00:00Ou à vous redonner ce soir, c'est la cote de popularité d'Emmanuel Macron, la cote de confiance d
00:03'Emmanuel Macron, c'est Elab qui mesure ça.
00:05Le président est désormais à 13% de Français qui lui font confiance, jamais Elab n'a mesuré Emmanuel Macron
00:10à un niveau aussi bas.
00:12Il est plus bas que François Hollande, au moment où François Hollande quitte l'Elysée. François Hollande était à 14,
00:17Emmanuel Macron est à 13.
00:19Et pour autant, le président de la République a visiblement très envie de se mêler de la présidentielle, c'est
00:24ce qu'on apprend aujourd'hui.
00:24Si confidence d'un de ses proches à l'AFP, le président de la République prône une coalition de Lysnard
00:31à Glucksmann, voilà ce que dit le proche qui est cité par l'AFP.
00:37Il pense que sur l'Europe, l'état de droit, l'économie de marché, le rejet des extrêmes, ce qui
00:40unit de Lysnard à Glucksmann, donc en passant par Édouard Philippe notamment, je le précise,
00:45est plus fort que ce qu'il divise dans un contexte de tripartition.
00:48Ces forces-là doivent donc assumer qu'elles auront à travailler ensemble et le faire deux aujourd'hui dans une
00:53logique de coalition.
00:54Arnaud Péricard, est-ce que vous signez, vous validez ce qui vient d'être dit ?
00:57Non, je la conteste cette déclaration et je ne la soutiens absolument pas.
01:00Je crois que le président doit intégrer le fait que dans six mois il ne sera plus là.
01:04Il ne doit pas se mêler de cette élection, cette élection ne lui appartient pas, il est citoyen, il votera
01:10très certainement,
01:11il peut avoir une opinion mais il ne lui appartient pas de dessiner les contours de ce que peut être
01:16un rassemblement,
01:17en tout cas celui qu'Édouard Philippe porte, c'est-à-dire celui de la droite essentiellement et du centre
01:22également.
01:23Alors après, de dresser des hypothèses sur les démocrates de tous les pays, unissons-nous pour faire face aux extrêmes,
01:31ça n'est pas le chemin politique.
01:32Pour vous, ça ne marche pas.
01:33Non, ça ne marche pas du tout.
01:33Si vous voulez éviter Thomas Ménager et Aurélie Trouvé au pouvoir, pour vous la solution ne passe pas par Alexandre
01:41Wysil ?
01:42La stratégie du blocus ne fonctionne pas, c'est-à-dire faire blocus à l'extrême droite ou à l
01:48'extrême gauche,
01:49en essayant de réunir toutes celles et ceux qui, en allant peut-être des sociodémocrates,
01:54c'est peut-être une solution qui aurait pu marcher dans une situation très particulière.
01:58L'absence de majorité absolue après la dissolution, c'est un chemin d'ailleurs qui peut fonctionner à l'Assemblée
02:04nationale,
02:04mais on voit bien ce que ça donne comme résultat.
02:06On voit bien que ça ne produit absolument aucune mesure efficace et qu'on en a encore pour six mois.
02:11On est à 13%, il reste six mois.
02:13Je suis curieux de t'emménager, de savoir ce que vous avez écrit sur votre feuille.
02:16Non, j'ai juste noté ce que je pouvais dire, c'était juste de dire qu'en fait,
02:20je comprenais pourquoi, depuis tout à l'heure, le porte-parole d'Edouard Philippe, à 13%,
02:25cherchait à faire oublier quand même qu'Edouard Philippe avait été Premier ministre d'Emmanuel Macron.
02:29Et quand on est à 13%, en 2017, à 2020,
02:32qui l'a fait, ne mordait pas la main qu'il a nourri Edouard Philippe.
02:37Attendez, aujourd'hui, qui est dans le débat ?
02:38Ne demandez pas à Jacques Chirac en 1981 d'être responsable du bilan de Valéry Giscard d'Estaing,
02:42alors qu'il a été Premier ministre de 1974 à 1976.
02:44Qui est actuellement au gouvernement et qui, de 2017 à aujourd'hui, a été au gouvernement avec Gabriel Attal,
02:52avec Elisabeth Blan ?
02:53Sacha Houillet qui est macroniste, donc Raphaël Blutzmann, vous l'avez autour de vous, il est macroniste.
02:57Tout le monde est macroniste, les LR sont macronistes.
03:00Vous avez raison de dire qu'ils ont tous rejoint Emmanuel Macron à un moment ou à un autre.
03:04Ce qui est certain, c'est que si le Président de la République touche à l'élection présidentielle
03:07et s'il cherche un candidat, comme il a à peu près tout planté,
03:09je pense qu'il plantera aussi son camp une fois le plus qualifié
03:13pour nous dire avec qui on doit se rassembler.
03:15Non mais attendez, je sais que vous donnez des brevets de qualification depuis ce soir
03:19et que c'est le rôle des macronistes qui ont échoué sur quasiment tous les sujets
03:22de dire qui est qualifié ou non.
03:24Des philippistes, des philippistes, macronistes, c'est un synonyme, je pense que tout le monde le sait.
03:28Yves et ensuite Alexandre Louis.
03:29On a l'impression qu'Emmanuel Macron fait tout pour que justement, il n'y ait pas de succession.
03:35Lui qui a eu le flair, mais c'était vraiment assez extraordinaire en 2017,
03:39à réussir de se faire élire alors que pas grand monde le connaissait
03:43et qu'il y avait quand même des partis politiques qui étaient installés.
03:46Il a fait dégager tout ça parce qu'il y avait un mouvement de dégagisme évident
03:52dont il a profité et qu'il a un peu suscité d'ailleurs.
03:55Et de savoir qu'aujourd'hui, ce flair l'a complètement fui d'une certaine façon
04:01pour qu'il sorte cette hypothèse qui est certainement l'hypothèse la pire,
04:07celle qui va enterrer le Parti Socialiste, qui va enterrer le centre,
04:13qui va enterrer la droite républicaine, c'est exactement ça qu'il faut faire
04:17pour qu'il n'y ait plus rien et que justement ce soient les deux extrêmes
04:21qui émergent, ce qu'ils font déjà.
04:24Alors c'est vraiment incroyable et ils n'ont pas trouvé justement ces sacs et dingues,
04:28c'est que plutôt que de se dire il faut qu'on se réunisse
04:32parce qu'ils ont peur de perdre, il faudrait qu'ils se réunissent
04:36en disant on a l'agnac pour gagner.
04:38C'est ça qu'il faut qu'ils fassent et qu'ils arrêtent de se référer.
04:41Mais surtout ça fait deux extrêmes.
04:43Contre le Rassemblement National et contre LFI, ça ne fait pas un programme politique
04:45et ça n'apporte aucune réponse aux gens qui sont dans l'avion,
04:49aucune réponse aux gens qui n'arrivent pas à s'en sortir aujourd'hui.
04:52C'est proposition contre proposition.
04:54D'abord non merci.
04:56La première réponse, c'est non merci.
04:58Évidemment c'est non merci parce que nous n'avons rien à voir avec cette histoire.
05:01Mais j'aimerais qu'on prenne le temps d'analyser le président de la République
05:04et l'erreur qu'il fait à mon avis.
05:06Il n'a pas compris que la tripartition qui a été le socle sur lequel il a construit lui-même
05:11une forme de politique, meurt avec lui.
05:14C'est-à-dire que tout ce qui, d'une manière ou d'une autre, a touché ce pouvoir,
05:17Bruno Retailleau, Edouard Philippe, pardon, Atal, est en train de disparaître,
05:21de s'effondrer avec le Macronisme.
05:22Pourquoi ?
05:23Sous le poids de leur division, bien sûr, le bilan financier et le bilan social.
05:28Et donc réémergent dans ce moment-là quatre familles, finalement.
05:32La gauche mélenchoniste, la gauche démocratique, la droite, puis l'extrême droite.
05:35Et moi, ma conviction, c'est qu'en effet, c'est dans la clarté, M. Tréard,
05:38je vais prendre d'accord avec vous, c'est dans la clarté sur ce que nous sommes,
05:41dans cette offre que nous proposons, que les choses peuvent se jouer.
05:45Et nous, nous avons la conviction que nous sommes la seule offre qui peut battre Marine Le Pen au deuxième
05:50tour.
05:51Que les amis de M. Mélenchon, il n'y a pas de magie au deuxième tour,
05:53comme le dit Jean-Luc Mélenchon, il y a un mur.
05:55– Mais vous, il n'y a pas de magie au premier.
05:57– Écoutez, on n'est pas si loin que ça.
05:59On n'est pas si loin que ça, d'accord ?
06:01Nous, on n'est pas notre quatrième présidentielle, d'accord ?
06:02On est autour de 13% et c'est notre première présidentielle.
06:05Donc, on est en train d'avancer.
06:06– Vous trouvez la manière ?
06:07– On est en train d'avancer.
06:08Pardon, on est…
06:09Excusez-moi, non, mais je sais bien qu'on vous inquiète,
06:11qu'il y a un problème de votre...
06:14Mais je le dis simplement,
06:17on est la seule offre qui peut gagner face au Rassemblement national.
06:19Ça, j'en suis absolument convaincu, c'est d'ailleurs pour ça que j'ai accepté.
06:21– Mais comment vous…
06:23Je regarde les derniers sondages.
06:24– Mais regardez les derniers sondages, si vous voulez.
06:26– Les sondages IFOP, j'avoue, je n'ai que deux scénarios sous les yeux.
06:31Dans un des scénarios, Raphaël Duxman est à 10%,
06:35et un autre scénario à 11,5%.
06:37Pendant ce temps, la Marine Le Pen est à 35 ou 37%,
06:39et Jean-Luc Mélenchon est à 18,5% ou 18%.
06:42– Et vous n'avez pas le scénario où on est à 13,5%.
06:44Mais je ne veux même pas rentrer là-dedans.
06:45On est troisième dans le scénario que vous citez tout à l'heure.
06:48– Mais ce que je veux dire, c'est que déjà l'élection, s'il était joué en novembre…
06:51– Alors ça, on est d'accord.
06:52– Ça se saurait, vous êtes gentils.
06:54Et deux, encore une fois, on est face à des candidatures installées
06:56qui sont leur quatrième présidentielle.
06:58Donc laissez-nous le temps de monter en puissance et monter en dynamique.
07:00D'accord ?
07:01Et nous, nous ne sommes pas, nous n'avons pas le bilan,
07:03parce que monsieur, vous pouvez faire comme vous voulez,
07:05on est fait faire des contorsions dans tous les sens.
07:07Le philippisme est vu comme une continuation du Macronisme par d'autres moyens.
07:10– Une remarque, Alexandruzil.
07:12– Ils ne veulent pas savoir si c'est Gérard Armanin qui sera à l'intérieur,
07:15au garde des Sceaux, à l'économie, ça suffit, il faut changer l'équipe.
07:18– Une double remarque, Alexandruzil, concernant les sondages,
07:21alors évidemment, j'entends que vous dites, écoutez…
07:23– Mais regardez-les tous.
07:24– Il reste encore six mois de campagne, etc.
07:27Six mois avant la dernière campagne, les finalistes, les sondages, les avaient.
07:30– Oui, mais ce n'est pas toujours comme ça, vous le savez très bien,
07:32ça dépend des campagnes.
07:32– Je vous parle de la dernière campagne, voilà.
07:36Et à force de dire, il reste six mois, il reste six mois…
07:38– Ce n'est pas de la force de dire, je vous dis que…
07:40– Il va rester de moins en moins de temps.
07:41– Écoutez, je vous donne des données factuelles,
07:42nous sommes une nouvelle candidature qui est en train de s'installer,
07:45on était quatrième, on est en train de passer troisième dans les sondages,
07:47vous avez deux candidatures installées qui sont leur quatrième présidentielle,
07:50je vous dis de nous laisser le temps de déployer cette campagne.
07:53Et nous serons la surprise de cette élection, j'en ai aucun doute.
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