00:00Moi, je veux revenir au carburant et réentendre Emmanuel Macron ce soir.
00:04Emmanuel Macron qui dit donc aux Français, il n'y aura pas, pour l'instant, il n'y aura pas
00:10et il ne peut pas y avoir de baisse des taxes.
00:12Aujourd'hui, la réponse du gouvernement, elle est proportionnée.
00:16Est-ce qu'on peut faire plus ? Oui. Bien sûr qu'on ne laissera pas les Français tomber.
00:20Il faut le faire en regardant aussi l'évolution des prix.
00:24Donc aujourd'hui, le gouvernement a dit, on aide un peu plus de 5 millions des grands rouleurs français et
00:30puis on aide les filières.
00:31Je crois que le gouvernement, c'est bien.
00:33Ensuite, ceux qui disent qu'il faudrait baisser les taxes, sur un mois baisser 20 centimes, c'est un milliard
00:40d'euros.
00:41Ah ça, c'est pour vous, Génardoul.
00:42Oui.
00:43Sur un mois, 20 centimes de baisse, c'est un milliard d'euros.
00:46Et j'observe que le président de la République a dit une contre-vérité pour ne pas dire un mensonge.
00:51Quand il nous dit que ceux qui veulent la baisse des taxes sur les carburants n'ont aucun plan d
00:56'économie, ça fait des mois et des années.
00:58On a le droit de ne pas être d'accord, encore une fois.
01:00On a le droit de contester nos plans d'économie.
01:02Ça fait des mois et des années que Marine Le Pen, le Rassemblement National, propose 100 milliards d'économies lors
01:08du dernier budget.
01:08Mais vous ne dites même pas si vous supprimez des postes de fonctionnaires ou pas ?
01:11Non, mais on vous a donné les plans d'économie, que ce soit sur la fraude, sur le budget de
01:15l'Union Européenne.
01:16L'augmentation au budget de l'Union Européenne pour cette année, c'est 6 milliards d'euros déjà.
01:206 milliards d'euros, c'est la moitié de ce qu'il faudrait pour compenser la baisse des taxes sur
01:28les carburants de 20% à 5,5%.
01:31Donc très clairement, le plan d'économie, il existe.
01:33On voit bien qu'Emmanuel Macron, qui est quand même assez perdu, parce qu'il n'a pas de solution,
01:38en fait, il essaye de trouver à l'international de dire on va agir sur ça, alors qu'il n
01:42'a pas de levier.
01:43Emmanuel Macron brasse aujourd'hui du vent.
01:46Le seul levier qu'il a, c'est celui qui a employé le chancelier allemand, le Premier ministre espagnol,
01:52la Première ministre italienne, le chef du gouvernement polonais.
01:55C'est la baisse des taxes sur le carburant.
01:57Quand vous avez plus de 50% du prix qui revient à l'État sous forme de taxes,
02:01et que vous avez une fiscalité qui est oppressante, parce qu'elle est oppressante,
02:05et je le redis, ce n'est pas les mollas iraniens qui fixent la TVA,
02:09ce n'est pas Donald Trump qui fixe les taxes en France, c'est le gouvernement français.
02:13Donc son seul levier pour rendre de l'air aux Français qui n'en peuvent plus,
02:16c'est de baisser la TVA une bonne fois pour toutes, et il y viendra.
02:19D'ailleurs, il l'a dit, il ne faut jamais rien exclure.
02:22On réentendra cette partie-là dans un instant, Raquel Garrido ?
02:24Sur la TVA, d'une façon générale, je rappelle la position historique de la gauche,
02:28c'est que c'est un impôt injuste puisqu'il n'est pas progressif et qu'il touche les personnes
02:32de la même manière.
02:33C'est ce que dit Emmanuel Macron, donc si vous baissez, vous baissez pour tout le monde.
02:36Ça, ça fait partie des choses qui sont lors de la restructuration générale de la politique fiscale.
02:41Mais, attention, je voudrais répondre à l'extrême droite,
02:44qui dit qu'il faut baisser le prix de l'essence et compenser, au fond, les pertes éventuelles.
02:54Plutôt que ce ne doivent pas être les acteurs économiques,
02:57ce ne doivent pas être les raffineurs, les distributeurs,
02:59qui supportent le coût de cette baisse de tarifs.
03:04Ça doit être nos impôts.
03:05Donc, moi, je ne suis pas du tout, du tout, du tout d'accord,
03:08pour que nos impôts financent les manques à gagner des entreprises.
03:11Là, pour moi, c'est le monde à l'envers.
03:14C'est-à-dire, on n'a pas assez pour payer nos profs,
03:18on n'a pas assez pour payer les choses dont on a besoin,
03:21et on va utiliser nos impôts pour compenser le manque à gagner des autres.
03:25– Mais à quel moment vous compensez les banques ?
03:27– Ils ont déjà plafonné là.
03:28– À quel moment vous compensez ?
03:29Là, on compense une baisse de TVA ?
03:30C'est les recettes de l'État.
03:32– Oui, mais c'est pour ne pas plafonner.
03:35Parce que la mesure qui est possible,
03:37la mesure qui est la mesure la plus simple,
03:39c'est de plafonner, on le fait par la loi,
03:42on peut plafonner, et c'est à l'entreprise
03:45de faire son affaire de la baisse.
03:48C'est-à-dire, il y a la loi, elle applique la loi,
03:51elle exerce son activité économique dans le cadre de la loi.
03:53Si la loi dit, vous n'avez pas le droit de vendre votre essence
03:56à plus de 1,80, 90, 70 d'euros, en tout cas un chiffre déterminé,
04:02– Ils vendent à perte, ils vendent à perte, ils vendent à perte.
04:03– Pas nécessairement, et après…
04:04– Vous allez faire crever les stations de service.
04:06– Non, non, non, pas du tout, pas du tout,
04:08parce qu'il y a un marché en France,
04:11et si toutefois il devait y avoir des comportements antipatriotiques
04:15de la part des entreprises françaises,
04:18j'attends qu'on soit tous ici, tous ici, à l'unisson,
04:21pour critiquer le manque de patriotisme de ces entreprises-là.
04:24– Si vous ne gagnez qu'un centime sur deux euros
04:26et que vous bloquez le prix, vous perdez simplement de l'argent.
04:28À ce moment-là, ça n'est absolument pas rentable
04:30de continuer à vendre du carrément.
04:32– Il y a de la marge.
04:33– Non, non, non, vous parlez simplement de Total,
04:36il dégage des marges.
04:37Le distributeur, il ne fait pas de marge.
04:38– Le distributeur même de Total,
04:40le problème, c'est que le petit distributeur Total,
04:42non seulement il ne fait plus de marge, mais lui aussi il perd de l'argent,
04:45parce que Total, eux, grandes entreprises, continuent de gagner de l'argent.
04:48C'est ce que je vous redisais tout à l'heure.
04:5011 milliards d'euros de profit sur le dernier semestre de l'année pour Total,
04:55300 millions d'euros redistribués, c'est 3% de ce qu'ils ont gagné.
04:59Franchement, ce n'est pas une subvention, je vais vous dire,
05:01ce n'est pas une subvention, c'est un pourboire qui est donné.
05:05– On ne va pas leur reprocher de plafonner leur prix.
05:06– Et Total, et Total, aujourd'hui, ne tient pas le rôle
05:10que devrait tenir une grande entreprise nationale comme Total,
05:13qui, je le rappelle par le passé, a été une entreprise publique.
05:18Je le répète à l'époque.
05:20Et d'ailleurs, c'est dommage qu'elle soit plus publique,
05:22parce que je vais vous faire faire des cauchemars cette nuit,
05:27c'est que si Total était publique, franchement, avec les marches qui font,
05:31c'est comme les autoroutes.
05:32– Non, mais attendez.
05:33– Mais juste un mot sur la TVA.
05:35– Je suis plus âgé que vous, donc je vais vous dire pourquoi.
05:37– À peine.
05:37– Elle fait qu'il t'aime.
05:38– Pierre Castor, elle fait qu'il t'aime.
05:40– Oh, c'est moche, ça.
05:41– Vous avez quand même le fait,
05:43faut-il y avoir qui défend plus les personnes âgées que d'autres.
05:46– Il est tard, les enfants sont au lit.
05:49– Non, non, mais je plaisante.
05:50Mais elle fait qu'il t'aime.
05:51J'adore, parce que vous donnez toujours l'exemple
05:54d'une société qui doit être nationalisée.
05:57– Mais El Faye Kitten, ça a été un des scandales
06:00de l'histoire économique française.
06:02– Pas que de l'histoire économique.
06:03– Qui a été une entreprise nationalisée,
06:06qui était la vache à lait secrète de tous les gouvernements.
06:10– Mais c'est ça le problème.
06:11– Mais ce que je vous dis, c'est qu'aujourd'hui,
06:13avec les marges et les bénéfices de Total,
06:17si c'était une entreprise publique, tout irait bien.
06:19Je ferme cette parenthèse.
06:20J'en ouvre une autre sur la question de la TVA.
06:21– Vous revenez là-dessus, alors, d'accord.
06:24– J'ouvre un sujet sur la question de la TVA.
06:28Quel est le dernier moment où une baisse de la TVA
06:31a été opérée ?
06:32– La restauration.
06:33– Eh oui, est-ce que ça a marché ?
06:35Est-ce que vous payez votre entrecôte frites
06:36au restaurant moins cher ?
06:37Eh bien non.
06:39Parce que quand vous baissez la TVA,
06:40qu'est-ce qui se passe de manière mécanique ?
06:41Et c'est ça la difficulté de cette proposition.
06:43Il se passe de manière mécanique
06:45que les marges sont récupérées par ailleurs.
06:47Et là où Emmanuel Macron, pardon Julien Oudoul,
06:49n'est pas bon et n'intervient pas,
06:51c'est qu'il devrait, devant Ursula von der Leyen,
06:54la présidente de la Commission européenne,
06:55face à qui il n'ose pas tenir un rapport de force politique,
06:58faire, comme vous l'avez dit d'ailleurs,
07:00avec l'Italie, l'Espagne, l'Allemagne,
07:02une taxe sur les super-profits des pétroliers.
07:05– Vous avez 10 secondes, Julien Oudoul,
07:06pour répondre à 10 secondes.
07:07– Là où a raison Pierre Jouvet,
07:08c'est qu'il faut qu'il y ait un contrôle après.
07:10Et nous, nous souhaitons qu'en plus de la baisse,
07:13il y ait le contrôle pour éviter qu'il y ait des problèmes
07:16qu'on a connus pour la restauration.
07:17– Donc un plafonnement, un tarif égal.
07:19– Merci à vous.
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