00:00On avance, on avance, on avance. Je veux juste savoir ce que vous répondez, tous d'ailleurs, alors j'allais
00:05me tourner plutôt vers la gauche, mais tous,
00:07à cet appel lancé tout à l'heure par Sophie Minier, numéro 1 de la CGT, à la sortie du
00:13bureau de Sébastien Lecornu, appel à la grève générale.
00:17La grève doit prendre le relais. C'est pourquoi la CGT, avec l'intersyndicale, appelle à la mobilisation la plus
00:26large possible le 5 novembre.
00:29Nous appelons les travailleurs et les travailleuses à organiser des assemblées générales partout, avec tous leurs collègues, dans tous les
00:36services, dans toutes les usines,
00:38pour généraliser la grève le 5 novembre et après.
00:43Mathieu Vallée, vous vous joignez à ça ?
00:46Nous, on va se battre à l'Assemblée pour défendre les Français face à un gouvernement qui va leur faire
00:50les poches en termes de taxes et en termes de saignées budgétaires.
00:53Vous pourriez faire grève et défiler ?
00:55Non mais on ne veut pas faire grève de notre fonction députée, on veut aller dans l'Assemblée pour faire
00:59avancer nos sujets.
01:00Donc on a été élus pour ça.
01:01Donc on peut, parfois sur des manifestations avec des revendications fortes, participer.
01:07Mais notre but premier, c'est de défendre les Françaises et les Français à l'Assemblée, au Sénat, au Parlement
01:11européen.
01:12On est le premier parti de France, le premier groupe d'opposition à l'Assemblée.
01:15Un groupe maintenant au Sénat, même si j'ai vu que ça chagrinait certaines âmes sensibles.
01:18Et ensuite, première délégation de la France auprès du Parlement européen.
01:21Donc si les Français nous ont mis en tête, c'est pour qu'on ait des résultats et qu'on
01:24les défende.
01:25Ils nous ont pas payé pour qu'on aille uniquement marcher dans la rue et qu'on aille soutenir des
01:29grèves.
01:29Nous, on veut travailler, on veut proposer, on veut avancer.
01:33Et je rappelle que chaque année, nous proposons un contre-budget.
01:36Puisque tout à l'heure, on parlait des budgets d'éducation, des budgets d'État, des déficits.
01:39Moi, je trouve que, quand même, Sebaï dit oui, il dit 10 milliards au Moussu d'Apargne.
01:42On dit, bah, vous ne proposez rien, donc c'est quand même mieux que vous.
01:45C'est pas vrai, parce que nous, on a un contre-budget, il est financé.
01:47Je n'ai pas l'impression qu'il est sérieux.
01:48C'est pas que c'est des projets qui payent tout.
01:49Enfin, ça, c'est votre...
01:50C'est pas que l'immigration.
01:52On a d'autres sujets, on a les agences de l'État, on a les dépenses inutiles.
01:55Les agences de l'État, c'est à 100 millions.
01:57Mais non, mais Mme Sebaï, on considère que les voies professionnelles, c'est pas les voies de garage.
02:00Et qu'on a des enfants qui, en fait, au lieu de se perdre dans des filières où ils sont
02:03en échec tolère,
02:04on peut leur trouver un avenir qui n'est pas forcément celui que vous croyez.
02:07Non, mais je ne vais pas ouvrir ce débat là, ce soir.
02:08Non, non, mais sur la grève générale.
02:12Nous, on est là pour...
02:14Moi, j'estime, je termine juste ça quand même, puisqu'on parle d'argent quand même,
02:1710 milliards, ce n'est pas rien.
02:19Chaque euro compte.
02:20Et quand Mme Sebaï ou M. Dapport disent oui, on peut bien mettre 10 milliards sur 3500 en plus...
02:23Oui, c'est un investissement.
02:24Non, mais...
02:24Je trouve qu'on a raison d'investir dans mon jeunesse.
02:26Ce fonctionnement finance pas l'investissement, vous savez, vous siègez à l'Assemblée.
02:29Pour moi, quand on parle de la jeunesse, c'est un investissement.
02:31Non, mais d'accord.
02:31C'est pas une dépense, c'est pas une dépense.
02:32Mais vous ne pouvez pas vendre de la peau de la pâte à papain aux gens.
02:35Il faut bien trouver des recettes et on ne peut pas continuer à présenter des budgets.
02:38On a proposé plein de recettes.
02:39Nous, on a proposé une règle d'or, Mme Sebaï.
02:40C'est celui de respecter l'argent des Français, de ne pas le claquer.
02:43Sabrina Sebaï, vous croyez à la grève générale ou pas ?
02:45De toute façon, moi, je vais vous dire, nous, depuis le départ, ce qu'on dit,
02:48c'est que d'ailleurs, on l'a été en soutien à plusieurs reprises des syndicats,
02:51de l'intersyndicale, au moment de la réforme des retraites, par exemple.
02:54Et aujourd'hui, vous voyez Sophie Binet qui dit finalement,
02:56quand elle dit ça, c'est pourquoi elle dit ça,
02:58parce qu'elle sort d'une discussion où rien n'a avancé,
03:00rien n'a été proposé et qu'il y a un ras-le-bol généralisé.
03:02Ça veut dire qu'on n'a pas de réponse sur le fond
03:04et que la seule manière pour eux aujourd'hui de se faire entendre,
03:07c'est de dire qu'ils font une grève générale.
03:08Donc moi, je ne vais pas aller à l'encontre de ce que pensent les syndicats.
03:11Si demain, il y a besoin d'avoir un soutien...
03:13Ce syndicat, pour l'instant, je ne sais pas ce que font les autres.
03:16Oui, il y en a d'autres qui sont visiblement partants pour le 5 novembre,
03:19la CFDT, il faut se dire, etc.
03:21Absolument, donc s'il faut être en soutien, on se rend soutien.
03:23Oui, oui, ça ne veut pas forcément dire que la grève générale.
03:25C'est la grève reconductible.
03:26Moi, j'ai envie de dire, c'est tant mieux.
03:29Enfin, les organisations syndicales disent qu'elles vont organiser le mouvement social,
03:33parce que c'est ça qui manque aujourd'hui.
03:34C'est ce qui va se faire, c'est la sécurité.
03:36Franchement, si c'est le bazar, non mais si c'est le bazar de la réforme des manifestations,
03:40c'est parce que les syndicats...
03:43Les syndicats étaient en retrait.
03:45Certains, ils ont appelé à manifester, mais ils étaient quand même en retrait.
03:48Et donc, moi, j'ai besoin, oui, des mouvements sociaux structurés
03:51qui ont été totalement désorganisés par 10 années de macronisme.
03:54Et cet appel à l'acteur général, on verra bien si ça ne prend pas à des revendications
04:00à 175 jours du premier tour de la présidentielle.
04:03Il n'y a jamais de mouvements sociaux si près.
04:06Il y a ici une convergence des mécontentements.
04:08Et c'est ça qui fonde l'appel à la grève générale de la CGT.
04:11C'est qu'il n'y a pas un secteur qui, à lui seul, serait concerné.
04:14Il y a évidemment la jeunesse, il y a le pouvoir d'achat.
04:17Vous qui participez à l'élection présidentielle, est-ce que c'est bien sérieux d'appeler
04:20à une grève générale, alors qu'il y a un vote, effectivement, dans 175 jours,
04:24et que ce vote sera déterminant pour l'avenir de la France et des Français,
04:28et qu'à ce moment-là, des réponses pourront être apportées ?
04:31Est-ce qu'on ne peut pas attendre 175 jours ?
04:33On ne sortira pas de cette situation de crise sans une réponse politique forte et immédiate.
04:37Mais vous savez que c'est la médecine.
04:39On ne s'en sortira pas sans ça.
04:44Philippe, j'essaie juste de finir.
04:45On ne s'en sortira pas sans une réponse forte et immédiate à court terme.
04:48Et à côté de ça, on ne s'en sortira pas.
04:51Nous, on demande au Premier ministre de réunir une conférence sociale sur les salaires.
04:55Il y a un sujet de pouvoir d'achat.
04:57Et aujourd'hui...
04:57– Parce que c'est le gouvernement qui décide des salaires.
04:59– Les conférences sociales, c'est le gouvernement qui les convainc, oui.
05:01Donc, pour réunir les organisations de salariés, les organisations de patrons,
05:06quand il y a une crise sociale, on répond par ça.
05:08– Ça pourrait vous coûter très cher.
05:10– Mais c'est une demande de la CFDT, c'est une demande de la CGT,
05:13et moi, je les soutiens.
05:14Et par ailleurs, évidemment, on répond aux lycéens qui demandent des choses.
05:16– Philippe, ça pourrait vous coûter cher.
05:18– Et sur ça, ça n'est pas une réponse politique générale.
05:20– Ça pourrait vous coûter cher.
05:20Si les revendications s'empilent au-delà des lycéens, etc.,
05:23et que la CGT réussit son coup avec d'autres syndicats le 5 novembre,
05:27qu'est-ce que vous allez faire ?
05:28– Que Mme Binet veuille faire une grève générale
05:32et qu'elle amène l'intersyndicale,
05:33elle assumera sa responsabilité, elle peut le faire.
05:36C'est la constitution, le protège, c'est le boulot des syndicats
05:38que les portaient des revendications,
05:39d'aller discuter et d'essayer d'avancer.
05:41Mais, pardonnez-moi, la situation politique que l'on connaît,
05:43Arthur Delaporte,
05:45quelles que soient les propositions qu'on fera,
05:46on entendra les uns.
05:47C'est pas assez, c'est trop.
05:49Vous faites ci, vous faites ça.
05:49– Moi, je me souviens très bien pour le Covid.
05:55– Mais là, vous ne donnez rien.
05:56– Non, je termine.
05:57– Vous écoutez, il y a la gentillesse de m'écouter jusqu'au bout.
05:59– Oui, mais vous ne pouvez pas dire que vous donnez ça,
06:00les gens ne sont pas contents, vous n'avez rien donné.
06:02– Vous n'avez rien donné, le Covid,
06:04combien on a déjà donné ?
06:05– S'il vous plaît, après on nous a reproché
06:08le quoi qu'il en coûte, et dans l'hémicycle,
06:10il faut ça, et il faut ça.
06:12Et après on dit, ah ben voilà, on a eu 200 milliards de d'euros en plus,
06:14300 milliards, 600 milliards de d'euros en plus.
06:16– On n'a pas de réponse politique
06:18que l'on puisse apporter.
06:20– Mais on peut débattre, mais débattre pour ne rien apporter,
06:23ça ne sert à rien.
06:24– Mais ne faisons pas des promesses que l'on ne peut pas tenir.
06:26Ça ne tiendra pas une seule seconde.
06:28– Le corps n'est ça, c'est pas très compliqué.
06:31– Je suis sûr que le gouvernement va s'y résoudre.
06:33– Non, je n'ai pas dit le sous-président de parcours sur,
06:34les postes en éducation nationale, ce n'est pas si compliqué.
06:37Les revalorisations des enseignants,
06:38ce n'est pas si compliqué.
06:39Et je suis sûr qu'à un moment ou à un autre,
06:41le gouvernement va s'y résoudre.
06:42– Mais comment ils financent ce que vous dites ?
06:43– Mais au moins on va chercher l'argent.
06:45– Il n'y en reste qu'un seconde.
06:46– Franchement, excusez-moi, mais sur l'éducation nationale,
06:49on a perdu 2 milliards en un week-end.
06:53Les enseignants les plus mal payés de l'OCDE, ça suffit.
06:56– Ça c'est vrai.
06:57– C'est terminé.
06:58– Merci à tous les six d'avoir été avec moi en direct ce soir sur BFM TV.
07:02Je précise qu'on va se retrouver demain soir à 21h.
07:04Deux rendez-vous face à BFM,
07:06ce sera Dominique de Villepin qui sera face à BFM à 21h.
07:09Et 2h20, rendez-vous dans la foulée de cette émission,
07:12un débat, Dominique de Villepin, Marion Maréchal,
07:16ensemble sur ce plateau demain soir.
07:19Voilà pour le programme.
07:20Tout de suite, vous avez rendez-vous avec Sonia Mabrouk
07:22qui reçoit notamment Robert Ménard face à les étudiants et des lycéens.
07:26Et c'est maintenant sur BFM.
07:28– Sous-titrage FR –
Commentaires