Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 jours
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00– Il n'y a pas besoin de tourner autour du coup.
00:01– Les choses sont claires, à 23h26 je voulais qu'on parle évidemment des lycées
00:04parce que c'est l'autre image du jour, regardez ces images,
00:06manifestation à Paris, Marseille, Nantes, Rennes,
00:10notamment, alors pas du tout, Lille, Nice, Saint-Denis et Paris,
00:14j'avais l'affiche sur les fonctionnaires sous les yeux,
00:16évidemment ce n'était pas l'affiche sur les lycées.
00:18Regardez ces images-là, avant de vous entendre là-dessus,
00:22les chiffres sont impressionnants ce soir,
00:23plus de 400 lycées touchés aujourd'hui, plus de 440, 440 interpellations,
00:27c'est le chiffre que donnait tout à l'heure le ministre de l'Intérieur,
00:3031 blessés parmi les élèves ou le personnel.
00:32Je voudrais qu'on aille tout de suite à Toulouse,
00:35retrouver quelques instants François-Xavier Bellamy.
00:37Bonsoir François-Xavier Bellamy, merci d'être avec nous ce soir en direct.
00:40Où êtes-vous précisément et pourquoi vous trouvez-vous là où vous êtes ?
00:46– Bonsoir, je suis en effet à Toulouse, je suis devant le lycée Stéphane Essel,
00:50ce lycée où tout à l'heure un blocage a eu lieu,
00:52comme dans plus de 400 établissements en France,
00:54ce lycée devant lequel un professeur a été frappé à terre,
01:00agressé par des élèves,
01:01parce qu'il tentait simplement avec un extincteur
01:03d'éteindre un feu qui avait été déclenché
01:06devant la façade de l'établissement.
01:08Et je suis venu ici parce que je suis à Toulouse en ce moment,
01:10je suis venu voir les dégradations qui ont été commises ici,
01:13et surtout je suis venu parce que je crois qu'on n'a pas le droit
01:16de devenir indifférent au fait qu'aujourd'hui,
01:18dans notre pays, un professeur, comme ailleurs,
01:21des pompiers, des policiers, d'autres élèves ont pu être blessés,
01:26parfois même gravement, pour avoir simplement tenté de s'opposer
01:29à ces blocages, à ce chaos qui est aujourd'hui en train de traverser
01:35notre système éducatif, notamment parce que tout cela
01:38est totalement instrumentalisé par la France insoumise.
01:42Ce matin, on a entendu Bali Bagayoko nous expliquer,
01:45le maire de Saint-Denis, maire élu de la République,
01:48que la violence peut être légitime.
01:51Cet après-midi, un professeur a été agréfé, voilà le résultat.
01:55– Oui, alors on va reparler effectivement de tout ça
01:58et on va reprendre les choses dans l'ordre.
01:59Simplement, François-Xavier Bellamy, ce que vous nous dites ce soir,
02:02qu'est-ce que vous réclamez concrètement ?
02:03On avait le ministre de l'Intérieur sur ce plateau tout à l'heure
02:06qui nous disait, à chaque fois qu'il y a blocage,
02:08les forces de l'ordre interviennent.
02:11Qu'est-ce que vous réclamez de plus au gouvernement ce soir ?
02:14– C'est très simple, il faut évidemment, bien sûr,
02:17débloquer les établissements partout où ils sont empêchés
02:20de fonctionner normalement.
02:21Il faut que la sanction tombe sur tous ceux
02:25qui tentent d'empêcher des élèves, des étudiants de travailler.
02:28Et il faut que les responsables politiques
02:31qui tentent d'attiser la violence soient sanctionnés eux aussi.
02:36Bruno Retailleau l'a dit, aujourd'hui, il l'a publié.
02:39Il y a dans le Code pénal un article qui réprime
02:43l'incitation à la rébellion.
02:45Cet article doit être utilisé par le gouvernement aujourd'hui.
02:48Je le répète quand…
02:49– Enfin, François-Xavier Bélami, c'est juste une chose.
02:51Ce n'est pas Jean-Luc Mélenchon ou d'autres élus de la République
02:53qui disent, allez-y, prenez-vous-en à tel ou tel prof
02:56ou tel ou tel membre du personnel.
02:59– Ah si, tout à fait.
03:00Quand Bali Bagayoko dit, la violence est légitime,
03:02il n'y a pas d'hésitation sur ce qu'il est en train de faire.
03:04Il le dit au milieu de jeunes, au milieu de lycéens.
03:07Il justifie la violence.
03:09Il la prépare donc, il prépare son embrasement.
03:12Et je le redis, il prend cette responsabilité ce matin,
03:16cet après-midi.
03:17La conséquence est ici, à Toulouse.
03:18Elle est dans plus de 400 établissements en France.
03:22La violence, c'est ce que la France insoumise justifie.
03:25Et ça ne devrait jamais être toléré.
03:28Nous avons un article du Code pénal pour cela.
03:30Le gouvernement doit l'utiliser.
03:31– Merci François-Xavier Bédami.
03:33Qu'est-ce que vous répondez à ça, Alexis Corbière ?
03:35– Donc, il y a un mouvement qui est totalement légitime.
03:37Moi, je suis élu de Saint-Saint-Denis.
03:39Je pourrais parler de la France.
03:40– Les profs.
03:41– Mais je veux parler, j'ai été, depuis 1994,
03:44j'ai été enseignant en lycée professionnel,
03:45notamment en Saint-Saint-Denis.
03:46Il y a une situation de dégradation en Saint-Saint-Denis.
03:48C'est la réalité.
03:49Il y a eu des fermetures de classes.
03:50Vous savez qu'on considère que,
03:51durant la scolarité d'un enfant de Saint-Saint-Denis,
03:53il perd environ 18 mois de scolarité
03:55en raison d'absence non pourvue.
03:57On a moins de brigades de remplacement.
03:59On n'a quasiment plus de médecins
04:00et d'infirmières scolaires.
04:02On a le taux d'encadrement,
04:04le taux d'élèves en classe
04:05qui en est le plus important d'Europe.
04:07Donc, la jeunesse, il y a 823 élèves
04:09de Saint-Saint-Denis, pour l'instant,
04:10qui, avec Parcoursup, n'ont pas d'inscription.
04:12Et ça, les jeunes dans les lycées en parlent
04:14parce qu'ils ont le sentiment.
04:15– Mais tout ça, tout ça, on l'entend.
04:17– Non, mais attendez.
04:19Déjà, je parle de la légitimité de se mobiliser.
04:21Et vendredi dernier, c'était en préfecture de Bobigny,
04:23une réunion avec le recteur et le préfet
04:24qui nous a réunis, les élus.
04:25Et le recteur a eu un propos en disant
04:27« La rentrée se passe bien »
04:27et nous l'avons prévenu que non,
04:29elle ne va pas bien se passer
04:30parce que les conditions d'études se dégravent.
04:32– Sauf que, et je voudrais entendre
04:32dans les cas-mêmes, il vous dit
04:33« Ne justifiez pas par ça la violence ».
04:36– Moi, je ne justifie aucune violence.
04:39Mais je rappelle qu'il arrive parfois
04:40qu'il y a des blocages, des violences.
04:43Je pense notamment lorsque les agriculteurs
04:44ont été mobilisés, il y a des pneus qui brûlent, etc.
04:47Et tous, on a compris qu'une profession en danger,
04:49par moments, elle pousse un cri d'alarme
04:51qu'il faut entendre.
04:52Et puis, moi, je me rappelle aussi de la phrase,
04:54vous savez, François Mitterrand.
04:55C'était le 8 mai 1968, à l'Assemblée nationale.
04:58Il déclare que la jeunesse n'a pas toujours raison,
05:01mais celui qui la méprise et qui la frappe
05:03a toujours tort.
05:04Parce que là, vous montrez des images ce soir.
05:06Je ne les aime pas ces images.
05:07Mais moi, je peux vous montrer des choses
05:08que j'ai vues dans ma ville, notamment.
05:11À Montreuil, devant le lycée Condorcet,
05:13avec la police qui a eu des mots
05:14d'insultes vis-à-vis des élèves,
05:16d'adultes qui insultent des jeunes devant des enseignants,
05:18des violences.
05:19On a vu, il y a les images qui circulent
05:20d'un policier qui tire un coup de lance-grenade
05:22dans la mâchoire d'un enfant.
05:23C'est inacceptable,
05:25quels que soient, après,
05:26des poubelles qui brûlent,
05:27y compris des choses que...
05:28Mais ça, si...
05:30Moi, je ne comprends pas la rapidité
05:31avec laquelle M. Nunes a chauffé,
05:33si je puis dire, l'ambiance,
05:33en envoyant des cartes mobiles devant les lycées.
05:35– Jean-René Cazeneuve.
05:36– Attends, Jean-René Cazeneuve.
05:39– Jean-René Cazeneuve, laissez-le parler,
05:40Jean-René Cazeneuve.
05:41– Oui, mais je le connais, il va expliquer.
05:42– Il faut vraiment faire la part des choses.
05:45Bien sûr, les lycéens ont le droit de faire grève,
05:48ont le droit de manifester.
05:49On l'a tous fait.
05:50– Ce n'est pas ce que disait tout à l'heure...
05:51– Jean-Philippe Tanguy.
05:52– Jean-Philippe Tanguy, ça ne vous a pas échappé non plus.
05:56Donc, bien sûr qu'ils ont le droit.
05:58Mais je crois qu'il faut maintenant en appeler au calme.
06:01Et on voit bien aujourd'hui qu'il y a un certain nombre d'élus,
06:05en particulier de la France insoumise,
06:07ou surtout de la France insoumise,
06:08qui instrumentalisent le mouvement,
06:11appellent à plus de violences.
06:12Il faut voir qu'ils désignent la police
06:15comme une victime expiatoire.
06:16Donc, pour moi, c'est absolument insupportable.
06:20Aujourd'hui, ce que dit Jean-Luc Mélenchon
06:22quand il parle de sauvagerie policière,
06:24après avoir dit que la police tuait, entre autres.
06:27Il désigne les policiers à cette violence.
06:30et il met de l'huile sur le feu.
06:32Moi, je crois que notre responsabilité,
06:34c'est d'appeler au calme,
06:36faire en sorte que, effectivement,
06:38le recteur, le ministre, reçoivent les lycéens,
06:41qu'on comprenne pourquoi ils font grève.
06:42Moi, je dois avouer que je n'ai pas encore compris
06:45pourquoi c'est un problème.
06:46– C'est une question de moyens.
06:47– Question de moyens.
06:48– Jean-René Cazeneuve.
06:49– 4 000 suppressions de...
06:50– Non, mais il n'y a jamais eu autant de profs par élève
06:54aujourd'hui qu'en France.
06:56Bien sûr, le nombre d'élèves diminue
06:58de manière très importante, et le nombre de profs
07:00diminue moins vite.
07:01– Donc tout va bien rentrer chez vous, jeunes gens.
07:03– Mais pas du tout.
07:04Mais ça ne peut pas être la seule raison.
07:05Je vous rappelle, on parle des locaux.
07:07Les locaux, c'est la responsabilité de la région.
07:10Bon, de la même manière que dans les collèges,
07:11c'est la responsabilité des départements.
07:14Donc, on se met autour d'une table,
07:16on discute, qu'est-ce qui ne va pas ?
07:17Est-ce qu'il y a des profs qui sont, effectivement, absents ?
07:20– C'est de la récupération politique,
07:21ce qui se passe aujourd'hui.
07:22– Bien évidemment, même s'il y a un fond.
07:24Je ne mets pas en doute le fait
07:25qu'il y a probablement des revendications qui sont légitimes.
07:27– Je vais poser la même question provocatrice que tout à l'heure.
07:30Même question provocatrice que tout à l'heure.
07:31S'il n'y avait pas eu ces blocages,
07:32s'il n'y avait pas eu ces lycées totalement bloqués,
07:35est-ce qu'il y aurait eu un tweet du Premier ministre ?
07:37Est-ce qu'on aurait parlé de la situation des lycéens ?
07:38– Mais bien évidemment, jeudi…
07:39– Vous répondez tous ça, et sincèrement,
07:42vous êtes à peu près tous persuadés que non.
07:44– Jeudi, le gouvernement présente le budget.
07:47Quand il présente le budget, il y a le jeudi.
07:50– Jeudi, jeudi.
07:50– Non, non, ce jeudi.
07:50– On conseille des ministres.
07:53– Et donc, on va parler de l'éducation nationale.
07:56Et on va passer des heures, et en commission des finances,
07:59et dans l'hémicycle, à discuter du budget.
08:03– Une semaine que ça dure.
08:05– Et vous défendrez quoi, M. Cazeneuve,
08:07dans la discussion budgétaire ?
08:08– Une augmentation du budget de l'éducation nationale, bien évidemment.
08:12– Vous avez voté, ça baisse.
08:13– Pas du tout, il a augmenté l'année dernière, M. Berlière.
08:16– Il y a eu 4 065 suppressions de preuves l'année dernière.
08:19Oui ou non ?
08:19Le budget que vous avez imposé.
08:20– Je veux dire, je vais attendre avec vous, vous ne l'avez pas voté,
08:22parce qu'en fait, il nous a été imposé par 49-3.
08:24Au bout d'un moment, tout ça a des conséquences concrètes.
08:26Moi, je veux bien, mais quand on nous amuse,
08:27quand on réunit 12 députés de Sainte-Saint-Denis,
08:29en plus, le recteur est un homme plutôt honnête,
08:30mais qui nous dit, la rentrée s'est bien passée, tout va bien.
08:33Et alors qu'en vérité, les chiffres mêmes qu'il nous présente
08:35montrent qu'il y a un taux d'encadrement qui monte.
08:37Je parle de la Sainte-Saint-Denis.
08:39Je voudrais dire un mot sur la Sainte-Saint-Denis
08:50pour cent de la jeunesse qui vit sous le seuil de professeur en Sainte-Saint-Denis.
08:52– Mais les territoires nouveaux ont aussi besoin de la république.
08:54– Je n'en pose pas.
08:56– Oui, mais comme vous supprimez des postes en Sainte-Saint-Denis,
08:59écoutez, au bout d'un moment, je ne veux pas…
09:01Par exemple, il n'y a plus de professeurs de SVT en Sainte-Saint-Denis
09:04de remplacement.
09:04Il y a plusieurs collèges où c'est le cas.
09:05Le recteur m'a dit, oui, on n'en trouve pas.
09:07Y compris des postes qui ont été pourvus de médecins scolaires,
09:10mais sur les 110 postes, il n'y en a que 24 qui ont été pris,
09:12parce qu'évidemment, la rémunération n'est pas assez importante.
09:14On nous dit que la jeunesse, psychologiquement, est en danger.
09:17On veut faire des grandes causes nationales sur des sujets
09:18et on a moins d'encadrement, notamment sur ces questions fondamentales.
09:20– Oui, mais je reviens sur les accusations d'instrumentalisation.
09:22Et j'accueille Alexandre Jardin.
09:23Bonsoir Alexandre, merci d'être avec nous ce soir,
09:27écrivain, auteur notamment du livre Légueu, Le Retour,
09:29on en a beaucoup parlé avec vous au moment de la crise du carburant,
09:33qui est toujours là, évidemment, le carburant est toujours aussi cher.
09:36Mais on voulait vous inviter ce soir pour parler d'autres sujets,
09:38et notamment de celui-là, de ce sujet-là.
09:40Je voudrais qu'on écoute tous ensemble ce que disait tout à l'heure Balibakayoko,
09:45le maire de Saint-Denis, maire insoumis de Saint-Denis,
09:48sur la violence précisément.
09:50Écoutez bien les mots qui sont prononcés tout à l'heure par le maire.
09:53– Quand on a un jeune qui a 15-16 ans,
09:55quand à un moment donné on vous balance quasiment, je vais dire,
09:57un flashball, soit sur l'abdomen ou au visage,
10:00forcément qu'à un moment donné il y a un élan de solidarité,
10:02d'abord de protéger la personne, mais d'indignation, parce que c'est normal.
10:07Ce sont des humains en fait.
10:08– Je ne réagis pas à la violence.
10:09– Mais ce sont des humains.
10:10– Mais la violence à un moment donné elle peut être légitime aussi.
10:12Elle peut être légitime.
10:14C'est quoi cette affaire ?
10:15Bien sûr qu'elle peut être légitime.
10:16Le problème que l'on dit à tous ces jeunes-là,
10:18c'est oui elle peut être légitime,
10:20mais chaque fois qu'on peut l'éviter c'est mieux.
10:22– La violence peut être légitime.
10:24Est-ce que vous reprenez ces mots-là, Alexis Cambria ?
10:26– Alors attendez, Balibakayoko est un homme qui appelle au calme.
10:30Là ce qu'il dit, il faut reprendre toute la mécanique.
10:33Il décrit, me semble-t-il,
10:35la vidéo qui circule, qui montre un policier
10:38qui tire au lance-grenade à un mètre dans le visage d'un jeune.
10:41– Et il y a une enquête qui est ouverte par l'IGPN.
10:42– Merci, c'est très grave.
10:44Et il dit, après il peut y avoir des réactions de la jeunesse,
10:46effectivement, qui protègent leurs camarades
10:48et qui, je ne sais pas ce qui s'est passé,
10:49mais peut-être que les policiers après ont été pris à partie.
10:51Mais c'est ça qu'il nous dit.
10:53Dans ces cas-là, lui, il ne veut pas condamner les jeunes.
10:55Il explique que s'il y a une réaction,
10:57c'est parce que l'attitude du fonctionnaire de police
10:59qui doit savoir garder son calme.
11:01Moi je suis choqué par le fait que le jeune,
11:03il est énervé, mais il y a quatre fonctionnaires
11:05qui ne peuvent pas le maîtriser, tirer au lance-grenade.
11:07– Il y a une sauvagerie policière pour vous ?
11:09– Vous avez des enfants, vous voudriez que votre enfant
11:11le tire au lance-grenade à un mètre au visage ?
11:13– Je vous pose une question, est-ce qu'il y a une sauvagerie policière ?
11:16– Là, cet acte, je vais vous dire une chose,
11:19il est inacceptable.
11:20Moi, j'avais 18 ans, dont on est 186.
11:23– La sauvagerie policière, c'est…
11:24– Quand Malik Ousekine est mort,
11:25le premier qui a pris la parole,
11:27c'était M. Bernard Delplace, le président de la FASP,
11:29le syndicat de police, et qui avait dit
11:31« Ceux qui ont frappé Malik Ousekine ont déshonoré l'uniforme ».
11:34La police, à l'époque,
11:35et les syndicats de police majoritaires,
11:38n'acceptaient pas ce type de violence.
11:39Aujourd'hui, il y a une banalisation, c'est ça,
11:41quand j'explique des policiers,
11:42c'est quand il y a des policiers qui, chaque fois que le policier
11:44fait quelque chose, ils ont raison.
11:46Et bien là, moi, je ne suis pas d'accord.
11:48– Attendez, attendez.
11:49– Je vous donne un autre exemple,
11:51très précis, parce qu'il nous touche
11:53très directement ici à BFM TV.
11:55Ce matin, deux de nos confrères
11:57à Saint-Denis ont été insultés.
12:00– Inacceptables.
12:01– Attendez, insultés, je vais aller jusqu'au bout.
12:03Insultés, agressés physiquement,
12:06virés par la force
12:08de cette manifestation lycéenne,
12:11et à une jeune fille
12:13qui, face aux médias,
12:15justifiait cela,
12:16et ça a beaucoup tourné sur les réseaux sociaux,
12:19Bali Bakayoko,
12:20écrit sur les réseaux sociaux,
12:22elle a raison.
12:24Elle a raison.
12:25– Attendez, Maxime, je vais tourner avec vous.
12:27Là, comme je ne sais pas de quoi vous me parlez,
12:29mais je vais vous dire les choses.
12:30Moi, c'est moi qui parle.
12:30– À des journalistes frappés,
12:31il y a un père LFI qui dit,
12:33à une liste qui s'en fait le quitte.
12:35– Je regarderai, je vous connais,
12:36on en reparlera si vous voulez,
12:37je regarderai.
12:38Mais je vais vous dire une chose,
12:39moi, je n'accepte pas
12:40qu'un journaliste se fasse prendre un parti.
12:42Même les images que vous avez montrées,
12:43je n'accepte pas, je ne sais pas si c'est un improviseur,
12:44qu'il se fasse tabasser.
12:45Quelles que soient les positions dans un mouvement,
12:47et la jeunesse aussi doit comprendre,
12:49si elle veut construire un mouvement majoritaire,
12:51qu'il faut qu'elle exclue la violence de son mouvement.
12:53– M. Cordier, sincèrement,
12:55j'ai suivi la France Insoumise
12:56pendant plus de sept ans, vous le savez.
12:57– Oui.
12:58– Le fait que dans les cortèges,
13:00il y ait une hostilité envers la presse
13:01qui soit parfois utilisée sciemment
13:04par des politiques,
13:06voire même qu'ils en rient,
13:07ce n'est pas nouveau à la France Insoumise.
13:09Vous le savez.
13:10Moi, je l'ai vécu,
13:11je ne l'ai pas vécu une fois,
13:12je l'ai vécu dix fois.
13:13Le côté, c'est une institution,
13:16ce sont des journalistes,
13:17ils mentent.
13:19Pardon, vous ne pouvez pas tomber des nues.
13:20– Je ne sais pas ce que vous voulez me dire,
13:22mais si vous me connaissez aussi,
13:23et j'ai été porte-parole même
13:25de la France Insoumise.
13:25– Je ne dis pas que c'est vous.
13:26– Merci, madame.
13:27– Aucun doute.
13:27– Je crois que nombreux,
13:28et je ne veux pas parler de la France Insoumise,
13:30ont aussi des relations professionnelles
13:32avec les médias.
13:33– Mais j'entends bien.
13:33Après, si vous voulez qu'on discute,
13:35mais je ne viens pas pour ça.
13:35– Mais d'exciter une forme de colère
13:36contre les médias.
13:37– Je pense qu'y compris
13:38à mes amis de la France Insoumise,
13:39ils devraient développer une stratégie
13:40qui est peut-être plus majoritaire
13:41en ne cultivant pas par moments
13:43une forme de quelque chose
13:44qui donne le point à l'adversaire.
13:47Mais je sors de là.
13:47Moi, quoi qu'il en soit,
13:48sans aucune démagogie, je pense,
13:51et l'affaire Mediapart nous le montre,
13:52qu'on peut être en désaccord avec la presse.
13:54J'ai pris un exemple personnel
13:55pour dire, moi,
13:55je ne gobe pas la presse comme ça,
13:57mais nous avons besoin
13:58d'une presse indépendante
13:59qui mène des enquêtes,
14:00qui donne la parole aux gens.
14:01– Je voudrais qu'on écoute
14:02le ministre de l'Intérieur.
14:03– Ce n'est pas irréprochable,
14:04mais il est hors de question
14:05qu'on vous vire des manifs
14:06qu'il faut qu'on vous prenne la partie.
14:07– Merci de le dire.
14:07– Donc la LFI n'est pas irréprochable.
14:09– Attendez, c'est ce que disait
14:10aussi tout à l'heure
14:11le ministre de l'Intérieur
14:12concernant nos deux collègues
14:13qui ont été agressés ce matin.
14:15– Il a tweeté en disant
14:16que la personne qui prononçait
14:18ces propos avait raison.
14:19Je pense que c'est une forme
14:20d'incitation, et moi, en tout cas,
14:22chaque fois qu'il y aura
14:23ce genre d'incitation
14:23à l'entrave à la liberté de la presse,
14:25voire une entrave
14:26à la liberté de la presse
14:27parce que des journalistes
14:28sont agressés,
14:28je demanderai au préfet
14:30de saisir les procureurs
14:32de la République
14:32et d'engager les articles 40.
14:34Évidemment, il faut qu'on ait
14:35une réaction qui soit ferme
14:36du point de vue judiciaire.
14:38Il n'y a rien qui justifie
14:39qu'on écarte des médias
14:40qui viennent couvrir
14:41ce type d'événements.
14:42– Je ne veux pas
14:43m'envoyer la parole après,
14:44mais M. Nunes aussi,
14:46je le connais,
14:46c'est un grand flic,
14:47mais là, ce n'est pas bien
14:48le boulot qu'il fait.
14:49Parce que moi, je pense
14:50qu'il devrait aussi fermement,
14:51quand il voit des images
14:52de policiers qui sont inacceptables,
14:54dire clairement que comme
14:55premier flic de France,
14:56il n'accepte pas cela.
14:57– Il le dit ?
14:58– Non, il ne le dit pas.
14:59– Il lance les enquêtes interne,
15:00il le fait, bien sûr qu'il le fait.
15:02– Et il y a un sentiment
15:02dans la jeunesse.
15:03J'ai envie de dire que la police
15:04a besoin que la jeunesse
15:05ait confiance en elle.
15:06Il y a un sentiment dans la jeunesse
15:07et un sentiment plus qu'avéré.
15:08Que trop souvent,
15:09des violences policières
15:10sont restées impunies.
15:11Voilà, ça c'est un sujet,
15:13on peut trouver ça incroyable,
15:14mais je vais vous dire,
15:14la jeunesse,
15:15et en particulier ma jeunesse
15:16de Saint-Saint-Denis,
15:17elle est inquiète
15:17vis-à-vis de la police.
15:18Donc là, il y a un sujet
15:19politique à traiter
15:20et pas faire des rôdements
15:22policières comme fait Nunes.
15:23– Mais ce n'est pas systématique,
15:24comme on dit,
15:24ce n'est pas une violence systémique.
15:26C'est important de savoir
15:27si oui ou non,
15:28vous estimez,
15:29vous,
15:30qui n'êtes plus d'ailleurs
15:31à la France insoumise,
15:33c'est une violence systémique,
15:35comme le dit la France insoumise
15:36et comme l'a répété
15:37cet après-midi,
15:38M. Mélenchon.
15:39– Comme élu député de Montreuil,
15:41quand une dizaine d'enseignants
15:42dans le lycée
15:43me racontent que ce matin
15:44que des fonctionnaires de police
15:45ont insulté
15:46en les traitant de sales pédés
15:47des gamins face à eux,
15:49c'est intolérable
15:50et j'aimerais que cela cesse.
15:52On ne parle pas comme ça
15:53à la jeunesse,
15:54quand même on vient
15:54pour la calmer
15:55et je trouve que ça
15:56trop souvent,
15:57écoutez M. Tréard,
15:58vous êtes en journée,
15:58vous le savez en vérité,
15:59il y a trop de fonctionnaires
16:00de police qui ont le sentiment
16:01qu'aujourd'hui
16:02c'est l'impunité totale
16:03et c'est à cause des gens
16:04comme M. Cazeneuve,
16:05à cause d'un pouvoir
16:06qui trop souvent
16:07a utilisé la police
16:08pour faire face
16:09aux mouvements sociaux.
16:10C'est l'histoire
16:10des Gilets jaunes
16:11et c'est terrible,
16:12il faut renouer la confiance
16:13entre la police
16:13et la population
16:14– Mais ça se fera aussi
16:15avec l'expérimentation
16:16vis-à-vis des...
16:17– Alexandre Jardin,
16:21que dites-vous
16:23à la fois face à ces violences
16:24mais aussi face à ce mouvement
16:25qui est en train de naître
16:26dans les lycées
16:26qui a pris de l'ampleur aujourd'hui
16:28il n'est pas majoritaire
16:30j'ai bien compris
16:30mais quand même plus de 400...
16:31– Il n'est pas de masse
16:32– Il n'y a plus de 400 lycées
16:34qui étaient bloqués aujourd'hui
16:35vous qu'est-ce que vous dites
16:36face à ces images-là ce soir ?
16:38– Je dis que je ne suis pas d'accord
16:39pour que le débat français
16:41soit monopolisé
16:42par les images spectaculaires.
16:43– Je dis qu'aujourd'hui
16:44il y a eu des mouvements sociaux
16:46dont on n'a quasiment pas parlé
16:48il y a une fonction publique
16:50territoriale dans les communes
16:51les gens sont dans la misère
16:54ils sont vraiment dans la misère
16:56il y a un nombre considérable
16:57de communes
16:57qui aujourd'hui
16:59les gens ont fait grève
17:00les gens...
17:01tout simplement
17:02qu'est-ce qu'ils sont en train de dire ?
17:03ils sont en train de dire
17:04qu'ils n'ont plus les moyens
17:04de venir travailler
17:08est-ce que vous vous rendez compte
17:08de ce que ça signifie ?
17:10– Donc il y a les images
17:11qui font beaucoup de bruit
17:12on en parle
17:13et il y a une France silencieuse
17:15qui est en train de crever
17:18mais de véritablement crever
17:20il y a une augmentation
17:22des prix des loyers
17:23dans les villes moyennes
17:24type Montpellier
17:25les grilles de la fonction publique
17:27n'ont pas bougé
17:28les gens ont dû bouger
17:29aller plus loin
17:30à 40-50 kilomètres
17:32pour élever leurs enfants
17:32ils sont prisonniers
17:34du prix du pétrole
17:34ça, ça ne fait pas
17:36beaucoup de cris
17:37c'est la misère silencieuse
17:39qui s'installe en France
17:40le désespoir
17:42qui s'installe
17:42nous on va lancer
17:43une opération
17:44avec 40 millions
17:45d'automobilistes
17:46avec beaucoup de mouvements
17:47pour que le 17 octobre
17:49il y ait une journée sèche
17:50symbolique
17:51nous n'acceptons pas
17:53un système
17:54tant qu'il n'y a pas une baisse
17:55– La journée sèche
17:55qu'est-ce que ça veut dire ?
17:56– Ça veut dire que
17:56le 17 octobre
17:58on va demander aux français
17:59symboliquement
18:00de ne pas aller dans les pompes
18:01de ne pas coopérer
18:03nous demandons
18:0450 centimes de baisse
18:05avec les coupes afférentes
18:08qui le permettent
18:09nous demandons
18:10une remise en question
18:11du certificat
18:11d'économie d'énergie
18:12nous demandons
18:13à ce qu'il y ait
18:147 milliards de coupes
18:15pour que
18:15au moins jusqu'à
18:17ce que le peuple
18:17tranche à la présidentielle
18:19on puisse baisser
18:20de 50 centimes
18:21en ce moment
18:22– 7 milliards
18:23c'est 50 milliards
18:24jusqu'au mois d'avril
18:25– Non, non
18:26la baisse de 50 centimes
18:27c'est 40 000
18:28– 50 centimes par litre
18:28mais non
18:2950 centimes par litre
18:30jusqu'en avril
18:30non
18:31– Vous avez été rapporteur
18:33du budget
18:34Jean-René Cazin
18:34– Nous pensons
18:36qu'actuellement
18:37les gens qui ont dit
18:39qui ont menti
18:41en disant
18:41que nous n'avions pas
18:42les moyens de la baisse
18:43nous n'avons pas
18:44les moyens
18:44de ne pas baisser
18:45parce que depuis
18:46qu'on maintient ça
18:48le marché du pétrole
18:49a chuté de 30%
18:51dans les 10 derniers jours
18:52et les taxes
18:53qui sont remontées
18:54ont été inférieures
18:55de 450 millions
18:56on est en train
18:57d'appauvrir notre État
18:58d'appauvrir les remontées
19:00de TVA
19:01j'ai eu plein de coups de fil
19:02aujourd'hui
19:03des mouvements
19:04des gueux locaux
19:04à qui j'ai posé
19:05une question toute bête
19:06c'est beaucoup de gens
19:07beaucoup d'artisans
19:08qui vont s'approvisionner
19:10le soir
19:10chez Leroy Merlin
19:11j'ai demandé
19:12c'était comment les parkings
19:13c'est vide
19:15ça fait 15 jours
19:16que c'est vide
19:16ça veut dire
19:18que la TVA
19:19ne remonte plus
19:20ça veut dire
19:20qu'on est entré
19:21en récession
19:21je reprends l'argument
19:22que vous donnez
19:23à l'instant
19:24Alexandre Jardin
19:27sur le fait
19:27je n'accepte plus
19:28le fait qu'on nous dise
19:29que les caisses sont vides
19:31c'est aussi ce que disent
19:32les fonctionnaires
19:34qu'on manifeste aujourd'hui
19:35on n'accepte plus
19:36qu'on nous dise
19:36que les caisses sont vides
19:37et au nom de ces caisses vides
19:39on gèle le point d'indice
19:408ème année sur 10
19:41depuis qu'Emmanuel Macron est là
19:42c'est ce que disent
19:44les syndicats
19:44effectivement
19:45il y a eu un gel comme ça
19:46qu'est-ce que vous répondez
19:47à cet argument-là
19:48Jean-Lé Cazeneuve
19:48non non non
19:49pas de confusion
19:50entre le point d'indice
19:51c'est autre chose
19:52là je parle
19:53du prix du pétrole
19:54qui fait que les gens
19:55choisissent entre leur frigo
19:56et leur plein
19:57j'ai bien compris
19:58Alexandre Jardin
19:58et donc
19:59nous ne pouvons pas
20:00effondrer notre économie
20:02mais j'ai bien compris
20:03on ne peut pas
20:03on est en train d'asphyxier
20:05sur l'argument
20:06les caisses sont vides
20:06Jean-Lé Cazeneuve
20:07qu'est-ce que vous répondez
20:07on est en train de les vider
20:08c'est objectif
20:09après on peut nous dire
20:10c'est de notre faute
20:10mais en tout cas
20:11cet objectif
20:12il y a aujourd'hui
20:14le déficit
20:15et de 150 milliards d'euros
20:17c'est l'ordre de grandeur
20:18en 2026
20:20c'est la raison pour laquelle
20:21que la réponse du gouvernement
20:22moi je pense
20:23qu'il faut la prolonger
20:25je pense qu'il faut l'élargir
20:26mais elle est ciblée
20:27elle touche aujourd'hui
20:286 millions de personnes
20:29à peu près
20:29qui travaillent
20:30peut-être qu'il faut
20:31encore aller un petit peu plus loin
20:33mais franchement
20:33faire une baisse
20:35généralisée
20:35de 50 centimes
20:37qui va toucher
20:38y compris ceux
20:39qui n'ont pas besoin
20:40de leur voiture
20:40ceux qui partent en week-end
20:41avec leur bagnole
20:42ceux qui peuvent se payer
20:43ça n'a pas de sens
20:45on ne peut pas se payer ça
20:46donc je pense que
20:46la réponse ciblée
20:48c'est la réponse
20:49de la raison
20:49je préférerais vous dire
20:51open bar
20:52tout le monde au pompe
20:53c'est gratuit
20:53c'est gratuit
20:54c'est Germain qui paye
20:56allez-y
20:56je vais vous dire
20:58la conséquence
20:59c'est qu'au cours
21:00des 10 derniers jours
21:01les taxes pétrolières
21:02il y a eu un manque
21:03à gagner de 450 millions
21:04c'est-à-dire que
21:05votre raisonnement
21:07aboutit
21:07c'est la courbe de l'affaire
21:08il y a un moment
21:09où on ne peut pas
21:10le marché ne peut pas
21:11les gens ne peuvent pas
21:12ils ne peuvent pas payer
21:14donc
21:15les remontées fiscales
21:16les remontées de TVA
21:17font que
21:18votre raisonnement
21:19ne fonctionne pas
21:20parce qu'on est en train
21:20d'asphyxier notre État
21:22on est en face
21:23d'une crise de la dette
21:24au moment
21:24où la TVA ne remonte plus
21:26votre raisonnement
21:27c'est de dire
21:27on baisse les taxes
21:28pour relancer la croissance
21:29et la consommation
21:30et on coupe
21:31ce qu'il faut
21:32pour le financer
21:33je ne suis pas en train de dire
21:34qu'il faut faire n'importe quoi
21:36mais
21:36on ne peut plus
21:37effondrer notre pays
21:39on est dans une situation
21:40de fou
21:41où les gens disent
21:42comme on n'a pas d'argent
21:43on va
21:44dans un système
21:45où on appauvrit
21:46encore plus l'État
21:47c'est très important
21:48ce que je dis
21:49on ne peut pas
21:50arrêter les remontées
21:51fiscales
21:52je suis content
21:53de vous entendre dire
21:53que ça appauvrit l'État
21:54parce que j'entends
21:55dire depuis le début de la crise
21:56que l'État s'enrichit
21:57sur le dos des Français
21:58donc déjà on est d'accord
21:59il y a 450 millions
22:00qui manquent
22:01bien sûr
22:01on est d'accord
22:02par rapport à ça
22:03bien sûr
22:04il faut sauver
22:05il faut sauver
22:06les classes populaires
22:06il faut sauver l'économie
22:08il faut absolument
22:09sauver ce pays
22:10le mouvement des gueux
22:11pourquoi les gens
22:12sont en train d'adhérer
22:13en ce moment
22:13parce qu'on se bat
22:15pour ces 50 centimes
22:16parce qu'on sait
22:17que c'est vital
22:19c'est vital
22:20à notre économie
22:21vous pensez
22:21que vous finirez
22:21par les obtenir ?
22:23mais je pense
22:24qu'il n'y aura pas le choix
22:26est-ce que vous pensez
22:27une seule seconde
22:29qu'on peut continuer
22:30à avoir un effondrement
22:31des remontées
22:31de fiscales ?
22:33c'est pas possible
22:35la recette fiscale
22:36c'est 61 centimes
22:37la taxe
22:37si vous enlevez 50 centimes
22:38ça vous êtes sûr
22:39qu'elle va s'effondrer
22:40même si les gens
22:40font trois fois
22:41le tour du périph
22:42non non
22:42on a dit qu'on coupait
22:44en face
22:45simplement
22:45il faut couper
22:46il faut avoir un courage
22:48il faut gouverner
22:49il faut mettre
22:51l'humain
22:52devant
22:53les raisonnements
22:54sur les pompes à chaleur
22:55pendant six mois
22:56la question que vous pose
22:57monsieur Jardin
22:58en effet
22:58c'est une vraie question
22:59d'arbitrage
23:00est-ce que finalement
23:01vous ne craignez pas
23:02à terme une récession
23:03un effondrement
23:04de la consommation
23:04des Français
23:05qui serait pire
23:06qui coûterait
23:07beaucoup plus cher
23:08que effectivement
23:09cette aide supplémentaire
23:10que vous pourriez apporter
23:11c'est une bonne question
23:11et c'est un équilibre
23:12qu'il faut trouver
23:13bien évidemment
23:14il faut le trouver tout de suite
23:16parce que c'est maintenant
23:17la récession
23:17depuis mars
23:18ça commence à durer un peu
23:20non là ça y est
23:21non c'est depuis mars
23:22et puis effectivement
23:23les prix n'ont jamais été
23:23aussi élevés
23:24tout le monde sait
23:24que la responsabilité
23:26de cette crise
23:27est liée à ce qui se passe
23:28au Moyen-Orient
23:29amplifiée par ce qui se passe
23:30en Ukraine
23:31et ça n'est pas
23:32hélas
23:33du ressort de personnes
23:35en France
23:36on subit
23:37on subit
23:37cette source
23:38mais pas de votre fait
23:38mais cette gestion
23:39est bien du vôtre
23:41Effectivement
23:41c'est de la même manière
23:42que quand vous faites
23:43des économies
23:44sur le budget
23:45si on aura le temps
23:46de parler du budget
23:47que vous faites des économies
23:47il y a toujours le risque
23:49que ça ralentisse
23:50que ça ralentisse la croissance
23:51en même temps
23:52si vous ne faites pas
23:53ces économies
23:54si vous dépensez
23:55trop d'argent
23:55à un moment donné
23:56il faudra aussi le rembourser
23:57ça pèsera aussi
23:58sur l'activité
24:00mais on demande des coupes
24:01il n'y a rien
24:01on demande des coupes
24:02oui mais alors
24:03les gueux
24:04les lycéens
24:05les fonctionnaires
24:06vous n'avez pas peur
24:07vous qui êtes
24:08un député
24:09de la Macronie
24:11vous n'avez pas peur
24:12qu'il y ait une coagulation
24:13des colères
24:14et que
24:15le pays
24:17devienne une cocotte minute
24:19si ce n'est pas déjà le cas
24:20d'ailleurs
24:21je passe
24:22mes journées
24:24mes semaines
24:24avec les Gersois
24:26je les écoute
24:27et on essaie
24:28de trouver des solutions
24:30pratiques
24:31d'accord
24:31bon les pompiers
24:32j'étais
24:33au congrès
24:34des pompiers
24:35ce week-end
24:36il y a des engagements
24:37qui sont pris
24:38sur les investissements
24:39qui sont absolument
24:41nécessaires
24:41on a pris des mesures
24:42sur les retraites
24:44des pompiers
24:45les tribunaux
24:46il faut apporter
24:47des réponses
24:47et vous avez
24:48absolument raison
24:49sur les pompiers
24:50la crise
24:50de cet été
24:51montre qu'on n'est pas
24:52allé assez loin
24:52dans le soutien
24:53à nos sapeurs
24:55pompiers
24:55donc il faut
24:55augmenter le budget
24:57c'est prévu
24:58dans ce budget
24:58donc il faut apporter
24:59ce type de réponse
25:00maintenant
25:00une réponse
25:01qui serait
25:02tout azimut
25:03sans compter
25:04open bar
25:05c'est juste
25:05pas possible
25:06je suis désolé
25:08je voudrais
25:08entendre Alexis Corbière
25:09là-dessus
25:09attendez Alexandre Jardin
25:10je voudrais entendre Alexis Corbière
25:11là-dessus
25:12et ensuite rajouter
25:13un élément
25:13un chiffre
25:14qui nous a fait halluciner
25:15aujourd'hui
25:15dans le débat
25:16pardon
25:18je le donne après
25:18je fais un peu de suspect
25:20du teasing
25:21ce qui
25:22le désaccord
25:23moi le débat
25:24est intéressant
25:24et monsieur Jardin
25:25porte une colère
25:26mais il y a quand même
25:28un problème de recette
25:28on a le droit de parler de ça
25:29du fait qu'on peut réfléchir
25:30à d'autres recettes
25:31parce qu'on dit
25:31la crise est mondiale
25:32on sait d'où ça vient
25:33mais enfin les groupes pétroliers
25:34ils vont bien
25:34dans le prochain budget
25:36la contribution
25:36qui a été demandée
25:37aux grandes fortunes
25:38et aux grands groupes
25:38a été abaissée
25:39c'est un choix du premier ministre
25:40pour préciser ce que vous dites
25:41de 8 milliards à 5
25:42voilà
25:43donc est-ce que c'est pas le moment
25:44par exemple
25:45alors c'est bien
25:45quand je dis ça
25:46on me dit
25:46mais ça restera la fiscalité
25:49la plus importante
25:49sur les entreprises
25:50en Europe
25:51même après cette baisse
25:52juste précise
25:53je veux dire
25:55on est un groupe pétrolier
25:56français total
25:58qui en est à 10 milliards
25:59on estime à 22 milliards
26:01là
26:01de bénéfices nouveaux
26:03est-ce que c'est pas le moment
26:04peut-être de leur dire
26:05vous allez faire
26:06voilà
26:07c'est pas possible
26:08parce que les français
26:09ne l'acceptent pas
26:10donc on va vous solliciter davantage
26:12est-ce qu'on peut réfléchir
26:13au fait que
26:14désormais on estime
26:15à 211 milliards
26:16les aides apportées aux entreprises
26:17vous vous dites
26:18c'est plutôt 150
26:19mais est-ce qu'il faut pas arrêter
26:21ces aides
26:21non ciblées
26:22non conditionnées
26:23qui devaient
26:24soi-disant
26:25créer de l'emploi
26:25ruisseler
26:26tout ça a échoué
26:27vous avez appauvri l'état
26:28et maintenant vous nous dites
26:29ben aux français
26:30il faut en continuer
26:31à faire un effort
26:31parce que c'est la même discussion
26:33que tout à l'heure
26:34monsieur Cazeneuve
26:34vous dites
26:35il faut trouver des solutions
26:35vous les trouvez
26:36l'an dernier
26:37vous avez accepté
26:37et vous étiez
26:38une voix forte
26:39à l'assemblée
26:40pour dire
26:40il faut supprimer
26:41des postes d'enseignants
26:42il faut baisser
26:43les moyens
26:43de services publics
26:44alors évidemment
26:45après avec vos rustines
26:46vous courez derrière
26:46mais
26:46attendez vous voulez
26:47une rustine supplémentaire
26:49vous voulez une rustine supplémentaire
26:51l'ISADEF
26:52on a les chiffres
26:53de ce qu'on coûtait
26:54en impôts
26:55en taxes en tout genre
26:55supplémentaires
26:56sur ces trois dernières années
26:57aux français
27:00particuliers
27:00et entreprises
27:01on a le chiffre ce soir
27:03je vais vous mettre
27:04un peu de suspense
27:05moi aussi
27:05en trois ans
27:06c'est une étude
27:07de l'institut Rex & Code
27:08les décisions publiques
27:09donc impôts
27:10taxes cotisations
27:11c'est 36,7 milliards
27:13d'euros supplémentaires
27:15hausses réparties
27:16entre les ménages
27:17et les entreprises
27:17presque à part les égales
27:18puisque regardez
27:19les français ont payé
27:2017,9 milliards d'euros
27:22d'impôts
27:23taxes et cotisations
27:24en plus
27:24et les entreprises
27:25c'est 18,8 milliards
27:26mais il y a un problème
27:27dans tout ça
27:28c'est que ça n'a absolument
27:29pas permis
27:30de baisser le déficit
27:31puisque le déficit
27:32est évalué autour
27:33de 5,5% du PIB
27:34cette année
27:35c'est la même chose
27:35qu'en 2023
27:36donc selon cette étude
27:38la moitié des hausses
27:39d'impôts
27:40a servi à payer
27:40les intérêts
27:42de la dette
27:43sur la même période
27:44c'est intéressant
27:45c'est le hamster
27:46dans sa cage
27:47évidemment
27:47c'est pour ça
27:48qu'il faut régler le déficit
27:49de combien augmenter
27:51la dépense publique
27:52on a payé
27:53budget austéritaire
27:54si j'écoute
27:55monsieur Corbière
27:56de combien augmenter
27:56la dépense publique
27:57sur ces 3 années
27:59je vous écoute
28:00150 milliards
28:01à peu près
28:01et pour quelle raison
28:02150 milliards
28:04vous abonnez
28:04dans la dépense publique
28:05les retraites
28:06sur le fait
28:06qu'on a une population
28:07qui peut délire
28:08c'est une manipulation
28:10c'est parce que
28:11le budget des retraites
28:13c'est pas le budget
28:14de l'Etat
28:14c'est là aussi
28:15les dépenses
28:16totales publiques
28:17ont augmenté
28:18de 150 milliards
28:19on ne peut pas dire
28:20qu'il y a des politiques
28:21publiques aujourd'hui
28:22et c'est tant mieux
28:23essentiellement
28:23c'est la justice
28:24on fait un effort
28:25sur la justice
28:25on fait un effort
28:27sur la défense
28:27et on sait pourquoi
28:28on fait un effort
28:29sur la défense
28:29c'est un effort
28:30qui est fait aussi
28:31sur le ministère
28:32de l'Intérieur
28:32on sait pourquoi
28:33parce qu'on a des problèmes
28:34aujourd'hui de sécurité
28:35dans notre pays
28:35et c'est pas les images
28:37aujourd'hui
28:37qui vont rassurer
28:38les français
28:39donc oui
28:40il y a des politiques publiques
28:41qui sont prioritaires
28:42on a augmenté les budgets
28:43sur la transition écologique
28:44et c'est très bien
28:44mais bon
28:45mais maintenant
28:45et donc ça ça fait
28:46150 milliards
28:47de dépenses supplémentaires
28:48et donc arrêtez de dire
28:50qu'on coupe les budgets
28:50que tous les budgets
28:51ça n'est pas vrai
28:52ce que vous dites
28:53n'est pas vrai
28:53c'est tout à fait vrai
28:54l'augmentation
28:55des dépenses publiques
28:55vous incluez le fait
28:56qu'il y a un vieillissement
28:57de la population
28:58et effectivement
29:00c'est pas le budget de l'Etat
29:04notre système des retraites
29:05ou la sécurité sociale
29:08c'est pas exactement
29:09le même budget
29:10c'est pas vrai
29:11M. Cazeneuve
29:12les dépenses publiques
29:13je suis très honnête
29:14M. Cazeneuve a mené
29:14une politique énergique
29:15qui a consisté à dire
29:16dans ce pays
29:17la fiscalité est trop importante
29:18d'ailleurs vous l'avez dit
29:19donc l'ISF va être supprimée
29:20on va mettre en place
29:21la flat tax
29:22on va faire toute une série
29:24de bourses
29:24arrêtez c'est des bricoles
29:26non 25 milliards
29:27et vous avez ce chiffre
29:28d'ailleurs vous le contestez
29:29même plus
29:29que nous a récemment dit
29:31dans un rapport au Sénat
29:32le sénateur Gué
29:33210 milliards
29:34d'aides publiques
29:35il est faux
29:36aux entreprises
29:37150-160 milliards
29:38c'est votre chiffre
29:39et quel effet ça produit
29:40c'est complètement faux
29:41c'est quoi qui est faux
29:42alors c'est quoi le vrai chiffre
29:44je veux bien
29:45c'est peut-être faux
29:45mais dites-le
29:45parce que tout le monde
29:46a l'air de considérer
29:47que c'est plutôt un chiffre authentique
29:48on va pas rentrer en détail
29:50non mais là-dedans
29:51par exemple
29:51il y a la TVA réduite
29:53pour la restauration
29:56est-ce que c'est une aide
29:56d'entreprise
29:57ou est-ce que c'est une aide
29:57aux français
29:58pour que la restauration
30:00soit moins chère
30:00ah bah ça c'est une bonne question
30:01pour le coup
30:01allez-y
30:02c'est une bonne question
30:02non mais je veux dire
30:03elle est comptée
30:03elle est comptée aujourd'hui
30:05pour je sais plus combien
30:06de dizaines de milliards
30:06dans ces fameux 220 milliards
30:09sortis
30:09donc il y a de tout
30:11dans ces aides
30:11il faut vraiment
30:12est-ce qu'il faut faire le tri
30:13dans ces aides ?
30:14oui
30:14est-ce qu'il faut être plus simulé
30:15dans nos aides ?
30:16oui
30:16parce que de toute façon
30:17vu l'état de nos finances publiques
30:19vous êtes en fin de mandat
30:19on est d'accord
30:20il y a un petit temps de macronisme
30:21vous vous dites
30:21il faudrait peut-être regarder
30:22on l'a fait
30:23peut-être pas assez
30:24je vous l'accorde
30:26juste une chose
30:26quand tout à l'heure
30:28Yves parlait de coagulation
30:30des luttes
30:30je vous ai vu
30:31tiquer
30:32Alexandre Jardin
30:33pourquoi ?
30:34tiquer ou approuver
30:34d'ailleurs je ne sais pas
30:36c'est évident
30:38quand les gens
30:39ne peuvent plus
30:41quand les gens
30:42ne peuvent plus
30:42aller travailler
30:44on a des communes
30:45avec
30:46je répète
30:47les gens ne peuvent plus
30:47venir
30:49donc on a un truc
30:50on a un système
30:52qui n'est plus cohérent
30:53et on a donc
30:54un état
30:55dont les finances
30:56sont en train de s'effondrer
30:58ils sont réellement
31:00en train de s'effondrer
31:01donc on ne va pas
31:02pouvoir continuer
31:03comme ça
31:03ce que je voudrais dire
31:04c'est que depuis le début
31:06à chaque fois qu'il y a un débat
31:07sur l'école
31:08les gens qui nous écoutent
31:09ils sont complètement
31:10dépossédés de la décision
31:12ils regardent
31:13ils écoutent
31:15et ils n'ont aucun pouvoir
31:17nous on a lancé
31:18quelque chose
31:19qui s'appelle
31:19référendum citoyen
31:20qui demande simplement
31:22aux gens
31:22de venir voter
31:23avec leur carte d'identité
31:24c'est un système
31:25avec une technologie
31:26qui fait que votre information
31:28reste dans votre téléphone
31:29on vous pose une question
31:30est-ce que vous voulez en France
31:32un référendum
31:32d'initiative citoyenne
31:34comme les Suisses
31:35est-ce que vous préférez
31:36tous virer
31:37le soir de la présidentielle
31:40pour 5 ans
31:41et qu'on se retrouve tous
31:42autour de la table
31:43à s'engueuler pour rien
31:45parce que nous n'avons pas
31:46de pouvoir
31:47est-ce qu'on garde
31:48un double des clés
31:49puisqu'on va filer
31:49les clés à quelqu'un
31:50est-ce qu'on garde
31:51un double des clés
31:52en tant que démocrate
31:54nous on demande aux gens
31:56vous allez sur le site
31:57référendum citoyen
31:58vous téléchargez
32:00vous dites oui
32:01ou non
32:01si nous sommes des millions
32:03à Noël
32:05l'ensemble de la classe politique
32:06et des candidats
32:07devront
32:07ils devront se positionner
32:09parce que tout simplement
32:10il y a une compétition électorale
32:12ils devront répondre
32:13s'ils veulent
32:14le chèque en blanc
32:15ou s'ils nous laissent
32:16un double des clés
32:18j'aimerais qu'on fasse
32:19je veux dire
32:19en 46
32:20on a eu une avancée
32:21avec un suffrage
32:22universel réel
32:23en 62
32:24on a pu décider
32:25de notre président
32:26j'aimerais qu'on entre
32:27dans un pays mature
32:28une démocratie
32:29mature
32:30où on peut s'engueuler
32:33nos voisins
32:34les Suisses
32:34ont des débats référendaires
32:36ils tranchent eux-mêmes
32:37ce ne sont pas des enfants
32:38je voudrais
32:38je voudrais entendre
32:39je voudrais dire
32:39monsieur Jardin
32:40que toute la gauche
32:41dans le bras du NFP
32:42réclame le référendum
32:42d'initiative citoyenne
32:43je suis totalement d'accord
32:44moi il y a un chiffre
32:45que je veux balancer
32:46vous voterez
32:47oui ou à l'inverse
32:48il peut aussi voter pour la gauche
32:49qui porte la revendication
32:50mais il n'y a pas de problème
32:51un chiffre
32:51moi que je répète
32:53sur tous vos plateaux
32:53aujourd'hui 53 personnes
32:55les plus riches de ce pays
32:56possèdent autant que
32:5632 millions de français
32:57les plus pauvres
32:58ça c'est la réalité
32:59c'est votre bilan
33:00c'est votre bilan
33:01oui monsieur Cazeneuve
33:02c'est votre faute
33:03avec vos amis
33:04vous en faites quoi
33:06de ces 53 personnes ?
33:07ne vous inquiétez pas
33:08elles peuvent un peu partager
33:09mais c'est des patriotes
33:10ils devraient accepter ça
33:11parce que
33:11vu que le terme de gueux
33:13est utilisé
33:13merci

Recommandations