37:15avec un prix délirant.
37:17Pourquoi ?
37:17Parce qu'on a des énergies
37:18intermittentes
37:20sursubventionnées
37:20qui pèsent
37:22sur ce prix.
37:22Non.
37:23Notamment...
37:23Bien sûr que si.
37:24Bien sûr que si.
37:26Là on sait tout ça
37:27mais aujourd'hui
37:27c'est plus le cas
37:28et vous le savez très bien.
37:28Particulièrement par votre gouvernement.
37:30Oui mais justement
37:30mais aujourd'hui
37:32de toute façon
37:32aujourd'hui
37:33ces énergies
37:34sont suffisamment compétitives
37:35pour ne plus avoir besoin
37:36d'avoir cette sur-subvention.
37:40Compétitive.
37:40Les éoliennes compétitives.
37:41Vous plaisantez.
37:43Mais attendez
37:43le mix énergétique nucléaire
37:45et énergie renouvelable
37:48j'ai bien entendu
37:48ce que vous disiez
37:49avec une partie d'autres
37:50à droite
37:51il n'y a plus que le nucléaire.
37:52Non.
37:53Il y aura un mix demain
37:54donc vous voulez tout arrêter
37:55sur les énergies.
37:56Mais là je ne confonds pas tout.
37:57Marine Le Pen
37:58est pour un mix énergétique
37:59Non je ne crois pas.
38:00Mais pas avec des arnaques
38:01environnementales.
38:02Mais il n'y a pas d'arnaques
38:03environnementales.
38:03L'éolien particulièrement
38:04n'est pas une énergie renouvelable
38:06c'est une énergie intermittente.
38:08Pour les énergies renouvelables
38:09vous avez la biomasse
38:10vous avez l'hydrogène
38:12vous avez la géothermie.
38:13On le sait
38:14que les énergies renouvelables
38:15sont en partie intermittentes
38:16que ce soit le solaire
38:17ou l'éolien.
38:18Je reviens au carburant
38:20et à l'urgence
38:20que vous posez sur la table.
38:22L'urgence
38:22il faut aider
38:23ceux qui en ont besoin.
38:25C'est clair et net.
38:26Alexandre Jardin
38:27juste une chose
38:28dans votre combat
38:29pour récupérer les 50 centimes
38:31il y a 18 centimes
38:32autour des fameux certificats
38:3318 plus la TVA
38:34Oui bien sûr
38:35mais là je reste
38:37sur les 18 centimes
38:38des certificats
38:38d'économie d'énergie.
38:39Je regardais tout à l'heure
38:40les chiffres qui étaient donnés
38:41ça finance 1 million de projets par an
38:42c'est 75 000 emplois
38:43qui en dépendent.
38:44Ce n'est pas du vent
38:44les certificats d'économie d'énergie
38:46ça sert à quelque chose.
38:47Stéphane Lefoy le disait
38:48c'est les pompes à chaleur
38:49c'est les voitures électriques
38:50etc.
38:50C'est un projet
38:51dont on a besoin
38:52pour les 5, 10, 15 ans à venir.
38:55Je vais vous répondre
38:56la réponse est oui.
38:59La vie c'est une question de priorité.
39:01On a une guerre.
39:03On a un des trois d'Hormuz
39:05qui est-ce qu'il est en ce moment.
39:07Comment est-ce qu'on va s'en sortir
39:10pour traverser une mauvaise passe ?
39:12Je ne suis pas en train de vous dire
39:13que la transition énergétique
39:14n'est pas nécessaire.
39:16Évidemment.
39:18Personne n'est cinglé.
39:21Mais gouverner
39:21c'est fixer des priorités.
39:23Et lorsque vous avez
39:24un chauffeur de taxi
39:24qui a envie de se faire péter le caisson
39:27lorsque vous avez
39:27des communes
39:29où le travail est en train
39:30de s'effondrer
39:31j'ai un ami qui loue des camions
39:33il est en train
39:34de les retirer du marché
39:35tout simplement
39:36parce qu'il ne peut pas
39:37répercuter
39:38sur ses clients
39:39les prix.
39:39La hausse du prix des carbons.
39:40Et je lui ai dit
39:41du coup
39:41les chantiers deviennent quoi ?
39:43Il me dit
39:43il s'arrête.
39:44On est en train de détruire
39:46notre croissance.
39:47Il n'y a plus de croissance.
39:48De toute façon c'est terminé.
39:48Donc on est en train
39:50de jouer
39:51avec la substance
39:53de l'économie.
39:54Donc je ne vous dis pas
39:56que vous n'avez pas raison.
39:57Je dis que
39:58on doit suspendre
40:00et au moment
40:01de l'élection présidentielle
40:02la question énergétique
40:04sera au cœur du débat.
40:05Les Français
40:05trancheront
40:07ce qui est normal
40:08on est tous démocrates.
40:10En revanche
40:11l'énorme problème
40:12c'est que vous voyez bien
40:13que là on est tous impuissants
40:14parce qu'on n'a pas
40:15de démocratie directe.
40:17Les pays qui sont
40:18Oui mais ça sert
40:19des projets
40:19Il y aura des référendums
40:21avec Marine Le Pen.
40:22Non non
40:23parce que
40:24Il y aura des référendums
40:24d'initiatives citoyennes aussi.
40:27C'est la première fois
40:28que j'entends ça.
40:28Ah non
40:28elle le dit depuis très longtemps
40:29depuis les yeux jaunes.
40:30Parce que l'initiative citoyenne
40:31ça n'a rien à voir
40:32avec le référendum du prince.
40:34Il y aura les deux.
40:34Le problème du référendum
40:35du prince
40:35c'est que le peuple
40:36répond au prince.
40:38Alors qu'un référendum
40:39d'initiative citoyenne
40:40les gens répondent
40:41à la question
40:41parce que c'est leur question.
40:42Et ça évite
40:43le vote sanction
40:44les gens
40:45et de se concentrer
40:46sur le sujet.
40:47Les Suisses font ça.
40:48C'est une des raisons
40:49de leur prospérité.
40:50Tout le temps.
40:50Alors ça existe
40:50dans notre constitution
40:51mais la condition
40:52c'est qu'il faut
40:53qu'il y ait 4 500 000 signataires
40:56ce qui empêche
40:57évidemment
40:57Non mais en plus c'est pire
40:58parce que quand on a
40:59les 4 millions
41:00Oui il y a encore
41:01le jeu parlementaire
41:02derrière.
41:02Le jeu parlementaire
41:02tout est fait.
41:03D'ailleurs la preuve
41:04il n'y en a pas.
41:05Il n'y en a pas.
41:07Donc si vous pensez
41:08qu'on doit devenir
41:09un peuple d'adultes
41:10et respecter
41:11la dignité
41:12de chacun
41:13c'est un problème
41:14de dignité
41:14vous téléchargez
41:17un référendum citoyen
41:18vous sortez votre carte
41:19d'identité
41:19et vous dites oui.
41:20Si vous pensez
41:21que c'est mieux
41:22de congélier le peuple
41:23le soir d'une élection
41:24pendant 5 ans
41:25vous dites non.
41:26Il y a quand même
41:26le sentiment
41:27Le doctolib de la démocratie.
41:28Le doctolib de la démocratie.
41:30Il y a quand même
41:30le sentiment
41:31Yves Tréhard
41:32quand on regarde
41:32qu'on est en train
41:33de marcher sur un fil.
41:34Je regardais les chiffres
41:35tout à l'heure
41:35de la baisse
41:36de la consommation
41:36de gasoil
41:37depuis janvier
41:37c'est moins 7,5%.
41:38Et oui ça s'effondre.
41:39Moins 7,5%
41:40la consommation
41:41de gasoil
41:41en France.
41:41Mais tout va s'effondrer.
41:42Ça veut dire
41:42que le gouvernement
41:43demain
41:43qui doit encore une fois
41:45faire ses annonces
41:46en grande pompe
41:48avec moult ministres
41:49etc.
41:50En réalité
41:51la marge de manœuvre
41:52elle est extrêmement réduite.
41:53Non.
41:54On va dire la vérité.
41:55Mais arrêtez de dire ça.
41:56Mais c'est vrai.
41:59Mais non
42:00il ne faut pas s'attendre
42:00à ce que demain
42:01il poupe.
42:02Quoi que ce soit.
42:02Dans l'esprit du gouvernement.
42:04À un moment
42:04un gouvernement
42:05n'est pas là
42:05pour taper sur son peuple.
42:07M. Jardin.
42:07Il n'a qu'une solution
42:09demain le gouvernement.
42:10Il en a trois solutions.
42:11Il peut couper les 7 milliards.
42:12Non, non, non.
42:13Il a trois solutions.
42:14Il n'a certainement pas
42:16contrairement à ce que
42:17beaucoup disent
42:18touché au certificat
42:20d'économie d'énergie.
42:21Il ne le fera pas
42:22parce que justement
42:23c'est le long terme
42:24qui est en jeu
42:25et que ça ne serait pas compliqué.
42:26Et l'activité d'ailleurs.
42:27En revanche.
42:28C'est des fous.
42:30Ce qu'Anne a dit tout à l'heure
42:31c'est-à-dire qu'ils vont
42:33augmenter l'aide ciblée
42:34ils vont l'élargir
42:35vraisemblablement
42:36mais l'autre solution
42:37qu'il aurait
42:37c'est la seule à mon avis
42:39c'est effectivement
42:40de baisser la TVA.
42:42C'est le seul moyen
42:43dont il dispose
42:45qui a été fait ailleurs d'ailleurs.
42:46Oui mais si on ne garantit pas
42:48par des coupes
42:49en période d'hyper déficit budgétaire
42:51ce n'est pas responsable.
42:53Ah oui mais...
42:53Donc je veux dire
42:54nous devons refixer
42:56les priorités.
42:56Il faudra qu'il fasse
42:57des économies ailleurs.
42:58Oui mais il faut...
42:59Mais ça il faut
43:00qu'il y ait des annonces aussi.
43:00En tout cas
43:01il faut 14 milliards
43:03jusqu'en gros
43:04jusqu'à l'élection présidentielle.
43:06Bon.
43:07Alors on est dépendant aussi
43:08de la...
43:08Rendez-vous...
43:09Au Proche-Orient
43:10au Moyen-Orient.
43:11Ça fait partie de l'équation.
43:12Rendez-vous
43:13demain 17h
43:15ce sera en direct
43:15évidemment sur BFM TV
43:16pour suivre les annonces
43:17du gouvernement
43:18autour de ces aides
43:19pour le carburant
43:21qui pourra en bénéficier.
43:22Est-ce que ces aides
43:22seront renouvelées,
43:25développées, élargies ?
43:26On verra ça demain.
43:27Demain...
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