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  • il y a 14 minutes
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Un lien, on manifeste aussi contre la vie chère.
00:02Et il y aura des manifestations contre la vie chère le 5 novembre,
00:05mais dans ce contexte-là, ça vient de tomber à l'instant, 22h44 sur BFM TV,
00:10prise de parole d'Emmanuel Macron chez Hugo Descript.
00:12Absolument, et le président appelle ce soir à la reprise des cours dans le calme à la rentrée lundi.
00:19Il dit également ce soir, le fait qu'on en soit arrivé là, c'est un échec collectif.
00:22Il n'y a aucun lycéen qui a commencé à pousser ses revendications pour avoir ses conséquences terribles,
00:26ni aucun policier. Je suis dans le soutien et la compassion à tous.
00:29Et il poursuit. Il y a des gens qui ont essayé de récupérer politiquement,
00:32avec des projets très extrêmes qui sont venus chauffer les jeunes,
00:35qui les ont emmenés à faire des actions aux abords des lycées ou en ville,
00:39des actions très violentes.
00:40J'ai l'impression que ça c'est pour vous, Manon Bré.
00:42Franchement, il persiste et il signe.
00:44Alors, ça fait des semaines qu'on nous dit que la France Insoumise est responsable du mouvement,
00:49mais absolument pas les classes les plus surchargées d'Europe,
00:52des lycées qui sont vétustes, la peur de l'avenir.
00:54Vous étiez les seuls politiques à la sortie des visées.
00:56Mais parce qu'on est les seuls à aller les écouter.
00:58Et moi, j'ai invité tous les élus, y compris ceux qui ne sont pas d'accord avec les jeunes,
01:01à venir dialoguer avec eux.
01:02Et vous saurez que ce n'est pas...
01:04Alors, je sais qu'on a beaucoup de force, la France Insoumise,
01:07mais vous pensez vraiment que d'un claquement de doigts,
01:09sans tract, sans appel direct à la mobilisation,
01:12parce que cette mobilisation, elle est quand même partie d'un lycée,
01:15dans le Val-de-Marne,
01:18parce qu'il faisait face à la fois à des professeurs qui sont absents,
01:21à la fois à des conditions d'études dans un lycée extrêmement vétuste.
01:25Franchement, tout ça n'est pas sérieux.
01:26Et on voit d'ailleurs que des mobilisations sociales,
01:29il y en a qui naissent un peu partout en Europe,
01:31en Italie, en Grèce, en Espagne, en Belgique.
01:35Bon, Jean-Luc Mélenchon, je veux bien qu'il ait bon dos.
01:39Je ne sais pas si c'est Jean-Luc Mélochoni en Italie,
01:42Juan Luc en Espagne.
01:44Tout ça n'est pas sérieux.
01:45La vérité, c'est qu'on a un président de la République
01:49qui est dans son bunker à l'Élysée
01:52et qui ne comprend pas ce qu'il se passe dans le pays.
01:55D'abord, il a mis un mois.
01:56Il a reçu les lycéens, les étudiants.
01:57Mais pardon, au bout d'un mois,
01:59s'il les avait reçus dès le début de la mobilisation,
02:02ça aurait été...
02:03Vous n'auriez dit de quoi il se mêle ?
02:04Ah non, ah non.
02:05L'hyper-président...
02:06C'est quand même plutôt le boulot du Premier ministre
02:08ou du ministre de l'Éducation, dans l'ordre.
02:11C'était une demande qui a été formulée
02:13par les syndicats lycéens.
02:14Quand on est président de la République,
02:16a fortiori le poids qu'il a dans la vie politique
02:18parce que quand j'étais, moi, à la réunion à Matignon,
02:21on en parlait hors antenne avant de venir jeudi dernier,
02:24j'ai été frappée à quel point Sébastien Lecornu
02:26avait l'air complètement déconnecté
02:28et aux antipodes quasiment de ce que faisait et disait Emmanuel Macron.
02:33C'est clairement lui qui est encore aujourd'hui au monde.
02:35Donc il s'agirait pour lui de se réveiller
02:37et de comprendre quand même la colère lycéenne.
02:38Est-ce que maintenant les lycéens doivent lâcher l'affaire ?
02:40Je rappelle ce que leur a octroyé hier le Premier ministre Sébastien Lecornu.
02:47Les classes de seconde plafonnées à 28 élèves,
02:50500 postes de plus pour les profs,
02:52emploi du temps revu,
02:534 milliards de prêts pour les conseils régionaux
02:55pour refaire les bâtis
02:57et une réforme de parcours sub qui est à décider
03:00qui sera effectivement progressivement mise en place.
03:04Il n'y a pas rien dans la besace.
03:06Est-ce que vous dites malgré tout lycéen ?
03:07Non, non, allez-y, continuez.
03:08D'abord c'est eux qui vont le décider.
03:10Je pense qu'ils sont suffisamment grands pour décider.
03:14Et j'observe que les syndicats lycéens,
03:16quand ils sont sortis du bureau du ministre de l'Éducation
03:21et du Premier ministre,
03:22au-delà de la méthode où d'abord des influenceurs
03:26ont été invités en premier,
03:27je trouve ça un peu discutable d'un point de vue démocratique,
03:30mais surtout les syndicats lycéens,
03:31qu'est-ce qu'ils nous disent ?
03:33Ils disent qu'en fait il n'a rien compris à nos demandes.
03:36Il y avait 10 mesures qui étaient demandées par les lycéens,
03:39il n'y en a aucune qui est mise en pratique.
03:41De facto, on voit que...
03:41Si, il y en a qui sont quand même...
03:43J'y arrive, c'est pour ça que je l'ai décrypté une à une.
03:45C'est l'art de la négociation.
03:47Moi ce que j'observe,
03:48si vous voulez voir le verre à moitié plein,
03:51ce que j'observe,
03:52c'est que les lycéens sont parmi les premiers
03:55à se mobiliser,
03:57à forcer le gouvernement à répondre
04:00et à essayer de mettre des choses sur la table.
04:02Le fait est que,
04:03je pense qu'ils ne sont pas dupes
04:04et qu'ils voient qu'ils sont en train de se faire
04:07littéralement arnaquer par le gouvernement.
04:09Ah, donc vous leur dites continuer ?
04:11Parcoursup, c'est eux qui vont décider.
04:12Parce que c'est une sacrée responsabilité
04:13de dire à des jeunes de 15, 16, 17 ans
04:15« Allez-y, continuez, n'allez pas en cours ».
04:17Je dis juste sur le fond,
04:18est-ce que les demandes ont été satisfaites ?
04:20Parcoursup,
04:21vous avez davantage de transparence
04:22mais à aucun moment
04:23vous avez la garantie
04:24d'avoir une place à l'université
04:26alors qu'il y a plus de 100 000 lycéens
04:27qui n'ont pas eu de place à l'université.
04:29Il faut créer une sélection quand même.
04:30Les places qui sont créées,
04:31mais ça c'est le désaccord
04:32qu'ils sont avec le mouvement lycéen,
04:34les 15 000 places,
04:34elles sont créées où Bruno Jeudy ?
04:36Dans les BTS,
04:37BTS,
04:40IUT et filière de sciences.
04:41Là où il y a du boulot.
04:42Mais c'est des filières professionnalistes.
04:44Là où il y a du boulot, Manon Brie.
04:45Aucune nouvelle place à l'université.
04:47Là où il y a du boulot, Manon Brie.
04:48Mais Maxime Suitec,
04:49vous savez,
04:49moi je suis d'une génération
04:51juste avant Parcoursup.
04:52J'ai eu mon bac en 2007
04:54et à l'époque,
04:55on avait un truc
04:55qui s'appelait admission post-bac,
04:57APB.
04:58Et APB,
04:58on indiquait des préférences
05:00mais on avait quand même
05:00le choix de choisir sa filière.
05:03Parce que qu'est-ce qui se passe
05:03si vous ne choisissez pas
05:04votre filière
05:05et que vous allez dans un endroit
05:06par défaut ?
05:06Vous pensez que vous allez
05:07réussir vos études ?
05:08Et enfin,
05:08je termine sur le décryptage
05:10des mesures.
05:11Attendez,
05:11APB,
05:12c'était pas open bar
05:17vous aviez un choix
05:17beaucoup plus large
05:18et vous avez la garantie
05:19d'avoir une place
05:20à l'université.
05:21Vous n'aviez pas les situations
05:22qu'on connaît à l'heure actuelle,
05:23c'est-à-dire plus de 125 000 lycéens
05:25qui n'ont pas de place
05:26à l'université.
05:27Donc,
05:27pensez qu'on va rendre
05:29plus transparent
05:30la manière dont on vous refuse
05:32à l'université,
05:33le résultat sera le même.
05:34Et c'est pas en changeant
05:35les lettres de Parcoursup
05:37qu'on va régler le problème.
05:39C'est une sacrée responsabilité
05:40quand on est responsable politique
05:41comme vous,
05:42de dire à des jeunes
05:43de 15, 16, 17 ans
05:44il faut poursuivre
05:45la mobilisation,
05:46il faut continuer
05:47vous êtes en train
05:48de vous faire arnaquer
05:49c'est le mot que vous avez employé
05:50donc les manifs doivent se poursuivre
05:52alors qu'on a vu
05:53tous les risques
05:54qu'il pouvait y avoir autour
05:55alors qu'il y a quand même
05:56un début
05:56un début de quelque chose
05:58avec le gouvernement
05:59ce soir
06:00c'est une sacrée responsabilité.
06:01Vous vous rendez compte
06:01que dans notre pays
06:03on en est arrivé
06:04parce que
06:05quand on est un jeune lycéen
06:07on risque de perdre un oeil
06:08ou perdre une main
06:09en manifestation
06:10que la seule solution
06:12c'est d'arrêter de manifester
06:13et d'arrêter
06:13de faire un certain nombre
06:15de demandes sociales.
06:16il n'y a pas que ça
06:16il n'y a pas que ça
06:17c'est hyper grave
06:19il y a aussi des profs
06:20qui ont été touchés
06:20des proviseurs
06:21qui ont été touchés
06:21dans les manifs
06:22et donc vous ne pensez pas
06:22que la meilleure solution
06:23c'est de faire en sorte
06:24qu'il n'y ait plus de violences policières ?
06:25Non c'est simplement de dire
06:27Donc la solution c'est qu'il n'y ait plus de manifestations
06:29Peut-être qu'on se calme
06:30Peut-être qu'on se calme
06:31Vous inversez la responsabilité
06:33vous parlez de violences policières
06:34Je vous laisse finir
06:35et je réponds
06:36en premier
06:36vous avez quand même
06:38d'abord il y a des manifestants
06:39ils manifestent
06:40tout à fait logique
06:41mais ils sont perturbés
06:43par des casseurs
06:44on va dire
06:44pour faire vite
06:46c'est eux qui commencent
06:47les violences
06:48c'est pas la police
06:49qui commence la violence
06:50vous savez très bien
06:51que la police est là
06:52pour encadrer les jeunes
06:53pour faire en sorte
06:54que justement
06:55il n'y ait pas de violence
06:56et donc
06:57c'est ce discours-là
06:58que les jeunes
06:59par exemple
07:00répètent
07:01en disant
07:01c'est les policiers
07:03qui nous cassent la figure
07:04alors que
07:05c'est pas comme ça
07:06que ça se passe du tout
07:07Juste pour ajouter
07:08et ensuite
07:08premier vous répondez
07:09Manon Aubry
07:09les mots à l'instant
07:10d'Emmanuel Macron là-dessus
07:11Sur les blessures
07:13notamment pendant les manifs
07:14et on en parle justement
07:15il dit
07:15le président
07:16rien ne justifie cela
07:17il faut revenir au calme
07:18l'or doit être rétabli
07:19on ne doit rien laisser
07:20aux casseurs
07:20pilleurs
07:21aux groupes d'ultra
07:21qui ont fait des choses terribles
07:22j'ai vu de très jeunes
07:24policiers blessés
07:25il faut revenir au calme
07:26des deux côtés
07:27et il conclut en disant
07:28on est à l'écoute
07:29de ces jeunes
07:29je suis triste
07:30préoccupé de ce qu'il s'est passé
07:31des deux côtés
07:32c'est important
07:32c'est vrai qu'il est
07:33vachement à l'écoute
07:34Emmanuel Macron
07:35il ne répond en rien
07:37aux revendications
07:38du mouvement lycéen
07:39je termine quand même là-dessus
07:40après promis
07:41on parle des violences policières
07:42mais parcours sup
07:43abrogation
07:44ils ne l'ont pas eu
07:45il demande
07:46la création de plusieurs milliers
07:48de postes d'enseignants
07:49le gouvernement ne revient
07:50même pas
07:50sur les 4000 suppressions de postes
07:52qui a été mis en place
07:53dans le dernier budget
07:54le budget c'est 1400
07:55c'est 4000
07:57qui a été mis en place
07:58à la rentrée de septembre
07:59et 1400
07:59c'est pour la rentrée suivante
08:01ensuite
08:02pour le bâti scolaire
08:04il propose un simple prêt aux régions
08:06et aucun argent sonnant
08:07et trébuchant
08:08les 28 élèves par classe
08:10en seconde
08:10si vous n'avez pas davantage
08:11de professeurs
08:12alors on n'aura pas la garantie
08:13qu'en première et en terminale
08:15ça ne va pas être compensé
08:16et qu'ils ne vont pas se retrouver
08:17encore plus
08:17vous connaissez la démographie française
08:19le nombre d'élèves
08:20va drastiquement baisser
08:23ce que je sais Bruno Jeudy
08:24c'est qu'aujourd'hui
08:25ce que je sais Bruno Jeudy
08:27c'est qu'aujourd'hui
08:28au lycée
08:29on a en moyenne
08:30plus de 30 élèves par classe
08:31et qu'on a une des moyennes
08:32les plus élevées de l'OCDE
08:33donc vous dites quoi
08:34aux élèves à l'heure actuelle
08:35vous dites quoi
08:36aux élèves à l'heure actuelle
08:37qui apprennent à plus de 30 élèves
08:38ah tant pis pour vous
08:39ce sera bien pour les prochains
08:41ceux qui manifestent
08:42c'est pour eux aussi
08:42ceux qui aujourd'hui
08:44savent bien que leur cas
08:45ça ne va pas changer
08:45d'ici la fin de l'année scolaire
08:47ah bah pour ceux
08:48qui ont des professeurs absents
08:48j'espère si
08:49bah si parce que ça
08:50il y a le plan de 3000
08:50on verra si ça marche
08:51sauf qu'ils n'envoient pas la couleur
08:52sauf qu'ils n'envoient pas la couleur
08:55je peux vous raconter
08:56plein d'anecdotes
08:56il a dit que c'était à la rentrée
08:57on va vérifier si c'était à la rentrée
08:58si les élus prennent la peine
09:00d'aller voir les lycéens
09:01moi je suis allée voir
09:02plein de lycéens
09:02dans plein de situations différentes
09:03et par exemple
09:05le lycée
09:06un lycée à Aubervilliers
09:07où je suis allée
09:07le lycée Berthelot
09:08j'ai rencontré des élèves
09:10qui sont en terminale de SES
09:11qui n'ont pas eu cours de SES
09:12depuis septembre
09:13comment on passe son bac
09:14comment on arrive
09:15de manière
09:17science économique et sociale
09:18pardon
09:19comment on arrive à passer son bac
09:20dans des conditions équitables
09:22vis-à-vis d'autres lycées
09:23et c'est toujours
09:23des lycées
09:24spécifiquement dans le 93
09:26dont on sait que le taux de remplacement
09:27est plus faible
09:27vous n'avez pas répondu
09:27sur les violences
09:28et j'en arrive
09:29j'ai aucun problème
09:30à répondre sur les violences
09:32je vous le dis
09:32en tant que députée européenne
09:34des mobilisations
09:34de jeunes
09:35de lycéens
09:36il y en a eu
09:37dans tous les pays d'Europe
09:38et il y en a en ce moment
09:40dans plein d'autres pays d'Europe
09:41il n'y a aucun autre pays d'Europe
09:42où ça se passe
09:43de cette manière-là
09:44il n'y a aucun autre pays d'Europe
09:45où vous avez des jeunes
09:46qui ont été amputés
09:48qui ont perdu leurs mains
09:49qui ont perdu un oeil
09:50pour le simple fait
09:51d'être en manifestation
09:53ce qui est vrai aussi
09:54c'est qu'il y a
09:5450 proviseurs
09:55qui ont été blessés
09:57il y a eu des tirants mortiers
09:58il y a un enjeu
09:59c'est inhabituel quand même
10:00il n'y a pas d'autres pays
10:01où on a tirants mortiers
10:02autour des lycées
10:02il y a un enjeu
10:04si je réponds à vos questions
10:05il y a un enjeu
10:06sur le type d'armes
10:08qui sont utilisées
10:09les grenades de descente
10:10en zerclement
10:10sont des grenades
10:11qui sont dangereuses
10:13dont le gouvernement
10:14a même suspendu l'usage
10:15de manière provisoire
10:16et maintenant
10:17ils sont revenus dessus
10:18alors que ce sont des armes de guerre
10:19elles sont classées en terre
10:20moi je vais vous entendre dire
10:21que ce n'est pas eux
10:22qui commencent
10:23ce n'est pas eux
10:24qui commencent les violences
10:25les violences
10:26elles sont commencées
10:27par des casseurs
10:28qui s'infiltrent
10:29dans les blocs
10:31qui s'infiltrent
10:32dans les manifestations
10:33vous reconnaissez
10:33que les lycéens
10:34ne sont pas responsables
10:35d'un certain nombre
10:35de violences
10:36je n'ai jamais dit
10:36que les lycéens
10:36très bien
10:37on avance dans le débat
10:38moi j'aimerais
10:39qu'on avance dans le débat
10:41pour le fait
10:42que vous me disiez
10:43que ce ne sont pas
10:43les policiers
10:44qui commencent la violence
10:46c'est impossible
10:48c'est impossible
10:49dans un pays comme la France
10:50monsieur Tréa
10:50vous êtes journaliste
10:51n'est-ce pas ?
10:52je crois
10:52est-ce que vous croyez
10:54vos confrères
10:54à défaut de me croire moi
10:56il y a vos confrères
10:57du journal Le Monde
10:58ce n'est pas une officine
10:59de la France Insoumise
11:00qui a fait une excellente enquête
11:02sur les manifestations
11:03qui se sont déroulées
11:04ce week-end
11:05dans plus de 14 villes
11:07en France
11:07les forces de l'ordre
11:09ont protégé
11:10des groupuscules
11:10néo-nazis
11:11d'extrême droite
11:13c'est une enquête
11:14qui est documentée
11:15avec des images
11:15vous pouvez ne pas croire
11:16vos confrères du monde
11:17et il y a d'ailleurs
11:18un certain nombre
11:20de personnes qui ont fini
11:22et je peux vous dire
11:23qu'il se passe ça
11:24et on a aussi
11:25la réponse du ministre
11:26de l'Intérieur
11:27Laurent Gines
11:28qui était hier matin
11:29face à la poignée de Malherbe
11:30ou peut-être lundi matin d'ailleurs
11:31et qui était interrogée
11:33là-dessus précisément
11:33parce qu'il y a des images
11:34qui sont très troublantes
11:35je vous l'accorde
11:36dans l'enquête du monde
11:37et on en a montré
11:38il y a des images
11:39qui sont très troublantes
11:41mais je ne tranche pas
11:42il y a des images
11:43qui sont très troublantes
11:44mais Laurent Gines
11:45dit jamais de la vie
11:46jamais de la vie
11:48des forces de l'ordre
11:50ont protégé
11:50des groupuscules
11:51ultra-droites
11:51je vous donne la réponse
11:52du ministre de l'Intérieur
11:53j'entends
11:54et vous faites votre rôle
11:55vous répétez
11:56est-ce qu'on peut dire
11:57sur la fois de travaux
11:58qui ont été faits
11:59que les groupuscules
12:00d'extrême droite
12:02effectivement
12:02il y en avait
12:03mais qu'ils n'étaient pas là
12:04sur ordre
12:05ou pilotés par la police
12:07je n'ai pas dit
12:07qu'ils étaient là
12:07sur ordre
12:08ou pilotés par la police
12:09j'ai dit qu'ils étaient
12:10protégés par la police
12:11et ça c'est extrêmement grave
12:12vous croyez qu'ils ont besoin
12:14de la protection
12:14ils sont tout reprochés
12:15j'invite tout le monde
12:16à aller voir les images
12:17elles sont en libre accès
12:18le monde les a publiées
12:20vous le voyez
12:20à Nice particulièrement
12:22c'est très flagrant
12:23à Clermont-Ferrand
12:24à Grenoble
12:24à Montpellier
12:25il y a vraiment
12:26à Montpellier
12:27singulièrement
12:27vous avez des hommes
12:28qui se mettent
12:29à taper des manifestants
12:31et la police
12:32qui charge
12:33et qui n'arrête
12:34absolument aucune
12:36des personnes de ce groupe
12:37plus qu'une néonazie
12:37la police en beaucoup de vie
12:38elle a plutôt été
12:38étonnamment passive
12:40devant l'action de ces groupes
12:41vous ne pouvez pas dire
12:42que la police
12:43les a encouragés
12:44et les a pilotés
12:45est-ce que j'ai utilisé
12:47le mot encourager
12:47ou piloter
12:48je ne dis pas ça
12:48c'est les mots d'Yves
12:51ne me faites pas dire
12:52ce que je n'ai pas dit
12:52moi je vous dis
12:53c'est plutôt
12:54la passivité de la police
12:55devant l'action
12:56pour moi c'est plus
12:57que de la passivité
12:58c'est de la protection
12:58et en cela
13:00c'est problématique
13:00en matière de stratégie
13:01de maintien de l'ordre
13:02sauf que la police
13:02n'attaque pas non plus
13:03les casseurs de go
13:04enfin les plaques d'ordre
13:05mais la police
13:05son rôle c'est de maintenir
13:08l'ordre
13:08et je suis d'accord avec vous
13:09le 17 octobre
13:10ils ont failli
13:11et d'ailleurs même
13:11le gouvernement l'a reconnu
13:12mais ce n'est pas
13:13aux manifestants
13:14de payer le prix de cela
13:15parce que le droit
13:16à manifester
13:17est constitutionnel
13:18dans notre pays
13:18et arriver dans une situation
13:19où le gouvernement
13:20soit interdit les manifestations
13:22soit choisit
13:23qui a le droit
13:23de déposer des manifestations
13:25soit nous envoie
13:26dans des parcours
13:26bientôt
13:26pour une manifestation
13:28à Paris
13:28on va manifester
13:29à 100 km de Paris
13:30c'est ça
13:31les libertés fondamentales
13:33dans notre pays
13:33c'est extrêmement grave
13:34vous êtes à 100 km
13:35oui mais pardon
13:38c'est pas le parcours
13:41qui a été déposé
13:42par les organisations syndicales
13:43pire encore
13:44il avait été validé
13:45par la préfecture de Paris
13:46on peut considérer
13:47que c'est aussi
13:48pour protéger les commerces
13:49mais quand vous annoncez
13:50un parcours de manifestation
13:51à 17h la veille
13:52vous pensez que ce sont
13:53les meilleures conditions
13:54pour protéger le parcours
13:56ça n'a pas empêché
13:57la mobilisation
13:57en tous les cas
13:58c'était
13:58parce que la manifestation
14:00de samedi
14:00avait pris une autre teneur
14:02c'était devenu
14:03une manifestation
14:03contre la bichière
14:04pour l'éducation
14:05mais aussi pour défendre
14:06nos libertés fondamentales
14:07et ce samedi
14:09je pense que
14:10ce sera l'acte 2
14:11de précisément
14:12la défense
14:13de nos libertés fondamentales
14:14du droit
14:14à manifester
14:15et j'appelle tout le monde
14:16à se joindre
14:17de manière pacifique
14:18partout là où on le pourra
14:19et j'espère dans un maximum
14:20de villes
14:21à faire la démonstration
14:22précisément
14:23à Emmanuel Macron
14:24qu'il y a un peuple
14:24dans notre pays
14:25qui a peut-être peur
14:26d'aller manifester
14:27mais qui le coeur gros
14:28va aller défendre
14:30ses droits fondamentaux
14:30merci Manon Aubry
14:31merci à vous
14:32merci d'avoir été en direct
14:32ce soir sur BFM TV
14:33merci à vous

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