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  • il y a 10 minutes
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Ce soir, on va accueillir nos invités, évidemment, autour de cette table.
00:03Laurent Jacobelli, député du Rassemblement national qui nous rejoint.
00:07Yves Tréhard avec nous.
00:10Bonsoir Yves-Sophia Tizaoui.
00:11On va reparler, bonsoir Sophia, des étudiants ce soir.
00:14Et avec Rocaïa Diallo.
00:16Merci Rocaïa d'être avec nous ce soir.
00:18On va reparler des étudiants parce que c'est évidemment...
00:20Bonsoir Laurent Jacobelli.
00:21C'est évidemment l'information de la soirée.
00:23Une autre information, on a commencé par là tout à l'heure avec Dominique de Villepin.
00:26Emmanuel Macron, demain, va recevoir les organisations lycéennes à l'Elysée.
00:32Ce sera à 15h.
00:33Sophia Tizaoui, une première réaction ce soir.
00:36C'est ce que vous vouliez, c'est ce que vous cherchiez depuis toutes ces semaines ?
00:39Enfin, on a une première réaction du président de la République qui accepte de nous recevoir.
00:44Après, on n'est pas dupes.
00:45Nous, les blablas, on les connaît.
00:47Le gagne-temps, on sait comment ils fonctionnent.
00:49Maintenant, nous, ce qu'on veut, c'est des revendications qui soient appliquées.
00:52Donc, que nos revendications soient appliquées.
00:54Sinon, ça ne sert à rien.
00:54Nous, on n'est pas là pour parler.
00:55On est simplement là pour leur dire, vous avez nos dix revendications entre les mains.
00:58C'est à prendre ou sinon, on sera dans la rue.
01:01Donc, c'est à prendre ou à laisser les dix ?
01:02Oui, bien sûr.
01:03Donc, les dix, les dix milliards.
01:04Parce qu'elles vont de pair, en fait.
01:06Si vous voulez, on ne peut pas abroger Parcoursup sans ouvrir des places en faculté.
01:09Tout comme on ne peut pas mettre un prof devant chaque classe si le bâtiment tombe en ruine.
01:14Ça n'a pas de sens, voyez-vous.
01:15Laurent Jacobelli, Marine Le Pen à l'Elysée, elle prend les dix revendications et elle accepte les dix milliards ?
01:22Non, pas dans l'état actuel. En revanche, je pense qu'elle entend effectivement qu'il y a beaucoup de
01:26choses à changer dans l'éducation aujourd'hui.
01:29J'ai cru comprendre qu'à travers vos paroles qu'il y avait des problèmes de locaux.
01:32C'est vrai, on ne peut pas le nier.
01:33Il y a des lycées qui ne sont pas à la hauteur de la mission de l'enseignement.
01:37Parce que quand on est mal chauffé ou qu'il n'y a pas de toilette, on ne peut pas
01:40étudier.
01:40C'est une évidence. Donc il y a là-dessus beaucoup à faire.
01:43C'est géré par les régions aujourd'hui.
01:45On pourrait se poser la question aussi de savoir si c'est le bon échelon pour gérer des lycées.
01:48Mais il y a aussi un problème de programme et de débouché.
01:51C'est-à-dire qu'aujourd'hui, un peu plus tôt que le lycée au collège,
01:54il y a des élèves qui arrivent au collège en sachant appénir et écrire.
01:58Ce qui paraît incroyable pour des gens de notre génération.
02:00Donc il y a aussi sur les fondamentaux et sur l'enseignement.
02:03Et ça, ça ne coûte pas d'argent.
02:04Mais je vais vous poser la question différemment.
02:05Marine Le Pen à l'Elysée, elle aurait déjà reçu des lycéens ou pas ?
02:10Dans les mêmes circonstances ?
02:12La connaissant son sens du dialogue et son empathie,
02:16notamment pour les jeunes et l'avenir de la France, je crois qu'elle l'aurait fait.
02:19Je vois Rocaïa avec un grand sourire. Pourquoi ?
02:22C'est sur l'empathie que j'ai souri.
02:24Mais parce qu'effectivement, c'est le programme de...
02:26Je vous présenterai Marine Le Pen.
02:27Non, mais je parle surtout au programme de votre parti,
02:29qui est quand même en grande partie un programme d'exclusion.
02:32Alors pour réagir, si, il est analysé comme ça par de nombreux juristes.
02:37Mais pour réagir à cette décision d'Emmanuel Macron
02:40de rencontrer les lycéens, elle arrive quand même assez tardivement.
02:43Et je pense que si elle était intervenue plus tôt,
02:45la situation ne serait sans doute pas envenimée à ce point.
02:48Donc c'est un peu regrettable que finalement on choisisse la négociation
02:51après que la répression ait provoqué quand même une forme de tension
02:54qui est vraiment spectaculaire.
02:56Et Yves ?
02:58Je ne me prononcerai pas sur le fond,
03:00parce que sur le fond, il y a beaucoup de mesures, à mon avis,
03:02qui ne pourront pas être...
03:05à auxquelles il sera difficile de répondre dans les médias,
03:08mais sur la méthode.
03:09La méthode, elle est condamnable.
03:12Le fait de les recevoir demain ?
03:13Mais ça fait longtemps qu'il aurait dû les recevoir.
03:15Je vais vous donner le calendrier.
03:19Je vais vous donner le calendrier.
03:20Il y a 15 jours, le gouvernement et le président de la République
03:24étaient persuadés qu'on était en période de décélération
03:27et d'une décélération du mouvement lycéen.
03:30Il fallait quand même manquer un peu de flair
03:33pour voir que le mouvement était quand même important.
03:36Et à l'époque, il n'avait pas encore reçu d'ailleurs les lycéens.
03:41Après, qu'est-ce qui se passe ?
03:42Eh bien, le Premier ministre a essayé de se débrouiller.
03:46Le président de la République débarque,
03:48pardon de l'expression, mais c'est vraiment ça,
03:50à la télévision dimanche dernier, pour rien dire, il part.
03:54Et là, qu'est-ce qui se passe ?
03:55Il va les recevoir demain.
03:56Et il repart la semaine prochaine à l'étranger.
03:58Si vous ne le saviez pas, il part en Afrique, pour l'Afrique.
04:01Donc, il y a longtemps qu'il aurait dû retrousser les manches,
04:05qu'ils auraient dû écouter les lycéens.
04:09Et s'ils avaient désamorcé le mouvement lycéen,
04:12il n'y aurait peut-être pas eu le reste.
04:14Il faut le dire, ça.
04:16Après, le reste, sur le fond,
04:17moi, je pense qu'il y a des mesures qui peuvent être prises.
04:20Mais le problème, si vous voulez, par exemple,
04:22si on prend Parcoursup, qui n'est pas la première des mesures,
04:24d'ailleurs, la plus importante.
04:26Si vous prenez Parcoursup, c'est très gentil, tout ça.
04:28Mais Parcoursup, c'est le nœud de l'orientation des adolescents,
04:32des élèves, pour l'année suivante.
04:37Mais tout ça, ça doit être fait au mois de janvier.
04:39Alors, si vous supprimez Parcoursup,
04:41vous le remplacez par quoi ?
04:42Et vous le faites comment en quelques semaines ?
04:44C'est un problème énorme.
04:46Alors, simplement, aujourd'hui, je termine.
04:48Aujourd'hui, ce qu'il faut, c'est effectivement qu'il les reçoive,
04:51mais il ne va pas pouvoir les recevoir et puis faire un petit tour de piste.
04:55Il va falloir que derrière…
04:56Il faut qu'il y ait quelque chose sur la table.
04:57Il faut délivrer.
04:58Comme on dit, il faut délivrer.
05:00Et alors, qu'est-ce qui va se passer ?
05:01Il va dire à son Premier ministre de s'occuper du sujet,
05:04et puis ça va être compliqué.
05:05Juste une hypothèse.
05:07Mais il ne va pas débrancher samedi avec demain.
05:10Exactement.
05:11On va reparler évidemment des manifestations,
05:12de celles qui sont interdites, de celles qui sont autorisées.
05:14Mais hypothèse, demain, il reçoit les lycéens.
05:18Il y a une déception à la sortie pour x ou y raison
05:21de la part des organismes lycéens et étudiantes.
05:23C'est ce que je redoute le plus.
05:26Samedi, tout d'ailleurs, il y a des mesures préfectorales
05:28qui ont été prises.
05:28On va y venir, on va y venir.
05:30S'il manifeste, ça veut dire qu'il viole les étudiants.
05:33Mais tout est possible.
05:35Il viole les interdictions de...
05:37Ça s'est déjà produit.
05:38Ça s'est déjà vu.
05:39Et donc, là, c'est compliqué.
05:41Emmanuel Macron a un gros défaut, pas un seul.
05:43Mais il en a au moins un que tout le monde peut voir.
05:45Il a l'impression que par sa présence,
05:47par le son de sa voix, il règle les problèmes.
05:49Donc, il arrive à la télévision en pleine crise,
05:51en pleine émeute.
05:51Il parle pour ne rien dire.
05:53Et il croit que ça va régler les choses.
05:54Évidemment que ça ne règle rien.
05:56Pire encore, je pense que ça énerve
05:58et que ça excite tout le monde.
05:58C'est exactement ce qui risque de se passer.
06:00Sauf s'il n'a rien à dire.
06:00Il n'y aura rien à dire.
06:02Je vais vous dire.
06:02Ça fait dix ans, le président de la République.
06:05Dix ans qu'il aurait dû réformer l'école en France.
06:07Dont on voit très bien, classement après classement,
06:09qu'elle dégringole.
06:10Non, ça fait dix ans.
06:10Ça fait quarante ans qu'on aurait dû...
06:12Je vous ai écouté.
06:13Mais on ne serait pas d'accord.
06:14Parce que...
06:15Même avec vous, je ne serais pas d'accord.
06:16Est-ce qu'on peut s'écouter ?
06:17Ce n'est pas plus mal, finalement.
06:18C'est ce qu'on apprend à l'école, je crois.
06:19Le sens du débat, le sens de l'écoute de l'autre.
06:22Il aurait dû, depuis dix ans...
06:24Il est président que depuis dix ans.
06:25Je ne vais pas le blâmer pour ce qui est arrivé avant.
06:26Mais vous avez raison.
06:27Les autres auraient pu le faire.
06:28Réformer un certain nombre de programmes scolaires.
06:30Réformer l'arrivée dans les facs
06:32dont certaines filières aujourd'hui ne donnent pas d'emploi.
06:34Alors qu'on a des besoins dans d'autres filières
06:36qui ne sont pas pourvues.
06:37Il y avait un travail de fond à faire.
06:39Bien sûr sur le financement.
06:40Bien sûr sur le bâti.
06:41Mais aussi sur le programme.
06:42Et sur la sélection ou l'orientation.
06:45D'abord là-dessus.
06:46Et l'orientation des lycéens.
06:47Tout cela n'a pas été fait.
06:49Personne ne croit qu'un président à bout de souffle
06:51dont la rue est à feu et à sang
06:52qui n'est plus soutenu par aucun député
06:54ni même d'ailleurs en secret par aucun ministre
06:57va en six mois faire ce qu'il n'a fait en dix ans.
06:59Désolé, je ne voudrais pas doucher votre enthousiasme.
07:01Je vois justement Sofia Otiaoui
07:02ouvrir de grands yeux face à ce que dit Laurent Jacobini.
07:04En fait c'est fou parce que
07:05vous êtes bien gentil avec votre discours
07:07mais vous êtes quand même
07:08le parti qui veut le collège unique.
07:10Enfin c'est fou.
07:11Ah non, c'est l'inverse.
07:12On veut la fin du collège unique.
07:13Ah oui.
07:14Mais vous voulez quand même la sélection
07:15de plus en plus tôt.
07:16C'est un peu l'inverse en fait.
07:18C'est parce que l'intervoi,
07:19c'est drôle parce que je parlais de ça
07:20avec Mathieu Vallée
07:20qui me disait
07:21nous on veut un sorte de brevet
07:23dès le CM2.
07:25Non alors je peux vous expliquer
07:26parce qu'apparemment vous avez pas...
07:28Vous voulez sélectionner les élèves
07:29de plus en plus tôt.
07:30C'est pas ça l'idée.
07:31L'idée c'est
07:32quand ils arrivent au collège
07:33on a besoin de savoir
07:34et c'est normal
07:34quel est leur niveau.
07:36Il y en a qui lisent très bien
07:36qui écrivent très bien
07:37d'autres moins.
07:38Et évidemment
07:39on ne s'occupe pas
07:40des deux catégories de la même manière.
07:41C'est pas un jugement de valeur.
07:43C'est pas un tri.
07:44C'est que certains demandent
07:45plus d'attention
07:46sur certaines matières
07:47que d'autres.
07:47Le rôle de l'éducation
07:49c'est que les fondamentaux
07:50soient enseignés à tout le monde
07:51lire, écrire, compter.
07:52Quand certains arrivent
07:53avec plus de retard
07:54ils demandent plus d'attention.
07:55Je crois que ça me paraît évident.
07:56Mais c'est aussi
07:57la fin du collège unique.
07:58Donc l'inverse
07:58de ce que vous aviez cru comprendre.
08:00Pourquoi ?
08:00Parce qu'il y a aujourd'hui
08:01des filières dites techniques
08:03qui sont tout aussi
08:06rémunératrices
08:06qui sont tout aussi valorisantes
08:08en tout cas elles devraient l'être
08:09et vers lesquelles
08:12et qui sont tout aussi valables
08:14que la fac.
08:14Tout ça, ça ne va pas se régler demain.
08:15C'est exactement ce que je vous dis.
08:17C'est exactement ce que je vous dis.
08:18Ça demande du boulot.
08:18C'est ça le problème
08:19que je vais vous dire.
08:20Dans tous les secteurs
08:22d'ailleurs pas uniquement
08:23pour ce qui concerne
08:24les lycées et les étudiants.
08:26C'est aussi le problème
08:27de beaucoup de secteurs
08:28qui aujourd'hui réclament
08:30son dans la colère
08:31et la revendication.
08:32C'est que d'abord
08:34il n'y a pas un sou en caisse
08:35et demain, demain
08:37une agence de cotation
08:38va nous dégrader.
08:39Encore ?
08:40Mais Sophie Elisawie
08:41juste pour
08:42je ne sais pas comment dire ça
08:43mais pour savoir
08:44où vous placez
08:44les enchères ce soir.
08:46Qu'est-ce que vous espérez
08:48demain
08:48à la sortie de l'Elysée ?
08:50Moi c'est ce que je dis
08:51c'est qu'on n'attend plus
08:51rien de ce gouvernement.
08:52Maintenant on exige.
08:53C'est aussi simple que ça.
08:54Vous n'attendez plus
08:55vous exigez.
08:55On exige parce que
08:56ça ne fonctionne pas.
08:57Attendre, attendre,
08:58on va attendre quoi ?
08:58Qu'il parte ?
08:59Ben non.
09:00On va lui mettre la pression
09:01jusqu'à qu'il parte
09:01et jusqu'à qu'il cède
09:02à nos revendications.
09:03Parce que nous,
09:05politiquement...
09:05s'aider à vos revendications
09:06et partir,
09:07ce sont deux choses
09:07très différentes.
09:08Non, c'est ça que je vous dis
09:09c'est qu'en gros
09:09on ne va pas attendre
09:10qu'il parte de la présidence
09:12pour qu'il lâche
09:14des 10 milliards
09:14sur nos revendications.
09:15Il y a le PLF,
09:16le projet de loi de finances
09:17qui va être voté
09:18à l'Assemblée nationale.
09:19Nous on leur a dit
09:19et je prends pour responsable
09:20tous les députés,
09:21si vraiment vous soutenez
09:22les jeunes de ce pays
09:23mais s'il n'y a pas
09:24les 10 milliards sur la table
09:25vous me censurez ce gouvernement.
09:27Et là on verra
09:27qui sera du côté des jeunes
09:28pour le coup.
09:29Et on verra
09:29comment ça se passera demain
09:30pour donner un élément
09:31de contexte très important
09:32ce soir à cette rencontre
09:33demain entre les lycéens
09:35et Emmanuel Macron.
09:36Je n'ai pas souvenir
09:38d'ailleurs d'une telle rencontre
09:39de la part du président
09:40de la République.
09:40En tout cas,
09:41je n'ai pas souvenir.
09:42Avec des lycéens ?
09:43Avec des lycéens,
09:44absolument, avec des lycéens.
09:44Il n'y a pas eu
09:45pendant le grand débat ?
09:47Peut-être.
09:47Je n'ai pas de souvenir
09:48mais je peux me tromper.
09:49Je voudrais vous montrer
09:50la carte.
09:51La carte des interdictions
09:52de manifester
09:53parce qu'elle s'est remplie,
09:54elle s'est garnie
09:54tout au long de cette journée.
09:55Mais regardez,
09:56ça, ça concerne
09:56la journée de samedi
09:58notamment,
09:59ces villes
09:59où il va être interdit
10:02de manifester
10:03avec des interdictions
10:03qui sont parfois
10:04très costaudes.
10:05C'est-à-dire que par exemple,
10:05si on prend le cas
10:06de Marseille par exemple,
10:08c'est une interdiction
10:08de manifester
10:09qui concerne toute la ville,
10:10même tout le département
10:11et on interdit
10:12ou en tout cas
10:13on suspend à Marseille
10:14les transports en commun
10:15pour éviter que
10:16tel ou tel groupe
10:18puisse se transporter
10:19sur tel ou tel lieu.
10:20Qu'est-ce que vous dites
10:21ce soir au cahier d'Ali Diallo ?
10:22Que c'est complètement...
10:23Pardon.
10:24Allez-y.
10:24C'est complètement liberticide.
10:27C'est-à-dire que finalement,
10:27le droit de manifester
10:29c'est un droit
10:29qui est fondamental
10:30qui appartient
10:31à la liberté d'expression.
10:32C'est-à-dire qu'une population
10:33a le droit
10:34de pouvoir porter
10:34sur la place publique
10:35ses revendications.
10:36Le fait de priver
10:37l'intégralité d'une population,
10:38son droit manifesté
10:39en raison d'une incapacité
10:40à gérer sa sécurité
10:42et la sécurité des biens,
10:43c'est une preuve d'échec
10:44et c'est quelque chose...
10:45D'ailleurs,
10:45il y a une manifestation
10:46d'étudiants
10:47qui avait été question
10:49d'annuler à Paris
10:50et ça a été sanctionné
10:51par la justice
10:51et elle se tiendra.
10:53Il y a des recours
10:53qui sont en cours...
10:53Elle s'est tenue aujourd'hui.
10:54Voilà,
10:54elle s'est tenue absolument.
10:56Il y a des recours
10:56qui ont été formés.
10:58Ce n'est pas la première fois
10:58que la France essaie
10:59d'annuler des manifestations,
11:02d'empêcher des manifestations.
11:03Ce sont des choses
11:04sur lesquelles
11:04les institutions internationales
11:06nous interpellent régulièrement
11:08et c'est vraiment
11:10l'acte d'un régime autoritaire.
11:12Pardon, Rocadia,
11:12ça veut dire que malgré le risque,
11:14malgré ce qu'on a vécu
11:15la semaine dernière,
11:16il fallait tout faire
11:17pour maintenir
11:18ces manifestations ?
11:19En fait,
11:20c'est la sève
11:20d'une démocratie.
11:21Le fait que la population
11:22s'exprime particulièrement
11:23quand elle est en colère
11:23et quand elle a revendication
11:24et qu'elle a des revendications,
11:26c'est important.
11:26Sauf qu'il y a deux expressions,
11:27Rocadia.
11:28Oui,
11:28mais on ne peut pas
11:30sanctionner...
11:30Oui,
11:30qui sont la majorité.
11:32Non,
11:33parce que vous avez
11:33la majorité des Français.
11:35Vous savez,
11:35la première des libertés...
11:37On parle de la majorité
11:38des gens qui sont dans la rue.
11:39Ce sont des manifestants...
11:40Rocadia Diallo,
11:41la première des libertés,
11:42c'est la sécurité.
11:43Je pense qu'il y a
11:44une majorité des Français
11:45et notamment ceux
11:46qui sont rassemblés
11:48dans la rue.
11:49L'un la figure
11:49la semaine dernière
11:50qui sont les commerçants,
11:52qui sont...
11:52Alors,
11:53permettez-moi...
11:54On les entendra
11:55dans une seconde.
11:55Les manifestants,
11:56pardon,
11:57si on ne veut parler
11:57de la sécurité,
11:58nous,
11:58en tant que manifestants,
11:59on s'est aussi pris
12:01des gaz lacrymogènes
12:02de la police.
12:02Leur outil de travail
12:03Cette liberté-là,
12:04personne ne cherche...
12:05Regardez,
12:06il est respecté...
12:06On s'écoute,
12:08on s'écoute.
12:08C'est incroyable.
12:09Il m'interrompt,
12:09il me dit
12:09respectez mon temps de parole.
12:11Alors là,
12:11c'est...
12:13Il ne l'est pas terminé.
12:15Ce que je dis,
12:15c'est que la liberté,
12:16c'est aussi la liberté
12:17des manifestants,
12:17à la fois d'avoir
12:18une expression publique sereine
12:19et de ne pas recevoir
12:20des gaz lacrymogènes
12:21de la police.
12:22Or, c'est arrivé
12:23de nombreuses fois.
12:23Il y a des manifestants
12:24qui ont été violentés
12:25par la police.
12:26Ça aussi,
12:26c'est une entrave
12:26à la manifestation
12:27et il n'y a aucune
12:28mesure gouvernementale
12:29pour protéger
12:29cette expression.
12:30Si vous savez très bien,
12:31les principales violences
12:32qui ont eu lieu
12:33la semaine dernière
12:34et comme souvent
12:35dans les manifestations,
12:36ce n'est pas dû
12:37ni à la police
12:38ni aux manifestants,
12:39mais c'est dû
12:40aux casseurs
12:41et aux Black Blocs
12:43et que
12:46eux,
12:47les Français
12:47qui ont souffert
12:48de cela,
12:49qui sont habitants
12:51dans leurs immeubles
12:51qui ont été
12:53violentés,
12:54je parle de leurs biens
12:56ont été violentés
12:57et les magasins,
12:58tout cela,
12:59je pense qu'il y a
13:00un traumatisme
13:01dans ce pays
13:01qui fait qu'on peut
13:03tolérer
13:03qu'ici ou là,
13:05quand on sait
13:05qu'il y a des risques
13:06et les renseignements
13:07sont très bien
13:08pour le coup
13:09informés de cela,
13:11eh bien,
13:11on peut décider
13:13qu'une manifestation
13:14ne passera pas
13:14à tel ou tel endroit.
13:15Je vous donne la parole
13:16Aurore Jacobelli
13:16dans une seconde,
13:17je vous le promets,
13:19mais je voudrais
13:19qu'on l'écoute
13:20et c'est très très court,
13:21ça dure,
13:21il me semble,
13:2213 ou 15 secondes,
13:23le témoignage
13:24d'une commerçante
13:24qui était ce matin
13:25chez Julien Arnaud,
13:27invitée de BFM TV.
13:30Écoutez à qui
13:31ou à quoi plutôt ?
13:32Elle s'en remet,
13:34commerçante parisienne,
13:35pour que son commerce
13:36soit épargné ce week-end,
13:37écoutez,
13:39tellement démunis,
13:40on ne sait pas.
13:41On va gérer
13:41à la dernière minute,
13:42bien laisser les clés
13:43sur la porte,
13:43voilà,
13:44s'enfermer à l'intérieur
13:44et prier pour que
13:45le fait qu'on soit
13:46à l'intérieur
13:47avec la lumière,
13:49les pillards
13:49et pitié de nous,
13:50en fait,
13:50on implore plus la pitié
13:51que l'aide de la préfecture.
13:53On implore la pitié
13:54des casseurs.
13:55Oui,
13:55En gros,
13:56nous serons à l'intérieur
13:56et nous verrons,
13:57donc on espère leur pitié.
13:58Prier,
13:58pitié,
13:59ça veut bien dire
13:59qu'elle croit
14:00en l'irrationnel,
14:01elle ne croit plus
14:01en ce qui est rationnel,
14:03c'est-à-dire l'État,
14:04l'ordre
14:05et le respect des lois.
14:06Vous disiez tout à l'heure
14:08est-ce qu'il est normal
14:08d'interdire des manifestations ?
14:10On peut comprendre
14:10que ça soit fait
14:11pour protéger
14:11y compris les manifestants,
14:13mais c'est terrifiant
14:13comme constat.
14:14Ça veut dire
14:15que le maintien de l'ordre
14:15a échoué
14:16et qu'on n'a pas la sécurité
14:18dans notre pays,
14:18mais on n'a même plus
14:19la liberté d'expression.
14:20Donc,
14:21tout cela ne va plus.
14:22Les commerçants à Paris,
14:23est-ce que vous avez vu
14:24ce qu'a dit
14:24le préfet de police ?
14:27Engager des vigiles,
14:28c'est un État
14:29qui fait faillite.
14:30Il leur demande
14:30de renforcer la sécurité,
14:32d'adapter leurs horaires,
14:32notamment en faisant appel
14:33à des agents de sécurité,
14:34baisser les rideaux,
14:35protéger les vitrines,
14:35rentrer les terrasses,
14:36rester à l'intérieur,
14:37ne vous interposez pas
14:38et appelez le 17.
14:38Mais dans quel pays d'Europe
14:40peut-on imaginer
14:41que l'État
14:42ne peut plus protéger
14:43ceux qui manifestent,
14:45ceux qui font commerce,
14:46ceux qui veulent aller
14:47dans les commerces,
14:47ceux qui veulent se balader ?
14:48Donc, il faut interdire
14:49la manif ou pas ?
14:50J'ai pas compris.
14:50Mais je crois que parfois
14:51il n'y a pas le choix.
14:52Quand il y a le choix,
14:52il ne faut pas les interdire.
14:54Mais quand la sécurité
14:55des manifestants
14:55peut être mise à mal,
14:58entre la liberté d'expression
14:59et l'intégrité physique,
15:02j'imagine qu'ils font le choix
15:03de l'intégrité physique.
15:04Mais je déplore
15:05qu'on en soit là.
15:06Parce que ce qui s'est passé
15:06la semaine dernière
15:07est très grave.
15:08Il faut revenir dessus.
15:09Il y avait 10 000 policiers
15:10là où il en fallait 90 000.
15:13Donc, clairement,
15:14ce gouvernement a failli.
15:15Il a merdé,
15:16pour reprendre les paroles,
15:17excusez-moi du terme,
15:18de M. le Premier ministre.
15:19Il y a eu une perte de contrôle
15:20pour citer le ministre de l'Intérieur
15:22et ces gens sont toujours
15:22en place.
15:23La sécurité, oui,
15:23interdire les manifs.
15:24C'est ce qui se passe là.
15:26Oui, mais la sécurité,
15:27c'est un devoir de l'État.
15:28Pas partout.
15:29À Paris, elle s'est autorisée,
15:29mais il y a un couvre-feu.
15:30Oui, mais le problème,
15:31c'est que,
15:31et je reviendrai sur le couvre-feu
15:32après parce que c'est très intéressant,
15:34la sécurité,
15:34c'est un devoir de l'État.
15:35Et aujourd'hui,
15:36ça devient un prétexte
15:38pour imposer des mesures liberticides.
15:40Mais vous vous rendez compte,
15:41ce n'est pas normal aujourd'hui.
15:42Et en fait,
15:43on est obligé de choisir
15:44entre se sécuriser
15:46et manifester.
15:47Mais dans quelle démocratie ?
15:49Moi, je vous le dis,
15:50on est sur une pente glissante,
15:51très autoritaire.
15:52Et pour revenir sur le couvre-feu,
15:53ce qui est très intéressant,
15:54c'est qu'apparemment,
15:55le couvre-feu ne s'impose pas
15:56à tout le monde.
15:57Parce qu'à Lyon,
15:58alors même qu'il y avait
15:59un couvre-feu,
15:59on a eu une déferlante
16:00de néo-fascistes.
16:02Et aucune intervention,
16:04aucune intervention
16:05des forces de l'ordre.
16:05Donc apparemment,
16:06il y a un deux poids, deux mesures
16:07qui ne s'appliquent
16:07qu'aux manifestants de gauche.
16:09Et le préfet, ensuite,
16:10a dénoncé les choses
16:11auprès de la justice.
16:12Oui, mais c'est facile
16:13de dénoncer une fois
16:13qu'on les laisse,
16:14de faire les ordre des vues.
16:14Attendez, juste une chose,
16:15Sofiane Issaoui,
16:15est-ce que ça veut dire
16:16que pour vous,
16:16en gros, qu'est-ce qu'on fait
16:18ce week-end pour Paris ?
16:20On sait que,
16:21alors il y a plusieurs villes
16:22qui ont été touchées
16:22par les émeutes
16:23et par les pièges
16:24la semaine dernière,
16:25mais il y a eu, je crois,
16:27450 commerces parisiens
16:28qui ont été vandalisés.
16:30Qu'est-ce qu'on fait pour Paris ?
16:31Pour l'instant,
16:32il n'y a pas d'interdiction
16:32de manifester à Paris samedi.
16:34Est-ce que vous vous dites
16:35qu'il faut maintenir
16:36coûte que coûte
16:36cette manif-là ?
16:37Bien sûr, mais bien sûr,
16:38mais il faut maintenir
16:40le droit fondamental
16:40aujourd'hui des citoyens
16:41et des citoyennes.
16:42Et maintenant,
16:42c'est à l'État
16:43d'assurer que la sécurité
16:45soit garantie
16:46pour tout le monde.
16:47Ça, c'est leur job.
16:48Ce n'est pas le nôtre.
16:49Nous, le nôtre,
16:49c'est de demander nos droits
16:51comme bon nous le semble.
16:53Et on a le droit
16:54de le défaire.
16:54C'est dommage
16:55qu'il n'y ait pas un commerçant
16:56qui dise-moi
16:57mon droit fondamental,
16:58mon droit fondamental
16:59qui est dans la Constitution,
17:01c'est d'être
17:03en sécurité.
17:04Comme tout le monde.
17:05C'est de travailler.
17:06C'est de travailler.
17:07Non, mais vous voyez,
17:08tous les droits fondamentaux
17:12doivent être préservés.
17:14Ça, c'est la première chose.
17:15La deuxième chose,
17:15c'est qu'il y a le court terme
17:16et il y a le long terme.
17:19Je reprends les propos
17:20de M. Jacobelli.
17:21Ce qui se passe là aujourd'hui,
17:23ce n'est pas totalement
17:24la faillite de l'État actuel.
17:26C'est 40 ans de faillite.
17:28On est d'accord.
17:29C'est 40 ans de faillite
17:30de gouvernements
17:31qui n'ont pas fait
17:32les réformes
17:32qu'il fallait faire
17:33dans l'éducation,
17:34qui ont laissé
17:35l'éducation
17:35complètement à la dérive
17:37dans ce pays.
17:38Moralité,
17:39on arrive à ce qui se passe
17:40aujourd'hui
17:41avec des niveaux scolaires.
17:42Parce qu'il est là le sujet.
17:43La crise,
17:44elle est là.
17:45C'est qu'on est
17:45complètement relégués
17:46dans les classements
17:47de niveaux scolaires.
17:49Il est là vraiment
17:50le vrai sujet.
17:51beaucoup plus que le collège
17:53qui a des murs
17:54qui sointent.
17:55On a tous connu ça,
17:56donc ce n'est pas le problème.
17:57Ça ne veut pas dire
17:57que ce n'est pas normal.
17:58Bien sûr que ce n'est pas normal,
17:59mais ce n'est pas le plus important.
18:00On va l'accepter.
18:01C'est très important.
18:01D'accord,
18:01mais ce n'est pas le plus important.
18:02Mais ça joue sur la psychologie.
18:03Je vous dis une chose.
18:04Mes enfants,
18:05je préférais qu'ils aient
18:06un bon niveau scolaire.
18:07Oui, bien sûr.
18:07C'est ça le sujet.
18:08Vous savez que la santé mentale
18:10des jeunes,
18:10ça s'agit énormément
18:11dans le niveau scolaire.
18:12Évidemment,
18:13mais bien sûr,
18:13mais ça,
18:14c'est quand même très important.
18:15Et le problème,
18:15c'est qu'on a laissé ça tomber.
18:16Tranquille.
18:17Tomber, plutôt.
18:18Oui, mais quand on accepte
18:18des budgets
18:19qui demandent
18:192 milliards d'économies
18:21en collectivité,
18:21comment ils font
18:22pour se faire des bâtiments ?
18:22C'est la lâcheté
18:23des professeurs.
18:25Pas des professeurs,
18:26des gouvernements,
18:27des gouvernants.
18:28Et ce que j'aimerais,
18:28c'est que demain,
18:29justement,
18:29le président de la République
18:30s'engage là-dessus.
18:32Le problème,
18:32c'est qu'il n'a pas
18:33un sentiment poche pour le faire.
18:35Il n'a plus à l'envoi.
18:36Je veux juste revenir
18:37sur ce qu'il a dit tout à l'heure.
18:38Rocaillère,
18:39ensuite l'orange.
18:40Je veux revenir
18:40sur ce que vous avez dit
18:41tout à l'heure
18:41par rapport au trauma
18:42qu'il faut considérer.
18:43On ne peut pas faire
18:44de la politique
18:44sur la base des traumatismes
18:45des gens
18:45et sur la base
18:46de leurs sentiments.
18:46Vous avez un traumatisme,
18:47vous, non ?
18:48Il y a un traumatisme
18:49qu'il faut gérer
18:49qui est lié à un manque
18:50d'incapacité
18:52à gérer les violences.
18:53Ça ne doit pas se répercuter
18:55sur la liberté
18:56des gens à manifester.
18:57Je pense que c'est
18:58très important de le dire.
18:59Je voulais aussi revenir
18:59sur ce qu'a dit
19:01Emmanuel Macron
19:01quant au fait
19:02que désormais
19:03il allait faire en sorte
19:06qu'on privilégie
19:06les manifestations
19:07qui sont organisées
19:08par des structures
19:08telles les structures syndicales
19:10comme les syndicats
19:10et qu'il fallait désigner
19:11les manifestants légitimes.
19:13Je précise des choses,
19:14Rocaillère,
19:14parce que ça va encore plus loin
19:15ce qu'il a dit ce matin
19:16le président de la République.
19:16Emmanuel Macron a dit
19:17en gros,
19:18au vu des circonstances,
19:19la règle,
19:20ça devrait être l'interdiction
19:22et d'une certaine manière
19:23l'exception,
19:23c'est l'organisation des manifs
19:25quand elles sont encadrées
19:26par les syndicats connus
19:27et reconnus.
19:28Mais en fait,
19:28dans quel genre de pays
19:29le gouvernement décide
19:30de qui a le droit
19:30de manifester ou non ?
19:31Quand il parle
19:32de manifestants légitimes,
19:34c'est au nom
19:34de quels critères ?
19:35C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
19:36est-ce que si on est opposant
19:37à l'État
19:37d'une manière
19:38qui ne lui convient pas,
19:39on aura le droit
19:39de manifester ?
19:39Il doit y avoir 30 pays
19:40au monde où on a le droit
19:41de manifester aussi bien
19:42qu'on veut,
19:43aussi facilement qu'on veut.
19:44Oui, mais là,
19:46la France n'est pas
19:46la plus mal lotie
19:47de ce point de vue.
19:48J'espère qu'on aspire
19:48quand même à faire partie
19:49des pays,
19:50on ne va quand même pas
19:52commencer à se comparer
19:53aux dictatures
19:53en disant qu'on est quand même
19:54mieux qu'une dictature.
19:55J'espère qu'on a quand même
19:56des standards.
19:56Je crois qu'il y a peu
19:57de pays où on peut manifester
19:59comme en France.
19:59En tout cas,
20:00qu'un président de la République
20:00dise publiquement
20:01que le gouvernement
20:02va choisir
20:03qui a le droit
20:03de manifester,
20:04c'est un signal
20:05qui devrait nous alerter
20:05quant à l'état
20:06des libertés publiques.
20:07C'est extrêmement grave.
20:08Laurent Jacobo dit.
20:09En ayant des gouvernements
20:10et pas que celui-là,
20:11je rejoins Yves Tréhard
20:12depuis des décennies
20:13qui refusent
20:14d'être fermes
20:15avec ceux qui pourrissent
20:16tous les mouvements sociaux,
20:18qui pourrissent
20:18toutes les fêtes
20:19comme les 31 décembre,
20:20les victoires
20:21de matchs de foot,
20:23malheureusement,
20:23il pourrit la vie
20:24de tout le monde,
20:24des commerçants,
20:25des manifestants,
20:26des lycéens
20:26qui manifestent.
20:27Il faut être très clair.
20:28Vous pouvez mettre
20:2990 000 membres
20:30des forces de l'ordre
20:31dans la rue
20:31si vous leur donnez l'ordre
20:33de ne pas arrêter
20:33les pilleurs.
20:34Si vous n'arrêtez pas
20:35les black blocs
20:35lorsqu'ils prennent le train
20:36ou ceux qui viennent
20:37des banlieues
20:37pour ravager et piller
20:38lorsqu'ils prennent le train,
20:40nous aurons les mêmes scènes.
20:41Donc il faut mettre en place
20:43des règles très claires.
20:45Tous ceux qui portent
20:46une cagoule
20:47doivent être arrêtés.
20:48C'est déjà la loi ?
20:49Mais ce n'est pas fait.
20:50Ceux qui cachent le visage,
20:50vous voulez dire.
20:51Non, les black blocs,
20:51vous voyez ce que je veux dire.
20:53Vous savez que les policiers
20:54eux-mêmes sont cagoulés
20:54et ils n'ont pas le droit.
20:56On va les arrêter aussi du coup.
20:57Force à la loi.
20:58Bizarrement, il y a une exception.
20:59Je vais me permettre
21:00de terminer mon raisonnement.
21:01Le problème, c'est que
21:02tout cela n'est pas fait
21:02et puis il faut rétablir
21:03un certain nombre de choses.
21:04Par exemple,
21:05les délits commis en groupe.
21:08C'est-à-dire que
21:08quand vous avez une horde
21:15Non, c'est la loi
21:16anti-casseurs d'ailleurs
21:17que la gauche a retirée.
21:18C'est-à-dire qu'à partir
21:19du moment où la police dit
21:20à partir de maintenant
21:21la manifestation est terminée,
21:22tous ceux qui restent
21:23face au magasin
21:23seront considérés comme pilleurs.
21:25Tous ceux-là sont
21:26co-responsables.
21:27Il faut une précision
21:27Laurent Jacobyli.
21:28Et casser pilleurs aussi,
21:28vous avez raison.
21:29Il faut une précision
21:30Laurent Jacobyli.
21:30Il confie les parents
21:31pour les mineurs.
21:32Au vu de tout ce que l'on sait,
21:33du contexte,
21:34des éléments qu'on a tous
21:35en tête depuis le week-end dernier,
21:38est-ce que vous,
21:39au pouvoir,
21:40vous autorisez
21:41ou vous autorisez
21:42la manif parisienne samedi ?
21:43Alors, nous au pouvoir,
21:45comme vous dites,
21:46nous aurons mis en place
21:47effectivement les doctrines
21:48que je viens de vous annoncer.
21:50Au bout d'un moment,
21:50on aura fait passer...
21:51Ça ne se passera pas, c'est ça ?
21:52On aura fait les lois
21:54que nous avons dites,
21:55ce qui permet
21:57un minimum de sécurité,
21:59enfin j'espère
21:59un maximum de sécurité,
22:00excusez le langage,
22:01pour que les gens
22:01puissent manifester.
22:02La liberté,
22:03la liberté de circuler,
22:05la liberté de commercer,
22:06la liberté de revendiquer,
22:08ce sont des libertés fondamentales.
22:10Samedi, vous interviez.
22:10Vous interdisez
22:11ou vous autorisez
22:12la manif ?
22:12J'ai probablement pas
22:14autant de renseignements
22:14que les renseignements
22:15intérieurs.
22:16Au vu de tout ce que l'on sait
22:17aujourd'hui.
22:17Bon, par principe,
22:19il faut autoriser
22:20les manifestations.
22:21OK.
22:21Voilà.
22:22Après, s'il y a
22:23des renseignements
22:24qui disent que les gens
22:25vont se faire canarder,
22:26évidemment,
22:26on protège les nouvelles.
22:27Parce qu'il y a un autre
22:27cas particulier,
22:28regardez en plein centre
22:29de cette carte.
22:31C'est effectivement Orléans,
22:32c'est là où se tient
22:33le congrès du Rassemblement
22:34national.
22:35Ce week-end,
22:35il y a une manifestation
22:36qui est autorisée samedi.
22:38On attend visiblement
22:39entre 20 et 30 000
22:40manifestants anti-RN,
22:422 à 3 000 éléments radicaux,
22:44c'est ce que l'on comprend
22:45aujourd'hui.
22:46Par revanche,
22:46manifestation interdite
22:47le dimanche.
22:49Là, vous interdisez
22:51ou vous autorisez
22:52la manif du côté
22:53d'Orléans ?
22:54La manif qui pourrait
22:55rassembler plusieurs
22:55dizaines de milliers
22:56d'opposants au RN ?
22:56D'abord, nous avons vu
22:57avec le ministère de l'Intérieur,
22:59avec la préfecture,
23:00que toutes les garanties
23:01de sécurité seront là.
23:03On a eu la preuve,
23:04on a eu la parole.
23:05Donc, notre congrès,
23:07comme la manifestation,
23:08peuvent être sécurisées.
23:09Je ne parle pas
23:10des 3 000 Black Blocs,
23:11je parle bien des gens
23:12qui viennent manifester.
23:13Cette manifestation,
23:14elle me pose une autre question,
23:15moi, plutôt que l'autorisation,
23:17que nous aurions donnée,
23:17parce que nous sommes
23:18pour la liberté d'expression.
23:19C'est qu'il y a en France
23:20des gens qui voudraient
23:23que le premier parti de France,
23:25donné assez haut
23:25dans les sondages,
23:26ne puisse pas faire un meeting
23:28et organiser son congrès.
23:30Ça, moi, en tant que démocrate,
23:32ça me laisse bouche bée.
23:33Que les socialistes,
23:34que la France insoumise,
23:35que les communistes veulent faire
23:37un congrès,
23:37mais jamais,
23:38vous ne nous verrez,
23:39à les manifester
23:39pour les empêcher de le faire.
23:41Je trouve paradoxal
23:42que tous ces gens
23:43qui hurlent au fascisme
23:46en permanence
23:47utilisent exactement
23:48les mêmes méthodes
23:49que ces politiques.
23:51Ils vous font une publicité
23:54incroyable.
23:54Ben, dites-leur,
23:55moi, je n'ai pas leur numéro.
23:56Mais attendez,
23:56mais ils vous font...
23:57C'est le marche-pied
23:58tous ces manifestants.
23:59J'appelle rarement,
23:59C'est le marche-pied
24:01du Rassemblement National.
24:02Par ailleurs,
24:03j'aimerais ajouter, Maxime,
24:04que les manifestations interdites,
24:07il n'y en a pas beaucoup.
24:07Il y en a deux pour le moment.
24:09C'est dans deux villes,
24:10à Lyon et à Marseille,
24:12sur la foi de renseignement.
24:13Dans les autres villes,
24:14ce sont des interdictions
24:15de manifester.
24:16Non, dans les autres villes,
24:17il y a de manifester
24:18dans les centres-villes.
24:19Oui.
24:19Mais ils peuvent manifester ailleurs.
24:21Ça dépend.
24:21On touche du Rhône, zéro.
24:22Rien.
24:23Oui, à Lyon et aussi à Lyon,
24:25dans le Rhône.
24:27Mais vous savez
24:28qu'il y a des manifestations
24:29qui sont interdites
24:31quotidiennement,
24:31ici ou là en France,
24:33sans qu'on en parle
24:33franchement.
24:34Il y a souvent des recours
24:35qui sont formés.
24:36Moi, je repense notamment
24:36à l'époque...
24:37Il y aura peut-être
24:37des recours, là.
24:38Voilà, des manifestations,
24:39notamment en faveur de la Palestine
24:40où Gérard d'Hermann
24:41avait demandé
24:43à ce qu'elle soit
24:45interdite par principe.
24:46Et effectivement,
24:46il y a des gens
24:46qui ont porté plainte
24:47pour garantir
24:48les libertés publiques.

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