00:00On écoute le Président de la République pour vous donner la parole, Henri Guénaud, dans une seconde.
00:04Emmanuel Macron qui... Alors, il n'y a pas d'annonce sur le carburant ce soir, en tout cas autre
00:08que les taxes ne baisseront pas.
00:10Il y a une annonce, c'est qu'Emmanuel Macron dit « Mon travail, c'est d'essayer de faire
00:13baisser les prix,
00:15notamment en aidant l'Arabie saoudite à sécuriser ses installations pétrolières.
00:20Donc la France va envoyer des soldats sur place. » On écoute.
00:23Il y a plusieurs millions de barils qui circulaient à travers l'Arabie saoudite
00:27et qui sortaient en mer rouge dans ce qu'on appelle le site de Yambou.
00:30Bon, il a été très abîmé par une attaque des Houthis.
00:34Nous nous engageons pour le sécuriser.
00:36Et donc aujourd'hui, c'est la discussion que nous avons finalisée avec les Saoudiens,
00:40nous allons envoyer des moyens militaires, c'est-à-dire des soldats, des radars,
00:46des systèmes de défense pour protéger ce site.
00:49Henri Guénaud, est-ce qu'Emmanuel Macron a raison ? Est-ce que ça peut être efficace ?
00:53Alors oui, il a raison. Pour une fois, je donne raison au Président de la République.
00:57Oui, il a raison.
00:58Oui, ça peut être efficace parce que dans nos moyens militaires, ça, on sait faire.
01:04Il y a des choses qu'on ne sait pas faire, la guerre de haute intensité,
01:07tout ce que vous voudrez, abattre des drones, tout ça, on sait mal faire.
01:10Mais ça, on sait faire.
01:12Donc on peut envoyer un contingent militaire qui permet de sécuriser…
01:20Là, on va envoyer soldats, radars et défenses antiréennes.
01:23Bien sûr, le radar, des défenses antiréennes, antimissiles, etc.
01:26Bon, ça, on peut faire. Je ne sais pas si ça sera efficace à 100%.
01:29En tout cas, on peut le faire et ça peut être efficace.
01:32Mais il faut essayer.
01:33Et c'est très bien que la France prenne cette initiative.
01:36Je trouve ça très bien.
01:37plutôt que de faire des nœuds au cerveau pour savoir comment on va tourner le bras à Total ou à
01:45Esso.
01:45Je pense que ça, c'est vraiment une chose qu'on peut faire et qu'on doit faire.
01:50Parce que la vraie solution, elle se trouve là.
01:53Elle se trouve dans cette région et pas ailleurs.
01:55Ça, c'est la première chose.
01:56La deuxième, pour répondre sur l'électrification, d'accord,
01:59ça veut dire qu'il faut sortir au plus vite du marché unique de l'électricité
02:03parce que sinon, vous allez repayer ailleurs ce que vous...
02:05Ça, c'est mon avis.
02:07Voilà, et je le partage.
02:10Bon, troisième...
02:12Troisièmement, quand le président de la République dit,
02:14vous savez, ça remontera vite, ça baissait vite, ça remontera vite.
02:17Ça ne remontera vite que si on ne détruit pas trop de capacités de raffinage.
02:22Si on ne détruit pas trop de champs pétrolifères ou de champs gaziers
02:26parce que pour les remettre en route ou pour reconstruire les capacités de raffinage,
02:29il faudra beaucoup de temps.
02:30C'est la raison pour laquelle il faut que ça s'arrête au plus vite.
02:32– Mais alors justement, je vais répondre à...
02:34– Attendez, mais j'essaie de prendre les sujets quand même après les autres
02:37parce que sur l'Arabie Saoudite, on entendait le président...
02:40– Je vais d'abord répondre sur la question qu'il m'a posée.
02:42– François Calfont, est-ce que vous validez sur l'Arabie Saoudite ?
02:45– Attendez, non...
02:47– Oui, mais on écoute le président sur l'Arabie Saoudite
02:49et après, on ne peut pas refaire tous les sujets malheureusement.
02:51– Non, mais il m'a posé une question, donc je réponds.
02:53– Il n'aurait pas dû.
02:54– Il l'a fait, mais il l'a fait.
02:55– Et on a le chiffre de Maxime.
02:57– Non, je sais, mais je me suis dit que si je rajoutais mon chiffre...
03:00– Il l'a fait avec sa malice habituelle et je vais donc lui répondre.
03:03Voilà.
03:03On a eu tort, premièrement, on a eu tort de privatiser Elf Total.
03:08On n'aurait pas dû le faire, voilà.
03:09Et aujourd'hui, on pourrait faire ce qu'on veut,
03:12supprimer les marges, les bénéfices, bloquer les prix.
03:14– Je suis d'accord avec Guénoux.
03:15– Voilà, mais on l'a fait.
03:16– Il y a plein de surprises sur ce plat.
03:17– Je pense qu'il serait très, très difficile aujourd'hui
03:20pour cette entreprise en particulier de faire marche arrière.
03:23Mais comprenons bien aussi, il est très rare,
03:26que le monde dans lequel nous entrons est un monde
03:28où on va renationaliser certaines choses.
03:31Voilà, alors, à mon avis, le pétrole, c'est très compliqué,
03:34mais il y a d'autres choses qu'on va être obligés de renationaliser
03:37parce qu'on a des problèmes de sécurité, d'indépendance
03:40qui sont considérables, que ce soit alimentaire,
03:43qu'ils soient médicaux, enfin, etc.
03:44Donc, voilà, c'est une question qui se posera
03:47et qui n'a rien à voir avec ni le…
03:50– Là-dessus, visiblement, on vous met d'accord aussi
03:51avec François Calfon.
03:52Sur l'Arabie saoudite, François Calfon, pardon,
03:54mais je tiens à mon idée fixe.
03:55– Non, mais ni lui ni moi ne voulons renationaliser…
03:57– Non, mais je pense que la réponse d'Henri Guéno,
03:59puisque comme ça, on était pointé du doigt
04:01comme des soviétiformes, sur l'angle…
04:05Non, mais c'est ce qu'il a fait avec moi.
04:07L'angle de la question de la souveraineté,
04:09du contrôle de des infrastructures stratégiques
04:11dans l'heure des prédateurs…
04:13– En fait, mes questions ne comptent pas, François Calfon.
04:15En Réguéno, mes questions ne comptent pas.
04:16C'est-à-dire qu'on écoute le Président parler de l'Arabie saoudite.
04:21Je vous pose une question sur l'Arabie saoudite.
04:22– Je vais vous répondre.
04:22– Vous vous en foutez.
04:24– Non, je ne m'en fous pas du tout.
04:25Et je vais vous répondre sur ce point-là.
04:28Je pense que, bien évidemment, il n'y a pas d'effet drapeau.
04:31Si on peut sécuriser un certain nombre de voies pétrolières
04:35pour que nous sortions de la situation dans laquelle nous sommes,
04:38j'en serais ravi.
04:40Et je serais également ravi que sur toutes ces questions,
04:43même s'il y a le domaine réservé du Président de la République,
04:45la représentation parlementaire…
04:47Alors, c'était le sens de son débat.
04:49C'était le sens de publiciser cette opération.
04:52Mais la représentation parlementaire doit être plus étroitement associée.
04:56Parce qu'on n'est pas dans des situations exceptionnelles.
04:58On est dans une situation d'élection présidentielle.
05:01C'est ce qu'il a fait d'ailleurs l'autre jour.
05:03Je salue cette initiative.
05:04où il faut embarquer les uns les autres sur les sujets
05:07qui relèvent de l'intérêt national.
05:09Je vous ai répondu, là.
05:10Merci, François Calfour.
05:11Ce que je ne comprends pas, c'est que ce renfort militaire en Arabie saoudite,
05:14c'est en réalité la seule vraie annonce d'Emmanuel Macron.
05:16Et je ne comprends pas pourquoi il est passé par la voie d'une interview
05:19à laquelle il avait en réalité peu de réponses,
05:21qui donnait l'impression d'un président impuissant
05:24ou au pire, qui ne comprenne pas l'enjeu de la situation,
05:27alors qu'il n'avait qu'une seule annonce à faire.
05:29Et à ce moment-là, il aurait pu passer par voie d'allocution,
05:30par voie de communiquer via l'Élysée.
05:32C'est ça que je ne comprends pas, c'est l'exercice de l'interview,
05:35alors qu'il a, et d'ailleurs je ne lui reproche pas,
05:37en réalité il a peu de solutions à apporter.
05:40Mais pourquoi se prêter à une interview quand on n'a pas de réponse ?
05:42C'est ça que je ne comprends pas.
05:43C'est sûr, c'est ça qui est tout à fait étonnant de ce soir,
05:45parce que compte tenu de la tension dans le pays quand même,
05:48on s'attendait ce soir à ce qu'il y ait une réponse.
05:50Et je pense que la plupart des Français ne s'attendaient pas à l'Arabie saoudite,
05:53ils s'attendaient à évidemment la pompe à essence.
05:56Mais on a eu Pierre Cazeneuve, l'Arabie saoudite.
05:58Et on a eu l'Arabie saoudite, et c'est vrai qu'il aurait pu faire ça dans un autre
06:01format.
06:03On a eu l'Arabie saoudite parce que c'est la seule réponse,
06:05j'ai l'impression que tout le monde s'est accordé pour dire
06:08que c'est la seule réponse à moyen terme à aujourd'hui.
06:10Le roi est un peu nu quand même.
06:12Parce que le gars qui va aller à sa station s'arrise demain,
06:16il ne va pas se nourrir de l'Arabie saoudite.
06:17– Vous avez fait un contre-débat, les pauvres jeunes parlementaires comme moi
06:20qui débutent, qui malheureusement ont la naïveté de répondre aux questions
06:22auxquelles on leur pose, vous avez fait vos réponses aux questions dans votre corps.
06:26– Voilà, je me demande ce que je veux dire.
06:28– Non, mais ça c'est M. Tréard qui m'a posé une question.
06:32– Je ne me suis pas posé une question à moi-même.
06:34– Merci.
06:35– Encore une fois, c'était important.
06:36Et heureusement qu'il y a eu cet exercice de pédagogie,
06:37il avait fait une allocution.
06:39Je pense que les Français sont extrêmement inquiets, c'est le point de départ.
06:42Ça fait dix jours que vous êtes non-stop,
06:43ça fait la quatrième fois que je viens sur le plateau de BFM TV,
06:45on est non-stop sur la colère des Français,
06:47la crise sociale qui monte, les inquiétudes.
06:48Que le Président de la République prenne le temps
06:51de venir s'exprimer devant les Français,
06:53d'expliquer une situation extrêmement complexe
06:55avec des ressorts très internationaux
06:57qui sont évidemment de son domaine réservé
06:59et de son domaine d'action, je pense que c'était une bonne idée.
07:01– Il faut qu'on avance en régalo.
07:04– Il a dit une chose importante,
07:05il a dit, on verra,
07:07c'est-à-dire que, moi je vous dis,
07:09il y a une chose qui est certaine, il n'y a pas de bonne solution,
07:11tout ce qu'on veut, on peut faire tous les débats,
07:13et à un moment, si la crise continue,
07:15et que la situation se tend, il faudra de toute façon
07:17faire quelque chose, même si ce n'est pas une...
07:20– Merci Henri Guénaud, Pierre Cazdeuf,
07:21François Calfont d'avoir été avec nous.
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