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  • il y a 6 jours
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Il y a un homme qui vous a écouté attentivement, c'est Jean-Philippe Cartier, entrepreneur, patron,
00:04je vous demanderai dans un instant s'il est riche, d'ailleurs, dans un instant,
00:05il déteste que je lui pose la question, ça le fait déjà rire derrière la caméra,
00:09mais lui, on lui a proposé et il a accepté de venir répondre à Manon Ombry,
00:14parce que les insoumis, Manon Ombry en tête, est allé encore plus loin que ce qui a pu être dit
00:18ces dernières heures pour la députée européenne.
00:20Il faut interdire les milliardaires, des milliardaires qui seraient des nuisibles,
00:24on écoute Manon Ombry et ensuite Jean-Philippe Cartier avec nous.
00:28Taxer les riches, ce n'est pas suffisant.
00:31Si l'on veut être clair dans une société où on va remettre les choses à l'endroit,
00:36c'est qu'il ne faudra pas seulement taxer les riches, mais interdire les milliardaires,
00:41parce que s'il n'y a plus de milliardaires, alors il n'y a plus personne qui détient les
00:45médias.
00:46S'il n'y a plus de milliardaires, il n'y a plus personne qui massacre la planète.
00:50Et je vais même plus loin.
00:52D'un point de vue purement économique, je veux vous convaincre aussi
00:56à quel point les milliardaires sont des formes de nuisibles.
01:00J'assume.
01:01– Bonsoir Jean-Philippe Cartier.
01:03– Bonsoir Maxime.
01:04– Merci beaucoup d'être avec nous ce soir.
01:06Vous êtes entrepreneur, notamment dans l'hôtellerie.
01:07Vous avez investi dans plusieurs dizaines d'entreprises.
01:10Et vous êtes là pour répondre à Manon Brie, notamment sur ce terme de nuisible.
01:15Juste, vous êtes riche ?
01:17– Je ne sais pas ce que ça veut dire être riche, je ne suis pas milliardaire,
01:19c'est ça la question, mais j'entreprends depuis bientôt 30 ans
01:21et j'ai gagné correctement ma vie en France.
01:23– Correctement, vous êtes au moins milliardaire, beaucoup plus que milliardaire.
01:25– Mais ça n'a aucun intérêt pour les gens qui nous écoutent.
01:28En tout cas, je défends la France de ceux qui se lèvent le matin,
01:31qui travaillent et qui en ont marre d'être stigmatisés matin, midi et soir.
01:33– Pardon, mais j'aime bien aussi que les téléspectateurs sachent exactement
01:35ce qu'ils ont à faire.
01:36– Vous aimez bien dire plein de choses, mais je ne vois pas ce que veut dire être riche.
01:39On parle des milliardaires, donc restons sur les milliardaires.
01:41– Vous avez réussi dans la vie ?
01:42– J'ai surtout réussi dans la vie, dans un pays où il était possible de réussir
01:45avec 10 000 euros en poche, qui est mon cas, en arrêtant au niveau bac,
01:48en n'ayant pas les parents et un milliardaire.
01:49Donc ça, c'est déjà la bonne nouvelle qui fait qu'on est dans un pays
01:52que, comme beaucoup d'entrepreneurs français autodidactes et d'autres,
01:55je ne reconnais plus du tout, du tout, du tout.
01:57Et les mots de ce matin, alors je prends rarement des notes, vous me connaissez,
01:59j'en ai pris parce qu'en revenant, j'ai atterri à 19h40.
02:03C'est pour vous dire à quel point j'avais envie de parler du sujet.
02:04– Vous aviez envie de venir ici ?
02:05– Voilà, pour vous dire que j'ai repris les mots,
02:07parce que d'en arriver avec des mots d'une telle haine, on va en reparler.
02:11Vous venez de les repasser, c'est pour ça que…
02:13– C'est le terme de nuisible ?
02:14– Ce n'est pas le terme de nuisible, enfin je ne sais pas si vous avez
02:16un peu de mémoire historique, mais enfin de mettre le mot « une liste »,
02:19il faut faire une liste, je ne sais pas, ça vous rappelle deux, trois idées,
02:22enfin on connaît parfois la rhétorique de LFI sur certains sujets qui les obsèdent,
02:26mais de dire « nuisible », stopper la prolifération,
02:30on est chez les fouillers, enfin dedans, mais Xavier Niel,
02:33quelqu'un que j'ai connu il y a 30 ans, qui a démarré à Créteil,
02:35qui est un entrepreneur qui permet aux Français, grâce à Iliad, d'avoir l'accès…
02:39– C'est le patron de fric.
02:40– D'avoir l'accès à une téléphonie la moins chère de France,
02:45et qui a géré un développement exceptionnel en étant un pur produit autodidacte,
02:49enfin comment on met la famille d'Asso,
02:50on met des gens qui ont des centaines de milliers de sails,
02:52on les nomme, on les pointe, on met des photos, c'est dramatique.
02:56– Mais pardon, derrière, derrière, j'attends ce que vous dites.
02:59– Attendez, je fais juste au bout de ce point,
03:00ça devrait dix fois plus vous choquer, alors tous les matins,
03:03on voit Manuel Bompard ou Mathilde Panot,
03:04on laisse parler des gens qui disent n'importe quoi sur les antennes,
03:07matin, midi et soir, on arrive à un niveau où ça ne fait plus rire personne,
03:10on peut avoir un avis…
03:12– Non, non, vous vous citez deux élus en l'occurrence,
03:14il y a une troisième avec Manon Brie,
03:16vous trouvez tous des majorités pour être élus qui sont députés
03:18et qui ouvrent évidemment votre façon à participer au débat.
03:20– Je trouve que ça devient de plus en plus grave,
03:22et si on considère que c'est d'un débat de mettre des gens en photo
03:25en les pointant parce qu'ils sont industriels, entrepreneurs
03:28et pour certains héritiers, ça me rappelle des choses assez tragiques
03:31et je trouve que ça prend une tournure que je trouve assez affligeante.
03:34– Je laisse la parole à tout le monde dans une seconde,
03:36mais simplement, la logique derrière ce que dit Manon Brie,
03:38la logique des insoumis, c'est de dire, au bout d'un moment, c'est trop.
03:43C'est-à-dire que quand on a gagné 10, 100 millions, 1 milliard, 10 milliards,
03:48ça devient trop.
03:49Et donc, il faut interdire ça.
03:51– Je vais vous répondre très sincèrement.
03:53Je pense qu'on puisse débattre d'une logique qui pourrait taxer le capital,
03:59peu importe.
03:59Moi, ce qui me pose problème, c'est que la seule solution de tous nos politiques,
04:03et vous avez une patience incroyable pour écouter tous les maires socialistes
04:05et autres depuis 40 ans, enfin pas vous, mais voilà,
04:08qui disent tous la même chose en Higuaino, j'ai un contre-lim,
04:10mais enfin, il y a 25 ans, on l'entendait déjà parler,
04:12et qui ne vous dise qu'une chose, comment on peut taxer.
04:15Il n'y a personne qui vous dit, une seule fois,
04:17comment on va descendre les défenses, comment on va baisser les dépenses,
04:20comment on va réduire les dépenses pour mieux gérer notre pays.
04:23Je vais vous dire un truc, juste, pardonnez-moi Yves,
04:25je termine par un point qui me choque profondément
04:27et qui fait vraiment écho à l'entrepreneur que je suis.
04:31Nous, notre métier, à tous, du petit patron de PME,
04:34à n'importe lequel, à Xavier Niel, c'est de trouver des solutions,
04:38ce n'est pas de trouver des victimes,
04:39ce n'est pas de dire c'est le riche, c'est le grand, c'est le beau,
04:41sinon ça va loin, c'est eux.
04:43Vous connaissez la rhétorique, je ne vais pas rentrer là-dedans,
04:45je parle de l'économie.
04:46Donc comment, pour en arriver là aujourd'hui,
04:47moi je veux un homme politique, peu importe.
04:50Moi je suis un, je vous ai raconté souvent l'anecdote
04:52de ma maman morte aux urgences,
04:53qui a attendu des heures dans un hôpital dramatique,
04:57j'ai beau avoir gagné ma vie,
04:58elle a attendu comme tout le monde, j'étais à 1500 kilomètres,
05:01elle est morte, elle n'aurait jamais dû mourir.
05:02Donc je connais l'état du service public français,
05:04je l'ai vécu il y a deux ans et demi, ma mère n'aurait jamais dû mourir.
05:06J'ai payé ma part plus que de raison,
05:10et je suis resté en France.
05:12Donc demain, est-ce qu'on peut trouver un homme politique
05:14qui considère que la sécurité sociale,
05:16et vous l'avez très justement dit,
05:18est une invention géniale,
05:19mais qui apprenne à compter,
05:21et qui gère notre pays pour que les gens qui créent et entreprennent
05:23ne soient plus stigmatisés,
05:25et qu'on comprenne qu'il n'y a qu'une chose qui compte dans un pays comme le nôtre,
05:27c'est la croissance.
05:29Et pour aller au bout de mon point,
05:31tous les pays actuellement, cher Maxime,
05:33l'Italie, vous le savez,
05:35je vous avais peut-être suivi,
05:36on n'a peut-être pas envie d'aller vivre à Istanbul,
05:39mais qu'Erdogan a fait un appel aux entrepreneurs français
05:42en ce sens zéro impôt.
05:44C'est-à-dire que tous les gens qui veulent redynamiser
05:46et réfléchir au fonctionnement économique de leur pays,
05:49cherchent à faire venir des gens qui ont des moyens.
05:52Puisque vous connaissez cette phrase,
05:53quand les gros poissons maigrissent, les petits poissons crèvent.
05:55On en a besoin, on a besoin des gens qui créent de la valeur.
05:59Et moi, je termine par dire, sans faire de polémiques,
06:04mais à quel moment ces gens payaient par nos impôts ?
06:06Parce qu'en fait, ils gagnent quand même 7 à 8 à 10 fois plus
06:08que le français moyen, tous ces gens-là.
06:09Moi, j'ai mis 10 ans à 15 ans de ma vie
06:11à me payer un billet en business class.
06:13J'ai travaillé très dur pour monter un peu à l'avant de l'avion.
06:15Ces gens-là voyagent en business class.
06:18Il faut quand même remettre, il faut que les gens entendent la réalité.
06:21Il faut qu'on discute aussi.
06:22J'ai quasiment terminé, je vous dis juste,
06:23il faut que les gens entendent que c'est une manipulation mentale
06:26avec des gens qui vivent tous 10 fois mieux qu'eux,
06:29avec de l'argent public.
06:30Et à un moment donné...
06:31Mais ça, par contre, est-ce que c'est pas un peu Poujado aussi ?
06:33Je ne le crois pas, je dis juste qu'à un moment donné,
06:35le fruit de nos dépenses, c'est le fruit de notre travail et de notre argent.
06:38Donc on va payer, vous dites, les députés, on va les payer au SMIC.
06:41Ah mais dans ce cas-là, moi j'ai dit 50 fois, faisons comme Singapour,
06:43payons un million et demi d'euros des politiques géniaux
06:47et faisons en sorte qu'ils soient payés au résultat.
06:49Oui.
06:49Ah mais aucun sujet, il faut qu'il y ait tous les maniocs de la planète.
06:53Alors, j'entends ce que vous dites et nos téléspectateurs aussi,
06:55mais alors, est-ce que vous, à votre tour, vous pouvez entendre
06:58que lorsqu'on est travailleur aujourd'hui
07:01et qu'on gagne peut-être un peu plus que le SMIC
07:03et qu'on vous entend avoir du mal à vous définir en tant que riche,
07:07alors qu'en fait, ce n'est pas très compliqué.
07:09Être riche, c'est simplement de dire
07:10est-ce qu'on est plus riche que son voisin
07:12ou que la majorité des Français ?
07:14Je ne vois pas quel est le problème
07:16et je ne vois pas pourquoi vous êtes gêné à le dire.
07:18Est-ce que vous pouvez entendre
07:19que des téléspectateurs qui nous regardent,
07:22en vous écoutant, puissent se dire
07:24pourquoi est-il si gêné à l'idée de se définir comme étant riche ?
07:27Et ma deuxième question est la suivante.
07:29Est-ce que vous pouvez entendre
07:30que lorsqu'on est simple salarié,
07:32on puisse ne pas comprendre
07:34et trouver injuste
07:35que les riches soient de plus en plus riches
07:39et de plus en plus nombreux
07:41alors que les pauvres sont de plus en plus pauvres
07:43et ce, depuis 50 ans ?
07:45Je vais vous répondre avec précision.
07:47Et ça n'a rien à voir avec le fait
07:48que vous soyez self-made man,
07:50ce qui n'enlève rien au mérite de votre parcours.
07:52Sauf que je vais vous expliquer juste un point,
07:54c'est que quand on réussit en entreprenant,
07:56on recrute des gens.
07:57Ça ne vous aura pas échappé.
07:59J'en ai recruté des centaines et des centaines,
08:01que je connais quasiment tous par leur nom.
08:03Donc, les problématiques de salaire,
08:05et c'est le sujet que vous devriez aborder
08:06matin, midi et soir,
08:07comment fait-on pour augmenter les gens ?
08:09J'allais y revenir.
08:10C'est le point que j'ai peut-être abordé.
08:10C'est ce dont on discute assez régulièrement.
08:12Mais moi, je le vis.
08:14Moi, je le vis, j'en ai des centaines.
08:15Et tous les jours, ils me disent la même chose.
08:17Ceux qui gagnaient 2003 ont besoin de 2006,
08:18ceux qui ont 3000 ont besoin de 3500.
08:20Je le vis tous les jours.
08:21Ce que ne vivent pas nos chers élus
08:22qui ne partagent pas la même problématique.
08:23Et nous, on en paye des centaines.
08:25Notamment, on l'a abordé souvent
08:26dans le métier de l'hôtellerie et de la restauration.
08:28Donc, le point numéro un,
08:29qui devrait être le point abordé,
08:31ce n'est pas stigmatiser Pierre, Paul ou Jacques,
08:33c'est comment on arrive à augmenter les gens.
08:35Et pourquoi on a du mal à augmenter les gens ?
08:36Je vais vous répondre.
08:37Vous allez aimer dire les charges.
08:38C'est très simple.
08:39Mais ce n'est pas, je vais vous dire les charges.
08:41J'ai investi dans 40 entreprises.
08:42On est le pays le plus taxé du monde.
08:45Vous embauchez quelqu'un,
08:46vous demandez à votre dirigeant,
08:47regardez votre fiche de paie.
08:48Comment on arrive à amasser plus de richesses ?
08:50Mais en fait, on en crée beaucoup, nous, de la richesse.
08:53Si je vous dis le montant de mes impôts,
08:54on parlera peut-être de la succession.
08:56Si je fais le calcul de payer la succession
08:58après ce que j'ai payé,
08:59je suis à 140 %,
09:01donc c'est quand même un modèle lunaire.
09:03Mais c'est lunaire, on marche sur la tête.
09:05Alors, soit c'est un choix de politique,
09:06de gens qui disent,
09:07voilà, on veut que tout le monde soit égalitaire,
09:08c'est un choix.
09:09Il y aura une élection, quelqu'un gagne,
09:10on change le modèle.
09:11Mais la question qui se pose,
09:12et vous avez raison,
09:13ce n'est pas se définir comme riche,
09:14parce que ce n'est pas mon sujet.
09:15Vous n'avez pas répondu à cette question-là, en tout cas.
09:16Mais parce que ce n'est pas mon sujet.
09:17Je suis entrepreneur, il y a Google,
09:19j'ai gagné ma vie.
09:20Ce n'est pas un secret,
09:20il n'y a pas de problème sur le point.
09:21Et pourquoi, d'ailleurs, on en est arrivé là ?
09:24Pourquoi on a du mal à parler d'argent ?
09:25C'est ça qui est intéressant.
09:27Le sujet, en réalité.
09:29Vous dites, vous critiquez Manon Aubry,
09:31vous êtes libre de vos propos.
09:32Je critique les mots qu'elle a employé.
09:34Vous critiquez aussi beaucoup les élus.
09:35Les élus gèrent des budgets.
09:37Il n'y a pas un élu qui ne gère pas un budget.
09:40Budget d'une région,
09:41budget d'un département,
09:42budget d'une commune.
09:43Donc, ce n'est peut-être pas leur argent,
09:46mais ce sont aussi des gestionnaires.
09:47Le sujet, c'est comment vous,
09:49vous pouvez éventuellement,
09:52essayer de faire en sorte,
09:53en effet, avec les politiques,
09:54parce qu'on est obligé d'en passer par là,
09:56c'est la représentation nationale,
09:57comment faire pour que vous et les politiques
09:59puissiez trouver les solutions ?
10:01Alors, vous nous dites qu'il faut faire des économies
10:02et augmenter les salaires.
10:03Alors, quelle est votre formule à vous ?
10:04Je vais vous répondre.
10:05Déjà, ce n'est pas mon métier.
10:06Donc, quand je vais aller en plus de mes 12 heures de travail,
10:08en l'occurrence, à la grande de vacances,
10:10je le fais parce que, justement,
10:11on est convaincu qu'on est géré
10:13de la manière la plus illogique possible.
10:15Donc, on n'a pas la prétention
10:16d'être des gens politiques.
10:17Mais vous le savez, avec Pierre Gattaz,
10:21Éric Momy, vous l'avez reçu,
10:22trop, c'est trop.
10:23On est tous en train de réfléchir
10:24et de travailler ensemble
10:24pour dire qu'il faut absolument
10:25que les gens qui créent et qui reprennent
10:27soient écoutés pour 2027.
10:29Donc, si en plus,
10:30on nous demande d'apporter les solutions,
10:31on n'aura pas été rémunérés pour,
10:33mais on va y réfléchir.
10:33Il n'y a pas de sujet.
10:35Non, non, mais on va essayer d'y réfléchir.
10:37La seule question,
10:37non, mais nous, on le fait avec grand plaisir,
10:39la seule question sur laquelle
10:41on a une réponse extrêmement précise,
10:42c'est, vous me parlez des politiques
10:43qui gèrent des budgets,
10:44vous acceptez l'idée que, pour l'instant,
10:46avec 3600 milliards de dettes,
10:48tout gouvernement confondue.
10:49Non, non, mais...
10:50Il y a l'État et les élus.
10:52Il y a deux choses différentes.
10:53Non, mais...
10:54Encore une fois,
10:55je ne sais pas sur quel terrain
10:56vous voulez m'amener.
10:56Moi, de manière big picture,
10:58j'entends vous expliquer
10:59que l'État français est en faillite.
11:01Il est en archi-faillite
11:02que les hôpitaux sont pourris,
11:03que la police ne s'affronte pas,
11:04que le moindre système est délavré.
11:06Le discours ne permet pas, en fait,
11:06de créer de la situation
11:08ou une entente nécessaire
11:09pour essayer de créer quelque chose
11:10avec les politiques.
11:11Mais parce que vous pensez
11:12que le discours de Manon Aubry
11:14crée une envie aux entrepreneurs,
11:15aux gens qui bâtissent en France
11:16de rester ?
11:17J'ai reçu 500 textos de copains
11:18qui me disent
11:18« On est chez les dingues,
11:19on est chez les fous. »
11:21Nous, on veut une chose très simple.
11:22On veut simplement
11:24pouvoir augmenter les salaires.
11:25On veut simplement
11:26que les gens vivent mieux en France.
11:28Donc la seule chose à faire,
11:29c'est de gérer autrement
11:30parce que nous,
11:31pardonnez-moi,
11:31je termine juste ce point,
11:32nous, on n'a pas de choix.
11:33On ne peut pas être
11:34à moins 500 000,
11:35moins 1 million,
11:35moins 10 millions.
11:35On n'a pas le droit
11:36de vivre comme ça.
11:37Donc il faut,
11:38il faut à un moment donné
11:41fonctionner un peu
11:41ce qu'a fait Milley récemment.
11:42Je ne cautionne pas
11:43mais le fait de dire
11:44« On ne se perdra pas,
11:45on sera punis,
11:46on sera sanctionnés
11:47si on n'arrive pas
11:47à avoir un budget. »
11:50Je vous donne la parole
11:50dans une seconde,
11:51Hitler,
11:51mais je revendis
11:51sur ce que vous disiez
11:52à l'instant,
11:52Jean-Philippe Cartier.
11:53Si la France insoumise
11:54arrive au pouvoir,
11:54que ce soit par le biais
11:55de la présidentielle
11:57ou par le biais
11:57des législatifs,
11:58qu'est-ce que vous faites ?
11:59Mais on n'a que
12:00des choix hyper complexes.
12:01Je trouve que pour l'instant,
12:02le programme économique
12:03du RN...
12:03Non mais pardon,
12:05Vous restez ou vous partez ?
12:07Moi, ça fait 25 ans
12:08que quand j'ai vendu
12:09ma première entreprise,
12:10on m'a dit de quitter la France,
12:11j'ai plein de copains
12:11qui l'ont fait,
12:12je les ai tous engueulés
12:12en disant « c'est pas bien ».
12:13Aujourd'hui,
12:14il y a plein de raisons
12:15qui font qu'on se pose
12:17de plus en plus la question
12:18d'aller être mieux accueilli
12:19ailleurs,
12:20c'est une évidence.
12:20Oui, voilà,
12:21c'est une évidence.
12:22Pourquoi on prend la parole ?
12:23Parce qu'on trouve ça affligeant.
12:24On est là à justifier
12:26la médiocrité de nos politiques,
12:27on est là à s'excuser,
12:29on n'a pas les manettes.
12:30Si on inverse le débat,
12:31pourquoi vous restez en France ?
12:32Mais j'aime mon pays
12:33plus que tout, monsieur.
12:34J'ai des centaines de salariés
12:35que j'adore et qui m'adorent.
12:37J'ai créé des centaines de choses,
12:39renseignez-vous.
12:40Dans des tas de secteurs d'activité,
12:42on parlait des médias,
12:42d'une très grande journaliste
12:43avec quelqu'un de chez vous,
12:44je viens de financer
12:45une journaliste française géniale.
12:46Ah bon, vous la connaissez ?
12:47Oui, je l'ai financée.
12:48Parce que ce que personne n'explique,
12:50c'est que quand on gagne sa vie,
12:51quand on entreprend
12:51et qu'on vend son entreprise,
12:52on réemploie cet argent
12:54dans des tas d'entreprises.
12:55J'aime plus que personne mon pays.
12:57J'en vive nulle part
12:58ailleurs qu'en France.
12:59Je suis juste affligé
13:01par la médiocrité
13:02de ce que j'entends,
13:03du débat
13:04et de manière générale.
13:05Et je voyage beaucoup.
13:06Alors vous me direz,
13:07la moitié des politiques
13:07que j'ai croisées
13:08ne sont même pas allées en Chine,
13:09ils ne savent même pas
13:09ce qui se passe ailleurs.
13:10Il faut commencer
13:10à se poser des questions.
13:11On a besoin d'un politique
13:12qui prenne des vraies décisions
13:14et qui ait du courage politique.
13:15On a besoin de courage.
13:16Pardon Yves.
13:17Alors, moi je vais dire
13:18plusieurs choses.
13:19La première,
13:20c'est que c'est intéressant
13:21d'entendre un chef d'entreprise
13:25et à chaque fois
13:25que des chefs d'entreprise
13:26ont été à des postes
13:27de responsabilité politique,
13:29ça a été un échec.
13:30C'est-à-dire que
13:31quand on est chef d'entreprise...
13:31Pour l'instant,
13:32ce n'est pas une victoire
13:32ce qui a été fait.
13:34Quand on est chef d'entreprise,
13:35ce n'est pas pour ça
13:36qu'on sait gérer un État.
13:37C'est ça simplement
13:38ce que je voulais dire.
13:39Et même si vous ne prétendez
13:40absolument pas,
13:41vous, en tout cas,
13:42et la plupart des chefs d'entreprise
13:44ne prétendent absolument pas.
13:46Et c'est là le problème.
13:47C'est qu'ils sont représentés,
13:50alors que c'est eux
13:51qui financent en partie la France,
13:53ils sont représentés,
13:54je suis désolé,
13:55par une classe politique
13:56et un personnel politique
13:57que je défends régulièrement.
13:59Contre la démagogie,
14:00et vous le savez,
14:01dans tous les forums,
14:02je suis premier à dire
14:03on arrête de cracher
14:04sur...
14:05Et on en fait un jeudi soir.
14:05...qui ne sont pas bien,
14:06ils ne sont pas payés
14:08plus que les autres.
14:10Simplement,
14:11ce qui est terrible,
14:12c'est de voir le niveau
14:13de réflexion
14:14pour essayer de remettre
14:16la France à niveau,
14:18ça c'est la première chose,
14:19et le courage
14:21qui les anime.
14:23et ils n'ont pas de courage.
14:25Et la faute principale,
14:26ce n'est pas la gauche,
14:28ce n'est pas M. Mélenchon,
14:30ce n'est pas M. Glucksmann
14:31qui ont le même discours
14:32que Jaurès, Blum,
14:35ce discours-là n'a pas changé
14:37depuis un siècle.
14:38Il avait raison, Martinon,
14:39quand on entend Mme Aubry,
14:44on a l'impression
14:45d'entendre M. Marchais
14:47il y a 50 ans.
14:48– C'était un peu dit
14:48différemment quand même.
14:49– La grande différence,
14:50je vais vous dire,
14:51c'est que ceux qui ont géré
14:52l'État,
14:53et notamment la droite,
14:56elle n'a pas eu le courage
14:57de prendre les décisions
14:59qui s'imposaient.
15:01– C'est juste.
15:01– Parce que cette droite-là,
15:03elle est complètement
15:05vérolée
15:06par la peur
15:07de ne pas être réélu
15:08et qu'à chaque fois,
15:10elle prend des décisions
15:11qui sont des décisions
15:12matinées de socialisme.
15:13Est-ce que Nicolas Sarkozy
15:16a réussi ?
15:16Il n'a pas réussi.
15:18Est-ce que Jacques Chirac
15:19avait réussi ?
15:20Il n'a pas réussi.
15:22Est-ce qu'Emmanuel Macron,
15:24dont on pensait
15:25qu'il allait libérer
15:26un peu la France,
15:27la sortir de ses carcans,
15:28faire en sorte
15:29de remettre de l'ordre
15:30dans les services publics,
15:33c'était la promesse.
15:34Il a été élu pour ça.
15:35Est-ce qu'il a réussi ?
15:36Il n'a pas réussi.
15:37Et quand ils ne réussissent pas,
15:39qu'est-ce qui se passe ?
15:40Eh bien derrière,
15:41il y a une campagne électorale,
15:42il y a des candidats
15:44qui promettent
15:45monts et merveilles,
15:46dont on sait très bien
15:47que ça foutra la France
15:49dans le mur.
15:49Eh bien c'est ça
15:50qui se passe aujourd'hui.
15:52Et moi,
15:52c'est là où il faudrait
15:53absolument demander des comptes
15:55à tous ceux
15:56qui s'appellent
15:57et qui pensent être
15:58dans le cercle des raisonnables,
16:00de la raison,
16:01qui n'ont pas le courage
16:02et qui n'ont jamais réussi
16:03à mettre en œuvre
16:04les propositions qu'ils faisaient.
16:06Merci Jean-Philippe Cartier.
16:08Merci beaucoup.
16:08Merci d'être venu
16:09avec nous ce soir
16:10sur ce plateau.
16:11On vous reviendrait.
16:12Avec plaisir.
16:12Nous reparler, évidemment.
16:13Bien sûr.
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