- il y a 5 minutes
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Entre sur ce plateau Sébastien Chenu, député du Rassemblement National du Nord.
00:05Bonsoir Sébastien Chenu, venez vous installer peut-être à la place de Dominique Rizet.
00:08Pardon Dominique, je ne vous chasse pas mais un peu quand même.
00:10On fait la même taille.
00:12Non je suis beaucoup, non je suis plus grand.
00:14Bonsoir Sébastien Chenu, merci d'être là, on a plein de choses à voir avec vous.
00:18Évidemment on reviendra dans un instant sur les accusations portées par Mediapart contre Jordan Bardella.
00:22Mediapart qui promet ce soir que la suite des révélations arrive,
00:25mais juste avant votre réaction à ce que l'on vient de vivre en direct sur BFM TV.
00:29C'est réquisition du procureur contre Robert Ménard, le procureur qui dit
00:32« Fusé de marier un couple dont l'homme était un OQTF algérien, c'est en contradiction avec la loi,
00:407500 euros d'amende. »
00:42Oui c'est assez consternant, assez consternant de dire qu'on laisse les maires à l'abandon
00:49face finalement à une loi, enfin un serpent qui se porte la queue,
00:54parce que finalement ce sont les maires qui se retrouvent dans ces difficultés-là.
00:57Nous ce que nous considérons c'est plusieurs choses.
00:58D'abord quand on n'a rien à faire sur le territoire français, on ne peut pas avoir de droits
01:04particuliers
01:04et les personnes qui doivent quitter le territoire français ne devraient pas pouvoir se marier.
01:08Nous dénonçons cela, mais nous avons surtout déposé une proposition de loi en 25 avec nos collègues de l'UDR,
01:14c'est le député de Saône-et-Loire, Éric Michoud, qui avait porté ça.
01:17On était bien seuls, le RN et l'UDR, il y a un an et demi à défendre une proposition
01:22de loi.
01:23Tout comme nous étions bien seuls il y a quelques années à demander que les maires puissent avoir accès à
01:27l'information
01:27pour savoir qui est un OQTF sur son territoire.
01:30Parce que ce que disait Robert Ménard, c'est que là si l'homme en question ne l'avait pas
01:33dit, il ne l'aurait pas su.
01:34Mais bien entendu, ou qui même d'ailleurs est fichesse sur son territoire, pas pour mettre le nom sur la
01:38porte de la mairie.
01:38Ça n'a pas changé d'ailleurs.
01:39Non, ça n'a pas changé, mais nous avions déposé, c'était Brian Masson, député RN des Alpes-Maritimes,
01:44qui avait déposé cette proposition de loi.
01:45Nous étions bien seuls.
01:47Alors quand j'entends aujourd'hui, si vous voulez, un certain nombre de faux-culs qui disent
01:50« Ah oui, c'est bien dommage, mais il faudrait faire changer la loi ».
01:53Mais nous avons proposé de changer la loi.
01:56D'abord le ministre, le garde des Sceaux qui devait venir au secours de Robert Ménard à l'époque.
02:01On ne l'a pas entendu pendant le débat sur cette loi qui n'a pas pu être examinée
02:05parce que l'EFI avait pourri le débat avec des centaines de milliers d'amendements.
02:09Mais donc la réalité, c'est…
02:10Des centaines de milliers, c'est beaucoup.
02:11Des centaines.
02:12Des milliers.
02:12Des milliers, oui.
02:13Des milliers.
02:14En tous les cas, nous n'avions pas pu aller au bout de la discussion.
02:17Ce que je veux dire, c'est qu'il y a des solutions pour ne pas laisser les maires à
02:19l'abandon.
02:20Il y a des solutions pour ne pas laisser notre pays dans des situations aussi caricaturales que celle-ci.
02:26Nous les avons portées.
02:27Nous continuerons, nous, Rassemblement National, à les porter.
02:30Mais ce soir, je trouve que c'est un peu gros pour certains de venir pleurer sur l'air inversé.
02:34Ça fait œuvre d'exemple, à votre avis ?
02:37Est-ce que là, maintenant, l'opinion publique est suffisamment alertée ?
02:41La pression populaire est là ?
02:43Est-ce que vous croyez qu'effectivement, le projet de loi qui est en cours va finalement arriver ?
02:50Non, il n'arrivera pas.
02:51Il n'arrivera pas parce que c'est le gouvernement qui fixe l'ordre du jour à l'Assemblée Nationale.
02:56Jamais ce gouvernement macroniste ne fixera un ordre du jour
02:58dans lequel il y aura une proposition de loi qui dit que lorsqu'on est un OQTF,
03:02on ne peut pas se marier sur le territoire français.
03:05Jamais.
03:05Ils ne l'ont pas fait en dix ans.
03:06Ils ne feront pas davantage demain.
03:08Pourquoi ?
03:08Parce qu'ils n'ont pas le courage de le faire.
03:10Surtout que cette loi, est-ce qu'elle ne pourrait pas être déclarée anticonstitutionnelle
03:14dans la mesure où le droit de se marier est dans la Constitution ?
03:17C'est ce que dit ce soir le procureur.
03:18Raison pour laquelle nous portons aussi en parallèle un référendum sur l'immigration
03:25dans lequel cette question pourrait figurer.
03:29Parce qu'évidemment, si ça passe par référendum, ça rentrera dans la Constitution
03:32et ça s'opposera effectivement au traité européen.
03:36Donc vous voyez, il y a la possibilité de faire changer les choses
03:38et de ne pas laisser les maires et finalement la France se ridiculiser avec de tels débats.
03:44– Sébastien Chenu, dans un instant les accusations de Mediapart contre Jordan Bardella
03:47mais d'abord le mouvement de colère des lycéens.
03:50Avec ces images qui nous sont arrivées encore aujourd'hui des quatre coins de la France.
03:53Je vous donne les tout derniers chiffres qui ont été donnés ce soir
03:55par le ministre de l'Intérieur et le ministre de l'Éducation.
03:58Plus de 350 qui s'est touchés depuis le début du mouvement.
04:01625 interpellations rien qu'aujourd'hui.
04:04119 élèves et personnels de l'enseignement blessés depuis lundi.
04:07119.
04:0883 forces de l'ordre rien qu'aujourd'hui.
04:11Trois enquêtes de l'IGPN, la police des polices,
04:13ouverte pour des soupçons de violence par des policiers sur des lycéens.
04:17Et des scènes, on en a choisi une, notamment aujourd'hui à Lyon.
04:21Voilà ce qui s'est passé.
04:42Il y a les revendications des lycéens, on en parlera dans un instant.
04:45Mais qu'est-ce qu'on fait pour ramener le calme ?
04:46Vous avez raison, il y a deux problèmes.
04:47Il y a le problème de fond, la revendication des lycéens, la situation des professeurs,
04:51la situation des établissements scolaires,
04:53dans lequel je veux bien vous dire un petit mot, si vous me le permettez, juste après.
04:56On va en parler.
04:57Mais sur la violence, d'abord, je pense qu'au-delà des appels au calme auxquels nous souscrivons,
05:03nous ne pouvons pas laisser des lycées bloqués sur notre territoire.
05:07Ça me semble être totalement inadmissible.
05:09Mais surtout, il va falloir aussi que chacun prenne ses responsabilités,
05:13puisque j'entends des leaders politiques de la France insoumise,
05:16c'est toujours les mêmes, qui disent que la violence est légitime.
05:20C'est le maire de Saint-Denis.
05:21Le maire de Saint-Denis.
05:22M. Mélenchon, qui invite la jeunesse à se révolter contre la police
05:27et qui, en réalité, ne cherche pas à apaiser le débat, mais cherche à l'enflammer.
05:31Jean-Luc Mélenchon dit ce soir qu'ils appellent les insoumis à la non-violence des méthodes de la lutte.
05:35Emmanuel Bompard dit que les insoumis sont partisans de la non-violence.
05:37Alors, ils ont dit exactement l'inverse il y a quelques heures.
05:40Donc, ces espèces d'insurrections organisées entre la récupération, la politisation,
05:46la manipulation d'un certain nombre de lycéens sont totalement irresponsables
05:50et gravissimes pour l'état de notre pays.
05:53Je pense qu'effectivement, la première chose, c'est lutter contre les blocages de lycées.
05:59Force doit rester à la loi, mais également traiter et ouvrir un certain nombre de discussions très concrètes.
06:06Et moi, j'ai des propositions très concrètes à faire pour, évidemment, solutionner les problèmes de lycée.
06:09Vous dites d'abord, force doit rester à la loi.
06:11Très bien, c'est un cas concret.
06:12Vous, au pouvoir, qu'est-ce que vous faites ?
06:13Vous dites, il faut débloquer les lycées.
06:15Quand on essaie de débloquer les lycées, c'est ce qui se passe aujourd'hui.
06:18C'est-à-dire que vous avez un certain nombre des chauffourés,
06:20vous avez des élèves qui ne veulent pas partir,
06:22des élèves du lycée ou d'autres lycées, etc.
06:25Ce sont les tensions actuelles.
06:26Oui, vous avez aussi des leviers qui n'ont jamais été utilisés.
06:29La responsabilisation des familles, un élève qui est mis en cause,
06:32qui brûle la porte d'un lycée, comme je l'ai vu dans le Nord,
06:35dont je suis le député.
06:37Eh bien, je pense qu'immédiatement, les familles doivent être convoquées
06:39et éventuellement, elles doivent être sanctionnées.
06:41Voyez-vous, si elles occupent un logement social,
06:43si elles ont un certain nombre d'aides sociales, etc.
06:46Parce que les lycéens, jusqu'à preuve du contraire,
06:49dans leur immense majorité, pas tous, mais dans leur immense majorité,
06:53sont mineurs, donc sont sous la responsabilité de leurs parents.
06:57Vous avez beaucoup de lycéens qui ont moins de 18 ans.
06:59Donc, je pense qu'effectivement, ici, on a la nécessité
07:02d'activer ces leviers qui ne l'ont jamais été.
07:05Est-ce que vous trouvez que le ministre de l'Intérieur, là,
07:09est à la hauteur de la situation quand il dit qu'il veut ramener l'ordre,
07:12évidemment, mais il n'a pas de solution ?
07:14– Le ministre de l'Éducation est venu dire que les moyens étaient là, il avait…
07:20– Il annonce l'ouverture de l'Éducation d'une plateforme de concertation avec les lycéens.
07:24– Est-ce que vous trouvez un numéro vert aussi ?
07:25– Est-ce que vous trouvez un numéro vert ?
07:27– Oui, mais c'est ça.
07:27– Je veux dire, ça fait 10 ans qu'on est gouverné par des incapables.
07:30On nous a vendu que ces gens étaient bons dans tous les domaines,
07:32c'est la catastrophe, l'État s'affaisse de l'intérieur dans tous les domaines.
07:36– Qu'est-ce que vous feriez, vous, ministre de l'Éducation ?
07:37– Eh bien, écoutez, je viens de vous le dire, c'est pas ce qu'on ferait,
07:39nous avons fait une proposition, là, puisqu'on est dans les discussions budgétaires.
07:42Notre député de Meurthe-et-Moselle, Anthony Boulogne,
07:44a proposé de réorienter 91 millions d'euros de l'administratif
07:49vers les postes d'enseignants, 1891 postes possibles.
07:53Ça, c'est des choses concrètes.
07:53– C'est comme dans l'hôpital, il y a trop d'administratifs.
07:55– Bien entendu, mais on le sait, il y a beaucoup de gens
07:57qui, dans l'éducation nationale, ne sont pas devant des élèves.
08:00Donc, voyez-vous, nous, on a regardé ce qu'il était possible de faire,
08:02nous n'avons pas tous les éléments,
08:04nous ne sommes que des députés d'opposition,
08:05mais nous faisons des propositions.
08:07– 91 millions, vous répondrez que c'est une goutte d'eau.
08:09– Non, mais 1891 postes, ce n'est pas rien de postes
08:13qui sont des postes d'enseignement, des postes d'encadrement
08:16et pas des postes d'administration.
08:17C'est quand même du monde.
08:19Donc, je veux dire, on ouvre un certain nombre de solutions.
08:25Je vous ai parlé de la responsabilisation des familles,
08:27je vous parle de l'ouverture d'un certain nombre de postes.
08:29Il y a des choses à faire, mais entendre le ministre de l'Intérieur
08:31qui constate, alors vous avez vu,
08:33les chiffres de l'insécurité sont sortis aussi aujourd'hui.
08:36Ils sont catastrophiques en ce qui concerne les violences.
08:39Où le ministre de l'Éducation nationale,
08:41je ne sais pas s'il se planque, s'il dit quelque chose,
08:42s'il imagine quelque chose, s'ils ont quelque chose à proposer pour le pays.
08:45Vous voyez, nous, on fait des propositions.
08:47Vous en avez fait deux en quelques minutes.
08:49– J'entends Sébastien, je voulais vous donner le témoignage de Lola,
08:52je ne sais pas si vous l'avez lu, c'était dans Le Parisien aujourd'hui.
08:54Lola est élève de première.
08:55Elle raconte son quotidien d'élève de première.
08:5735 heures de présence par semaine au lycée,
08:59cours du lundi matin au samedi midi,
09:02du lundi matin au samedi midi,
09:04dans une classe à 38,
09:06où il manque des tables, des chaises,
09:08où ils doivent aller chercher des tables et des chaises
09:09dans les différentes salles autour,
09:11où les profs sont absents.
09:13Elle est en première, elle raconte que l'an dernier,
09:14en seconde, elle n'a pas eu cours de français jusqu'au mois de janvier.
09:18Voilà l'urgence, si je puis dire.
09:19– Absolument, absolument.
09:20– Voilà l'urgence.
09:20– Et dans le même temps,
09:22on sait tous les problèmes de recrutement dans l'éducation nationale,
09:25les problèmes de formation,
09:26qu'est-ce que vous pouvez promettre à ces jeunes-là,
09:29si ce n'est de leur dire,
09:31désolé mais ça va prendre du temps.
09:32– Non mais nous, on ne dit pas désolé, ça va prendre du temps.
09:34C'est 40 ans de décrochage qu'il faut rattraper,
09:37que ce soit décrochage en termes de niveau,
09:39que ce soit le décrochage en termes de statut et de salaire pour les enseignants,
09:43ou que ce soit le décrochage en termes de bâtiments,
09:45parce qu'il y a beaucoup de lycées qui sont dans des salles d'État.
09:48Donc évidemment, ça ne se rattrape pas en une fois.
09:50Enfin, ça fait 10 ans qu'ils sont aux responsabilités.
09:52Ils se gargarisent de cette formule en nous disant matin, midi, soir,
09:56nous sommes aux responsabilités.
09:57Ça non plus, ils ne l'ont pas anticipé.
09:59C'est comme les Canadaires, c'est comme la canicule.
10:02Enfin, je veux dire, ils n'anticipent rien.
10:03Il n'y a pas un moment où ils se disent que ça va craquer.
10:05C'est en train peut-être de craquer,
10:07alimenté par effectivement récupéré politiquement,
10:09excité politiquement par la France insoumise.
10:11Nous, par exemple, ce que nous proposons,
10:13c'était déjà dans le programme de Marine Le Pen en 2022.
10:15C'est une augmentation de la revalorisation des salaires des professeurs
10:18de 3% par an sur 5 ans, ça fait 15%.
10:21Donc ça, ça fait partie.
10:22Tout n'est pas salarial.
10:23Ça, vous financiez avec les 25 milliards d'économie.
10:28Vous allez le voir dans notre présentation budgétaire la semaine prochaine.
10:32Nous avons des dépenses, nous avons des recettes,
10:35nous avons des économies.
10:36Et vous revalorisez le salaire des enseignants.
10:38Par an, pendant 5 ans, jusqu'à 15% de revalorisation salariale.
10:42Nous sommes favorables à ce qu'il y ait des classes
10:44qui soient inférieures à 30 élèves, évidemment.
10:47Donc nous avons des propositions.
10:48Mais évidemment, nous ne sommes pas aux manettes.
10:52Nous nous demandons qu'à le devenir.
10:54Mais il va falloir rattraper ceci.
10:57L'éducation nationale.
10:58Je vous ai parlé des chiffres de l'insécurité.
11:00Enfin, on a l'impression que notre pays s'écroule de l'intérieur,
11:03s'affaisse de l'intérieur.
11:05Mais ils n'ont rien vu venir.
11:06Il n'y a pas un moment où ils se sont dit que ça allait poser problème.
11:09Le problème de l'éducation nationale,
11:10au-delà des très mauvais chiffres des classements PISA,
11:13c'est la détresse des professeurs.
11:16Vous intervenez sur les contenus.
11:18Ça, c'est très intéressant.
11:19Est-ce que le Rassemblement national au pouvoir,
11:22si ça arrive, s'intéresse au contenu ?
11:26Parce qu'on sait qu'à chaque fois, c'est une bagarre
11:28entre la droite et la gauche.
11:30Est-ce que vous estimez que les contenus,
11:32certains contenus scolaires,
11:35ne sont pas conformes à ce que vous,
11:37vous souhaiteriez que ça soit ?
11:38Non, mais ce n'est pas l'idée que ce soit conforme
11:39à ce qu'on souhaiterait que ça soit.
11:40Il y a un Conseil national des programmes
11:42qu'il faut revoir, dont il faut revoir le mode de fonctionnement,
11:44qui visiblement a des tocades,
11:46qui visiblement souhaite qu'on ne parle pas
11:48d'un certain nombre de sujets dans l'histoire de notre pays.
11:50Bon voilà, le Conseil national des programmes
11:53doit profondément être revisité.
11:55Voilà.
11:56Mais vous voyez, il y a la question des salaires,
11:58il y a la question des enseignants, des bâtiments,
12:01il y a la question de la protection aussi des professeurs.
12:04Il n'y a pas uniquement leur salaire,
12:04il y a aussi la protection, il y a la question du nombre d'élèves par classe.
12:08Enfin, je veux dire, le dossier éducation nationale,
12:11il est énorme, mais on ne va pas nous dire
12:13que ça explose ce soir, que c'est nouveau.
12:16Vous redoutez que ça se propage ?
12:18Je le redoute quand je vois l'attitude absolument irresponsable
12:22de l'extrême-gauche qui bordélise.
12:25Enfin, on dit toujours, quand c'est pourri, c'est LFI.
12:27Voilà.
12:27À partir du moment où il y a quelque chose qui est...
12:29Ils ont pourri les mouvements sociaux,
12:31ils pourrissent les mouvements lycéens,
12:35ils attisent le feu,
12:36ils bordélisent une société qui a déjà bien des difficultés.
12:39Mais c'est la solution, eux, vous répondrez,
12:41que s'il n'y avait pas ces mouvements-là aujourd'hui,
12:43on ne serait pas, avec vous ce soir, en train de parler
12:45de moyens pour l'éducation,
12:47de changer les choses dans l'éducation,
12:49et qu'il fallait aussi que ça expose une manière d'une certaine manière.
12:51Je vous ai indiqué que nous avions fait un certain nombre de propositions,
12:54nous n'avons pas attendu,
12:55ces propositions, elles ont été déposées,
12:57elles ont été défendues,
12:58nous n'avons pas attendu ceci.
13:00Mais en revanche, ceux qui ont attendu,
13:02ceux qui n'ont rien fait,
13:03ce sont les dizaines de ministres au discours,
13:05totalement opposés les uns aux autres,
13:06qui se sont succédés.
13:07Qu'est-ce que vous voulez avoir comme réponse
13:09ou comme cohérence entre Jean-Michel Blanquer
13:12et puis Nicole Belloubet,
13:13qui pense l'éducation nationale diamétralement opposée
13:16et qui se succède ?
13:18Blanquer, qui était un bon ministre de l'éducation pour vous ?
13:19Mais qui était en tout cas meilleur que Mme Belloubet.
13:22Mais je veux dire, en 10 ans,
13:23il y a eu combien de ministres de l'éducation nationale ?
13:25M. Jeffrey, on ne sait pas ce qu'il pense.
13:27Il a une pensée, ce ministre de l'éducation ?
13:28Il est venu vous expliquer quelque chose ?
13:30Il est venu il y a deux jours.
13:30Sa vision ?
13:31Alors, il pense quelque chose ?
13:32Il est venu il y a deux jours.
13:33Il est venu il y a deux jours.
13:34Attendez, dans un instant, on parlera de Jordan Lardella.
13:36D'abord, question d'Olivier Babot.
13:37Oui, alors quand on vous écoute,
13:38on comprend que l'éducation nationale a à la fois
13:40un problème d'allocation de ressources,
13:41si on comprend bien,
13:42et un problème de moyens,
13:43c'est-à-dire qu'il n'y en a pas assez,
13:44d'où en particulier l'augmentation des salaires des enseignants.
13:49Est-ce qu'on peut extrapoler
13:50et parler de la question du point d'indice
13:53et de son gel qui est prévu dans le budget ?
13:55Quelle est votre position vis-à-vis de ce projet ?
13:58Là, ça concerne tous les fonctionnaires.
13:59C'est intéressant parce que je pense que,
14:01selon les fonctionnaires,
14:02il faut des mesures spécifiques.
14:04Moi, je pense, selon les catégories de fonctionnaires
14:06qui n'ont pas tous les mêmes contraintes,
14:08qui n'ont pas tous les mêmes difficultés.
14:09Ce n'est pas pareil d'être une aide-soignante,
14:12ce n'est pas pareil d'être un prof,
14:13ce n'est pas pareil d'être un fonctionnaire des impôts.
14:15Et je pense que chaque catégorie de fonctionnaires
14:17mérite globalement d'être revalorisée,
14:19mais il y a des mesures qui doivent être ciblées
14:21selon les catégories de fonctionnaires.
14:24Pourquoi ?
14:24Parce qu'évidemment, demain,
14:25si on veut attirer à nouveau des jeunes
14:27dans la fonction publique hospitalière
14:30ou des jeunes pour devenir policiers,
14:32souvenez-vous, dans nos générations,
14:34peut-être pas vous, mademoiselle,
14:35mais dans certaines générations,
14:37les gamins rêvaient de devenir policiers
14:40et les gamines rêvaient de devenir infirmières.
14:41Je crois que ce rêve, c'est un peu éteint.
14:43Donc, il y a évidemment des mesures ciblées
14:45et le gel du point d'indice
14:47fait partie d'un certain nombre de mesures,
14:49mais à mon avis, il y a des mesures ciblées à avoir
14:50selon les catégories de fonctionnaires.
14:51Vous êtes à l'aise avec le fait
14:52de supprimer les postes de fonctionnaires ?
14:54Ça dépend lesquels.
14:56Au global, à la fin,
14:58si vous arrivez au pouvoir,
14:59il y aura moins de fonctionnaires.
15:00Il y aura probablement plus de policiers,
15:02plus d'infirmiers,
15:04évidemment, plus de gens pour traquer.
15:06Mais globalement, il y aura moins de fonctionnaires.
15:08La faude sociale ou fiscale,
15:09et peut-être moins dans les collectivités.
15:11Et globalement, il y aura moins de fonctionnaires.
15:14Il y aura en tous les cas
15:14une affectation de la ressource
15:17qui sera plus cohérente.
15:18Pourquoi c'est difficile à dire ?
15:20Parce que ce n'est pas populaire ?
15:22Parce que c'est ridicule, votre question.
15:25La question est ridicule ?
15:26Oui, c'est ridicule,
15:27parce que vous mettez des choux et des carottes,
15:29parce qu'un fonctionnaire dont on a besoin,
15:31des soignants dont on a besoin
15:33dans un hôpital public,
15:34qu'on a peut-être plus besoin à Strasbourg,
15:36à Lille, etc., qu'à Paris,
15:37alors qu'on a peut-être besoin
15:38de moins de fonctionnaires en collectivité locale,
15:41dans les mêmes départements.
15:41Ma question, Sébastien Chenu,
15:43est tellement ridicule
15:45que je l'ai posé hier soir
15:46et que les yeux dans les yeux,
15:47Jean-Philippe Tanguy m'a répondu que oui,
15:49si vous arrivez au pouvoir,
15:50à la fin du quinquennat,
15:51il y aurait moins de fonctionnaires.
15:52Eh bien, ça veut dire que
15:53nous aurons fait des choix
15:54qui permettront de définir des priorités.
15:56C'est-à-dire que ce n'est pas une question
15:59de nombre uniquement.
16:01Je viens d'expliquer qu'il fallait des mesures
16:02qui soient ciblées.
16:04Je pense qu'il est assez d'accord avec moi
16:05puisqu'on en a parlé ensemble.
16:06Vous ne faites pas la règle d'un fonctionnaire sur deux
16:08qui part à la retraite non remplacé ?
16:10Mais dans quel domaine ?
16:11Est-ce que dans la fonction publique hospitalière,
16:15il faut un fonctionnaire sur deux
16:16qui parte à la retraite,
16:17qui soit remplacé ?
16:18Est-ce que dans la police,
16:19il faut un fonctionnaire sur deux
16:20qui soit remplacé ?
16:21Bien sûr que non.
16:22Il y a trop d'administratifs.
16:22Dans une certaine forme d'administration.
16:24Dans l'hôpital.
16:25Oui, donc vous voyez,
16:26et d'ailleurs,
16:27je trouve que c'est presque aussi
16:29un peu insultant
16:30de considérer les fonctionnaires
16:32uniquement comme des numéros
16:33et de ne pas les considérer
16:34dans le service qu'il aura à la nationale.
16:35On ne va pas prendre le débat,
16:36c'est bien ce chenu,
16:36mais à partir du moment
16:39où vous dites systématiquement
16:41au Rassemblement national
16:43qu'il y a trop de strates administratives,
16:45qu'il y a trop d'agents de l'État,
16:46etc.,
16:46il faut aller jusqu'au bout du raisonnement.
16:48Si vous suppliez les agences
16:50des strates administratives,
16:50à un moment donné,
16:51il y a moins de fonctionnaires.
16:52Vous ne m'avez pas écouté,
16:53je viens de vous dire
16:53que dans les collectivités locales,
16:54par exemple,
16:55il y avait probablement
16:56trop de fonctionnaires.
16:57Dans les agences d'État,
16:58il y a trop de fonctionnaires.
16:59Moi, je suis fils d'une fonctionnaire
16:59de justice.
17:00Je pense que j'ai vu ma mère
17:02greffier dans un palais de justice
17:03pendant des heures,
17:05revenir très tard le soir.
17:06Eh bien, je pense que dans la justice,
17:07il n'y a pas assez de fonctionnaires,
17:08voyez-vous.
17:08Je suis doublement fils de fonctionnaire,
17:10donc comme quoi vous voyez.
17:10Comme quoi ?
17:11J'en viens aux accusations
17:12de Mediapart
17:13contre Jordan Bardella,
17:14l'accusation d'antisémitisme.
17:15Est-ce que vous êtes impatient ce soir ?
17:17Impatient de quoi ?
17:18Impatient que Mediapart abatte.
17:21C'est des éléments de preuve.
17:23Visiblement, ça arrive.
17:25La suite de nos révélations,
17:26elles arrivent.
17:27On se prépare,
17:28le journalisme
17:29que nous essayons de pratiquer
17:30prend du temps.
17:31Il y a des doubles exigences
17:32de démonstration
17:34des éléments probants
17:35que nous détenons.
17:36Bien sûr que dans les jours qui viennent,
17:38il y aura la démonstration
17:39de ce que nous avons écrit.
17:40Pourquoi nous sommes en capacité
17:42de démontrer
17:43que les propos attribués
17:44à Jordan Bardella
17:45sont de la main
17:46de Jordan Bardella ?
17:47Est-ce que vous dites toujours
17:48ce soir que c'est impossible,
17:50Sébastien Cheney ?
17:50Ah oui, absolument.
17:51Absolument.
17:52Et d'ailleurs,
17:52je trouve que le discours
17:53de Mediapart
17:54n'est pas aussi clair que ça
17:55pour tout le dire.
17:56Bon, d'abord,
17:57il faut que chacun sache
17:58qui est Mediapart.
18:00Camarade,
18:00dis-moi d'où tu parles.
18:01Le slogan de 68
18:02s'applique bien.
18:03Mediapart est un média
18:04tenu par des militants
18:06d'extrême-gauche
18:06hostile au Rassemblement National.
18:08Il ne s'en cache pas,
18:08c'est une réalité.
18:10Mediapart est un média
18:11qui, en matière de lutte
18:13contre l'antisémitisme,
18:14n'a pas été très à la pointe
18:16ces dernières années.
18:17On va dire ça
18:17de façon très pudique
18:19parce que les propos
18:19de M. Plenel
18:23concernant le 7 octobre
18:24ou en tous les cas
18:25sur le Hamas
18:26ou sur des athlètes juifs
18:28qui avaient été assassinés.
18:29Enfin, il y a un passif
18:31entre Mediapart
18:31et l'antisémitisme
18:33qui les privent.
18:34Il a dit
18:35qu'il s'est excusé.
18:35Oui, il s'est excusé,
18:36bien sûr,
18:36donc il est pardonné,
18:37bien entendu.
18:38Mais ça veut dire
18:39qu'ils ont un passif.
18:40Ce n'est quand même pas des gens
18:42qui sont...
18:42C'est aussi des gens
18:43qui ont mis en cause...
18:44M. Plenel a mis en cause
18:45des gens avant Mediapart
18:47comme Dominique Baudis
18:48qui n'avait rien à se reprocher
18:49dans l'ignoble affaire Allègre.
18:53Donc si vous voulez...
18:53Mais pardon, Mediapart,
18:54c'est aussi l'affaire Cahuzac,
18:55c'est aussi l'affaire Sarkozy
18:56sur la LB.
18:57Ce n'est pas des gens
18:57à qui je donne immédiatement
18:59du crédit
18:59puisque de toute façon
19:00ils veulent la mort
19:01du Rassemblement National
19:02et l'échec
19:03de notre candidate
19:05Marine Le Pen
19:05et notre président.
19:08C'est le risque
19:08d'arriver les mains vides.
19:10Oui, je vous dis deux choses.
19:11Je vous dis que
19:12où Mediapart manipule
19:14l'opinion
19:15avec une sorte de barbouserie
19:17un peu glauque,
19:19on l'a vu,
19:19je vous ai parlé
19:20de Plenel et Dominique Baudis,
19:22donc on sait
19:22ce dont ils sont capables,
19:23où Mediapart,
19:24c'est eux-mêmes
19:25fait en fumée
19:27en donnant du crédit
19:29comme je le vois aussi
19:30dans les propos
19:31de M. Harfi d'ailleurs
19:32à des gens
19:32totalement infréquentables.
19:34M. Soral, etc.
19:36Infréquentables, pardon.
19:38Oui, infréquentables,
19:39on les a sortis.
19:40Infréquentables,
19:40vous les avez fréquentés
19:41votre parti,
19:42votre parti,
19:43pas vous personnellement,
19:45votre parti,
19:46on les a sortis justement
19:47sur ces questions.
19:48M. Soral,
19:48il était dans les instances
19:49du Rassemblement National.
19:50Non, il n'était pas
19:51dans les instances.
19:52Il ne faut pas dire
19:52n'importe quoi non plus.
19:53Il était conseiller,
19:54il était conseiller ORL.
19:54M. Sruitek,
19:55il a été sorti
19:57sur cette question-là.
19:58En domine-là.
19:58Justement,
19:59sur cette question-là.
20:01Donc, si vous voulez,
20:02à un moment,
20:02moi je crois que
20:03les références de Mediapart
20:04sont plus que douteuses.
20:06Sébastien Chenu,
20:08est-ce que
20:10vous savez tout ?
20:12Je m'explique.
20:13Les propos qui sont...
20:15Enfin,
20:16l'influence de Soral,
20:17c'était dans les années 2000,
20:182010,
20:19début des années 2010.
20:21Ce qui est reproché,
20:23ce qui pourrait être reproché
20:24au conditionnel
20:25à M. Bardella,
20:27c'est ce qu'il a pu dire
20:28ou écrire
20:29ou communiquer
20:30en 2013, 2014.
20:32et vous,
20:33vous êtes arrivé
20:34au Rassemblement National,
20:36me semble-t-il,
20:36il n'y a pas très longtemps.
20:38En 2014.
20:38Voilà,
20:39en 2014.
20:40Donc,
20:40vous n'avez pas le passé
20:41qu'ont beaucoup de...
20:43Pardon,
20:44de l'expression
20:45de frontistes
20:47élevés,
20:48de vieux frontistes
20:48et tout ça.
20:49Vous,
20:49vous arrivez
20:50des Républicains,
20:51ce qui était l'UMP,
20:52et vous êtes arrivé
20:54sur des idées
20:55mais vous ne connaissiez pas
20:57les arrières-cuisines.
20:59Est-ce que
21:00vous savez vraiment tout ?
21:01M. Traire,
21:02vous surestimez
21:03et c'est d'ailleurs bizarre
21:05qu'un certain nombre
21:06de journalistes,
21:07y compris dans une presse,
21:08j'allais dire,
21:10honnête
21:10et qui,
21:11politiquement,
21:12est assez éloignée
21:12de Mediapart,
21:13soit fasciné
21:14par ce genre
21:15de racontards.
21:16Je dois le comprendre là ?
21:17Oui,
21:17c'est pour vous que je dis.
21:18L'influence,
21:19l'influence de Soral
21:23est largement
21:24surestimée.
21:25L'influence de Soral
21:26est largement
21:27surestimée.
21:28Ce type était
21:28un marginal
21:30et le demeure
21:31d'ailleurs aujourd'hui.
21:32Mais en revanche,
21:33qu'il y ait des gens
21:34comme lui
21:34qui ont envie
21:35de régler des comptes
21:35et d'envoyer
21:36Jordan Bardella
21:38dans le décor,
21:38pour vous,
21:39ça vient de là.
21:40Je pense que ça peut
21:41venir de là.
21:42Et que Mediapart
21:43se soit laissé
21:45embobiner par ce genre
21:46de choses,
21:47aveuglé par la haine
21:48qu'ils ont de nous,
21:49je pense que voilà,
21:50tout ça se termine
21:50au tribunal,
21:51voyez-vous.
21:51Sébastien Cheneux,
21:52Jordan Bardella
21:52a repris la parole
21:53ce soir,
21:53très très long,
21:54message sur les réseaux sociaux,
21:55je vous donne un extrait
21:56le début.
21:57Non, tout n'est pas permis,
21:58salissez, salissez,
21:58il en restera toujours
21:59quelque chose.
22:00Cette épreuve,
22:01j'en suis convaincu,
22:01ne fera que renforcer
22:02chez les millions
22:02de Français de tous bords
22:03la certitude
22:04qu'il existe
22:05un traitement déloyal,
22:06injuste et mensonger
22:07réservé à notre famille politique
22:09par des militants
22:09d'extrême-gauche
22:10à carte de presse.
22:11Les Français seront juges.
22:13Cette dernière phrase,
22:14qu'est-ce qu'elle signifie,
22:16Sébastien Cheneux ?
22:16Est-ce qu'elle signifie
22:18que même si Mediapart
22:20arrivait demain
22:20après-demain
22:21avec des éléments
22:23probants,
22:24tangibles,
22:25Jordan Bardella
22:26ne bougerait pas ?
22:27Mais c'est quoi
22:27probants et tangibles ?
22:29Moi, j'attends
22:31de voir ce que...
22:31Ce que dit Mediapart,
22:32c'est-à-dire des messages
22:34encore une fois
22:34je cite Mediapart
22:35des échanges de mails,
22:37des messages sur Facebook,
22:38des messages sur Messenger
22:39signés Jordan Bardella.
22:41Mais moi,
22:41si je vous dis
22:42que tout ça
22:42peut être largement bidonné,
22:44je pense qu'il est...
22:45Ça peut être défaut.
22:45Ben voilà,
22:46d'ailleurs c'est la plainte.
22:47D'ailleurs je vous rappelle
22:47que la plainte
22:48que dépose Jordan Bardella,
22:49la première plainte
22:50qu'il dépose,
22:50elle est pour faux
22:51et usage de faux.
22:52Ce sont des faux grossiers,
22:53je reprends ses propos.
22:55Donc voilà,
22:56Jordan Bardella
22:57va se défendre
22:57parce que derrière lui,
22:58c'est aussi
22:59notre mouvement,
23:01nos électeurs
23:01que nous défendons.
23:03Pourquoi il ne fait pas
23:04une citation directe d'ailleurs
23:05qui permettrait au pénal
23:07d'avoir accès aux preuves
23:09plus facilement
23:09et d'obliger
23:11l'autre partie
23:12de fournir les preuves ?
23:13Je ne sais pas répondre
23:13à cette question,
23:14vous lui poserez.
23:16Mais je veux dire,
23:16nous on n'a pas de doute.
23:17On n'est pas du tout fébrile
23:18sur cette question-là.
23:19On voit bien que
23:20tous les coups
23:21vont être permis
23:22pendant cette campagne
23:23sous une certaine forme
23:24de déloyauté.
23:26Et pendant ce temps-là,
23:26on ne parle pas
23:27de la réforme pourrie
23:28des retraites d'Edouard Philippe.
23:30Et pendant ce temps-là,
23:30on ne parle pas
23:31des chiffres pourris,
23:32autorités pendant ce temps-là.
23:33Voyez-vous,
23:34il y a beaucoup de choses
23:34qui permettent de passer
23:35à l'as.
23:37Donc moi, je pense
23:38que les Français
23:38attendent autre chose
23:39et que ceux qui imaginent
23:40priver les Français
23:42d'une campagne électorale
23:43avec un débat de fond
23:44sur des propositions
23:46auxquelles les Français
23:47sont en droit
23:48d'attendre des réponses.
23:49Enfin, je veux dire,
23:50les carburants,
23:51le budget,
23:52la sécurité,
23:53enfin, le logement.
23:54Je vais faire un petit ginc
23:55sur tous les sujets
23:55qu'on va aborder après,
23:57mais pas dans cette ligne.
23:58Je suis désolé,
23:58mais il y a un débat.
23:59Et pas avec moi.
23:59Pas avec vous,
24:00j'en suis désolé,
24:01mais on a parlé d'éducation,
24:01notamment Sébastien Chenu.
24:02Une toute dernière question,
24:03Emmanuel Macron
24:04appelle le Rassemblement National
24:05à clarifier la ligne,
24:08les mots
24:08et les gens
24:09dans leur parti.
24:11Qu'est-ce que vous répondez
24:12ce soir ?
24:13On aurait envie de lui dire
24:14commence d'abord
24:15par t'appliquer
24:16ce bon conseil
24:17à toi-même.
24:18Parce que,
24:18bon, d'abord,
24:19qu'un président de la République
24:20à l'étranger,
24:22d'ailleurs,
24:22je crois qu'il y a un accord
24:24avec l'Espagne
24:24qui a été refusé
24:26dernièrement au Parlement.
24:27Donc,
24:27un président de la République
24:28s'occupe à l'étranger
24:29de la politique politicienne nationale
24:31me semble être assez loin
24:33du rôle qu'on attend de lui.
24:34Et puis surtout,
24:35il est le gardien du droit,
24:37le président de la République.
24:38Donc,
24:39balancer
24:40des affirmations
24:41alors qu'il ne connaît pas
24:42le début,
24:43ni la fin,
24:44ni les tenants,
24:44ni les aboutissants
24:45de cette affaire-là
24:46me semble être
24:47très aventureux.
24:49Encore une fois,
24:50Emmanuel Macron
24:50aurait mieux fait
24:51de tourner cette fois
24:52la langue dans sa bouche.
24:54Merci,
24:54Sébastien Chenu.
24:55Merci beaucoup
24:56d'avoir été en direct
24:56ce soir sur BFMT.