- il y a 9 minutes
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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TVTranscription
00:00Pierre Jouvet, bonsoir, merci d'être là.
00:01Bonsoir Maxime Switek.
00:02Député européen, Parti Socialiste, secrétaire général du PS, Richard Ramos.
00:05Bonsoir, merci d'être là.
00:06Député du Modem pour le Loiret, Alexander Nicolique pour le Rassemblement National.
00:11Le rejoindre dans un instant, Anne-Saura Dubois avec nous.
00:13Bonsoir Maxime.
00:14Yves Tréhard, Lisa Hadef.
00:16Bonsoir Maxime.
00:17Histoire que tout le monde, en plateau et chez vous, tout le monde ait les mêmes degrés d'information.
00:21Lisa Hadef, c'est important ce soir.
00:23Est-ce qu'on peut résumer aux téléspectateurs qui nous regardent ce qu'a annoncé très concrètement le gouvernement aujourd
00:27'hui ?
00:27Alors, ce n'est pas vraiment une nouvelle aide, mais plutôt un renouvellement de l'aide Grand Rouleur de 100
00:32euros
00:32pour les mois d'octobre, les mois de novembre et de décembre.
00:35Ça concerne désormais 5,5 millions de Français.
00:37Donc 5,5 millions de Français sont éligibles, c'était 3 millions auparavant.
00:41Puisque maintenant, entre dans les bénéficiaires, les personnes qui gagnent jusqu'à 2 035 euros net par mois pour une
00:48personne seule
00:48et 6 104 euros net précisément par mois pour un couple avec enfant.
00:53Pour ceux qui l'ont déjà demandé cette aide, le versement sera automatique, donc pas pour les nouveaux éligibles.
01:00Le gouvernement annonce et affiche en grand que le montant de la réduction sur le litre de carburant passe de
01:0620 centimes à 40 centimes.
01:09Mais c'est la même aide qu'avant puisqu'on passe par litre, pardon, puisqu'on passe de 20 centimes
01:12sur le litre pendant 6 mois
01:14à 40 centimes sur le litre pendant 3 mois.
01:17Mais à la fin, ça fait toujours 100 euros d'aide.
01:18En clair, l'aide est prolongée dans le temps.
01:21La vraie nouveauté annoncée aujourd'hui, c'est qu'il y a davantage de Français qui sont concernés.
01:25L'aide au carburant destiné aux pêcheurs est prolongée jusqu'à fin décembre.
01:29Il y a aussi la reconduction de l'aide GNR pour les agriculteurs à l'identique, 15 centimes d'euros
01:34par litre.
01:35Et pour le secteur du BTP, même chose, reconduction de l'aide GNR à hauteur de 20 centimes d'euros
01:40par litre.
01:40Je crois que j'ai été exhaustive.
01:41Pierre Jouvet, est-ce que vous applaudissez ce soir ?
01:44Ça fait partie des mesures qui commencent à aller dans le bon sens.
01:47Non, mais je veux dire, il faut être assez objectif quand même sur ce débat.
01:51Il y a un moment, la réalité, on la voit sous nos yeux, il y a une réalité qui est
01:56indépendante de la volonté du gouvernement
01:58et de quelques gouvernements que ce soit.
02:00C'est-à-dire qu'on est...
02:01Ce dont on vient de parler, tout le côté géopolitique et géopolitique.
02:03C'est-à-dire que le représentant du RN n'est pas encore là, donc on en redébattra avec lui
02:07tout à l'heure.
02:07Mais les conséquences sont des conséquences géopolitiques.
02:11Et donc le prix du baril et donc le prix à la pompe est la résultante de choix géopolitiques de
02:18la part de Donald Trump.
02:20Bon, donc on est dans un moment politique où on connaît aussi la situation financière de notre pays.
02:24Et on est en plein débat budgétaire.
02:26Le débat budgétaire va commencer.
02:28Moi, je considère qu'il est illusoire de faire croire qu'on va continuer à balancer des milliards, des dizaines
02:33de milliards, des centaines de milliards
02:35pour aller engloutir dans le fond des aides au carburant.
02:40Le sujet, maintenant, et on aura l'occasion puisque ce débat est un peu long, c'est que je pense
02:44qu'on doit sortir de la plomberie.
02:46Et moi, j'attends maintenant, puisque le président de la République va s'exprimer jeudi, il faut aller dans la
02:50perspective.
02:51La politique, c'est de la mesure de court terme, d'urgence.
02:53Les Français en ont besoin parce que les Français sont asphyxiés quand ils font le plein.
02:57Moi, vous le savez, je suis d'un territoire rural, la Drôme.
02:59J'ai été maire d'une commune Saint-Vallier.
03:01Les gens font le plein une fois par semaine.
03:04C'est très compliqué de se déplacer.
03:05Je suppose, comme chez vous dans le Loiret, ça coûte de plus en plus cher.
03:08Donc, on doit aller sur de la perspective d'avenir.
03:10Et la perspective d'avenir, c'est qu'on doit impérativement sortir de notre dépendance au pétrole.
03:14Et ça, c'est un sujet...
03:15Pardon, ça, c'est le long terme.
03:17Moi, ce qui m'intéresse...
03:18C'est aussi le moyen terme.
03:20C'est-à-dire qu'en fait, il faut aussi, d'ores et déjà, dans les moments de crise,
03:24être en capacité d'anticiper les gestions pour l'avenir.
03:28Je suis assez surpris, pour ne pas dire d'autres mots, de votre propos,
03:34qui me fait dire, mais je surinterprète sans doute,
03:38que vous allez être plutôt conciliant sur le budget.
03:42Parce que le propos que vous dites, c'est un propos qui consiste à dire,
03:46il y a des causes exogènes,
03:48mais on n'a pas les moyens de dépenser de l'argent et d'ouvrir les vannes
03:53comme certains le souhaiteraient, notamment votre voisin qui va arriver.
03:57Et j'ai connu un parti socialiste beaucoup plus vindicatif.
04:01Vous seriez devenu raisonnable, c'est ce que c'est en train de vous dire Yves Tréhard.
04:03C'est ce que Maxime traduit dans la pensée.
04:06C'est exactement le mot.
04:07On va parler de la question fiscale et budget.
04:11On se dit, s'ici là, ils ne veulent pas qu'on dépense trop,
04:14ça veut dire que sur le budget, ils pourraient être susceptibles,
04:18je parle des socialistes, ils pourraient être susceptibles
04:21de s'accommoder d'un budget qui est assez exigeant
04:24sur le plan des économies budgétaires,
04:27même si, je le rappelle, ce ne sont pas des économies budgétaires.
04:29Alors vous allez pouvoir répondre, je voudrais entendre Richard Ramos quand même.
04:31On y reviendra sur le budget.
04:33Richard Ramos, est-ce que pour vous,
04:35ce qui a été annoncé aujourd'hui est de nature à calmer la colère, tout simplement ?
04:39Une partie de la colère.
04:40En tout cas, ce qui a été annoncé, c'est des bonnes mesures.
04:42Vous savez, la France, elle est surendettée.
04:44C'est quand même un ménage qui aurait fait plein de crédits.
04:46Mais il y a les enfants qui meurent de faim.
04:48Vous allez commencer par d'abord les nourrir.
04:51Donc là, on a une urgence.
04:53Et donc, dans cette urgence-là, il fallait répondre.
04:55Il fallait répondre aux gros rouleurs.
04:58Il fallait réélargir l'assiette, c'est fait.
05:00On a les infirmiers, les infirmières libérales.
05:02Il fallait le faire.
05:03Après, il ne faut pas mélanger tous les débats.
05:07Après, est-ce qu'on n'a pas les moyens parce qu'on n'a pas été bon,
05:10parce qu'on est là depuis dix ans ?
05:12Et là, on répondra à ça à la présidentielle.
05:14Là où c'est assez surprenant, c'est que moi, je lis dans la lecture
05:17de ce qu'il dit notre collègue député européen,
05:21que peut-être qu'à un moment donné,
05:22où les Français sont chahutés comme jamais,
05:26auxquels ils sont à dix centimes près,
05:28auxquels la crise climatique va faire que le prix de l'alimentation,
05:31dans trois, quatre mois, va encore flamber.
05:34Ça ne flambe pas encore, mais ça va y aller.
05:36Peut-être qu'il faut une unité nationale pour se dire
05:38qu'on va arrêter de jouer avec les peurs des Français
05:42parce que les Français sont conscients que c'est international
05:46et que derrière, il va y avoir une présidentielle
05:49et on réglera si on a été bon.
05:50– Pardon, les Français sont aussi conscients de ce qui se passe à la pompe,
05:52c'est-à-dire qu'on est à plus de 50% de taxes sur le prix du carburant.
05:56Donc il y a évidemment ce qui se passe au Moyen-Orient,
05:58on vient d'en parler avec Gilles Keppel,
06:00mais il y a aussi ce qui se passe directement à la pompe.
06:02– Les gens, ils voulaient une réponse.
06:05Le gouvernement a apporté en partie la réponse.
06:08En partie la réponse.
06:10La difficulté pour le gouvernement, on le voit bien,
06:12ce qui est normal, vu les finances,
06:15il a une vision à trois mois parce qu'il se dit
06:17qu'on peut espérer un retournement, une situation un peu différenciée
06:21et faire en sorte qu'on retrouve un prix plus équilibré.
06:25C'est ça le calcul du gouvernement, mais il est normal.
06:28On vit cette crise comme quelque chose qu'on l'espère est conjoncturel.
06:32– Anne, on n'a toujours pas de baisse de taxes ce soir ?
06:34– Non, on n'a toujours pas de baisse de taxes ce soir
06:36et de toute façon, le gouvernement l'exclut totalement.
06:39Le ministre de l'Économie l'a exclu de nouveau ce matin,
06:42malgré la demande de certaines personnalités,
06:45de certains partis politiques,
06:46malgré la demande aussi d'un certain nombre de Français.
06:48Il y a une majorité des Français aujourd'hui,
06:49c'est les sondages qui le disent,
06:50qui souhaitent que l'État baisse les taxes sur le pétrole.
06:53Ça n'est pas envisageable dans l'État.
06:54La seule chose qu'a dit le gouvernement,
06:56c'est la règle du zéro cagnotte.
06:58Il n'y a pas eu de cagnotte, il n'y en aura pas.
07:00– On va reparler de la cagnotte dans un instant.
07:01– Tout ce qui aura d'excès perçu par l'État
07:03via les taxes sur le carburant,
07:06ça sera reversé aux Français et ça sera enterriné.
07:10– On va reparler de la non-cagnotte d'ailleurs.
07:12– Et en expliquant que quand on est sur une crise des carburants,
07:17le fait est, c'est qu'il y a moins de volume.
07:19Et donc les recettes fiscales pour l'État sont moindres
07:21parce qu'il y a moins de volume.
07:23– Là où je suis surpris, un peu comme Yves Tréard,
07:25c'est un peu de votre optimisme,
07:26c'est-à-dire que demain, sur les marchés dans vos circonscriptions,
07:29vous vous dites, tiens, la colère sera calmée,
07:32100 euros pour trois mois.
07:33Ce n'est pas 100 euros par mois pendant trois mois,
07:34c'est 100 euros pour trois mois.
07:35C'est-à-dire qu'on vous donne une aide de 33 euros
07:39par mois pour les mois qui viennent.
07:40– Mais qu'on s'entende bien, les annonces malheureusement
07:43du gouvernement aujourd'hui ne calmeront pas ça.
07:46Ça ne peut pas calmer ça quand aujourd'hui,
07:49nous sommes le 22 septembre et vous avez un Français sur trois
07:53qui là est à découvert et va faire un choix
07:55entre faire un peu de plein pour aller travailler
07:58et faire les courses pour remplir son frigo.
08:01La situation, elle est plus globale.
08:03La situation, c'est un problème de reste à vivre,
08:05c'est un problème de salaire, c'est un problème aujourd'hui
08:08qui ne sera pas réglé malheureusement avec 10, 15 ou 20 centimes de moins.
08:12Rendons-nous compte un instant et on le voit tous à la pompe.
08:15La crise des Gilets jaunes a démarré,
08:17le prix du gasoil c'était 1,50 euros le litre.
08:19– Oui, bien sûr. – On est à 2,40 euros.
08:21À la fin de la semaine, a priori, vu les annonces qui nous arrivent
08:24de l'autre bout du monde, on sera sans doute à 2,50 euros
08:26et il y a un risque encore de débordement de ce point de vue-là.
08:29Donc il est évident que même si les 10 centimes sont à prendre,
08:32même si le fait d'augmenter pour les gros rouleurs
08:34et même si augmenter l'assiette est une bonne solution,
08:37il est évident que ça ne réglera rien.
08:39La problématique et la difficulté face à laquelle on est,
08:42c'est qu'il y a déjà eu des aides carburants massives
08:44qui avaient été données dans le passé,
08:46notamment 2022, 2023, 2024.
08:5070 milliards d'euros.
08:50– 70 milliards, ça coûte à l'État.
08:52– Bon, 70 milliards d'euros.
08:54C'est de l'argent qu'on prend, qu'on brûle au milieu de la table
08:56et qu'on dit, voilà, paf, on balance de l'argent, c'est cramé.
08:59On n'a pas réindustrialisé, on n'a pas créé de croissance,
09:02on a désasphyxié une part de la population
09:05qui, aujourd'hui, il faut entendre ce cri d'alarme
09:07et je crois que chacun l'entend aujourd'hui
09:09et vous en faites l'écho sur BFM régulièrement.
09:11Les gens choisissent entre les moments où ils sortent
09:14pour prendre leur voiture.
09:15– Précisément, Pierre Jouvet, regardez les chiffres
09:18qui ont été annoncés aujourd'hui.
09:19Indicateur de la baisse de consommation de carburant,
09:21moins 30%.
09:22– Bien sûr.
09:23– Moins 30% sur les dix derniers jours.
09:24– Bien sûr.
09:25– On est tombé de notre chaise cet après-midi
09:26en découvrant ces chiffres donnés par le gouvernement.
09:28On a demandé au gouvernement si ce n'était pas trompé.
09:30Non, non, moins 30% de consommation de carburant
09:32sur les dix derniers jours.
09:34Donc là, on est quand même face à un problème
09:36qui va au-delà de « il faut une petite aide », etc.
09:38– Bien sûr.
09:38– Quand vous avez 30% de consommation de carburant en moins.
09:41– Et c'est pour ça qu'on est sur un sujet
09:42et ce que je disais tout à l'heure,
09:43j'entends que dans des moments de crise,
09:45c'est un discours qui est un peu iconoclaste,
09:47celui que je tiens et je l'entends,
09:49de dire qu'on doit répondre à l'urgence, certes,
09:51mais il y a un sujet qui fait système.
09:53Et le sujet qui fait système, c'est tant qu'on ne sortira pas
09:56de notre dépendance au pétrole, on sera coincé.
09:59La vérité, c'est que la France n'a pas de pétrole,
10:02elle n'en aura jamais, mais elle a de l'électricité.
10:04Et on ne le fait pas, on ne fait pas cette transition massive.
10:08Les 70 milliards, pardon Yves Tréard, juste un instant, je termine.
10:11Si les 70 milliards d'euros qui avaient été donnés sur des aides
10:15pour permettre aux gens de faire le plein,
10:17on les avait investis de manière massive
10:19pour aider à la transition écologique pour les voitures
10:22et qu'on avait fait un plan.
10:25Non mais on peut faire un plan.
10:26J'ai fait une tribune dans la tribune dimanche
10:28que je vous invite à lire.
10:29Un million de véhicules par an,
10:31un million de véhicules par an,
10:33avec une aide de prime à la casse de 5 000 euros
10:35pour changer les véhicules,
10:36plus une aide de l'État de 5 000 euros,
10:38c'était finançable.
10:39Vous relancez l'industrie,
10:41vous recréez de la croissance
10:42et de la consommation directe derrière,
10:44vous changez le parc automobile
10:45et vous sortez de la dépendance au pétrole.
10:46C'est ça qui a manqué ces dernières années
10:48et c'est ce vers quoi on doit aller
10:50en plus des réponses d'urgence.
10:51Sauf que les voitures électriques viennent,
10:52comme vous le savez, beaucoup de Chine.
10:54Et c'est d'ailleurs pour ça,
10:55comme vous le savez,
10:55que je suis rapporteur d'un texte très important
10:57au Parlement européen
10:57qui s'appelle l'IA,
10:58l'Industrial Accélérateur Act
11:00et qui porte la préférence européenne sur ce sujet.
11:02Je trouve qu'on a affaire,
11:04si vous me permettez,
11:05à un socialiste justement de la nouvelle gauche,
11:09comme disait Michel Rocard,
11:10c'est-à-dire tout à fait raisonnable.
11:13Et à vos propos, on se dit,
11:15tiens, mais il n'appelle pas,
11:17alors que j'avais cru comprendre
11:18que M. Fort disait,
11:20si jamais il y a un mouvement de colère dans les rues,
11:24j'avais compris que M. Fort,
11:25il ne contadonnait pas,
11:27il serait plutôt en soutien.
11:28Mais ce n'est pas ce que je comprends de vos propos.
11:31Mais moi, je ne condamnerai pas non plus,
11:32parce que je vois la réalité,
11:33si vous voulez,
11:34de citoyens qui sont pris à la gorge.
11:35Mais j'essaye de tenir,
11:37vous avez cité Michel Rocard,
11:38sans doute parce que je parle
11:39de planification économique
11:40et je m'inscris dans ces pas-là.
11:42Et je le...
11:43Effectivement.
11:45Mais moi, je comprends la vérité.
11:46Et la réalité des prix,
11:48150 euros,
11:48un plein d'essence
11:49quand vous êtes au SMIC,
11:50c'est 10% de votre salaire.
11:51Voilà la vérité.
11:52Et avec la ruralité,
11:53et avec la ruralité,
11:54moi qui suis comme vous,
11:55un élu rural,
11:58il y a un moment donné,
11:59on a viré les pauvres des centres-villes
12:01en faisant grimper les mètres carrés.
12:03Et maintenant, on leur dit,
12:04il faut que tu payes.
12:05C'était déjà ça, les gilets jaunes.
12:08La colère, elle est là.
12:11Moi, je ne dis pas que la colère n'est pas là.
12:13On le sent bien.
12:14Il y a une pression qui est très, très forte.
12:17Il y a des gens...
12:18Mais une pression qui n'est pas une colère hypothétique,
12:21ce n'est pas un ressenti.
12:22C'est qu'il n'y a pas de pognon
12:23pour aller mettre de l'argent dans la bagnole.
12:25Et donc, là, il faut être très, très attentif.
12:28Et on n'a pas parlé dans les mesures
12:29la possibilité...
12:31On a augmenté la possibilité
12:32pour les entreprises
12:34de pouvoir redonner...
12:35De verser une prime carburante.
12:36Oui, mais ça, c'est très, très important.
12:37De 100 à 1 000 euros.
12:38Je vous dis à...
12:39Pardon, même les artisans chez moi
12:41qui me disent,
12:42mais moi, pour faire finir mes chantiers,
12:44j'ai des gars qui m'ont dit,
12:45on va se foutre en maladie.
12:47Et donc, là, il a dit,
12:48moi, je veux bien essayer
12:49de donner 50 balles.
12:50Richard Ramos, est-ce que...
12:51Pardon, mais le gouvernement, là, aujourd'hui,
12:54vous disiez, les Français sont étranglés,
12:55ils sont pris à la gorge.
12:56Le gouvernement, d'une certaine manière,
12:58est pris à la gorge.
12:58Il n'y a plus de sous.
12:59On a bien compris le tableau
13:01qui a été dressé cet après-midi.
13:02Est-ce que le but,
13:03ce n'est pas tout simplement
13:03de gagner du temps ?
13:04Commentaire d'un ministre
13:05dans le journal Le Monde ce soir.
13:06Il faut savoir verser
13:07quelques centaines de millions d'euros
13:08pour ne pas être obligé
13:09d'en dépenser des milliards plus tard.
13:11Oui, mais ce n'est pas honteux
13:13de gagner du temps
13:14pour essayer de faire gagner du temps
13:16en français
13:16pour qu'ils puissent mettre
13:17de l'essence dans leur voiture.
13:19Ce n'est pas une honte, ça.
13:20Je veux dire,
13:21il faut juste être réaliste.
13:23Oui, le gouvernement
13:24cherche à gagner du temps,
13:26mais pour faire gagner du temps
13:27aux Français.
13:28Je veux dire,
13:29puis l'argent du gouvernement,
13:30c'est l'argent des Français.
13:31Donc oui,
13:32et dans cet élément-là,
13:34ils ont une vision à trois mois.
13:36Ils essaient que ça tienne,
13:37que le bateau...
13:38Ça peut arriver,
13:39M. Switek,
13:40ça peut arriver,
13:40mais qu'on ne se retrouve pas
13:42avec une crise des gilets jaunes
13:43et qui amplifie cette crise,
13:45qui est cette crise économique.
13:46Les gilets jaunes,
13:47déroulement,
13:48acte 1, acte 2, acte 20, acte 1,
13:50et ensuite 10 milliards.
13:52Absolument.
13:52Mais il y a un sujet...
13:53Alors attendez,
13:54parce qu'Alexander Nicolique
13:54nous rejoint
13:55pour le Rassemblement national.
13:57Venez,
13:57Alexandander Nicolique,
13:58député européen
13:58et porte par l'URL.
13:59Merci d'être là.
14:00Merci à vous.
14:02On a des deux côtés de la table,
14:05du côté de Richard Ramot,
14:06du côté de Pierre Jouvet.
14:08Alors,
14:08je ne vais pas dire
14:08des applaudissements
14:10à la décision prise
14:11par le gouvernement.
14:12Tout le monde est conscient
14:13des limites
14:13de l'exercice aujourd'hui.
14:15Mais le fait de dire,
14:15en gros,
14:16le gouvernement fait ce qu'il peut
14:17et a fait le maximum qu'il pouvait.
14:18Qu'est-ce que vous dites-vous
14:19face à cette nouvelle aide ?
14:20Que c'est évidemment dérisoire
14:22au regard de la crise,
14:24mais surtout,
14:25c'est encore donner des aides,
14:26augmenter les dépenses publiques
14:27de ce pays,
14:28alors que le vrai problème
14:30qu'on a,
14:30c'est le niveau de la fiscalité.
14:32C'est le taux
14:33de prélèvement obligatoire global
14:34et les impôts
14:35qu'il peut y avoir,
14:36les taxes qu'il peut y avoir
14:37sur le carburant aujourd'hui.
14:39L'Espagne,
14:39par exemple,
14:40quand on dit
14:40que le gouvernement espagnol
14:41a aidé,
14:42ils ont baissé les taxes
14:43de 24 à 10 %
14:44jusqu'au 1er juillet
14:45et là,
14:46ils veulent rebaisser encore les taxes.
14:48Je remarque une chose,
14:49que ce qui coûte vraiment,
14:50c'est justement
14:50de ne pas baisser les taxes
14:51parce que le gouvernement
14:53que vous représentez
14:53nous dit
14:54si la croissance a baissé,
14:55c'est à cause de la crise
14:56justement du carburant.
14:57On était,
14:59il y avait une annonce
14:59de 1 % de croissance
15:02et aujourd'hui,
15:03l'INSEE nous dit 0,4 %.
15:04Je rappelle que 0,1 %
15:06de baisse de croissance,
15:07c'est 3 milliards d'euros.
15:08Donc là,
15:08on a déjà perdu 18 milliards d'euros.
15:10Moi, je pense que
15:11si on continue comme ça,
15:11on entrera même en récession
15:13et donc,
15:14ce que je vous le dis,
15:14si on tombe à 0,
15:15c'est 30 milliards
15:16que la France aura perdu.
15:17Vous dites quoi ?
15:18Le gouvernement aurait déjà dit
15:18donner plus d'air ?
15:19L'Espagne est à plus de 2 %
15:20de croissance par exemple.
15:21L'Espagne, pardon.
15:22L'Espagne est à plus de 2 %
15:23de croissance
15:23parce qu'ils ont pris
15:24des dispositions
15:25pour ne pas faire en sorte
15:26que la consommation baisse.
15:28Là, on voit une baisse
15:29de la consommation de 30 %.
15:30Vous, c'est baisse des taxes,
15:32bien sûr, oui.
15:33davantage du coût
15:34de consommation,
15:36augmentation de la croissance
15:37et des rentrées d'argent
15:38pour l'État finalement
15:40parce que comme on augmente
15:41la croissance,
15:42il y a besoin d'argent
15:43et au final,
15:44la TIC,
15:45les assises sont...
15:46Ken sort de ce corps.
15:48Non mais,
15:49moi je...
15:49Comment ?
15:49C'est Ken sort de ce corps.
15:51Je veux dire,
15:51en économie,
15:52on nous apprenait ça.
15:54C'est assez...
15:54On a eu...
15:55On a eu...
15:56Il ne distribue pas d'argent,
15:57M. Pompos.
15:58Oui, mais...
15:58Il ne distribue pas d'argent.
15:59Vous, vous, vous augmentez
16:00les impôts par la consommation.
16:01Vous avez fait embaucher
16:02des fonctionnaires
16:02pour organiser la distribution.
16:03Moi, je pense qu'il faut aider
16:04les entreprises
16:05pour gagner en compétitivité
16:07et c'est ça qui fait la croissance.
16:07Non, il faut diminuer
16:08les impôts des entreprises.
16:09C'est ça qui fera
16:09qu'ils auront plus de croissance
16:10et qu'ils pourront plus investir.
16:11Il faut diminuer leurs dépenses,
16:12leurs charges.
16:13On est d'accord qu'à la fin,
16:14ça ne règle pas le problème
16:16immédiatement sur le budget.
16:17C'est-à-dire que vous,
16:17vous dites moins d'aides
16:19mais moins de recettes
16:20si vous baissez les taxes.
16:21Oui, mais on n'a pas...
16:21Moins de dépenses,
16:23vous ne voulez pas moins...
16:23Notre problème dans ce pays,
16:25c'est qu'il y a trop de dépenses.
16:25Vous aurez moins de recettes.
16:26Et justement,
16:35sur une éventuelle baisse de croissance.
16:37Mais nous, ce qu'on dit,
16:38c'est que les certificats
16:39d'économie d'énergie aujourd'hui
16:40qui rapportent 8,7 milliards,
16:42vous savez qu'ils sont réfléchés.
16:43D'ailleurs, ils sont épinglés
16:44par la Cour des comptes
16:44qui servent à financer
16:46des éoliennes,
16:47des pompes à chaleur
16:47mais avec quelque chose
16:49d'assez obscur
16:49parce que même la Cour des comptes
16:50dit que c'est assez obscur.
16:51C'est 8,7 milliards.
16:54C'est 8,7 milliards.
16:55C'est 64 milliards aussi.
16:57Dans la différence, justement,
16:58de recettes qu'il y a
16:59sur la télé.
17:01Vous voulez que je vous donnez
17:02un exemple ?
17:02À quoi servent les CE ?
17:04Les CE, ça ne sert pas
17:05les certificats d'économie d'énergie.
17:07Vous regardez ça cet après-midi.
17:09Pardon pour la pub
17:09de chez Dacia.
17:10Voiture électrique,
17:11elle coûte un peu plus
17:12de 17 000 euros.
17:13Il y a un peu plus de 6 000 euros
17:14de certificats d'économie d'énergie.
17:16Donc, ça devient
17:17autour de 11 000 à 12 000 euros
17:19pour s'acheter
17:20le premier prix
17:21d'une voiture électrique
17:21en France.
17:22Ce qui est abordable.
17:22Ce qui devient abordable
17:24pour un certain nombre
17:24de téléspectateurs
17:25qui nous regardent ce soir.
17:26Voilà à quoi servent les CE.
17:27Donc, on ne peut pas dire simplement...
17:28Non, non, ce n'est pas vrai.
17:29Ce n'est pas que ça.
17:30Pas que ça.
17:31Ça sert à ça,
17:32pour voir le chaleur, etc.
17:32Vous l'avez dit.
17:33Donc, ce n'est pas simplement
17:34pour le plaisir
17:35de piquer 18 centimes
17:37par l'idée d'essence.
17:37Là, en l'occurrence,
17:38vous prenez sur le pouvoir
17:39d'achat des Français
17:39qui, aujourd'hui,
17:41vont avoir leur pouvoir
17:42d'achat pénalisé,
17:43qui vont dégager
17:44moins d'épargne possible
17:46pour peut-être investir
17:47pour acheter une voiture.
17:48Et peut-être qu'ils ne pourront pas
17:49l'acheter, la voiture électrique,
17:50justement, à cause
17:51de ces certificats
17:52d'économie d'énergie.
17:53Parce qu'aujourd'hui,
17:53il y a quand même un problème.
17:54C'est que vous prenez
17:55la Peugeot 208,
17:56je vous invite à vérifier,
17:58c'est 47% plus cher
17:59pour une voiture électrique
18:00en version électrique
18:01qu'en version thermique,
18:03malgré les aides.
18:04Donc, vous prenez la Corsa,
18:05on est à peu près
18:06sur 50% aujourd'hui plus cher.
18:08Donc, aujourd'hui,
18:08un Français qui voit
18:09son pouvoir d'achat
18:10encore diminuer,
18:11malheureusement,
18:12vous pouvez faire ce que vous voulez,
18:13il n'est pas prêt
18:13de l'acheter, la voiture électrique.
18:14Mais attendez,
18:14Alexandre Nancolique,
18:14je reprends votre argument
18:15pour le soumettre
18:16à Richard Ramos.
18:17Votre argument,
18:17c'est de dire,
18:23qu'on aura, comment dire,
18:25plus de croissance,
18:26plus de consommation,
18:27alors que l'on voit
18:27que c'est en train de ralentir,
18:29notamment sur la consommation
18:30de carburant.
18:30Qu'est-ce que vous répondez
18:31à cet argument-là ?
18:32Non, moi d'abord,
18:32je pense qu'il faut faire
18:33très très attention
18:34parce qu'il faut répondre
18:36à l'immédiateté.
18:38L'immédiateté, oui,
18:39il faut redonner,
18:40c'est ce qu'a fait le gouvernement,
18:41il faut redonner
18:42un peu de pouvoir d'achat.
18:45faire baisser immédiatement
18:46et pour longtemps
18:48les taxes sur le pétrole,
18:50c'est mettre à mal
18:52toute la filière électrique.
18:53C'est-à-dire que si on commence
18:54à baisser les taxes
18:55sur le pétrole,
18:56je parle dans l'après-crise,
18:59eh bien,
18:59c'est ne pas défendre
19:01bec et ongles,
19:02je dirais,
19:02notre filière électrique.
19:03Moi, je pense que,
19:04par exemple,
19:04la caisse de dépôt
19:05et consignation
19:06doivent,
19:07dans les gens
19:07qui n'ont pas les moyens,
19:08alors, il y a la voiture électrique
19:10qui est abordable
19:10pour une partie.
19:11Mais il faut généraliser tout ça.
19:13Il faut faire en sorte
19:13que quelqu'un qui travaille,
19:15qui a un CDI,
19:16la caisse des dépôts
19:18cautionne l'achat
19:19d'une voiture électrique.
19:20Parce qu'après,
19:21quand on voit le coût
19:23de la voiture électrique,
19:23quand on regarde,
19:24par rapport, nous,
19:25les gens dans la ruralité,
19:26avec des gens
19:26qui ont des vieilles bagnoles
19:27et qui consomment
19:28entre 7 et 10 litres au 100,
19:30eh bien, finalement,
19:31chaque mois,
19:33ça peut équilibrer les comptes.
19:34Je ne peux pas l'investir.
19:36Et donc, moi,
19:37je ne veux pas
19:37qu'on augmente,
19:38qu'on baisse de trop
19:39les taxes sur le pétrole
19:40et qu'on s'embouffe
19:43pendant 3 mois
19:44ou 4 mois
19:45pour passer cette crise.
19:47Un petit élément
19:48qui venait de Bercy ce soir,
19:49alors qu'il ne le hurle pas non plus,
19:51mais dans le fait
19:51de ne pas baisser les taxes,
19:52il y a aussi l'idée
19:54qu'est-ce qu'on est vraiment sûr
19:55à 100%
19:56que tous les distributeurs
19:57vont bien répercuter
19:58cette baisse de taxes.
19:59Mais ce que Diane saura du bois
20:00est essentiel
20:01parce qu'on a un passif.
20:02Personne ne le crie,
20:03mais il y a un doute.
20:04Mais pourquoi il y a un doute ?
20:06Parce qu'il y a un passif
20:07dans ce pays.
20:08C'est une réalité.
20:09Mais messieurs,
20:09comment vous pouvez comparer ?
20:11C'est-à-dire que
20:12le prix de Nicolas Sarkozy
20:14arrivait à l'époque,
20:15clamait la même simplicité
20:17par la même démagogie,
20:19a baissé la part de TVA
20:22sur la restauration.
20:23C'est ce qui s'est passé.
20:26Le prix de l'assiette
20:28au restaurant
20:28n'a pas changé.
20:30Et donc,
20:30en réalité,
20:31c'est que la baisse
20:32comme ça,
20:33sans ciblage...
20:34C'est marrant comme approche.
20:35Je vais vous dire...
20:36La baisse sans ciblage...
20:36Je vais vous donner la parole.
20:38Je vous laisse parler.
20:39Mais la baisse sans ciblage,
20:40la réalité,
20:41c'est que derrière,
20:42c'est les distributeurs
20:43qui peuvent ensuite
20:44récupérer la marge.
20:44Il vaut mieux récupérer
20:45sur la marge des distributeurs.
20:47Il vaut mieux récupérer
20:48sur les super-profits.
20:49Et là,
20:49j'ai un désaccord,
20:50par exemple,
20:50avec le gouvernement.
20:51Il y a des gouvernements
20:53italiens,
20:54espagnols,
20:54vous les avez cités,
20:55polonais,
20:56autrichiens et allemands
20:57et même les tchèques
20:58qui ont demandé
21:00à Mme von der Leyen
21:01de mettre en place
21:02le mécanisme de taxation
21:04sur les super-profits
21:05réalisé par les pétroliers.
21:07Le gouvernement,
21:07pour l'instant,
21:08s'y refuse.
21:09Ça, c'est une piste
21:10à aller chercher.
21:11On prend les éléments
21:12les uns après les autres
21:12avant de parler
21:13des super-profits.
21:14Simplement,
21:14l'argument qui est de dire
21:15regardez ce qu'on a vécu
21:16dans la restauration
21:17où on a baissé
21:18les taxes massivement
21:19et que ça ne s'est pas
21:20répercuté sur l'addition
21:21que l'on paye tous
21:21aux restaurants.
21:22Mais, en fait,
21:23évidemment qu'on ne peut pas
21:24comparer des restaurants
21:25où vous avez
21:26des modes de consommation
21:27qui sont très différents
21:28et un prix fixe
21:30aujourd'hui
21:30qui est affiché,
21:31qui est comparé
21:32sur les réseaux sociaux,
21:33savoir qu'aujourd'hui
21:34quelle enseigne
21:35met le carburant
21:37moins cher
21:37avec des restaurants.
21:39Il n'y a pas
21:39d'indice de la bavette.
21:41Oui, vous n'avez pas
21:42un prix fixe
21:42sur la bavette
21:43et il faut savoir
21:43si c'est avec les prix
21:44ou avec la classe.
21:45Mais, en tout cas,
21:47moi, ce que je peux vous dire,
21:48c'est que moi,
21:49je ne trouve pas
21:49que c'était un échec.
21:50Parce que je pense
21:51que quand vous avez
21:52des restaurants
21:52qui s'en sortent mieux,
21:54qui sont capables
21:55ensuite de se développer,
21:56peut-être de recruter,
21:57eh bien,
21:58c'est ce qui fait vivre
21:58notre économie.
21:59Ce qui tue notre économie,
22:00c'est justement
22:00la pression fiscal.
22:01Ce qui n'avait pas été le cas.
22:03Mais si,
22:04mais en tout cas,
22:05c'est une richesse supplémentaire
22:06pour les restaurateurs.
22:07C'est plus de marge
22:08sur le principe,
22:09il y a d'autres exemples
22:12dans notre histoire économique.
22:13Par exemple,
22:13le CICE n'a pas eu
22:15les résultats escomptés
22:16en termes de création d'emplois,
22:18en termes de...
22:18J'y a quand même.
22:19Il y a eu un peu de déception,
22:20quand même.
22:21Je pense que ça n'a pas
22:21été un retour à son investissement.
22:22Le CICE,
22:24c'était le crédit
22:24en compétitivité,
22:25c'était du votant
22:26de François Hollande.
22:26On a baissé
22:27les charges des entreprises.
22:28Ça n'a pas été immédiat,
22:29mais je peux dire quand même
22:31qu'Emmanuel Macron,
22:32on a largement profité.
22:33Eh bien là,
22:33ça ne sera peut-être
22:33pas immédiatement.
22:34Et sur l'autre argument
22:37qui est de dire
22:38peut-être que du côté
22:38des super profits,
22:40il y a un peu d'argent
22:41à les récupérer.
22:41Richard Ramos,
22:42qu'est-ce que vous dites ?
22:43Moi, je ne suis pas d'accord
22:43avec le gouvernement.
22:44Moi, je pense qu'il faut
22:45aller chercher l'argent
22:46dans les super profits.
22:47Je pense que...
22:48Et là,
22:49vous connaissez ma liberté habituelle.
22:51Je ne suis pas d'accord.
22:52Je pense qu'il y a
22:53un moment donné...
22:54Alors,
22:55ce n'est pas un bouc émissaire,
22:56le super...
22:56C'est que là,
22:57il y a des gens
22:58qui font de l'argent.
22:59Sauf qu'il n'y a qu'un seul
22:59qui fait des pop-pies.
23:00C'est total.
23:01Sauf que M. Ramos,
23:02attendez.
23:03Non, non, mais attendez.
23:03En plus que ce soit
23:04la Commission européenne.
23:06Mais attendez,
23:07vous avez toutes les majors
23:08qui vont partir,
23:11qui vont fermer les robinets.
23:12Ça, ça va être...
23:13C'est immédiat.
23:14Et l'Europe va se retrouver
23:16vraiment toute seule
23:18contre l'Asie,
23:19contre l'Afrique,
23:20contre les États-Unis
23:22à être là
23:23avec des compagnies pétrolières
23:25qui vont pouvoir les servir.
23:27Ça ne va pas marcher.
23:28Et en plus,
23:30je trouve,
23:30contrairement à ce qu'on dit,
23:31il faudrait saluer
23:32le geste de Total
23:33qui est la seule major
23:36à bloquer les prix.
23:37C'est ce que j'allais vous dire.
23:38Ils ont bloqué les prix.
23:39Donc, soit
23:39ils continuent
23:40à bloquer les prix,
23:42d'accord ?
23:42Et il faut savoir aussi
23:43que quand la grande distribution
23:46achète,
23:46une partie,
23:47ils achètent aussi à Total
23:49qui lui-même
23:50a fait le prix.
23:51Parce que quand vous achetez
23:52du pétrole brut
23:53et qu'il est à la pompe,
23:54au milieu,
23:55c'est toute la...
23:56Si vous avez un des maillons,
23:58c'est vous qui faites le prix.
23:59Il y a 6 raffineries...
24:00Exactement.
24:01Et donc,
24:03soit Total
24:04s'engage
24:05très clairement
24:06à bloquer
24:08ses prix
24:08pour ne pas que ça flambe,
24:10soit il faut aller
24:10à l'acheter un peu d'argent.
24:11si on peut juste rappeler
24:12quand même
24:12que malheureusement,
24:13l'essentiel,
24:15d'ailleurs la totalité
24:16aujourd'hui
24:16des bénéfices de Total,
24:17c'est à l'étranger.
24:18C'est quand ils arrivent
24:20à extraire du pétrole.
24:21D'ailleurs,
24:21on nous avait promis
24:22ce qu'on arriverait
24:23en 2022
24:24à dégager des sommes
24:25très importantes.
24:26Vous avez promis
24:26d'ailleurs 200 millions d'euros.
24:27Il y a eu 69 millions d'euros
24:28pour la France.
24:29Moi, je soutiens évidemment
24:30et c'est bien
24:30qu'on essaie de taxer
24:32ceux qui profitent
24:33de la crise.
24:34Mais après,
24:34il faut regarder
24:34la faisabilité.
24:35Donc aujourd'hui,
24:36malheureusement,
24:37leur bénéfice,
24:38c'est en extrayant
24:40du pétrole
24:41qui est ailleurs.
24:42Malheureusement ailleurs
24:43parce que je rappelle
24:43que peut-être
24:44qu'on aurait pu avoir
24:45du pétrole français
24:45si la loi Hulot
24:46ne nous empêcherait pas
24:47d'essayer de trouver
24:50du pétrole en Guyane.
24:52Et peut-être que là,
24:53Total dégagerait
24:54des bénéfices en France
24:55par la Guyane.
24:56et ça serait plus facile
24:59de les taxer.
25:00Anne-Soralioua
25:01et ensuite,
25:01on écoute la France.
25:02On a grande chance
25:02d'avoir deux députés
25:03européens sur ce plateau.
25:04Petite question
25:04parce que c'était
25:04quand même très étonnant
25:05dans la bouche du ministre
25:06de l'économie Roland Lescure
25:07qui parlait notamment
25:08des bénéfices des raffineurs
25:10et il a dit
25:11on a demandé une enquête
25:12à la Commission européenne
25:13qui nous a répondu non
25:14et d'ailleurs,
25:15et il le dit face caméra,
25:16je ne suis pas content
25:17du tout de cette réponse.
25:18Pourquoi la Commission européenne
25:19a dit non ?
25:20Vous savez pourquoi ?
25:20Moi, je pense sincèrement
25:22et c'est un tort évidemment
25:23de la Commission européenne
25:24que c'est parce que
25:26c'était la crainte
25:27qu'évoquait M. Traire
25:28c'est qu'il craigne
25:29qu'ensuite il y ait
25:30qu'on coupe le robinet
25:31pour l'Europe.
25:32Mais la Commission européenne
25:33doit servir justement
25:34doit servir à ça aussi.
25:36On a une Commission européenne
25:37qui nous impose
25:38beaucoup de règles,
25:39beaucoup de normes
25:40qui pénalisent notamment
25:40notre économie
25:41qui demande de plus en plus
25:42d'argent d'ailleurs
25:42et on a une Commission européenne
25:45qui pourrait nous aider
25:46justement à y voir plus clair
25:47pour savoir comment
25:48on peut diminuer
25:49et essayer de dégager
25:50un peu plus d'économies
25:52justement sur ces marges
25:53des raffineurs en Europe
25:55parce que la concurrence
25:56est européenne
25:57et là il y a un blocage
25:58qui est...
25:59Alors là je voudrais qu'on écoute
26:01la France Insoumise ce soir
26:02Mathilde Panot
26:02la France Insoumise qui dit
26:03ce que propose le gouvernement
26:05pas ce que propose
26:05ce qu'annonce le gouvernement
26:06c'est largement insuffisant
26:07Mathilde Panot dit
26:08blocage des prix
26:09blocage des marges
26:11Il est évidemment urgent
26:13de décréter l'état d'urgence sociale
26:15je le dis à un moment
26:16où c'est insupportable
26:17où ce budget va encore
26:18aggraver une situation
26:19qui est déjà insupportable
26:20pour les gens
26:21qui n'arrivent plus
26:22à se déplacer
26:22qui se privent
26:24d'absolument tout
26:25nous venons d'apprendre
26:26que les marges des raffineurs
26:27avaient explosé en neuf mois
26:29et avaient été multipliées
26:30par sept et demi
26:31il faut donc d'urgence
26:32bloquer les prix
26:33et les marges
26:34et le gouvernement
26:35s'entête
26:36à refuser cette solution
26:38pendant que Total se gave
26:39je rappelle Total
26:40en 6 mois seulement
26:4111,2 milliards de bénéfices
26:45Pourquoi dites-vous
26:46x7 ?
26:47Oui, d'accord
26:49Les marges x7 ?
26:50Mais d'où ça sort ça ?
26:52Vous savez qui est le dernier ?
26:53Vous savez qui est le dernier ?
26:54Parce que les marges
26:57elles ne les faites pas en France
26:57les marges elles les faites
26:58à l'étranger
26:59et comme ça a été très bien
27:00dit tout à l'heure
27:01parce que c'est aussi
27:02un des problèmes
27:03alors là on peut contester
27:04la politique industrielle
27:05de la France
27:06où maintenant on raffine
27:07à l'étranger
27:08alors qu'on avait
27:08Non mais d'accord
27:09mais attendez
27:10il y a juste un argument
27:10vous dites c'est fait l'étranger
27:12donc c'est fait l'étranger
27:12donc on ne fait rien
27:13Allez-y
27:14C'est pas qu'on ne fait rien
27:15Allez-y
27:15Mais je vais vous dire une chose
27:16vous faites ça à Total
27:18D'abord Total
27:19je le répète
27:20Total bloque ses prix
27:21et il faut le répéter
27:23et deuxièmement
27:24si vous faites ça
27:25mais Total prend ses clics
27:27et ses claques
27:28et s'en va
27:29il faut le dire
27:32à New York
27:32je peux vous dire
27:33en 24 heures
27:34c'est fait
27:34je vous en fais la démonstration
27:36et d'ailleurs
27:37si on ne veut pas le comprendre
27:38il suffit d'interroger
27:40la direction de Total
27:41il va vous le dire
27:42Moi cet argument
27:43enfin pardon je vous donne la parole
27:44moi cet argument là
27:45il tréa
27:45alors peut-être qu'il s'envoie
27:46etc
27:46on est un marché français
27:4870 millions de personnes
27:50on est un marché européen
27:51250 millions
27:52de 250 millions
27:52vous pensez réellement
27:54qu'aujourd'hui Total
27:55fait de la filanthropie
27:56et vient en France
27:57distribuer du carburant
27:58juste pour l'OPG
27:59de distribuer du carburant
27:59il gagne de l'argent aussi
28:01ses profits
28:02oui mais ses profits sont
28:03ils gagnent de l'argent
28:04mais justement
28:05ils bloquent leur prix
28:06parce qu'ils ont les moyens
28:07c'est ça qu'ils vont vous s'acheter
28:08parce qu'ils ont les moyens
28:12par le jeu fiscal
28:13il ne paye pas
28:14j'arrive sur Madame Panot
28:15par le jeu fiscal
28:16par le jeu fiscal
28:17et par le jeu du blocage
28:18des prix qui dure depuis
28:19plusieurs mois
28:20vous croyez que M. Pouyanné
28:21fait ça pour les beaux yeux
28:22des français ?
28:23pardon
28:23mais attendez
28:24soyons un peu sérieux
28:25non non pardon
28:26soyons sérieux
28:27il joue son image
28:27il bloque les prix
28:29donc en fait
28:30en réalité en bloquant les prix
28:31il bloque aussi
28:32un certain nombre
28:33de rentrées financières
28:34qui va ensuite derrière
28:36bloquer fiscalement
28:37ce qu'il devrait payer
28:38à la France
28:38pardon
28:39mais en fait
28:40M. Pouyanné
28:41M. Pouyanné
28:42fait un cadeau
28:43qui est aussi un cadeau
28:43je voudrais juste parler
28:44d'une chose
28:45parce qu'on n'en parle pas
28:45sur votre antenne
28:46et M. Ramos
28:47qui est un élu rural
28:48a sans doute constaté ça
28:49moi j'ai des petits
28:51distributeurs Total
28:52dans des villages
28:53qui ont juste
28:56le logo Total
28:57et qui sont ensuite
28:58des pompistes indépendants
28:59il en reste dans notre pays
29:00il y en a beaucoup encore
29:01et il y en a beaucoup
29:01et bien eux
29:03allez leur demander
29:03comment ça se passe
29:04le blocage du prix
29:05ils sont comme ça
29:05parce qu'en fait Total
29:07leur a imposé
29:08le blocage des prix
29:09aussi
29:10sur la petite marge
29:12minime
29:12qu'ils faisaient
29:13sur le litre
29:13et ça
29:14c'est des territoires
29:15ruraux
29:16où on a des pompistes
29:17qui sont en train
29:17il faudra qu'on sorte
29:19du carburant
29:20dans une seconde
29:21pour parler des retraités
29:22notamment
29:22et des déclarations
29:23de Roland Lescure
29:24le ministre de l'économie
29:27vous verrez dans une seconde
29:28mais simplement
29:29vous vouliez répondre
29:29à Mathilde Panot
29:30non mais
29:31Mme Panot
29:32vous avez vu
29:32elle est concentrée
29:33sur la présidentielle
29:34elle répond pas
29:35à la problématique
29:36du moment
29:37des français
29:37sur ce qu'on fait
29:38elle est sociale
29:39sur un mot suré de tous
29:40oui mais
29:41dans sa conférence de presse
29:43elle répond pas tellement
29:44à la problématique
29:45qu'on est en train de parler
29:46elle dit il faut une grande conférence
29:47c'est social etc
29:49donc elle a élargi le champ
29:50là je pense
29:50quand elle dit blocage
29:51des pieds et des marges
29:52je pense que les français comprennent
29:53oui oui
29:54évidemment
29:54mais vous avez vu tout de suite
29:57c'est pas très
29:58pardon
29:59il y a eu des fois
29:59il y a eu des combats
30:00qu'on a mis avec eux
30:01ils étaient précis
30:02là on voit que c'est très généraliste
30:04voilà
30:04et je trouve que c'est pas
30:05c'est pas très bon
30:06voilà
30:07juste une chose
30:07encore une fois
30:08avant de parler des retraités
30:09parce que je sens
30:10qu'il y a du grain à moudre
30:11là dessus ce soir
30:12autour de cette table
30:14juste d'un mot
30:14parce que ça c'est quand même
30:16l'annonce absolument incroyable
30:17l'information révélée ce matin
30:18par BFM TV
30:19Anne Seurat-Dubois
30:19sur la règle d'or
30:20que va imposer le gouvernement
30:21c'est-à-dire qu'en cas de crise énergétique
30:23quand le prix des carburants augmente
30:25le gouvernement dit
30:26si les rentrées d'argent
30:27de taxes augmentent
30:29alors on les rendra aux français
30:30oui
30:31on est à moins 407 millions d'euros
30:33oui
30:35c'est une blague
30:36c'est la question d'ailleurs
30:37qui a été très bien posée
30:38par un confrère
30:39lors de cette conférence de presse
30:40qui lui a dit
30:40mais si c'est le cas
30:41depuis le début
30:41et si en plus vous perdez de l'argent
30:43pourquoi vous inscrivez ça dans le budget
30:44il n'y a pas besoin
30:45la vérité c'est qu'il y a eu au début
30:46oui
30:47en effet
30:49une petite marge
30:50que s'est faite le gouvernement
30:52qui a été bu largement
30:53je pense par les aides
30:55mais que
30:55là on est dans l'ordre du symbolique
30:57pour éteindre aussi
30:57la colère des français
30:58en disant
30:59l'état ne sera pas un profiteur
31:00il n'y aura pas de cagnotte
31:01voilà
31:01comme le dit certains
31:03et s'il y en a une
31:04elle sera
31:06reversée intégralement
31:06on est loin de la cagnotte
31:08ils ont dit qu'il n'y avait pas de cagnotte
31:09donc c'était assez clair quand même
31:10oui c'est symbolique
31:11c'est politique
31:12bien sûr
31:12c'est le fait de dire
31:13on va inscrire cette règle d'or
31:14si ça arrive
31:15il y a plusieurs entrées
31:16c'est comme baisser le salaire des ministres
31:18l'idée c'est d'envoyer des symboles
31:20pour essayer d'étendre la colère des français
31:21et leur dire tout le monde
31:21prendre sa part
31:22parce que aussi sur les réseaux sociaux
31:23les français qui regardent
31:25de temps en temps les réseaux sociaux
31:25il y a des conneries
31:26qui sont balancées
31:27donc de temps en temps
31:28il faut bien réagir
31:29en mettant des symboles
31:31même si on sait
31:32qu'il n'y avait pas d'argent
31:33mais je pense que c'est important
31:34et en plus la cagnotte
31:35a fait peur de Yonel Jospin
31:36en 2002
31:36oui mais parce que
31:37la cagnotte
31:38en fait on pensait
31:40que comme le prix augmente
31:41la part de la TVA
31:42va augmenter
31:43c'est vrai
31:44ils ont plus gagné
31:45avec la TVA
31:45mais comme la cise est fixe
31:46et que la consommation
31:47a augmenté
31:4830%
31:50évidemment ça fait moins de rentrée
31:51et que la consommation
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